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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 10:20

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Lien :

https://uglytruththailand.wordpress.com/2016/03/13/thai-neo-liberals-constantly-try-to-destroy-universal-health-care/

 

La dernière attaque contre la politique universelle de soins de santé du gouvernement Taksin est venue du ministre de la Santé de la junte Beeyasakon Sakonsatyatorn. C’est le dernier d'une série de fanatiques du marché libre à proposer la réintroduction des frais de soins de santé pour les pauvres sous le prétexte fallacieux comme quoi le gouvernement ne pouvait pas se permettre de le conserver gratuit. Naturellement, le généralissime Prayut, et les autres membres du gang de la dictature militaire sont d'accord avec lui.

Avant l'élection du premier gouvernement Thai Rak Thai de Taksin, les pauvres de Thaïlande ne pouvaient pas se permettre des soins de santé adéquats. Ils étaient soit contraints de s’endetter à n’en plus finir, soit devait dépendre de parents ou alors ils devaient mendier des zestes de charité. Si tout cela échouait, ils ne leur restaient plus qu’à souffrir ou à mourir. Le docteur Sanguan Nitiyarumpong, et d'autres, ont fait campagne pour encourager le gouvernement Taksin à introduire le tout premier système de soins de santé universel du pays. Les gens pouvaient alors se rendre à l’hopital pour la petite somme de 30 bahts pour chaque visite à l'hôpital et ils avaient ensuite droit à presque tous les traitements sans avoir à débourser de frais supplémentaires. L'idée était de moderniser la société thaïlandaise et d’inclure tous ceux qui n’étaient pas couverts par un régime d'assurance-maladie dans une politique basique de santé universelle. La grande majorité de ceux qui ont bénéficiés de la carte à 30 bahts de soins de santé étaient des personnes rurales travaillant dans le secteur agricole, des travailleurs indépendants et des chômeurs. Le régime couvrait également les enfants et les personnes âgées. Il a également bénéficié aux travailleurs urbains qui avaient déjà une assurance maladie, mais devaient assumer le coût des soins de santé de leurs parents vivants en milieu rural.

Dès sa première introduction, les fanatiques néolibéraux du libre marché ont commencé à critiquer l'idée que tous les citoyens puissent avoir droit aux soins de santé. Au premier rang des critiques se trouvaient les politiciens du Parti démocrate dont Abhisit Vejjajiva ainsi que divers économistes de droite. L'ensemble de la vieille garde des élites non élues étaient, et sont encore, fortement opposés à l’idée de dépenser de l'argent de l'Etat au profit de la plupart des citoyens, en particulier des pauvres. D’horribles et réactionnaires voix se sont plaintes d'un "manque de discipline budgétaire". Naturellement, aucun de ces termes ou des plaintes n’ont été dirigées contre les dépenses militaires en constante augmentation ni contre les dépenses somptuaires de la famille royale.

Après le coup d'Etat militaire de 2006 qui a renversé le gouvernement Taksin, le Bangkok Post a rapporté que le Bureau du budget avait réduit le budget de régime universel de soins de santé du Thai Rak Thai de 23% tout en augmentant les dépenses militaires de 30%. Le budget militaire avait commencé à baisser sous l'administration Taksin.

La junte militaire de l’époque a décidé de supprimer la charge de 30 bahts, mais c’était à double tranchant parce que de nombreux membres de la junte ainsi que leurs conseillers avaient un vicieux agenda caché. Ils avaient longtemps fait comprendre qu'ils voulaient introduire des soi-disant "co-paiements" à une date ultérieure qui aurait largement dépassé la taxe à 30 bahts d'origine. Ces co-paiements auraient été facturés en fonction du revenu et seulement les plus pauvres des pauvres recevraient des soins de santé de mauvaise qualité mais gratuits. Heureusement, ils n’ont pas pu obtenir immédiatement la mise en place de leur rêve déformé. Ceci principalement parce que la classe dirigeante se méfie des conséquences si elle supprime cette politique populaire.

Le terme "co-paiements" est un terme malhonnête. Tous les citoyens thaïlandais paient des impôts directs ou indirects au gouvernement et cela est utilisé pour les dépenses de l'Etat. Même les personnes les plus pauvres qui ne paient pas l'impôt sur le revenu sont encore obligées de payer des impôts indirects comme la TVA. En fait, alors que beaucoup de riches réussissent à éviter de payer des impôts, les sections les plus pauvres de la société paient plus d'impôts que les riches par rapport à leurs revenus. Cela est dû à une trop grande dépendance à l'égard de la fiscalité indirecte et régressive. Les soi-disant "co-paiements" ne sont rien d'autre que l’abandon par l'Etat de sa responsabilité de fournir des services basiques de soins de santé.

