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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 20:28

En 2008, le chef des Chemises jaunes thaïlandais, Sondhi Limthongkul, appelait à la guerre contre le Cambodge. Une mini-guerre a finalement eu lieu début 2011 mais ce sont les Cambodgiens qui l’ont gagné. Après qu’une vingtaine de soldats thaïlandais et cambodgiens aient été tués, le tribunal international a reconnu que le temple de Preah Vihear ainsi que les 4 kilomètres carres contestés faisaient partie du Cambodge.

Par dépit, les Chemises jaunes ont brulés des drapeaux cambodgiens dans les rues de Bangkok.

Dans le même temps, les Chemises rouges considéraient le Cambodge comme étant un pays ami des partisans de la démocratie en Thaïlande.

Il est à noter que, malheureusement, l’opposant cambodgien d’extrême droite Sam Rainsy est un ami de nombreux fascistes jaunes thaïlandais.

Voilà ce que préconisait en 2008 le fasciste jaune Sondhi Limthongkul à propos du temple de Preah Vihear:

La solution de Sondhi Limthongkul pour le temple de Preah Vihear

Traduction d'un article de Prachatai du 02 août 2008

Durant la nuit du 28 juillet, alors que la dispute de Preah Vihear était négociée entre les gouvernements Thaïs et Cambodgiens à Siem Reap au Cambodge et peu avant la conclusion en 4 points qui fut atteinte à 10 heures du soir, Sondhi Limthongkul, le dirigeant de l'Alliance du Peuple pour la Démocratie (PAD), prit place sur l'estrade à environ 9 heure du soir pour s'adresser à la foule manifestant à coté de Gouvernement House à Bangkok, et proposer ses propres solutions pour régler le problème par la force.

Sondhi expliqua que la Thaïlande était en très grand danger. D'avoir un nouveau ministre des affaires étrangère n'allait pas aider et la souveraineté Thaïe allait seulement davantage s'éroder. Le seul moyen était de chasser le gouvernement en premier et de former un nouveau gouvernement par n'importe quel moyen, ou bien la dispute de Preah Vihear ne serait jamais réglée.

Il proposa une liste des choses à faire pour le prochain gouvernement.

1 : Le prochain gouvernement doit annuler la résolution actuelle du cabinet qui donne son approbation au communiqué commun de la Thaïlande et du Cambodge qui soutient la proposition Cambodgienne d'enregistrer le temple de Preah Vihear au patrimoine mondial de l'UNESCO.

2 : Un comité neutre et indépendant composé de personnes socialement acceptable doit être institué pour analyser ce qui ne va pas et ensuite pour notifier aux Nations Unies que la Thaïlande n'accepte pas la décision de l'UNESCO d'accorder le statut de patrimoine mondial au temple de Preah Vihear à la requête du Cambodge et que la Thaïlande désire remettre en question le verdict de la Cour Internationale de Justice de 1962.

3 : Une lettre officielle doit être envoyée au secrétaire général des Nations Unies l'informant du retrait de la Thaïlande de l'UNESCO et de l'annulation de la reconnaissance que l'UNESCO a donné aux sites archéologiques Thaïlandais.

4 : L'ambassadeur du Cambodge en Thaïlande doit être convoqué pour être informé que la Thaïlande n'a jamais accepté la carte Française dont le Cambodge se réfère.

5 : Une délégation spéciale incluant le (nouveau) premier ministre doit être composée pour rendre visite aux pays qui sont membres du conseil de sécurité des Nations Unies pour leur expliquer, peut être en coulisse, et leur demander de choisir entre l'amitié Thaïe ou celle du Cambodge.

Des agences de relation publique connues dans le monde entier doivent être engagées pour rappeler par l'intermédiaire des médias universels, l'histoire que les Français ont brimés la Thaïlande et un site web, fourni avec les informations correctes, appelé www.realfactsofkhaophraviharn.com devra être crée.

Des académiciens spécialistes en géographie et des experts de photos satellites devront être invités par la Thaïlande à un séminaire à Bangkok, où Hong Kong, où New York, où Sydney, pour insister sur le fait que les lignes de partage des eaux sont universellement acceptées comme lignes de démarcation de frontière, et pour prouver avec des photos satellites que si ces lignes sont prises en compte, Preah Vihear se trouve sur le sol Thaïlandais.

Les ambassadeurs Thaïlandais du monde entier doivent être réunis pour leur assigner d'expliquer la position Thaïlandaise et les faits en considérant le cas dans les médias de chaque pays, et mettre le point sur le fait que la dispute est une conséquence du colonialisme Français, et donner 30 jours au ambassadeurs pour accomplir cette tache sous peine de révocation immédiate.

6 : Les investisseurs Thaïlandais au Cambodge doivent être informés que la Thaïlande n'a pas de politique de promotion des investissements là-bas parce que la dispute va probablement dégénérer dans l'avenir, et avisés de se retirer ou de renoncer à l'aide du gouvernement Thaï.

On doit dire aux Thaïs qui font du business le long de la frontière de se préparer à la fermeture de celle-ci en cas d'escalade du conflit.

7 : Une commission doit être établie pour inviter le Cambodge à des négociations bilatérales. Si la dispute ne peut pas être réglée, la Thaïlande devra adhérer temporairement à la règle de l'ICJ, mobiliser les troupes Thaïes, repousser les Cambodgiens en dehors du territoire Thaïlandais, et informer le Cambodge qu'à part le temple de Preah Vihear, les alentours appartiennent à la Thaïlande, et que la Thaïlande payera n'importe quel prix pour protéger sa souveraineté, même si le coût est une guerre.

"Nous devrons fermer tous les 40 passages frontaliers, et bannir tous les vols pour Phnom Penh et Siem Reap depuis Bangkok; 70 % des vols pour ces deux destinations partent de Bangkok.

Et nous devrons ordonner au ministère de la défense de construire une base navale à Koh Kut et d'y déployer deux bâtiments de combat accompagnés de navires de patrouille, construire une piste d'atterrissage pour des avions de combat F16, abolir le comité de démarcation de frontière maritime et déclarer officiellement notre propre carte maritime.

