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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 15:58

Le verdict du procès de Somyot Prueksakasemsuk pour lèse-majesté, prévu initialement le 19 septembre 2012, a été reporté pour une durée indéterminée par la Cour criminelle de Thaïlande. La Cour n'a donnée aucune raison à ce report. Somyot est en détention préventive depuis plus d'un an.

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 09:03

La lettre ouverte demandant la libération de Somyot Prueksakasemsuk a été remise à Yingluck Shinawatra, Premier ministre du Royaume de Thaïlande, ainsi qu'à Pairoj Wayuparp, Président de la Cour suprême de justice de Thaïlande et à Tavee Prajuablarp, Juge en chef de la Cour pénale internationale.

Déclaration de Thai Labour Campaign :

Bonjour à tous, amis et camarades
Nos remerciements les plus sincères à toutes les organisations, aux personnes concernées, amis et camarades de partout dans le monde, qui ont envoyé la lettre ouverte pour la libération de Somyot. Chacun d'entre vous a transmis un message clair et plein de solidarité venant du cœur pour Somyot et sa famille, de même que pour les gens qui travaillent pour sa libération et celle des autres prisonniers politiques thaïlandais.
Le 14 septembre 2012, cette lettre a été remise à:
SE Mme Yingluck Shinawatra
Premier ministre du Royaume de Thaïlande
M. Pairoj Wayuparp
Président de la Cour suprême de justice de Thaïlande
Tavee Prajuablarp,
Juge en chef de la Cour pénale internationale

Le 19 septembre 2012, ce sera le 6eme anniversaire du coup d'État illégal de 2006 qui a renversé le gouvernement légalement élu et mis en place une politique répressive contre la démocratie et la liberté en Thaïlande.
C'est ce jour là aussi que Somyot sera conduit devant le tribunal correctionnel de Thaïlande pour juger son affaire à nouveau. Il n'a jamais commis aucun méfait lorsqu'il luttait pour la défense de la liberté d'expression et de la démocratie en Thaïlande. Pourtant, aujourd'hui, c'est un prisonnier politique.
Nous restons d'avis que son arrestation est politique ainsi qu'une étape dans la suppression de tout le mouvement progressif pro-démocratie en Thaïlande.
Le verdict de son cas démontrera si la démocratie et la justice existent ou non en Thaïlande aujourd'hui.
Le monde attend le verdict de ce procès.
Nous allons continuer à faire pression pour Somyot et les autres prisonniers politiques de lèse-majesté, quelle que soit le résultat du verdict le 19 septembre 2012. S'il vous plaît soutenez nous jusqu'à ce qu'ils soient libérés.

Le 14 Septembre 2012. Thai Labour Campaign et environ 20 personnes du groupe 24 Juin pour la Démocratie, du Réseau des Familles des Personnes affectées par l'Article 112, du groupe Turn Left, des militants chemises rouges et de l'Organisation des Travailleurs pour la Démocratie ont soumis une lettre ouverte approuvée par 97 organisations ainsi qu'une pétition, faite par Clean Clothes Campaign et signée par 8035 personnes, qui demande la libération de Somyot et de tous les prisonniers politiques thaïlandais pour lèse-majesté.

La lettre et la pétition ont été soumises à 10 heures 15 à la Maison du Gouvernement, et reçues par le Directeur du Centre People Service de la Secrétairerie du Bureau du Premier Ministre, à 11 heures à la Cour suprême et reçues par la secrétaire du président de la Cour suprême. Ils ont tous affirmés qu'ils remettraient les lettres au Premier Ministre et au Président de la Cour suprême. Puis, à 13 heures, elles ont été soumises à la Cour pénale de Ratchada, mais aucun n'a reçu la lettre en personne car le Bureau Administratif de la Cour pénale a déclaré que cette action (la remise de la lettre et de la pétition) est une violation de la compétence de la cour.

Nous avons demandé au gouvernement et aux tribunaux de libérer Somyot maintenant vu qu'il va se rendre le 19 septembre à la Cour pénale pour entendre le verdict de son procès et nous avons affirmé que le système de justice devrait être plus uniforme, que la Cour devrait autoriser la liberté sous caution de Somyot ainsi que respecter ses droits conformément à la Constitution parce que sa détention pendant plus d'un an était déjà une sorte de punition.

Thai Labour Campaign le 14 septembre 2012

Cliquez sur un de ces liens pour lire la lettre qui a été remise:

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-appel-urgent-a-l-action-approuvez-la-lettre-ouverte-aux-autorites-thailandaises-pour-demander-la-li-109763212.html

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article26225

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 10:07

Un article de Human Rights Brief

Lien de l'article en anglais:

http://hrbrief.org/2012/09/like-comment-share-robust-domestic-and-international-debate-on-thailand%E2%80%99s-lese-majeste-laws-paving-the-way-for-reforms/

 

