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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 08:52

L'Union Australienne des Métiers solidaire de Somyot

L'Union Australienne des Métiers (VTHC) de Melbourne soutient Somyot

Voici leur appel:

Le Conseil exécutif du VTHC soutient la libération du détenu Somyot Pruksakasemsuk.
Somyot Pruksakasemsuk est un militant syndical en Thaïlande, qui pendant les 20 dernières années, a organisé les travailleurs en Thaïlande et a été un de leur porte-parole.
Somyot Pruksakasemsuk est en détention depuis le 30 avril 2011, inculpé sous la loi de lèse-majesté.
Le VTHC supporte le droit des travailleurs à s'organiser et à s'élever contre l'injustice. Le VTHC appelle le Gouvernement de Thaïlande à la réforme des lois oppressives qui interdisent le travail des militants de l'organisation et la campagne pour les droits des travailleurs.
Le VTHC soutient la libération de militants syndicaux qui ont été arrêtés pour avoir défendu les travailleurs

 

 

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 08:21

La communauté Cardijn est solidaire de Somyot La communauté chrétienne Cardijn a publié un texte de soutien à Somyot sur son site. Elle y donne le lien de notre blog. On peu lire leur déclaration sur ce lien: http://www.cardijn.fr/2012/03/solidarite-avec-somyot.html#!/2012/03/solidarite-avec-somyot.html

Libérez Somyot remercie chaleureusement la communauté Cardijn de son soutien

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 16:35

Une manifestation va être organisée demain (dimanche 1er avril) à Bangkok pour appeler à la libération de tous les prisonniers politiques, y compris Somyot. Si vous êtes à Bangkok, s'il vous plaît, venez manifester pour exprimer votre solidarité. Le mouvement "Citoyens Poètes du Siam" et le groupe "24 Juin pour la Démocratie" ont cordialement invités tous les gens qui se soucient de la démocratie et de la justice en Thaïlande à manifester pour la libération des prisonniers politiques. Venez manifester le 1er avril 2012 de 16 à 20 heures au 14 Anusornsatan Tula situé à l'intersection Kokwor à Bangkok.

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 11:53

Un voyage spécial VIP pour les Chemises rouges en vue de célébrer le festival de Songkran au Cambodge avec une personne spéciale.

 

 

 

Angkor.jpg

 

Visitez Siem Reap, les sites du patrimoine mondial, Angkor Thom, Angkor Wat ainsi que le lac Tonlé Sap du 14 au 16 Avril 2012, avec un guide VIP, le membre du parlement M. Sunai Julapongsathorn, Conseiller du Ministère des Affaires étrangères.

Le 14 avril 2012 à 3 heures du matin, des bus VIP partiront à partir de 3 destinations:

1. En face de la salle municipale de Ban Pong (Ratchaburi) 

2. En face du McDonald situé devant le Monument de la Démocratie

3. En face de la Tour de l'Horloge de Angthong

A 7 heures 30, les bus feront une halte au marché de Rong Glua (près de la frontière)

A 8 heures, ils franchiront la frontière. Les passagers passeront l'immigration (VIP canal)

A 10 heures, un déjeuner est prévu au Tropicana Casino Hôtel de Poipet

A 14 heures, arrivée à l'Hôtel City Angkor ou Smailling Angkor Hôtel, deux hôtels quatre étoiles.

A 15 heures, visite du lac Tonlé Sap, croisière à travers le plus grand lac d'eau douce d'Asie du Sud-est

A 17 heures 30 il faudra être prêt pour un programme spécial .... Et dîner dans un restaurant de Siem Reap avec un spectacle musical traditionnel. La journée se terminera avec du shopping au marché du soir.

Le 15 Avril 2012 à 7 heures, petit-déjeuner à l'hôtel

A 9 heures un programme spécial sera communiqué.

