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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 16:20

Un article de Robert Amsterdam

Lien de l’article en anglais :

http://robertamsterdam.com/thailand/2012/05/11/abhisits-final-insult-to-ah-kong/

 

Le dirigeant de l'opposition, Mark Abhisit Vejjajiva, a répondu à la mort tragique de la victime pour lèse-majesté M. Amphol Tangnoppakul (Ah Kong) par une de ses typiques déclarations orwelliennes. Avant d'avoir donné des avertissements aux personnes en deuil comme quoi il ne fallait pas "exploiter" la mort de M. Amphon pour "la transformer en une question politique", Mark Abhisit a demandé au gouvernement, dans l'intérêt de la "justice", de fournir une explication complète de ce qui a conduit à disparition soudaine de M. Amphon (Ah Kong). Nous ne parlons pas pour le gouvernement, mais les faits qui pourraient permettre d'expliquer la mort de M. Amphol à Mark Abhisit sont du domaine public. "Ah Kong, un homme de 61 ans atteint d'un cancer, a été arrêté durant l'été 2010 dans le cadre de la chasse aux sorcières pour lèse-majesté initiée par le gouvernement de Mark Abhisit." Selon les experts, l'année 2010 a vu une multiplication par trois du nombre de cas de lèse-majesté par rapport à l'année précédente, qui avait elle-même atteint des records par rapport aux plaintes déposées durant les années antérieures. La plainte pénale contre Ah-Kong a été déposée par nul autre que le secrétaire personnel de Mark Abhisit, qui a signalé le contenu de quatre SMS qu'il aurait reçus sur son téléphone portable. Naturellement, Mark Abhisit prétend n'en avoir rien su, mais sa carrière politique, faite de mensonges et de distorsions, met sa crédibilité sérieusement en question.

Top of Form 1

Après son arrestation, M. Amphol a été soumis à un tableau terrifiant de violations de ses droits humains fondamentaux ; deux mois en détention sans inculpation, un rejet répété de ses demandes de liberté sous caution en attendant son procès, le refus d'un traitement médical approprié, et enfin une grotesque peine de vingt ans de prison prononcée à la fin de 2011, à l'issue d'un processus qui a nécessité aux avocats de la défense de prouver son innocence, au lieu de placer le fardeau d’établir sa culpabilité sur le parquet. Même le juge qui présidait le tribunal a admis que la preuve n'était pas concluante, mais cela ne l'a pas empêché de condamner Ah Kong à mourir en prison.
Compte tenu des conditions de détention déplorables et infâmes pour lesquelles la Thaïlande est connue, il n'est pas surprenant que le cancer de M. Amphol (Ah Kong) ait été autorisé à se propager sans surveillance ou traitement adéquat. En général, les détenus et les prisonniers politiques en particulier, se voient souvent refuser les soins médicaux dont ils ont besoin pendant leur détention. Donc, récemment, en février 2012, la Cour d'appel a estimé que l'état de santé de M. Amphol n'était pas suffisamment grave pour justifier une libération sous caution.
La mort de M. Amphol est une continuation de la politique de terreur contre le peuple thaïlandais édictée par Mark Abhisit Vejjajiva et du précédent régime du soi-disant Parti démocrate qui a commencé avec l'envoi de 1000 troupes dans les rues de Bangkok en 2009, l'utilisation de tireurs d'élite de l'armée contre les civils non armés en 2010 et l'abus de l'article 112 à des fins politiques. L'article 112 a été systématiquement utilisé par le Parti Démocrate de M. Mark Abhisit, ce qui a inclus la question d'empêcher que la loi ne soit réformée en aucune façon. Si Mark Abhisit veut savoir qui sont les responsables de la mort de M. Amphol, il devrait commencer par les chercher chez lui-même et ses patrons les militaires.
Mark Abhisit Vejjajiva peut ne pas l'apprécier, mais présenter au public thaïlandais des preuves de la barbarie de ses propres actions n'est pas une "exploitation" de la mort de M. Amphol. C'est plutôt la seule façon de s'assurer qu’Ah Kong ne soit pas mort pour rien, et d’aider à sauver la vie des autres victimes de l'article 112. La mort tragique d'Ah Kong n'a pas besoin d'être "transformé en un problème politique." La mort Ah Kong est un problème politique, le symbole de tout ce qui est pourri, rétrograde et inhumain dans l'establishment politique auquel Mark Abhisit Vejjajiva a vendu son âme.

