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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 13:09

Alors que les autres accusés et condamnés pour lèse-majesté vont plaider coupable afin de solliciter une grâce royale, Somyot Prueksakasemsuk a affirmé, le 5 avril dernier, qu'il ne plaiderait pas coupable lors de son procès parce qu'il est innocent et que s'il le faisait, il se sentirait mal à l'aise. "J'ai été amené à me battre lors du procès pour prouver mon innocence, donc je veux continuer de me défendre. Ceux qui ont plaidé coupable l’ont fait parce qu'ils n'ont pas confiance ou d'espoir dans le processus judiciaire. Le droit à la liberté sous caution est inexistant. Les parties lésées n'ont jamais eu à comparaître devant le tribunal, même une fois. Je me bats parce que je veux constater par moi-même si il y a une justice ou pas en cas de lèse-majesté, affirme-t-il, ajoutant que son combat, au moins, serait historique. Pour lui, pour gagner ou perdre dans ce cas ne fait aucune différence, parce que, libéré de prison, il devrait toujours faire face à "une cage plus grande". Jusqu'à présent, il a exercé ses fonctions en tant que bon citoyen du pays en participant à la politique et à l'exercice du droit à la liberté d'expression, a-t-il continué. "Le problème, c'est que des gens innocents doivent plaider coupable pour trouver un moyen de sortir. Qu'est-ce que cela signifie? C'est profondément injuste. J'ai donc pensé que je ferais mieux de me battre.

Somyot a été arrêté le 30 avril 2011 au poste de contrôle d'immigration à Sa Kaew, alors qu'il conduisait un groupe de touristes chemises rouges au Cambodge. Il a été accusé de lèse-majesté pour deux articles publiés dans le magazine "Voice of Taksin" dont il était le rédacteur en chef. Il est détenu sans droits à la liberté sous caution. De novembre 2011 à février 2012, il a été conduit dans quatre provinces, Sa Kaew, Phetchabun, Nakhon Sawan et Songkhla pour les audiences de témoins à charge. Les prochaines dates d'audience sont prévues les 18-20, 24-26 avril et 1-4 mai à la Cour pénale de Bangkok.

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 12:43

Il y a 2 ans, la répression des chemises rouges en Thaïlande

Un article de Jaran Ditapichai

Le 10 Avril 2012 marque le deuxième anniversaire de la répression sanglante des Chemises rouges qui aspiraient à la démocratie et qui s'étaient rassemblés pacifiquement, sans armes, sous la direction du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (UDD); demandant au gouvernement illégitime de dissoudre le parlement et de rendre le pouvoir au peuple par le biais d'une nouvelle élection. La répression a laissé 25 morts et plus de 800 personnes blessées ce jour là.
Cette répression, qui est venu suite à la décision du gouvernement de M. Abhisit Vejjajiva dont l'intention était d'utiliser les forces militaires pour régler le conflit, a commencé avec l'utilisation de l'Internal Security Act déclarant l'état d'urgence, suivi par l'utilisation de la force. Plus de 40.000 militaires et policiers ont été déployés pour entourer le site de protestation. L'armée a mobilisé des équipes de tireurs d'élite pour tirer sur les manifestants. Des gaz lacrymogènes ont été lâchés par des hélicoptères. La répression, qui a continué jusqu'au 19 mai 2010, a entraîné 94 décès de plus ainsi que plus de 2000 blessés, et plus de 400 personnes ont été arrêtées. Le couvre-feu a été imposé dans des dizaines de provinces.
Durant ces 2 dernières années, en dépit de quelques changements fondamentaux de la situation politique, comme la dissolution du parlement, une élection générale le 3 Juillet 2011, où le Parti Phua Thai a remporté la majorité absolue et Mme Yingluck Shinawatra est devenu la première femme de Thaïlande à devenir premier ministre, la situation politique est encore fluide. Le nouveau gouvernement n'a pas encore poursuivi les responsables de ces crimes. A travers la politique de réconciliation nationale il cherche à offrir des compensations aux victimes et à supprimer tous les rassemblements politiques.
Cependant, l'UDD ou le mouvement des Chemises rouges, a poursuivi sa lutte pour une véritable démocratie et la justice. Mais le Parti Démocrate, les sénateurs nommés, les Chemises jaune, et les principaux médias ont encore pour but de faire tomber le gouvernement d’ici 6 mois à un an. Ils ont utilisé tous les moyens en leur pouvoir pour attaquer les politiques gouvernementales et ont aussi lancé des attaques personnelles contre le Premier ministre. Ils ont utilisé les tribunaux, la Cour constitutionnelle. Ils ont déposé accusations sur accusations et plaintes sur plaintes auprès du Médiateur et devant le Conseil d'Administration de la Commission Nationale Anti-corruption. Ils se sont opposés à la modification de la constitution. Ils ont refusé de participer au processus de réconciliation et, le plus important, c’est la manière dont ils ont utilisés la loi lèse-majesté, l'article 112, comme un outil politique. Actuellement, plus de 400 personnes ont été arrêtées et inculpés de violation de l’article 112. Ils ont même demandé aux militaires de faire un coup d’Etat.