En novembre 2011, le gouvernement de Thaïlande a condamné un homme de 61 ans pour insulte à la monarchie du pays à cause de quatre messages SMS. En vertu de la loi de lèse-majesté thaïlandaise, l'une des plus strictes au monde, Ampon Tangnoppakul a été condamné à 20 ans de prison, soit 5 ans par texto. La condamnation d'Ampon Tangnoppakul a précédé deux autres procès très médiatisés en décembre. Un citoyen des États-Unis d'origine thaïlandaise a été condamné à 30 mois pour avoir traduit et diffusé en ligne des passages d'une biographie interdite du roi. Peu de temps après, un activiste politique chemise rouge a été condamné à 15 ans pour des discours prononcés en 2008. La Thaïlande a connu une importante augmentation des cas de lèse-majesté, passant de 33 cas en 2005 à 478 en 2010. Ces trois cas en particulier, ont déclenché l'intérêt de la communauté internationale et beaucoup de débats internes ainsi qu'un renouveau de l'activisme pour l'avenir de la liberté d'expression en Thaïlande en 2012.
La loi de lèse-majesté est énoncée dans l'article 112 du Code pénal de Thaïlande, qui décrète sans autre explication que "quiconque diffame, insulte ou menace le roi, la reine, l'héritier du trône ou le régent, sera puni d'un emprisonnement de trois à quinze ans." Avant 2006, l'article 112 était fréquemment utilisé par les élites politiques pour s'attaquer entre elles et se contester leur dévouement à la monarchie, laquelle est devenu un proxy pour cibler les ennemis avec opinions politiques dissidentes. Tout citoyen peut porter plainte à la police pour lèse-majesté, et les procès sont souvent fermés au public. La Thaïlande a adhéré au Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques (PIDCP) en 1996, dont l'article 19 oblige les pays à protéger les droits des personnes qui reçoivent et répandent des informations et des idées de toutes sortes. Néanmoins, les partisans de la monarchie constitutionnelle en Thaïlande dénient tout effet de la loi sur la liberté d'expression. Au lieu de cela, ils citent la nécessité de protéger la monarchie en tant qu'institution pour justifier la poursuite de l'exécution de l'article 112.
L'article 112 est souvent utilisé en conjonction avec la Loi sur les crimes informatiques (Computer Crimes Act ou CCA) de 2007 pour bloquer les sites avec du contenu lèse-majesté. En vertu de cette loi, 117 ordonnances judiciaires ont bloqué 75.000 adresses URL Internet en Thaïlande depuis 2007. Ce langage vague du CCA vise les utilisateurs d'Internet, leurs hôtes en ligne, ou d'autres intermédiaires qui téléchargent ou affichent des données équivalant à un "délit contre la sécurité du royaume en vertu du code pénal." L'effet combiné de ces deux lois est d'exposer un grand nombre de Thaïlandais, comme l’ont constaté certains observateurs tels que Human Rights Watch, à des poursuites pour des motifs politiques, poursuites qui sont encouragées par les partisans royalistes [...] Cette attitude hostile à l'égard des intermédiaires en ligne a également conduit les autorités thaïlandaises à avertir les utilisateurs de Facebook que le partage de certains messages pourraient les exposer à des sanctions pour crime de lèse-majesté. Le gouvernement thaïlandais a en outre demandé à Facebook de retirer 10.000 pages considérées comme insultant la monarchie.
La Thaïlande a subi son examen périodique universel au début d'octobre 2011, au cour duquel 14 Etats membres ont recommandés de modifier ou d'abroger l'article 112. Quelques jours plus tard, le rapporteur spécial pour la liberté d'expression, Frank La Rue, a publié une déclaration demandant des modifications à la fois de l'article 112 et du CCA. Selon le Rapporteur spécial, les lois sont trop vagues et imposent des sanctions pénales sévères et inutiles pour préserver la monarchie thaïlandaise ou la sécurité nationale. Une telle pression internationale a été suivie au niveau national avec une "Marche sans Peur" en décembre où les adversaires de la lèse-majesté sont restés silencieux pendant 112 minutes. Des réactions pour soutenir l'article 112 se sont également produites à Bangkok, en décembre, lorsque des manifestants royalistes thaïlandais ont défendus la loi devant l'ambassade américaine. De cette façon, l'attention internationale a contribué à un débat vigoureux sur la lèse-majesté en Thaïlande.
Malgré les critiques, la poursuite par le gouvernement des condamnations en vertu de l'article 112, montrent une volonté continue de politiser la monarchie dans le paysage politique fragile de la Thaïlande. Alors que les utilisateurs de Facebook en Thaïlande contemplent les dernières condamnations pour lèse-majesté, le vice-Premier ministre Chalerm Yoobamrung a récemment annoncé son intention de consacrer 12,6 millions de dollars dans la technologie pour intercepter et bloquer les contenus en ligne qui critiquent la monarchie. Dans un effort pour atténuer les tensions, la Commission Vérité et Réconciliation de Thaïlande a annoncé son soutien aux réformes de l'article 112. Ces modifications apporteraient des peines plus légères pour les condamnations et amélioreraient la surveillance légale des revendications. L'annonce a été rendue publique alors que la Commission Nationale des Droits de l'Homme formait un groupe de travail chargé d'examiner la légalité de la loi de lèse-majesté [...] Pendant ce temps, la pression internationale, le débat intérieur, et les enquêtes menées par les institutions publiques impartiales continuent d'agir comme un moteur de changement.

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 15:03

Déclaration du Groupe de Soutien de Malaisie pour la Démocratie en Thaïlande :

Bonjour à tous,
Voici la dernière lettre approuvé qui leur sera envoyé:
93 organisations ont approuvé cette lettre et y ont apporté leur signature.
Mlle la premier ministre du Royaume de Thaïlande
M. le président de la Cour suprême de justice de Thaïlande
M. le Juge en chef de la Cour pénale
Demain, la Thai Labour Campaign, une organisation de travailleurs pour la Démocratie, le Réseau des personnes concernées par l'article 112 et de leurs familles ainsi que d'autres syndicats et d'autres groupes pro-démocratie présenteront cette lettre.
A 10 heures: au premier ministre
A 11 heures 30: à la Cour suprême

A 14 heures: à la Cour pénale
Nous avons besoin de vous. Agissez rapidement en envoyant des Fax et des Email de la lettre à l'ambassade de Thaïlande de votre pays:
Un grand merci
Siew Hwa du Groupe de Soutien de Malaisie pour la Démocratie en Thaïlande

Lettre à envoyer:

Lettre ouverte: Appel à la libération de Somyot Prueksakasemsuk!
Votre Excellence,
Nous vous écrivons pour vous parler du procès à venir et du maintien en détention de Somyot Prueksakasemsuk qui est jugé suite à des accusations de lèse-majesté. Son procès se déroule actuellement. Il a commencé le 21 Novembre 2011 et se terminera le 19 septembre 2012. Somyot pourrait faire face à une peine maximale de 30 ans d'emprisonnement. Cela fait plus d'un an qu’il est en détention provisoire depuis son arrestation par des fonctionnaires du ministère des enquêtes spéciales en avril 2011.
Nous croyons que le refus de la liberté sous caution fait parti d'une campagne de harcèlement et d'intimidation à l’encontre des défenseurs des droits de l'homme en Thaïlande. Nous demandons aux autorités judiciaires thaïlandaises de garantir que les droits de Somyot Prueksakasemsuk soient maintenus pendant sa détention et qu'il lui soit accordé le droit à un procès équitable, y compris le droit à la liberté sous caution.
Nous vous rappelons respectueusement que la Déclaration des Nations Unies sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits humains universellement reconnus et les libertés fondamentales, a été adoptée par consensus par l'Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998 et qu’elle reconnaît la légitimité des activités des défenseurs des droits de l'homme, leur droit à la liberté d'association de même qu’elle invite les États membres à veiller à ce qu'ils puissent mener leurs activités sans crainte de représailles.
Nous vous demandons de veiller à ce que Somyot Prueksakasemsuk soit libéré. A défaut de sa libération immédiate et inconditionnelle, nous demandons que Somyot Prueksakasemsuk puisse bénéficier de son droit à la liberté sous caution, conformément aux normes d'un procès équitable en vertu du droit national et international.
Les défenseurs des droits de l'homme en Thaïlande, en particulier ceux qui luttent pour la liberté d'expression, doivent avoir la possibilité de mener à bien leurs actions légitimes en faveur des droits humains sans crainte de représailles. Ils devraient être aussi libres de toutes restrictions, y compris celle du harcèlement judiciaire.
Cordialement

(Signature)

