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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 16:19

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Jit Phumisak (en thaï: จิตร ภูมิ ศักดิ์) est né le 25 septembre 1930 et a été assassiné le 5 mai 1966. C'était un auteur thaïlandais, historien, poète et rebelle communiste. Son livre le plus influent parmi les Thaïlandais est "Le vrai visage de la féodalité thaïe (โฉมหน้า ศักดินา ไทย, Chomna Sakdina thaï)", écrit en 1957 sous le pseudonyme de Somsamai Srisootarapan. Jit a été décrit comme le "Che Guevara de Thaïlande".
Jit est né dans une famille pauvre de la province de Prachinburi située dans l'est de la Thaïlande. Il a étudié à l'Université Chulalongkorn de Bangkok. Lors de ses études, il a découvert le marxisme. En 1953, il a traduit le Manifeste du Parti Communiste en thaï.
Ses écrits étaient anti-nationalistes et progressiste et étaient considérés comme une menace pour l'État par le gouvernement anti-communiste de Sarit Thanarat. Il a été arrêté en 1957, accusé d'être un communiste, et après six ans de prison a été déclaré non coupable par un tribunal et remis en liberté.
En 1965, il rejoint le Parti Communiste de Thaïlande, dont le siège se situait dans la jungle des montagnes de Phu Phan dans la province de Sakhon Nakhon. Le 5 mai 1966, après avoir été capturé, il a été abattu par l’armée. Son corps a été brûlé et aucune cérémonie proprement dite de son décès n'a eu lieu avant 1989, lorsque ses restes ont finalement été placés dans un stupa au Wat Prasittisangwon à proximité du lieu de son exécution.

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 18:42

Dans les premières heures du 6 octobre 1976, des policiers thaïlandais en uniforme se positionnèrent dans le parc du Musée National de Bangkok, voisin de l'université Thammasat et anéantirent d'une implacable grêle de balles d'armes automatiques, un rassemblement pacifique d'étudiants et de travailleurs sur le campus de cette dernière. Au même moment, une importante bande "de forces officieuses" d'ultra-droite, connues sous les noms de Scouts de Village, Krating Daeng et Nawapon, s'adonnèrent à une orgie de violence et de brutalité envers tous les gens à coté de l'entrée principale de l'université. Des étudiants et leurs partisans furent trainés en dehors de celle ci et pendus aux arbres autour de Sanam Luang, d'autres furent brulés vivant devant le Ministère de la Justice tandis que la foule dansait autour des flammes. Des hommes et des femmes, morts ou vivants, furent soumis aux plus extrêmes comportements violents et dégradants.

Dès avant l'aube ce matin là, les étudiants furent empêchés de quitter le campus par la police qui était positionnée à chaque porte. A l'intérieur du campus bouclé de l'université, la violence fut exécutée par des policiers lourdement armés de la Division de Suppression du Crime, de la Police de Patrouille des Frontières et des Unités de Forces Spéciales de la Police Métropolitaine. Des étudiants, hommes et femmes, désarmés qui avaient fuis les lieux initiaux de lourde fusillade pour se refugier à l'intérieur du bâtiment de la faculté de commerce furent poursuivis et obligés de s'allonger face à terre sur le terrain de football, sans chemises. Des policiers en uniforme tiraient sans discontinuer à la mitrailleuse au dessus de leurs têtes. La chaleur des tirs qui passaient au dessus d'eux brula la peau de leurs dos nus. D'autres étudiants qui essayèrent de s'enfuir des bâtiments du campus par l'entrée arrière de l'université, furent traqués et abattus sans pitié.

Les actions de la police et de la foule d'extrême droite lors du 6 octobre furent l'aboutissement des tentatives par la classe dirigeante d'en terminer avec le développement d'un mouvement socialiste en Thaïlande. Les événements de l'université Thammasat furent suivis d'un coup d'état militaire qui amena au pouvoir un des gouvernements les plus à droite de l'histoire de la Thaïlande. Dans les jours qui ont suivis, les bureaux et les maisons des organisations subirent des raids. Les syndicalistes furent arrêtés et les droits syndicaux réduits. Les journaux de Gauche et de Centre Gauche furent supprimés et leurs bureaux mis à sac. Les partis politiques, les unions étudiantes et les organisations paysannes furent interdits. Le nouveau régime militaire communiqua une liste de 204 livres illicites. Les bibliothèques des universités furent fouillées et des livres furent confisqués et brulés publiquement. Quand l'entrepôt et la librairie de Sulak Sivaraksa furent mis à sac, on brula plus de 100 000 livres. En plus des ouvrages communistes évidents comme Marx, Engels, Lénine, Mao ou Jit Phumisak, des auteur comme Pridi Bhanomyong, Maxime Gorky, Julius Nyerere, Saneh Chamarik, Chai-anan Samudwanij, Charnvit Kasetsiri et Rangsan Tanapornpan apparurent sur la liste des livres interdits. Le désir de la classe dirigeante thaïlandaise de détruire le développement du mouvement socialiste, spécialement dans les zones urbaines, peut être compris en observant le climat politique de l'époque. Trois ans auparavant, le mouvement de masse du 14 octobre avait renversé les militaires, qui étaient au pouvoir depuis 1957. Cependant, l'établissement d'une monarchie parlementaire ne régla pas les problèmes sociaux profondément enracinés. Donc, les protestations, les grèves et les occupations d'usines s'intensifièrent. Au même moment, les Etats Unis étaient en train de perdre la Guerre du Vietnam. En 1975, des gouvernements communistes avaient pris le pouvoir dans les pays voisins du Laos, du Cambodge et au Vietnam tandis qu'en Thaïlande, l'insurrection rurale conduite par le Parti Communiste Thaïlandais s'amplifiait. Les événements du 6 octobre et le coup d'état qui a suivi n'ont pas été un simple retour des militaires au gouvernement. Ils furent une tentative d'écraser le mouvement populaire pour la justice sociale, pour éradiquer la Gauche et renforcer la position des élites. Ce n'était ni la première, ni la dernière fois que l'élite thaïlandaise avait recours à la violence et au coup d'état pour protéger ses intérêts.

Il serait faux de penser qu'il y eut un plan détaillé et bien coordonné, de l'entière classe dirigeante, qui conduisit aux événements du 6 octobre. Inversement, il serait aussi erroné de suggérer que seul un ou deux individus ou groupes furent derrière l'écrasement de la Gauche. Ce qui est arrivé le 6 octobre fut le résultat d'un consensus parmi la totalité de la classe dirigeante sur le fait qu'un système démocratique ouvert donnait "trop de liberté" à la Gauche. Cependant, il est probable qu'il y eut aussi bien des accords que des désaccords sur comment agir exactement et qui devrait agir. Le point de vue général était que des "méthodes extra-parlementaire" devraient être utilisées, dirigées par l'établissement de divers groupes fascistes. Le rôle du Palais lors des événements à été débattu par beaucoup d'écrivains. La plupart expriment l'idée que celui-ci aida, dans un sens large, à paver la voie pour un coup d'état en donnant son soutien ouvert à la Droite. Ce que nous savons, c'est que le Palais supporta ouvertement et encouragea les Scouts de Village. De plus, il était proche de la Police de Patrouille des Frontières qui fonda le mouvement des Scouts de Village et joua aussi un rôle central dans le massacre de Thammasat. Pour finir, juste avant les sanglants événements, des membres du Palais ont rendus une visite à l'ex dictateur Thanom peu après son retour en Thaïlande.