A 11 heures, déjeuner dans un restaurant

A 12 heures, visite du site du patrimoine mondial, Angkor (il faudra payer des frais d'entrée supplémentaire de 700 Baht)

A 15 heures 30, achats de produits locaux

A 17 heures 30, dîner heures un restaurant - puis temps libre

16 Avril 2012 à 8 heures, petit déjeuner

A 9 heures, check-out de l'hôtel, puis visite d'un temple et rejoindre un rite religieux devant la pagode de Jek Ong, Ong Jom, puis visite d'un monument du champ de mort khmère rouge.

A 12 heures, déjeuner dans un restaurant et retour à Poi Pet

A 15 heures, visite d'un casino - temps libre

A 17 heures, rendez-vous à l'immigration

Si vous êtes intéressés, à Ban Pong contactez Khun Boriboon, téléphone 0818907921, à Bangkok contactez Khun Wanna, téléphone 0841347873, à Ang Thong, Khun Odd, téléphone 0851786678. 2 500 bath de dépôt sont requis. A verser au compte numéro 144-262-3720, Kasikorn Bank, Ban Pong branch.
S'il vous plaît faxez une copie du bordereau de dépôt ainsi qu'une copie de votre passeport au numéro de fax 032 221853

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 04:17

Reporters sans frontières soutient Somyot

Voici les deux déclarations de Reporters sans frontières en soutien à Somyot

Refus de liberté sous caution pour Somyos Prueksakasemsuk

Le 3 novembre 2011

Reporters sans frontières condamne le refus de la cour criminelle de Bangkok de remettre en liberté sous caution Somyos Prueksakasemsuk, ancien rédacteur en chef du journal Voice of Thaksin, interdit depuis 2010, détenu depuis plus de six mois pour "insulte à la monarchie".

"Le nouveau gouvernement continue d’aller à l’encontre des principes qu’il a lui-même énoncé. Nous sommes sceptiques quant à sa volonté de mettre en œuvre les déclarations du Premier ministre visant à limiter le recours abusif au crime de lèse-majesté. Nous appelons la Justice thaïlandaise à libérer Somyos Prueksakasemsuk et à abandonner les charges qui pèsent contre lui", a déclaré l’organisation.

Militant du Front uni pour la démocratie contre la dictature (UDD), Somyos Prueksakasemsuk avait été arrêté, le 30 avril 2011, pour avoir refusé de révéler la véritable identité de Jit Polachan, auteur de deux articles parus dans Voice of Thaksin et considérés comme diffamatoires à l’égard du roi. Il a été inculpé le 2 mai et risque 30 ans de prison pour deux accusations de lèse-majesté portées officiellement contre lui le 26 juillet. Prévu à la fin du mois, son procès pourrait être repoussé en raison des inondations qui touchent actuellement la Thaïlande.

 

Le lèse-majesté utilisé comme outil de la répression sur les médias proches de l’opposition

Le 02 mai 2011

Reporters sans frontières s’inquiète du sort de Somyos Prueksakasemsuk, rédacteur en chef du magazine Voice of Thaksin, arrêté par le Departement of Special Investigation (DSI) le 30 avril 2011, puis placé en détention provisoire par la cour criminelle de Bangkok. Le 2 mai, Somyos Prueksakasemsuk a été inculpé de crime de "lèse majesté" et s’est vu refusé sa liberté sous caution par la cour.

"Cette arrestation confirme la vague de répression qui s’abat sur les voix de l’opposition. Une fois de plus c’est le crime de lèse-majesté qui est invoqué pour appréhender un journaliste et militant de l’opposition. Cette attaque n’est pas isolée mais vise l’ensemble des médias proches ou soutenant l’opposition. En moins d’un mois, une vingtaine de figures de l’opposition ont été accusées de lèse-majesté", a déclaré l’organisation.

Le 30 avril, Somyos Prueksakasemsuk a été arrêté au poste frontière d’Aranyaprathet, dans la province de Sa Kaeo (est), alors qu’il essayait de se rendre au Cambodge. Suspecté de vouloir fuir le pays, il a été présenté le 2 mai devant la cour criminelle de Bangkok qui a accepté la requête du DSI de le maintenir en détention pour une durée de douze jours, afin qu’il ne puisse pas "altérer les preuves à charge", selon un officier de police cité par le Bangkok Post.