Coordonnées du Premier ministre thaïlandais et du Président de la Cour de Justice Suprême de Thaïlande:

HE Ms Yingluck Shinawatra
Prime Minister of the Kingdom of Thailand
Government House
Pitsanulok Road, Dusit District
Bangkok 10300, Thaïlande


M. Pairoj Wayuparp
President of the Supreme Court of Justice of Thailand
6 Ratchadamnoen Nai Road,
Prabarommaharatchawang, Phranakorn
Bangkok 10200, Thaïlande

Lettre approuvée par les 93 organisations qui suivent:

1. โครงการรณรงค์เพื่อแรงงานไทย (Thai Labour Campaign, Thailand)

2. สภาองค์การลูกจ้างสภาศูนย์กลางแรงงานแห่งประเทศไทย (Labour Congress Center for Labour Union of Thailand-LCCLUT)

3. สหภาพแรงงานสยามริกเก้น (Siam Ricken Labour Union, Thailand)

4. สหพันธ์แรงงานอุตสาหกรรมสิ่งทอการตัดเย็บเสื้อผ้าและผลิตภัณฑ์หนังแห่งประเทศไทย (Textile, Garment, and Leather Workers’ Federation of Thailand-TWFT)

5. องค์การแรงงานเพื่อประชาธิปไตย (Workers Organization for Democracy-WOD, Thailand)

6. กลุ่มคนงานสตรีสู่เสรีภาพ (Women Workers for Liberation Group, Thailand)

7. สหภาพแรงงานประชาธิปไตย (Democracy Workers Union, Thailand)

8. สหภาพแรงงานไทยอคริลิคไฟเบอร์ (Thai Acrylic Labour Union-TLU)

9. สหภาพแรงงานสหกิจวิศาล (Sahakij Wisal Labour Union, Thailand)

10. สหภาพแรงงานมอลลิเก้เฮลแคร์ (Molnlycke Health Care Labour Union, Thailand)

11. กลุ่มสหภาพแรงงานอุตสาหกรรมเบอร์ล่า (Labour Union of Berla Group-LUBG, Thailand)

12. ศรีไพร นนทรีย์ กลุ่มออมทรัพย์พัฒนาชุมชนคนงาน (Ms.Sripai Nonsee, Workers Community Development Saving Group, Thailand)

13. นายวิรัช อินสะอาด ประธานสหภาพแรงงานพีบีเอสซี โลจิสติกส์ (Mr.Wirat Insa-ard, President of P.B.S.C. Logistics Labour Union, Thailand)

14. นายธงชัย ร่มเย็นเป็นสุข ประธานสหภาพแรงงานไทยซูซูกิ (Mr.Tongchai Romyenpensuk, President of Thai Suzuki, Thailand)

15. กลุ่มธรรมศาสตร์เสรีเพื่อประชาธิปไตย ประเทศไทย (League of Liberal Thammasat for Democracy, Thailand)

16. วรรณทณี เสงี่ยมศิลป์ อาชีพแม่บ้าน (Ms. Wantanee Sa-ngiamsin, housewife, Thailand)

17. ศรชัย ทองศรี (Mr. Sornchai Thongsri, Thailand)

18. องค์การรณรงค์เพื่อเสื้อผ้าสะอาด ประเทศเนเธอร์แลนด์ (Clean Clothes Campaign, the Netherlands)

19. สมาพันธ์แรงงานเกาหลี (Korean Confederation of Trade Unions-KCTU) (한글) 전국민주노동조합총연맹 (영문)

20. องค์กรสมานฉันท์แรงงาน (Workers' Solidarity All Together) (한글) 노동자연대다함께 (영문)

21. องค์กรเกาหลีเพื่อความสมานฉันท์ระหว่างประเทศ (Korean House for International Solidarity) (한글) 국제민주연대 (영문)

22. เครือข่ายพันธมิตรผู้หญิงเกาหลี (Korean Women’s Alliance) (한글) 전국여성연대 (영문)

23. องค์กรสมานฉันท์สื่อคริสเตียน ประเทศเกาหลีใต้ (Christian Media Solidarity) (한글) 미디어기독연대 (영문)

24. คณะกรรมการสนับสนุนแรงงานที่ถูกจำคุก เกาหลีใต้ (Committee to Support Imprisoned Workers) (한글) 구속노동자후원회 (영문)

25. สหพันธ์กลุ่มแพทย์เพื่อสิทธิด้านสุขภาพ เกาหลีใต้ (Korean Federation of Medical Groups for Health Rights) (한글) 건강권실현을위한보건의료단체연합 (영문)

26. สหภาพแรงงานอาจารย์พิเศษเกาหลี (Korea Irregular Professor Union-KIPU) (한글) 한국비정규교수노동조합 (영문)

27. ศูนย์กลางเพื่อกลับคืนสถานะการเป็นอาจารย์ของอาจารย์พิเศษ ประเทศเกาหลีใต้ (Center to Get Back Status of Teacher for Irregular Professor and Normalization of College Education-STIP) (한글) 대학강사 교원지위 회복과 대학교육정상화 투쟁본부 (영문)

28. สหภาพแรงงานอาจารย์มหาวิทยาลัย ประเทศเกาหลีใต้ (Korea University Lecturer Union-KULU) (한글) 전국대학강사노동조합 (영문)

29. สหภาพแรงงานข้ามชาติ เกาหลีใต้ (Seoul Gyeonggi Incheon Migrants Trade Unions) (한글) 서울경기인천 이주노동자 노동조합 (영문)

30. ศูนย์ลูกจ้างชั่วคราว เกาหลีใต้ (Seoul Dongbu Contingent Workers Center) (한글) 서울동부비정규노동센터 (영문)

31. เครือข่ายสมานฉันท์แรงงานแห่งภาคพื้นเอเชียแปซิฟิก เกาหลีใต้ (Asia Pacific Workers Solidarity Links) (한글) 아시아태평양노동자연대 (영문)

32. Reconciliation & Unification Mission Center Osan Laborer`s & Migrant`s Shelter (한글) 오산노동자센터(오산이주노동자센터) (영문)

33. Prebetryan Church of Osan Dasom (한글) 대한예수교장로회 오산다솜교회 (영문)

34. ศูนย์กลางการสื่อสารหลากหลายวัฒนธรรมในเอเชีย (Multicultural Communication Center in Asia) (한글) 아시아다문화소통센터 (영문)

35. ศูนย์กลางเครือข่ายแรงงานก้าวหน้า เกาหลีใต้ (Korean Progressive Labor Network Center) (한글) 한국노동네트워크협의회 (영문)

36. ศูนย์กลางการศึกษาสิทธิมนุษยชน เกาหลีใต้ (Human Rights Education Center, DEUL) (한글) 인권교육센터 '' (영문)