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 02:40

 

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Lien: 

http://redthaisocialist.com/francais/335-le-statu-quo-en-thailande-proteges-par-ce-quon-appelle-la-qreconciliationq.html


Deux ans après le début de la brutale répression contre les Chemises rouges pro-démocratie non armés à Bangkok et 9 mois après la victoire électorale du gouvernement du parti Pua Thai, le sens réel de la "Réconciliation" est devenu limpide.
Le Premier ministre du Pua Thai, Yingluck Shinawat, élu par des millions d'électeurs chemises rouges en Juillet 2011, est constamment photographié, avec des sourires amicaux aux côtés du général Prayut Junocha, le Boucher de Bangkok. C'était le général Prayut et le général Anupong Paojinda, qui ont ordonnés aux troupes de tirer sur les manifestants pro-démocratie désarmés en avril et mai 2010. Les politiciens du Parti Démocrate, Abpisit Vejjajeewa et Sutep Tuaksuban, qui étaient dans le gouvernement à l'époque, ont aussi du sang sur les mains. Mais le nouveau gouvernement et les autorités n'ont pas l'intention de conduire ces meurtriers en justice. En fait, le contraire est le cas. Les soldats impliqués dans le bain de sang ont été promues et des politiciens du Pua Thai ont même témoigné de l'amitié envers l'armée.
Dans le même temps, le gouvernement a augmenté l'utilisation de la lèse-majesté à un niveau maniaque et répressif en accroissant les emprisonnements et les persécutions. Des ministres corrompus du gouvernement, comme Chalerm Yubamrung, ont fait leur fer de lance de cette répression contre la liberté d'expression, de même que le ministre des télécommunications Anudit Nakorntup. Ceux qui n'ont pas encore été reconnu coupable, comme Somyot Pruksakasemsuk, se sont vu refuser une caution et sont enchaînés lors de leur comparution devant le tribunal. D'autres, qui ont une mauvaise santé, comme Surachai Darnwatanatrakun et "Aa-Kong" ont été contraints à "avouer" dans l'espoir d'un pardon royal à venir. Naturellement, le gouvernement refuse de modifier cette loi draconienne. L'attitude couchée du gouvernement Pua Thai à l'égard de la lèse-majesté et son soutien à des dépenses inutiles énormes pour des cérémonies royales n'est pas seulement une tentative pour "prouver" ses lettres de noblesse royalistes. C'est une façon de prouver qu'il est sérieux quant il rampe devant l'armée et lui permet d'avoir un droit de veto extra-constitutionnel. Les militaires sont les principaux bénéficiaires de la lèse-majesté, puisque la loi leur permet de justifier tout ce qu'ils font, y compris des massacres et des coups d'Etat, en prétendant protéger la monarchie.
Il n'y a eu aucune tentative pour libérer les autres prisonniers chemises rouges, qui n'ont rien à voir avec la lèse-majesté, non plus. La seule concession a été de les déplacer vers une "prison politique". Cependant, cela ne s'applique pas aux prisonniers pour lèse-majesté.
La commission parlementaire supervisant la "réconciliation" n'est rien d'autre que le général Sonti Bunyaragarin, l'homme qui a organisé le coup d'Etat de 2006!
Taksin Shinawat, qui a été renversé par un coup d'Etat militaire en 2006, tient à orienter le Pua Thai vers la réconciliation avec les militaires et les élites. Il espère être en mesure de revenir en Thaïlande bientôt. Le ministère public a récemment abandonné la lèse-majesté contre l'exilé politique Jakrapop Pencare. Il avait d'abord été inculpé pour avoir fait un discours attaquant le "système de patronage" lors d'une conférence au "Club des correspondants Etrangers'' de Thaïlande. Jakrapop avait l'habitude d'être l'homme de main et le bras droit de Taksin. Cela peut être une miette jetée en direction de Taksin.
Un autre aspect de la soi-disant "réconciliation" a été de jeter de l'argent aux proches des personnes tuées ou à ceux qui ont souffert de diverses façons au cours de l'agitation politique. On se souvient de l'achat par les arrogants riches, après qu'ils ont tué des gens, des familles des pauvres. La différence est que l'argent provient de fonds publics, provenant de taxes payées par les pauvres. Aucune rémunération n'a été versée par les généraux bouchers. Dans le Sud, l'argent a aussi été jeté aux familles de civils qui ont été assassinés de sang froid par l'armée.
Une raison pour laquelle le Pua Thai n'est pas disposé à intenter un procès aux généraux est peut être que Taksin ne veut pas répondre devant la justice du meurtre de près de 90 civils non armés à Takbai, dans le Sud, en 2004.
La direction officielle du mouvement des Chemises rouges (UDD) a fait des bruits sans signification sur le fait de ne pas oublier les morts et la nécessité d'aider les prisonniers. Elle milite pour des réformes constitutionnelles mineures, mais refuse de soutenir la réforme ou l'abolition de la lèse-majesté. Dans la pratique, l'UDD cherche à empêcher toute mobilisation des Chemises rouges progressistes contre les politiques du gouvernement.
Comme le gouvernement Pua Thai, les militaires, le Palais et Taksin on joints leurs mains pour la "réconciliation" au dessus des cadavres de militants pro-démocratie tout en crachant aux visages de ces prisonniers politiques qui croupissent dans les geôles thaïlandaises, la seule lueur d'espoir se trouve du coté du Mouvement Nitirat et du Mouvement pour la Réforme de la Lèse-majesté. Nitirat veut abolir toutes les lois résultant du coup d'Etat de 2006 afin d'ouvrir la voie pour poursuivre les généraux. Récemment, un universitaire, chef de file de Nitirat, a été violemment agressé par des royalistes. Ces deux mouvements agissent en tant que pôles importants d'attraction pour les Thaïlandais progressifs et ils devraient bénéficier d'un soutien complet.
Une paix véritable et la réconciliation ne pourront être réalisées qu'avec une réelle démocratie, la liberté d'expression, la libération de tous les prisonniers politiques et la poursuite des fonctionnaires de l'Etat qui ont commis des crimes. Le gouvernement Pua Thai, l'UDD et Taksin n'ont pas l'intention de parvenir à ce résultat.

