Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 12:21

Les partisans de la Première ministre Yingluck Shinawatra affirment qu'elle peut mettre en place son gouvernement à Chiang Mai si l'armée prend le pouvoir à Bangkok et qu'ils sont prêts à résister à toute tentative de coup d'Etat par l'armée.
Le militant chemise rouge, Mahawang Kawang, est sûr que le mouvement est assez grand pour contester l'armée.
"Nous n'avons pas peur. Tous les groupes chemises rouges vont s'unir. Nous sommes prêts à sacrifier nos vies", explique Kawang, qui est président de l'association des anciens élèves de l'école Yupparaj à Chiang Mai où Yingluck était étudiante auparavant.
"Il est probable que le gouvernement gagnera à Chiang Mai. Nous pouvons vaincre les blindés de l'armée parce que nous sommes les plus nombreux," ajoute Kawang.

DSC05382
Depuis la répression contre les chemises rouges à Bangkok en 2010 par l'ancien gouvernement d'Abhisit Vejjajiva et de Suthep Thaugsuban, des milliers de villages dans le nord et le nord-est de la Thaïlande se sont proclamés "villages rouges".
Le partisan du gouvernement, Pichit Tamoon, qui est le secrétaire général du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (UDD) pour Chiang Mai, a déclaré: "Nous avons les forces de police de notre côté et, avec le nord-est, nous avons le soutien de 37 provinces. Yingluck va gagner."

VotingPattern2s
L'organisateur chemise rouge, Supon Fumuljaroen, un ancien camarade de classe de Thaksin, est maintenant vice-président de l'UDD dans la province de Chiang Mai. Ils sont tous deux originaires de la petite ville de San Kamphaeng, à quelques kilomètres de la ville de Chiang Mai.
Supon, qui est un ancien policier, explique: "La majorité des chemises rouges aiment vraiment l'idée d'un Etat séparé. S'ils font un coup d'Etat, alors nous pourrions vivre sans Bangkok".

DSC05654
Selon Pinkaew Laungaramsri, une sociologue de l'Université de Chiang Mai, la fracture nord-sud signifie que la Thaïlande est en train de se disloquer.
"Si le gouvernement est renversé alors Yingluck sera invitée à mettre en place un gouvernement ici à Chiang Mai," explique-t-elle.
Cependant, selon Pavin Chachavalpongpun, un analyste de l'Asie du Sud-est à l'Université de Kyoto, l'état de rupture était possible, mais que, sans reconnaissance internationale, il était peu probable.
Dix personnes ont été tuées depuis le début des manifestations en Novembre (quatre Chemises rouges, trois policiers et trois Chemises jaunes).
Le 22 janvier dernier, Kwanchai Praipana, un chef de file du mouvement des chemises rouges, a été grièvement blessé après qu'un tireur non identifié ait ouvert le feu alors qu'il était assis à lire un journal devant sa maison. Juste un jour plus tôt, il avait averti qu'une "lutte" à l'échelle nationale serait à craindre si l'armée faisait un autre coup d'Etat.
Un rapport récent du Bangkok Post a affirmé que les réseaux souterrains des Chemises rouges avaient stocké des armes. Mais quand le South China Morning Post a demandé aux Chemises rouges s'ils avaient des armes, ces derniers ont donné des réponses mitigées.
Kamsai Audomsi, le dirigeant de l'UDD pour San Khamphaeng, a déclaré: "Nous ne pouvons pas dire ce que nous préparons. Nous ne pouvons pas parler d'armes ni dire si nous en avons ou non."
L'organisateur de l'UDD, Tamoon, explique: "Nous n'avons pas d'armes, mais nous avons la police de notre côté."
Si un coup d'Etat se produisait, beaucoup de Chemises rouges de l'UDD pensent que les militaires de rang intermédiaire basés dans le nord refuseraient d'obéir aux ordres.

Source:

http://www.scmp.com/news/asia/article/1416916/red-shirts-ready-resist-thai-army-coup-set-capital-chiang-mai

Partager cet article

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article

commentaires