37. สหภาพลูกจ้างภาครัฐ เกาหลีใต้ (Korean Government Employees' Union) (한글) 전국공무원노동조합 (영문)

38. 개인 /individual>

39. คุณ Seraphina Cha mikyung เกาหลีใต้ (차미경 세라피나)

40. สมาคมอาจารย์เพื่อสังคมประชาธิปไตยแห่งชาติ เกาหลีใต้ (National Association of Professors for Democratic Society, Korea) (민주화를 위한 전국교수협의회)

41. พรรคมวลชนแรงงาน ประเทศฟิลิปปินส์ (Party of Laboring Masses or Partido Lakas ng Masa-PLM, Philippines)

42. ขบวนการผู้หญิงธงแดง ประเทศศรีลังกา (RED Flag Women's Movement, Sri Lanka)

43. สำนักงานกลุ่มพันธมิตรรณรงค์ฐานค่าจ้างแห่งเอเชีย ประจำภูมิภาคเอเชียตะวันออกเฉียงใต้ ประเทศมาเลเซีย (Asia Floor Wage Alliance-SEA Office, Malaysia)

44. สมาพันธ์แรงงานฮ่องกง (Hong Kong Confederation of Trade Unions-HKCTU)

45. ศูนย์ทรัพยากรแรงงานซีเดน ประเทศอินโดนีเซีย (Sedane Labour Resource Centre or Lembaga Informasi Perburuhan Sedane, Indonesia)

46. กลุ่มเพื่อนหญิง ประเทศมาเลเซีย (Friends of Women or Persatuan Sahabat Wanita Selangor, Malaysia)

47. คุณ Yasiu Kruszynsk สหพันธ์อนาธิปไตย กลุ่มงานริเริ่มด้านแรงงาน (Anarchist Federation, Workers Initiative)

48. คุณ Steve Leigh พนักงานโรงงาน ด้านบริการ สหภาพแรงงานระหว่างประเทศ (shop steward, service employees, International Union, Local 925)

49. สมาพันธ์แรงงาน Sindical de Trabajadores "Jose Benito Escobar" (CST-JBE) ประเทศนิคารากัว

50. ศูนย์ช่วยเหลือแรงงาน ประเทศฟิลิปปินส์ (Workers Assistance Center, Inc. -WAC, Philippines)

51. องค์กรตรวจสอบโลกาภิวัตน์ ฮ่องกง (Globalization Monitor, Hong Kong)

52. องค์กรนักศึกษาและนักวิชาการต่อต้านการกระทำไม่เป็นธรรมของบรรษัทข้ามชาติ (Students & Scholars Against Corporate Misbehaviour-SACOM, China)

53. สถาบันการวิจัยและศึกษาด้านแรงงานคูเมนิกา ประเทศฟิลิปปินส์ (Ecumenica Institute for Labor Education and Research-EILER)

54. พรรคเพื่อเสรีภาพของประชาชน ประเทศอินโดนิเซีย (People's Liberation Party-PLP, Indonesia)

55. กองเลขาธิการด้านแรงงาน จาการ์ตา ประเทศอินโดนีเซีย (Joint Secretariat of Labor or SEKBER BURUH, Greater Jakarta Indonesia)

56. สหพันธ์แรงงานอิสระ ประเทศอินโดนีเซีย (Federation of Independent Trade Union-GSBI, Indonesia)

57. สหพันธ์แรงงานปากีสถาน (Pakistan Labour Federation-PLF)

58. พรรคสังคมนิยมแห่งมาเลเซีย (Socialist Party of Malaysia-PSM)

59. เครือข่ายประชาชนผู้ถูกกดขี่ ประเทศมาเลเซีย (Network of the Oppressed People-JERIT, Malaysia)

60. เครือข่ายสมานฉันท์คนฟิลิปปินส์ ประเทศเนเธอร์แลนด์ (Philippines Solidarity Network in the Netherlands)

61. องค์กรผู้หญิงเยอรมัน (German Women Organization FEMNET)

62. ขบวนการประชาธิปไตยคนรุ่นใหม่ ประเทศลาว (The Laotian New Generation Democracy Movement-LGDM)

63. องค์กรพัฒนาเอกชนด้านแรงงานหญิง (Dabindu Collective, No,221, Welaboda Road, Katunayake, Sri Lanka, Women workers NGO in Colombo)

64. สหพันธ์แรงงานทั่วไป ประเทศเนปาล (General Federation of Nepal Trade Unions-GEFONT, Nepal)

65. สหภาพแรงงานอิสระแห่งชาติ ประเทศศรีลังกา (National Free Trade Unions, Sri Lanka)

66. ศูนย์ศึกษาแรงงานนิวเดลี ประเทศอินเดีย (Centre for Workers Education New Delhi, India)

67. องค์กรสังคมเพื่อแรงงานและการพัฒนา ประเทศอินเดีย (Society for Labour and Development, India)

68. สมาคมประชาชนคนทำงาน ประเทศอินโดนีเซีย (Working People’s Association- PRP, Indonesia)

69. เครือข่ายแรงงานออสเตรเลียเอเชีย (Australia Asia Worker Links-AAWL)

70. องค์กรแลกเปลี่ยนข้อมูลข้ามชาติ ประเทศเยอรมนี (Transnational Information Exchange-TIE Bildungswerk Germany)

71. สหภาพลูกจ้างบริการทั่วไปและในเขตการค้าเสรี ประเทศศรีลังกา (Free Trade Zones & General Services Employees Union, Sri Lanka)

72. สหภาพแรงงานอิสระด้านการศึกษา ประเทศอินโดนีเซีย (INERU Indonesia)

73. สำนักงานแรงงานระหว่างประเทศ ประเทศญี่ปุ่น (Labornet Japan International Division)

74. ดร.Susan Caldwell จากเมืองมอนทรีออล รัฐควิเบก ประเทศแคนาดา

75. องค์กรสังคมนิยมทางเลือก ประเทศออสเตรเลีย (Socialist Alternative, Australia)

76. เครือข่ายปฏิบัติการชุมชน ประเทศมาเลเซีย (Community Action Network, Malaysia)

77. ขบวนการคาทอลิกระหว่างประเทศเพื่อกิจกรรมทางปัญญาและวัฒนธรรมเอเชีย (International Catholic Movement for Intellectual and Cultural Affair –Asia)

78. กลุ่มชาวมาเลเซียสนับสนุนประชาธิปไตยในประเทศไทย (Malaysia Support Group for Democracy in Thailand)

79. ศูนย์ผู้หญิง ประเทศศรีลังกา (Women’s Center, Sri Lanka)

80. สหพันธ์แรงงานสามัคคี ประเทศศรีลังกา (United Federation of Labour-UFL, Sri Lanka)