La dégénérescence de la politique sous le gouvernement de Yingluk a été exposé par son utilisation frénétique de la loi de lèse-majesté, mais aussi par le fait que le ministre de la santé de ce gouvernement a réintroduit l'idée de co-paiements en mai 2013. Heureusement, cela n’a également pas été suivit d’effets.

Après le coup d'Etat militaire de Prayut en mai 2014, le secrétaire permanent pour la santé, le Dr Narong Sahametapat, a suggéré que le régime de santé universel soit mis au rebut et que les patients payent jusqu'à la moitié de leurs propres coûts de soins de santé. Narong Sahametapat a participé aux violentes manifestations de la classe moyenne organisées par Sutep et qui ont finalement sabotées les élections de février 2014. Il a ensuite rejoint le comité anti-réforme de la junte. Naturellement, le budget militaire a grimpé à des niveaux sans précédent après le coup et le budget des soins de santé a été réduit.

Or, ces créatures prétendent à nouveau qu'il n'y a pas d'argent pour les soins de santé. La vérité est exactement le contraire. Il y a beaucoup d'argent en Thaïlande, mais le problème est qu'il est concentré dans de mauvaises mains.

L’activiste de la santé, Nimit Teanudom, a souligné que depuis le coup d’Etat de Prayut, de nouvelles réglementations bureaucratiques introduites par la junte ont rendu plus difficile pour les hôpitaux d'utiliser les fonds du régime à "30 baht" pour de nombreuses activités vitales. La junte a également limité le rôle de l'organisation pharmaceutique de l'Etat dans la fourniture de médicaments aux hôpitaux. Il semble qu'ils sont tranquillement en train de poignarder le système dans le dos afin de pouvoir réclamer que le régime, tel qu'il est, doit être aboli.

Néanmoins, l'expérience montre que la critique publique des tentatives du régime pour supprimer le système à "30 baht" a autrefois forcé les responsables gouvernementaux à faire marche arrière. Nous devons augmenter cette critique.

Une partie essentielle de la lutte pour la démocratie est la nécessité de détruire le pouvoir et l'influence de l'armée. Les budgets militaires et royaux devraient être réduits. Des impôts progressifs doivent être prélevés sur les riches et les grandes entreprises. Les sociétés pharmaceutiques d’État doivent briser les brevets pharmaceutiques oppressifs contrôlées par les grandes sociétés pharmaceutiques afin de réduire le coût des médicaments essentiels. Il ne peut y avoir de démocratie sans le droit de tous les citoyens d'accéder aux soins de santé gratuits et décents ainsi qu’à l'éducation.

 

A gauche des patients, au milieu la carte à 30 bahts, à droite le ministre de la Santé de la junte Beeyasakon Sakonsatyatorn

A gauche des patients, au milieu la carte à 30 bahts, à droite le ministre de la Santé de la junte Beeyasakon Sakonsatyatorn

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 15:25

Aum Neko, une transsexuelle thaïlandaise militante pour la liberté d’expression et les droits LGBT (lesbienne, gay, bisexuel et transsexuel) est réfugiée politique en France suite au coup d’Etat du 22 mai 2014.

Hier, mardi 8 mars 2016, à l’occasion de la journée des droits des femmes, elle a confectionnée plusieurs pancartes demandant la libération des prisonnières politiques thaïlandaises, l’égalité des sexes en Thaïlande et le retour à la démocratie dans le pays.

 

Aum Neko et ses pancartes revendicatives

Aum Neko et ses pancartes revendicatives

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 14:37
Les militaires ne devraient avoir aucun rôle à Patani

Le 13 février 2016, les voyous de la junte ont interdit une réunion pour discuter des moyens de parvenir à la paix à Patani. La réunion était organisée par la Fédération des étudiants et de la jeunesse de Patani (Permas) et devait se tenir au Collège de formation des enseignants de Yala. L'excuse pour l'interdiction de cette réunion était qu'elle faisait référence au mot "autodétermination".

Il n’est donc pas surprenant que l'armée thaïlandaise est contre toutes les formes d'autodétermination, soit à Patani ou en Thaïlande dans son ensemble. La junte a toujours interdit les réunions pour discuter du projet de constitution proposé à Bangkok.