Le Cambodge sera furieux mais nous n'aurons pas à nous en inquiéter car le Cambodge n'aura pas les nerfs de nous combattre, Ils peuvent maintenant faire du tapage et des menaces parce que nos dirigeants sont des traîtres. Mais s'ils voient que nos soldats ont une position ferme, que le (nouveau) gouvernement Thaï a une position ferme et que le peuple Thaï est près à sacrifier sa vie pour sa souveraineté, ils vont reculer. Le Cambodge ne peut rien faire sauf s'appuyer sur la Thaïlande. S'ils veulent s'appuyer sur le Vietnam, laissons les faire, mais des problèmes vont sûrement surgir entre les vrais Cambodgiens et les Vietnamiens dans l'avenir.

La Chine est ouvertement amie avec tout le monde, mais secrètement la Chine sait, qu'entre la Thaïlande et le Cambodge, elle préfère la Thaïlande.

Quand nous déclarerons toute la zone maritime nous appartenant, le Cambodge va sûrement protester. Mais nous ne discuterons pas. Nous enverrons nos navires de guerre pour occuper toutes les îles et tous les îlots que nous repérerons, ou nos bâtiments jetteront l'ancre dans la zone maritime revendiquée.

Lorsque les Nations Unies établiront un comité pour arbitrer la dispute sur les zones maritimes entre la Thaïlande et le Cambodge, nous nous assiérons à la table et ne seront pas des chiens poltrons comme nous le sommes aujourd'hui, mais nous aurons la main ferme. A ce moment, les compagnies occidentales et les pays qui recherchent des sources d'énergies sauront que le nouveau gouvernement Thaïlandais n'est pas composé de traîtres donc ils soutiendront la position Thaïe.

Après nous être retirés de l'UNESCO, nous notifierons officiellement aux 7 pays membres du Comité du Patrimoine Mondial que nous ne les autoriserons pas à pénétrer dans notre pays pour restaurer le temple de Preah Vihear. Ils devrons décoller en hélicoptère à partir du Cambodge pour rejoindre le temple. Nous ne leur autoriserons même pas d'utiliser les toilettes qui se trouvent sur le sol Thaï.

C'est la seule chose à faire pour nous et nous pouvons le faire, croyez moi.

Négocier avec un état voyou comme le Cambodge ne peut pas être fait avec notre faiblesse et tant que nous aurons ces traîtres. Nous devons réaliser l'unité de la Nation sur ce litige du Preah Vhear et sur la souveraineté Thaïe et alors nous aurons cette "force de la terre" pour négocier avec le Cambodge.

C'est urgent. Je crois que lorsque nous utiliserons cela, ce qui peut arriver dans le pire des cas serait un retour à 1962, quand le Cambodge a pu prendre le temple mais rien d'autre.

Mais ce qui est certain, que nous arrivions ou pas à un accord, c'est que le nouveau gouvernement devra interdire aux joueurs Thaïs de pénétrer dans le casino de Poipet, parce que le propriétaire du casino, qui est Thaï, doit partager ses profits avec Hun Sen (le premier ministre du Cambodge)."

 

Une fasciste chemise jaune souffleuse de sifflet lors des manifestations pour renverser le gouvernement élu de Yingluck

Une fasciste chemise jaune souffleuse de sifflet lors des manifestations pour renverser le gouvernement élu de Yingluck

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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 12:31

Le 1er janvier 2010 a été publié dans le magazine "Voice of Taksin" de Somyot un article de fond qui comparait Thaksin Shinawatra avec le fameux roi Taksin qui a sauvé le Siam des Birmans il y a plus de 200 cents ans.

Le média des chemises jaunes, ASTV-Manager, avait déclaré à l’époque que l’article était un affront grave vis-à-vis de la dynastie actuelle.

Sur la couverture, on pouvait voir une photo de la statue du Roi Taksin à Wongwian Yai situé sur le côté Thon Buri de la rivière Chao Phraya, avec comme titre "le karma cyclique de l'histoire, le retour de Taksin", tandis que la couverture arrière montre une photo de Thaksin Shinawatra.

L’article de la page 6, écrit sous un nom de plume [qui peut être traduit comme mousquetaire de Thon Buri, une ville qui fut la capitale du règne du roi Taksin et qui fait maintenant partie de Bangkok] raconte les compétences du Roi et sa fin tragique, quand il fut tué ainsi que tous les membres de sa famille.

L'histoire officielle enseignée dans les écoles raconte que le roi Taksin est devenu fou et a été la cause du chaos dans le pays. Sa courte dynastie a été remplacée par l'actuelle dynastie Chakri. Sa fin tragique a suscité la sympathie dans le cœur des Thaïlandais depuis plus de 200 ans. Certains universitaires indépendants, qui sont sceptiques au sujet de l'histoire des vainqueurs, ont effectué des recherches et pensent que le roi Taksin n'était pas fou et que son trône a été renversé lors d'un coup d'état, d'après l'article du magazine. L'article poursuit en disant que le roi Taksin n'aurait pas reçu les honneurs qui lui étaient dû en raison de la dynastie Chakri, et qu'il y aurait eu une tentative d'effacer le nom de Krung Thon Buri [Thon Buri capitale] de la mémoire du peuple.

L'article explique que Thaksin se trouve avoir quelques similitudes avec le Roi Taksin, ils sont tous les deux des gens du Nord, ont des origines chinoises, ont sauvés le pays de grandes crises (l'invasion birmane et les dettes vis à vis du FMI), et ont des noms similaires.

L'article dit aussi que le gouvernement d’Abhisit (au pouvoir à l’époque de la parution de l’article) avait tenté d'accuser les chemises rouges de préparer un "plan Taksin 2" pour renverser le régime, mais sans donner de preuves à ce jour.