L'image générale de la classe dirigeante qui émerge durant 1976 est son degré d'unité dans son besoin de détruire la Gauche mais aussi de ses désaccords sur comment le faire et, beaucoup plus important, sur qui allait diriger le pays. Cela eut des conséquences importantes sur l'évolution de la dictature post-1976. La conséquence immédiate du bain de sang de Thammasat fut que des milliers d'étudiants partirent à la campagne rejoindre la lutte menée par le P.C.T. contre l'état thaïlandais. Toutefois, au bout d'un an, le gouvernement d'extrême droite de Tanin Kraivichien fut chassé du pouvoir. Ceux qui prenaient le dessus dans la classe dirigeante étaient convaincus que, non seulement la nature des mesures prises le 6 octobre, mais aussi la façon dont le gouvernement Tanin se conduisait, créaient de grandes divisions et une instabilité à l'intérieur de la société et aidaient le Parti Communiste Thaïlandais à se développer. Il n'est pas étonnant que ces officiers de l'armée qui défendaient une ligne plus libérale fussent ceux qui étaient sur le front à combattre contre le P.C.T. Ils comprenaient, comme beaucoup de militaires dans ce cas, que la lutte contre la Gauche devait impliquer une sorte d'accord politique en plus de l'utilisation de la force. Comme le Général Prem Tinsulanonda, Premier ministre de 1980 à 1988, l'a fait remarquer lors d'une émission de la chaine de télévision ITV en 1999: "Les étudiants ont rejoints les Communistes parce qu'ils furent brutalement réprimés. Le moyen de saper les Communistes était d'établir la justice dans la société."

Trois ans après 1976, le gouvernement décréta une "amnistie" pour ceux qui étaient partis se battre au coté des communistes. Cela coïncida avec des disputes et des scissions entre les activistes étudiants et les dirigeants conservateurs du P.C.T. En 1988, les premiers étaient tous retournés en ville lorsque le P.C.T. s'effondra. La Thaïlande était revenue à un système de démocratie parlementaire presque complet mais avec une condition spéciale: c'était une démocratie parlementaire sans partis de Gauche ou représentant les intérêts des ouvriers et des petits paysans. Auparavant, les partis de Gauches, comme le Parti Socialiste, le Front Socialiste et Palang Mai (Nouvelle Force) avaient obtenus 2,5 millions de voix (14,4%) lors de l'élection législative de 1975. Ces partis avaient gagnés beaucoup de sièges dans le nord et le nord-est du pays et, en dehors de l'arène politique légale, le Parti Communiste Thaïlandais avait aussi eu une grande influence. Dorénavant, la Gauche organisée était détruite.

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 06:19

Après de nombreuses hésitations, Amnesty International Thaïlande a enfin pris position et demande la libération de Somyot Prueksakasemsuk.

Lien en anglais:

http://www.amnesty.or.th/en/component/k2/item/244-ปล่อยสมยศเดี๋ยวนี้

Voici la déclaration d’Amnesty International Thaïlande:

Des organisations syndicales et de défense des droits de l'homme insistent pour que le rédacteur en chef du magazine "Voice of Taksin" et défenseur des droits humains Somyot Prueksakasemsuk soit libéré immédiatement après avoir passé 17 mois en détention provisoire. S'il est reconnu coupable, il risque jusqu'à 30 ans de prison en vertu de l'article 112 du Code pénal (loi de lèse-majesté) pour la publication de deux articles jugés insultants envers la monarchie. Le groupe d'ONG a également appelé les autorités thaïlandaises à respecter les normes internationales de la liberté d'expression, et à cesser d'utiliser l'article 112 et la détention arbitraire qui criminalisent ou restreignent la liberté d'expression.
L'issue du procès de Somyot sera un test décisif sur la volonté de la Thaïlande de protéger les droits à la liberté d'opinion et d'expression, a indiqué le groupe.
Somyot est détenu depuis son arrestation en avril 2011, cinq jours après avoir lancé une campagne de pétition afin de recueillir les 10.000 signatures nécessaires pour un examen parlementaire de la loi de lèse-majesté. La longue détention provisoire de Somyot viole clairement les obligations de la Thaïlande à s'abstenir de détention arbitraire.
Le 18 septembre, la Cour pénale thaïlandaise a annulé une audience de son procès prévue pour le 19 septembre, prolongeant sa détention provisoire indéfiniment. La Cour pénale n'a pas fourni de raisons à cette annulation ni de nouvelle date pour l'audience.
Les autorités ont rejetée onze demandes de mise en liberté sous caution de Somyot. Le tribunal n'a pas fourni de justifications suffisantes à ce refus de liberté provisoire, comme l'exige l'article 40 (7) de la Constitution, l'article 107 du Code de procédure pénale ainsi que le Pacte International relatif aux Droits Civils et politiques (PIDCP) ratifié par la Thaïlande, qui limitent la détention provisoire à des circonstances exceptionnelles.
Au cours des deux dernières années, les tribunaux thaïlandais ont refusés à plusieurs reprises la liberté sous caution pour les personnes inculpées de crime de lèse-majesté. Le Comité des Nations Unies pour les Droits de l'Homme a rappelé aux États que la détention provisoire peut, en soi, constituer une violation des droits à la liberté et à la présomption d'innocence.
La loi de lèse-majesté thaïlandaise interdit toute parole ou tout geste qui "diffame, insulte ou menace le Roi, la Reine, l'héritier présomptif, ou le Régent". La loi l'emporte sur la Constitution thaïlandaise et place le pays en violation de ses obligations juridiques internationales de respecter les normes internationales de la liberté d'expression. Des groupes de la société civile thaïlandaise, les familles de ceux qui sont poursuivis en vertu de la loi de lèse-majesté, et des experts des droits humains des Nations Unies ont demandé à plusieurs reprises un débat public sur la réforme de la loi de lèse-majesté. Lorsque les droits humains ont été examinés en Thaïlande, en octobre 2011 lors de l'Examen Périodique Universel du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies, les Etats membres ont fait plus d'une douzaine de recommandations afin de modifier ou abroger la loi de lèse-majesté ainsi que celle de 2007 sur les crimes informatiques qui criminalise la diffamation en ligne en vertu de la même disposition. Quatre inculpés de lèse-majesté, dont Somyot, attendent que la Cour constitutionnelle rende sa décision sur la constitutionnalité de l'article 112.

Le Rapporteur spécial de l'ONU pour la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression "réitère l'appel à tous les Etats de dépénaliser la diffamation" dans son rapport (A/HRC/17/27) au Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU en mai 2011. La Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l'homme garantit le droit "de soumettre aux organes et organismes gouvernementaux ainsi qu'aux organismes s'occupant des affaires publiques, des propositions pour améliorer leur fonctionnement, et de signaler tout aspect de leur travail qui risque d'entraver la réalisation des droits de l'homme." La Thaïlande a de plus en plus criminalisé des écrivains et des éditeurs de publications pour des articles jugés offensants pour la monarchie.

