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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 10:39

Texte de l'appel:

le 21 Juin 2012 à 10 heures, nous, qui sommes membres de différents syndicats de l'organisation du travail tels que les syndicats "Confédération Coréenne du Commerce", l'AMRC, la "Campagne Travailliste Thaïe" (Thai Labour Campaign), l'Association Coréenne pour la Solidarité Internationale, Les "Travailleurs Solidaires Unis" (Workers Solidarity All Together), l'Action Travail en Chine, etc , demandons au gouvernement thaïlandais la libération inconditionnelle de tous les prisonniers politiques pour lèse-majesté, y compris Somyot Prueksakasemsuk, ainsi que leur amnistie et la modification de la loi de lèse-majesté (article 112), afin de restaurer une véritable démocratie en Thaïlande.


SE Mme Yingluck Shinawatra
Premier ministre du Royaume de Thaïlande
Government House
Pitsanulok Road, Dusit district
Bangkok 10300, Thaïlande

Cc. M. Chaiyong SATJIPANON

Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire
Ambassade royale de Thaïlande en Corée
653-7, Hannam-dong, Yongsan-gu, Seoul 140-210


Le 21 juin 2012

Votre Excellence,
Nous vous écrivons cette lettre au nom des organisations internationales du travail et de celles de Corée du Sud pour exprimer notre solidarité avec le militant syndical Somyot Prueksakasemsuk.

Nous exigeons la libération de Somyot Prueksakasemsuk qui est détenu depuis le 30 Avril 2011. M. Somyot Prueksakasemsuk s'est consacré à la démocratie et au mouvement ouvrier en Thaïlande et à la solidarité internationale en tant que militant, spécialiste du travail et journaliste. En particulier, il a montré une forte solidarité vis-à-vis du mouvement syndical en Corée. Il a traduit et popularisé une chanson de solidarité coréenne pour le mouvement syndical thaïlandais. Par conséquent le mouvement syndical coréen et la société civile en particulier, s'intéressent et se préoccupent de sa situation.

Il a été emprisonné car il face à des accusations en vertu de l'article 112 du Code criminel (la loi de lèse-majesté). La liberté sous caution lui a été refusée et sa détention a été prolongée. Nous sommes profondément préoccupés par le fait que le gouvernement thaïlandais utilise la loi lèse-majesté pour opprimer M. Somyot Prueksakasemsuk qui a critiqué l’ancien gouvernement thaïlandais à travers le magazine "Red Power".

En outre, nous avons appris que Yingluck Shinawatra, Premier ministre du Royaume de Thaïlande, qui a été soutenu par le mouvement des Chemises rouges, reste ferme sur la politique de ne pas modifier la loi de lèse-majesté, car cela n’était pas dans programme électoral de son parti lors de la dernière campagne électorale. Dans cette circonstance, M. Amphol Tangnoppakul, un prisonnier politique âgé de 62 ans, victime de la loi de lèse-majesté, est décédé le 8 mai 2012 en prison. Il a été condamné à 20 ans de détention après avoir été reconnu coupable de lèse-majesté pour avoir prétendument envoyer un message SMS au secrétaire personnel de l'ex-Premier ministre Abhisit.

La tragédie dont a été victime M. Amphol Tangnoppakul n'est pas le seul cas. Il y a encore de nombreux prisonniers politiques pour lèse-majesté. Ils se voient constamment refuser le droit à la liberté sous caution et un traitement médical hors de la prison. La loi de lèse-majesté est une loi antidémocratique, contre le mouvement du travail et vise à supprimer le mouvement social en Thaïlande. Nous exigeons que les prisonniers politiques du gouvernement thaïlandais soient libérés et que la loi de lèse-majesté soit modifiée.

Nous vous rappelons que la Déclaration des Nations Unies sur le Droit et la Responsabilité des Individus, Groupes et Organes de la Société, qui protège les droits humains universellement reconnus ainsi que les libertés fondamentales et qui a été adoptée par consensus par l'Assemblée Générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, reconnaît la légitimité des activités des défenseurs des droits de l'homme, leur droit à la liberté d'association et invite les États à veiller à ce qu'ils puissent mener leurs activités sans crainte de représailles. Nous croyons que l'abus continu de la Loi de lèse-majesté est politiquement motivée et préjudiciable à la reconstruction de la démocratie en Thaïlande. Ces lois doivent être examinées conformément aux normes internationales des droits de l'homme.

Donc, nous sommes appelons les autorités thaïlandaises à
1. Relâchez inconditionnellement tous les prisonniers politiques pour lèse-majesté, y compris M. Somyot Prueksakasemsuk et de leur accorder l'amnistie.
2. Modifier l'article 112 du Code criminel (la loi de lèse-majesté).
Cordialement,

Appel soutenu par les organisations suivantes:
1. Confédération Coréenne des Syndicats (KCTU), (Corée)
2.
Korean House for International Solidarity (Corée)
3. Workers Solidarity All Together (Corée)
4. Thai Labour Campaign (Thaïlande)
5. Parti Progressiste Uni (Corée)
6. Korea Contingent Workers Center (Corée)
7. Workers' Assistance Center (Philippines)
8. Sedane Labour Resource Center (Indonésie)
9. Local Initiative for OSH Network
10. Asia Monitor Resource Centre (Hong Kong)
11.
Globalization Monitor (Hong Kong)
12. Yokohama Action Research (Japon)
13. Labour Action China (Hong Kong)
14. Citoyens de la Terre (Taiwan)
15.
International Campaign for Responsible Technology (ICRT), (Etats-Unis)

 

Photo: manifestation devant l'ambassade de Thaïlande à Seoul pour la libération des prisonniers politiques

  

Coree-2.jpg  

 

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 16:24

Cher tous, amis et camarades.
Chaleureuses salutations du Groupe de Soutien en Malaisie pour la Démocratie en Thaïlande!
S'il vous plaît prenez connaissance de la dernière mise à jour sur le cas de Somyot et des autres prisonniers politiques pour lèse-majesté en Thaïlande.