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 08:14

Deux mouvements, le "Groupe de Soutien de la Malaisie pour la Démocratie en Thaïlande" et  "Persatuan Sahabat Wanitta Selangor", sont très actifs dans leur soutien à Somyot.

Voici la déclaration du "Groupe de Soutien de la Malaisie pour la Démocratie en Thaïlande" faite en aout 2011:

Chers tous

Voici une mise à jour du cas de Somyot Pruksakasemsuk qui a été inculpé en vertu de la loi draconienne de lèse-majesté et qui est toujours emprisonné. Il a été arrêté et est emprisonné sans aucun droit à la liberté sous caution depuis le 30 avril 2011.

Après avoir été détenu pendant 84 jours, il a été conduit au tribunal le 25 août 2011 pour être accusé en vertu de la loi de lèse-majesté. Son procès est supposé se dérouler le 12 septembre 2011.

Un nouveau gouvernement a pris place en Thaïlande (un nouveau gouvernement soutenu par les Chemises rouges et qui est supposé être démocratique). Beaucoup de prisonniers politiques chemises rouges ont été libérés sous caution grâce au soutien financier du Parti Phua Thai. Nombre d'entre eux ont pût bénéficier de la liberté sous caution. Ils étaient pour la plupart accusés en vertu de l'ordonnance d'urgence d'avril-mai 2010 et n'étaient pas autorisés à être libertés sous caution.

Le 20 août 2011, un député du Parti Phua Thai a également présenté une demande de caution pour Somyot ainsi que pour un autre prisonnier politique accusé de lèse-majesté, Surachai.

Cependant sa demande a été rejetée.

La décision de la cour a démontré sa position sur le déni des droits des prisonniers politiques, spécialement pour ceux qui ont été accusés en vertu de la loi de lèse-majesté

Il est ironique de constater qu'un double standard est toujours présent dans la décision judiciaire sur cette affaire.

Même si le cas de l'affaire Somyot ainsi que celle d'autres prisonniers politiques avait attiré l'attention de l'ONU, ils continuent à travailler contre la liberté d'expression:

Le cas de Somyot soumis à l'ONU:

Le lien:

http://freesomyot.wordpress.com/2011/08/19/somyots-case-submitted-to-the-un/

La nouvelle première ministre thaïlandaise s'engage à examiner la lèse-majesté:

Le lien:

http://freesomyot.wordpress.com/2011/08/20/thai-pm-commits-to-review-lese-majeste/

Rapport des Droits de l'homme de l'ONU et la lèse-majesté:

Le lien:

http://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2011/08/22/un-human-rights-report-and-lese-majeste/

 

Des actions de protestation ont eu lieu en Thaïlande pour demander la libération de Somyot ainsi que des autres prisonniers politiques accusés en vertu de la loi de lèse-majesté

L'organisation des Travailleurs pour la Démocratie (JMO) a organisé une manifestation devant la Maison du Gouvernement et le bureau de l'ONU le 22 août 2011 à Bangkok. Ils ont exigé la libération du militant et activiste indépendant Somyot Pruksakasemsuk qui a été arrêté et emprisonné en raison d'une inculpation de lèse-majesté le 30 avril 2011.