De nombreuses constitutions thaïlandaises contiennent une clause offensive comme quoi la Thaïlande est un état qui ne pourra jamais être divisée. Cela montre l'intention de la classe dirigeante thaïlandaise de maintenir un contrôle étroit sur tous les secteurs de la frontière actuelle. C’est une attitude qui est un obstacle à la paix à Patani parce que le long conflit de cette région est causé par l'oppression de la majorité musulmane malaise de la part de Bangkok. Toute personne avec une pincée d'intelligence peut comprendre que le respect de la culture des Malais musulmans et leur capacité à déterminer leur propre avenir est la clé pour résoudre cette guerre sanglante qui a déjà coûté trop de vies.

Pourtant, malgré cela, l'armée a une politique et un rôle pratique de premier plan à Patani, et représentait même les gouvernements civils passés lors des négociations avec les insurgés. Sous le régime militaire, le mot "autodétermination" est interdit.

Un rapport publié récemment par la "Cross Cultural Foundation" et le "Duay Jai Group" de Patani a démontré que, depuis 2014, il y avait eu 32 plaintes connues d’utilisation de la torture par l'Etat thaïlandais contre des prisonniers malais musulmans. Cette torture est "systématique". Les prisonniers ont été à plusieurs reprises roués de coups de pied et de coups de poing et battu avec des instruments contondants. Ils ont été déshabillés. Certains se sont vu mettre des sacs en plastique sur leurs têtes jusqu'à ce qu'ils ne puissent plus respirer. À d’autres, on a mis la tête sous l'eau. Les soldats leur ont brules les pieds et fait subir des chocs électriques. Beaucoup ont été privés de sommeil. Ils ont été menacés d'exécutions sommaires. On a fait des menaces contre les membres de leurs familles. À certaines occasions, les soldats ou policiers étaient ivres. Il existe un documentaire clair et crédible et des preuves photographiques pour soutenir toutes ces accusations.

L'image qui est peinte ici est celle de voyous déchaînés en uniformes qui agissent en toute impunité dans la région. Sans surprise, pas un seul membre des forces de sécurité n'a été puni pour ces crimes. En vertu des différentes lois spéciales de sécurité, ils ne pourront jamais être poursuivis. Ajouté à cela est le fait que des voyous militaires comme Prayut dirigent le gouvernement. Pour eux, ils ne connaissent qu'une seule réponse aux griefs des musulmans malais: l’oppression systématique et violente. Cette oppression ne fait qu’engranger des actions plus désespérées et violentes contre l'Etat thaïlandais.

Naturellement, la junte nie les allégations de torture. Les militaires ont toujours racontés des mensonges à propos de toutes leurs actions depuis le coup d'Etat militaire de 2014.

La junte a également envoyé des voyous en uniforme pour intimider et rendre visite aux défenseurs des droits humains qui ont publié le rapport.

Comme nous l'avons dit à de nombreuses reprises dans ce site, la seule solution pacifique au conflit de Patani est de retirer tous les soldats et la police de la région et d'engager des discussions sur l'autodétermination avec les citoyens de toutes origines ethniques et religieuses. Cela signifie que, dans la pratique, la détermination de la politique gouvernementale et les négociations doivent être retirées des mains de l'armée.

Pour le rapport complet en thaï sur la torture voir le lien suivant:

http://bit.ly/1Xrdam5

Voir aussi:

http://liberez-somyot.over-blog.com/2016/02/tortures-systematiques-pratiquees-par-l-armee-thailandaise-dans-le-sud.html

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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 12:48

Un appel de l’ONG Thailand Human Rights Campaign UK

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https://www.facebook.com/thaihrc.org.uk/photos/a.164836727215592.1073741828.164552663910665/197095433989721/?type=3&theater

 

Nattatida Miwangpa était infirmière bénévole lors de la répression militaire de 2010 contre les chemises rouges, elle a travaillé avec Kamonked Akhad, une autre volontaire qui a été assassinée par l’armée dans le temple de Pathum Wanaram le 19 mai 2010. Cela fait d’elle un témoin clé du massacre par l'armée de civils refugiés dans le temple.

Le 11 mars 2015, elle a été arrêtée chez elle par des soldats et conduite dans le district de Preksaksa situé dans la province de Samut Prakan près de Bangkok. La junte militaire thaïlandaise a d'abord nié toute connaissance du lieu où se trouvait Natthida, mais l’a finalement remise à la police six jours plus tard.