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 12:48

Le comité de la campagne visant à modifier l'article 112(CCAA) a déjà recueilli plus de 10.000 signatures afin de proposer le projet de loi proposé par Nitirat pour modifier la loi de lèse-majesté, au Parlement.
Le groupe, composé d'universitaires, de militants et d'écrivains, organisera une activité le 27 mai pour conclure la campagne de collecte de signatures, qui a débuté plus tôt cette année, et afin de discuter de cette question.
L'activité aura lieu à l'Auditorium Sriburapha situé au campus de Tha Prachan de l'Université Thammasat.
Programme
De 13 heures à 13 heures 15: Conférence de presse
de Wad Rawee, membre du groupe d'écrivains Sang Sumnuek et de Yukti Mukdawijit de la Faculté de sociologie et d'anthropologie, Université de Thammasat
De 13 heures 15 à 13 heures 45: "La voix des 112 victimes"
13 heures 45: Lecture de poèmes
De 14 à 15 heures: Discussion sur la campagne

Intervenants:
- Wad Rawee, membre du groupe d'écrivains Sang Sumnuek
- Suda Rangkuphan de la Faculté des arts, Université de Chulalongkorn
- Piyabutr Saengkanokkul, membre de Nitirat
Animée par Wiangrat Netipho de la Faculté de science politique, Université de Chulalongkorn
De 15 à 15 heures 15: Intermède musical par le groupe Middle Finger
De 15 heures 15 à 17 heures: Discussion "112 phénomène de Richter"

Intervenants:
- Charnvit Kasetsiri, historien
- Nidhi Eawsriwong, historien
- Worachet Pakeerut, Groupe Nitirat
Animée par Puangthong Pawakapan de la Faculté de science politique, Université de Chulalongkorn
Le 10 mai, le deuxième jour des rites funéraires pour Amphon Tangnoppakul (Ah-Kong) a eu lieu au Wat Dan Samrong, situé dans la province de Samut Prakan, où il vivait avec sa famille, après le premier jour qui a eu lieu en face de la Cour Pénale de Bangkok. Environ 500 chemises rouges ainsi que des sympathisants, y compris Thida Thavornset et d'autres dirigeants du Front Uni pour la Démocratie contre la dictature et certains députés du parti Phua Thai étaient présents.
Les dirigeants de l'UDD et les députés du parti Phua Thai ont été vivement critiqué par certaines factions des chemises rouges, y compris par le professeur de l'Université Thammasat, Somsak Jeamteerasakul, de n'avoir rien fait sur la question de la lèse-majesté.
Les rites funéraires pour Amphon (Ah-Kong) continueront à se dérouler au temple jusqu'au 16 mai.
Aujourd'hui, un groupe dirigé par le Chemise rouge Nithiwat Wannasiri s'est rendu au Parlement afin d'adresser une invitation pour assister aux funérailles Amphon à Somkiat Krongwattanasuk, secrétaire personnel d'Abhisit Vejjajiva, qui avait porté plainte pour lèse-majesté contre Amphon (Ah-Kong). C'est cette plainte qui est la cause de la mort d'Amphon (Ah-Kong) en prison.
Un représentant du Parti Démocrate, qui a été envoyé pour recevoir l'invitation, a affirmé à Nithiwat et ses amis que Somkiat n'était pas venu au Parlement aujourd'hui.
Plus tard, le groupe des Chemises rouges s'est rendu à la Cour Pénale pour proposer la même invitation à trois membres du personnel des tribunaux: Sitthisak Wanachakij, le porte-parole de la Cour de justice qui avait écrit un article dans un journal condamnant Amphon (Ah-Kong) pour ses soi-disant infractions, Chanathip Muanpawong, le magistrat responsable de la peine d'Amphon (Ah-Kong) et au juge de la Cour Pénale, Thawee Prachuablarp, ​​qui a récemment déclaré à la presse après la mort de Amphon (Ah-Kong) à tort que ce dernier avait été admissible à la libération sous caution parce qu'il avait retiré son appel et avait demandé une grâce royale.
En fait, Amphon s'est vu refusé la liberté sous caution huit fois avant d'abandonner son appel et de décider de solliciter une grâce royale à la place.

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 11:10

Voici le message de condoléances de Somyot à Ah-Kong:
 
"De la liberté gagnés par ce corps sans vie restera simplement les cendres de souvenirs douloureux d'une société fasciste sous un manteau démocratique. Son atrocité et sa décadence sont cachées par la propagande massive sur la grandeur royale et la fausse charité. Elle existe simplement pour servir l'intérêt corrompu des aristocrates dans la société thaïlandaise.

Puisses-tu reposer en paix, Ar-Kong .... Tu es maintenant libre!"

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 03:59

Un article de Pavin Chachavalpongpun

Lien de l'article en anglais:

http://www.asiasentinel.com/index.php?option=com_content&task=view&id=4481&Itemid=392


Amphon Tangnoppakul "Akong", 61 ans, qui avait été condamné à 20 ans de prison, est mort. Sa mort est une gifle au visage des Thaïlandais hyper-royalistes qui ont eu recours à la draconienne loi de lèse-majesté comme arme politique pour contrôler les différences d'opinions politiques de la société.