1 - Action de solidarité internationale à Séoul, en Corée

Le 21 juin 2012, des militants syndicaux, des syndicalistes coréens de la Confédération Coréenne des Syndicats, du groupe socialiste et des groupes de travail asiatiques ont organisé une manifestation et présenté une lettre à l'ambassade de Thaïlande à Séoul appelant à la libération de Somyot et de tous les prisonniers politiques en Thaïlande. Ils appellent également à la modification de la loi de lèse-majesté.
THAÏLANDE / COREE DU SUD: pour la libération de Somyot Prueksakasemsuk
Le 28/06/2012  par Prachatai
Un communiqué de presse conjoint remit au Premier ministre de Thaïlande par le droit international du travail et des organisations de mouvements sociaux
Lien en anglais:
http://www.prachatai.com/english/node/3278


Photos: la solidarité internationale d'action pour la liberté en Thaïlande

Lien en anglais:
http://www.facebook.com/media/set/?set=a.461406077222268.118952.134583549904524&type=1


2 - Un nouveau livre sur Somyot lancé le 16 Juin 2012
Un nouveau livre sur Somyot a été écrit en thaï. Le livre contient des histoires au sujet de Somyot et de son travail ainsi que des témoignages d'amis et de collègues à travers le monde. Le livre est disponible en thaï.

Lien en anglais:
http://freesomyot.wordpress.com/2012/06/24/new-book-about-somyot/~~V


3 - Un appel à signer la pétition en ligne pour la libération de Somyot et à droite pour renflouer
S'il vous plaît continuez à envoyer des lettres au gouvernement thaïlandais pour réclamer sa libération.

Ci-dessous les liens de la lettre à signer en ligne:

Lien en anglais:
http://www.labourstartcampaigns.net/show_campaign.cgi?c=1383

Lien en français:

http://www.labourstartcampaigns.net/show_campaign.cgi?c=1384


4 - Lancement du Réseau des membres des familles des personnes touchées par la loi de lèse-majesté (article 112)
Un lancement officiel du Réseau des médias nationaux et internationaux sur les événements suivants:

Le 5 et 7 juillet 2012.
Communiqué de presse pour les médias internationaux le 5 juillet 2012 de 10 heures 30 à 12 heures (midi) au FCCT.

Communiqué de presse pour les médias thaïlandais, suite à un séminaire intitulé "Ouvrez les portes des prisons pour nos amis 112". Cette conférence se déroulera au Monument du 14 Octobre, Avenue Ratchadamneun, le 7 juillet 2012 de 13:00 à 16:30 heures.
Les intervenants du séminaire seront:
- Sulak Sivaraksa
- Nirand Pitakwatchara M.D.
- Pravit Rojanaphruk
- Sarawut Pratumraj
- Saowalak Pongam
- 4 membres des familles de prisonniers 112 - 2 d'entre eux intervenant pour la première fois en public
Organisé par Tai Pruksakasemsuk
S'il vous plaît aidez à faire connaître la mission du réseau national et international et venez assister au communiqué de presse ou diffusez ces informations aux parties concernées.
5- Des lettres de prisonniers pour lèse-majesté en Thaïlande appellent à un soutien international.
Des prisonniers politiques thaïlandais se tournent vers Amnesty pour demander de l'aide.
Après avoir attendu des années le soutien d'Amnesty International, les détenus pour lèse-majesté espèrent que leur lettre sortie clandestinement leur apportera le soutien des ONG.
Ce qui suit est une traduction en anglais de la lettre adressée directement à Amnesty International par un prisonnier politique en Thaïlande, Thanthawut Taweewarodomkul, qui a été condamné à 13 ans de prison pour violation de la loi draconienne de lèse-majesté.
Elle a été sortie clandestinement de la prison de Bangkok puis a été remise en main propre à Londres, le 11 juin 2012, à Amnesty International par un ancien commissaire national thaïlandais des droits de l'homme, Jaran Ditapichai. Thanthawut a également demandé que la lettre soit publiée.

