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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 12:39

Front Line Defenders est une fondation internationale pour la protection des défenseurs des droits humains. Cette fondation travaille à la mise en place d'actions rapides et efficaces qui contribuent à protéger les défenseurs des droits humains en danger, afin qu’ils puissent continuer leur travail en tant qu’agent clé du changement social. Ils ont fait une déclaration exigeant la libération de Somyot Prueksakasemsuk.

Lien de l'article en anglais:

http://www.frontlinedefenders.org/node/22658

 

Traduction:

 

Thaïlande: Poursuite de la détention du défenseur des droits humains M. Somyot Prueksakasemsuk
Le 8 mai 2013, le défenseur des droits humains et rédacteur de magazine M. Somyot Prueksakasemsuk a présenté une demande à la Cour suprême de Bangkok pour réfuter la décision de la Cour d'appel rejetant sa demande précédente. Le 3 Avril 2013, la Cour d'appel avait rejeté la demande de l'avocat de Somyot Prueksakasemsuk pour que celui-ci puisse bénéficier de son droit à la liberté sous caution. Somyot Prueksakasemsuk a été condamné, en vertu de la loi de lèse-majesté, à 10 ans de prison par le Tribunal de première instance, le 23 Janvier 2013, pour avoir publié deux articles faisant soi-disant des références négatives à la monarchie thaïlandaise.
Somyot Prueksakasemsuk est un défenseur des droits de l'homme spécialisé dans le domaine des droits des travailleurs et de la liberté syndicale en Thaïlande, et est rédacteur en chef de "Voice of Taksin".
Le 1er Avril 2013, l'avocat du défenseur des droits humains a présenté un recours contre le verdict du Tribunal de première instance. La demande de Somyot Prueksakasemsuk sur son droit à la liberté sous caution a été rejetée douze fois par le Tribunal de première instance et deux fois par la Cour d'appel. Dans ce document, l'avocat de Somyot Prueksakasemsuk a réitéré qu'il n'y avait aucune preuve comme quoi le défenseur des droits de l'Homme prendrait la fuite si la liberté sous caution lui était accordée car il avait continué de voyager à l'étranger ainsi qu’en Thaïlande après qu'un mandat d'arrêt ait été lancé contre lui en 2011.
L'avocat a également déclaré que, jusqu'à ce que la décision sur l'affaire soit jugée par la Cour suprême, le droit de Somyot Prueksakasemsuk à la liberté sous caution est garanti par la Constitution du Royaume de Thaïlande. Il a également souligné qu'il y avait des problèmes de santé en relation avec la détention du défenseur des droits humains car celui-ci souffre d'hypertension artérielle et de la goutte ainsi que de l'hépatite B.
Le défenseur des droits de l'Homme a été reconnu coupable d'avoir violé l'article 112 du Code pénal thaïlandais, communément appelée loi de lèse-majesté, qui criminalise la diffamation, l'insulte ou la menace contre la famille royale. Le procès a été suivi par environ 170 observateurs, dont des journalistes locaux et internationaux, des universitaires, des défenseurs et des organisations de défense des droits humains ainsi que des membres du corps diplomatique.
Le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a indiqué, lors de sa soixante-quatrième session qui s'est tenue du 27 au 31 Août 2012, que la privation de liberté [du défenseur des droits humains], étant en contravention de l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme et aussi de l'article 19 ( 2) du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) (que la Thaïlande a signé) était arbitraire, et il a appelé à sa libération.
Le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme, Navi Pillay, et l'Union Européenne ont exprimés leur grave préoccupation devant le résultat [du procès] et le Haut Commissariat des Nations Unies a aussi protesté contre le refus de libération sous caution sur une aussi longue période de temps. Le commissaire a communiqué son inquiétude au gouvernement thaïlandais le 15 Juin 2012 et Defenders Front Line a fait de même le 23 Janvier 2013 et le 14 mai 2012.
Front Line Defenders est préoccupée par le maintien en détention de Somyot Prueksakasemsuk qui est, selon l'organisation, uniquement motivée par ses activités légitimes et pacifiques pour les droits de l'Homme, de même que les irrégularités du procès mentionnés ci-dessus, y compris le rejet de la demande de libération sous caution quatorze fois de suite.

 

Somyot6bis

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Published by liberez-somyot
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