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 09:07

Le Nation rapporte que 20 adversaires de la loi de lèse-majesté ont organisé, le 19 septembre 2012, une veillée de 112 minutes devant la cour pour protester contre l'article 112 du code pénal (la loi de lèse-majesté). Ils portaient des masques noirs avec écrit dessus "libérer les prisonniers politiques" ainsi qu'une banderole qui disait "Une justice différée est une justice refusée".

Ces manifestants sont des opposants à la loi lèse-majesté et au système judiciaire thaïlandais qui traite Somyot comme un coupable depuis son arrestation le 30 avril 2011. On lui a refusé la liberté sous caution une dizaine de fois, il a été traîné enchainé à travers le pays et a vu son procès reporté à plusieurs reprises.

Le timing de l'événement coïncidait avec le deuxième jour du procès pour lèse-majesté de Surapak Phuchaisaeng, le premier prisonnier poursuivi et jugé durant le gouvernement de Yingluck Shinawatra.
Surapak a dit au journal Nation que c'était "dégoûtant" d'être enchainé et de porter l'uniforme des prisonniers car aucune preuve concrète n'a été produite pour le lier à la page Facebook, qui est encore active alors qu'il est en prison. Sa demande de liberté sous caution a été refusée une demi-douzaine de fois.
"Pensez-y. C'est la Thaïlande! Le processus de justice ne protège que l'élite, pas les gens ordinaires", affirme Surapak. Ce dernier explique aussi que le témoin à charge, le Major de Police Niti Inthurak de l'unité Computer Crimes, a déclaré à la cour que ce n'était pas le rôle des forces de police de rechercher l'adresse IP du suspect.
Surapak a dit qu'il avait perdu beaucoup de possibilités d'emploi en prison, ajoutant que les procureurs ne seraient jamais en mesure de prouver s'il était lié au compte Facebook ou non.
Non seulement n'y a-t-il aucune protection dans ce système judiciaire corrompu, mais les tribunaux sont actifs à pervertir le cours de la justice.
Et comme pour prouver ce point, le Nation rapporte également que le dirigeant de l'Alliance du Peuple pour la Démocratie (PAD) Sondhi Limthongkul, reconnu coupable de diffamation contre l'avocat de Thaksin Shinawatra, Noppadon Pattama, avait vu sa peine réduite par la Cour d'appel. Apparemment, la "vieillesse" de Sondhi aurait été un motif de clémence. Bien sûr, Sondhi a été immédiatement libéré sous caution, une maigre caution de100.000 baht pour lui permettre de faire de nouveau appel.
"La vieillesse"? Sondhi est âgé de 64 ans. Il n'y a pas de clémence de tribunal pour Ampol Tangnopakul, 62 ans, condamné pour lèse-majesté, pas même lorsqu'il était malade. Il n'y a eu aucune considération de la vieillesse dans le cas du condamné pour lèse-majesté Surachai Danwattananusorn, maintenant âgé de 70 ans. Le tribunal semble célébrer ses doubles standards.

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 05:31

Des organisations syndicales et de défense des droits de l'homme insistent pour que le rédacteur en chef du magazine "Voice of Taksin" et défenseur des droits humains Somyot Prueksakasemsuk soit libéré immédiatement après avoir passé 17 mois en détention provisoire. S'il est reconnu coupable, il risque jusqu'à 30 ans de prison en vertu de l'article 112 du Code pénal (loi de lèse-majesté) pour la publication de deux articles jugés insultants envers la monarchie. Le groupe d'ONG a également appelé les autorités thaïlandaises à respecter les normes internationales de la liberté d'expression, et à cesser d'utiliser l'article 112 et la détention arbitraire qui criminalisent ou restreignent la liberté d'expression.
L'issue du procès de Somyot sera un test décisif sur la volonté de la Thaïlande de protéger les droits à la liberté d'opinion et d'expression, a indiqué le groupe.
Somyot est détenu depuis son arrestation en avril 2011, cinq jours après avoir lancé une campagne de pétition afin de recueillir les 10.000 signatures nécessaires pour un examen parlementaire de la loi de lèse-majesté. La longue détention provisoire de Somyot viole clairement les obligations de la Thaïlande à s'abstenir de détention arbitraire.
Le 18 septembre, la Cour pénale thaïlandaise a annulé une audience de son procès prévue pour le 19 septembre, prolongeant sa détention provisoire indéfiniment. La Cour pénale n'a pas fourni de raisons à cette annulation ni de nouvelle date pour l'audience.
Les autorités ont rejetée onze demandes de mise en liberté sous caution de Somyot. Le tribunal n'a pas fourni de justifications suffisantes à ce refus de liberté provisoire, comme l'exige l'article 40 (7) de la Constitution, l'article 107 du Code de procédure pénale ainsi que le Pacte International relatif aux Droits Civils et politiques (PIDCP) ratifié par la Thaïlande, qui limitent la détention provisoire à des circonstances exceptionnelles.
Au cours des deux dernières années, les tribunaux thaïlandais ont refusés à plusieurs reprises la liberté sous caution pour les personnes inculpées de crime de lèse-majesté. Le Comité des Nations Unies pour les Droits de l'Homme a rappelé aux États que la détention provisoire peut, en soi, constituer une violation des droits à la liberté et à la présomption d'innocence.
La loi de lèse-majesté thaïlandaise interdit toute parole ou tout geste qui "diffame, insulte ou menace le Roi, la Reine, l'héritier présomptif, ou le Régent". La loi l'emporte sur la Constitution thaïlandaise et place le pays en violation de ses obligations juridiques internationales de respecter les normes internationales de la liberté d'expression. Des groupes de la société civile thaïlandaise, les familles de ceux qui sont poursuivis en vertu de la loi de lèse-majesté, et des experts des droits humains des Nations Unies ont demandé à plusieurs reprises un débat public sur la réforme de la loi de lèse-majesté. Lorsque les droits humains ont été examinés en Thaïlande, en octobre 2011 lors de l'Examen Périodique Universel du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies, les Etats membres ont fait plus d'une douzaine de recommandations afin de modifier ou abroger la loi de lèse-majesté ainsi que celle de 2007 sur les crimes informatiques qui criminalise la diffamation en ligne en vertu de la même disposition. Quatre inculpés de lèse-majesté, dont Somyot, attendent que la Cour constitutionnelle rende sa décision sur la constitutionnalité de l'article 112.

Le Rapporteur spécial de l'ONU pour la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression "réitère l'appel à tous les Etats de dépénaliser la diffamation" dans son rapport (A/HRC/17/27) au Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU en mai 2011. La Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l'homme garantit le droit "de soumettre aux organes et organismes gouvernementaux ainsi qu'aux organismes s'occupant des affaires publiques, des propositions pour améliorer leur fonctionnement, et de signaler tout aspect de leur travail qui risque d'entraver la réalisation des droits de l'homme." La Thaïlande a de plus en plus criminalisé des écrivains et des éditeurs de publications pour des articles jugés offensants pour la monarchie.