Vers la fin, l'article explique aussi que l'ancien Premier ministre Khuang Abhaiwongse, un des membres fondateurs et le premier chef du Parti Démocrate, descendait de Chao Phraya Abhai Phubes (Ban) qui avait rejoint le coup d'état qui a renversé le roi Taksin.

"Les conflits politiques en Thaïlande reflètent encore et se connectent à l'histoire du roi Taksin. Et qui sait si cela ne finira jamais, et qui seront les prochaines victimes? Est-ce que les hauts faits du passé seront vengés? 2010 apportera la réponse au karma cyclique de Taksin," concluait hâtivement l'article.

Source:

http://www.prachatai.com/english/node/1563

 

La couverture et la dernière page du magazine "Voice of Taksin" daté du 1er janvier 2010

La couverture et la dernière page du magazine "Voice of Taksin" daté du 1er janvier 2010

Annexe, chronologie de la vie du Roi Taksin (selon l'histoire officielle thaïlandaise):

1734: Naissance de Taksin d'un père chinois et d'une mère thaïe.

1763: Il arrête une invasion birmane à Phetchaburi.

1767:

7 avril : Prise d'Ayuthaya par les Birmans. Taksin réussi à s'enfuir peu avant le chute de la capitale avec 500 hommes.

Juin: Il prend Chantaburi et organise une armée de 5000 hommes.

Octobre: Il prend Thonburi.

Novembre: Il chasse la garnison bimane d'Ayuthaya et se fait proclamer roi de Thonburi.

1768: Échec d'une nouvelle attaque bimane. Taksin prend le contrôle de Phitsanulok.

1768/1769: Prise de Phimai, de Battambang et de Siem Reap.

1775: Le Siam annexe Chiang Mai et le Lanna.

1776: Une attaque birmane est repoussée. Le Siam est réunifié.

1781: Une révolution de palais (coup d’Etat) évince Taksin sous le prétexte qu’il serait soi-disant devenu fou. Taksin est exécuté. Le général Chakri se fait couronner et fonde la dynastie du même nom.

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 13:51

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Lien:

https://uglytruththailand.wordpress.com/2016/03/27/military-uses-human-shield-policy-in-patani/

 

Au milieu du mois de mars, des séparatistes armés ont attaqué un bunker de l'armée à côté de l'Hôpital Jaw-eye-rong à Naratiwat. Au cours de la fusillade qui a suivi, les séparatistes se sont retranchés dans l'hôpital où ils ont tiré sur l'armée à partir des fenêtres. Ils se sont ensuite échappés par l'arrière de l'hôpital dans les collines. On pense que l'hôpital était la seule échappatoire disponible qui leur était ouvert. Aucun patient, visiteur dans le bâtiment ou employé de l'hôpital n'a été blessé.

En réponse à cet événement, Suhaimee Dulasa, un ancien étudiant de Patani et leader des jeunes leaders, a écrit un article disant que "les deux côtés étaient fous".

Malgré le fait que personne à l'intérieur de l'hôpital n'ait été blessé, de telles tactiques de la part des séparatistes sont indéfendables et risquent de détruire la légitimité de la lutte pour l'autodétermination. Tel est le cas même lorsque toutes les voies d'évacuation pourraient avoir été bloquées par l'armée.

Naturellement, le généralissime Prayut a ordonné aux forces de sécurité d'éliminer tous les groupes armés séparatistes dès que possible. En réalité, il n'y a aucune possibilité de solution militaire pour cette guerre.

La Commission nationale des droits de l'homme thaïlandaise n'a pas tardé à condamner les hommes armés qui ont attaqué le poste militaire. Cette même commission n'a jamais condamné les militaires pour leurs coups d'Etats et leur continuelle destruction des droits humains ni la loi de lèse-majesté.

Cependant, contrairement aux diverses fausses "organisations de défense des droits humains" qui condamnent seulement les séparatistes, ou ceux qui condamnent simplement les deux côtés, nous devons critiquer l'armée thaïlandaise pour avoir bâti un bunker à côté d'un hôpital. En plus de cela, nous ne devons jamais oublier que la violence des opprimés ne doit jamais être assimilée à la violence des oppresseurs. Les combattants de Patani ont le droit de se battre pour l'autodétermination. Cependant leur stratégie armée ne peut jamais conduire à la liberté parce qu'elle exclut la majorité des gens et rejette la nécessité d'établir des mouvements sociaux.

Suhaimee Dulasa souligne que l'armée thaïlandaise a une longue tradition de mettre délibérément en place des bunkers militaires juste à côté des hôpitaux. Les soldats établissent également des bunkers dans les marchés ainsi qu'à l'intérieur des écoles et des temples bouddhistes. Ceci en dépit du fait qu'ils savent que les points de contrôle militaires et les bunkers sont les principales cibles des attaques séparatistes dans cette guerre entre les combattants de Patani et l'Etat thaïlandais.

En dehors de la nécessité de créer une illusion comme quoi les militaires seraient là afin de "protéger" les gens des "bandits séparatistes", on ne peut que soupçonner le fait qu'ils essaient de se défendre en utilisant des civils ordinaires dans les hôpitaux, les écoles et les marchés comme boucliers humains.

Sans surprise, le commandement de la sécurité intérieure affirme que les camps militaires à côté des hôpitaux sont là pour empêcher les séparatistes d'attaquer des "cibles faciles". Ceci est un mensonge. Les séparatistes n'ont aucun intérêt à attaquer les hôpitaux ou les marchés. Leur but est d'attaquer l'armée et la police et les personnes qui collaborent avec les forces de sécurité. Dans le passé, des écoles ont été brûlées et des enseignants ont été attaqués, mais c'est parce que l'éducation scolaire est utilisé comme une arme idéologique par l'Etat thaïlandais afin de détruire la culture et l'histoire de Patani. La modification de cette politique permettrait de protéger les écoles. Les bunkers militaires ne pourront jamais les protéger.