81. พรรคความเสมอภาคทางสังคมใหม่ (New Social Equality Party or Nava Sama Samaja Party-NSSP, Sri Lanka)

82. องค์กรสมานฉันท์ไร้พรมแดนแห่งยุโรป ประเทศฝรั่งเศส (Europe Solidaire sans Frontiers-ESSF, France)

83. สภาแรงงานแห่งรัฐวิกตอเรีย ประเทศออสเตรเลีย (The Victorian Trades Hall Council, Australia)

84. องค์กรเสียงของประชาชนมาเลเซีย (Voice of the Malaysian People or Suara Rakyat Malaysia- SUARAM, Malaysia)

85. ศูนย์กลางการสื่อสารของชุมชน ประเทศมาเลเซีย (People's Communication Centre-KOMAS, Malaysia)

86. สมาคม Community Residents Association for Selangor and Federal Territories (PERMAS) ประเทศมาเลเซีย

87. วารสารไร้พรมแดน “Grenzeloos” ประเทศเนเธอร์แลนด์

88. เครือข่ายศาสนาพุทธระหว่างประเทศ ประเทศไทย (International Network of Engaged Buddhism -INEB, Thailand)

89. กลุ่มสมานฉันท์ (กลุ่มสังคมนิยม) ประเทศออสเตรเลีย (Solidarity, Australia)

90. ศูนย์ทรัพยากรด้านแรงงาน มาเลเซีย (Labour Resource Centre Malaysia)

91. คุณ Chua Tian Chang สมาชิกรัฐสภา ประเทศมาเลเซีย

92. คุณ Syed Shahir Mohamud สมาชิกวุฒิสภา มาเลเซีย (อดีตประธานสภาแรงงานแห่งมาเลเซีย)

93. ศูนย์กลางเพื่อสื่อหนังสือพิมพ์อิสระ มาเลเซีย (Centre for Independent Journalism-CIJ)

94.

Network of Family Members and People Affected by Article 112

95.

Domestic Workers Union- Sri lanka

96.

24 June Democracy Group

97.

Red Shirt Activists Group

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 07:28

Texte de la pétition:

 

Libérez Somyot! La liberté d'expression n'est pas un crime.

S'il vous plaît, signez cette pétition au Premier ministre thaïlandais

 
Le 19 septembre la Cour pénale thaïlandaise annoncera la date du verdict de Somyot Prueksakasemsuk, éditeur bien connu et, depuis longtemps, militant des droits des travailleurs en Thaïlande. Il peut être condamné à 30 ans de prison.
Nous avons besoin de vos voix pour nous faire entendre.
Clean Clothes Campaign (CCC) continue de faire appel aux autorités thaïlandaises pour qu'elles abandonnent toutes les charges retenues contre Somyot Prueksakasemsuk ainsi que celles contre tous les autres défenseurs des droits humains détenus en vertu de la loi de lèse-majesté. Nous demandons qu'au minimum, Somyot soit libéré sous caution.
Somyot a été arrêté il y a plus d'un an, en avril 2011. Les autorités thaïlandaises affirment que deux articles, parus dans son magazine "Voice of Taksin", ont offensés le Roi de Thaïlande. Il a été accusé de lèse-majesté, un crime passible de 30 ans d'emprisonnement. Somyot a été forcé d'attendre son procès, dans une prison surpeuplée et insalubre, pendant dix-sept mois et la liberté sous caution lui a été refusée huit fois.
CCC travaille en collaboration avec les organisations de droit de l'homme afin d'influencer les gouvernements des pays européens pour qu'ils fassent pression sur le gouvernement thaïlandais. Nous demandons également que tous les défenseurs des droits de l'homme en Thaïlande soient en mesure de mener à bien leurs actions légitimes en faveur des droits humains sans crainte de représailles et sans restrictions ni de harcèlement judiciaire.
Dites au Premier ministre thaïlandais: Libérez Somyot maintenant! La liberté d'expression n'est pas un crime.
Vos signatures seront largement diffusées de sorte que le gouvernement thaïlandais devra nous écouter!

Lien pour signer la pétition:

https://www.cleanclothes.org/urgent-actions/somyot-trial

Un lien en anglais pour plus d'informations et de mises à jour régulières sur le procès:

www.freesomyot.wordpress.com

Nous vous demandons aussi d'envoyer la lettre ci-dessous au Premier ministre thaïlandais et au Président de la Cour de Justice Suprême de Thaïlande.

 
Lettre ouverte: Appel à la libération de Somyot Prueksakasemsuk!
Votre Excellence,
Nous vous écrivons pour vous parler du procès à venir et du maintien en détention de Somyot Prueksakasemsuk qui est jugé suite à des accusations de lèse-majesté. Son procès se déroule actuellement. Il a commencé le 21 Novembre 2011 et se terminera le 19 septembre 2012. Somyot pourrait faire face à une peine maximale de 30 ans d'emprisonnement. Cela fait plus d'un an qu’il est en détention provisoire depuis son arrestation par des fonctionnaires du ministère des enquêtes spéciales en avril 2011.
Nous croyons que le refus de la liberté sous caution fait parti d'une campagne de harcèlement et d'intimidation à l’encontre des défenseurs des droits de l'homme en Thaïlande. Nous demandons aux autorités judiciaires thaïlandaises de garantir que les droits de Somyot Prueksakasemsuk soient maintenus pendant sa détention et qu'il lui soit accordé le droit à un procès équitable, y compris le droit à la liberté sous caution.
Nous vous rappelons respectueusement que la Déclaration des Nations Unies sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits humains universellement reconnus et les libertés fondamentales, a été adoptée par consensus par l'Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998 et qu’elle reconnaît la légitimité des activités des défenseurs des droits de l'homme, leur droit à la liberté d'association de même qu’elle invite les États membres à veiller à ce qu'ils puissent mener leurs activités sans crainte de représailles.
Nous vous demandons de veiller à ce que Somyot Prueksakasemsuk soit libéré. A défaut de sa libération immédiate et inconditionnelle, nous demandons que Somyot Prueksakasemsuk puisse bénéficier de son droit à la liberté sous caution, conformément aux normes d'un procès équitable en vertu du droit national et international.
Les défenseurs des droits de l'homme en Thaïlande, en particulier ceux qui luttent pour la liberté d'expression, doivent avoir la possibilité de mener à bien leurs actions légitimes en faveur des droits humains sans crainte de représailles. Ils devraient être aussi libres de toutes restrictions, y compris celle du harcèlement judiciaire.
Cordialement

(Signature)

Coordonnées du Premier ministre thaïlandais et du Président de la Cour de Justice Suprême de Thaïlande:

HE Ms Yingluck Shinawatra
Prime Minister of the Kingdom of Thailand
Government House
Pitsanulok Road, Dusit District
Bangkok 10300, Thaïlande

 
M. Pairoj Wayuparp
President of the Supreme Court of Justice of Thailand
6 Ratchadamnoen Nai Road,
Prabarommaharatchawang, Phranakorn 
Bangkok 10200, Thaïlande

 

Cette lettre sera présentée par Thai Labour Campaign et d'autres organisations de Thaïlande aux autorités thaïlandaises avant le 19 septembre 2012.