Pour plus d'informations, s'il vous plaît contactez:

- Arthur Manet
Attaché de presse
Fédération Internationale des Droits de l'Homme
(FIDH)
+ 33 1 43 55 25 18

- Isabelle Scherer
Coordinateur
Fédération Internationale des Droits de l'Homme
(FIDH)
+ 41 22 809 49 39

- Brittis Edman

Southeast Asia Programme Director

Civil Rights Defender

+46 8545 27751

- Mary McGuire

Senior Communications Officer

Freedom House

+1.202.747.7035

- Ineke Zeldenrust

International Coordinator

Clean Clothes Campaign

+31-6-51280210

- Olof Blomqvist

Press Officer Asia/Pacific, Media Programme

Amnesty International – International Secretariat

Tel: + 44 (0) 20 7413 5871

Mobile: +44 (0) 790 4391 956

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 01:25

Photos ci dessous: Somyot Preusakasemsuk, Daranee Charncherngsilapakul et "Oncle SMS" Ampon Tangnoppakul se sont tous vu la liberté sous caution refusée

 

 Somyot Pechabun

 

 Da

 

 Akong

 

Un article d’Achara Ashayagachat du Bangkok Post

Lien de l’article en anglais:

http://www.bangkokpost.com/opinion/opinion/312806/rich-get-bail-while-poor-go-to-jail


Aujourd'hui, le dernier d'une série de procès pour lèse-majesté débutera à la Cour pénale de Ratchadapisek Road.
M. Surapak est un programmeur de 40 ans originaire de la province de Bung Kan. Il a été arrêté le 2 septembre 2011 à sa résidence de Bangkok.
Les policiers l'ont accusé d'avoir publié des propos diffamatoires au sujet de la famille royale sur Facebook il y a quelques mois. On lui a refusé l'accès à un avocat le jour de son arrestation.
M. Surapak a vu ses demandes de liberté sous caution refusées à quatre reprises, malgré le fait que pour sa dernière demande, le garant pour sa caution était le ministère de la Justice. M. Surapak a plaidé non coupable et a expliqué que sa défense aurait pu être mieux préparée s’il avait été temporairement libéré.
Les prédécesseurs de M. Surapak en détention provisoire à la prison de Bangkok, six suspects de lèse-majesté, ont également connu le même sort, le rejet de leurs demandes de liberté sous caution.
Somyot Preusakasemsuk, 51 ans, a vu ses demandes de liberté sous caution refusées 11 fois. La Cour pénale a prévu une audience dans son affaire pour demain [programmée pour le 19 septembre, elle a été reportée à une date indéfinie]. Mais personne ne pense qu'un verdict sera prononcé car la Cour constitutionnelle n'a pas encore statué sur l'appel de Somyot qui conteste la constitutionnalité de l'article 112 du code pénal.
La seule femme détenue pour lèse-majesté, Daranee Charncherngsilapakul (Da Torpedo), a vu ses demandes en liberté sous caution refusée à chaque fois. Elle et le Thaï-singapourien Wanchai Tan (qui est détenu séparément à la maison d'arrêt de Bangkok), ont servi le plus longtemps derrière les barreaux pour charges de lèse-majesté.
Un autre important cas de lèse-majesté où la liberté sous caution a été refusée est celui de "Oncle SMS", le prisonnier Ampon Tangnoppakul. Il est mort en prison en mai dernier, juste un mois après que son avocat avait commencé à faire des démarches pour une grâce royale.
Ampon a été reconnu coupable de l'envoi de quatre SMS jugés insultants pour la monarchie, et a été condamné à 20 ans de prison en novembre 2011.
La Cour d'instances inférieures, la Cour d'appel et la Cour suprême ont refusées de lui accorder la liberté sous caution à huit reprises en raison de la longue peine qu'il avait été condamné à purger et la gravité de l'infraction qu'il avait commise.
Les tribunaux n'auraient pas été convaincus qu'Ampon avait commis le crime. Les juges ont cependant estimé que, s'il était libéré, il pourrait s'évader.
Face aux réclamations comme quoi Ampon, une personne âgée, était malade, les tribunaux ont jugé que son état ne mettait pas encore sa vie en danger et que l'infirmerie de la prison pouvait subvenir à ses besoins médicaux.
Il n’y a pas que les victimes de la lèse-majesté qui se voient régulièrement refuser la liberté sous caution.
Les prisonniers politiques de la prison temporaire de Laksi, dont la plupart sont des partisans locaux du mouvement des chemises rouges condamnés à de longues peines de prison, font face à la même situation.
Fait intéressant, les batailles juridiques de libération sous caution ont rarement été racontées par les grands médias.
Pendant ce temps, le public devient confus, voire exaspéré, à cause des critères utilisés par le tribunal afin d'accorder ou non la liberté provisoire et d'infliger des peines de prison suite à une série de décisions de justice controversées.
Les décisions qui ont affecté la crédibilité de la Cour incluent le cas ou une adolescente dont l'imprudente conduite a fait neuf morts l'année dernière, s'est vu accorder la liberté sous caution, celui de cinq anciens policiers qui avaient été reconnus coupables d'exécutions extrajudiciaires moins d'une semaine plus tôt (et dont trois d'entre eux avaient été condamnés à mort) qui se sont vu accorder la liberté sous caution, ou encore celui de l'héritier d'un magnat qui a tué accidentellement un officier de police sur une moto avec sa Ferrari et qui s'est ensuite rendu coupable d'un délit de fuite. 
Beaucoup d'entre nous se souviennent d'un autre verdict controversé en 2001, lorsqu’un conférencier de l'Institut national de développement avait tué sa femme par jalousie et n'avait pas été en prison. Le tueur avait seulement été condamné à quelques heures de travail social communautaire afin de compenser son crime.
Naturellement, les Chemises rouges ont été sidérés en apprenant que le chef des Chemises jaunes, Sondhi Limthongkul, qui a été condamné à 85 ans de prison pour avoir violé les lois sur la sécurité, a obtenu sa peine de prison réduite de moitié en raison de sa confession.
Sondhi fait face à au moins 20 ans de prison, mais il a été libéré sous caution en attendant son appel.
Comme si ce n'était pas assez injuste, plusieurs des principaux dirigeants chemises rouges comme Jatuporn Prompan et Korkaew Pikulthong, qui ont été accusés de terrorisme et de crime de lèse-majesté, ont vu leur liberté sous caution approuvée.
Pour la petite histoire, la Commission Vérité et Réconciliation de Thaïlande (TRC) a déjà recommandé que l'article 112 du Code criminel soit modifié. La TRC a déclaré que l'infraction devrait être sanctionné par une peine de prison ne dépassant pas sept ans ou une amende ne dépassant pas 14.000 baht, et que les autorités de haut niveau devraient donner leur accord avant la poursuite de tels cas.
La commission a également exhorté le gouvernement à s'occuper rapidement des appels à la libération provisoire des détenus. Malheureusement, les propositions de la TRC aux dirigeants de la Chambre, du Sénat, de l'opposition et du gouvernement ont été ignorées.
Avec tant de cas démontrant un double standard, il est compréhensible et inévitable que le public ait le sentiment que le système judiciaire est injuste pour les pauvres ainsi que pour les prisonniers d'opinion. Une justice différée est une justice refusée. Malheureusement, ce n'est pas une exception dans notre système juridique, mais la norme qui s'applique systématiquement aux faibles et aux pauvres...