Somyos Prueksakasemsuk, éditeur du magazine bimensuel Voice of Thaksin, qui avait été interdit en 2010, et remplacé par Red Power, avait tenu le 21 mai une conférence de presse au cours de laquelle il avait demandé la cessation de "tous les actes de menace envers l’ensemble des médias de masse". Au terme de sa déclaration, il s’était volontairement rendu aux autorités.

En mai 2010, il avait été détenu pendant 21 jours suite à l’assaut final contre les manifestants rouges à Bangkok. Il avait par la suite répondu aux questions de Reporters sans frontières.

Le jour de son arrestation, les représentants de l’Association des journalistes thaïlandais (TJA) et l’Association des journalistes de l’audiovisuel thaïlandais (TBJA), ont annoncé qu’ils enverraient une lettre au Premier ministre, Abhisit Vejjajiva, le 3 mai 2011, lui demandant son soutien pour la journée mondiale de la liberté de la presse 2011.

Lien en français :

http://fr.rsf.org/thailande-le-lese-majeste-utilise-comme-02-05-2011,40120.html

Lien en anglais :

http://en.rsf.org/thailande-lese-majeste-charge-used-to-02-05-2011,40121.html

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 09:17

Cher tous, amis et camarades de Somyot

Chaleureuses salutations!

Nous tenons à attirer votre attention sur le procès à venir de Somyot Pruksakasemsuk

Le procès va commencer à partir du 18 avril 2012.

Nous avons besoin de votre soutien dans les prochains mois pour intensifier la campagne "Liberez Somyot" pendant le procès du 18 avril au 4 mai 2012
Lien en anglais:
http://www.facebook.com/notes/free-somyot/somyots-new-trial-dates-april-may-2012/245980165488285

Le 12 mars 2012 à 17 heures, le tribunal a rejeté la demande de libération sous caution de Somyot. C'est le huitième rejet depuis la première demande en mai 2011. Les raisons invoquées par le tribunal sont les mêmes que celles fournies précédemment.

Par conséquent, nous invitons à nouveau la communauté internationale à soutenir Somyot à partir de maintenant et ce jusqu'à la fin du procès.


CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE MAINTENANT POUR SOUTENIR LA LIBERATION DE SOMYOT:
1: Envoyer une lettre de soutien aux autorités de Thaïlande:

Lien en anglais: http://freesomyot.wordpress.com/2012/02/06/send-in-your-letter-of-support-to-somyot/

Lien en français: http://liberez-somyot.over-blog.com/article-pour-envoyer-une-lettre-de-soutien-a-somyot-102073937.html

2. Ou vous pouvez envoyer une lettre ou une carte postale personnellement à Somyot:

Lien en anglais: http://www.facebook.com/notes/free-somyot/post-your-letter-of-solidarity-care-concern-and-love-to-somyot-via-this-mailing-/255982061154762

Lien en français: http://liberez-somyot.over-blog.com/article-pour-ecrire-a-somyot-prueksakasemsuk-102353678.html

Si vous prévoyez d'organiser une action publique ou de présenter la lettre à l'ambassade de Thaïlande dans votre pays respectif, faites le nous savoir s'il vous plaît , afin que nous puissions relier cette action à d'autres actions en cours qui sont planifiés pour les prochains mois.

De plus, une manifestation va être organisée à Bangkok pour appeler à la libération de tous les prisonniers politiques, y compris Somyot. Si vous êtes à Bangkok, s'il vous plaît, venez manifester pour exprimer votre solidarité.

Mise à jour: l'événement à Bangkok:
Le mouvement "Citoyens Poètes du Siam" et le groupe "24 Juin pour la Démocratie" ont cordialement invités tous les gens qui se soucient de la démocratie et de la justice en Thaïlande à assister à l'événement "libérer les prisonniers politiques". Il y aura de l'art, de la poésie, de la musique et des discours. Cet événement aura lieu le 1er avril 2012 de 16 à 20 heures au 14 Anusornsatan Tula situé à l'intersection Kokwor à Bangkok.