Lien de la lettre en anglais:
http://asiancorrespondent.com/84065/exclusive-thai-political-prisoners-turn-to-amnesty-for-help/


D'autres informations sur Somyot et les prisonniers politiques de Thaïlande sont disponible sur les liens suivants:
http://freesomyot.wordpress.com/
http://www.facebook.com/pages/Free-Somyot/122999694453000
http://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/
http://www.prachatai.com/english/~~V

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 15:50

En octobre 2010, Andrew Spooner a interviewé une Thaïlandaise réfugiée politique au Royaume-Uni. Il s’agit de Tan qui est toujours exilée en Angleterre. Ci-dessous cette interview:

Entretien avec une Thaïlandaise réfugiée politique au Royaume-Uni
Traduit de Bangkok Pundit
Par Andrew Spooner
Plus tôt ce mois-ci j'ai pris contact avec une Thaïlandaise avec un statut de réfugié politique qui lui a été accordée au Royaume-Uni. Elle vit dans une maison simple, dans une rue typique, dans une très typique ville anglaise de province. "Tan" (sa réelle identité, pour sa protection, est anonyme) a subie de nombreuses menaces de la part de personnes qu'elle affirme être connectés aux chemises jaunes d'extrême-droite du PAD, qu'elle a été contrainte de fuir en Thaïlande pour chercher refuge dans un autre pays. Sa demande de statut de réfugié a été acceptée par les autorités du Royaume-Uni (des preuves de persécutions doivent être fournie aux autorités du Royaume-Uni pur qu'elles acceptent une personne comme "réfugiée") et elle a maintenant l'autorisation de rester au Royaume-Uni pendant cinq ans.
Ce qu'il faut rappeler aux lecteurs, c'est que, tandis que les chemises rouges ont été impitoyablement écrasé par l'Etat thaïlandais, toutes les actions équivalentes de l'extrême droite du PAD et de leurs partisans chemises jaunes sont totalement impunies par l'Etat thaïlandais. Le PAD et leurs partisans sont apparemment libres de commettre des actes de violence et d'intimidation en toute impunité. La question qu'on peut se poser est; les extrémistes violents du PAD agissent-ils pour le compte de puissants éléments au sein du régime thaïlandais? Et, si oui, peut-on compter sur la protection des ressortissants thaïlandais par l'Etat thaïlandais, en vertu de la règle de droit, quand ils sont menacés par le PAD? La seule réponse pour le moment, et les autorités britanniques semblent d'accord, c'est que non, ils ne peuvent pas compter sur cette protection.
"Je suis citoyenne de Thaïlande et j'ai obtenu une maîtrise de l'Université Thammasart, à Bangkok en Thaïlande, en 2006. Après mon diplôme, j'ai été employé comme chercheur par une ONG internationale. J'ai quitté la Thaïlande au début de 2009. J'avais reçu des menaces de mort sur mon téléphone mobile personnel. Mon mari a reçu des insultes par la poste à son bureau et d'autres menaces des partisans du coup d'Etat militaire de 2006. La situation politique en Thaïlande s'était détériorée depuis un certain temps et il y avait de sérieuses inquiétudes au sujet du manque de justice et de l'absence de primauté du droit. Les actes de violence politique commis par les chemises jaunes du PAD avaient lieu presque chaque jour et les lois répressives ont été utilisées pour faire taire les critiques du gouvernement. J'ai laissé toutes mes affaires chez moi, à Bangkok et je suis partie avec seulement une petite valise. J'ai dû démissionner de mon poste et laisser mes amis et ma famille derrière moi. Je n'ai jamais vécu dans un autre pays que la Thaïlande auparavant.
J'ai demandé l'asile politique au Royaume-Uni car si je retournait en Thaïlande, je serais en danger de persécution, aussi bien par des organisations non étatiques que par l'État en raison de mes propres activités politiques ainsi qu'à une association étroite avec mon mari. Depuis l'an 2000 nous avions écrit des livres et des article ensemble et avions collaboré à un certain nombre de projets pour les droits de l'homme. Aucun de nous n'a jamais été impliqués dans des actes violents. Nous nous sommes simplement impliqués en faveur de la démocratie et des droits de l'homme ainsi que contre le coup d'Etat militaire de 2006 et la destruction de la démocratie qui s'en est suivie.
Les acteurs non étatiques dont je parle sont les partisans du PAD fasciste qui ont saisis le palais du gouvernement et provoqués la chute de ce dernier, ont utilisé la violence et des armes devant le Parlement et ont pris le contrôle des deux aéroports internationaux en 2008. En tant que militante d'une ONG, je connaissais personnellement de nombreux partisans du PAD et ils me connaissaient assez bien pour me faire des menaces de mort sur mon téléphone portable et m'insulter au visage quand je travaillais pour l'ONG.
Au téléphone, ces gens ont dit des choses comme: "Regarde ... tu vas bientôt disparaître"... "Tu vas prendre une balle ".... "Regarde autour de toi lorsque tu te déplaces, tu vas disparaître". J'ai essayé d'ignorer ces menaces à l'époque, afin de maintenir en moi un certain niveau de santé mentale. Les sites du PAD, comme le site web ASTV avait l'habitude de publier des détails sur les gens et d'encourager des violences envers les activistes chemises rouges pro-démocratie. La persécution par des acteurs non étatiques ainsi que par l'État comprend, des agressions physiques et des assassinats, mais aussi des comportements dégradants.
J'ai dû montrer aux autorités britanniques que j'étais en danger de persécution par des acteurs non étatiques ainsi que par l'État en raison de la totale décomposition de l'État de droit et l'augmentation de la violence politique en Thaïlande depuis le coup d'État de 2006. La violence politique depuis 2006 a été perpétrées principalement par l'Etat thaïlandais, mais aussi par des partisans du PAD. Cela comprenait des soldats tirant sur des manifestants non armés, des tentatives d'assassinat contre des militants et la pose de bombes. Le nombre de prisonniers politiques a également été en croissance rapide. J'ai dû prouver qu'il y avait une grave détérioration des droits de l'homme et de la primauté du droit en Thaïlande qui se traduisait par ma persécution et par l'absence de protection suffisante de l'État thaïlandais à mon égard. J'ai été en mesure de démontrer que le gouvernement actuel se composait de membres du PAD et était soutenu par l'armée. D'éminents universitaires britanniques et activistes des droits de l'homme ont écrit des lettres d'appui pour soutenir ma demande de statut de réfugié. J'ai également cité de nombreux rapports sur les droits de l'homme internationaux et des articles de journaux faisant autorité.
J'ai maintenant le statut de réfugié et le droit de rester en Grande-Bretagne pendant cinq ans. Je suis actuellement étudiante en anglais."

