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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 12:27

Un article de Giles Ji Ungpakorn

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https://uglytruththailand.wordpress.com/2015/11/15/weird-lese-majeste-purge-exposes-the-nature-of-this-abominable-law/

 

Récemment, il y a eu une vague d'arrestations et d'accusations de lèse-majesté contre des officiers de police et d'autres, dont des officiers de l'armée, qui auraient soi-disant revendiqué de "fausses connexions" avec le Palais pour leur gain personnel. Deux détenus sont morts en prison. Ceci est un peu bizarre et est en relation avec les élites connectés à la purge des personnes associées à l'ancienne épouse divorcée de l'odieux prince héritier. En termes généraux, c’est de peu d'intérêt pour ceux qui font campagne pour la liberté et la démocratie, mais cela soulève la question de l'utilisation de la lèse-majesté.

Bien sûr, les coureurs des bois défendent l'existence de la lèse-majesté en Thaïlande parce qu'elle protège la monarchie. En dehors de la question de savoir si le pays devrait même avoir une telle institution parasitaire et obsolète, il y a aussi la question de savoir pourquoi une institution publique devrait exiger une telle protection draconienne. Cela semble être un symptôme de malaise extrême et de manque de confiance en la stabilité de la monarchie de la part des élites. Cela donne un démenti à l'affirmation selon laquelle la monarchie serait "très aimé de tous" et ses représentants "considéré comme des demi-dieux" par la population.

Le Roi est une personne faible et manipulée et le prince héritier sera tout aussi faible. La monarchie n’existe qu’afin de justifier les actions de l'armée et des autres élites. Ce que les élites conservatrices et militaires craignent le plus, c’est que leur "mascotte" ou leurs "marionnettes" ne tombent en poussière.

Quand on regarde les victimes de la lèse-majesté, nous commençons à voir un dessin. Au cours de la crise politique des 10 dernières années, les cas de lèse-majesté se sont multipliés, en particulier sous le régime autoritaire dur qui est arrivé au pouvoir à la suite du coup d'Etat militaire de Prayut en 2014. La grande majorité des cas sont des militants de gauche pro-démocratie. Ceci est également le modèle depuis la Seconde Guerre mondiale. Donc, en dehors des cas bizarres contre des gens comme Sulak Sivarak, la lèse-majesté est une arme utilisée par la classe dirigeante thaïlandaise contre la gauche.

Une autre utilisation de la lèse-majesté est celle d’une arme utilisée par les factions au pouvoir à un moment donné, contre leurs rivaux qu’ils veulent purger, ou des gens comme les journalistes étrangers qui expriment des opinions "dérangeantes". Ce fut le cas auparavant sous Taksin et avant la crise politique actuelle. Cela caractérise les purges récentes mentionnées ci-dessus.

Cependant, quand on regarde les récentes accusations de "fausses prétendues connexions" avec le Palais à des fins personnelles, les plus grands délinquants sont le gang du coup d'Etat de Prayut et tous les dictateurs militaires précédents de Thaïlande. Ces dictateurs autoproclamés ont tous prétendu agir du fait de leurs "connexions" avec le Palais et la nécessité de protéger la monarchie. Une fois au pouvoir, ils ont ensuite agis pour remplir leurs propres poches, augmenter le budget militaire, et nommer leurs amis à des postes élevés. La plupart des officiers supérieurs ont accumulé par ce moyen des richesses bien au-delà de leurs salaires de l'Etat.

Un autre groupe de personnes qui ont prétendu de "fausses connexions" avec le Palais pour leurs gains personnels sont les voyous des classes moyennes en chemise jaune, y compris la bande de Sutep, qui ont joué un rôle important dans la destruction de la démocratie et espèrent que les anti-réformes soutenues par les militaires leur apporteront une plus grande influence dans la société thaïlandaise à l’avenir.

Naturellement, ni l'armée ni les voyous de la classe moyenne ne font face à des accusations de lèse-majesté, ce qui montre qui bénéficie de la monarchie et de la manière unilatérale dont la lèse-majesté est utilisée. Cette abominable loi ne peut pas être réformée. Elle doit être mise au rebut.

Giles Ji Ungpakorn

Giles Ji Ungpakorn

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 09:49

Thaïlande: Harcèlement contre une journaliste spécialiste de la question des droits humains

Une declaration de Front Line Defenders

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https://www.frontlinedefenders.org/fr/node/30032

 

Le 27 octobre 2015, le département de l'armée royale thaïe à Bang Sue a interrogé la journaliste Thaweeporn Kummetha à propos d'un article.

Dans l'article, publié le 20 octobre 2015 par le journal en ligne Prachatai, la journaliste recense une liste d'affaires récentes de poursuites pour diffamation de l'État ou de fonctionnaires en vertu de l'article 112 du Code pénal de Thaïlande.

Thaweeporn Kummetha, également appelée Am, est une journaliste spécialiste des droits humains, blogueuse et rédactrice en chef par intérim de Prachatai English, une version anglaise du journal en ligne Prachatai. Prachatai informe au sujet des droits humains et des violations des droits de la communauté. Thaweeporn Kummetha promeut la liberté d'expression et le droit à un accès à l'information en Thaïlande.