Des temples bouddhistes ont été attaqués pour des raisons similaires que les écoles et parce que les militaires ont parrainé des attaques sur certaines mosquées, mais aussi parce que des membres du personnel de l'armée ont été recrutés pour devenir moines. Ce n'est pas une guerre entre les musulmans et les bouddhistes, mais une guerre entre ceux qui veulent l'indépendance de Patani et le répressif Etat thaïlandais. Cependant, un certain nombre de moines bouddhistes d'extrême droite tentent d'attiser la haine contre les musulmans. Récemment, le moine birman raciste Wiratu, célèbre pour l'organisation de pogromes contre les Rohingyas, a visité la Thaïlande pour prendre part à une réunion bouddhiste.

L'essentiel est que, dans le court terme, les bunkers militaires devraient être déplacés loin des hôpitaux, des écoles, des marchés et des temples et, à plus long terme, l'armée devrait être complètement retirée de Patani.

L'Hôpital Jaw-eye-rong à Naratiwat lors de l’attaque

L'Hôpital Jaw-eye-rong à Naratiwat lors de l’attaque

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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 10:17

Le 21 mars 2012, nous avions publié notre premier article sur ce site. Voici cet article:

"Liberté pour Somyot Pruksakasemsuk

Cher tous, amis et camarades.

S'il vous plaît aidez à faire circuler ce communiqué de presse aux médias de votre pays ainsi qu'à vos amis et associés

Nous avons besoin de votre soutien lors des prochains mois pour intensifier la campagne Free Somyot (liberté pour Somyot) et pendant les procès d'avril/mai 2012

http://freesomyot.wordpress.com/2012/03/12/press-release-free-somyot-pruksakasemsuk/~~V

Communiqué de presse! Free Somyot Pruksakasemsuk

LIBERTÉ POUR SOMYOT PRUKSAKASEMSUK

L'éditeur thaïlandais est toujours emprisonné pour des accusations de lèse-majesté

Dans le monde entier, des partisans intensifient leur action pour libérer le Thaïlandais Somyot Pruksakasemsuk. Le militant vétéran de la démocratie et des droits des travailleurs est en prison depuis avril 2011 pour lèse-majesté. Il est emprisonné uniquement sous le régime de la détention provisoire. À ce jour, les accusations portées contre lui n'ont pas été prouvées. Dans tous les cas, il n'est pas accusé d'avoir lui-même écrit les articles en question. Il est uniquement inculpé de "publication et de diffusion" de deux articles dans le journal "Voice of Thaksin", dont il était le rédacteur en chef, mais pas l'éditeur. L'acte d'accusation allègue que ce faisant, il a "osé diffamer, insulter et menacer Sa Majesté le Roi Bhumipol Adulyadej du Royaume de Thaïlande". Les textes complets de ces deux articles sont inclus dans l'acte d'accusation. Les témoins experts ont témoigné qu'ils ne se réfèrent pas au roi ou à d'autres membres de la famille royale thaïlandaise.

Le procès a mis Somyot, âgé de 50 ans, sous une grande pression physique et psychologique. Le tribunal a insisté pour le déplacer d'une province à une autre lors de l'audition des témoins à charge, même si tous les témoins sont en fait basés à Bangkok. En tout, il a été transporté plus de 4000 kilomètres dans des fourgons cellulaires. Il est obligé de porter des chaînes de métal pesant plus de 10kg.

La libération sous caution de Somyot est donc devenue une priorité pour ses partisans. Mais la liberté sous caution a été refusée à sept reprises - la dernière fois en février 2012, juste après la grève de la faim du fils de Somyot, Tai, pendant 112 heures pour exiger la libération de son père. La longueur du jeûne était une référence à l'article 112 du Code criminel de Thaïlande, qui prescrit des peines sévères pour les actes de lèse-majesté. S'il est reconnu coupable, Somyot pourrait faire face à 15 ans d'emprisonnement pour chacun des deux articles publiés.

La loi lèse-majesté de Thaïlande a été critiquée localement et à l'étranger. En décembre 2011, par exemple, le Haut Commissariat pour les droits de l'homme a exprimé son inquiétude sur "les procès en cours et les peines sévères de personnes reconnues coupables de lèse-majesté en Thaïlande et l'effet paralysant que cela peut avoir sur la liberté d'expression dans le pays". Des journalistes thaïlandais et étrangers sont tombés sous le coup de cette loi. En décembre dernier, le blogueur américain Joe Gordon a été condamné à deux ans et demi de prison sous l'inculpation d'utilisation de l'Internet pour diffuser des informations qui insultaient la monarchie thaïlandaise. En 2009, des correspondants étrangers basés à Bangkok ont été parmi les personnes interrogées par la police après qu'une plainte pour lèse-majesté ait été déposée contre l'ensemble du conseil du Club des Correspondants Étrangers de Thaïlande.

Somyot Pruksakasemsuk est bien connu dans le mouvement syndical international pour son travail novateur sur l'organisation des syndicats en Thaïlande et dans d'autres pays nouvellement industrialisés. Son emprisonnement a suscité des protestations de travailleurs à la fois en Thaïlande et à l'étranger. En novembre 2011, les organisations, y compris la "Clean Clothes Campaign" et l'Alliance de Presse du Sud-est Asiatique ont écrit une lettre conjointe au Premier ministre thaïlandais Yingluck Shinawatra, appelant à la suppression des accusations portées contre Somyot ou à sa liberté provisoire. Ils ont également demandé que la loi thaïlandaise de lèse-majesté soit revue, afin de "s'assurer de sa conformité avec les obligations internationales en matière des droits de l'homme de Thaïlande.

Pour informations:

• Des mises à jour régulières du procès sont disponibles sur le site de la campagne, ainsi que des articles ou vidéo des entrevues avec Somyot, son fils Tai, ses avocats et partisans, et des documents biographiques. Lien: http://freesomyot.wordpress.com/

• Il y a une page spéciale sur Facebook: Lien: http://www.facebook.com/pages/Free-Somyot/122999694453000?ref=ts

• La campagne peut fournir des copies de l'acte d'accusation contre Somyot dans la version officielle thaïlandaise ainsi qu'une traduction en anglais.