 

Liberez Somyot2 

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 11:29

Déclaration de Thai Labour Campaign:
Chers tous, amis et camarades
Chaleureuses salutations!
Somyot Prueksakasemsuk devra de nouveau comparaître au tribunal de Bangkok le 19 septembre pour entendre la Cour pénale annoncer la date de la délivrance du verdict de son procès. En même temps, la Cour pénale attend la décision de la Cour constitutionnelle sur sa demande transmise à cette dernière visant à savoir si, oui ou non, la loi de lèse-majesté est inconstitutionnelle suite à une pétition signée par Somyot et ses avocats. Cependant, Somyot pense que la décision de la Cour constitutionnelle ne sera pas donnée ce jour-là et que donc, le verdict dans son cas précis sera à nouveau reporté jusqu'à la réponse de cette dernière.
Cela signifie que Somyot fait potentiellement face de nouveau à une longue détention.
Par conséquent, nous faisons de nouveau appel à votre solidarité internationale pour continuer d'envoyer la lettre de demande de libération de Somyot aux autorités thaïlandaises. Nous devons veiller à ce qu'au moins Somyot soit libéré sous caution en attendant le verdict.

Action de Solidarité:
Agissez dès maintenant! S'il vous plaît souscrivez à cette lettre ouverte aux autorités thaïlandaise avant le 12 septembre 2012 et envoyez le nom de votre organisation à Thai Labour Campaign.
Pour envoyer votre soutien par Email:
Patchanee Kumnak
Program Coordinator
Thai Labour Campaign
Email de Patchanee Kumnak : patchanee@thailabour.org
Cette lettre sera présentée par Thai Labour Campaign ainsi que d'autres organisations de Thaïlande aux autorités thaïlandaise avant le 19 septembre 2012, notamment à:


M. Pairoj Wayuparp
President of the Supreme Court of Justice of Thailand
6 Ratchadamnoen Nai Road,
Prabarommaharatchawang, Phranakorn 
Bangkok 10200, Thaïlande

 
HE Ms Yingluck Shinawatra
Prime Minister of the Kingdom of Thailand
Government House
Pitsanulok Road, Dusit District
Bangkok 10300, Thaïlande

 
Lettre ouverte: Appel à la libération de Somyot Prueksakasemsuk!
Votre Excellence,
Nous vous écrivons pour vous parler du procès à venir et du maintien en détention de Somyot Prueksakasemsuk qui est jugé suite à des accusations de lèse-majesté. Son procès se déroule actuellement. Il a commencé le 21 Novembre 2011 et se terminera le 19 septembre 2012. Somyot pourrait faire face à une peine maximale de 30 ans d'emprisonnement. Cela fait plus d'un an qu’il est en détention provisoire depuis son arrestation par des fonctionnaires du ministère des enquêtes spéciales en avril 2011.
Nous croyons que le refus de la liberté sous caution fait parti d'une campagne de harcèlement et d'intimidation à l’encontre des défenseurs des droits de l'homme en Thaïlande. Nous demandons aux autorités judiciaires thaïlandaises de garantir que les droits de Somyot Prueksakasemsuk soient maintenus pendant sa détention et qu'il lui soit accordé le droit à un procès équitable, y compris le droit à la liberté sous caution.
Nous vous rappelons respectueusement que la Déclaration des Nations Unies sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits humains universellement reconnus et les libertés fondamentales, a été adoptée par consensus par l'Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998 et qu’elle reconnaît la légitimité des activités des défenseurs des droits de l'homme, leur droit à la liberté d'association de même qu’elle invite les États membres à veiller à ce qu'ils puissent mener leurs activités sans crainte de représailles.
Nous vous demandons de veiller à ce que Somyot Prueksakasemsuk soit libéré. A défaut de sa libération immédiate et inconditionnelle, nous demandons que Somyot Prueksakasemsuk puisse bénéficier de son droit à la liberté sous caution, conformément aux normes d'un procès équitable en vertu du droit national et international.
Les défenseurs des droits de l'homme en Thaïlande, en particulier ceux qui luttent pour la liberté d'expression, doivent avoir la possibilité de mener à bien leurs actions légitimes en faveur des droits humains sans crainte de représailles. Ils devraient être aussi libres de toutes restrictions, y compris celle du harcèlement judiciaire.
Cordialement

Approuvé par Thai Labour Campaign, Thaïlande

Procès pour lèse-majesté du défenseur des droits humains M. Somyot Prueksakasemsuk
Somyot Prueksakasemsuk, 50 ans, est rédacteur en chef du magazine "Voice of Taksin" (Voix de Taksin") devenu "Red Power" ("Pouvoir Rouge")  ainsi qu'un éminent activiste thaïlandais du monde du travail. Il est connu pour ses efforts sans relâche afin de soutenir l'autonomisation du mouvement ouvrier et la mise en place d'un syndicalisme démocratique en Thaïlande. En 2007, il a commencé à éditer le magazine "Voice of Taksin" (la "Voix de Taksin" La Voix des Opprimés), une publication politique qui critiquait le gouvernement d'Abhisit Vejajiva.

Somyot est également le président de l'Alliance démocratique de l'Union du Travail et le leader du groupe 24 Juin pour la Démocratie. Il a joué un rôle actif dans le mouvement chemise rouge et dans la campagne pour abroger la loi de lèse-majesté (article 112 du Code pénal). Somyot a été détenu pendant 21 jours de mai à juin 2010 en vertu du décret d'urgence. Après avoir été libéré, il a changé le nom de sa revue en "Red Power". Avant son arrestation, il était également actif dans la campagne contre la loi de lèse-majesté.

Somyot a été arrêté le 30 avril 2011 à Aranyaprathet, un district situé dans la province de Sa Kaeo sous l'accusation d'avoir violé l'article 112 du Code pénal thaïlandais qui stipule que "quiconque diffame, insulte ou menace le roi, la reine, l'héritier présomptif ou le régent, sera puni d'un emprisonnement de trois à quinze ans". Selon le ministère public, Somyot est accusé d'avoir autorisé la publication de deux articles dans Voice of Taksin qui font des références négatives vis à vis de la monarchie. Les articles ont été rédigés par Jitr Pollachan, un pseudonyme composé des noms de deux thaïlandais marxistes révolutionnaires. S'il est reconnu coupable, il devra faire face à une peine maximum de 30 ans d'emprisonnement.

