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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 11:18

80eme semaine de la détention prolongée
23 Décembre 2012


Cher P'Yot,

La folle semaine est passée et j'étais tellement fatigué et manquais d'endurance pour la campagne à long terme de Free Somyot (NDT: Free Somyot représente les nombreuses organisations qui luttent pour la libération de Somyot Prueksakasemsuk et des autres prisonniers politiques pour lèse-majesté en Thaïlande). Nos camarades de Thaïlande et de nombreux pays de la communauté internationale ont apporté leur soutien et ont prié pour que le verdict soit rendu et que se termine la détention prolongée qui dure depuis déjà 20 mois. Le verdict n'a toujours pas être rendu en raison d'un changement de juges et que ceux ci doivent examiner de nombreux documents et témoignages. Le jugement est donc reporté au 23 janvier 2013 à 9h00. Néanmoins, la date a été fixée désormais, ce qui est mieux que par le passé quand nous ne pouvions prévoir quoi que ce soit. Je dois l'accepter quoiqu’il puisse se passer. Je pense que tous ont fait de l'excellent travail, tout ce qu'ils pouvaient faire. Je regrette que tu ne puisses pas visiter notre grand-mère et grand-père avec nous lors de cette fête du Nouvel An à venir. Grand-mère m'a demandé de tes nouvelles à chaque fois que je suis allé les voir, mais grand-père ne se souvenait de rien. Elle m'a demandé de ne pas t'abandonner et de prendre soin de toi.


Tu as dû voir que, le 19 décembre 2012, beaucoup de gens s'étaient rassemblés et nous ont rejoints pour observer et témoigner à la cour. C'est un grand succès qu'un homme ordinaire comme toi, qui n'a pas de position importante ni d'autorité ait obtenu un grand soutien de personnes à travers le monde. Chaque volontaire est venu à la cour de lui-même, sans y avoir été forcé. Je pense qu'ils voulaient une preuve de l'existence de la justice en Thaïlande et être témoin du verdict qui ne s'est pas produit car reporté comme je l'ai dit auparavant. Quoi qu'il en soit, j'ai vu des signes encourageants qui pourraient conduire à un procès équitable, mais je ne voulais pas m'attendre à un résultat trop élevé et j'ai essayé de rester calme. Je n'abandonnerai certainement pas. Beaucoup de gens sont venus te parler et te serrer la main pour exprimer leurs préoccupations, ce qui prouve que ce que tu as fait était juste.


Là où nous devons nous concentrer maintenant de manière urgente, est de finaliser la défense finale et la soumettre au tribunal. J'ai appelé Khun Suwit [NDT: l’avocat de Somyot] qui s'est engagé à la modifier selon tes désirs, certains points faibles doivent être éliminés et quelques points forts doivent être ajoutés. A mon avis, je pense que nous devrions gagner ce procès, en particulier car il y a eu certains verdicts précédents ou les éditeurs n'ont pas été jugés responsables pour des articles qu'ils n'avaient pas écrit eux-mêmes et où les procès se sont conclus par un acquittement. Les juges pourraient utiliser cette base pour considérer ton procès aussi.

Je suis juste allé au théâtre avec nos enfants et nous avons regardé "Life of Pi", qui Tai m'avait recommandé. C'était l'histoire d'un jeune homme indien nommé Pi qui était le fils d'un propriétaire de Zoo. La famille était sur le point de déménager au Canada et s'y rendait en bateau, mais il y a eu un accident qui a tué ses parents et son frère aîné et l'a laissé seul avec les animaux, enfin seul le Tigre du Bengale et Pi étaient ensemble. Pi faisait face à la bête qui pourrait le détruire à tout moment, mais le tigre était dans la même situation difficile que lui. Tous les deux étaient seuls sur le même bateau. Si PI n'avait pas vu le monde à partir du côté lumineux avec une attitude positive sans perdre la foi, il aurait pu être victime du tigre ou de la mer déchainée. Pi n'a jamais abandonné, il s'est dit à plusieurs reprises à lui-même de ne pas désespérer et de garder l'espoir de survivre et finalement, il s'en est sorti vivant.

Jusqu'à présent, j'ai pensé que, parce que tu n'as jamais cédé ni perdu la foi, ce qui est une bonne chose, la fin du procès n'est pas loin, et j'espère que tu ne désespéreras jamais, comme Pi.

 
Je t'aime comme toujours.
Joop
23 décembre 2012: 18 heures 53.

 

Liberez Somyot2

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 03:41

Après l'annonce par la Cour de Bangkok que le jugement de Somyot Prueksakasemsuk ne serait pas rendu tout de suite mais retardé jusqu'au 23 janvier 2013, Somyot a répondu en faisant observer que la "loi de lèse-majesté est demeurée un problème qui touche l'ensemble du système judiciaire, et porte atteinte à l'intégrité de la vénérable institution de la monarchie." Il a ensuite attaqué le gouvernement thaïlandais actuel:

"Ce qui me désole, c'est que le parlement et l'administration Yingluck sont un peu lâches. L'initiative du Comité de campagne pour l'amendement et la modification de l'article 112 est une mesure importante et la façon dont cet effort a été rabaissé et s'est arrêté est une perte pour notre société.