Merci beaucoup pour votre aimable attention et solidarité!
Campagne Free Somyot
26 Mars 2012

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 08:56

L'organisation Free Somyot (Libérez Somyot) appelle à envoyer des cartes postales ou des lettres à Somyot.

Voici une adresse à Bangkok où envoyer vos lettres ou cartes postales à Somyot:

24 June Democracy Group

C/o Red Power News Publishing

Imperial World Ladprao

AI 28-29, 5th Flr.

2539 Ladprao Road 81-83,

Wangthonglang, Bangkok 10310

Thaïlande

Pour envoyer un e-mail:

wod_democracy@hotmail.com

Si vous prévoyez d'assister au procès, s'il vous plaît veuillez nous le faire savoir par e-mail à wod_democracy@hotmail.com et freesomyot@gmail.com

Un grand merci pour votre soutien!

 

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 15:17

Le Parti politique français "Nouveau Parti Anticapitaliste", dont Philippe Poutou est le candidat à l'élection présidentielle française, soutient Somyot Prueksakasemsuk.

Voici sa déclaration :

Liberté pour Somyot Prueksakasemsuk Le 30 avril 2011, Somyot Prueksakasemsuk a été arrêté par la police thaïlandaise. Somyot est un défenseur des travailleurs de longue date et un militant pro-démocratie bien connu en Thaïlande. Il est le rédacteur en chef du journal « Pouvoir rouge ». Il encourt une peine de 3 à 15 ans de prison. Le cas de Somyot n'est malheureusement pas isolé. Depuis le 7 avril 2010, date de mise en place de l’État d’urgence dans une partie de la Thaïlande, le gouvernement a utilisé les pouvoirs exceptionnels que lui confère le décret d’urgence pour emprisonner des centaines de suspects sans charges, intimider ses opposants et censurer les médias d’opposition. Près de 300 personnes seraient poursuivies ou condamnées pour crime de lèse majesté ou crime relatifs à la cybercriminalité. Des radios communautaires, des journaux, des blogs, des sites internet, des conférences et des discours sont censurés. Depuis le 7 avril 2010, pas moins de 425 296 pages internet ont été bloquées. Dans son classement annuel sur la liberté de la presse, l’association Reporter Sans Frontières place désormais la Thaïlande au 153ième rang derrière des pays comme la Russie, la République démocratique du Congo ou le Pakistan. A l’approche de nouvelles élections, le gouvernement semble vouloir durcir la répression et ainsi museler toute opposition. Il peut poursuivre sa politique de répression d’autant plus librement que ses constantes violations des droits humains n’ont pas suscité les condamnations internationales à la mesure des événements. La situation des droits de l’Homme en Thaïlande est extrêmement préoccupante ce qui n’empêche pas la Thaïlande d’occuper la présidence du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies. La commission pour la vérité et la réconciliation mise en place par le gouvernement pour faire la lumière sur la répression qui a conduit à la mort de 91 personnes en avril – mai 2010 n’a pas obtenu les moyens légaux de poursuivre en justice les responsables de la répression. Si le gouvernement thaïlandais veut vraiment œuvrer à la réconciliation nationale comme il le prétend, il doit mettre en acte ses discours. Le NPA demande que • Somyot soit libéré instamment ainsi que tous les prisonniers condamnés pour crime de lèse majesté ou pour « transgression » de la loi sur la cybercriminalité ; • La loi sur le crime de lèse majesté soit abolie ainsi que toutes les lois liberticides • Une commission indépendante soit mise en place pour faire la lumière sur la répression des mois d’avril et mai 2010 et condamner les responsables. Il est important que la communauté internationale se mobilise contre l'arrestation de Somyot, pour la libération de tous les prisonniers politiques et pour l'abolition du crime de lèse majesté. Une pétition en ligne peut être signée à l'adresse suivante : http://www.ipetitions.com/petition/article112may012011statement/ et sur les sites du NPA et Extrême Asie : http://daniellesabai.wordpress.com/2011/05/09/liberte-pour-somyot-prueksakasemsuk/ Danielle Sabai Lien: http://www.npa2009.org/content/libert%C3%A9-pour-somyot-prueksakasemsuk