Son arrestation est intervenue cinq jours seulement après que le Réseau Droits et Démocratie, dans lequel Somyot est impliqué, ait lancé une campagne visant à recueillir 10.000 signatures pour une pétition demandant un examen parlementaire de l'article 112 du Code criminel. Son nom a également été inclus dans un graphique publié par le colonel Sansern Kaewkamnerd, le porte-parole du Centre pour la Résolution des Situations d'Urgence (CRES), le 26 avril 2010. Dans ce tableau figurait de nombreux noms de personnes que le CRES accusait d'être "anti-monarchie". Cependant, aucune preuve crédible n'a été présentée pour appuyer une telle allégation.

Somyot est détenu arbitrairement depuis le 30 avril 2011, soit 15 mois consécutifs. Ses demandes de libération sous caution ont été maintes fois rejetée par le tribunal, une pratique habituelle vis à vis des suspects de lèse-majesté affiliés au mouvement des chemises rouges. Sa dernière demande a été rejetée le 18 mai 2012. C'était la dixième. Ceci est une violation de la garantie constitutionnelle d'un droit à la libération sous caution en vertu du paragraphe 40 de la Constitution thaïlandaise de 2007 censé assurer la protection des inculpés ainsi qu'un droit à un procès équitable en vertu du Pacte International Relatif aux Droits Civils et Politiques (PIDCP), que la Thaïlande a ratifié en 1996, et les Principes 36 et 39 de l'Ensemble de Principes pour la Protection des Personnes Soumises à une forme quelconque de Détention ou d'Emprisonnement (1988). Une détention provisoire prolongée porte atteinte au droit d'être présumé innocent jusqu'à preuve du contraire, un des droits universels garantis par la Constitution et le PIDCP. Cette détention affecte également Somyot et la capacité de son avocat de préparer adéquatement sa défense.

Le procès de Somyot a débuté le 21 novembre et a eu lieu dans différentes provinces de Thaïlande. Pour les audiences des témoins du procureur, Somyot a été transféré aux provinces de Sa Kaeo (21 novembre 2011), Petchabun (19 décembre 2011), Nakorn Sawan (16 janvier 2011) et Songkla (13 février 2012). La dernière audience a été reportée à la dernière minute et reprogrammé à Bangkok en raison de l'absence de témoins. Malgré le fait que tous les témoins de l'accusation travaillent et vivent à Bangkok, le tribunal a ordonné que les audiences d'audition des témoins se déroulent dans d'autres provinces. Une telle pratique a été critiquée pour avoir entravé la présence et la participation des observateurs du procès, du corps diplomatique ainsi que des journalistes et porté atteinte à son droit à un procès équitable.

Somyot souffre d'hypertension et de la goutte. En raison de la planification des audiences dans les tribunaux provinciaux entre novembre 2011 et février 2012, Somyot a été transféré de prison en prison et a dû se tenir debout dans un camion bondé. Ses chevilles étaient enchaînées avec une chaîne de 10 kg et on lui a refusé l'accès aux installations de la salle de repos pendant le voyage. La distance totale parcourue dans ces conditions a été de 4.000 km à travers le pays. Il est actuellement détenu au Centre de Détention Provisoire de Bangkok, qui est aussi tristement célèbre pour sa surpopulation et ses soins de santé inadéquats. La longue distance parcourue et la détention provisoire prolongée ont aggravées les conditions de santé de Somyot, notamment son hypertension et sa goutte.

Les auditions des témoins se sont terminées le 3 mai 2012, mais le verdict n'a pas encore été rendu. Le 24 avril 2012, l'avocat de Somyot a soumis une requête à la Cour pénale, lui demandant de demander à la Cour constitutionnelle de statuer sur la constitutionnalité de l'article 112. La Cour pénale n'a pas immédiatement donné son accord. Donc, le 27 avril, l'avocat a présenté la demande directement à la Cour constitutionnelle, qui a décidé le 18 mai de la rejeter au motif que Somyot n'avait pas épuisé les autres moyens pour exercer ses droits, tel que requis par l'article 212 de la Constitution et les règles du tribunal. Cependant, le 7 juin, le tribunal correctionnel a décidé de transmettre la demande initiale de son avocat à la Cour constitutionnelle. Le 26 juin, la Cour constitutionnelle a informé son avocat qu'elle avait reçu les deux demandes. La Cour pénale a décidé d'annoncer la date du verdict pour le 19 septembre 2012, en attendant la décision de la Cour constitutionnelle concernant la première demande transmise par le tribunal correctionnel.

L'ONU a fait état de ses sérieuses préoccupations concernant la détention avant le procès des personnes accusées de crime de lèse-majesté et plus spécifiquement de son inquiétude sur le cas de Somyot. Le 9 décembre 2011, Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut Commissariat aux Droits de l'Homme de l'ONU, a déclaré que celui-ci est "préoccupé par les longues périodes de détention préventive des accusés en vertu de la loi de lèse-majesté".

Le 20 Décembre 2011, El Hadji Malick Sow, Président-Rapporteur du Groupe de Travail des Nations unies sur la Détention Arbitraire, Gabriela Knaul, Rapporteur Spécial sur l'Indépendance des Juges et des Avocats, Frank La Rue, Rapporteur Spécial de l'ONU sur la Promotion et la Protection des Droits à la Liberté d'Opinion et d'Expression, et Margaret Sekkagya, Rapporteur Spécial sur la Situation des Défenseurs des Droits de l'Homme ont écrits une lettre conjointe au gouvernement thaïlandais faisant état de leurs inquiétudes quant à l'intégrité physique et psychologique de Somyot et sur le fait que sa détention pourrait être liés à son travail en faveur des droits de l'homme ainsi qu'à l'exercice légitime de son droit à la liberté d'opinion et d'expression.

Somyot était l'un des cinq défenseurs des droits de l'homme en lice pour le Prix Somchai Neelapaijit en juillet 2012. Ce prix, qui a été remis par la Fondation commémorative Somchai Neelapaijit, visait à honorer ceux qui ont combattu pour protéger les droits de l'homme avec courage, vigoureusement, et qui se sont parfois mis en danger afin de défendre les droits de l'homme comme pour le cas de l'avocat des droits humains disparu, Somchai Neelapaijit.

Thai Labour Campaign

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 05:14

Les détenus pour lèse-majesté ont demandé à la Commission Nationale des Droits de l'Homme (CNDH) d'aborder les violations des droits qui les concernent, en particulier le refus de la cour de leur accorder la liberté sous caution.

Les prisonniers politiques ont rencontré le Dr Niran Pitakwatchara de la CNDH.


Niran a déclaré: "Nous allons essayer de travailler là-dessus car nous nous sommes rendu compte que l'article 112 du Code pénal a été utilisé comme outil politique".