"Il est incommensurablement regrettable que la justice sociale et la protection de l'institution de la monarchie par l'amendement proposé ne puissent pas être atteintes", a déclaré Somyot.

"Il est dommage que le Premier ministre Yingluck Shinawatra n'ose pas prendre les devants dans ce cas. Sa lâcheté et son indécision font que son gouvernement n'est guère différent de celui d'autres dictateurs", a-t-il continué.

Dans le même temps, Somyot a dit qu'il croyait qu'il ne serait pas reconnu coupable et a ajouté que "la loi pour laquelle il a été accusé est injuste."

Il est à noter que les retards dans cette affaire ont fait que Somyot est emprisonné depuis le 30 Avril 2011, ce qui signifie que son verdict viendra après 21 mois d'incarcération qui ont vus son cas retardé à plusieurs reprises et Somyot enchaîné et traîné à travers le pays pour des audiences provinciales dans différentes villes de Thaïlande

 

Photo ci-dessous: manifestation demandant la libération de Somyot devant l’ambassade de Thaïlande à Séoul en Corée :

Coree 2

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 12:24

Cet article de RSF démontre l'injustice de la loi de lèse-majesté. Un homme a passé un an en prison à cause de cette loi avant d'être reconnu innocent. Lien de l'article : http://fr.rsf.org/thailande-acquitte-faute-de-preuves-apres-un-02-11-2012,43632.html

 

Voici l’article :

Acquitté, faute de preuves, après un an de détention pour lèse-majesté

La Cour criminelle de Bangkok a acquitté, le 31 octobre 2012, le net-citoyen Surapak Phuchaisaeng, des accusations de lèse-majesté pour lesquelles il était en détention provisoire depuis le 2 septembre 2011.

Reporters sans frontières s’estime rassurée par cette issue judiciaire. “Après un an de détention, cette affaire ne fait que souligner les carences du système juridique thaïlandais, plus particulièrement concernant les allégations de lèse-majesté” a souligné l’organisation.

“Le crime de lèse-majesté est utilisé de manière trop systématique pour faire taire les voix dissidentes, sans que les accusations ne bénéficient de véritable fondements juridiques. Cette utilisation abusive de l’article 112 du Code pénal se fait également à des fins personnelles” rappelle Reporters sans frontières. “La police, souvent mise en cause pour des affaires de corruption, se garde bien de tenir un suspect informé lorqu’elle ouvre une enquête”.

Surapak Phuchaisaeng avait été arrêté le 2 novembre 2011 après avoir prétendument posté des photos, vidéos et messages sur Facebook. Aucune remise en liberté sous caution ne lui a été accordée durant toute cette année.

La Cour a accordé le bénéfice du doute à l’accusé, les procureurs n’étant pas parvenu à rapporter la preuve que le compte Facebook, qui comportait des contenus jugés diffamatoires pour la monarchie, lui appartenait. Selon le journal The Nation, ledit compte n’a pu être attribué à Surapak Phuchaisaeng, une personne s’y étant connecté deux fois alors que le prévenu se trouvait en détention.

Des doutes quant à la crédibilité des accusations sont survenus après l’arrestation du net-citoyen. À plusieurs reprises son ordinateur a été allumé alors qu’il était en prison et que la police scientifique ne l’avait pas encore examiné.

Au regard de la faiblesse de l’accusation, le parquet ne devrait pas interjeter appel. Le net-citoyen n’est, quant à lui, pas encore décidé à contre-attaquer sur le terrain judiciaire.

La Thaïlande figure à la 137e place sur 179 pays dans le classement mondial 2011-2012 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières, et fait partie des pays sous surveillance dans la liste des “Ennemis d’Internet”, actualisée le 12 mars 2011 par Reporters sans frontières.

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 13:55

Le verdict du procès pour lèse-majesté de Somyot Prueksakasemsuk, qui devait être prononcé le 19 décembre 2012, a été reporté au 23 janvier 2013. C'est la deuxième fois que le verdict est ainsi reporté. Il devait tout d'abord être rendu le 19 septembre 2012 avant d'avoir été reporté au 19 décembre de cette même année.

Cela fait 1 an et 7 mois que Somyot a été arrêté et il est toujours en détention préventive malgré 12 demandes de libération sous caution.