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 08:47

Voici trois lettres de Somyot écrite durant son incarcération :

La première a été écrite le 2 mai 2011, quelques jours après son arrestation, alors que le gouvernement non élu d’Abhisit Vejjajiva, responsable du massacre d’avril/mai 2010, était encore au pouvoir : 

Lettre de Somyot Preuksakasemsuk à toutes les organisations des droits de l'homme
Le contenu de l'article 112 est vague et contient des lacunes qui ont été exploitées par des gens corrompus en vue de neutraliser d'autres personnes. Dans une société au bord de l'affrontement, ces arrestations sont de nature à placer la monarchie en confrontation directe avec les gens.
Auparavant, plusieurs des principaux dirigeants des Chemises rouges ont été accusés d'avoir commis le crime de lèse-majesté, des radios communautaires ont été fermées et des sites internet bloqués pour empêcher les gens d'obtenir les informations. Cela a abouti à mon arrestation et à l'injuste action juridique qui en découle.
Ainsi, je suis juste une victime de l'abus du droit, une victime du jeu politique dans la lutte acharnée entre le mouvement démocratique et la dictature qui doit passer par des élections.
Je suis une cible que les pouvoirs corrompus, qui se qui proclament de moralité et de charisme supérieurs, veulent apprivoiser afin de maintenir leurs pouvoirs corrompus.
Je ne serais pas la dernière victime aussi longtemps que nous continuons à vivre sous cette règle qui est essentiellement celle d'une dictature, mais qui est présentée comme une démocratie au monde.
Je lutterai pour la liberté jusqu'à mon dernier souffle.
Je suis prêt à renoncer à ma liberté, mais certainement pas à mon humanité.
1. Je n'ai jamais cherché à fuir. Dans mon combat politique, j'ai subi la pression de plusieurs inculpations par des agences gouvernementales, y compris dans une affaire de diffamation contre moi de la part du général Saprang Kalanamitra, ancien commandant de la troisième armée. Le général a été l'un des responsables du coup d'Etat de 2006 et a ensuite été nommé Secrétaire exécutif adjoint du Conseil de Sécurité Nationale (CNS). Après avoir lutté par le processus normal de la justice, j'ai été condamné à une peine d'emprisonnement avec sursis. Dans un autre procès en diffamation par la Commission Nationale Anti Corruption (CNAC), je me suis battu jusqu'à ce que la plainte ait été rejetée. Et jusqu'à mon arrestation je suis apparu en public normalement.
2. En Thaïlande, les travailleurs sont encore soumis à l'exploitation et les rôles des syndicats ont été supprimés. Ils ne sont pas autorisés à défendre un quelconque programme politique. Mais si les syndicats cherchaient à s'élever, ils risqueraient d'être accusés d'avoir commis une infraction selon l'article 112, tout comme moi. Le droit de signaler un cas de lèse-majesté en Thaïlande est a porté de tout le monde. Et statistiquement, pendant la période 2008-2011, près de 500 cas liés à cette infraction ont été admis à la Cour. La plupart des accusés dans ces affaires sont partisans des Chemises rouge. En conséquence, les prisons sont surpeuplées et maintenant l'accès aux services médicaux est gravement compromis. Je souffre beaucoup de la goutte chronique (inflammation douloureuse des articulations) et de plaies enflammées.
J'apprécie profondément votre effort d'écrire une lettre pour demander au gouvernement thaïlandais ma libération ainsi que celle d'autres prisonniers politiques. Ce que je demande est tout simplement un droit fondamental qui doit être accordé à tout être humain; le droit d'être mis en liberté provisoire. Je devrais avoir la liberté de penser et de m'exprimer aussi longtemps que la loi viole les droits des gens. Et pour garantir mon droit légitime à me défendre, il n'y a tout simplement aucune raison de me priver de ma liberté. S'il vous plaît tout le monde, écrivez aux gouvernements et aux organismes concernés. J'ai vraiment hâte d'être libéré ainsi que mes frères et sœurs emprisonnés. Bien que mes amis aient pris soin de moi au cours de mon incarcération, personne ne veut rester enchaîné pendant une longue période. Et après tout, une telle détention est un exercice de pouvoir abusif par l'Etat qui porte atteinte à la liberté de base de l'homme et à la dignité humaine. J'aspire à la même liberté que celle d’un citoyen ordinaire.
Solidairement vôtre,
Somyos Preuksakasemsuk