Le 27 octobre 2015, la journaliste a assisté à une réunion au département de l'armée royale à Bang Sue, au sujet d'un article qu'elle a écrit pour le journal Prachatai à propos des poursuites intentées pour diffamation en vertu de l'article 112 du Code pénal thaï, appelé loi sur les crimes de lèse-majesté. L'article a été publié en thaï et rassemblait une liste de cas de poursuites pour diffamation de l'État ou de fonctionnaires et était intitulé "Ce qui peut vous conduire en prison pour lèse-majesté".

Des représentants du ministère de la Justice, du département des enquêtes spéciales (DSI), de la division pour suppression des crimes technologiques (TDSD), quatre représentants de l'Association des journalistes thaïs (TJA), dont le président de la TJA Wanchai Wongmeechai, et des officiers de l'armée étaient présents à la réunion. Thaweeporn Kummetha était accompagnée par Chiranuch Premchaiporn, directeur de Prachatai, Chuwat Rerksirisuk, le rédacteur en chef de Prachatai et un représentant de l'organisation Thai Lawyers for Human Rights.

Le président de la réunion était un officier supérieur de l'armée qui a refusé de révéler son identité. Tout en faisant référence à l'article de la journaliste, il a déclaré que la liberté d'expression ne pouvait pas justifier le fait de violer la loi et que cela n'est pas sans conséquence juridique. De plus, il a informé Thaweeporn Kummetha qu'elle serait encore surveillée.

La veille, le 26 octobre, quatre officiers de l'armée et deux policiers s'étaient rendus chez elle dans l'est de Bangkok pour l'informer de la réunion. Thaweeporn Kummetha n'était pas là, mais les policiers ont informé ses parents qu'elle devrait se présenter dans le complexe militaire de Bang Sue à Bangkok. Ils ont montré à ses parents une copie imprimée de l'article en question ainsi qu'une photo de la journaliste participant à une manifestation contre l'article 112 il y a plusieurs années. Plus tôt dans la journée, au moins trois militaires ont été vu marchant et circulant en moto autour des bureaux de Prachatai pendant six heures.

Le 22 octobre, la journaliste a reçu un appel anonyme sur son téléphone; la personne qui téléphonait s'est présentée comme le représentant du Conseil national de la paix et de l'ordre (NCPO). Il a dit qu'il n'était pas satisfait par ces informations et a demandé à rencontrer Thaweeporn Kummetha le 26 octobre. Elle a refusé de le rencontrer.

Front Line Defenders est préoccupée par le harcèlement contre Thaweeporn Kummetha et pense que ces actes visent à empêcher la journaliste d'enquêter et de parler des violations des droits humains.

Thaweeporn Kummetha

Thaweeporn Kummetha

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 08:44

Un article de Giles Ji Ungpakorn

https://www.socialistworker.co.uk/art/41675/Vote+in+Burma+reflects+deep+desire+for+change

 

La Birmanie n’est pas en train de passer d’un régime militaire à la démocratie malgré l'impressionnante victoire du parti d'Aung San Suu Kyi lors des dernières élections.

L'armée birmane est au pouvoir depuis un demi-siècle. Elle conservera la mainmise sur la politique en se réservant un quart des sièges dans les haute et basse chambres.

Les ministres de la Défense, de l’Intérieur et des Frontières seront des officiers de l’armée et les militaires auront un droit de veto sur tout changement de constitution. Ils se réservent le droit d'intervenir à volonté dans les moments de "crise".

Le président sera choisi parmi trois candidatures, une de chacune des deux chambres et une de l'armée. Les deux candidats qui ne parviendront pas à gagner le plus de votes seront vice-présidents. Aung San Suu Kyi ne pourra prétendre à cette position en raison d'une loi conçue spécifiquement pour l'exclure.

Mais nous devrions avoir aucune illusion sur Aung San Suu Kyi ni sur son parti la Ligue nationale pour la démocratie (LND).

Suu Kyi a suivi une ligne islamophobe dure au cours des dernières années.

Les extrémistes bouddhistes, avec la complicité de l'armée, ont violemment attaqué les musulmans rohingyas persécutés. Suu Kyi a délibérément ignoré leur sort. Des milliers de réfugiés rohingyas ont été contraints de fuir par bateau vers les pays voisins.

La LND et le "parti militaire", le Parti de l'Union de la solidarité et du

développement (USDP), ont tous les deux empêchés les musulmans de se présenter comme candidats. Les musulmans non-rohingya, qui représentent cinq pour cent de la population, ont fait face à des obstacles racistes lors de l'inscription des électeurs.

En dépit de ses principes courageux, Aung San Suu Kyi est une politicienne néolibérale. Elle a placé un amortisseur fatal sur le soulèvement anti-militaire de 1988 alors qu’il était à deux doigts de la victoire. Depuis, elle a tendu la main à l'armée.

Récemment, elle a affirmé que si son parti remportait la majorité absolue, elle formerait un "gouvernement d'unité nationale" qui inclurait l'armée.

Cela ne résoudra pas les niveaux élevés d'inégalité en Birmanie ni ne donnera de voix aux aspirations à l'autonomie d'un certain nombre de groupes ethniques minoritaires qui ont fait la guerre civile contre le gouvernement central.

Suu Kyi n'a jamais reconnu la légitimité de ces aspirations.