• Des photos non copyright de Somyot en prison et au tribunal sont disponibles sur demande, ainsi que des photos de ses campagnes et de sa carrière dans l'organisation.

• Depuis le 15 novembre 2011 une lettre de la "Clean Clothes Campaign" et d'autres organisations au Premier ministre thaïlandais est en ligne. Lien: http://www.cleanclothes.org/component/docman/doc_download/46-ua-thailand-somyot-15-11-2011

• La note du Point de Presse de l'ONU du 9 décembre 2011 est aussi en ligne. Lien: http://www.ohchr.org/EN/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=11704&;LangID=E

Contacts de personnes:

Anglophone: Sukanya Pruksakasemsuk, tél. + 66 81 847 5132

Thaïophone: Jitra Kotchadej, tél. + 66 87 020 6672"

Le lien de ce tout premier article:

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-liberte-pour-somyot-pruksakasemsuk-102010291.html

 

Le premier but de ce site était de réclamer la libération des prisonniers politiques et donner de leurs nouvelles. Il l'est toujours mais peu à peu ce site a évolué en site d'actualité politique au fur et à mesure que les événements s'accéléraient en Thaïlande. Le grand tournant à été la recrudescence de la crise politique en octobre 2013 (le début des manifestations fascistes du PDRC de Suthep pour renverser le gouvernement élu de Yingluck).

Le 11 juillet 2014, la nouvelle junte militaire du général Prayut a estimé que les informations contenues dans le site "Libérez-Somyot" menaçaient sa sécurité et a donc décidé de le bloquer. Depuis, il n’est accessible en Thaïlande que par l’intermédiaire d’un proxy.

Afin de contourner ce blocage, "Libérez-Somyot" recopie l’intégralité de ses articles sur sa page Facebook qui, elle, n’est pas bloquée en Thaïlande.

Lien de la page Facebook de "Libérez-Somyot" :

https://fr-fr.facebook.com/Lib%C3%A9rez-Somyot-126463447412109/timeline/

Du 21 mars 2012 à aujourd'hui, 1000 articles ont été publiés sur ce site (l’article que vous êtes en train de lire est le 1000ème), soit une moyenne de 250 articles par an.

Merci à nos fideles lecteurs.

 

1er mai 2013, deux manifestantes chemises rouges présentent une affiche réclamant la libération des prisonniers politiques

1er mai 2013, deux manifestantes chemises rouges présentent une affiche réclamant la libération des prisonniers politiques

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 13:09
Les classes moyennes chemises jaunes

Les classes moyennes chemises jaunes

Les classes moyennes de Thaïlande sont violemment opposé à la démocratie

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Lien:

https://uglytruththailand.wordpress.com/2016/03/20/thai-middle-classes-are-violently-opposed-to-democracy/

 

Au cours des dernières décennies, tant de sottises ont été écrites sur le soi-disant pouvoir progressif des "classes moyennes". Pourtant, les classes moyennes thaïlandaises sont généralement égoïste, profiteuse, passéiste et lâche.

Récemment, un groupe de la classe moyenne des chemises jaunes, partisans du politicien voyou du Parti Démocrate Sutep Teuksuban, a rendu une visite de solidarité au tireur "pop-corn" qui purge actuellement une longue peine de prison pour avoir tiré au fusil automatique contre des personnes soutenant le droit de vote lors de l'élection de 2014. Suite à cela, une personne a été tuée et 3 autres sérieusement blessées.

Le  tireur "pop-corn"

Le tireur "pop-corn"

Le tireur "pop-corn" a tiré en cachant son fusil à l'intérieur d'un grand sac de pop-corn vert et jaune. Lui ainsi qu'un certain nombre d'autres hommes armés ont récuperés leurs armes à l'arrière d'un véhicule à Lak Si à Bangkok avant d'aller commettre un saccage violent. Aucun des autres hommes armés n'ont été capturés ou puni et peu d'efforts ont été faits pour attraper les tueurs restants.

Tueur du PDRC

Tueur du PDRC

Tueur du PDRC

Tueur du PDRC

Le tireur "pop-corn" a été photographié de nombreuses fois et des photos et vidéos de ses actions ont été largement diffusées: par conséquent, il est devenu un sacrifice nécessaire pour les anti-démocrates.

Lak Si est le lieu où le moine fasciste Bouddha Isara a bloqué le bureau de vote, refusant de permettre aux gens d'exercer leur droit de voter. Le fasciste Bouddha Isara a fait une déclaration après que le tireur "pop-corn" ait été condamné à la prison, déclarant qu'il avait participé aux frais de sa défense et le soutiendrait toujours.

Cet odieux moine et Sutep Teuksuban, qui ont dirigés les différentes bandes anti-électorales, devraient être mis en prison pour avoir été les maîtres-penseurs et les bailleurs de fonds de ces actions violentes. Mais ne retenez pas votre souffle. Le fasciste Bouddha Isara est le moine favori du généralissime Prayut et a reçu carte blanche pour organiser des manifestations réactionnaires et répandre sa crasse. Nous ne devons pas oublier non plus que le chef de la junte et le dirigeant à deux faces du Parti démocrate, Abhisit Vejjajiva, sont coupables d'assassinats en masse dans la rue quand ils ont organisé la repression des manifestants pro-démocratie en 2010.

Les classes moyennes de Thaïlande haïssent et méprisent la majorité des gens ordinaires et les pauvres. Elles détestent le fait que le riche magnat Taksin ait gagné les cœurs et les esprits de la plupart des gens ordinaires avec ses soins de santé universels et ses politiques favorables aux pauvres. Les classes moyennes détestent la démocratie parce que leur parti n'est pas élu par la majorité. Elles veulent revenir en arrière à l'époque où les travailleurs et les petits agriculteurs restaient à leur place et subissaient leur pauvreté en silence. Elles veulent garder leurs privilèges mal acquis par le maintien des inégalités sociales et économiques. Elles sont lâches parce qu'elles adulent les riches et et les puissants et rampent devant la monarchie. Elles se cachent aussi derrière les hommes de l'armée. La perturbation violente des élections a été conçu pour provoquer une crise qui soit utilisée comme une excuse pour organiser un autre coup d'Etat militaire.

