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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 03:25

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Lien de l’article:

http://redthaisocialist.com/francais/521-les-chiens-enrages-du-parti-democrates-declenchent-la-violence-autour-des-bureaux-de-vote-de-bangkok.html


Le dimanche 26 janvier, les chiens enragés du Parti Démocrate ont déclenchés la violence autour des bureaux de vote de Bangkok. Les bureaux de vote à travers le pays étaient censés être ouverts pour que des personnes puissent voter à l'avance. Le vote par anticipation est un service nécessaire car il est obligatoire pour les gens de voter.

Dans beaucoup de districts de Bangkok, de nombreux habitants en colère se sont disputés avec les manifestants anti-démocratiques. Ils ont également protesté contre les commissaires des élections locales qui ont fermé les bureaux de vote, qu'ils soient encerclés ou non par les voyous du Parti Démocrate de Sutep. Dans certains bureaux les voyous ont agressé physiquement les citoyens qui voulaient voter. Ce qui s'est passé ce jour-là montre qu'une importante partie de la population de Bangkok est opposée aux tentatives du Parti Démocrate de saboter l'élection. Cela risque d'être une surprise pour les commentateurs qui affirment que la crise thaïlandaise n'est qu'un différend "Thaïlande rurale contre Bangkok". Lors de la dernière élection près de la moitié de l'électorat de la capitale avait voté pour le Parti Pua Thai.

Malgré les gangs itinérants de voyous à Bangkok, 597 circonscriptions à l'échelle nationale, soit 91 % des circonscriptions, ont réussi à organiser le vote par anticipation. Dans le sud musulman malais, les responsables des villages se sont rassemblés devant les bureaux de vote pour empêcher les Démocrates d'intimider les électeurs. Le chef du Département des Enquêtes Spéciales cherche également à poursuivre les commissaires électoraux qui ont échoué dans leur devoir de veiller à ce que les élections aient lieu où il n'y avait pas de protestations anti-gouvernementales.

Les pitreries de la Commission électorale, des voyous du Parti Démocrate et de la Cour constitutionnelle sont comparables à un match de football. Les voyous de Sutep veulent la démission du gouvernement et l'annulation des élections. Ils veulent que la constitution soit modifiée de sorte que la démocratie soit abolie. Ces voyous provoquent des perturbations pour tenter de saboter l'enregistrement des candidats, la Commission électorale récupère le "ballon" et utilise cela comme une excuse pour appeler au report de l'élection. Cette dernière passe ensuite le "ballon" à la Cour constitutionnelle pour qu'elle confirme que l'élection peut, en effet, être reportée. Le "ballon" a maintenant été renvoyé aux voyous qui provoquent plus de violence à l'extérieur des bureaux de vote. La Commission électorale saute sur l'occasion pour prendre cette violence comme excuse afin de fermer les bureaux de vote et demander au gouvernement d'annuler l'élection. Pendant tout ce temps, ces agents de la dictature sont encouragés par les recteurs d'université, des médecins sexistes, des ONG, la presse grand public et la mal nommée Commission nationale des droits de l'homme.

Les universitaires, les ONG, les classes moyennes arriérées et d'autres créatures méprisables des élites, portent une grande responsabilité dans la destruction croissante de la démocratie en Thaïlande. Au cours des derniers mois du gouvernement Thai Rak Thai de Taksin, ils ont insulté la majorité de l'électorat en affirmant que ces électeurs (ceux qui votaient pour Taksin) étaient "trop ignorants" pour avoir le droit de voter. Auparavant, ils avaient affirmé que les politiques pro-pauvres, tels que les soins de santé universels, n'étaient qu'un "simple achat de voix". Ce sont eux qui ont appelé l'armée à faire un coup d'Etat contre le gouvernement élu du Parti Thai Rak Thai en 2006. Ils ont ensuite collaboré avec la junte militaire. Ils ont aussi soutenu le blocage des aéroports internationaux en 2008 afin de pousser le pouvoir judiciaire à organiser un autre coup d'Etat contre le gouvernement élu du Parti Palang Prachachorn (Parti du Pouvoir du Peuple). Ce sont encore eux qui ont donné un appui tacite au massacre de 90 manifestants chemises rouges par l'armée en 2010. Aujourd’hui, ils appellent hypocritement "les deux parties à s'abstenir de toute violence" et à "se rencontrer pour négocier". Cela revient à dire que les manifestants de Sutep, qui veulent détruire la démocratie, auraient la même légitimité que le gouvernement élu qui est soutenu par 70 % de la population.

Si ce ramassis de détritus de la classe moyenne se souciaient d'un iota de la paix et de la démocratie en Thaïlande, ils se joindraient à ceux qui ont été allumer des bougies et ont demandé à Sutep d'arrêter ses manifestations. Au lieu de cela, à chaque fois qu'ils ouvrent la bouche, c'est pour donner confiance aux voyous de ce dernier.

Mes camarades et moi avons discuté de cinq réformes urgentes qui devraient avoir lieu afin d'augmenter l'espace démocratique en Thaïlande.
Vous pouvez lire les détails sur ce site:
http://uglytruththailand.wordpress.com/

ou celui-là:

http://redthaisocialist.com/

En résumé, ces cinq réformes urgentes sont:
1. La nécessité de lutter contre l'inégalité économique brute par l'introduction d'un impôt sur la fortune et d'un état providence.
2. La nécessité d'abolir la lèse-majesté, la loi sur les crimes informatiques et le mépris du droit de la Cour qui protège les juges de la critique. Les prisonniers d'opinion comme Somyot Prueksakasemsuk devraient être libérés de prison. L'ensemble du système judiciaire doit être révisé.
3. Les "autorités indépendantes" nommées par l'élite, qui ne sont indépendantes que des processus démocratique et qui utilisent mal leur pouvoir en prenant des décisions "au-dessus" du Parlement élu, doivent être abolies. Les pires contrevenants sont la Commission électorale, la Cour constitutionnelle et la moitié nommée du Sénat. L'idée derrière la mise en place de ces organismes méprisable est qu'on ne peut pas faire confiance à la population en général pour élire les "bonnes" personnes au Parlement. Si le Parlement et le gouvernement doivent faire preuve de responsabilité et de transparence, cela doit se faire par des processus démocratiques.
4. La nécessité de réduire la puissance et l'influence des militaires dans la politique et la société.
5. La nécessité de punir ceux qui ont commis des violations flagrantes aux droits de l'homme, y compris les généraux de l'armée, Abhisit, Sutep et Taksin. Ceci afin que de véritables normes de droits de l'homme puissent être établiees. La Commission nationale des droits de l'homme pro-élite doit être abolie.

Nous ne revendiquons en aucun cas le monopole sur les idées de réforme politique. D'autres groupes, comme le groupe d'universitaires de droit progressistes Nitirat, ont beaucoup de propositions intéressantes. Il y a aussi beaucoup d'autres réformes à long terme qui sont nécessaires.

Mais nous pouvons dire avec certitude que si quelqu'un parle de réforme politique sans mentionner nos cinq principaux points ci-dessus, il ne s'agira simplement que de donner un nouveau nom à la "réaction" et la "dictature".

 

Photo ci-dessous: les manifestants fanatiques de Suthep

Foule-Jaune.jpg

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Published by liberez-somyot
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