Les élections ont généré un climat d'enthousiasme politique pour beaucoup de gens en Birmanie. Le taux de participation était élevé.

La LND pourrait dissiper cet enthousiasme au cours des mois et des années qui viennent vu qu’elle essaie de freiner les attentes. Ou cela pourrait générer une nouvelle ardeur afin de lutter contre l'armée.

Cette dernière option nécessitera une organisation politique indépendante d’Aung San Suu Kyi et de la LND.

Aung San Suu Kyi a suivi une ligne islamophobe dure au cours des dernières années

Aung San Suu Kyi a suivi une ligne islamophobe dure au cours des dernières années

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 11:37

Un article de Pravit Rojanaphruk

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http://www.khaosodenglish.com/detail.php?newsid=1446833596&typecate=06&section=

 

Cela fait-il 15, 16 ou peut-être 17 mois que nous vivons sous un régime militaire? Certains, dont moi-même, avons commencé à perdre la notion du temps alors que nous vivons sous le régime de la junte depuis le coup d’Etat de mai 2014. Et nous ne savons pas combien d'années nous devrons supporter cela.

Tandis que le général Prayuth Chan-ocha étend le passé lointain comme règle de vertu promise à l'origine, beaucoup s’estiment désormais résignés et impuissants, et acceptent cette nouvelle "normalité" de la nation. Alors que sa menace d'exécuter les journalistes avait provoqué la surprise lors des premiers mois qui ont suivis sa prise de pouvoir, une récente menace de fermer le pays du reste du monde n’a seulement provoqué que quelques haussements d'épaules.

Cependant, ceci est la dernière chose que nous devrions ressentir.

Je sais qu'il y a des millions de gens qui soutiennent la junte et n’ont aucun scrupule à voir leurs droits ou ceux des autres restreints, mais il ne faut pas généraliser ni affirmer que tous les Thaïlandais désirent cela.

En vertu de cette nouvelle "normalité" certains de nos droits civiques et politiques nous ont été supprimés contre notre volonté.

Mais peut-on vraiment accepter des procès militaires contre des civils accusés d'infractions liées à la sécurité de cette nouvelle "normalité"?

[Peut-on vraiment accepter] la détention des critiques et opposants politiques sans inculpation, une détention déguisée en euphémisme comme "changement d'attitude", ou la révocation des passeports appartenant aux critiques non tolérés [par la junte]?

Peut ont considérer le fait d’emprisonner des étudiants universitaires simplement pour avoir organisé des manifestations pacifiques contre la junte comme normal?

La restriction des droits des villageois locaux qui protestent ou font des doléances au sujet de leurs mauvaises récoltes peut-elle être considérée comme normale? Les "visites" régulières faites par des officiers militaires en uniforme contre les critiques de la junte peuvent être considérés comme saines d'esprit?

Et comment la junte, qui se surnomme elle-même le Conseil national pour la paix et l'ordre peut-elle inviter les éditeurs pour les réunions afin de "demander de la coopération", puis attendre d'être tolérée par les journalistes comme une entité "normale?"

Nous vivons vraiment dans un temps anormal […]

Malgré cela, certains médias continuent de parler du gouvernement militaire comme de toute autre administration "normale", faisant semblant de croire que l'anormal n’est simplement qu’une autre forme du normal.

La question de savoir si le régime est légitime ou non ne se pose plus pour beaucoup de gens qui haussent maintenant les épaules devant ce qu’ils considèrent comme un fait accompli.

Ceux d'entre nous qui essayent de garder leur santé mentale en se rappelant qu'il n'y a rien de normal dans la nouvelle norme, doivent utiliser certaines tactiques. Certains protestent dans les rues, malgré le risque d'arrestation ou de détention. D'autres utilisent les médias sociaux pour diffuser leurs griefs et leurs angoisses, malgré le risque d'arrestation ou de détention.

Si les gens cessent de se rappeler qu'ils ne doivent pas accepter la règle militaire comme quelque chose d’habituel, la Thaïlande court le risque de devenir une "Juntaland" permanente, un endroit où ils seront rétrogradés du niveau de citoyen, avec les droits et libertés fondamentaux, a celui de subordonné, un être sur lequel les généraux non élus règnent de manière arbitraire.

Rappelez-vous que nous le pouvons.

Pour terminer ce premier article sur un tel sujet dépressif, voici une amère blague que quelqu'un a récemment écrite sur Facebook. Les gens expliquaient de manière sarcastique à ce qu'ils diraient si la police leur demandait leur carte d'identité:

"Pourquoi devrais-je en posséder une quand mes droits de citoyen ont disparus?" a écrit une personne qui s’appelait Supachai Saibut. "On m’a tout volé."

Pravit Rojanaphruk

Pravit Rojanaphruk

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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 12:41

Un article de Giles Ji Ungpakorn

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https://uglytruththailand.wordpress.com/2015/11/08/merely-demanding-elections-in-thailand-is-woefully-inadequate/

 

Alors que la junte étend tranquillement son régime dictatorial après avoir, à plusieurs reprises, repoussé les échéances pour les élections, il est intéressant d’observer ce qui se passe au-delà de la frontière, en Birmanie, où des élections soi-disant "libres et équitables" se déroulent. Bien sûr, pour tout observateur intéressé, il est évident que les élections en Birmanie sont une imposture, une simple cérémonie, où l'armée conservera le pouvoir réel en vertu de la constitution militaire quel que soit le résultat des élections.