Akong est mort le mardi 8 mai 2012, après s'être plaint de douleurs sévères à l'estomac depuis vendredi (4 mai 2012). Il est décédé dans un hôpital public, peu de temps après qu'il avait décidé de demander une grâce royale. Auparavant, il avait toujours clamé son innocence. Mais sa chance d'être remis en liberté était mince, tant qu'il avait refusé d'admettre sa culpabilité.

Akong a été reconnu coupable pour quatre chefs d'accusation en vertu de la loi de lèse-majesté et de la loi sur la criminalité informatique. Il a été accusé d'avoir envoyé quatre messages texte qui auraient prétendument insulté la famille royale. Il n'a jamais été prouvé par la justice qu'Akong avait envoyé ces messages.

Le nombre croissant de cas de lèse-majesté en Thaïlande ces dernières années a aggravé la situation des droits humains dans ce pays. À bien des égards, le cas d'Akong n'est pas différent de tous les autres. Les nombreuses raisons qui expliquent l'utilisation abusive de cette loi sont:

- Soutenir les mythes qui entourent la monarchie

- La protection de l'institution

- L'anxiété sur la succession royale

- Le contrôle de la société

- Le prolongement du rôle des militaires dans la politique (comme protecteurs de la sécurité nationale)

- Faire face à la révolution technologique dans le cyberespace.

Mais plus cette loi est utilisée à des fins politiques, plus elle affaiblit la monarchie. Son usage discursif met en évidence un sentiment de désespoir et non pas d'autorité. Dans le sillage de la mort d’Akong, de nombreux royalistes purs et durs se sont publiquement réjouit de son décès. Ils continuent de préconiser des mesures sévères contre les soi-disant éléments anti-monarchie. Toutefois, par conséquent, ils jouent un rôle majeur dans la réduction du niveau de révérence envers la monarchie. Les monarchistes sont ceux qui élèvent les anti-monarchistes.

Fait intéressant, il est apparu que les accusations de crime de lèse-majesté ont été portées d'une manière beaucoup plus ciblée avant le coup d'Etat de 2006. Par exemple, même le parti Thai Rak Thai de Thaksin a auparavant accusé le Parti Démocrate d'avoir commis un crime de lèse-majesté pour avoir prétendument exploité la monarchie lors de sa campagne électorale (en 2005). De même, Thaksin et Sondhi Limthongkul, un chef de file de l'Alliance du Peuple pour la Démocratie (PAD), se sont également blâmé l'un l'autre pour avoir manqué de respect à l'institution royale.

Après le coup d'Etat, quand l'espace politique a commencé à être beaucoup plus ouvert, les forces de l'ordre ont commencé à cibler pratiquement tous ceux qui avaient des idées différentes. La trahison semblait être partout. La loi de lèse-majesté a émergé comme un moyen de faire taire la dissidence politique.

Statistiquement, en 2005, 33 accusations ont été portées devant la Cour de première instance; plus tard 18 décisions ont été rendues sur ces affaires. En 2007, le nombre d'accusations a presque quadruplé pour atteindre le nombre de 126. Ce chiffre est passé à 164 en 2009, puis a triplé pour atteindre 478 cas en 2010. Les hausses les plus spectaculaires se sont produites sous le gouvernement du Parti Démocrate dirigé par Abhisit Vejjajiva, qui a adopté une ligne royaliste grâce à un solide appui de l'armée. Sous le gouvernement actuel de Yingluck Shinawatra, les cas continuent à monter. Yingluck semble se contenter de maintenir le statu quo pour le bien de la survie de son gouvernement.

Malheureusement, Akong ne sera pas le dernier dans ce jeu qui consiste à renforcer "l'affection forcée" pour la monarchie. Dès qu’Akong a été arrêté, j'ai lancé la campagne "Libérez Akong" le 30 novembre 2011, en vue de faire pression pour la libération d’Akong, entre autres choses. Cette campagne a été inspirée par celle de Birmanie, approuvé par l'opposante Aung San Suu Kyi, pour apporter un soutien courageux aux nombreux prisonniers politiques birmans. Il s'agit d'une campagne pacifique; je demandais à tous les participants d'écrire le nom de "Akong" sur leur paume comme un geste de soutien à la campagne pour sa libération.

Akong était une victime parfaite dans ce jeu de vengeance politique, dans le sens qu'il s'agissait d'un vieux sino-thaï, qui connaissait peut-être peu ou rien au sujet de la loi de lèse-majesté, qui n'était même pas capable de parler le thaï très bien, qui n’était peut-être pas très versé dans la technologie d'un téléphone cellulaire ainsi que l'envoi de messages texte, et qui n'a jamais été politiquement actif. Pourtant, tous ces facteurs potentiels ne l'ont pas empêché d'être accusé et arrêté. Et maintenant, il a rencontré une fin tragique.