Lien de l’interview en anglais:
http://asiancorrespondent.com/siamvoices/thailand-s-real-refugee-problem-an-interview

Lien en français:

http://thailande.vraiforum.com/t2689-Entretien-avec-une-thailandaise-refugiee-politique-au-Royaume-Uni.htm

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 13:39

Giles Ji Ungpakorn était professeur agrégé de sciences politiques à l'Université Chulalongkorn de Bangkok.

giles.jpg

C'est également un écrivain prolifique sur la crise politique thaïlandaise et un activiste. Le mouvement "Turn Left" (Virage à Gauche) de Giles se déclare socialiste et est affilié à la 4ème Internationale. En France, il est soutenu par le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste). Certain de ses article ont été repris par ce blog.

Liens:

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-birmanie-les-deux-faces-des-elections-103460884.html

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-da-torpedo-104172773.html

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-le-voyage-de-yingluk-a-bahrein-insulte-la-memoire-des-chemises-rouges-massacre-par-les-militaires-il-105295581.html

D'autres articles peuvent se lire sur la page en français du site de Giles Ji Ungpakorn.

Lien:

http://redthaisocialist.com/francais.html


Giles a fui la Thaïlande début février 2009. Le cas de lèse-majesté contre lui devait être entendu par un tribunal de Bangkok, le 9 février 2009. Giles, qui détient la double nationalité thaïlandaise et britannique, est parti pour l'Angleterre. Il s'est dit préoccupé par le fait qu'il ne recevrait pas un procès équitable.
En mars 2009, un tribunal thaïlandais a émis un mandat pour son arrestation.
Au début de novembre 2009, Giles a de nouveau été accusé de lèse-majesté. L'accusation se rapporte à son blog. Un groupe de nationalistes du PAD a porté plainte devant la police. C'est une inculpation intéressante car elle porte sur des infractions présumées commises en dehors de la Thaïlande.
Au début de 2011, le dernier livre de Giles "Thailand’s Crisis and the fight for Democracy" a été officiellement interdit en Thaïlande, plus d'un an après qu'il ait été publié. Cela signifie que personne n'est autorisé à l'importer dans le pays. Giles affirme cependant que le livre désormais interdit était presque épuisé lorsque l'interdiction a été annoncée. Il dispose d'une version en langue thaïe disponible en téléchargement gratuit.
Lien des principaux documents concernant l'affaire:
Lien pour le téléchargement gratuit du livre "Un Coup d'Etat pour les riches" de Giles Ji Ungpakorn (en français):

http://redthaisocialist.com/attachments/article/119/Un%20coup%20d'etat%20pour%20les%20riches+.pdf

Lien de "Global Voice" en français sur le manifeste "Siam Rouge":

http://fr.globalvoicesonline.org/2009/03/04/3107/

Le 13 Janvier 2009, peu avant son départ en exil, Giles Ji Ungpakorn a fait un communiqué de presse sur son inculpation de lèse majesté. Le voici ci-dessous en français:

Déclaration de presse du professeur associé Giles Ji Ungpakorn concernant l'inculpation de Lèse Majesté

Comme vous le savez, j'ai été assigné à comparaître par le commissariat de police de Pathumwan pour un interrogatoire dans la mâtiné du mardi 20 janvier 2009 à 10 heures. Je suis accusé de Lèse Majesté. Cette inculpation provient de mon livre "Un Coup d'état pour les Riches", publié en 2007. Ceux qui sont jugés coupables de Lèse Majesté sont condamnés à une lourde peine de prison.

1. La Loi de lèse-majesté thaïlandaise empêche le bon fonctionnement d'une Monarchie Constitutionnelle Démocratique car elle restreint la liberté de parole et d'expression et n'autorise pas l'explication et la transparence de l'institution de la Monarchie. La population thaïlandaise est encouragée de croire que nous vivons dans "un ancien système de Monarchie", à mi-chemin entre une "Sakdina" (société féodale) et une Monarchie mi-constitutionnelle mi-absolue.

2. En Thaïlande, l'utilisation de la Loi de lèse-majesté est une tentative d'interdire toute discussion au sujet d'une des institutions les plus importantes. Le but est d'empêcher les pensées critiques et d'encourager un système "d'apprentissage machinal" parmi le peuple. Par exemple, une fois que le Roi a donné sa bénédiction à "l'Economie Suffisante", Nous sommes tous supposés l'accepter et l'aduler sans nous poser de question. Par chance, ce type de lavage de cerveau ne marche plus très bien dans la société thaïlandaise, malgré le fait qu'une société ne pouvant pas discuter ouvertement d'économie et de programmes politiques ne peut que rester arriérée et sous-développée.