Toutes les élections thaïlandaises qui auront lieu dans le futur seront semblables. Les comités anti-réforme nommés par l'armée poursuivent leurs tentatives pour concevoir un système électoral qui donnera plus de poids au Parti Démocrate soutenu par les militaires. Ce plan hideux est de s'assurer qu'aucun parti politique, en particulier un parti associé à Taksin, ne puisse gagner une majorité absolue au parlement. Pour ces anti-réformateurs le gouvernement idéal serait une coalition faible et instable de petits partis fragmentés, facilement manipulable par les élites conservatrices et militaires. Cela ouvrirait également la porte à un premier ministre non élu choisi par les élites, quelqu'un qui ne soit pas un député,.

En attendant les soldats continuent à envahir les maisons des gens pour des sessions de changement d'attitude, la dernière "infraction" concernant ceux qui ont osé porter des chemises rouges dimanche dernier dans le cadre d'un geste politique contre la junte. On pouvait s'y attendre, ce toqué de général Prayut continue d’ouvrir en grand sa bouche pour faire de vides et stupides menaces comme quoi il allait "fermer le pays". La junte semble être aussi préoccupée par les activités des divers exilés en dehors du pays qui sont constamment en campagne contre le régime militaire et qui donnent des encouragements à ceux qui osent résister à l'intérieur de la Thaïlande.

Le bureau du Premier ministre militaire vient de publier un décret sur la façon de demander la permission de protester, avec une liste de tous les équipements anti-émeutes que la police pourra utiliser. Il s’agit d’une liste assez abstraite, étant donné que, lorsque les choses se gâtent, l'armée intervient pour tirer sur les manifestants avec des balles réelles comme elle l’a fait en 2010.

Les bouffons qui dirigent la junte pensent évidemment que les gens à l’intérieur et à l'extérieur de la Thaïlande sont aussi stupides qu’eux-mêmes. Le général Tanasak Patimabrakorn, vice-Premier ministre qui ne cesse de se faire des illusions, a révélé que la première réunion de "Comité des normes morales" nommé par l'armée avait décidé d'élever les normes morales de la population thaïlandaise et de transformer la Thaïlande en "leader moral" pour l'ASEAN et même pour le reste du monde!! Cela vient de la bande de gangsters assassins qui a massacré de sang-froid des manifestants non armés, qui a volé les droits démocratiques des citoyens et qui a intimidé toute personne ayant un esprit indépendant.

Mais le point important à propos de l’horrible situation politique actuelle en Thaïlande est que simplement exiger des élections est nettement insuffisant, car elles ne seront pas démocratiques. Ce qui est nécessaire, c’est un renversement complet de la junte et la mise-a-bas de l'influence de l'armée et des élites conservatrices. Personne ne peut le faire à la place du peuple thaïlandais. Nous devons nous libérer par l’intermédiaire de mouvements politiques de masse.

Exiger des élections en Thaïlande est malheureusement insuffisant
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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 11:26

Un article de Thai Political Prisoners

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https://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2015/11/02/unleashing-extremism/

 

Le fait de susciter l'extrémisme a longtemps été une tactique employée par les militaires vis-à-vis de l'opposition politique. Cela a été particulièrement évident pendant la période de 1973 à 1976 quand les extrémistes de droite associés avec le palais et principalement dirigés par des personnalités militaires ont été utilisés pour créer des troubles et anéantir leurs adversaires. Cela a souvent conduit au meurtre et à ce qu'on appelle aujourd'hui les disparitions forcées. Le rôle des "Red Gaur" et des "Village Scouts" lors du 6 octobre 1976 est disponible dans le "Bulletin of Concerned Asian Scholars".

Les Red Gaur étaient dirigés par l'agent de renseignement de l'armée, le major-général Sudsai Hasdin. Pendant quelques temps, sous l'administration du général Prem Tinsulanonda, Sudsai a été nommé ministre dans le Cabinet du Premier ministre. Ses partisans et lui-même ont souvent été utilisés pour mettre la pression sur les adversaires du gouvernement et les menacer de plus de chaos et de violence.

Toujours dans cette période, les moines de droite étaient actifs, y compris le tristement célèbre Kittivudho Bhikkhu, lié au palais, qui affirmait que le fait de tuer des communistes n’était pas un péché. Il voulait dire tous les "gens de gauche" qui étaient considérés comme une menace pour la monarchie. Ce moine était aussi un fraudeur et un véreux.

Plus récemment, l'armée a soutenu le Comité pour une réforme démocratique populaire qui comptait le moine d’extrême droite et royaliste Bouddha Issara parmi ses dirigeants.

En d'autres termes, l'extrémisme de droite n’est pas rare en Thaïlande, et a longtemps été soutenu aussi bien par le palais que par les militaires. Cet extrémisme est promu par les notions agressives de la trilogie "Nation, Religion et Monarchie" qui est largement diffusé dans la société, par la xénophobie ainsi que par l'ultra-royalisme et l’ultra-nationalisme.