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 15:23

Avis adoptés par le Groupe de travail sur la détention arbitraire à sa soixante-quatrième session, 27-31 août 2012
N ° 35/2012 (Thaïlande)
Communication adressée au Gouvernement [thaïlandais] le 15 Juin 2012
En ce qui concerne Somyot Prueksakasemsuk
Le gouvernement a répondu à la communication le 29 Juin 2012.
L'État est partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
1. Le Groupe de travail sur la détention arbitraire a été créé par la résolution 1991/42 de la Commission des droits de l'homme, laquelle a renouvelé et précisé son mandat dans sa résolution 1997/50. Le Conseil des droits de l'homme a assumé le mandat dans sa décision 2006/102. Le mandat a été prolongé pour une période de trois ans dans la résolution 15/18 du 30 Septembre 2010. Conformément à ses méthodes de travail (A/HRC/16/47, annexe, et Corr.1), le Groupe de travail a adressé la communication susmentionnée au Gouvernement.
2. Le Groupe de travail considère que la privation de liberté est arbitraire dans les cas suivants:
(A) Lorsqu'il est manifestement impossible d'invoquer une base légale justifiant la privation de liberté (comme quand une personne est maintenue en détention après l'achèvement de sa peine ou malgré une loi d'amnistie applicable au détenu) (catégorie I);
(B) Lorsque la privation de liberté résulte de l'exercice des droits ou libertés garanties par les articles 7, 13, 14, 18, 19, 20 et 21 de la Déclaration universelle des Droits de l'homme et, dans la mesure où les États parties sont concernées, par les articles 12, 18, 19, 21, 22, 25, 26 et 27 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (catégorie II);
(C) Lorsque le total ou partiel non-respect des normes internationales relatives au droit à un procès équitable, établies dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et dans les instruments internationaux pertinents acceptés par les États concernés, est d'une gravité telle
qu'elle rend la privation de liberté un caractère arbitraire (catégorie III); 
(D) Lorsque des demandeurs d'asile, des immigrants ou des réfugiés font l'objet d'une détention administrative prolongée
sans possibilité de contrôle ni de recours administratif ou judiciaire (catégorie IV);
(E) Lorsque la privation de liberté constitue une violation du droit international pour des raisons de discrimination fondée sur la naissance, l'origine nationale, ethnique ou sociale, la langue, la religion, la condition économique, l'opinion politique ou autre, le sexe, l'orientation sexuelle, ou handicap ou toute autre situation, et qui tend ou peut conduire à ignorer le principe de l'égalité des droits de l'homme (catégorie V).
Informations reçues
Communication émanant de la source
3. Somyot Prueksakasemsuk, un citoyen de 50 ans de Thaïlande, est un militant syndical, défenseur des droits humains et un éditeur de magazine affilié à l'Alliance démocratique des Syndicats. M. Prueksakasemsuk a également agi à titre de rédacteur en chef du magazine La Voix de Taksin (Voix de l'opprimé).
4. Le cas de la détention de M. Prueksakasemsuk depuis le 30 Avril 2011, a été l'objet d'un appel urgent par le Groupe de travail sur la détention arbitraire ainsi que d'autres titulaires de mandats en date du 20 Décembre 2011.
5. Le 30 Avril 2011, M. Prueksakasemsuk a été arrêté au district d’Aranyaprathet, de la province de Sa Kaeo, et a été accusé d'avoir violé la loi de lèse-majesté, ou l'article 112 du Code pénal de Thaïlande, qui stipule que "quiconque diffame, insulte ou menace le roi, la reine, l'héritier présomptif ou le régent sera puni d'un emprisonnement de
trois à quinze ans."
6. L'arrestation de M. Prueksakasemsuk s'est produite cinq jours seulement après avoir tenu une conférence de presse
à Bangkok pour lancer une campagne visant à recueillir 10.000 signatures de pétition pour un examen parlementaire de l'article 112 du Code criminel, qui, de l'avis de M. Prueksakasemsuk, est en contradiction avec les principes démocratiques et ceux des droits de l'homme.
7. Il est en outre signalé que, selon un document produit par le Procureur public, M. Prueksakasemsuk aurait publié dans son magazine deux articles qui ont fait des références négatives à la monarchie. La sanction pour violation de l'article 112 du Code pénal thaïlandais est de trois à quinze ans d'emprisonnement pour chaque chef d'accusation.
À la suite de ces deux articles, il fait face à deux chefs d'accusation qui pourraient conduire à un maximum de 30 ans de prison s'il était reconnu coupable.
8. M. Prueksakasemsuk a d'abord été placé dans la prison spéciale de Bangkok, puis transféré à la Cour provinciale de Sa Kaeo le 12 Novembre 2011. Le 1er Novembre 2011, sa quatrième demande de libération sous caution a été refusée.