3. Les militaires prétendent souvent qu'ils sont les "défenseurs de la Monarchie Constitutionnelle", alors que, tout au long de leur histoire, ils ont fait des coups d'Etats anticonstitutionnels. Ces putschs sont toujours légitimés par l'argument de protéger la Monarchie. Le coup d'état du 19 septembre 2006 est un bon exemple. Plutôt que de défendre la Monarchie en tant que telle, l'armée cherche à se donner une légitimité elle-même en se référant au Roi. Ainsi la Loi de lèse-majesté est utilisée comme un outil par les militaires et les autres élites partisanes de l'autoritarisme dans le but de protéger leurs intérêts plutôt que de préserver la Monarchie Constitutionnelle. La promotion de l'image comme quoi la Monarchie serait toute puissante (une image anticonstitutionnelle) fait partie de cette auto-légitimation par l'armée et des autres forces conservatrices.

4. Dans la plupart des pays démocratiques, les Monarques Constitutionnels jouissent de la stabilité bien qu'ils soient sujet à l'examen minutieux du public. Donc, nous devons conclure que la Loi de lèse-majesté thaïlandaise n'est pas faite dans le but de procurer la stabilité à cette institution mais sert d'autres objectifs.

5. Ceux qui m'accusent de lèse-majesté le font parce que je me suis opposé inflexiblement par principe aux coups d'états militaires et aux dictatures. Beaucoup d'autres activistes font face à de similaires inculpations pour la même raison. Nous ne devons pas oublier leur situation critique. Nous devons mener une campagne politique nationale et internationale pour défendre les droits démocratiques en Thaïlande et pour l'abolition de la Loi de lèse-majesté.

Mon livre "Un Coup d'état pour les Riches"

J'ai écrit et publié ce livre quelques mois après le coup d'état du 19 septembre 2006. Ce livre était une tentative de publier une analyse académique de la crise politique thaïlandaise d'un point de vue pro-démocratie. Bien que j'y critique constamment les abus des droits de l'homme du gouvernement Thaksin, je soutenais que le putsch était complètement injustifié. J'expliquais que ceux qui avaient soutenus le coup d'Etat, les militaires, le PAD, des hommes d'affaires mécontents et les fonctionnaires néo-libéraux et conservateurs, étaient unis dans leur mépris pour les pauvres. Ils n'ont aucune foi en la démocratie parce qu'ils croient que les plus démunis sont trop stupides pour avoir le droit de vote. Ils haïssent aussi le parti de Thaksin parce qu'il pouvait gagner les élections et qu'eux ne le pouvaient pas.

Un autre thème important de mon livre est l'interrogation sur un "fait" perçu que la crise n’était que le résultat d'une dispute entre la Monarchie et Thaksin. Plus que tous les autres, c'est celui de mes arguments qui a pu faire enrager les militaires, vu qu'ils espéraient utiliser la légitimité royale pour justifier leur coup. J'ai aussi tenté de stimuler une discussion sur le fait que si, oui ou non, une Monarchie Constitutionnelle se doit de défendre la Constitution et la Démocratie. Dans un autre paragraphe du livre, j'essayais de faire un compte rendu historique de la Monarchie pour soutenir que c'est maintenant une institution moderne et non pas féodale.

J'ai maintenant vendu toutes les 1000 copies du livre "Un Coup d'Etat pour les Riches", mais on peut se le procurer en le téléchargeant de mon blog http://wdpress.blog.co.uk/ et du site web de "International Socialist Tendency" en Grande Bretagne. Juste après avoir été édité, le livre fut retiré de la vente par la librairie de l'université Chulalongkorn et, peu après, par celle de l'université Thammasart.

Je rejette totalement l'accusation comme quoi j'ai commis un crime quelconque en écrivant et éditant ce livre. Je suis préparé à combattre toutes les accusations de lèse-majesté dans le but de défendre la liberté académique, celle d'expression et la démocratie en Thaïlande.

Vu que cette accusation a été déposée par un agent de la Branche Spéciale, l'actuel gouvernement du Parti Démocrate doit être interrogé sur son rôle dans ce cas et dans beaucoup d'autres. Le nouveau Premier Ministre a déclaré qu'il voulait prendre des mesures énergiques et fermes contre la lèse majesté et beaucoup de cas récents ont été pris en charge par la police.

Giles Ji Ungpakorn
13 Janvier 2009

Ce que vous pouvez faire:
1. Écrire une lettre de protestation à l'adresse suivante:
Prime Minister Abhisit Vejjajiva, Government House, Bangkok, Thailand. Fax +66(0)29727751
2. Écrire une lettre de protestation à l'ambassadeur thaïlandais de votre pays
Adresse en France : Ambassade Royale de Thaïlande 8 rue Greuse 75016 Paris. Fax 0156260445
Adresse en Belgique : Ambassade Royale de Thaïlande 2 sq. du Val-de-la-Cambre B1050 Bruxelles. Fax 026483066
Adresse en Suisse : Ambassade Royale de Thaïlande Kirchstrassse 56, 3097 Liebefered (Berne). Fax 0319703035
Adresse au Canada : Ambassade Royale de Thaïlande 180 Island Park Ottawa (Ontario) K1Y-0A2. Fax (613) 7226624

3. Demander qu'Amnesty International s'occupe de tous les cas de lèse-majesté en Thaïlande.

4. Réclamer l'abolition de la Loi de lèse-majesté.

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 14:01

C'est un livre vous amènera dans le monde de la liberté et de la démocratie combative de Somyot.