Ceci est une longue introduction pour un rapport inquiétant publié par Prachatai. Ce rapport précise que le moine "Aphichat Promjan, le moine en chef chargé des cours à Benjamabophit, un temple de Bangkok sous patronage royal" a "suggéré que le gouvernement devrait brûler une mosquée pour chaque moine bouddhiste tué dans le Sud de la Thaïlande."

Il a également exhorté le gouvernement à "armer la population bouddhiste dans le Sud profond afin de protéger les moines et défendre les bouddhistes de la région qui seraient ciblés par ce qu'il appelle les "bandits Malayu". Cela s’aligne avec un programme qui a été mis en œuvre à partir de 2004 et a conduit à l'armement des bouddhistes du Sud à la demande pressante de la Reine. L'alignement du nationalisme extrême avec l’insistance royale a été dévoilé par un câble de Wikileaks daté de 2005.

Bien que ce moine trouve probablement un peu de son inspiration parmi les moines nationalistes d’extrême droite de Birmanie, avec une dictature militaire dangereuse au pouvoir à Bangkok qui travaille dur pour éliminer toute opposition politique, l'émergence de ces extrémistes de droite était malheureusement prévu. Le soutien qu'ils reçoivent de la part des militaires et du palais les enhardit.

Le moine d’extrême droite Aphichat Promjan appelle à bruler les mosquées

Le moine d’extrême droite Aphichat Promjan appelle à bruler les mosquées

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 07:50

La torréfaction de gens vivants par l'armée thaïlandaise, le massacre des barils rouges de Phattalung durant les années 1970:

Cet article explicatif a été publié dans le Bangkok Post le 14 octobre 2003 à l'occasion du trentième anniversaire de cet horrible massacre.

Les massacres des barils rouges de Phattalung il y a 30 ans

Les massacres des barils rouges, il y a 30 ans, représentent les excès de la contre-insurrection dont personne ne veut parler. Mais les souvenirs ont la vie dure et la façon la plus saine de vivre avec les horreurs est de les admettre.

Au moins 3008 personnes, accusées d'être des suspects communistes, ont été tuées après avoir été enfermées vivantes dans des barils de pétrole de 200 litres et incinérées (Le nombre 3008, cité par le Bangkok Post, est le nombre prouvé de Thaïlandais ayant été incinérés vivant par l'armée thaïlandaise. Il semble que le vrai chiffre approche les 25000). Les atrocités ont commencé dans des camps militaires dans un petit village de la province de Phattalung deux ans avant les événements du 13 octobre 1973, et ont continué jusqu'en 1975, selon un ancien officier de la police spéciale.

Afin de mettre au repos les âmes des villageois, des milliers de personnes des provinces méridionales de Phattalung, Surat Thani, Songkhla, Trang et Nakhon Si Thammarat, ont convergé afin d'organiser des rites religieux dans une plantation de caoutchouc à Ban Kho Lung, un village situé dans le sous-district de Si Nakarin de la province de Phattalung le 10 Avril de cette année (2003).

Aujourd'hui, le terrain (où a eu lieu les massacres) est occupé par deux compagnies de soldats, l'une de la caserne Senanarong à Songkhla, et l'autre de la caserne Ingkayuth Boriharn à Pattani.

"C'était la politique du gouvernement du général Thanom Kittikachorn afin de se débarrasser, de façon décisive, des insurgés communistes", a expliqué l'ancien officier de la police spéciale.

Mais le gouvernement n'a jamais précisé ce que "façon décisive" signifiait. Alors qu'à Ban Kho Lung, les soldats mettaient les suspects dans des barils rouges afin de les incinérer, les forces armées de Nakhon Si Thammarat massacraient des familles entières et laissaient les corps sur place, a-t-il ajouté.

"En tant que subordonnés, les fonctionnaires n'ont fait que suivre les ordres. Les erreurs étaient inévitables. "

La police a également joué son rôle dans la répression drastique, tuant des suspects sur la base de listes transmises par les unités de renseignement, a-t-il confirmé. Ils ont envoyé certains des suspects dans les camps militaires à Ban Kho Lung. Mais l'officier a souligné qu'il n'a jamais assisté à l'une des exécutions des barils rouges.

Ce massacre mené par l'armée et la police a conduit des milliers de villageois à rejoindre le Parti Communiste hors la loi de Thaïlande.

Fon Silamul, qui est aujourd'hui conseiller provincial, était l'un d'eux, son front opérationnel était la chaîne de montagnes Phu Banthad. Il se souvient comment la peur l'a convaincu de se joindre au Parti Communiste après que des soldats et des policiers se soient rendus au domicile de ses parents et aient embarqué tous les hommes afin de les interroger au camp de Ban Kho Lung.

Lorsque les parents sont allés visiter les hommes au camp deux jours plus tard, on leur a dit que certains avaient été libérés mais que d'autres étaient maintenant morts. Mais aucun (y compris les soi-disant "libérés") n'est jamais rentré chez lui.

M. Fon a affirmé qu'il ne se souvenait pas d'un seul homme, "jeune ou vieux", qui soit resté chez lui dans les villages de Ban Na, Lamsin, Khao Khram, Ban Tone, Ban Loh Kwai, Ban Lam Nai, Ban Na Wong, Ban Rai Nua et Ban Kongla après que les nouvelles aient commencé à circuler comme quoi les personnes accusées d'aider le Parti Communiste Thaïlandais étaient brûlées vives.