La "commission électorale" pourrie, qui, en premier lieu, n'a pas réussi à bien organiser les élections de 2014, a blâmée la foule de Sutep et le gouvernement de Yingluck pour l'échec des élections. Apparemment, selon cette organisation sans valeur, Yingluck n'aurait pas dû dissoudre le Parlement pour faire face à la crise quand il était évident que l'opposition était violemment opposés à des élections car elle savait qu'elle allait les perdre! Les emeutiers de Sutep ont réagi en demandant à leur "papa", le généralissime Prayut, de "s'arranger" pour que seul Yingluk et la commission électorale soient coupables.

Le chef de la commission électorale a dépensé de grandes quantités d'argent public pour des voyages d'études à l'étranger après le coup d'Etat. On se demande pourquoi son équipe et lui-même sont encore en place, étant donné qu'il n'y aura pas d'élections démocratiques avant un lointain futur, surtout après les rodomontades récentes du général "à face de porc" Prawit Wongsuwan. Prawit, le chef adjoint de la junte, a grommelé sur la nécessité d'avoir des sénateurs nommés afin de superviser tout gouvernement civil à l'avenir. Apparemment, il s'agit d'une mesure à toute épreuve afin d'éviter toute nécessité future d'un coup d'Etat militaire.

Prawit "face de porc"

Prawit "face de porc"

Alors que les réactionnaires de la classe moyenne et leur moine favori se sont vu donnés le feu vert pour mobiliser politiquement, les travailleurs célèbrant la journée internationale des femmes ont été arrêtées pour avoir exprimés leur opposition à l'article 44 ou à "la loi parce que je le dis" (http://liberez-somyot.over-blog.com/2015/12/la-loi-parce-que-je-le-dis-de-prayut.html) et à d'autres aspects du régime autoritaire. Leurs affiches ont été arrachées par la police.

Affiches arrachées par la police

Affiches arrachées par la police

Policiers saisissant les affiches

Policiers saisissant les affiches

Comme je l'ai souvent maintenu, l'avenir de la démocratie thaïlandaise est entre les mains des travailleurs, spécialement quand ils s'organiseront.

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 12:33

Un article de Thai Political Prisoners

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https://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2016/03/16/no-rule-of-law-under-the-military-dictatorship/

La dictature militaire thaïlandaise utilise des "lois" et "décrets", comme l'article 44, qu'elle a créé pour faciliter sa propre règle et réprimer les opposants politiques. Pour les membres de la junte, cette fiction juridique fait que toutes ses actions sont "légale" et ils peuvent prétendre respecter la "règle de droit". Rien n'est plus éloigné de la vérité.

Ceci est parfaitement illustré dans le cas récent de Sarawut Bamrungkittikhun, qui a été dernièrement été enlevé à son domicile de Surat Thani par une force de 30 militaires et policiers le 9 mars 2016. Malgré cela, le 13 mars, les autorités ont affirmé qu'ils ne savaient rien sur son arrestation ou ses allées et venues.

Sarawut a été détenu au secret jusqu'à sa libération, sept jours après son "arrestation". En outre, il a été déplacé sur des milliers de kilomètres entre les bases militaires de sa province natale et de Bangkok allez-retour.

Sarawut était l'administrateur de la page Facebook "Poet Praden" (Open Issues)... Lors de son arrestation, son téléphone mobile et son ordinateur portable ont été confisqués.

Cependant, quand il a été libéré sans procès, son ordinateur portable et son téléphone mobile lui ont été rendus.

Ces événements illustrent la nature du régime voyou, son impunité auto-déclarée et sa volonté de terroriser ses propres citoyens. Il n'y a aucune règle de droit sous la dictature militaire.

 

Aucune règle de droit sous la dictature militaire de Thaïlande
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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 10:20

Un article de Giles Ji Ungpakorn

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https://uglytruththailand.wordpress.com/2016/03/13/thai-neo-liberals-constantly-try-to-destroy-universal-health-care/

 

La dernière attaque contre la politique universelle de soins de santé du gouvernement Taksin est venue du ministre de la Santé de la junte Beeyasakon Sakonsatyatorn. C’est le dernier d'une série de fanatiques du marché libre à proposer la réintroduction des frais de soins de santé pour les pauvres sous le prétexte fallacieux comme quoi le gouvernement ne pouvait pas se permettre de le conserver gratuit. Naturellement, le généralissime Prayut, et les autres membres du gang de la dictature militaire sont d'accord avec lui.

Avant l'élection du premier gouvernement Thai Rak Thai de Taksin, les pauvres de Thaïlande ne pouvaient pas se permettre des soins de santé adéquats. Ils étaient soit contraints de s’endetter à n’en plus finir, soit devait dépendre de parents ou alors ils devaient mendier des zestes de charité. Si tout cela échouait, ils ne leur restaient plus qu’à souffrir ou à mourir. Le docteur Sanguan Nitiyarumpong, et d'autres, ont fait campagne pour encourager le gouvernement Taksin à introduire le tout premier système de soins de santé universel du pays. Les gens pouvaient alors se rendre à l’hopital pour la petite somme de 30 bahts pour chaque visite à l'hôpital et ils avaient ensuite droit à presque tous les traitements sans avoir à débourser de frais supplémentaires. L'idée était de moderniser la société thaïlandaise et d’inclure tous ceux qui n’étaient pas couverts par un régime d'assurance-maladie dans une politique basique de santé universelle. La grande majorité de ceux qui ont bénéficiés de la carte à 30 bahts de soins de santé étaient des personnes rurales travaillant dans le secteur agricole, des travailleurs indépendants et des chômeurs. Le régime couvrait également les enfants et les personnes âgées. Il a également bénéficié aux travailleurs urbains qui avaient déjà une assurance maladie, mais devaient assumer le coût des soins de santé de leurs parents vivants en milieu rural.