La deuxième a été écrite le 20 aout 2011, trois mois après son arrestation et un mois après l’arrivée du nouveau gouvernement de Yingluck Shinawatra, soutenu par les Chemises rouges, au pouvoir :

A ceux que cela peut concerner,

Je suis détenu à la prison de Bangkok en détention provisoire depuis le 30 avril 2011 pour violation de l'article 112 du Code pénal.

Je tiens à exprimer ma gratitude à ceux qui se sentent concernés, tant au niveau international qu'à l'intérieur du pays, au sujet de leur demande au gouvernement thaïlandais de libérer les prisonniers politiques.

Depuis plus de vingt ans, j'ai été impliqué dans la lutte des travailleurs thaïlandais afin de s'assurer qu'ils vivent avec dignité et soient exempts de la pauvreté.

Certains aspects que j'ai contribué à leur apporter ont été le droit à 90 jours de congé de maternité, le droit de travailler dans un environnement de travail sécuritaire (1996), le Social Security Act (1990). J'ai aussi aidé pour des questions du travail, y compris la rémunération de l'emploi ainsi que l'allocation de chômage (2003).

Les réalisations mentionnées ci-dessus ont été le résultat du mouvement ouvrier thaïlandais. Mon expérience m'a démontré que ces droits ne peuvent émerger qu'à la suite d'un processus démocratique mis en avant par les élections. Dans le passé, les gouvernements militaires ont toujours violé les droits et les libertés des travailleurs.

Un exemple de ceci est que lors du coup d'Etat du 23 Février 1991, le dirigeant syndical, Thanong Pho-aan a été enlevé et on l'a fait disparaître. Les syndicats d'entreprise commerciale de l'Etat ont été abolis et interdits, et la convention collective du secteur privé s'est détériorée.

A la suite du coup d'Etat du 19 Septembre 2006, le gouvernement militaire a modifié la loi de protection du travail qui légitimait l'emploi par des contrats de travail et a gelé le salaire minimum.

Après le putsch de 2006, j'ai commencé à participer au mouvement pro-démocratie contre les forces derrière le coup d'Etat et la junte militaire. Je voulais publier un magazine qui critiquerait vivement le coup d'Etat. Des gens se sont rassemblés pour former le Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (UDD), ou le mouvement des Chemises rouges, qui a organisé des manifestations et des rassemblements, jusqu'à ce que le gouvernement d'Abhisit utilise la force militaire pour l'anéantir en mai 2010. Au moins 91 personnes ont perdu la vie lors de cette répression. Durant cette période, mon magazine a également été censuré, et j'ai été arrêté et détenu dans un camp militaire pendant 21 jours alors que je n'avais pas commis d'infractions.

Après ma libération, j'ai fondé le magazine "Red Power" qui a vivement critiqué le gouvernement et ses politiques. Une des questions clés était que le gouvernement avait promis d'augmenter le salaire minimum à 250 bahts, mais n'a pas tenu sa promesse.

Red Power a aussi cherché à enquêter sur les incidents et les causes de la mort des 91 personnes ainsi que les autres causalités. Néanmoins, sa maison d'édition a été fermée en octobre 2010. Pour continuer l'impression de Red Power, nous avons dû déplacer notre base au Cambodge.