9. Selon la source, la juridiction saisie dans l'affaire contre M. Prueksakasemsuk a délibéré le 3 mai 2012. Son droit à la liberté sous caution a été refusé. La Cour pénale de Ratchadapisek devrait rendre son verdict le 19 Septembre 2012 [NDT, reporté au 19 décembre 2012]. S'il est reconnu coupable, Somyot Prueksakasemsuk sera confronté à un maximum de 30 ans d'emprisonnement.
10. La source fait valoir que le maintien en détention de M. Prueksakasemsuk est arbitraire car il s'agit d'une conséquence directe de son exercice pacifique du droit à la liberté d'opinion et d'expression.
En particulier, M. Prueksakasemsuk a mené une campagne pour l'abolition de l'article 112 du Code pénal de Thaïlande.
11. La source affirme que la privation de liberté de M. Prueksakasemsuk est une violation des articles 19 et 25 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et des articles 19 et 21 de la Déclaration universelle des droits de l'homme. 
Réponse du gouvernement
12. Dans sa réponse datée du 29 Juin 2012, le gouvernement se réfère à deux lettres qu'il avait déjà soumis en réponse aux appels urgents du Groupe de travail sur la détention arbitraire, du Rapporteur spécial sur le droit à la liberté d'opinion et d'expression et du Rapporteur spécial sur les défenseurs des droits de l'homme datée du 25 mai 2012, du 4 Avril 2012, et du 24
Juin 2011, respectivement. Le gouvernement a joint les lettres susmentionnées dans sa réponse à la communication du Groupe de travail en date du 15 procédure régulière Juin 2012.
13. M. Prueksakasemsuk a été arrêté conformément à l'article 112 du Code pénal de Thaïlande pour des messages d'impression ou de photos dans un magazine qui ont été jugés
diffamant, insultant ou menaçant pour le Roi. Il n'a pas été arrêté pour avoir organisé une conférence de presse au sujet de la campagne de collecte de signatures pour abolir l'article 112.
14. Le gouvernement a déclaré que le débat sur la loi de lèse-majesté ou la campagne d'activités pour modifier ou abroger la loi ne constitue pas une infraction de lèse-majesté. Les deux questions ne devraient pas être liées car cela pourrait créer de la confusion.
15. Le gouvernement affirme que les opinions ou critiques injustes qui sont irrespectueuses envers la monarchie ou poussent à la haine ou défendent des sentiments hostiles à l'égard de l'institution pourraient générer des actions spontanées de l'expression silencieuse sans limite de responsabilité ou de reddition de comptes, notamment en ce qui concerne la monarchie, et pourrait causer le pays à se désintégrer en factions. Telle est la menace imminente de l'unité nationale et la stabilité et, en effet, de l'existence nationale. La loi de lèse-majesté est donc légitime et indispensable pour la sécurité nationale.
16. Le roi lui-même n'est pas opposé à la critique, mais le peuple thaïlandais est plus sensible dans la mesure où la monarchie est concernée. La loi de lèse-majesté existe donc comme le résultat d'un consensus social ou d'une expression de la volonté populaire. Le fait que la plupart des Thaïs veulent protéger le monarque, leur "père", de toute menace ou dommage a fourni la base d'une disposition qui apparaît dans la Constitution de la Thaïlande.
17. Le gouvernement estime qu’une diffamation contre son monarque est un problème plus grave qu'une infraction de diffamation à l'encontre d'une personne ordinaire, car cela n'est pas seulement préjudiciable à la personne insultée, mais à la société dans son ensemble. Les actions constituant de la lèse-majesté ont des répercussions, non seulement sur l'institution la plus vénérée, mais sur l'ordre public et la morale. Par conséquent, selon le gouvernement, il est raisonnable d'imposer une peine plus sévère pour une telle
infraction.
18. Comme ce n'est pas le souhait de la majorité de la population, le gouvernement a également clairement spécifié qu'il n'entreprendrait aucune action visant à modifier ou à réviser la loi de lèse-majesté. Pour le peuple de Thaïlande, la loi de lèse-majesté a une utilité importante car elle vise à protéger le Roi qui est le symbole de l'existence de la nation.
19. Le gouvernement conclut que les raisons mentionnées ci-dessus démontrent que la loi de lèse-majesté est conforme à l'article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Il répond aux critères d'une restriction de la liberté d'expression sur la base des principes de prévisibilité, de transparence, de légitimité, de nécessité et proportionnalité.
Discussion
20. Les groupes de travail sont d'accord avec le Rapporteur spécial sur le droit à la liberté d'opinion et d'expression, et ont constaté que la loi de lèse-majesté de Thaïlande, à savoir la section 112 du code pénal, supprime d'importants débats sur des questions d'intérêt public, portant ainsi atteinte au droit à la liberté d'opinion et d'expression (voir communiqué de presse, "La Thaïlande / Liberté d'expression: Les experts de l'ONU recommande la modification de la loi de lèse-majesté", Genève, 10 Octobre 2011).