La durée de sa peine était de 20 ans pour quatre messages SMS. Est-ce la Thaïlande? C'est un pays où le roi est censé être très aimé et respecté par tous les Thaïlandais. C'est aussi le pays qui a la plus terrible loi contre le crime de lèse-majesté au monde.

Cette campagne pour la libération d'Akong était destinée à envoyer un message fort pour sa libération immédiate ainsi que celle de tous les prisonniers politiques, et plus important encore, pour la réforme, ou même l'abolition de cette loi anachronique. Sans cela, la Thaïlande ne pourra devenir pleinement une nation civilisée, entre autres dans le monde. La réforme de la loi pourrait être faite dans le contexte plus large de la modification de l'actuelle Constitution de 2007. Ce ne sera pas une tâche facile.

Plus de 1000 personnes sur Facebook ont ​​manifesté leur intérêt pour cette campagne. Plus de 500 personnes ont envoyé leurs photos avec le mot "Akong" écrit sur leur paume. Finalement, j'ai mis toutes ces photos significatives dans un livre, avec un certain nombre d'écrits liés à la question de la lèse-majesté, pour rappeler à ceux qui ont abusé de la justice que le niveau de tolérance des Thaïlandais décents a atteint sa limite. Si nous ne protestons pas contre l'article 112, la Thaïlande ne sera jamais un pays où les droits fondamentaux de l'homme seront protégés.

Aujourd'hui, la mort d’Akong permettra d'accélérer ce processus de changement en Thaïlande.

(Pavin Chachavalpongpun est un ancien diplomate thaïlandais et est maintenant professeur agrégé à l'Université de Kyoto)

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 03:54

Un article de John Roberts
Lien de l'article en anglais:

http://www.wsws.org/articles/2012/may2012/thai-m05.shtml


Un procès est actuellement en cours à la Cour pénale de Bangkok, celui de Somyot Pruksakasemsuk, qui est accusé de violation de l'article 112 du Code pénal thaïlandais, celui qui traite de la lèse-majesté ou d'infractions contre le roi et la famille royale thaïlandaise. Cette affaire est similaire aux centaines d'autre du même genre qui ont été portées par le précédent gouvernement soutenu par l'armée de l'ancien premier ministre Abhisit Vejjajiva et utilisées comme un moyen d'intimider ses adversaires.
Le fait que cette loi anti-démocratique demeure en vigueur et que les procès se poursuivent souligne l'accord politique du gouvernement actuel de Yingluck Shinawatra avec les élites traditionnelles du pays, l'armée, la bureaucratie d'État et la monarchie. Lors d'un accord conclu avant les élections nationales de juillet 2011, Yingluck a accepté de rester en dehors des affaires militaires et de ne pas toucher à la loi de lèse-majesté si elle était autorisée à arriver au pouvoir.
Cette trêve a mis fin à cinq ans de luttes politiques intestines au sein des élites dirigeantes du pays après que l'armée ait évincé le frère de Yingluck, Thaksin Shinawatra, en 2006. Le résultat, cependant, est que les critiques de l'ancien gouvernement d'Abhisit et de ses alliés de l'armée et de la monarchie conduisent maintenant à de longues peines de prison sous l'inculpation de lèse majesté, une loi chargée d’emprisonner ceux qui dénigrent la monarchie.
La loi de lèse majesté est une question politiquement sensible, car la monarchie a joué un rôle essentiel dans la protection de l'appareil d'Etat thaïlandais. En temps de crise, le roi thaïlandais a été en mesure de se mettre en avant comme arbitre neutre et d'intervenir pour désamorcer l'opposition au développement, celui de l'armée en particulier (crise politique de 1992). Au cours des six dernières années, cependant, la monarchie a été de plus en plus perçue comme agissant de façon partisane contre la faction Thaksin de l'élite dirigeante. C'est pourquoi il y a une plus grande utilisation de la loi de lèse-majesté pour bloquer les critiques.
Somyot, âgé de 50 ans, a une longue histoire en tant que militant des étudiants et des organisations syndicales ainsi que comme journaliste. Il est accusé de lèse-majesté pour deux articles parus dans la revue "Voice of Taksin" (La Voix de Taksin) en 2010, quand il était rédacteur en chef. Somyot a été arrêté le 30 Avril, 2011 et est emprisonné depuis cette date. Huit demandes de libération sous caution ont été rejetées. S'il est reconnu coupable, il encourt jusqu'à 15 ans de prison.
Plus de 30 policiers ont été impliqués dans l'affaire Somyot, y compris ceux du Centre pour la Résolution de la Situation d'Urgence (CRES, en anglais: Resolution of the Emergency Situation), du Département des Enquêtes Spéciales (DSI, en anglais: Department of Special Investigations), du Conseil d'Etat, du Conseil National de Sécurité, de la National Intelligence Agency et du ministère de l'information et de la technologie des communications.
Le 19 avril, le deuxième jour du procès de Somyot, les questions de la défense aux témoins de l'accusation ont soulignées le caractère arbitraire et politique des chefs d'accusation.
Le colonel Wijan Jodtaeng, de la Sécurité du Commandement des Opérations de l'Armée, a admis qu'il n'avait jamais lu les deux articles concernés avant d'ordonner au CRES de déposer une plainte pour lèse-majesté, ce qu'il a fait en août 2010. Le CRES était dirigé à l'époque par l'adjoint d'Abhisit pour les affaires de sécurité, Suthep Thaugsuban.
Le colonel Nuchit Sribunsong a reconnu qu'il ne savait pas qui avait écrit ces articles sous le pseudonyme de "Jitr Pollachan." Il a déclaré que les articles en question constituaient de la lèse-majesté car ils mentionnaient des incidents survenus au cours des premières années de la dynastie Chakri à la fin du XVIIIe siècle, à la suite de la mort du roi Taksin.
La responsabilité d'examiner les articles et leur possible infraction pour lèse-majesté a été donnée à deux étudiants en droit de l'Université Thammasat, qui étaient stagiaires au Département des Enquêtes Spéciales (DSI) à l'époque.
Le procès de Somyot a eu lieu à la suite de la répression sanglante du gouvernement d'Abhisit contre le Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (UDD) pro-Thaksin. Des troupes armées, agissant sur les ordres du gouvernement d'Abhisit soutenu par les militaires, avaient brisés férocement le campement des Chemises rouges situé dans le district commercial de Bangkok (au moins 91 Chemises rouges ont été tués lors de cette répression).
Bon nombre des partisans des Chemises rouges étaient des pauvres des zones urbaines et rurales qui ont soutenu Thaksin en raison des politiques sociales de son gouvernement, y compris des soins de santé gratuits et des prêts à très faible taux d'intérêt pour le développement des villages, mis en place durant la période de 2001 à 2006. Ils ont dénoncé le coup d'Etat militaire de 2006 et l'éviction judiciaire ultérieure de gouvernements pro-Thaksin en 2008.
Suite à ces tensions politiques, le nombre de cas de lèse-majesté renvoyé devant les tribunaux a drastiquement augmenté contre les Chemises rouges. À partir de seulement 33 cas en 2006, le chiffre a augmenté à 164 cas en 2009 et a atteint son sommet en 2010, 478 cas, avant de retomber à 85 cas l'an dernier.
Le cas de Somyot est seulement l'un des cas les mieux connus. Surachai Danwattananusorn, qui est âgé de 71 ans, purge actuellement sept ans et demi de prison pour trois chefs d'accusation comme quoi il aurait insulté le roi en 2010. Il a plaidé coupable, en février 2012, en échange d'une peine plus légère, quelque chose que Somyot refuse de faire.
Le tribunal de Bangkok rendra son verdict le 30 mai 2012 dans le cas de la webmaster Chiranuch Premchaiporn, dont le procès s'est terminé en février de cette même année. Elle a été accusée en vertu de la loi sur les crimes d'avoir mis trop de temps à supprimer des commentaires lèse-majesté sur son site web. Le gouvernement thaïlandais d'Abhisit a bloqué des milliers de sites web en raison de contenu lèse-majesté. Entre 2007 et 2010, quelque 75.000 sites ont été bloqués ou suspendus.
Le gouvernement de Yingluck a continué ces poursuites, en partie pour apaiser la monarchie et l'armée. Le vice-premier ministre Chalerm Yuamrung a mis en place une "war room" (chambre de guerre) pour faire face à de possibles infractions de lèse-majesté en ligne et a déclaré que les sites Web qui offensent la monarchie "ne seront pas toléré par le gouvernement."
Plus fondamentalement toutefois, Yingluck, son frère Thaksin, et leur parti Puea Thai ont tout aussi peur de l'élargissement de l'opposition populaire à la monarchie et à l'appareil d'Etat que leurs rivaux de l'establishment politique; Lors des protestations de 2010, le mouvement "chemise rouge", originaire de la population urbaine et rurale pauvre, est allé au-delà de la demande du Puea Thai pour des élections anticipées et a commencé à exprimer ses préoccupations au sujet de l'inégalité sociale et de la domination politique des élites traditionnelles du pays.
Comme la crise économique mondiale a eu un impact sur la Thaïlande, l'économie a ralentie et les tensions sociales ont continué à augmenter. La classe dirigeante dans son ensemble s'est réuni pour défendre ses affaires et utilise la loi réactionnaire de lèse-majesté comme un moyen pour se protéger de quiconque menace et remet en question l'appareil d'Etat existant et risque par ce fait de saper les mécanismes cruciaux de la domination bourgeoise.