Photos des manifestations:

http://prachatai.com/journal/2011/08/36603

Un lien en anglais:

http://www.bangkokpost.com/breakingnews/252910/bail-demand-for-lese-majeste-suspects

Pourquoi allons-nous continuer d'affirmer notre solidarité et également faire pression sur le nouveau gouvernement thaïlandais pour ces prisonniers politiques?

Somyot est un militant des droits civiques et fait parti d'un mouvement pro-démocratique, il n'est pas membre d'un parti politique.

Son implication dans le mouvement date depuis qu'il était jeune étudiant et militant dans les années 1970, et s'était, à l'époque, activement impliqué dans la lutte pour l'autonomie des droits démocratiques des travailleurs et du mouvement ouvrier. Même plus tard, pendant les années auxquelles il s'est consacré au mouvement pro-démocratique de Thaïlande, son engagement à soutenir les travailleurs et le mouvement syndical a toujours été son but principal.

En outre, il a aussi lutté pour la suppression du régime militaire (la junte au pouvoir de septembre 2006 à décembre 2007) en publiant de nombreuses nouvelles, des publications et des articles en vue de soutenir la voix des gens qui souhaitaient le retour de la démocratie et aussi pour faire valoir les droits naturels d'expression de la population thaïlandaise.

Nous croyons fermement que la liberté d'expression est nécessaire et essentielle pour les droits humains et politiques fondamentaux des citoyens.

Toute personne a le droit d'exprimer ses vues sur toute les institutions publiques dans une société démocratique

Cependant, ce droit de pratiquer la liberté d'expression est nié en Thaïlande.

Par conséquent, nous demandons la réforme ou l'abrogation de la loi de lèse-majesté car elle a des implications très graves autant pour la liberté d'expression que pour la démocratie en Thaïlande.

Nous appelons:

- Le nouveau gouvernement thaïlandais démocratiquement élu à appliquer la démocratie.

- Nous voulons nous assurer que tous les prisonniers politiques condamnés en vertu de la loi de lèse-majesté auront droit à la liberté sous caution

Le rejet de la demande de liberté sous caution pour Somyot le 20 août 2011 est un autre des sérieux signes de l'incompétence du pouvoir judiciaire en Thaïlande, qui pratique toujours le double standard.

Cette double norme ne devrait pas se produire maintenant, alors qu'un nouveau gouvernement démocratique gouverne le pays. La magistrature devrait être réformée.

Tous les prisonniers politiques doivent avoir le droit à la liberté sous caution!

Nous appelons tous les membres de la communauté internationale qui soutiennent les droits humains et la lutte démocratique à continuer de nous soutenir et à appeler à la libération des prisonniers politiques condamné en vertu de la loi de lèse-majesté.

En solidarité,

Lee Siew Hwa

Au nom du Groupe de soutien de la Malaisie pour la démocratie en Thaïlande

Campagne pour la libération de Somyot

 

Et voici la lettre envoyée le 3 avril 2012 par Irene Xavier, présidente du mouvement "Persatuan Sahabat Wanitta Selangor"