Le 17 mars 2015, l'armée l’a remise au Bureau de la police métropolitaine, qui l'a accusé d'avoir commis des actes terroristes et lui a refusé la liberté sous caution. Le général premier ministre Prayuth Chan-ocha a déclaré que Natthida est détenue pour son implication présumée dans une attaque à la grenade qui a eu lieu à la Cour pénale Bangkok le 7 mars 2015 (ce qui est complètement ridicule, son arrestation a eu lieu alors qu’elle devait témoigner sur l’implication de l’armée lors du massacre de mai 2010. Nattatida est une thaïlandaise ordinaire, incapable d’utiliser une quelconque arme et encore moins de participer à des actes terroristes. Il s’agissait de l’empêcher de témoigner.)

Liberté pour Nattatida !
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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 16:02

Statistiques publiées par la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH)

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https://www.fidh.org/en/region/asia/thailand/thailand-10-figures-you-need-to-know-about-the-crime-of-lese-majeste

 

-Nombre de détenus au moment du coup d'Etat de mai 2014: 6

-Nombre de personnes arrêtées depuis le coup d'Etat de mai 2014: 66

-Nombre de personnes condamnées à des peines de prison depuis le coup d'Etat de mai 2014: 36

-Nombre de personnes détenues en attente de jugement: 18

-Nombre de personnes libérées après avoir été arrêté ou emprisonné: 12

-Nombre de personnes derrière les barreaux: 53

-Nombre d’inculpés pour lèse-majesté jugés et condamnés à des peines de prison par des tribunaux militaires: 24

-Pourcentage des cas impliquant une privation de liberté suite à l'exercice du droit à la liberté d'expression: 74%

-Pourcentage des cas où des personnes ont été libérées sous caution en attendant leur procès: 6%

-Pourcentage des présumés détenus de lèse-majesté en attente de jugement qui ont passé au moins un an derrière les barreaux: 61%

Deux jeunes étudiants emprisonnés pour lèse-majesté, Patiwat Saraiyaem et Pornthip Munkong

Deux jeunes étudiants emprisonnés pour lèse-majesté, Patiwat Saraiyaem et Pornthip Munkong

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 16:34

Un article de Giles Ji Ungpakorn

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https://uglytruththailand.wordpress.com/2016/02/21/monk-trouble/

 

Récemment, les moines thaïlandais ont grognés et luttés. L'incident le plus récent concerne des centaines de moines et leurs partisans résistant à l'armée afin de se recueillir au Puttamonton pour protester contre les actions du moine fasciste Putta-Isara.

Je ne peux pas m’empêcher de me sentir heureux à la vue de moines basculant un véhicule militaire et se bagarrant avec des soldats envoyés par la junte afin d’interdire le rassemblement. Mais qu’est ce qui se cache vraiment derrière ce problème avec les moines?

Selon Somparn Promta de l'Université Chulalongkorn, même les moines ne sont pas à l'abri du conflit rouge-jaune de la société thaïlandaise.

Du côté rouge on trouve les moines qui se sont réunis au Puttamonton. Ils soutiennent la candidature de Pramaha Rachamungkalajarn au poste de patriarche suprême. C’est l'abbé du temple de Pak Nam et le patriarche par intérim. En ce moment, cette faction détient la haute main sur le comité ecclésiastique officiel. Toujours du côté rouge se trouve les moines de la secte Dammakeye (Dhammakaya).

Du côté jaune il y a le moine fasciste Putta-Isara qui a contribué à saboter les élections de février 2014 aux côtés des emeutiers de Sutep. Les partisans de Putta-Isara ont utilisés des armes à feu pour intimider ceux qui souhaitent voter. C’est le moine préférée du Généralissime Prayut et on lui laisse les mains libres pour manifester dans les rues tandis que d'autres manifestations sont interdites. Il est violemment opposé à la candidature de l'abbé du temple de Pak Nam pour devenir patriarche suprême, peut-être parce qu’il convoite le poste pour lui-même. Il a également accusé la secte Dammakeye de vouloir "renverser la monarchie", une accusation habituelle contre l’un des adversaires en Thaïlande.

Du côté jaune se trouve aussi la faction Santi-Asoke proche de Chamlong Simuang qui était un dirigeant phare de la mal nommée Alliance du peuple pour la démocratie (PAD). Aussi bien Putta-Isara que Chamlong ont appuyés le renversement par les militaires du gouvernement élu de Taksin.