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 06:49

Amphon Tangnoppakul (Ah-Kong), 62 ans, est mort en prison en Thaïlande aujourd'hui. Après avoir été condamné, en novembre 2011, à 20 ans de prison pour avoir prétendument envoyé quatre messages texte jugés offensants au secrétaire de l'ancien premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva, ses avocats avaient demandé sa libération temporaire à plusieurs reprises pour raisons médicales car il était atteint d'un cancer parmi d'autres maladies . La dernière demande a été faite en février 2012 et elle a été rejetée par la Cour d'appel qui a affirmé que "la maladie qui le défendeur fait valoir [comme l'un des motifs de la caution] ne semble pas mettre sa vie en danger."

Sincères condoléances à sa femme Rosmalin ainsi qu’à leurs enfants et petits-enfants.

 

Photo 1 : Amphon Tangnoppakul en 2008, deux ans avant son arrestation

 

Akong2

 

Photo 2 : Amphon Tangnoppakul lors d’une visite de sa famille il y a quelques semaines


Akong.jpg

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 15:58

Reporters sans frontières réitère sa demande de libération de Somyos Prueksakasemsuk

Publié le vendredi 4 mai 2012.

Lien :

http://fr.rsf.org/thailande-reporters-sans-frontieres-reitere-04-05-2012,42558.html

Les témoins de la défense et de l’accusation se sont succédés, du 1er au 4 mai 2012, dans le procès pour crime de lèse-majesté de Somyos Prueksakasemsuk, ancien rédacteur en chef du magazine Voice of Taksin, interdit dans le royaume depuis 2010. Reporters sans frontières réitère sa demande de libération.

« Les neuf demandes de libération sous caution de Somyos Prueksakasemsuk ont toutes été rejetées par le tribunal depuis un an, au motif qu’il aurait pu influencer les témoins de la défense et de l’accusation en étant libre avant son procès. Maintenant que cette période est passée, Reporters sans frontières demande sa libération immédiate et inconditionnelle. », a déclaré l’organisation internationale de défense de la liberté d’information.

Le 1er mai 2012, une correspondante de Reporters sans frontières a pu s’entretenir brièvement avec Somyos Prueksakasemsuk après son témoignage. « Je souhaite seulement exposer les faits. Si je suis puni pour cela, alors tant pis ». Selon la femme de l’ancien rédacteur en chef, qui lui rend visite en prison une fois par semaine, s’il semble bien traité, en revanche sa santé mentale se détériore.

Durant le témoignage qu’il a donné le 1er mai pour assurer la première partie de sa défense, Somyos Prueksakasemsuk a assuré qu’aucune référence à la monarchie n’était faite dans les articles incriminés : « Je n’imaginais vraiment pas que ces articles pourraient paraître critiquer la monarchie. Pour moi, l’auteur ne mentionnait que l’élite thaïe », a-t-il déclaré. Pour la première fois, il a révélé l’identité de Jit Polachan, l’auteur des deux articles publiés en février 2010 pour lesquels il est incriminé.

« Les articles en question ne font pas explicitement référence à la monarchie. Il s’agit donc ici d’une interprétation particulière des articles et de la loi pour punir un opposant au parti au pouvoir », a continué Reporters sans frontières. « Nous condamnons la manipulation politique de la loi draconienne du crime de lèse-majesté pour réduire Somyos Prueksakasemsuk au silence et demandons au tribunal de ne pas le condamner sur la base d’une interprétation purement subjective de ces articles ».

Le 24 avril 2012, ses deux avocats ont également déposé un recours à la Cour Constitutionnelle de Thaïlande concernant l’article sur le crime de lèse-majesté, pour en contester la constitutionnalité et vérifier sa conformité avec les standards légaux internationaux.

Militant du Front uni pour la démocratie contre la dictature (UDD), Somyos Prueksakasemsuk, 50 ans, avait été arrêté, le 30 avril 2011, pour avoir refusé de révéler la véritable identité de Jit Polachan, auteur de deux articles considérés comme diffamatoires à l’égard du roi. Il a été inculpé le 2 mai 2011 et risque 30 ans de prison pour deux accusations de lèse-majesté portées officiellement contre lui le 26 juillet. Le verdict ne sera pas rendu avant que la Cour Constitutionnelle ne rende son jugement à la Cour criminelle.

La Thaïlande fait partie des pays “sous surveillance” du rapport des Ennemis d’Internet publié par Reporters sans frontières chaque année.

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 15:50

Publié par RSF le lundi 30 avril 2012.

Lien:

http://fr.rsf.org/thailande-reprise-du-proces-de-jiew-audition-17-02-2012,41896.html

L’audience du procès de la directrice du site d’information Prachatai, Chiranuch Premchaiporn, plus connue sous le nom de Jiew, s’est tenue ce lundi 30 avril à Bangkok. L’annonce du verdict, initialement prévue ce jour, a été repoussée au 30 mai prochain. La juge a expliqué qu’elle n’avait pas eu le temps d’étudier tous les documents qui lui avaient été présentés.