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 15:58

Le verdict du procès de Somyot Prueksakasemsuk pour lèse-majesté, prévu initialement le 19 septembre 2012, a été reporté pour une durée indéterminée par la Cour criminelle de Thaïlande. La Cour n'a donnée aucune raison à ce report. Somyot est en détention préventive depuis plus d'un an.

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 09:03

La lettre ouverte demandant la libération de Somyot Prueksakasemsuk a été remise à Yingluck Shinawatra, Premier ministre du Royaume de Thaïlande, ainsi qu'à Pairoj Wayuparp, Président de la Cour suprême de justice de Thaïlande et à Tavee Prajuablarp, Juge en chef de la Cour pénale internationale.

Déclaration de Thai Labour Campaign :

Bonjour à tous, amis et camarades
Nos remerciements les plus sincères à toutes les organisations, aux personnes concernées, amis et camarades de partout dans le monde, qui ont envoyé la lettre ouverte pour la libération de Somyot. Chacun d'entre vous a transmis un message clair et plein de solidarité venant du cœur pour Somyot et sa famille, de même que pour les gens qui travaillent pour sa libération et celle des autres prisonniers politiques thaïlandais.
Le 14 septembre 2012, cette lettre a été remise à:
SE Mme Yingluck Shinawatra
Premier ministre du Royaume de Thaïlande
M. Pairoj Wayuparp
Président de la Cour suprême de justice de Thaïlande
Tavee Prajuablarp,
Juge en chef de la Cour pénale internationale

Le 19 septembre 2012, ce sera le 6eme anniversaire du coup d'État illégal de 2006 qui a renversé le gouvernement légalement élu et mis en place une politique répressive contre la démocratie et la liberté en Thaïlande.
C'est ce jour là aussi que Somyot sera conduit devant le tribunal correctionnel de Thaïlande pour juger son affaire à nouveau. Il n'a jamais commis aucun méfait lorsqu'il luttait pour la défense de la liberté d'expression et de la démocratie en Thaïlande. Pourtant, aujourd'hui, c'est un prisonnier politique.
Nous restons d'avis que son arrestation est politique ainsi qu'une étape dans la suppression de tout le mouvement progressif pro-démocratie en Thaïlande.
Le verdict de son cas démontrera si la démocratie et la justice existent ou non en Thaïlande aujourd'hui.
Le monde attend le verdict de ce procès.
Nous allons continuer à faire pression pour Somyot et les autres prisonniers politiques de lèse-majesté, quelle que soit le résultat du verdict le 19 septembre 2012. S'il vous plaît soutenez nous jusqu'à ce qu'ils soient libérés.

Le 14 Septembre 2012. Thai Labour Campaign et environ 20 personnes du groupe 24 Juin pour la Démocratie, du Réseau des Familles des Personnes affectées par l'Article 112, du groupe Turn Left, des militants chemises rouges et de l'Organisation des Travailleurs pour la Démocratie ont soumis une lettre ouverte approuvée par 97 organisations ainsi qu'une pétition, faite par Clean Clothes Campaign et signée par 8035 personnes, qui demande la libération de Somyot et de tous les prisonniers politiques thaïlandais pour lèse-majesté.

La lettre et la pétition ont été soumises à 10 heures 15 à la Maison du Gouvernement, et reçues par le Directeur du Centre People Service de la Secrétairerie du Bureau du Premier Ministre, à 11 heures à la Cour suprême et reçues par la secrétaire du président de la Cour suprême. Ils ont tous affirmés qu'ils remettraient les lettres au Premier Ministre et au Président de la Cour suprême. Puis, à 13 heures, elles ont été soumises à la Cour pénale de Ratchada, mais aucun n'a reçu la lettre en personne car le Bureau Administratif de la Cour pénale a déclaré que cette action (la remise de la lettre et de la pétition) est une violation de la compétence de la cour.

Nous avons demandé au gouvernement et aux tribunaux de libérer Somyot maintenant vu qu'il va se rendre le 19 septembre à la Cour pénale pour entendre le verdict de son procès et nous avons affirmé que le système de justice devrait être plus uniforme, que la Cour devrait autoriser la liberté sous caution de Somyot ainsi que respecter ses droits conformément à la Constitution parce que sa détention pendant plus d'un an était déjà une sorte de punition.

Thai Labour Campaign le 14 septembre 2012

Cliquez sur un de ces liens pour lire la lettre qui a été remise:

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-appel-urgent-a-l-action-approuvez-la-lettre-ouverte-aux-autorites-thailandaises-pour-demander-la-li-109763212.html

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article26225

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 10:07

Un article de Human Rights Brief

Lien de l'article en anglais:

http://hrbrief.org/2012/09/like-comment-share-robust-domestic-and-international-debate-on-thailand%E2%80%99s-lese-majeste-laws-paving-the-way-for-reforms/

 