Mais ceux du côté rouge ne sont guère des anges non-plus. L'abbé de Pak Nam vient d'être condamné par le Département des enquêtes spéciales pour falsification de documents sur l'importation de vieilles voitures classiques. Cela afin d’éviter de payer des impôts. Il a également salué la junte militaire de Prayut en juillet 2014 dans l'espoir de devenir patriarche suprême. Ce qui est également préoccupant, c’est que les moines qui protestaient au Puttamonton ont également réclamés que le bouddhisme soit consacré comme la religion nationale dans la nouvelle constitution, ce qui amènerait à priver de leurs droits les autres religions, notamment l'Islam. Non seulement c’est totalement réactionnaire, mais cela augmenterait la répression des musulmans malais à Patani.

En même temps, un certain nombre de groupes bouddhistes réactionnaires dans le nord, dirigé par la Société pour la protection du bouddhisme de Chiang Mai, se sont prononcés contre la construction d'un centre de production halal. Cela pue le genre d'islamophobie exprimée par les moines birmans fascistes. Le nord de la Thaïlande a une population musulmane distincte d'origine chinoise qui s’est installée là-bas en suivant d'anciennes routes commerciales.

Quant à Dammakeye, il s’agit d’une secte riche en scandales et souvent accusée d'accumuler des richesses incalculables. Ses adeptes venus des classes moyennes urbaines croient que plus vous donnez, plus vous acquérez de mérite. Ils croient aussi que les gens sont pauvres parce qu'ils ont péché dans leur vie passée. Des gens riches et puissants ont soutenu cette secte pendant des décennies.

Il existait une croyance erronée comme quoi les moines bouddhistes thaïlandais n’étaient pas impliqués dans la politique et ne devaient pas s’y impliquer. La réalité a toujours été différente et ce mythe était simplement une tentative faite par les dirigeants militaires dans les années 1950 afin de contrôler les moines à travers une autorité centralisée.

Il n'y a aucune raison de chercher à déterminer quelle faction représente le "vrai bouddhisme" parce que, comme Karl Marx l’a écrit, ce qui est important dans la religion c’est comment les gens la pratiquent et non ce qui est écrit dans les textes sacrés. Les moines peuvent en découdre entre eux pour tout ce dont je me fous, tant qu'ils ne menacent pas la liberté et la démocratie. En tant qu’athée Je pense que la religion ou toute autre philosophie devraient être une question personnelle et ne devraient rien à voir avec l'état.

Troubles avec les bonzes
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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 18:03

Un article de Sasiwan Mokkhasen

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http://www.khaosodenglish.com/detail.php?newsid=1455537090&section=14

 

Des centaines de moines se sont affrontés avec des militaires lundi 15 février à l'ouest de Bangkok après que les soldats aient bloqué l'entrée du parc bouddhiste Phutthamonthon où ils avaient prévu de se rassembler.

Des dizaines de moines enragés ont tentés de renverser un camion militaire garé à l'entrée du parc afin d’empêcher les bonzes d’y pénétrer.

Cliquez le lien ci-dessous pour voir la vidéo Youtube:

https://www.youtube.com/watch?v=XCPJ9W7Yfpg

Ce rassemblement violait une interdiction des rassemblements politiques par la junte. Il était prévu que plus de 30.000 moines et bouddhistes se rendent à Phutthamonthon afin d’exiger que le Patriarche Suprême actuel soit nommé à ce poste de façon permanente et que le bouddhisme deviennent la religion d’Etat.

La réunion a également été organisée afin de montrer l'opposition des bonzes vis-à-vis du moine controversé Bouddha Issara, un activiste politique (chemise jaune) qui a adressé une pétition pour dévêtir Phra Dhammachayo, l'abbé d'un grand culte bouddhiste connu sous le nom de Dhammakaya.

À la fin de l’après-midi du 15 février, l'armée a permis l'entrée des moines au parc.

Notre avis:

Libérez-Somyot pense qu’il s’agit d’un affrontement entre deux forces réactionnaires de la société thaïlandaise. Si ces moines avaient été des progressistes ou des dissidents véritables, l’armée aurait tiré dans le tas.

Un affrontement entre deux forces réactionnaires de la société thaïlandaise

Un affrontement entre deux forces réactionnaires de la société thaïlandaise

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 16:42

Un article de Giles Ji Ungpakorn

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https://uglytruththailand.wordpress.com/2016/02/14/unique-thai-style-gravitational-waves-can-now-be-measured/

 

La grande nouvelle de cette semaine est que les meilleurs physiciens thaïlandais viennent de découvrir les ondes gravitationnelles "de style thaïlandais" qui se répercutent à travers le pays.