Dès sa première introduction, les fanatiques néolibéraux du libre marché ont commencé à critiquer l'idée que tous les citoyens puissent avoir droit aux soins de santé. Au premier rang des critiques se trouvaient les politiciens du Parti démocrate dont Abhisit Vejjajiva ainsi que divers économistes de droite. L'ensemble de la vieille garde des élites non élues étaient, et sont encore, fortement opposés à l’idée de dépenser de l'argent de l'Etat au profit de la plupart des citoyens, en particulier des pauvres. D’horribles et réactionnaires voix se sont plaintes d'un "manque de discipline budgétaire". Naturellement, aucun de ces termes ou des plaintes n’ont été dirigées contre les dépenses militaires en constante augmentation ni contre les dépenses somptuaires de la famille royale.

Après le coup d'Etat militaire de 2006 qui a renversé le gouvernement Taksin, le Bangkok Post a rapporté que le Bureau du budget avait réduit le budget de régime universel de soins de santé du Thai Rak Thai de 23% tout en augmentant les dépenses militaires de 30%. Le budget militaire avait commencé à baisser sous l'administration Taksin.

La junte militaire de l’époque a décidé de supprimer la charge de 30 bahts, mais c’était à double tranchant parce que de nombreux membres de la junte ainsi que leurs conseillers avaient un vicieux agenda caché. Ils avaient longtemps fait comprendre qu'ils voulaient introduire des soi-disant "co-paiements" à une date ultérieure qui aurait largement dépassé la taxe à 30 bahts d'origine. Ces co-paiements auraient été facturés en fonction du revenu et seulement les plus pauvres des pauvres recevraient des soins de santé de mauvaise qualité mais gratuits. Heureusement, ils n’ont pas pu obtenir immédiatement la mise en place de leur rêve déformé. Ceci principalement parce que la classe dirigeante se méfie des conséquences si elle supprime cette politique populaire.

Le terme "co-paiements" est un terme malhonnête. Tous les citoyens thaïlandais paient des impôts directs ou indirects au gouvernement et cela est utilisé pour les dépenses de l'Etat. Même les personnes les plus pauvres qui ne paient pas l'impôt sur le revenu sont encore obligées de payer des impôts indirects comme la TVA. En fait, alors que beaucoup de riches réussissent à éviter de payer des impôts, les sections les plus pauvres de la société paient plus d'impôts que les riches par rapport à leurs revenus. Cela est dû à une trop grande dépendance à l'égard de la fiscalité indirecte et régressive. Les soi-disant "co-paiements" ne sont rien d'autre que l’abandon par l'Etat de sa responsabilité de fournir des services basiques de soins de santé.

La dégénérescence de la politique sous le gouvernement de Yingluk a été exposé par son utilisation frénétique de la loi de lèse-majesté, mais aussi par le fait que le ministre de la santé de ce gouvernement a réintroduit l'idée de co-paiements en mai 2013. Heureusement, cela n’a également pas été suivit d’effets.

Après le coup d'Etat militaire de Prayut en mai 2014, le secrétaire permanent pour la santé, le Dr Narong Sahametapat, a suggéré que le régime de santé universel soit mis au rebut et que les patients payent jusqu'à la moitié de leurs propres coûts de soins de santé. Narong Sahametapat a participé aux violentes manifestations de la classe moyenne organisées par Sutep et qui ont finalement sabotées les élections de février 2014. Il a ensuite rejoint le comité anti-réforme de la junte. Naturellement, le budget militaire a grimpé à des niveaux sans précédent après le coup et le budget des soins de santé a été réduit.

Or, ces créatures prétendent à nouveau qu'il n'y a pas d'argent pour les soins de santé. La vérité est exactement le contraire. Il y a beaucoup d'argent en Thaïlande, mais le problème est qu'il est concentré dans de mauvaises mains.

L’activiste de la santé, Nimit Teanudom, a souligné que depuis le coup d’Etat de Prayut, de nouvelles réglementations bureaucratiques introduites par la junte ont rendu plus difficile pour les hôpitaux d'utiliser les fonds du régime à "30 baht" pour de nombreuses activités vitales. La junte a également limité le rôle de l'organisation pharmaceutique de l'Etat dans la fourniture de médicaments aux hôpitaux. Il semble qu'ils sont tranquillement en train de poignarder le système dans le dos afin de pouvoir réclamer que le régime, tel qu'il est, doit être aboli.

Néanmoins, l'expérience montre que la critique publique des tentatives du régime pour supprimer le système à "30 baht" a autrefois forcé les responsables gouvernementaux à faire marche arrière. Nous devons augmenter cette critique.

Une partie essentielle de la lutte pour la démocratie est la nécessité de détruire le pouvoir et l'influence de l'armée. Les budgets militaires et royaux devraient être réduits. Des impôts progressifs doivent être prélevés sur les riches et les grandes entreprises. Les sociétés pharmaceutiques d’État doivent briser les brevets pharmaceutiques oppressifs contrôlées par les grandes sociétés pharmaceutiques afin de réduire le coût des médicaments essentiels. Il ne peut y avoir de démocratie sans le droit de tous les citoyens d'accéder aux soins de santé gratuits et décents ainsi qu’à l'éducation.

 

A gauche des patients, au milieu la carte à 30 bahts, à droite le ministre de la Santé de la junte Beeyasakon Sakonsatyatorn

A gauche des patients, au milieu la carte à 30 bahts, à droite le ministre de la Santé de la junte Beeyasakon Sakonsatyatorn

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 15:25

Aum Neko, une transsexuelle thaïlandaise militante pour la liberté d’expression et les droits LGBT (lesbienne, gay, bisexuel et transsexuel) est réfugiée politique en France suite au coup d’Etat du 22 mai 2014.

Hier, mardi 8 mars 2016, à l’occasion de la journée des droits des femmes, elle a confectionnée plusieurs pancartes demandant la libération des prisonnières politiques thaïlandaises, l’égalité des sexes en Thaïlande et le retour à la démocratie dans le pays.