En novembre 2011, le gouvernement de Thaïlande a condamné un homme de 61 ans pour insulte à la monarchie du pays à cause de quatre messages SMS. En vertu de la loi de lèse-majesté thaïlandaise, l'une des plus strictes au monde, Ampon Tangnoppakul a été condamné à 20 ans de prison, soit 5 ans par texto. La condamnation d'Ampon Tangnoppakul a précédé deux autres procès très médiatisés en décembre. Un citoyen des États-Unis d'origine thaïlandaise a été condamné à 30 mois pour avoir traduit et diffusé en ligne des passages d'une biographie interdite du roi. Peu de temps après, un activiste politique chemise rouge a été condamné à 15 ans pour des discours prononcés en 2008. La Thaïlande a connu une importante augmentation des cas de lèse-majesté, passant de 33 cas en 2005 à 478 en 2010. Ces trois cas en particulier, ont déclenché l'intérêt de la communauté internationale et beaucoup de débats internes ainsi qu'un renouveau de l'activisme pour l'avenir de la liberté d'expression en Thaïlande en 2012.
La loi de lèse-majesté est énoncée dans l'article 112 du Code pénal de Thaïlande, qui décrète sans autre explication que "quiconque diffame, insulte ou menace le roi, la reine, l'héritier du trône ou le régent, sera puni d'un emprisonnement de trois à quinze ans." Avant 2006, l'article 112 était fréquemment utilisé par les élites politiques pour s'attaquer entre elles et se contester leur dévouement à la monarchie, laquelle est devenu un proxy pour cibler les ennemis avec opinions politiques dissidentes. Tout citoyen peut porter plainte à la police pour lèse-majesté, et les procès sont souvent fermés au public. La Thaïlande a adhéré au Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques (PIDCP) en 1996, dont l'article 19 oblige les pays à protéger les droits des personnes qui reçoivent et répandent des informations et des idées de toutes sortes. Néanmoins, les partisans de la monarchie constitutionnelle en Thaïlande dénient tout effet de la loi sur la liberté d'expression. Au lieu de cela, ils citent la nécessité de protéger la monarchie en tant qu'institution pour justifier la poursuite de l'exécution de l'article 112.
L'article 112 est souvent utilisé en conjonction avec la Loi sur les crimes informatiques (Computer Crimes Act ou CCA) de 2007 pour bloquer les sites avec du contenu lèse-majesté. En vertu de cette loi, 117 ordonnances judiciaires ont bloqué 75.000 adresses URL Internet en Thaïlande depuis 2007. Ce langage vague du CCA vise les utilisateurs d'Internet, leurs hôtes en ligne, ou d'autres intermédiaires qui téléchargent ou affichent des données équivalant à un "délit contre la sécurité du royaume en vertu du code pénal." L'effet combiné de ces deux lois est d'exposer un grand nombre de Thaïlandais, comme l’ont constaté certains observateurs tels que Human Rights Watch, à des poursuites pour des motifs politiques, poursuites qui sont encouragées par les partisans royalistes [...] Cette attitude hostile à l'égard des intermédiaires en ligne a également conduit les autorités thaïlandaises à avertir les utilisateurs de Facebook que le partage de certains messages pourraient les exposer à des sanctions pour crime de lèse-majesté. Le gouvernement thaïlandais a en outre demandé à Facebook de retirer 10.000 pages considérées comme insultant la monarchie.
La Thaïlande a subi son examen périodique universel au début d'octobre 2011, au cour duquel 14 Etats membres ont recommandés de modifier ou d'abroger l'article 112. Quelques jours plus tard, le rapporteur spécial pour la liberté d'expression, Frank La Rue, a publié une déclaration demandant des modifications à la fois de l'article 112 et du CCA. Selon le Rapporteur spécial, les lois sont trop vagues et imposent des sanctions pénales sévères et inutiles pour préserver la monarchie thaïlandaise ou la sécurité nationale. Une telle pression internationale a été suivie au niveau national avec une "Marche sans Peur" en décembre où les adversaires de la lèse-majesté sont restés silencieux pendant 112 minutes. Des réactions pour soutenir l'article 112 se sont également produites à Bangkok, en décembre, lorsque des manifestants royalistes thaïlandais ont défendus la loi devant l'ambassade américaine. De cette façon, l'attention internationale a contribué à un débat vigoureux sur la lèse-majesté en Thaïlande.
Malgré les critiques, la poursuite par le gouvernement des condamnations en vertu de l'article 112, montrent une volonté continue de politiser la monarchie dans le paysage politique fragile de la Thaïlande. Alors que les utilisateurs de Facebook en Thaïlande contemplent les dernières condamnations pour lèse-majesté, le vice-Premier ministre Chalerm Yoobamrung a récemment annoncé son intention de consacrer 12,6 millions de dollars dans la technologie pour intercepter et bloquer les contenus en ligne qui critiquent la monarchie. Dans un effort pour atténuer les tensions, la Commission Vérité et Réconciliation de Thaïlande a annoncé son soutien aux réformes de l'article 112. Ces modifications apporteraient des peines plus légères pour les condamnations et amélioreraient la surveillance légale des revendications. L'annonce a été rendue publique alors que la Commission Nationale des Droits de l'Homme formait un groupe de travail chargé d'examiner la légalité de la loi de lèse-majesté [...] Pendant ce temps, la pression internationale, le débat intérieur, et les enquêtes menées par les institutions publiques impartiales continuent d'agir comme un moteur de changement.

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 15:03

Déclaration du Groupe de Soutien de Malaisie pour la Démocratie en Thaïlande :

Bonjour à tous,
Voici la dernière lettre approuvé qui leur sera envoyé:
93 organisations ont approuvé cette lettre et y ont apporté leur signature.
Mlle la premier ministre du Royaume de Thaïlande
M. le président de la Cour suprême de justice de Thaïlande
M. le Juge en chef de la Cour pénale
Demain, la Thai Labour Campaign, une organisation de travailleurs pour la Démocratie, le Réseau des personnes concernées par l'article 112 et de leurs familles ainsi que d'autres syndicats et d'autres groupes pro-démocratie présenteront cette lettre.
A 10 heures: au premier ministre
A 11 heures 30: à la Cour suprême

A 14 heures: à la Cour pénale
Nous avons besoin de vous. Agissez rapidement en envoyant des Fax et des Email de la lettre à l'ambassade de Thaïlande de votre pays:
Un grand merci
Siew Hwa du Groupe de Soutien de Malaisie pour la Démocratie en Thaïlande

Lettre à envoyer:

Lettre ouverte: Appel à la libération de Somyot Prueksakasemsuk!
Votre Excellence,
Nous vous écrivons pour vous parler du procès à venir et du maintien en détention de Somyot Prueksakasemsuk qui est jugé suite à des accusations de lèse-majesté. Son procès se déroule actuellement. Il a commencé le 21 Novembre 2011 et se terminera le 19 septembre 2012. Somyot pourrait faire face à une peine maximale de 30 ans d'emprisonnement. Cela fait plus d'un an qu’il est en détention provisoire depuis son arrestation par des fonctionnaires du ministère des enquêtes spéciales en avril 2011.
Nous croyons que le refus de la liberté sous caution fait parti d'une campagne de harcèlement et d'intimidation à l’encontre des défenseurs des droits de l'homme en Thaïlande. Nous demandons aux autorités judiciaires thaïlandaises de garantir que les droits de Somyot Prueksakasemsuk soient maintenus pendant sa détention et qu'il lui soit accordé le droit à un procès équitable, y compris le droit à la liberté sous caution.
Nous vous rappelons respectueusement que la Déclaration des Nations Unies sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits humains universellement reconnus et les libertés fondamentales, a été adoptée par consensus par l'Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998 et qu’elle reconnaît la légitimité des activités des défenseurs des droits de l'homme, leur droit à la liberté d'association de même qu’elle invite les États membres à veiller à ce qu'ils puissent mener leurs activités sans crainte de représailles.
Nous vous demandons de veiller à ce que Somyot Prueksakasemsuk soit libéré. A défaut de sa libération immédiate et inconditionnelle, nous demandons que Somyot Prueksakasemsuk puisse bénéficier de son droit à la liberté sous caution, conformément aux normes d'un procès équitable en vertu du droit national et international.
Les défenseurs des droits de l'homme en Thaïlande, en particulier ceux qui luttent pour la liberté d'expression, doivent avoir la possibilité de mener à bien leurs actions légitimes en faveur des droits humains sans crainte de représailles. Ils devraient être aussi libres de toutes restrictions, y compris celle du harcèlement judiciaire.
Cordialement

(Signature)

Coordonnées du Premier ministre thaïlandais et du Président de la Cour de Justice Suprême de Thaïlande:

HE Ms Yingluck Shinawatra
Prime Minister of the Kingdom of Thailand
Government House
Pitsanulok Road, Dusit District
Bangkok 10300, Thaïlande


M. Pairoj Wayuparp
President of the Supreme Court of Justice of Thailand
6 Ratchadamnoen Nai Road,
Prabarommaharatchawang, Phranakorn
Bangkok 10200, Thaïlande

Lettre approuvée par les 93 organisations qui suivent:

1. โครงการรณรงค์เพื่อแรงงานไทย (Thai Labour Campaign, Thailand)

2. สภาองค์การลูกจ้างสภาศูนย์กลางแรงงานแห่งประเทศไทย (Labour Congress Center for Labour Union of Thailand-LCCLUT)

3. สหภาพแรงงานสยามริกเก้น (Siam Ricken Labour Union, Thailand)