Tout le monde sait que les choses qui se passent en Thaïlande sont uniques et au-delà de la compréhension des penseurs occidentaux. Les sages membres de l'élite thaïlandais ont toujours prêché que nous ne devrions pas "suivre les arrière-côtés" des Occidentaux. Les manières occidentales sont tellement "non-Thaïe". Des choses comme "la démocratie", "les droits de l'homme" et "la dignité humaine et l'égalité" ne sont que de mauvaises inventions faites par des personnes de race blanche et totalement impropres pour la majorité des citoyens thaïlandais qui demeurent des enfants. Cela explique "l’amour" des Thaïlandais de ramper devant les gens de la haute.

Ainsi, alors que le reste du monde a été fasciné par la découverte comme quoi les humains pouvaient désormais mesurer les ondes gravitationnelles, les scientifiques thaïlandais ont pu mesurer les ondes gravitationnelles spéciales de "style thaïlandais" émanant d'un immense trou noir situé au quartier général militaire. L'emplacement de ce trou noir peut maintenant être pointé à l'endroit où le cerveau du généralissime Prayut aurait dû se trouver. La tête de la junte et l'auto-nommé Premier Gangster est le centre de l'univers thaïlandais.

Ces ondes gravitationnelles sont si fortes qu’elles peuvent aspirer d’énormes richesses pour les déposer dans les poches des principaux généraux et de leurs copains. Cela provoque une énorme traction sur les ondes de lumière électro-magnétique, de sorte que la Thaïlande est maintenant enveloppée par une déprimante obscurité. Mais la plus grande découverte est que ça a tellement de pouvoir que cela peut tirer la société thaïlandaise de plusieurs décennies en arrière à l’époque de la guerre froide et des dictatures militaires passées.

D'une manière similaire aux prévisions d’Albert Einstein comme quoi les ondes gravitationnelles pourraient plier et déformer le temps et la distance, les ondes gravitationnelles de style thaïlandais peuvent déformer la vérité et changer l'heure. Donc, dans la Thaïlande d'aujourd'hui la junte militaire est au pouvoir par la "démocratie" dans l'intérêt de la paix et de la réconciliation et le généralissime Prayut fait une "énorme sacrifice" en dirigeant le pays et selon les sondages d'opinion 110% de la population supporte Son Excellence. En fait, à Patani, l'armée ne pratique pas la torture, mais distribue des peluches à la population locale. Le projet de constitution de Meechai est également la charte la "plus démocratique" que le pays n’ait jamais eu.

Les délais sont prolongés et étirés par ces ondes, ce qui signifie que les élections pourront être reportées pour toujours et certains des meilleurs médecins royalistes affirment maintenant qu'ils ont découvert que le processus de vieillissement de Sa Majesté avait été inversé avec succès. Cela signifie que le Roi restera toujours avec la société thaïlandaise, veillant à ce que tous ses sujets soient heureux et satisfaits.

La présence de ces ondes gravitationnelles de style thaïlandais avait été prédite en 2006 par un certain nombre de politologues qui avaient critiqués les différentes répugnantes élites royalistes, les militants de la classe moyenne et les différentes ONG qui soutenaient les mesures antidémocratiques pour éliminer le gouvernement de Taksin. Aujourd'hui, certains de ces réactionnaires, comme l'ancienne sénatrice Rosana et de nombreux politiciens du Parti démocrate, se rendent compte qu'ils ont été aspirés dans le trou noir de Prayut et ils montrent leur mécontentement en émettant à faible amplitude des "gazouillis" qui ont été enregistrées par les microphones des journalistes.

Dans sa diatribe hebdomadaire à la télévision généralissime Prayut a crié qu’il n’était pas "un porc, un chien, une corneille ou un poulet" et qu'il devrait se voir donner le respect car il est le chef de la junte et dirige le haut commandant militaire. Sur ce point, on devrait être à contrecœur d'accord avec lui. Oui, ce n’est pas un porc, un chien, une corneille ou un poulet. Ces animaux sont des créatures sans reproche, contrairement au gangster à la tête du pays. Et naturellement, nous devrons tous offrir au généralissime tout notre respect, car si nous ne le faisons pas, nous pouvons être sûrs qu’on viendra frapper à nos portes et que nous devrons nous payer une visite forcée dans un camp de l'armée pour une "session de changement d'attitude".

Quelle chance nous avons d'être Thaïs !!

[Voir http://bit.ly/20XGjHw]

Les ondes gravitationnelles uniques de "style thaïlandais"

Les ondes gravitationnelles uniques de "style thaïlandais"

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 16:56

Un article de Prachatai

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http://prachatai.org/english/node/5825

 

Les allégations de torture et de mauvais traitements commis par les autorités de l'Etat contre la minorité malaise musulmane dans le sud représentent actuellement le double de celles rapportées en 2014 après le coup d'État.