21. Le Groupe de travail rappelle également que l'Organisation des Nations Unies pour les Droits de l'homme a exprimé sa préoccupation "sur les procès en cours et les peines sévères de personnes reconnues coupables de lèse-majesté en Thaïlande et de l'effet dissuasif que cela peut avoir sur la liberté d'expression dans le pays. Ces sanctions pénales sévères ne sont ni nécessaires ni proportionnée et violent les obligations humaines du pays en matière de droits internationaux" (voir la note d'information sur Bahreïn et la Thaïlande, à Genève, le 9 Décembre 2011).
22. En l'espèce, M. Prueksakasemsuk a été arrêté et détenu après qu'il ait lancé une campagne pour un examen parlementaire de l'article 112 du Code criminel, qui, à son avis, est en contradiction avec les principes démocratiques et les droits de l'homme, et après qu'il eut publié deux articles contenant des références négatives à la monarchie dans son
magazine. Le Gouvernement soutient que sa détention est due seulement à cause de cette dernière action qui a été jugé comme diffamant, insultant ou menaçant le Roi, et qui est interdite en vertu de l'article 112 du Code pénal de Thaïlande.
23. En ce qui concerne les violations de la législation nationale, le groupe de travail rappelle que, en conformité avec son mandat, il doit s'assurer que la législation nationale est conforme aux dispositions internationales pertinentes énoncées dans la Déclaration universelle des droits de l'homme ou dans les instruments juridiques internationaux pertinents auxquels l'État intéressé a adhéré. Par conséquent, même si la détention est conforme à la législation nationale, le groupe de travail doit faire en sorte que ce type de détention soit également compatible avec les dispositions pertinentes du droit international relatif aux droits de l'homme.
24. Le Groupe de travail rappelle que l'expression d'opinions, y compris celles qui ne sont pas conformes à la politique officielle du gouvernement, sont protégés par l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme et l'article 19, paragraphe 2 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Dans son Observation générale no 34 (2011) sur les libertés
d'opinion et d'expression, le Comité des droits de l'homme souligne que "le simple fait que des formes d'expression soient considérées comme insultantes pour un personnage public n'est pas suffisant pour justifier l'imposition de sanctions, bien que les personnalités publiques peuvent également bénéficier des dispositions du Pacte. En outre, toutes les personnalités publiques, y compris celles qui exercent la plus haute autorité politique tels que les chefs d'Etat et de gouvernement, doivent être légitimement l'objet de critiques politiques de l'opposition" (paragraphe 38). Le Comité s'est exprimé spécifiquement concernent des questions telles que la loi de lèse-majesté.
25. Indépendamment de l'incident qui a été cause de la détention de M. Prueksakasemsuk, s'il était en train de lancer une campagne pour la révision de l'article 112 du Code criminel
ou pour permettre la publication d'articles contenant des références essentielles à la monarchie, selon le Groupe de Travail, ces deux actions se situent dans les limites d'opinions et d'expressions protégées par l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme ainsi que l'article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Il s'ensuit que M. Prueksakasemsuk est détenu pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d'opinion et d'expression approuvé par les articles de la Déclaration et du Pacte. En conséquence, la privation de liberté de M. Prueksakasemsuk relève de la catégorie II des catégories de détention arbitraire mentionnée par le Groupe de travail lors de l'examen les cas qui lui sont soumis.
Disposition
26. A la lumière de ce qui précède, le Groupe de travail sur la détention arbitraire rend l'avis qui suit:
La privation de liberté de Somyot Prueksakasemsuk, est contraire à l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme et au paragraphe 2 de l'article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Cet emprisonnement est arbitraire et relève de la catégorie II des catégories de détention arbitraire mentionnée par le Groupe de travail lors de l'examen des cas qui lui sont soumis.
27. Suite à l'avis rendu, le Groupe de travail demande au Gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires pour remédier à la situation de M. Prueksakasemsuk et se mettre en conformité avec les normes et les principes énoncés par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
28. Le Groupe de travail estime que, compte tenu de toutes les circonstances de ce cas, le remède adéquat serait de libérer Somyot Prueksakasemsuk et lui accorder un
droit à réparation conformément au paragraphe 5 de l'article 9, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
[Adopté le 30 Août 2012]...