4. สหพันธ์แรงงานอุตสาหกรรมสิ่งทอการตัดเย็บเสื้อผ้าและผลิตภัณฑ์หนังแห่งประเทศไทย (Textile, Garment, and Leather Workers’ Federation of Thailand-TWFT)

5. องค์การแรงงานเพื่อประชาธิปไตย (Workers Organization for Democracy-WOD, Thailand)

6. กลุ่มคนงานสตรีสู่เสรีภาพ (Women Workers for Liberation Group, Thailand)

7. สหภาพแรงงานประชาธิปไตย (Democracy Workers Union, Thailand)

8. สหภาพแรงงานไทยอคริลิคไฟเบอร์ (Thai Acrylic Labour Union-TLU)

9. สหภาพแรงงานสหกิจวิศาล (Sahakij Wisal Labour Union, Thailand)

10. สหภาพแรงงานมอลลิเก้เฮลแคร์ (Molnlycke Health Care Labour Union, Thailand)

11. กลุ่มสหภาพแรงงานอุตสาหกรรมเบอร์ล่า (Labour Union of Berla Group-LUBG, Thailand)

12. ศรีไพร นนทรีย์ กลุ่มออมทรัพย์พัฒนาชุมชนคนงาน (Ms.Sripai Nonsee, Workers Community Development Saving Group, Thailand)

13. นายวิรัช อินสะอาด ประธานสหภาพแรงงานพีบีเอสซี โลจิสติกส์ (Mr.Wirat Insa-ard, President of P.B.S.C. Logistics Labour Union, Thailand)

14. นายธงชัย ร่มเย็นเป็นสุข ประธานสหภาพแรงงานไทยซูซูกิ (Mr.Tongchai Romyenpensuk, President of Thai Suzuki, Thailand)

15. กลุ่มธรรมศาสตร์เสรีเพื่อประชาธิปไตย ประเทศไทย (League of Liberal Thammasat for Democracy, Thailand)

16. วรรณทณี เสงี่ยมศิลป์ อาชีพแม่บ้าน (Ms. Wantanee Sa-ngiamsin, housewife, Thailand)

17. ศรชัย ทองศรี (Mr. Sornchai Thongsri, Thailand)

18. องค์การรณรงค์เพื่อเสื้อผ้าสะอาด ประเทศเนเธอร์แลนด์ (Clean Clothes Campaign, the Netherlands)

19. สมาพันธ์แรงงานเกาหลี (Korean Confederation of Trade Unions-KCTU) (한글) 전국민주노동조합총연맹 (영문)

20. องค์กรสมานฉันท์แรงงาน (Workers' Solidarity All Together) (한글) 노동자연대다함께 (영문)

21. องค์กรเกาหลีเพื่อความสมานฉันท์ระหว่างประเทศ (Korean House for International Solidarity) (한글) 국제민주연대 (영문)

22. เครือข่ายพันธมิตรผู้หญิงเกาหลี (Korean Women’s Alliance) (한글) 전국여성연대 (영문)

23. องค์กรสมานฉันท์สื่อคริสเตียน ประเทศเกาหลีใต้ (Christian Media Solidarity) (한글) 미디어기독연대 (영문)

24. คณะกรรมการสนับสนุนแรงงานที่ถูกจำคุก เกาหลีใต้ (Committee to Support Imprisoned Workers) (한글) 구속노동자후원회 (영문)

25. สหพันธ์กลุ่มแพทย์เพื่อสิทธิด้านสุขภาพ เกาหลีใต้ (Korean Federation of Medical Groups for Health Rights) (한글) 건강권실현을위한보건의료단체연합 (영문)

26. สหภาพแรงงานอาจารย์พิเศษเกาหลี (Korea Irregular Professor Union-KIPU) (한글) 한국비정규교수노동조합 (영문)

27. ศูนย์กลางเพื่อกลับคืนสถานะการเป็นอาจารย์ของอาจารย์พิเศษ ประเทศเกาหลีใต้ (Center to Get Back Status of Teacher for Irregular Professor and Normalization of College Education-STIP) (한글) 대학강사 교원지위 회복과 대학교육정상화 투쟁본부 (영문)

28. สหภาพแรงงานอาจารย์มหาวิทยาลัย ประเทศเกาหลีใต้ (Korea University Lecturer Union-KULU) (한글) 전국대학강사노동조합 (영문)

29. สหภาพแรงงานข้ามชาติ เกาหลีใต้ (Seoul Gyeonggi Incheon Migrants Trade Unions) (한글) 서울경기인천 이주노동자 노동조합 (영문)

30. ศูนย์ลูกจ้างชั่วคราว เกาหลีใต้ (Seoul Dongbu Contingent Workers Center) (한글) 서울동부비정규노동센터 (영문)

31. เครือข่ายสมานฉันท์แรงงานแห่งภาคพื้นเอเชียแปซิฟิก เกาหลีใต้ (Asia Pacific Workers Solidarity Links) (한글) 아시아태평양노동자연대 (영문)

32. Reconciliation & Unification Mission Center Osan Laborer`s & Migrant`s Shelter (한글) 오산노동자센터(오산이주노동자센터) (영문)

33. Prebetryan Church of Osan Dasom (한글) 대한예수교장로회 오산다솜교회 (영문)

34. ศูนย์กลางการสื่อสารหลากหลายวัฒนธรรมในเอเชีย (Multicultural Communication Center in Asia) (한글) 아시아다문화소통센터 (영문)

35. ศูนย์กลางเครือข่ายแรงงานก้าวหน้า เกาหลีใต้ (Korean Progressive Labor Network Center) (한글) 한국노동네트워크협의회 (영문)

36. ศูนย์กลางการศึกษาสิทธิมนุษยชน เกาหลีใต้ (Human Rights Education Center, DEUL) (한글) 인권교육센터 '' (영문)

37. สหภาพลูกจ้างภาครัฐ เกาหลีใต้ (Korean Government Employees' Union) (한글) 전국공무원노동조합 (영문)

38. 개인 /individual>

39. คุณ Seraphina Cha mikyung เกาหลีใต้ (차미경 세라피나)

40. สมาคมอาจารย์เพื่อสังคมประชาธิปไตยแห่งชาติ เกาหลีใต้ (National Association of Professors for Democratic Society, Korea) (민주화를 위한 전국교수협의회)

41. พรรคมวลชนแรงงาน ประเทศฟิลิปปินส์ (Party of Laboring Masses or Partido Lakas ng Masa-PLM, Philippines)

42. ขบวนการผู้หญิงธงแดง ประเทศศรีลังกา (RED Flag Women's Movement, Sri Lanka)

43. สำนักงานกลุ่มพันธมิตรรณรงค์ฐานค่าจ้างแห่งเอเชีย ประจำภูมิภาคเอเชียตะวันออกเฉียงใต้ ประเทศมาเลเซีย (Asia Floor Wage Alliance-SEA Office, Malaysia)

44. สมาพันธ์แรงงานฮ่องกง (Hong Kong Confederation of Trade Unions-HKCTU)

45. ศูนย์ทรัพยากรแรงงานซีเดน ประเทศอินโดนีเซีย (Sedane Labour Resource Centre or Lembaga Informasi Perburuhan Sedane, Indonesia)

46. กลุ่มเพื่อนหญิง ประเทศมาเลเซีย (Friends of Women or Persatuan Sahabat Wanita Selangor, Malaysia)