 

Aum Neko et ses pancartes revendicatives

Aum Neko et ses pancartes revendicatives

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 14:37
Les militaires ne devraient avoir aucun rôle à Patani

Le 13 février 2016, les voyous de la junte ont interdit une réunion pour discuter des moyens de parvenir à la paix à Patani. La réunion était organisée par la Fédération des étudiants et de la jeunesse de Patani (Permas) et devait se tenir au Collège de formation des enseignants de Yala. L'excuse pour l'interdiction de cette réunion était qu'elle faisait référence au mot "autodétermination".

Il n’est donc pas surprenant que l'armée thaïlandaise est contre toutes les formes d'autodétermination, soit à Patani ou en Thaïlande dans son ensemble. La junte a toujours interdit les réunions pour discuter du projet de constitution proposé à Bangkok.

De nombreuses constitutions thaïlandaises contiennent une clause offensive comme quoi la Thaïlande est un état qui ne pourra jamais être divisée. Cela montre l'intention de la classe dirigeante thaïlandaise de maintenir un contrôle étroit sur tous les secteurs de la frontière actuelle. C’est une attitude qui est un obstacle à la paix à Patani parce que le long conflit de cette région est causé par l'oppression de la majorité musulmane malaise de la part de Bangkok. Toute personne avec une pincée d'intelligence peut comprendre que le respect de la culture des Malais musulmans et leur capacité à déterminer leur propre avenir est la clé pour résoudre cette guerre sanglante qui a déjà coûté trop de vies.

Pourtant, malgré cela, l'armée a une politique et un rôle pratique de premier plan à Patani, et représentait même les gouvernements civils passés lors des négociations avec les insurgés. Sous le régime militaire, le mot "autodétermination" est interdit.

Un rapport publié récemment par la "Cross Cultural Foundation" et le "Duay Jai Group" de Patani a démontré que, depuis 2014, il y avait eu 32 plaintes connues d’utilisation de la torture par l'Etat thaïlandais contre des prisonniers malais musulmans. Cette torture est "systématique". Les prisonniers ont été à plusieurs reprises roués de coups de pied et de coups de poing et battu avec des instruments contondants. Ils ont été déshabillés. Certains se sont vu mettre des sacs en plastique sur leurs têtes jusqu'à ce qu'ils ne puissent plus respirer. À d’autres, on a mis la tête sous l'eau. Les soldats leur ont brules les pieds et fait subir des chocs électriques. Beaucoup ont été privés de sommeil. Ils ont été menacés d'exécutions sommaires. On a fait des menaces contre les membres de leurs familles. À certaines occasions, les soldats ou policiers étaient ivres. Il existe un documentaire clair et crédible et des preuves photographiques pour soutenir toutes ces accusations.

L'image qui est peinte ici est celle de voyous déchaînés en uniformes qui agissent en toute impunité dans la région. Sans surprise, pas un seul membre des forces de sécurité n'a été puni pour ces crimes. En vertu des différentes lois spéciales de sécurité, ils ne pourront jamais être poursuivis. Ajouté à cela est le fait que des voyous militaires comme Prayut dirigent le gouvernement. Pour eux, ils ne connaissent qu'une seule réponse aux griefs des musulmans malais: l’oppression systématique et violente. Cette oppression ne fait qu’engranger des actions plus désespérées et violentes contre l'Etat thaïlandais.

Naturellement, la junte nie les allégations de torture. Les militaires ont toujours racontés des mensonges à propos de toutes leurs actions depuis le coup d'Etat militaire de 2014.

La junte a également envoyé des voyous en uniforme pour intimider et rendre visite aux défenseurs des droits humains qui ont publié le rapport.

Comme nous l'avons dit à de nombreuses reprises dans ce site, la seule solution pacifique au conflit de Patani est de retirer tous les soldats et la police de la région et d'engager des discussions sur l'autodétermination avec les citoyens de toutes origines ethniques et religieuses. Cela signifie que, dans la pratique, la détermination de la politique gouvernementale et les négociations doivent être retirées des mains de l'armée.

Pour le rapport complet en thaï sur la torture voir le lien suivant:

http://bit.ly/1Xrdam5

Voir aussi:

http://liberez-somyot.over-blog.com/2016/02/tortures-systematiques-pratiquees-par-l-armee-thailandaise-dans-le-sud.html

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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 12:48

Un appel de l’ONG Thailand Human Rights Campaign UK

Lien:

https://www.facebook.com/thaihrc.org.uk/photos/a.164836727215592.1073741828.164552663910665/197095433989721/?type=3&theater

 

Nattatida Miwangpa était infirmière bénévole lors de la répression militaire de 2010 contre les chemises rouges, elle a travaillé avec Kamonked Akhad, une autre volontaire qui a été assassinée par l’armée dans le temple de Pathum Wanaram le 19 mai 2010. Cela fait d’elle un témoin clé du massacre par l'armée de civils refugiés dans le temple.

Le 11 mars 2015, elle a été arrêtée chez elle par des soldats et conduite dans le district de Preksaksa situé dans la province de Samut Prakan près de Bangkok. La junte militaire thaïlandaise a d'abord nié toute connaissance du lieu où se trouvait Natthida, mais l’a finalement remise à la police six jours plus tard.

Le 17 mars 2015, l'armée l’a remise au Bureau de la police métropolitaine, qui l'a accusé d'avoir commis des actes terroristes et lui a refusé la liberté sous caution. Le général premier ministre Prayuth Chan-ocha a déclaré que Natthida est détenue pour son implication présumée dans une attaque à la grenade qui a eu lieu à la Cour pénale Bangkok le 7 mars 2015 (ce qui est complètement ridicule, son arrestation a eu lieu alors qu’elle devait témoigner sur l’implication de l’armée lors du massacre de mai 2010. Nattatida est une thaïlandaise ordinaire, incapable d’utiliser une quelconque arme et encore moins de participer à des actes terroristes. Il s’agissait de l’empêcher de témoigner.)

Liberté pour Nattatida !
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