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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 08:59

Un article du journal en ligne Thai Political Prisoners

Lien:

https://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2014/08/31/truth-on-trial-again/

 

Il y a quelques jours, il a été signalé que Surakrit Chaimongkol, un Chemise rouge de 36 ans, accusé du meurtre du dirigeant antidémocrate Suthin Tharatin, est mort en prison.

Suthin a mené des groupes d'antidémocrates alors qu'ils faisaient campagne afin de renverser le gouvernement élu, pour aboutir finalement au coup d'Etat militaire du 22 mai 2014. Il a été abattu au cours de ces manifestations, par des inconnus armés, alors que les antidémocrates perturbaient le vote lors de l'élection du 26 janvier 2014.

Surakrit a été arrêté le 8 juillet dernier, peu de temps après le coup d'Etat militaire, et était détenu depuis ce jour-là.

La mort de Surakrit a été rapporté par un article du journal Khaosod qui ajoute que le directeur du Département correctionnel Wittaya Suriyawong a déclaré que "Surakrit a eu une crise d'asthme le 28 août. Bien que des responsables se soient précipités à l'hôpital immédiatement, M. Surakrit est mort ce soir-là...".

La mère de Surakrit, Arie Chaimongkol, a immédiatement suspecté quelque chose de louche au sujet des "circonstances de la mort de son fils". Elle a déclaré: "Je ne crois pas qu'il soit mort à cause de son état de santé." Elle a témoigné que la dernière fois qu'elle a vu son fils, il lui avait dit qu'il avait été battu et menacé.

Surakrit, à qui la liberté sous caution avait été refusée », lui a dit qu'en prison il avait été contraint par des individus non identifiés à confesser ses actions supposées et à révéler les noms des personnes qui lui auraient soi-disant ordonné de commettre l'assassinat présumé."

Ses soupçons doivent avoir encore été accrus lorsque Wittaya (le directeur du Département correctionnel) a déclaré: "Permettez-moi de souligner qu'il n'a pas été maltraité par n'importe qui". Son allégation a été soutenue par Sorasith Chongcharoen, directeur de la maison d'arrêt de Bangkok, qui a admis que M. Surakrit n'avait pas d'antécédents d'asthme, mais a insisté sur le soi-disant fait que le suspect serait mort d'une maladie et non pas parce qu'il aurait été torturé. Il a ajouté:". Pendant son séjour en prison, M. Surakrit n'a eu aucun problème avec les autres détenus, et personne n'a jamais cherché à lui nuire...".

Il y a des moments où le refus répété des évidences ressemble plus à un aveu, en particulier lorsque ceux qui nient ne peuvent pas accorder leurs violons ensemble.

Le Bangkok Post a récemment rapporté une autopsie officielle. Elle ne dit rien à propos de l'asthme. Au contraire, elle précise que Surakrit "est mort en détention d'hémorragie gastro-intestinale."

Le médecin légiste a également déclaré à la police qu'il n'y "avait aucun signe de blessures externes..." et que "le saignement gastro-intestinal pourrait être le résultat d'ulcères ou d'analgésiques...". Le médecin n'a rien dit au sujet des preuves trouvées lors de cette autopsie, ce qui suggère qu'il y aurait eu des consignes de silence venues d'en haut.

La mère de Surakrit a le droit d'être très méfiante. Elle est persuadée que son fils est mort suite à des blessures internes subies lors d'un passage à tabac.

Surakrit Chaimongkol

Surakrit Chaimongkol

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Published by liberez-somyot
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