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 17:33

Un ami m'a donné cette traduction en anglais d'un article écrit par la sœur aînée de Samaphan Srithep ou Cher, un garçon de 17 ans qui a été assassiné à Soi Rang Nam par les soldats d'Abhisit le 15 mai 2010. Le Boucher de Bangkok vient de donner une interview, pleine de mensonges, comme d'habitude, à la BBC. Voici ma traduction en français du texte écrit par une jeune femme de Thaïlande à la mémoire de son frère:

J'ai souvent pensé à lui comme un garçon "mal élevé". Il était ennuyeux, impertinent et avait le don de faire les choses au mauvais moment. Il était aussi provocateur et un peu déséquilibré.
J'avais même pensé que s'il continuait d'agir de cette façon, il finirait probablement par "mourir avant d'avoir vécu."
Toutes ces pensées se sont formées à cause de mes propres préjugés, mon propre "double standard". Ce n'était pas un beau jeune homme. Il avait la peau foncée, il était gros, indiscipliné et irrespectueux. Je suis triste quand je me souviens à quel point je croyais à ces notions idiotes de ce qui rend une personne jeune et belle.
Autant que je me souvienne, je n'ai jamais rien fait de bon pour ce jeune homme [mon frère]. J'avais souvent la langue acérée quand je m'adressais à lui. En fait, je ne l’aimais pas. Mais Cher était toujours là pour aider ses frères et sœurs aînés. Même si j'ai trouvé son indiscipline difficile à gérer, mon frère cadet était toujours là pour m'aider sur beaucoup de choses.
Maintenant je me rends compte qu'il était ce qu'il était parce qu'il était en fait plus âgé que son âge. Il avait été élevé pour jouir d'une indépendance d'esprit. Il était le genre de jeune homme qui avait besoin de son propre "espace". Ses exemples étaient ses frères et sœurs [...] Suracher était le plus jeune d'entre nous, de sorte qu'il a été aimé et haï d'autant plus par ses aînés.
Il n'était pas un tyran, il n'a jamais pensé du mal des gens. Il était un adolescent qui commençait à apprendre à propos de la "vie". C'était comme ça parce qu'il a grandi parmi les gens qui croyaient en la démocratie réelle. Il croyait avoir le même droit que ses frères et sœurs aînés d'exprimer ses opinions. C'est pourquoi nous l'avons jugé comme un impertinent.
Je l'ai vu le 11 avril 2010. Il était venu à la manifestation commémorant ceux qui étaient morts la veille, victimes de l'opération du gouvernement pour "récupérer l'espace". Il est celui qui a attaché le gant blanc, le symbole pour arrêter le massacre des citoyens au Monument de la Démocratie. Il faisait ce qu'il pouvait, volontairement, ce qui était probablement aussi une partie de son expérience d'apprentissage.
C'était impertinent à ce moment là d'aller dans la zone de danger. Quelqu'un là-bas a été assez cruel pour lui tirer dessus jusqu'à ce qu'il tombe. Le sang de sa tête a laissé une longue traînée. Je suppose qu'il n'est pas mort immédiatement. Il a dû souffrir une douleur immense. Je ne sais pas ce que c'est que pour un corps d'être toujours la à respirer, le pouls continuant à fonctionner, alors que votre tête se trouve écrasé sur le trottoir comme une pastèque qui vient de chuter d'une grande hauteur.
Il est resté sur place pendant presque une heure avant qu'une équipe de sauveteurs réussissent à le secourir alors que son coeur battait encore faiblement. Les soldats ne laissaient personne lui venir en aide. Ils ont tiré sur tous ceux qui ont essayé de le faire. Une des personnes de l'équipe de sauveteurs a reçu une balle dans le bras.
Le médecin a dit qu'il est mort à l'hôpital. Cela m'a choqué et m'a fait pleurer. Cela veut dire que pour un temps insupportablement Nong Cher a dû être conscient alors que sa propre tête trainait sur le trottoir comme une pastèque brisée.
Je suis allé le voir à la morgue de l'hôpital. Je l'ai vu couché immobile, les yeux pas tout à fait fermé. Il avait grandi. Il était un peu plus grand, son corps devenait sombre. Ses pieds étaient tachés de sang et ses mains étaient très tendues. Ses poings étaient serrés comme s'il était dans une grande colère ou subissait une intense douleur. Plus important encore, sa tête était bourrée de coton pour endiguer le flux de sang.
C'était bien lui ... je l’ai constaté. Avant cela, je n'avais vu qu'une photo du corps sous le ciel bleu couché sur le trottoir, prise par une personne qui vit dans le quartier du Soi Rang Nam. Il y avait une longue traînée de sang qui coulait du corps, et un casque de protection à proximité. A cette époque, je ne voulais pas croire que c'était lui [...] À 17 ans, il avait décidé de quitter la maison pour aller dormir au milieu de la route sur le terrain de protestation, afin d'agir comme gardien de sécurité et de protéger les autres [...]

En attendant que le corps arrive, je suis sorti pour acheter des vêtements pour lui, pensant que ce serait la dernière chose, la seule chose, que je puisse faire maintenant pour lui. J'ai acheté un jean, parce que notre père a dit que Cher aimait porter des jeans. J'ai acheté le plus cher que j'ai pu trouver. À ce moment-là il n'y avait pas beaucoup de magasins encore ouverts autour de Victory Monument. La fusillade continuait toujours autour du triangle de Din Daeng.
Il avait "changé" sa chemise, mais les choses d'extérieurs sont toujours les mêmes. J'ai attendu jusqu'à ce qu'il soit prêt à rentrer à la maison, alors j'ai allumé un bâton d'encens pour lui parler. Je l'ai touché. Les jeans lui allaient parfaitement. Il est maintenant souriant doucement, le coin de sa bouche retroussé. Je lui ai demandé pardon et lui a dit qu'il était Suracher, le meilleur frère qu'on ait jamais eu, et combien nous sommes fiers de lui. Je lui ai souhaité une bonne nuit de sommeil.
Il est "Suracher" ou Nong Cher, le fils de papa Neng. Pour ses frères et sœurs aînés, il est Ai Hia Cher. Son nom est Samaphan Srithep, et il avait 17 ans. Il est mort avant d'avoir eu la chance de vivre, tout cela parce qu'il avait le don de faire les choses au mauvais moment et qu'il était impertinent à vouloir en savoir plus sur la démocratie.
Si vous voulez en savoir plus sur la démocratie, allez-y et faites l'expérience.
Si vous voulez la démocratie, allez-y et demandez de le ramener à la maison.