Surachai Danwattananusorn a expliqué qu'il a dû demander une grâce royale, ce qui signifie de renoncer à lutter afin de défendre son innocence, car c'est sans espoir dans le système actuel.

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 15:56

Les histoires inventées par les militaires thaïlandais, qui nient l'utilisation de tireurs d'élite (snipers) en avril et mai 2010, atteignent maintenant des niveaux incroyables tels que l'armée de Thaïlande est en train de détruire ses derniers lambeaux de crédibilité. Les mensonges les plus fantaisistes, comme quoi l'armée aurait utilisé des balles à blanc pour réprimer les Chemises rouges, ont été remis au Département des Enquêtes Spéciales (DSI). Cela a été affirmé par le chef de l'armée, le Général Prayuth Chan-ocha.

Prayuth a déposé plainte pour diffamation contre l'avocat des Chemises rouges, Robert Amsterdam, le 18 aout dernier (lien:

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-le-general-prayuth-porte-plainte-contre-robert-amsterdam-109224138.html).

Cette plainte fait suite à la plainte de Robert Amsterdam déposée au Tribunal Pénal International (TPI) de la Haye en 2010 pour crimes de guerre suite à la répression violente de l'armée thaïlandaise contre les Chemises rouges qui s'est soldée par la mort d'au moins 90 civils tués par balle.

Le TPI aurait jugé la plainte de Robert Amsterdam recevable, ce qui signifie en clair que Prayuth devra rendre des comptes à la communauté internationale tout comme les criminels de la guerre en Bosnie ou les Khmers Rouges.

Cela explique l'état de panique actuel du chef de l'armée.

Les deux snipers qui ont été filmés par la presse internationale durant le massacre d'avril/mai 2010 sont le Sergent Saringkan Taweecheep et le Sergent Kacharat Niamrod du cinquième bataillon de cavalerie. Eux aussi auront à rendre des comptes à la justice internationale.

De nombreux citoyens de Thaïlande ont honte de leur armée !

 

Deux criminels, le Sergent Saringkan Taweecheep et le Sergent Kacharat Niamrod du cinquième bataillon de cavalerie:

 

Snipers.jpg

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 08:17

Deux Thaïlandais condamnés pour lèse-majesté ont été libérés de prison après avoir bénéficiés d'une grâce royale.

Sorasit Chongcharoen, directeur de la maison d'arrêt de Bangkok en Thaïlande a expliqué que les deux prisonniers politiques avaient été libérés le vendredi 24 aout 2012.

Les deux détenus sont le militant pro-démocratie Warawut Thanungkorn et le cordonnier Suriyan Kokpeuay.

Warawut a été condamné pour insulte à la monarchie lors d'un discours fait en 2010 tandis que Suriyan a été condamné pour avoir fait une fausse alerte à la bombe à l'hôpital où le roi Bhumibol Adulyadej est soigné depuis 2009.

Tous les deux avaient été condamnés l'an dernier à des peines d'emprisonnement de trois ans dans deux affaires distinctes de lèse-majesté.

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 16:10

RSF condamne la torture et les mauvais traitements dont sont victime les prisonniers politiques pour lèse-majesté en Thaïlande

Voici le rapport de Reporter Sans Frontière sur les prisonniers politiques pour lèse-majesté en Thaïlande:

Lynchage en prison

Mauvais traitements et stigmatisation des détenus condamnés pour lèse-majesté

Reporters sans frontières (RSF) juge “honteux” les mauvais traitements infligés, tant par les gardiens de prison que par les prisonniers eux-mêmes, aux détenus condamnés en Thaïlande pour crime de lèse-majesté.

Thantawut Thaweewarodomkul est incarcéré depuis le 1er avril 2010 pour avoir posté sur Internet trois messages critiquant le roi. Ce “crime” lui vaut dix ans d’emprisonnement, suivis de trois ans supplémentaires pour violation du Computer Crime Act.

Dans son centre de détention à Bangkok, Thantawut Thaweewarodomkul a été blessé au visage et s’en est tiré avec deux yeux au beurre noir. “Certains gardiens m’ont emmené dans une autre partie de la prison et ont ordonné aux détenus de me frapper”, a-t-il expliqué à l’Agence France-Presse (AFP). Ces pratiques sont fréquentes et, selon les informations recueillies sur place par Reporters sans frontières, il arrive souvent que les co-détenus n’attendent même pas les ordres des geôliers pour passer à tabac les individus condamnés pour lèse-majesté. La Thaïlande fait partie des pays classés “sous surveillance” dans la liste des Ennemis d’Internet, actualisée le 12 mars 2012 par Reporters sans frontières. L’organisation avait publié en 2009 un rapport intitulé “Sa Majesté l’intouchable - ‘Censure et emprisonnements : les abus au nom du crime de lèse-majesté en Thaïlande’”.

A propos de Thantawut:

13 ans de prison pour 3 messages sur Internet

Reporters sans frontières dénonce la condamnation, le 15 mars 2011, de Thanthawut Taweewarodomkul, administrateur d’un site lié aux “Chemises rouges”, Nor Por Chor USA, à 13 ans d’emprisonnement. Il était jugé pour crime de lèse-majesté et violation du Computer Crime Act.

Thanthawut Taweewarodomkul est accusé d’avoir posté trois messages critiquant le roi. Le crime de lèse-majesté lui vaut dix ans d’emprisonnement, suivis de trois ans supplémentaires derrière les barreaux pour violation du Computer Crime Act. Il est incarcéré depuis le 1er avril 2010, date de son arrestation.

Cette condamnation est particulièrement sévère compte tenu du maximum encouru pour le crime de lèse-majesté, qui est de quinze ans de prison. Alors que la Constitution thaïlandaise garantit la liberté d’expression, trente-et-un cas de lèse-majesté ont été répertoriés depuis 2007, dont onze faisant intervenir le Computer Crimes Act, selon le rapport de iLaw Project de décembre 2010.

Thanthawut Taweewarodomkul avait d’abord avoué, lors de son interrogatoire par la police, avoir publié ces messages sur le site, deux sous le pseudo “admin” et un troisième sous un autre nom. Il s’est cependant rétracté pendant son procès.

Son avocat à fait appel. La cour d’appel devrait se prononcer le 18 mars sur sa demande de mise en liberté sous caution. Reporters sans frontières demande que cette libération soit accordée et que les charges soit abandonnées.

La Thaïlande fait partie des pays sous surveillance dans la liste des Ennemis d’Internet, actualisée le 12 mars 2011 par Reporters sans frontières.

Lien de l'article:

http://fr.rsf.org/thailande-13-ans-de-prison-pour-3-messages-17-03-2011,39816.html

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