"Que pouvaient faire les villageois comme nous alors que nous étions pris en sandwich entre les représentants du gouvernement et ceux du PCT? Si nous refusions de coopérer avec l'un ou l'autre nous nous mettions en grand danger.

Prendre parti pour le PCT semblait être la meilleure façon de survivre dans des circonstances sous lesquelles les agents de police et de sécurité ne pouvaient nous fournir une protection (bien au contraire) et tout nous semblait être un véritable gâchis".

M. Fon se souvient des voyous et des voleurs qui sont venus voler du bétail la plupart des nuits jusqu'à ce que il n'y ait plus un seul animal dans son village. La police craignait pour sa propre sécurité car elle était surpassée en nombre par ces gangs. Elle refusait de répondre aux appels des villageois lui demandant d'extirper les voleurs.

Quand les gens ont constatés qu'ils ne pouvaient pas compter sur les représentants du gouvernement, ils se sont tournés vers les membres du front uni du Parti Communiste Thaïlandais qui s'étaient installés dans la région "neuf ans plus tôt" (depuis le début des années 1960). Ces hommes et ces femmes ont promis de les sauver des atrocités militaires et de maintenir la loi et l'ordre.

Les choses sont devenues pire pour de nombreux villages qui étaient suspectés d'abriter parmi eux des membres du PCT et des hooligans et les chefs de village dénonçaient souvent des personnes innocentes mais avec qui ils étaient en conflit. Ces gens ont été arrêtés mais n'ont pas été exécutés avant l'année 1970. Auparavant, ils devaient subir une "rééducation".

Les massacres ont commencé en 1970, quand des "rangers" ainsi que des groupes d'escadrons de la mort de Lop Buri et les troupes de la caserne Ingkayuth Borihan ont été envoyés pour écraser les insurgés communistes.

Lorsque on a demandé à M. Fon et à d'autres villageois vivant près du camp de Ban Kho Lung comment ils savaient que les personnes arrêtées devenaient plus tard les victimes des barils rouges flamboyants, ils ont expliqué qu'ils pouvaient entendre le bruit des camions militaires, utilisé pour couvrir les cris de ceux que l'on brûlait vif, tout au long de la soirée après que des suspects communistes aient été amenés dans le camp. Les villageois sentaient l'odeur de brûlé de la chair humaine et voyaient les fumées s'élever dans le ciel nocturne.

"Dans le même temps, certains villageois de Surat Thani arrêtés ont été jetés à partir d'hélicoptères sur la chaine de montagne de Phu Banthad," affirme M. Fon.

Alors qu'on lui a demandé s'ils avaient des preuves de cette tuerie de masse, M. Fon et d'autres villageois ont dit avoir trouvé des crânes et des ossements humains éparpillés le long de Klong Muay, à côté du camp de Ban Kho Lung, après sa fermeture à la fin de 1975.

"Beaucoup d'enfants utilisaient ces crânes pour jouer au football et on nous a dit que les cendres ainsi que les autres restes avaient été jetés dans Lamphan, une partie de Thalae Luang (Thalae signifie grand lac ou mer) à Phattalung."

Les habitants de Phattalung ne savent pas grand chose sur les atrocités des barils rouges. Tout ce qu'ils savent, c'est que les soldats tuaient les communistes parce qu'ils étaient en guerre avec les troupes gouvernementales.

Le chiffre de 3008 personnes exterminées dans des barils rouges a été dévoilé en 1975 par les membres d'un comité enquêtant pour la Fédération étudiante de Thaïlande qui avait été envoyés pour visiter la région afin de recueillir des informations sur les victimes. Il n'y a pas d'exemplaires connus de ce rapport disponible actuellement.

Les villageois ont dit qu'ils n'avaient aucune rancune contre ceux qui ont apporté tant de terreur dans leur vie. Ils n'avaient aucun désir de se venger contre la police et l'armée.

"Oublions le passé, et modifions nos différences d'idéologie", a déclaré M. Fon. "Je comprends parfaitement que les troupes impliquées dans l'affaire des barils rouges devaient suivre les ordres et les villageois pensaient se battre pour leur survie et pour une vie meilleure. Personne n'était vraiment en faute car il était très fréquent de voir des pertes des deux côtés lorsque chaque partie prétendait se battre pour un meilleur système de décision ".

Pour l'ancien officier de la police spéciale, les événements d'il y a 30 ans peuvent être considérés comme un cas de réaction disproportionnée de l'Etat. Mais pour les fonctionnaires de l'Etat, puis, le danger rôdait dans tous les coins, en particulier dans le district de La Kong, dans lequel ils ne pouvaient pas se rendre, pas même quand le nombre des morts a commencé à monter.

Les massacres des barils rouges a pris fin en 1975, deux ans après la chute du régime Thanom, et lorsque la Thaïlande a établi des relations diplomatiques avec la Chine, a expliqué l'officier.

Bien que les souvenirs des événements de Ban Kho Lung s'estompent, la plupart des villageois qui ont survécu aux horreurs refusent toujours d'en parler.