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 08:19

78eme semaine de détention prolongée
9 Décembre 2012
Cher P'Yot,
J'étais plus heureuse cette semaine, mais toujours très occupée à faire l'évaluation de fin d'année de mes rapports directs et à d'autres questions urgentes qui ont été planifiées et délai fixé précédemment cette semaine. Quoi qu'il en soit je suis parvenu à faire une pause avec Tian et à voir la lumière à Uttayan Road alors que je l'ai conduite au dortoir. Cette route a un autre nom, Axe (se prononce Ax-xa en thaï). Elle est située à Bhuddamonthol 4 et c'était la route la plus chère. Elle a été construite à l'époque du maréchal Por (NDT: Pibun Songkran) en 2498 (ère bouddhique, NDT correspond à 1955 de l'ère chrétienne) et a été mis en attente pendant une longue période après le coup d'Etat du maréchal Sarit. Elle a été finalement terminée en 2542 (NDT: 1999). Cette route est longue de 4 kilomètres et est décorée avec des lanternes tout le long. Quand les lanternes s'allument la nuit, c'est si beau. C'est peut-être la plus belle route de Thaïlande! J'ai pensé que si nous n'avions pas eu de coups d'Etat récurrents tant de fois, cette route aurait pu être terminée plus tôt. Quand certains prétendent que les putschs se produisaient afin de mettre un terme à la corruption et d'aider au développement national, je ne suis pas d'accord. Si c'était le cas, comment se fait-il qu'il ait fallu 44 ans pour terminer cette route? En outre, cette route est la route la plus chère jamais construite; seulement 4 kilomètres ont coûtés près de 1.100 millions de baths. Si nous divisions grossièrement par 4, le prix serait d'environ 300 millions de baths par kilomètre.
Hier, j'ai assisté à l'ouverture du lancement du livre "Rak Auy" (amour) écrit par Pa Ueh (la femme de Ah-Kong), qui a été organisée par le comité de lecture de la maison d'édition. L'événement avait débuté le matin, mais je les ai rejoints dans l'après-midi au moment où Ajarn Somsak parlait des causes de la tragédie de Ah-Kong. J'ai été invité à parler de ce livre, mais ne l'avait pas encore lu avant cet événement. Donc, je devais préparer ma connaissance et le lire. Avant cela, je craignais de pleurer et de déprimer, tu sais que c'est difficile à contrôler quand je dois faire face à l'histoire triste de d'autres gens. Cependant, quand je l'ai lu, cela n'a pas ébranlé mon cœur comme prévu. Pa Ueh décrit sa vie romantique de mariage avec Ah-Kong. C'était un beau moment quand j'ai lu que Ah-Kong avait trouvé une jupe plissée et qu'il pensait qu'elle conviendrait parfaitement à Pa Ueh. Il l'a acheté immédiatement, sans hésitation et, après avoir examiné la jupe verte, a pensé qu'elle pourrait ne pas bien convenir au teint de Pa Ueh. Ces petites choses, qui ont exprimé l'amour de Ah-Kong et Pa Ueh, sont les expressions naturelles que l'ancienne génération, comme nos parents, ont toujours faites. C'est triste que Pa Ueh n'ait pas eu la possibilité de vivre jusqu'au bout avec son bien-aimé, pas même eu la chance de lui dire au revoir avant son dernier souffle. Oh! L'injuste article 112 met nos vies en danger et en difficulté.
Il est tard et temps d'aller au lit maintenant. Je te souhaite du courage pour continuer à te battre avec la loi injuste. Tôt ou tard, nous verrons la lumière de l'équité. Nous croyons en une équité universelle, au droit de libération sous caution, à la liberté d'expression, à la liberté d'écrire et de publier ainsi qu'à la démocratie et que tous les gens, qu'ils soient riche ou pauvre, auront tous l'égalité. Cette date viendra bientôt.
Je t'aime comme toujours.
Joop
9 décembre 2012 à 21h30.

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 14:44

Voici la déclaration de Free Somyot:

"FREE SOMYOT" - CAMPAGNE "FEARLESS" EN LIGNE Soutenez et assistez Somyot Prueksakasemsuk contre la détention arbitraire! Laissez vos voix se faire entendre.

S'il vous plaît montrer votre soutien à Somyot Prueksakasemsuk, un militant syndical défenseur des droits de l'homme, à sa famille et à la liberté d'expression en Thaïlande, ce qui est aussi votre droit de l'homme! Voici comment le faire:

1. Ecrivez "Free Somyot" soit sur une feuille de papier ou sur votre paume

2. Prenez une photo de vous tenant la feuille de papier ou montrant la paume de votre main avec les mots clairement montré. Téléchargez cette photo sur la page Free Somyot de facebook.

Lien: https://www.facebook.com/pages/Free-Somyot/122999694453000?fref=tsChaque

Ce geste comptera et contribuera à soutenir Somyot dans sa lutte pour la justice, et à défendre la liberté d'expression pour tout le monde en Thaïlande. Vous pouvez également le copier et coller dans un document Word et l'imprimer.

Libérez Somyot! ปล่อย สมยศ พฤกษา เกษม สุข เดี๋ยวนี้

Un lien en anglais pour plus de détails sur Somyot et son cas:

https://www.facebook.com/pages/Free-Somyot/122999694453000?sk=info www.freesomyot,wordpress.com/

Lien pour se procurer des posters de Somyot à télécharger:

http://www.facebook.com/media/set/?set=a.272034802882821.68488.122999694453000&type=3

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 15:20

Lettre de l'épouse de Somyot à son mari, prisonnier politique pour lèse-majesté qui s'est vu refuser 11 fois la liberté sous caution et qui est détenu depuis 19 mois