Une centaine de journalistes de médias thaïlandais et étrangers, et d’observateurs internationaux, étaient présents ce matin devant la cour criminelle. Jiew a déclaré à une représentante de Reporters sans frontières venue couvrir le procès : "Je m’attendais et m’étais préparée à tout… Sauf à ça. C’est une surprise."

Pour information:

17.02.2012 - Reprise du procès de Jiew : audition des témoins de la défense

Le procès de la directrice du site d’information Prachatai, Chiranuch Premchaiporn, plus connue sous le nom de Jiew, a repris le 14 février 2012 à Bangkok. Les cinq témoins présentés par la défense ont été auditionnés par la cour d’assises de la capitale, qui a annoncé, le 16 février, que le verdict serait rendu le 30 avril 2012.

Accusée de violation de l’article 15 du Computer Crimes Act et du paragraphe 112 du code pénal, Chiranuch Premchaiporn risque jusqu’à vingt ans de prison pour des commentaires insultant envers la monarchie postés sur le site Prachatai, et qu’il lui est reproché de ne pas avoir supprimés assez rapidement. (Lire les précédents communiqués de Reporters sans frontières au sujet de cette affaire)

Les cinq témoignages de la défense ont joué en faveur de Jiew, selon son avocat. A l’issue de l’audience du 14 février, la directrice de Prachatai a fait part à Reporters sans frontières de sa satisfaction, les témoins présentés par la défense ayant pu être entendus par la cour.

Reporters sans frontières a pu s’entretenir avec Jiew au sujet de son procès et de la façon dont les médias de Thaïlande ont traité cette affaire, et de la censure en général dans le pays.

L’organisation appelle la justice à reconnaître l’innocence de la directrice de Prachatai et à abandonner les charges pesant contre elle.

Compte-rendu des auditions des témoins de la défense

Le 14 février, la cour a auditionné Kittiphum Juthasmit, modérateur du site Prachatai, Sawatree Suksri, enseignante en droit à l’université Thammassat, et Jittat Facckaroenphol, enseignant en informatique de l’université Kasetsart, qui a exposé les difficultés de la modération d’un forum.

Kittiphum Juthasmit a témoigné que la direction de Prachatai avait constitué une équipe d’une douzaine de modérateurs bénévoles, composée, entre autres, d’internautes, et chargée de supprimer tout commentaire jugé illégal. Après le coup d’Etat du 19 septembre 2006, en raison de la multiplication exponentielle des commentaires, la mission des modérateurs est devenue impossible, et tous les messages n’ont pu être vérifiés.

Sawatree Suksri a soumis son témoignage écrit, dans lequel elle a remis en question la législation, et notamment le Computer Act, au regard des régulations en vigueur dans d’autres pays concernant la modération de commentaires.

Jittat Fakcharoenphol a témoigné des efforts de la direction de Prachatai pour améliorer le système de modération déjà en place, des efforts avortés par la fermeture du forum du site a exposé les difficultés de la modération d’un forum.

Reporters sans frontières a pu assister aux audiences du 15 et du 16 février 2012. Wanchat Padungrat, propriétaire et administrateur du site Pantip.com (le portail web le plus important du pays), a été auditionné par la cour le 15 février. Pantip.com est équipé d’un logiciel de filtrage par mots-clés, et une équipe de cinq à six modérateurs est employée à plein temps pour modérer les messages postés par les internautes. En dépit de ces précautions, il est impossible selon Wanchat Padungrat de vérifier tous les contenus, en raison de leur quantité et parfois de leur ambiguïté. Il a ajouté que la vérification préalable des messages avant publication a un coût qu’aucun site local ne peut assumer. Enfin, l’administrateur a déclaré que certains internautes ayant posté des commentaires sur son site ont été poursuivis pour violation du Computer Crimes Act, mais jamais son entreprise. Il a par la suite affirmé qu’il était impossible de surveiller et valider tous les commentaires, d’un point de vue technique comme économique.

Une trentaine de personnes étaient présentes dans la salle, le 16 février, dont des représentants des Ambassades du Canada, de Suède, de Finlande, des Etats-Unis, une représentante de la Commission d’Helsinki, ainsi que des activistes - notamment CJ Hinke de l’organisation Fight Against Censorhip in Thailand (FACT).

