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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 10:33

La plupart des journalistes du Nation sont des sympathisants chemises jaunes. Supalak Ganjanakhundee, sans être partisan des Chemises rouges, fait exception.

Voici un article de lui publié le 22 avril 2010 par le journal The Nation.

Lien de l’article original :

http://www.nationmultimedia.com/home/2010/04/22/politics/The-political-battle-becoming-dirtier-by-the-day-30127632.html

Traduction :

Des moyens de plus en plus sales utilisés dans la bataille politique

Un article de Supalak Ganjanakhundee

Les Thaïs semblent attiser les flammes dans l'extension du conflit en cours au lieu de les contenir, avec de nombreux groupes de couleurs différentes qui émergent pour faire face aux manifestants chemises rouges. Cette confrontation ne peut qu'orchestrer la violence, si elle ne conduit pas tout simplement à une guerre civile.

Initialement, l'impasse politique actuelle venait d'un conflit entre le gouvernement d'Abhisit Vejjajiva et d'anciens partisans de Thaksin Shinawata. Aujourd'hui, malheureusement, beaucoup de questions sont soulevées et les gens s'impliquent de plus en plus.

Par exemple, des habitants de Bangkok de la classe moyenne - à bout de patience après le chaos causé par les chemises rouges - ont décidés de descendre dans la rue en chemises multicolores la semaine dernière pour exprimer leur mécontentement. Certains d'entre eux ont déclenchés des affrontements mineurs avec les chemises rouges près de Lumpini Park, tandis que d'autres ont fait un peu de fracas à Silom Road.

Le groupe multicolore est dans la même ligne que les ennemis jurés des chemises rouges, les chemises jaunes de l'Alliance du Peuple pour la Démocratie (PAD). Leurs revendications sont les mêmes - disperser les manifestants.

En fait, et ce n'est pas un secret, les dirigeants du groupe multicolores sont des membres du mouvement PAD, qui a fait tomber les gouvernements soutenus par les chemises rouges de Samak Sundaravej et Somchai Wongsawat en 2008 avant de mettre Abhisit à la barre.

Le mouvement d'extrême droite PAD a donné au gouvernement une semaine pour abattre le mouvement chemise rouge, sinon le groupe - qui se surnomme maintenant gardien du Roi - prendra les choses en mains propres.

Les chemises jaunes du PAD accusent les partisans chemises rouges de M. Thaksin de tenter de parvenir à un changement de régime "dans laquelle le Royaume de Thaïlande deviendrait une république, avec M. Thaksin comme premier président".

Bien que la demande des chemises rouges "pour une nouvelle élection" n'ait rien d'étrange dans une société démocratique, le premier ministre Abhisit souscrit à la conviction de la PAD et répète ses accusations comme quoi les rouges ont commis des "actes de terrorisme" dans le but d'amener un "grand" changement en Thaïlande .

Le mardi, un groupe inconnu de personnes a collé des autocollants à Silom Road disant que le groupe chemise rouge voulait une nouvelle Thaïlande avec Thaksin comme président. Un acte comme celui-ci suggère que l'aile droite et les forces élitiste emploient la vieille tactique d'étiqueter les adversaires comme anti-monarchiste.

L'accusation anti-monarchiste en Thaïlande est assez puissante pour détruire tout le monde. L'institution de la monarchie est fermement établie dans le Royaume depuis longtemps. Il y a des lois sévères pour protéger le monarque de la moindre critique et si quelqu'un est accusé de lèse-majesté, il est difficile pour lui de s'en sortir.

Le 6 octobre 1976, les militants étudiants de l'Université Thammasat ont été massacrés uniquement parce qu'ils étaient accusés d'être anti-monarchistes. Beaucoup d'hommes politiques, y compris le dirigeant chemise rouge Veera Musigapong et certains membres du Parti démocrate, ont eu des expériences amères liées à la loi de lèse-majesté.

Les autocollants sur Silom Road ont provoqués un démenti immédiat de M. Thaksin, et des dirigeants chemises rouges qui ont déclarés mardi que c'était un sale jeu politique. Ils connaissent la puissance des accusations d'anti-monarchie.

Toutefois, si Abhisit et son gouvernement étaient justes et modérés, ils devraient être en mesure de contenir le conflit et d'arrêter cette troisième main qui utilise cette question délicate dans le but de faire empirer les choses.

Appeler les manifestants terroristes et transformer une protestation politique normale en une question de sécurité nationale et une menace pour la vénérable institution, est barbare et injuste. En outre, de telles tactiques ne feront que rendre le problème plus compliqué et difficile à résoudre.

Mai 2010: une Chemise rouge en larmes s’essuie les yeux avec un drapeau thaï

Mai 2010: une Chemise rouge en larmes s’essuie les yeux avec un drapeau thaï

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Published by liberez-somyot
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