76eme semaine de détention prolongée
25 Novembre 2012


Bonjour P'Yot
Je suis hésitante et incertaine de ce que je vais écrire aujourd'hui car il y a tellement de choses qui se passent en Thaïlande. Hier, c'était une journée très excitante pour moi qui n'avais jamais adhéré à aucune protestation auparavant. Un groupe appelé Pitak Siam a amené les gens de tout le pays pour protester au pont Makkhawan dès le matin, puis les manifestants se sont heurtés avec les policiers et du gaz lacrymogène a été utilisé pour arrêter et suspendre les protestataires. Cette protestation avait commencé avec la violence parce que l'émotion des manifestants était élevée et a été stimulée par les dirigeants, mais il a plu et les gens se sont senti fatigués, ils pourraient ne pas avoir un objectif commun très clair pour protester cette fois. Il n'existe pas de véritable objectif de sorte qu'ils n'ont pas eu de direction à prendre, la protestation a échoué et s'est arrêté à la fin de la journée. L'objectif de revenir en arrière et d'utiliser le système de sélection pour recruter le souverain est un état d'esprit très vieux et démodé. Aucun des pays de la communauté internationale n'utilise ce système pour trouver un bon gouvernement afin de diriger un pays. Si les gens ne sont pas heureux avec le gouvernement élu, qu'ils ne votent pas pour lui la prochaine fois, c'est vraiment simple. La raison pour laquelle Pitak Siam a manifesté n'est pas logique et semble ramener le pays en arrière. Je pense que si nous vivons dans un environnement instable, comme notre pays actuellement, cela va nous limiter de penser plus sagement et plus profondément. Nous allons observer et agir sur la situation quotidienne sans l'analyser soigneusement. Parfois, il vaut mieux rester calme et prendre le temps de réaliser et de penser plus intelligemment.

En fait, aujourd'hui j'ai prévu d'aller à Suanmok Bangkok, qui est situé à SuanRodfai (Archives BuddhadasaIndapanno - BIA) pour trouver quelques bons livres et donner de la réflexion à mon esprit, mais le temps n'était pas bon ce matin, donc j'ai changé mon intention et je suis resté à la maison ou j'ai rangé l'étagère. C'est incroyable car je viens de réaliser que nous avons tant de livres, il m'a fallu une demi-journée pour les nettoyer et les réorganiser. Il y a un livre que je t'ai donné plus tôt cette année "Seconde moitié" ou en thaï
ครึ่ง หนึ่ง ของ กันและกัน sur la vie réelle de AjarnKaruna - Ruang-uraiKusarasai (อาจารย์ กรุณา เรืองอุไร กุ ลา สั ). C'est mon livre préféré et je voudrais faire leur éloge à tous les deux pour leur endurance, leur amour et leur courage. AjarnKaruna a été détenu pendant près de 10 ans sous l'allégation selon laquelle il était communiste, une ironie dans les yeux de la nouvelle génération comme nous! (Il est amusant que AjarnKaruna soit seulement allé en Chine une fois et quand il est retourné en Thaïlande, il a été inculpé en vertu de cette loi). Ces deux là se souciaient vraiment l'un de l'autre et s'aimaient purement et profondément. Ils n'ont jamais abandonné l'autre, même dans la situation de crise et ils vécurent ensemble jusqu'à la fin de la vie de AjarnKaruna en 2009.

Je ne m'attends pas à ce que nous vivions longtemps et faisions plus de choses utiles, comme eux. Personne ne connaît l'avenir, mais je pense que nous pouvons faire de notre mieux comme nous le faisons à l'heure actuelle. Nous pouvons maintenir notre conscience en permanence et faire notre devoir pour la famille et la société. J'essaie de mon mieux de jouer le rôle d'épouse et de mère pour nos 2 enfants et fais de mon mieux au travail fondée sur ma capacité et de temps dont je dispose. Tu devrais aussi être heureux de ce que tu fais pour soutenir les nouveaux prisonniers car c'est vraiment génial. Ils sont tous entrés dans la prison plein de peur et de paranoïa, mais tu les as calmé, soutenu et guidé en prison tous les jours, ce qui est la meilleure chose que tu ais pu faire dans cette situation. J'ai rencontré certains d'entre eux et ils se sentaient très reconnaissant envers toi, ils pensent toujours à toi.
Je t'aime comme d'habitude.
Joop
25 novembre 2012: 15:20 h.

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 19:19

Un incroyable double standard affiché par un système juridique défaillant et lugubre a conduit le retour du député du parti gouvernemental Pua Thai, Kokaew Pikulthong, en prison après que la Cour pénale ait révoqué sa libération sous caution pour ses remarques politiques à propos des sympathies de la Cour constitutionnelle avec l'élite royaliste. La décision de justice précise que les remarques de Kokaew ont créés la peur dans la société et la "nation". Elle met aussi en avant son affaire de terrorisme datant des sanglantes protestations chemises rouges de 2010. Cependant, cela va susciter une réaction de bon nombre de ses partisans car Kokaew est extrêmement populaire et ses remarques sont souvent exactes. Un triste jour qui explique seulement pourquoi le système judiciaire thaïlandais est classé parmi les plus bas des systèmes judiciaires du monde. Cela démontre vraiment comment les juges thaïlandais sont corrompus.

Gj Bkk 

 

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