Au Président de la Cour suprême de justice de Thaïlande
6 Ratchadamnoen Nai Road,
Prabarommaharatchawang, Phranakorn,
Bangkok 10200 Thaïlande
A SE Mme Yingluck Shinawatra
Premier ministre du Royaume de Thaïlande
Government House
Pitsanulok Road, Dusit district
Bangkok 10300, Thaïlande
Votre Excellence,
Ceci est un appel à la libération de Somyot Pruksakasemsuk
Je vous écris pour vous parler du procès à venir et du maintien en détention de Somyot Prueksakasemsuk qui est jugé suite à des accusations de lèse-majesté du 21 Novembre 2011 au 4 mai 2012 et qui pourrait faire face à une peine maximale de 30 ans d'emprisonnement. Cela fait neuf mois qu’il est en détention provisoire depuis son arrestation par des fonctionnaires du ministère des enquêtes spéciales en avril 2011.
La Constitution thaïlandaise reconnaît le droit à un procès rapide et équitable. Nous sommes préoccupés par le fait que Somyot Prueksakasemsuk ne bénéficie pas de ces droits fondamentaux. Nous pensons que le déplacement des audiences à travers la Thaïlande sans raison évidente apporte un risque grave et inutile pour la santé et la sécurité de Somyot. Nous croyons que le refus de la liberté sous caution fait parti d'une campagne de harcèlement et d'intimidation à l’encontre des défenseurs des droits de l'homme en Thaïlande. Nous demandons aux autorités judiciaires thaïlandaises de garantir que les droits de Somyot Prueksakasemsuk soient maintenus pendant sa détention et qu'il lui soit accordé le droit à un procès équitable, y compris le droit à la liberté sous caution ainsi que la tenue des audiences au tribunal de Bangkok.
Nous vous rappelons respectueusement que la Déclaration des Nations Unies sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits humains universellement reconnus et les libertés fondamentales, a été adoptée par consensus par l'Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998 et qu’elle reconnaît la légitimité des activités des défenseurs des droits de l'homme, leur droit à la liberté d'association de même qu’elle invite les États membres à veiller à ce qu'ils puissent mener leurs activités sans crainte de représailles.
Nous vous demandons de veiller à ce que Somyot Prueksakasemsuk soit libéré. A défaut de sa libération immédiate et inconditionnelle, nous demandons que Somyot Prueksakasemsuk puisse bénéficier de son droit à la liberté sous caution, conformément aux normes d'un procès équitable en vertu du droit national et international;
Les audiences suivantes se dérouleront à Bangkok, y compris celle des témoins de l'accusation qui ont déjà été entendu le 13 février dernier.
Les défenseurs des droits de l'homme en Thaïlande, en particulier ceux qui luttent pour la liberté d'expression, doivent avoir la possibilité de mener à bien leurs actions légitimes en faveur des droits humains sans crainte de représailles. Ils devraient être aussi libres de toutes restrictions, y compris celle du harcèlement judiciaire.
Cordialement

Irene Xavier, présidente du mouvement "Persatuan Sahabat Wanitta Selangor"

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 13:35

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Lien de l’article :

http://redthaisocialist.com/francais/332-la-honte-quest-la-commission-thailandaise-des-droits-de-lhomme.html

 

 

Que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, choisisse de condamner les rebelles anti-gouvernementaux dans le Sud qui ont posé des bombes des dernières années, tout en restant discret sur la politique du gouvernement thaïlandais dans la région, n'est pas surprenant. Après tout, l'ONU représente des gouvernements qui répriment et massacrent leurs citoyens. Mais le fait que la Commission Nationale des Droits de l'Homme de Thaïlande ait fait quelques déclarations condamnant ceux qui ont posé des bombes et ait déclaré qu'elle "soutient pleinement toutes les mesures gouvernementales pour maintenir la loi et l'ordre dans le Sud" est une honte absolue.
Récemment, en janvier 2012, les troupes gouvernementales ont abattu 4 civils innocents dans le Sud et tous les gouvernements thaïlandais ont un terrible bilan de torture, d'abus et d'assassinat des musulmans malais de la région. L'un des pires incidents a eu lieu en 2004, lorsque près de 90 civils non armés ont été tués par les forces de sécurité à Takbai. C'est ce que le "maintien de la loi et l'ordre" signifie dans la pratique.
La Commission Nationale des Droits de l'Homme ne fait absolument aucune analyse des causes politiques du conflit du Sud. La principale raison de cette guerre civile est l'oppression violente des Malais musulmans par l'Etat thaïlandais depuis plus d'un siècle. (Pour une analyse détaillée de la guerre civile dans le Sud, voir http://redthaisocialist.com/english-article/36-southernthailand/47-the-war-in-southern-thailand.html.)
La Commission est restée silencieuse lorsque l'armée et le Parti démocrate ont massacré des civils chemises rouges pro-démocratie en 2010. Elle a refusé de faire campagne pour l'abolition de la loi draconienne de lèse-majesté qui est utilisée pour défendre l'armée et la monarchie et constitue une violation flagrante de la liberté d'expression. La Commission a également refusé de faire campagne pour la libération des prisonniers politiques. La raison de tout cela, c'est que la Commission Nationale des Droits de l'Homme n'est pas un véritable organisme indépendant de l'Etat thaïlandais. Ses membres sont des royalistes, des militaires et des membres d'ONG pro-putschistes qui n'ont aucun concept de la défense des citoyens opprimés contre l'Etat.

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 11:08

De même que Somyot Phrueksakasemsuk, rédacteur en chef de Red Power, des dizaines de Thaïlandais croupissent derrière les barreaux sous le coup de la loi de lèse-majesté. Surachai Sa-darn (Surachai Danwattananusorn), le dirigeant du mouvement post-maoïste "Red Siam" (Siam Rouge) est l'un d'eux.

Surachai est un ancien chef de guérilla communiste et a été arrêté une première fois en 1987. Après avoir été condamné à la prison à perpétuité, il a été amnistié quelques années plus tard.