47. คุณ Yasiu Kruszynsk สหพันธ์อนาธิปไตย กลุ่มงานริเริ่มด้านแรงงาน (Anarchist Federation, Workers Initiative)

48. คุณ Steve Leigh พนักงานโรงงาน ด้านบริการ สหภาพแรงงานระหว่างประเทศ (shop steward, service employees, International Union, Local 925)

49. สมาพันธ์แรงงาน Sindical de Trabajadores "Jose Benito Escobar" (CST-JBE) ประเทศนิคารากัว

50. ศูนย์ช่วยเหลือแรงงาน ประเทศฟิลิปปินส์ (Workers Assistance Center, Inc. -WAC, Philippines)

51. องค์กรตรวจสอบโลกาภิวัตน์ ฮ่องกง (Globalization Monitor, Hong Kong)

52. องค์กรนักศึกษาและนักวิชาการต่อต้านการกระทำไม่เป็นธรรมของบรรษัทข้ามชาติ (Students & Scholars Against Corporate Misbehaviour-SACOM, China)

53. สถาบันการวิจัยและศึกษาด้านแรงงานคูเมนิกา ประเทศฟิลิปปินส์ (Ecumenica Institute for Labor Education and Research-EILER)

54. พรรคเพื่อเสรีภาพของประชาชน ประเทศอินโดนิเซีย (People's Liberation Party-PLP, Indonesia)

55. กองเลขาธิการด้านแรงงาน จาการ์ตา ประเทศอินโดนีเซีย (Joint Secretariat of Labor or SEKBER BURUH, Greater Jakarta Indonesia)

56. สหพันธ์แรงงานอิสระ ประเทศอินโดนีเซีย (Federation of Independent Trade Union-GSBI, Indonesia)

57. สหพันธ์แรงงานปากีสถาน (Pakistan Labour Federation-PLF)

58. พรรคสังคมนิยมแห่งมาเลเซีย (Socialist Party of Malaysia-PSM)

59. เครือข่ายประชาชนผู้ถูกกดขี่ ประเทศมาเลเซีย (Network of the Oppressed People-JERIT, Malaysia)

60. เครือข่ายสมานฉันท์คนฟิลิปปินส์ ประเทศเนเธอร์แลนด์ (Philippines Solidarity Network in the Netherlands)

61. องค์กรผู้หญิงเยอรมัน (German Women Organization FEMNET)

62. ขบวนการประชาธิปไตยคนรุ่นใหม่ ประเทศลาว (The Laotian New Generation Democracy Movement-LGDM)

63. องค์กรพัฒนาเอกชนด้านแรงงานหญิง (Dabindu Collective, No,221, Welaboda Road, Katunayake, Sri Lanka, Women workers NGO in Colombo)

64. สหพันธ์แรงงานทั่วไป ประเทศเนปาล (General Federation of Nepal Trade Unions-GEFONT, Nepal)

65. สหภาพแรงงานอิสระแห่งชาติ ประเทศศรีลังกา (National Free Trade Unions, Sri Lanka)

66. ศูนย์ศึกษาแรงงานนิวเดลี ประเทศอินเดีย (Centre for Workers Education New Delhi, India)

67. องค์กรสังคมเพื่อแรงงานและการพัฒนา ประเทศอินเดีย (Society for Labour and Development, India)

68. สมาคมประชาชนคนทำงาน ประเทศอินโดนีเซีย (Working People’s Association- PRP, Indonesia)

69. เครือข่ายแรงงานออสเตรเลียเอเชีย (Australia Asia Worker Links-AAWL)

70. องค์กรแลกเปลี่ยนข้อมูลข้ามชาติ ประเทศเยอรมนี (Transnational Information Exchange-TIE Bildungswerk Germany)

71. สหภาพลูกจ้างบริการทั่วไปและในเขตการค้าเสรี ประเทศศรีลังกา (Free Trade Zones & General Services Employees Union, Sri Lanka)

72. สหภาพแรงงานอิสระด้านการศึกษา ประเทศอินโดนีเซีย (INERU Indonesia)

73. สำนักงานแรงงานระหว่างประเทศ ประเทศญี่ปุ่น (Labornet Japan International Division)

74. ดร.Susan Caldwell จากเมืองมอนทรีออล รัฐควิเบก ประเทศแคนาดา

75. องค์กรสังคมนิยมทางเลือก ประเทศออสเตรเลีย (Socialist Alternative, Australia)

76. เครือข่ายปฏิบัติการชุมชน ประเทศมาเลเซีย (Community Action Network, Malaysia)

77. ขบวนการคาทอลิกระหว่างประเทศเพื่อกิจกรรมทางปัญญาและวัฒนธรรมเอเชีย (International Catholic Movement for Intellectual and Cultural Affair –Asia)

78. กลุ่มชาวมาเลเซียสนับสนุนประชาธิปไตยในประเทศไทย (Malaysia Support Group for Democracy in Thailand)

79. ศูนย์ผู้หญิง ประเทศศรีลังกา (Women’s Center, Sri Lanka)

80. สหพันธ์แรงงานสามัคคี ประเทศศรีลังกา (United Federation of Labour-UFL, Sri Lanka)

81. พรรคความเสมอภาคทางสังคมใหม่ (New Social Equality Party or Nava Sama Samaja Party-NSSP, Sri Lanka)

82. องค์กรสมานฉันท์ไร้พรมแดนแห่งยุโรป ประเทศฝรั่งเศส (Europe Solidaire sans Frontiers-ESSF, France)

83. สภาแรงงานแห่งรัฐวิกตอเรีย ประเทศออสเตรเลีย (The Victorian Trades Hall Council, Australia)

84. องค์กรเสียงของประชาชนมาเลเซีย (Voice of the Malaysian People or Suara Rakyat Malaysia- SUARAM, Malaysia)

85. ศูนย์กลางการสื่อสารของชุมชน ประเทศมาเลเซีย (People's Communication Centre-KOMAS, Malaysia)

86. สมาคม Community Residents Association for Selangor and Federal Territories (PERMAS) ประเทศมาเลเซีย

87. วารสารไร้พรมแดน “Grenzeloos” ประเทศเนเธอร์แลนด์

88. เครือข่ายศาสนาพุทธระหว่างประเทศ ประเทศไทย (International Network of Engaged Buddhism -INEB, Thailand)

89. กลุ่มสมานฉันท์ (กลุ่มสังคมนิยม) ประเทศออสเตรเลีย (Solidarity, Australia)

90. ศูนย์ทรัพยากรด้านแรงงาน มาเลเซีย (Labour Resource Centre Malaysia)

91. คุณ Chua Tian Chang สมาชิกรัฐสภา ประเทศมาเลเซีย

92. คุณ Syed Shahir Mohamud สมาชิกวุฒิสภา มาเลเซีย (อดีตประธานสภาแรงงานแห่งมาเลเซีย)

93. ศูนย์กลางเพื่อสื่อหนังสือพิมพ์อิสระ มาเลเซีย (Centre for Independent Journalism-CIJ)

94.

Network of Family Members and People Affected by Article 112

95.

Domestic Workers Union- Sri lanka

96.

24 June Democracy Group

97.

Red Shirt Activists Group

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