Leur seul désir, disent-ils, est de faire du mérite en l'honneur de ceux qui ont péri dans les barils rouges parce que "quand ces gens ont été tués, ils n'ont eu aucune chance de voir des moines pour leur dernière bénédiction".

"Nous voulons que le cas des barils rouge soit une leçon et ne soit pas oublié par la prochaine génération car leurs ancêtres ont sacrifié leurs vies pour la démocratie." affirme un villageois.

Un groupe de villageois a déjà acheté un lopin de terre 450 000 baht afin de construire un centre d'information et un monument aux morts, un plan qui suscite apparemment l'opposition des autorités de l'Etat, et parmi elles celle de l'ancien agent spécial.

Mais comment les fantômes des barils rouges pourront-ils se reposer?

Source:

http://asiaprovocateur.blogspot.co.uk/2014/06/roasting-people-alive-thai-armys-red.html

Les massacres des barils rouges de Phattalung

Les massacres des barils rouges de Phattalung

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 10:29

Déclaration de la firme d’avocats et juristes Amsterdam & Partners

Lien:

http://robertamsterdam.com/amsterdam-partners-retained-by-nurse-kates-mother/

 

La firme d’avocats et juristes Amsterdam & Partners annonce avec effet immédiat qu'elle a été retenue sur une base pro-bono par l'activiste thaïlandaise des droits de l'homme, Phayaw Akkahad.

En mai 2010, lors d'une répression brutale et meurtrière conduite par l'armée thaïlandaise sous les ordres de l'ancien premier ministre Abhisit Vejjajiva du Parti Démocrate, la fille de Phayaw, Kamonked surnommée "Nurse Kate", qui travaillait comme infirmière dans le temple Wat Patum désigné zone de sécurité par le gouvernement, a été tuée, ainsi que plusieurs autres civils non armés, par les forces de l'armée thaïlandaise.

Depuis ce temps, de nombreuses enquêtes ont conclu que non seulement les meurtres du Wat Patum ont été perpétrés par l'armée thaïlandaise, mais qu’il n'y avait aucune preuve suggérant que les personnes à l'intérieur du temple auraient été armées. Kamonked portait une tenue d’infirmière facilement identifiable et a été abattu de plusieurs balles militaires à haute vélocité.

Malgré un processus légal entamé en 2013 contre M. Vejjajiva pour l’homicide de Kamonked, ce processus a cessé depuis le coup d'Etat militaire du mois de mai 2014. À l'heure actuelle il n'y a aucune forme de responsabilité pénale en mouvement pour les dizaines de meurtres lors du massacre de Bangkok en 2010, qui comprenait l'assassinat de Kamonked.

Amsterdam & Partners représenteront Phayaw à l'échelle mondiale et continueront à rechercher les moyens par lesquels tous les responsables de la mort de sa fille soient tenus entièrement pour responsable de leurs actes.

Robert Amsterdam, associé fondateur d'Amsterdam & Partners, a déclaré: "Nous sommes honorés et privilégiés de représenter quelqu'un d'aussi engagée pour la justice et la responsabilisation que Phayaw. Nous allons continuer de faire tout en notre pouvoir pour conduire les meurtriers de Kamonked devant un processus judiciaire complet, y compris des poursuites pénales, pour les terribles événements de mai 2010."

Phayaw Akkahad devant une photo de sa fille Kamonked assassinée par l’armée

Phayaw Akkahad devant une photo de sa fille Kamonked assassinée par l’armée

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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 12:54
Ayuttaya était une ville marchande multiculturelle

En Asie du Sud-Est le processus de construction de l’état-nation a eu lieu au milieu du XIXeme siècle. Il a impliqué la centralisation du système politique, l'élaboration des frontières nationales et l'unité forcée, souvent basées sur une seule langue nationale. Le catalyseur pour ce processus était l'impérialisme occidental et cette construction de l’état-nation s’est produite, aussi bien dans les colonies européennes, comme la Malaisie, l'Indonésie et l'Indochine, qu’en Thaïlande. Avant que ce processus ne soit achevé il n’existait pas d’entité appelée "Thaïlande". Le pays a été créé pour défendre les intérêts des dirigeants de Bangkok face à la concurrence de l'Occident. Bangkok est devenu le centre d'une nouvelle nation impérialiste locale avec son droit propre.

Naturellement, une partie importante de ce processus de construction de l’état-nation a été la création de "mythes nationaux". En Thaïlande, le discours nationaliste affirme que tous les Thaïlandais sont ethniquement purs et indivisible. Les mythes sont également associés à des "monuments" nationalistes. Un monument nationaliste important en Thaïlande est la ville en ruines d’Ayuttaya. Ce fut un lieu de prédilection pour le dictateur ultra-nationaliste, le maréchal Plaek Pibun Songkhram. Non seulement a-t-il ordonné la construction du siège provincial de type fasciste d’Ayuttaya, avec un style architectural similaire au monument de la démocratie et à la Poste centrale de Bangkok, mais il a très grossièrement "restauré" trois pagodes éminentes d’un des plus importants temples. Les recrues de l'armée et les enfants des écoles sont conduits là-bas pour admirer la "grandeur de la Thaïlande ". Le siège provincial d’Ayuttaya construit par Pibun est maintenant un musée. Mais à l'extérieur du bâtiment trônent les statues grotesques d'anciens héros militaires.

