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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 13:38

Un article de Pravit Rojanaphruk
Lien de l'article en anglais:

http://www.nationmultimedia.com/politics/Slain-nurses-mother-seeks-action-against-Tarit-30197247.html


Le chef du Département des Enquêtes Spéciales (DSI), Tarit Pengdith, ne peut pas être déchargé de sa responsabilité pour les personnes assassinées lors de la répression de 2010 alors qu'il était membre du Centre pour la Résolution de la Situation d'Urgence (CRES), affirme Payao Akhad. Sa fille Kamolkaed, une volontaire de la Croix-Rouge, a été abattue alors qu'elle s'occupait des blessés au Wat Pathum Wannaram.
Payao a expliqué que si les autres membres du CRES étaient reconnus coupables, il n'y a aucune raison pour que Tarit ne soit pas tenu pour responsable lui-aussi.

"Tarit savait tout sur la répression de 2010. Ils devraient tous être tenus pour responsable", a-t-elle dit.

Jusqu'à présent, la Cour pénale a statué que les balles des soldats avaient tué quatre personnes.

Payao a ajouté qu'un groupe de parents des victimes de la répression de 2010 pousserait le gouvernement de Yingluck Shinawatra à licencier Tarit de la DSI et le soumettre à une enquête.

Elle se plaint également que l'ancien Premier ministre Abhisit Vejjajiva et son adjoint Suthep Thaugsuban n'aient pas été arrêtés lorsque la DSI les a accusés d'avoir eu l'intention d'assassiner lors de la répression 2010.

"S'ils avaient été libérés sous caution après une arrestation, alors tout aurait été différent", a-t-elle dit, ajoutant que tous les officiers de l'armée impliqués dans le massacre de manifestants en 2010 devraient également être poursuivis.

Payao a déclaré que si Abhisit a admis à des médias étrangers que les soldats avaient reçu l'ordre d'utiliser des balles réelles en légitime défense, la plupart des près de 100 personnes tuées avaient des blessures par balle au-dessus de leurs genoux et quelques-uns avaient été abattus de balles dans la tête, ce qui ne constitue pas un acte de légitime défense.

"Cela doit être considéré comme une réaction excessive", a déclaré Payao. Elle est sans doute l'un des parents des victimes les plus en vue et est depuis devenue une militante de premier plan appelant à la justice pour les personnes assassinées en 2010.

Payao a expliqué que sa fille avait été abattue de cinq balles, comme le prouve l'autopsie officielle, même si elle portait un tablier de la Croix-Rouge et était dans le temple qui avait été déclaré sanctuaire par le gouvernement le 19 mai 2010.

"Si nous ne poursuivons pas les soldats maintenant, alors ils finiront par se livrer à de telles "opérations" encore et encore", a déclaré Payao.

 

 

Photo ci-dessous: Payao Akhad 

phayao.jpg

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Published by liberez-somyot
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