Somyot a passé les 30 dernières années de sa vie, depuis qu'il est étudiant, a travailler pour une noble mission: la justice et la liberté pour la Thaïlande. Il l'a fait en utilisant les médias et l'activisme démocratique.

Beaucoup de camarades et amis partout dans le monde ont également écrit sur lui et leurs écrits sont publiés dans ce livre.

Si vous lisez ce livre, vous connaitrez le véritable état de la démocratie en Thaïlande et comment les combattants de la liberté thaïlandais ont luttés le depuis l'année 1932 jusqu'à aujourd'hui pour la liberté sur cette terre.

 

 

 

 

Le livre est écrit en thaï mais bientôt, une version en anglais sera disponible.

 

 

 

 
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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 16:32

Suriyan Kokpuey a été inculpé pour une affaire de lèse-majesté qui a débuté au début d'octobre 2010. Suriyan est un réparateur de chaussures qui a fait une fausse alerte à la bombe par téléphone à l'hôpital Siriraj, où le roi est hospitalisé depuis plusieurs années.
On lui a refusé la liberté sous caution quand il a comparu au tribunal.
Suriyan, un Chemise rouge âgé de 29 ans, est originaire de Yasothon. Selon la police, en plus de l'alerte à la bombe à l'hôpital Siriraj, il aurait fait des remarques offensantes contre la monarchie.
La police a demandé "que le suspect soit détenu pendant près de 48 heures, mais l'enquête n'ayant pas encore été achevée, car 15 autres témoins devaient encore être interrogé et les empreintes digitales du suspect devaient être examiné par les dossiers de la police criminelle. Donc, Suriyan devait rester en prison. Comme il s'agissait d'une affaire importante, portant sur des infractions contre la sécurité nationale et la monarchie ainsi qu'assortie de peines sévères, la police a demandé le maintient du suspect en détention provisoire et s'est opposé à la libération sous caution, craignant qu'il ne prenne la fuite ou modifie les éléments de preuve. Le suspect n'aurait fait aucune objection et n'avait pas de parents à qui demander une caution. Il a ensuite été envoyé à la maison d'arrêt de Bangkok.
Le 14 février 2011, le Tribunal Correctionnel a déclaré que Suriyan était coupable de lèse-majesté ainsi que d'avoir provoqué une panique selon l'article 392 du Code Criminel, et l'a condamné à une peine de prison de 6 ans et un mois. Comme d'habitude, parce qu'il a plaidé coupable, sa peine d'emprisonnement a été réduite de moitié.
Les parents de Suriyan sont pauvres et n'ont pas réussi à trouver de l'argent pour aider leur fils. Dans un premier temps, ils avaient peur que leur fils puisse être condamné à 10 ans ou plus. Sa mère a insisté sur le fait que son fils n'était pas intéressé par la politique, et avait seulement rejoint les rassemblements pour suivre son père qui était un Chemise rouge.

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 16:19

Un article d'Andrew Spooner

 

Lien de l’article en anglais :