Après le coup d'État 19 Septembre 2006, un certain nombre de militants, de journalistes et de sympathisants chemise rouge ont été raflés et jetés en prison sous prétexte de loi lèse-majesté.

Les journalistes étrangers n'étaient pas autorisés à exercer leur droit à la liberté d'expression et au journalisme d'investigation. Les personnes détenues en attendant le procès ont été soumis à la torture et se sont vues refuser la liberté sous caution ce qui les privaient de leur droit à l'auto-défense.

Trois militants syndicaux ont été accusés de violation de la loi de lèse-majesté. M. Giles Ungpakorn et sa femme ont été forcés de vivre en exil au Royaume-Uni; Junya Yimprasert, dirigeante de la Thai Labour Campaign ne peut plus revenir en Thaïlande; Moi-même, Somyot Pruksakasemsuk, ancien directeur du Centre de Service d'information du Travail et de la Formation, est actuellement détenu sans droit à la liberté sous caution sous inculpation de lèse-majesté.

La majorité de la population thaïlandaise est endoctrinée à croire en "la démocratie avec le roi comme chef de l'Etat" et si quelqu’un exprime des opinions différentes ou est considéré comme une menace à l'institution, il est traité comme un ennemi de l'Etat.

Red Power est la seule plateforme qui permet aux individus d'exprimer librement leurs pensées et opinions. C'est pour cette raison que j'ai été arrêté et inculpé de lèse-majesté.

La loi a été utilisée comme un outil de répression pour supprimer le droit à la liberté d'expression. En outre, les personnes accusées de violer la loi se voient, pour la plupart, refuser la liberté sous caution, ce qui est en violation des normes internationales relatives aux droits humains.

En tant que prisonnier politique, l'incarcération me prive de tous mes droits et libertés. Je trouve que ma vie, qui est d'être simplement « un animal domestiqué dans une cage » est misérable. Les traumatismes physiques et mentaux me blessent gravement. Beaucoup de camarades prisonniers politiques comme moi ont inutilement perdu leur vie familiale ainsi que leur carrière.

J'ai été informé par des visiteurs que des militants des droits humains et des syndicalistes ont exigé la libération par le Gouvernement Royal thaïlandais de tous les prisonniers politiques. Votre mouvement signifie beaucoup pour les Thaïlandais. Il reflète la façon dont la communauté internationale s'efforce d'atteindre le but commun de forger une société pacifique, où chacun pourrait véritablement bénéficier du droit à l'égalité, la liberté et la démocratie.

Je crois fermement en la puissance collective et la solidarité de tous les syndicats et des gens concernés par la justice. Votre lutte pour réclamer la libération de tous les prisonniers politiques en Thaïlande est une première étape vers la démocratisation.

En solidarité,

Somyot Pruksakasemsuk

 

La troisième a été écrite le 1er janvier 2012 plus de 7 mois après son arrestation

Chers amis,
En référence à la campagne de 8 organisations internationales des droits de l'Homme d'Asie, d'Europe et du Canada qui ont demandé ma libération au gouvernement thaïlandais ainsi que la révision de la loi n° 112 (la loi de lèse-majesté), je suis très heureux et apprécie vraiment le mouvement significatif qui s’est développé pour protéger les droits humains et la démocratie en Thaïlande. La loi n° 112 est une loi criminelle qui est en place depuis longtemps. Elle conduit a de lourdes sanctions et a été utilisé pour diminuer la liberté et les droits du peuple thaïlandais. Dans les années passées, il y a eu environ 109 procès et plus de 10.000 sites Web qui ont été fermés en raison de la violation de cette loi. Beaucoup de gens inculpés de violation de cette loi ont souffert d'être arrêtés et emprisonnés pour de longues périodes sans traitement équitable, notamment celui du droit à la liberté sous caution. J'ai 50 ans et dans ma vie, j'ai vu quatre périodes de violence politique en Thaïlande. Il y a eu un nombre élevé d'assassinats de dirigeants étudiants, de politiciens et de syndicalistes en raison de la loi de lèse-majesté. En outre, beaucoup de gens ont été contraints à l'exil pour éviter une arrestation. Il s’agit de violations des droits de l'Homme qui sont ignorés par la société thaïlandaise. En raison de notre mouvement et des campagnes, impliquant des organisations internationales des droits humains, en collaboration avec des communautés universitaires et des syndicats, nous avons été en mesure d'alerter la société sur la nécessité de réviser la loi n° 112. Les Thaïlandais sont de plus habilités à recueillir leurs demandes pour l'abolition de cette loi, quelque chose que nous n'avons pas vu au cours des 50 dernières années.
Je vous demande vigoureusement de continuer à faire campagne contre cette loi, indépendamment des conséquences personnelles pour moi-même. Même si je devais passer ma vie entière comme prisonnier politique, je ne capitulerais jamais et ce, jusqu'à mon dernier souffle.
Ma foi dans la solidarité
Somyot Pruksakasemsuk