Après le coup d'Etat de 2006, il a fondé le mouvement "Red Siam" qui s'est rallié aux Chemises rouges en 2008 avant de prendre ses distances avec la direction de l'UDD en mars 2010 suite à un désaccord sur la stratégie à suivre.

Surachai a été convoqué une première fois par la police le 10 mars 2009, suite à une accusation lèse-majesté liée à un discours qu'il avait prononcé lors d'un rassemblement public le 15 décembre 2008 à Sanam Luang. Il n'a pas été détenu cette fois là.

En octobre 2010, le gouvernement d'Abhisit Vejjajiva a décidé de poursuivre Surachai pour lèse-majesté. Les procureurs ont décidé d'inculper l'activiste anti-coup.

 

Surachai Sa-darn le 10 février 2011, quelques jours avant son arrestation

Surachai.jpg

 

Surachai a été arrêté le matin du 22 février 2011 à Nonthaburi. Il est détenu sous une accusation de lèse majesté depuis le 22 février 2011 pour un discours qu'il a prononcé en décembre 2010. Peu après son arrestation, il déclara:

"Je n'ai ni avoué ni nié quoi que ce soit. Mais je me battrai pour dire que "la puissance du dessus" nous a tiré vers le bas... nous voulons que cette situation change! Est-ce que ce sera possible, par exemple pour la Thaïlande, d'être comme le Japon?! Annuler la loi 112 est la raison de mon combat. Je ne m'inquiète pas d'être libéré sous caution car j'ai pris mon parti de ma situation et je veux voir des changements se produire. Je veux envoyer un signal à "la puissance ci-dessus" pour qu'elle sache qu'il y a actuellement une grave crise institutionnelle. Le sentiment anti-monarchie est très fort aujourd'hui. Il y aura une guerre civile si le gouvernement continue à être autorisé à continuer de contrôler le pays, car il y a déjà eu un massacre impliquant des manifestants à Rachaprasong ... Si nous permettons que cela continue, cela va finir comme au Moyen-Orient. Par conséquent, dans ce cas, ma façon de combattre n'est pas de rechercher ma libération, mais de lutter pour le "changement". Le "pouvoir au-dessus" doit trouver une solution au problème de ce pays. Je me battrai pour cela, plutôt que "pour moi"."

En avril 2011, l'épouse de Surachai a déclaré que "l'état mental de son mari était bon, mais que sa condition physique n'était pas bonne en raison de son âge (69 ans) et de l'environnement dans la prison. Sa demande de liberté sous caution a été rejetée, et il sent maintenant qu'il ne sera probablement jamais libéré. Sa femme a dit que son mari avait rédigé un testament au cas où il décèderait en prison. "
Surachai s'est vu refusé la liberté sous caution à plusieurs reprises.

Suite à cela, il a pris la décision stratégique de plaider coupable. Le 28 Février 2012, près d'un an après son arrestation et emprisonnement, Surachai a été condamné à 15 ans de prison pour son discours prononcé à la fin de 2010. Sa peine a été réduite de moitié (7 ans et demi) suite à son plaidoyer de culpabilité.

Libérez Somyot demande la libération de Surachai ainsi que celle de tous les prisonniers politiques.

 

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 07:08

Dans le journal The Nation, il est rapporté qu'une longue liste de pays a exhorté le gouvernement thaïlandais à revoir sa loi draconienne de lèse-majesté lors de la session de l'Examen Périodique Universel au Conseil des Droits de l'Homme.

Les représentants de la France, du Royaume-Uni et de la Slovénie ont estimé que la loi de lèse-majesté a affecté la liberté d'expression et ont exhorté la Thaïlande à considérer cet aspect de la liberté. La Hongrie et la Finlande ont demandé à la Thaïlande d'inviter le Rapporteur spécial de l'ONU sur la liberté d'expression à visiter le pays.

Le représentant de la Norvège, qui est aussi un royaume, a fait la suggestion la plus concrète, en soulignant que bien que la Norvège dispose d'une loi de lèse-majesté, une inculpation ne peut être déposée sans l'approbation personnelle du roi pour "éviter les abus".

Parmi les autres états dont les représentants ont exhorté la Thaïlande à modifier la loi, il y a la Suisse, le Brésil, l'Espagne, la Suède et la Nouvelle-Zélande. Seul les Etats-Unis, la Chine, la Syrie, Singapour et la Birmanie sont resté silencieux sur ce sujet.

Certains d'entre eux, dont le représentant du Canada, ont également soulevé la question de la loi sur les crimes informatiques, dont les critiques disent qu'elle a également été utilisé par le gouvernement thaïlandais précèdent pour restreindre la liberté d'expression.