http://www.prachatai.com/english/node/3227

Récemment, j'ai fait état des questions soulevées au Parlement du Royaume-Uni par le ministre des Affaires étrangères de l'ombre  du Parti travailliste, Kerry McCarthy, députée de Bristol, concernant l'utilisation par la Thaïlande de son infâme loi de lèse-majesté et de la mort de Ampon Tangnoppakul (Ah-Kong), un prisonnier politique thaïlandais, le 8 mai 2012.Ces questions à la députée Kerry McCarthy peuvent être lues sur ce lien:
Hier, le ministre d'État (Asie du Sud Est / Extrême-Orient, Caraïbes, Amérique centrale / Amérique du Sud, Australasie et Pacifique) du Bureau étranger et du Commonwealth, Jeremy Browne, député libéral-démocrate de Taunton Deane, a publié la réponse du gouvernement du Royaume-Uni à ces questions.
Ce qui est clair, en lisant ces réponses, c'est que le Royaume-Uni est très mal à l'aise avec la loi de lèse-majesté elle-même, les peines disproportionnées infligées par les tribunaux pour les personnes reconnues coupables de lèse-majesté et le traitement général des prisonniers.
Ce qui est également devenu évident, c'est que les Etats-Unis sont de plus en plus isolé dans leur échec continu et persistant de soutenir la Thaïlande (un important allié militaire des Etats-Unis) sans tenir compte de ses violations des droits de l'homme. Étant donné que les Etats-Unis ont été les plus puissant bailleurs de fonds de la Thaïlande à long terme ainsi que celui des plus grands partisans de la loi de lèse-majesté - l'armée thaïlandaise - cela ne devrait pas être surprenant pour les commentateurs.
En outre, un citoyen américain, Joe Gordon, reste
emprisonné en Thaïlande pour lèse-majesté à cause de commentaires qu'il a publiés en ligne alors qu'il résidait aux États-Unis. La mission des États-Unis à Bangkok a été remarquée suite à son manque de réponse face à l'emprisonnement de l'un de ses ressortissants en vertu de l'une des lois de censure les plus draconiennes sur la terre et la déclaration du Royaume-Uni souligne encore davantage l'échec des États-Unis sur cette question.
Sur Ah Kong, le ministre d'État britannique a répondu que:
"L'année dernière, avec nos partenaires de l'Union Européenne, le Royaume-Uni s'est dit préoccupé de la condamnation et l'emprisonnement pour 20 ans de Ampon Tangnoppakul pour avoir violé la loi de lèse-majesté."
Et:
"[Cette] déclaration a réitéré l'importance attachée par l'Union européenne [le Royaume-Uni est co-signataire d'une déclaration de l'UE] à la règle de droit, la démocratie et le respect des droits de l'homme."
Sur la lèse-majesté le ministre a déclaré:
"Nous suivons de près le développement de la liberté d'expression en Thaïlande et sommes concernés par l'augmentation significative de cas de lèse-majesté dans le pays ainsi que par l'application de la loi et la durée des peines lors des affaires récentes."
Et:
"Notre ambassade à Bangkok continue de surveiller les procès de grande envergure en cours lèse-majesté ainsi que la liberté d'expression dans le cas d'Internet. Nous avons exhorté le gouvernement thaïlandais d'assurer que la règle de droit soit appliquée d'une manière non discriminatoire et proportionnée compatible avec le respect des droits humains fondamentaux, et nous continuerons à saisir toutes les occasions appropriés pour le faire. "
Plus important encore, le gouvernement du Royaume-Uni a également réitéré son appel à la Thaïlande pour réviser la loi de lèse-majesté:
"En octobre 2011, lors
du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies à Genève, la situation des droits humains en Thaïlande a été examiné dans le cadre du processus d'examen périodique universel. Le Royaume-Uni y a joué un rôle actif, y compris l'éducation de nos préoccupations au sujet de la liberté d'expression et en particulier la recommandation au Gouvernement thaïlandais de revoir sa loi de lèse-majesté. "
L'impact que ces observations auront est bien sûr discutable.
La communauté internationale - à l'exception des Etats-Unis - est désormais explicite dans son empressement pour la Thaïlande de faire plus de chemin pour respecter ses obligations juridiques en vertu du droit international. Pour ce faire, il semblerait que le gouvernement démocratiquement élu du Phua Thai aura besoin de mettre l'armée thaïlandaise - le plus grand partisan de la lèse-majesté - sous contrôle civil. Ce contrôle civil est également peu susceptible d'être atteint sans l'aide des États-Unis.

On peut également dire que, depuis la mort d'Ah Kong, l'opinion publique thaïlandaise, aussi bien parmi les pro que parmi les anti lèse-majesté, a durcie ses positions. Ce durcissement ne peut que probablement conduire à davantage de conflits, quelque chose que chercheraient ceux qui bénéficient d'un élargissement de la crise politique en Thaïlande. Il est temps pour les États-Unis de passer à l'étape supérieure et d'exiger que l'armée thaïlandaise permette aux réformes adéquates de prendre place.
Tout ce que je peux dire, c'est - ne retenez pas votre souffle.

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 01:42

Le 18 mai, une demande de mise en liberté sous caution de Somyot Prueksakasemsuk a été refusée une fois de plus et la Cour Constitutionnelle a rejeté sa demande d'examiner la constitutionnalité de l'article 112 du Code Criminel, la loi de lèse-majesté.

Somyot s'est vu refuser la liberté sous caution pour la 10eme fois depuis qu'il a été arrêté le 30 avril 2011, selon ses avocats. Cette fois-ci, une garantie de 3 millions de bahts avait été proposée pour sa mise en liberté sous caution, 2 millions de bahts qui représentaient la totalité de ses biens personnels et un million de bahts venu de la trésorerie du ministère des droits et de la protection des libertés relevant du Ministère de la Justice.

Le tribunal a rejeté la demande en affirmant que la raison de son refus avait déjà été clairement expliquée précédemment et qu'il n'avait aucune raison de changer sa décision.

Kharom Pholphonklang, l'avocat de Somyot, a déclaré que la défense avait demandé de nouveau une caution pour Somyot parce que le procès était déjà terminé, et qu'il faudrait attendre longtemps avant que le verdict ne soit rendu.

La semaine prochaine, il soumettra une pétition au directeur général de l'administration pénitentiaire et au ministre de la Justice afin d'envisager de transférer tous les prisonniers pour lèse majesté dans la prison de Lak Si où d'autres détenus politiques ont été relogés, parce qu'ils étaient aussi des prisonniers politiques et que la maison d'arrêt de Bangkok était actuellement très fréquentée. Il a aussi noté que Surachai Danwattananusorn, un autre de ses clients, était vieux et avait des problèmes de santé.

Sukanya, l'épouse de Somyot, a déclaré qu'elle cesserait ses activités relatives à l'instance du tribunal pendant un certain temps. Maintenant, elle envisage de publier des livres et de mener d'autres activités avec les élèves et les militants afin de demander des modifications de la loi lèse-majesté, dont une réunion le 24 Juin qui marquera le 80eme anniversaire du renversement de la monarchie absolue par le Parti Populaire.