Le dernier témoin auditionné, le professeur Pirongrong Ramasoota, chercheur en communications a l’Université Chulalongkorn de Bangkok, n’a pas eu à exposer son témoignage devant la cour car le procureur a accepté le document qu’elle apportait sans le questionner. "C’est bon signe", a déclaré l’avocat à Reporters sans frontières à la sortie du tribunal. En approuvant le document, [le procureur] en approuve le contenu entier, ce qui plaide en notre faveur. Depuis mardi, la Cour est équitable et écoute tous nos arguments. Le juge a même affirmé qu’il était conscient que les standards internationaux en termes de régulation de forums sur internet le forçait à être très attentif à ce cas", a-t-il ajouté. Le document présenté par le professeur Pirongrong est une thèse sur la régulation des forums sur Internet depuis le coup d’Etat du 19 septembre 2006, dans lequel Prachatai est présenté comme une étude de cas.

Le Professeur Pirongrong a déclaré à Reporters sans frontières que "depuis le coup d’Etat, chaque média en ligne doit prendre de réelles précautions dans la publication de ses contenus. Mais ce document atteste que la directrice de Prachatai avait adopté une politique de publication selon laquelle le site se réservait le droit de ‘supprimer toute information semblant fausse qui ne pouvait pas être vérifiée’, ce qui montre qu’elle avait pris les précautions nécessaires, dès 2006, pour ne pas être poursuivie en justice".

Durant l’audience, le juge a insisté sur le fait que le cas de Prachatai n’était pas un cas politique mais neutre. Si le verdict rendu le 30 avril ne satisfait pas une des parties, il sera toujours possible de faire appel à un niveau supérieur. La défense dispose de trente jours pour soumettre son témoignage écrit définitif, à compter du 16 février 2012.

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 11:52

Un article du journal suédois Dagens Nyheter

Dagens Nyheter (DN) est certainement le journal le plus influent de Suède. Voici une traduction rapide de l'article:

http://www.dn.se/kultur-noje/internationella-kampanjer-for-gripen-journalist

Les procès tenus en Thaïlande contre les journalistes et les utilisateurs d'internet accusés de lèse-majesté ont conduit à plusieurs campagnes internationales pour obtenir leur libération.
Les "Chemises rouges" sont systématiquement considérés comme des suspects et se voient refuser une caution en attendant que leur cas soient jugés. Parmi eux se trouve Somyot Prueksakasemsuk, un homme qui a passé 20 années à se battre pour de meilleures conditions de travail. Il était aussi le rédacteur en chef du magazine "Voice of Taksin" (La Voix de Taksin) désormais interdit.
Il y a un an, il a été arrêté parce que son magazine avait publié deux articles qui ont été considérés comme entrant dans le champ d'application de la loi lèse-majesté. Il est resté en prison depuis. Ce vendredi, il a reçu la réponse à sa neuvième demande de libération sous caution.
"Malheureusement, le tribunal a de nouveau rejeté la demande," a témoigné sa femme Sukanya Prueksakasemsuk à DN. "Nous sommes très déçus. En outre, Somyot a eu récemment beaucoup de difficulté à communiquer avec son avocat."
La loi de lèse-majesté a été utilisée de nombreuses fois depuis le coup d'Etat militaire de 2006, en particulier par l'ancien gouvernement du Premier ministre Abhisit Vejjajiva.
En Thaïlande, même une légère critique de la monarchie est considérée comme crime de lèse-majesté, pour des raisons politiques, écrit le journal The Nation. Mais le gouvernement actuel de Yingluck Shinawatra n'a pas fait beaucoup pour aider ceux qui sont conduits devant les tribunaux suite à des accusations de diffamation du roi Bhumibol.
Dans chacune des douze affaires jugées depuis 2009 contre les partisans de l'UDD, mieux connu sous le nom de Chemises rouges, la liberté sous caution a été refusée, souligne l'organisation des droits de l'Homme Human Rights Watch. Ceci est en contraste avec le fait que les dirigeants de l'autre camp de la division politique en Thaïlande (les Chemises jaunes du PAD) ont été libérés sous caution le jour même ou ils ont été inculpés de haute trahison.
La loi de lèse-majesté thaïlandaise est une loi utilisée de façon abusive, explique Human Rights Watch. "La manipulation manifestement inéquitable des cas de lèse-majesté est encore aggravée par le fait que les accusés ne soient pas libérés sous caution et soient retenus prisonniers durant toute la durée de leurs procès," écrit l'organisation.
Le procès de l'ancien rédacteur en chef Somyot Prueksakasemsuk a continué jusqu'au 3 mai. Parmi les organisations qui protestent contre son traitement, il y a la Fédération internationale des journalistes (FIJ) et plusieurs organisations syndicales internationales.


Torbjörn Petersson

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 12:47

Lors du dernier jour du procès Somyot, le 3 mai 2012, ses avocats ont présenté un recours devant la Cour constitutionnelle affirmant que la loi lèse-majesté viole la Constitution de Thaïlande. C'est ce cas qui sera traité en premier, reportant le verdict du procès de Somyot au 19 septembre 2012. La campagne se poursuivra, au cours des mois d'été, pour soutenir Somyot durant son maintien en détention et son combat pour la constitution.

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