Le lien de l'article du Nation: http://www.nationmultimedia.com/new/politics/US-mum-on-lese-majeste-law-at-UN-rights-hearing-30167031.html

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 14:38

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Lien de l'article: http://redthaisocialist.com/francais/325-certains-faits-tout-le-monde-devrait-savoir-sur-les-tribunaux-et-les-prisons-de-thailande.html

La Thaïlande a la 17éme proportion la plus élevée dans le monde de citoyens en prison, avec 340 prisonniers pour 100.000 habitants. Cela se compare à 64 pour la Norvège et 94 pour la France.

1. Le système judiciaire de Thaïlande ne sert qu'à l'élite dominante et autoritaire. Cette dernière est protégée par une mesure draconienne, la loi « d'outrage au tribunal » qui, comme la lèse-majesté, empêche les citoyens ou les médias de critiquer les juges ou les jugements des tribunaux. Pour cette raison, il n'y a pas de transparence ou de responsabilité dans le système judiciaire. Il n'existe pas de système de jurés et la Thaïlande bloque les prisonniers politiques qui osent exprimer des opinions contre l’établissement.

2. Les juges, la police et les fonctionnaires des tribunaux traitent la majorité de la population avec mépris. Les pauvres sont généralement «coupables» avant le procès. Souvent, les juges ne s’embêtent pas à venir au tribunal et les accusés doivent parler au juge par le biais d'une télévision en circuit fermé. À de nombreuses reprises les juges parlent si bas que les défendeurs et les membres du public ne peuvent pas entendre ce qu'ils disent ou ce qu'ils ont décidé de l'affaire. Les prisonniers en attente de jugement sont souvent enfermés dans des fourgons de police subissant la chaleur du soleil pendant des heures. Les fonctionnaires de la Cour créent des obstacles à l'octroi d'une caution dans le but de forcer les gens pauvres à l'achat de coûteuses cautions commerciales mises en place par des entrepreneurs. Dans le cas de lèse-majesté, la population en général et les médias ne peuvent pas discuter de tous les cas ni en débattre car tout est secret.

3. La prémisse de base comme quoi les accusés sont innocents jusqu'à preuve du contraire n'est jamais appliquée dans la pratique, en dépit du fait qu’elle soit dans la Constitution. De nombreux accusés, en particulier dans les cas lèse-majesté, se voient refuser une caution avant le procès. Dans quelques cas, de simples accusations, comme celles comme quoi les accusés auraient « vendu de la drogue », « chercheraient à renverser la monarchie » ou « seraient des terroristes » sont suffisantes pour des exécutions extrajudiciaires en masse.

4. Lors des procès, les accusés sont enchaînés et forcés de porter d’inhumains uniformes de détenus. C’est comme au Moyen-âge. Cela signifie qu'ils sont abusés avant l'issue du procès et doivent comparaître devant le tribunal en ressemblant à des «criminels». Il en résulte des erreurs judiciaires. Cela s'applique à de nombreux cas, y compris lors des procès pour les crimes de lèse-majesté. Lors des procès pour lèse-majesté, vous pouvez être reconnu coupable, même si ce que vous avez dit et écrit est vrai dans les faits.

5. Il n'y a pas de véritable débat dans la société thaïlandaise sur le rôle des prisons. Les détenus, qui sont reconnus coupables et emprisonnés, n'ont pas de droits de l'homme, et peu de gens s’en préoccupent. La raison principale de ceci est que la classe dirigeante thaïlandaise ne considère pas les gens ordinaires comme des « citoyens ayant des droits ». Ces derniers sont faits pour ramper devant les riches et les puissants et les prisonniers sont traités de façon encore pire. C’est pareil pour les travailleurs migrants des pays voisins.

6. Les conditions thaïlandaises de détention sont effroyables. Souvent les prisonniers sont enchaînés la nuit, 30 par cellules, sans lits. Les toilettes sont une honte, la nourriture est très mauvaise, il n'y a pas de bibliothèques appropriées ou des installations d'exercice et les gardiens de prison sont totalement corrompus. En bref, les prisonniers sont traités comme des animaux. Les prisonniers sont également envoyés travailler dans les rues de Bangkok, en creusant dans une boue immonde, à la main, à partir de tuyaux de drainage.

7. Les prisons thaïlandaises sont pleines de gens pauvres, principalement détenus pour des accusations liées au vol et la drogue. Il n'y a pas de discussions sur les causes de la criminalité ou sur la nécessité d’une politique pour la drogue, qui réduiraient les méfaits. Tous les crimes des riches et des puissants, des fils de politiciens corrompus et des généraux, restent impunis. Les politiciens et les militaires peuvent tout simplement massacrer des civils non armés en toute impunité. Ils ont fait cela en 1973, 1976, 1992, 2004 et 2010.