 

Ci-dessous : photo de Somyot prise le 19 décembre 2011 à Petchabun lors de son procès

 

Somyot-Pechabun.JPG

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 14:32

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a exhorté les autorités de Thaïlande à libérer Somyot Prueksakasemsuk, le rédacteur en chef de La Voix des Opprimés (Voix de Taksin), qui est emprisonné en vertu de la loi thaïlandaise de lèse-majesté. Le journaliste, qui a été arrêté le 30 Avril 2011, est accusé d’avoir publié des articles qui auraient fait des références négatives au monarque.

« Nous sommes profondément préoccupés par le bien-être de notre collègue qui a été détenu pendant près d'un an, malgré son mauvais état de santé», a déclaré le président de la FIJ, Jim Boumelha. « Somyot est innocent jusqu'à preuve du contraire et ne présente aucun risque pour l'ordre public. Il n’y a tout simplement aucune raison de lui refuser la liberté sous caution afin qu'il puisse se faire soigner. »

Somyot, qui est aussi un militant syndicaliste important en Thaïlande, a été arrêté le 30 avril 2011 à cause de la publication dans son magasine de deux articles dont les autorités prétendent qu’ils offensent le monarque au pouvoir du pays. Il a été accusé de délit de lèse-majesté, un crime qui peut conduire à 30 ans d'emprisonnement, et s’est vu à plusieurs reprises refuser la liberté sous caution.

Les rapports indiquent que son procès, qui a débuté en novembre de l'année dernière, a eu lieu devant des juridictions pénales en dehors de Bangkok dans les provinces de Sa Kaeo, Petchabun et Nakorn Sawan. Il s’est plaint de son traitement pendant sa détention, notamment d’avoir été contraint de rester debout dans un camion cellulaire lors des déplacements aux audiences des différents tribunaux en dehors de la capitale, malgré sa goutte son hypertension.

Selon la FIJ, les conditions de détention de Soymot s’ajoutent à l'indignation contre l'usage persistant de la loi archaïque de lèse-majesté qui manque de clarté et peut être utilisée pour réprimer la dissidence légitime dans le pays.

La Fédération soutient le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la Liberté d'Expression, Frank La Rue, qui a appelé en octobre 2011 à la réforme de cette loi, notant que « la menace d'une longue peine de prison et l'imprécision sur ce qui pourrait constituer une diffamation, insulte, ou menace pour la monarchie, encourage l'auto-censure et étouffe les débats importants sur des questions d'intérêt public, mettant ainsi en péril le droit à la liberté d'opinion et d'expression ».

«Nous croyons que le cas de la réforme de cette loi est nécessaire à la survie de la liberté de presse et du pluralisme démocratique en Thaïlande», a ajouté Boumelha. «La détention de Somyot a mis à nu l'abus flagrant de la législation à des fins politiques. »



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Lien : http://www.ifj.org/en/articles/ifj-calls-for-immediate-release-of-senior-journalist-in-thailand

Photo ci-dessous : couverture du magasine Red Power de juillet 2011

 

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Published by liberez-somyot
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