Le Centre des juristes musulmans (Muslim Attorney Centre MAC), une organisation de la société civile pour l'aide juridique dans l’extrême sud, a publié un rapport , le mardi 2 février 2016, sur les allégations de torture et de mauvais traitements contre les suspects d’insurrection du sud profond arrêtés et détenus en 2015 en vertu des lois spéciales de sécurité dans la région.

Dans les provinces du sud de la Thaïlande ou la violence sévit, une région anciennement appelé Patani, composée des provinces de Pattani, Yala et Narathiwat ainsi que quatre districts de la province de Songkhla, les autorités peuvent détenir des citoyens sans procès pendant 37 jours en vertu de la loi sur la sécurité intérieure et du décret d'urgence. Des lois spéciales de sécurité sont en vigueur dans la région depuis plus d'une décennie.

Dans ce rapport, le MAC a enregistré les allégations de torture et de mauvais traitement de 33 détenus dans la région, avec 11 cas à Pattani, 15 à Yala, 6 à Narathiwat et un à Songkhla.

Le nombre de cas est presque le double de celui donné dans un rapport établi par la Cross Cultural Foundation et le Duay Jai Group le mois dernier, qui avaient rapportés au moins 18 cas de torture et de mauvais traitements depuis le coup d'état du 22 mai 2014.

La documentation est basée sur les allégations faites par d'anciens détenus et leurs familles.

Sur les 33 cas, le MAC a précisé que 29 détenus auraient été battus ou frappés avec des objets durs, 7 autres auraient été placés dans une pièce maintenue à une température très basse, 5 détenus auraient été étouffés, et 4 autres auraient été électrocutés.

En outre, il y aurait plusieurs cas dans lesquels les détenus auraient été percés avec des aiguilles, torturés avec des pinces, contraints de boire leur propre urine, déshabillés, se seraient vu injectés des produits chimiques non spécifiés, torturés dans les organes génitaux, et menacés d'exécution.

Le MAC a ajouté dans le rapport que la documentation des allégations était difficile parce que la plupart des membres de la famille étaient étroitement surveillés par des agents de l'État, quand ses membres ont rendu visite aux détenus. Dans certains cas, les fonctionnaires ont pris des photos de membres de la famille des détenus lors de leur visite.

Le MAC a été autorisé à parler aux détenus uniquement via un écran d'ordinateur sous la surveillance serrée des fonctionnaires. En outre, les responsables se voyaient généralement réduire le temps de visite autorisé aux détenus, malgré le fait que dans la plupart des centres de détention les membres des familles des prisonniers reçoivent l’autorisation de visites de 30 minutes.

Le MAC conclut que, malgré les pourparlers de paix en cours entre MARA Pattani, une coalition de groupes d'insurgés du Sud, et l'Etat thaïlandais, la torture et les exécutions extrajudiciaires sont encore répandus dans le Sud profond, en partie en raison du fait que la plupart des représentants de l'État ne sont jamais tenus responsables de leurs actions en raison des lois spéciales de sécurité imposées dans la région.

L'organisation a suggéré que si l'Etat répond aux graves problèmes de droits humains de la torture et de la culture de l'impunité, de la paix dans le Sud profond durable continuera d'être rien de plus qu'un rêve pieux.

Selon un rapport alternatif soumis à l'ONU en 2014 sur le respect de la Thaïlande envers la Convention contre la torture, 393 cas sur 3456 violations des droits de l’homme dans le Grand Sud sont liées à des mauvais traitements et à de la torture par des fonctionnaires de l'Etat.

Les différents moyens de torture utilisés par les militaires thaïlandais

Les différents moyens de torture utilisés par les militaires thaïlandais

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 09:22

Une déclaration de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH)

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https://www.fidh.org/en/region/asia/thailand/un-body-demands-immediate-release-of-lese-majeste-detainee

 

(Paris, Bangkok) Un organisme de l'ONU a demandé que la Thaïlande libère immédiatement la détenue pour lèse-majesté Pornthip Munkong, surnommée Golf, et lui accorde une indemnité pour la détention arbitraire à laquelle elle a été soumise, selon les informations reçues par la FIDH.