Le même jour, la Cour constitutionnelle a publié sur son site Internet sa décision de rejeter la demande de Somyot pour demander une décision sur la question demandant si la loi de lèse-majesté était en violation de la Constitution de 2007 ou non.

La Cour constitutionnelle a déclaré que le requérant n'a pas épuisé tous les moyens d'exercer ses droits en ce qui concerne son cas, donc, d'après l'article 212 de la constitution et les règles de la cour, la demande a été rejetée.

Kharom a dit qu'il ferait une déclaration en réponse à cette décision la semaine prochaine.

Il a ajouté que Surachai comparaîtra devant le tribunal le 28 mai à 9 heures 30 pour écouter le verdict d'un de ses cas de lèse-majesté pour lequel il avait plaidé coupable.

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 11:03

Un groupe de 100 Chemises rouges ont donnés une pétition au gouvernement demandant d'accorder une amnistie à tous les prisonniers qui purgent des peines en vertu de l'article 112 du Code criminel. "Le gouvernement devrait compléter le processus d'amnistie avant le 12 juin" a dit le pétitionnaire Anusorn Samithkul. Anusorn a déclaré que l'amnistie permettrait d'éviter une répétition de la tragédie rencontrée par le détenu pour lèse-majesté, Amphol Tangnoppakul (Ah-Kong), décédé d'un cancer en prison avant d'avoir pu déposer une demande de pardon. Sangiam Samranrat a accepté la pétition au nom du gouvernement et a promis d'agir d'une manière rapide. En mars dernier, 8 détenus pour lèse-majesté, y compris Amphol, avaient déposé une requête conjointe demandant l'intervention du gouvernement en vue d'obtenir une grâce. Ils avaient décidés de demander un pardon par l'intermédiaire du gouvernement plutôt que par celui du roi, parce qu'ils considéraient que leur bataille juridique était motivée politiquement.

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 10:32

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Lien de l'article:

http://redthaisocialist.com/francais/355-taksin-affirme-que-la-crise-politique-thailandaise-qetait-simplement-pour-lui-memeq.html


Parlant au téléphone aux milliers de Chemises rouges rassemblés à l'endroit où près de 90 personnes ont été tuées par les militaires il y a deux ans, Taksin a affirmé que "les 91 décès, les milliers de blessés et les emprisonnements ... ont été commis pour une seule chose: se débarrasser de moi et de mes supporters. "
Comme dans l'interview qu'il a accordée au Cambodge le mois dernier, son ego n'a pas de limites et il essaie de réécrire l'histoire où, selon sa version, les Chemises rouges étaient "simplement" ses disciples. En fait Taksin n'a joué aucun rôle dans la fondation des Chemises rouges et n'a jamais mené activement la résistance contre la junte militaire avant cette date. Il est maintenant en train de nier le fort courant pro-démocratie actuel chez la plupart des chemises rouges et même la tendance républicaine qui a résulté de la lutte prolongée. Le mouvement des Chemises rouges est le plus grand mouvement social de l'Histoire de la Thaïlande. Ses membres ont une relation dialectique avec Taksin, le Thai Rak Thai et le Pua Thai. Tandis qu'ils soutenaient Taksin et ses partis, les Chemises rouges ont également luttés pour leur dignité, leur propre liberté ainsi que pour la démocratie et ils ont fait d'énormes sacrifices pour atteindre leurs objectifs.
La maturité politique du mouvement des Chemises rouges a augmentée tandis que ses membres luttaient contre l'armée après le coup d'Etat de l'année en 2006. Le mouvement pour réformer ou abolir la loi de lèse-majesté et pour soutenir les "réformes" de Nitirat, qui abolirait toutes les lois qui découlent du coup d'Etat, est une preuve claire de ce fait. Les propositions de Nitirat permettrait également de poursuivre en justice les généraux et les politiciens responsables du massacre de manifestants non armés.
Taksin a presque totalement ignoré la lèse-majesté lors de son discours et s'est concentré à exhorter les Chemises rouges de Thaïlande à aider à reconstruire sous les slogans de "Nation, Religion et Monarchie", avec le mot "Démocratie" mentionné comme une réflexion après coup. La réalité est que la Thaïlande ne pourra jamais être libre et démocratique aussi longtemps que la loi de lèse-majesté existera et aussi longtemps que les généraux et les politiciens qui ont massacrés les militants politiques dans les rues ne seront jamais tenus pour responsables de leurs actions.
Taksin a poursuivi en indiquant qu'il reviendrait à la maison en Thaïlande très bientôt. S'il parvient à revenir, cela sera au détriment de ceux qui sont inculpés de lèse-majesté et qui croupissent dans les prisons et des gens massacrés par l'armée, dont aucun ne pourra plus jamais rentrer à la maison.
Une raison pour laquelle Taksin peut malhonnêtement affirmer que les Chemises rouges étaient "seulement pour lui-même", c'est le fait que ces derniers, qui sont beaucoup plus progressiste que Taksin et le Pua Thai, ne sont pas suffisamment organisés et n'ont pas encore contestés la direction de l'UDD qui soutient pleinement le gouvernement de Yingluk. Mais certains résultats des élections partielles où les électeurs du Pua Thai sont restés à la maison, causant la perte de celle-ci par le parti, sont peut-être l'indication d'un mécontentement général.

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