8. La répression dans le système judiciaire thaïlandais est totalement hors de proportion. On est condamné à quelques années de prison pour meurtre ou crime avec violence, tandis que les prisonniers pour lèse-majesté sont condamnés de 20 à 40 ans d’emprisonnement. Ceux qui commettent des assassinats en masse de manifestants et ceux qui organisent des coups d'Etats militaires sont récompensés.

C'est pourquoi les réformes politiques proposées par le Groupe Nitirat et celles proposées par tous ceux qui veulent abolir ou réformer la lèse-majesté sont si importantes aujourd'hui. C'est pourquoi l'ordre ancien, y compris le gouvernement Peua Thai, les militaires, et même la direction de l’UDD, sont donc opposés à tout changement. Ils se drapent dans le mensonge au sujet de la «réconciliation». Mais la «réconciliation» ne pourra commencer que lorsque les meurtriers de masse seront envoyés à un procès, les prisonniers politiques libérés et le système judiciaire réformé en profondeur.

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 05:04

Lettre envoyée par Lee Cheuk-yan, Secrétaire Général de la Confédération des Syndicats de Hong Kong à Yingluck Shinawatra, Premier ministre du Royaume de Thaïlande, et au Président de la Cour suprême de justice de la Thaïlande en janvier 2012


CONFEDERATION DES SYNDICATS DE HONG KONG
弥敦道 557-559 19
19/F., WING WONG COMMERCIAL BLDG., 557-559 NATHAN ROAD, KLN, H.K.
/ Site Web www.hkctu.org.hk 电邮 / Email hkctu@hkctu.org.hk 电话 / Tél 2770 8668 传真 / Fax 2770 7388
Le Président de la Cour suprême de justice de la Thaïlande
6 Ratchadamnoen Nai Road,
Prabarommaharatchawang, Phranakorn,
Bangkok 10200 Thaïlande
SE Mme Yingluck Shinawatra
Premier ministre du Royaume de Thaïlande
Government House
Pitsanulok Road, Dusit district
Bangkok 10300, Thaïlande
Votre Excellence,
Ceci est un appel à la libération de Somyot Pruksakasemsuk
Je vous écris pour vous parler du procès à venir et du maintien en détention de Somyot Prueksakasemsuk qui est jugé suite à des accusations de lèse-majesté du 21 Novembre 2011 au 4 mai 2012 et qui pourrait faire face à une peine maximale de 30 ans d'emprisonnement. Cela fait neuf mois qu’il est en détention provisoire depuis son arrestation par des fonctionnaires du ministère des enquêtes spéciales en avril 2011.
La Constitution thaïlandaise reconnaît le droit à un procès rapide et équitable. Nous sommes préoccupés par le fait que Somyot Prueksakasemsuk ne bénéficie pas de ces droits fondamentaux. Nous pensons que le déplacement des audiences à travers la Thaïlande sans raison évidente apporte un risque grave et inutile pour la santé et la sécurité de Somyot. Nous croyons que le refus de la liberté sous caution fait parti d'une campagne de harcèlement et d'intimidation à l’encontre des défenseurs des droits de l'homme en Thaïlande. Nous demandons aux autorités judiciaires thaïlandaises de garantir que les droits de Somyot Prueksakasemsuk soient maintenus pendant sa détention et qu'il lui soit accordé le droit à un procès équitable, y compris le droit à la liberté sous caution ainsi que la tenue des audiences au tribunal de Bangkok.
Nous vous rappelons respectueusement que la Déclaration des Nations Unies sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits humains universellement reconnus et les libertés fondamentales, a été adoptée par consensus par l'Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998 et qu’elle reconnaît la légitimité des activités des défenseurs des droits de l'homme, leur droit à la liberté d'association de même qu’elle invite les États membres à veiller à ce qu'ils puissent mener leurs activités sans crainte de représailles.
Nous vous demandons de veiller à ce que Somyot Prueksakasemsuk soit libéré. A défaut de sa libération immédiate et inconditionnelle, nous demandons que Somyot Prueksakasemsuk puisse bénéficier de son droit à la liberté sous caution, conformément aux normes d'un procès équitable en vertu du droit national et international;
Les audiences suivantes se dérouleront à Bangkok, y compris celle des témoins de l'accusation qui ont déjà été entendu le 13 février dernier.
Les défenseurs des droits de l'homme en Thaïlande, en particulier ceux qui luttent pour la liberté d'expression, doivent avoir la possibilité de mener à bien leurs actions légitimes en faveur des droits humains sans crainte de représailles. Ils devraient être aussi libres de toutes restrictions, y compris celle du harcèlement judiciaire.
Cordialement

Lee Cheuk-yan
Secrétaire Général

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 05:45

 

Voici les posters officiels de la campagne "Libérez Somyot"

En français:

 

Liberez Somyot2

En thaïlandais:

255759 123791537707149 122999694453000 203750 3119661 n

En anglais:

 

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