Pornthip Munkong surnommée Golf

Pornthip Munkong surnommée Golf

Dans un avis adopté le 2 décembre 2015, le Groupe de travail des Nations-Unies sur la détention arbitraire (UNWGAD) a déclaré que la détention de Golf était arbitraire car elle contrevenait aux articles 9 et 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme (DUDH) et les articles 9 (3) et 19 (2) du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (International Covenant on Civil and Political Rights ICCPR). La Thaïlande est un État partie de l’ICCPR. Les dispositions mentionnées garantissent le droit fondamental à la liberté, le droit à un procès équitable et le droit à la liberté d'opinion et d'expression.

"Golf et tous les autres détenus pour lèse-majesté ne devraient pas passer une minute de plus derrière les barreaux. La privation de liberté pour le simple exercice des droits garantis par les instruments juridiques internationaux pertinents est non seulement arbitraire mais aussi odieuse" a déclaré Karim Lahidji, président de la FIDH

Le 23 février 2015, la Cour pénale de Bangkok a condamné Golf à deux ans et demi de prison en vertu de l'article 112 du Code pénal de la Thaïlande. L'article 112 stipule que "quiconque diffame, insulte ou menace le roi, la reine, l'héritier du trône ou le régent sera puni d'un emprisonnement de trois à 15 ans." Golf a été reconnue coupable d'avoir commis le crime de lèse-majesté pour avoir joué dans une pièce de théâtre politique appelé Jao Sao Maa Paa (La fiancée du loup) à l’université Thammasat de Bangkok en octobre 2013. La pièce, qui parlait d’une monarchie de fiction, est réputée avoir insulté le roi Bhumibol Adulyadej.

Actuellement Golf est incarcéré à l'établissement correctionnel pour femmes de Bangkok. Elle a été privée de sa liberté depuis son arrestation le 15 août 2014, à l'aéroport international de Hat Yai, dans la province de Songkhla.

Golf est la troisième détenue pour lèse-majesté en Thaïlande dont la privation de liberté a été déclarée arbitraire par l’UNWGAD.

Le 19 novembre 2014, l’UNWGAD avait déclaré que la détention du militant étudiant Patiwat Saraiyae, surnommé Bank, était arbitraire. Bank a été arrêté le 14 août 2014 sous l’inculpation de de lèse-majesté pour sa participation à la pièce de théâtre Jao Sao Maa Paa. Le 23 février 2015, il a été condamné à deux ans et demi de prison.

Le 30 août 2012, l’UNWGAD avait déterminé que la détention de l'ancien militant syndical Somyot Phrueksakasemsuk était arbitraire. Somyot été arrêté le 30 avril 2011 pour avoir permis, dans le magazine ou il était rédacteur en chef, la publication de deux articles satiriques qui ont été jugés insultants pour la monarchie. Le 23 janvier 2013, Somyot a été condamné à 10 ans de prison pour deux chefs d'accusation de lèse-majesté.

Comme dans le cas de Golf, l’UNWGAD exhorte le gouvernement thaïlandais à libérer immédiatement Bank et Somyot et à leur accorder une indemnisation.

"De nombreux organismes des Nations Unies des droits de l'homme ont censuré la Thaïlande pour l'abus de ses lois de lèse-majesté. Il est temps pour la Thaïlande de tenir compte de la jurisprudence de l'ONU et de se conformer à ses obligations juridiques internationales " a déclaré Jaturong Boonyarattanasoontorn, le président de l’UCL.

Sous le pouvoir actuel de la junte militaire, le Conseil national pour la paix et l'ordre (NCPO), le nombre de personnes détenues ou emprisonnées en vertu de l'article 112, a augmenté de façon significative. Depuis le coup d'Etat militaire du 22 mai 2014, au moins 35 personnes ont été condamnées à des peines de prison pour violation de l'article 112 (1). Vingt-trois d'entre elles ont été jugés par des tribunaux militaires. En outre, au moins 22 personnes sont détenues en attente de leur procès pour des accusations de lèse-majesté. Au moment du coup d’Etat du 22 mai 2014, il y avait six personnes derrière les barreaux pour lèse-majesté.

Contacts pour la presse:

FIDH: M. Arthur Manet (français, anglais, espagnol) - Tel: 33672284294 (Paris)

FIDH: Mme Audrey Couprie (français, anglais, espagnol) - Tel: 33648059157 (Paris)

UCL: M. Jaturong Boonyarattanasoontorn (thaï, anglais) - Tel: 66890571755 (Bangkok)

Notes

(1) Ce chiffre ne comprend pas les cas d'arrestation et d'emprisonnement en vertu de l'article 112 de personnes ayant des liens avec le prince héritier de Thaïlande, Maha Vajiralongkorn.

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Published by liberez-somyot
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