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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 11:02
L'opportunisme et les crimes d'Abhisit Vejjajiva

Abhisit Vejjajiva est une visqueuse anguille opportuniste avec une morsure venimeuse.

Au cours du référendum constitutionnel Abhisit a dit qu'il s'opposait au projet de charte. Il a prétendu que ce projet n'allait pas assez loin dans la lutte contre la corruption. C'était juste un code pour dire qu'il voulait une constitution plus autoritaire. Il se positionnait pour bien observer les deux côtés dans le but d'être du côté des gagnants, ce qu'il n'a jamais été. Il a également révélé ses penchants pro-dictature en disant que si le référendum échouait, le généralissime Prayut devrait demeurer à la tête du pays et rédiger une nouvelle charte.

Abhisit et son compagnon du "Parti démocrate", le politicien Sutep Tuaksuban, ont joué au jeu du "bon flic - méchant flic" depuis que leur parti a saboté les élections en février 2014. Ils faisaient tous deux partie des truands souffleurs de sifflets de la classe moyenne qui ont occupés les rues et saisis les édifices gouvernementaux. Du fait que le comportement de Sutep ressemblait plus à celui d'un gangster commun, Abhisit a gardé ses distances, cultivant une image de gentleman anglais de la classe supérieure. Il est resté éloigné de toute confrontation dans les rues.

Sutep est la tête d'un réseau local de patronage d'une famille de politiciens mafieux du sud. Abhisit est issu d'une riche famille de Bangkok qui l'a envoyé étudier à Eton et à Oxford. Mais ces deux types partagent les mêmes objectifs politiques, essayer de prendre le pouvoir par un processus politique élitiste de style ancien grâce à l'utilisation du patronage et à l'influence de l'armée.

Lors des récentes discussions sur le référendum, Sutep s'est clairement prononcé en faveur de la constitution de l'armée tandis qu'Abhist a essayé de prendre une position plus discrète. Mais ce fut juste un acte du jeu "bon flic - méchant flic".

Tous les deux détestent Taksin et tout ce qu'il représentait en termes de soutien des pauvres travailleurs. Abhisit est un critique de longue date du système de soins de santé universels. Lui et son ancien ministre des Finances, Korn Chatikavanij, sont des néo-libéraux extrêmes qui croient que le gouvernement ne devrait pas fournir de soins de santé gratuits au public.

Abhisit, de même que l'ancien chef du Parti Démocrate Chuan Leekpai, était toujours là pour prétendre qu'il ne supportait pas les coups militaires, tout en ne faisant absolument rien pour s'y opposer. Le Parti Démocrate a bénéficié de la fin du régime militaire dans les années 1970 et 1990, tout en s'abstenant de participer aux luttes qui ont provoqué de telles extrémités.

La prétendue opposition d'Abhisit aux coups d'Etat militaires ne l'a jamais empêché de travailler main dans la main avec l'armée.

Après le coup d'Etat de 2006 et la victoire électorale subséquente du parti de Taksin, Sutep et Abhisit sont allés main dans la main avec le coup d'Etat judiciaire qui a renversé le gouvernement élu alors que les foules chemises jaunes essayaient de bloquer le pays. Les militaires, commandés par les généraux Prayut et Anupong, ont ensuite organisé un nouveau gouvernement dirigé par le Parti Démocrate et parrainé par l'armée. Ceci en dépit du fait que le Parti Démocrate n'ait jamais remporté la majorité absolue lors de toute élection. Abhisit est devenu Premier ministre.

Bien sûr, comme Taksin, Abhisit et Sutep n'étaient pas contre l'usage de la violence.

Taksin a assassiné des gens dans les provinces musulmanes du sud malais et des petits trafiquants de drogue lors de sa soi-disant guerre contre la drogue.

Lorsque le gouvernement d'Abhisit et de Sutep a été confronté aux manifestations de masse des Chemises rouges pro-démocratie, qui appelaient à de nouvelles élections propres, il n'a pas hésité à travailler avec les généraux pour massacrer des civils non armés dans les rues. L'attitude de Abhisit et Sutep lors de cet assassinat de sang-froid a été de dire que "malheureusement certaines personnes sont mortes". Auparavant, en 2009, Abhisit avait donné, sous le nom fallacieux "d'expert de la démocratie", une conférence au Collège St John d'Oxford où il avait étudié les sciences politiques lors de sa jeunesse.

Abhisit et le Parti démocrate attendent les futures élections afin qu'ils puissent à nouveau faire partie d'un gouvernement civil, indépendamment du fait que les élections soient démocratiques ou non. Cet homme est un méprisable et violent opportuniste.

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Published by liberez-somyot
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