Ayuttaya était une ville marchande multiculturelle

Les juntes militaires de Birmanie et de Thaïlande ont pris la construction de statues de héros militaires très au sérieux.

Ayuttaya était une ville marchande multiculturelle
Ayuttaya était une ville marchande multiculturelle

Une étude de l'histoire et une visite à Ayuttaya dissipe rapidement les mythes nationalistes. Ayuttaya était une ville commerciale importante avec des liaisons maritimes vers d'autres régions d'Asie du Sud-Est, mais aussi vers l’Europe, le Proche-Orient, la Chine et le Japon.

Il existe des sites archéologiques de colonies japonaises et portugaises. Les mercenaires portugais se sont battus pour le roi contre la "Birmanie". Les Portugais ont également apportés un certain nombre d'importants produits alimentaires d'Amérique du Sud dans la région, tels que les piments, la papaye, le maïs sucré et les tomates. Avant cela, le "Som Tam" soit n’existait pas, soit était préparé avec des fruits locaux comme les mangues non mûres. La seule chose qui donnait du "piquant" dans la cuisine locale était les grains de poivre.

Dans le musée d’Ayuttaya, nous pouvons voir que le contact commercial avec l'Angleterre s’est arrêté temporairement vers 1640; l'année où la révolution bourgeoise en Angleterre a eu lieu. La montée capitaliste avait mis en place une éphémère République sous Cromwell après la décapitation du roi Charles 1er.

Cependant, le fait le plus intéressant à propos de l’histoire d’Ayuttaya était que les langues officielles pour les négociations étaient le chinois et le malais. Les gens parlaient évidemment de nombreuses langues, tout comme dans d'autres villes anciennes dans le monde entier. La population locale était clairement très diverse ethniquement et culturellement.

Le tombeau de Cheikh Ahmad

Le tombeau de Cheikh Ahmad

Cheikh Ahmad

Cheikh Ahmad

Un visiteur à Ayuttaya serait bien avisé de trouver un moment pour visiter le collège de formation des enseignants locaux, près de l'ancien siège provincial. A l'intérieur du campus de cette université se trouve une tombe musulmane. Il s’agit du tombeau du chef du service du port d’Ayuttaya qui s’occupait du commerce avec l'Europe, l'Inde et le Moyen-Orient. C’est l'ancêtre primordial de la puissante et aristocratique famille Bunnag. Cheikh Ahmad était un marchand perse, un natif de Qom en Iran safavide, au sud de Téhéran, qui s’était installé à Ayuttaya vers l’année 1600. Il a également été nommé pour superviser les affaires concernant tous les chiites du Siam.

Autant pour la pureté de l'héritage "thaï"!

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 15:15

Ci-dessous, le message des Anonymous à la junte militaire thaïlandaise:

Salutations citoyens du monde, nous sommes les Anonymous.

Au gouvernement du Royaume de Thaïlande, il est venu à notre attention que vous avez décidé de ne pas tenir compte de vos citoyens, des gens de ce pays, et persistez à projeter une passerelle unique de l'Internet, afin de gérer un système qui n’avantagera que vous-mêmes et les grandes entreprises d’exploitation.

Nous avons constaté que la situation en Thaïlande était allée trop loin ces derniers mois en restreignant l'accès fondamental à la liberté d'expression et aux droits fondamentaux contre toute personne qui critique la junte thaïlandaise ou proteste contre elle.

Le dernier projet du gouvernement militaire thaïlandais est de déployer une passerelle unique afin de contrôler, d'intercepter et d'arrêter les personnes qui ne veulent pas suivre les ordres de la junte et votre soi-disant morale.

Aucun système d'interception n’a jamais fait cesser les attaques terroristes, ni aucune menace à la sécurité nationale en Asie ou dans les pays occidentaux. Il permet seulement plus de contrôle aux gouvernements et aux grandes sociétés avides d'obtenir plus de bénéfices et moins de liberté d'expression pour les gens de ces pays.

Le pays du sourire sera bientôt semblable à la Chine, la Corée du Nord ou tout autre pays tyrannique qui utilisent des systèmes électroniques intrusifs afin d’espionner et de poursuivre leurs propres citoyens pensant différemment.

Il est inacceptable que vous fassiez la promotion de vos propres personnes, les cadres de l'armée à la tête du plus grand opérateur de télécommunications: CAT Telecom. Toutes les sociétés ou les individus qui aident à déployer cette passerelle unique seront ciblés par tous les moyens électroniques.

Nous allons non seulement lutter contre le projet de passerelle unique, mais allons exposer votre incompétence au monde, où votre dépravation et vos intérêts personnels l'emportent sur tout le reste.

Plus de 6.000 personnes sont mortes et 10 000 ont été blessés dans le sud de la Thaïlande et vous n’avez pas de budget pour mettre fin à ce génocide quotidien qui tue des innocents, mais trouvez 15 millions de dollars de budget pour censurer vos propres citoyens. Nos frères thaïlandais vont comprendre ce que «ความไม่สงบในชายแดนภาคใต้ของประเทศไทย» veut dire.

Ensemble, nous sommes contre l'injustice de votre Gouvernement, demain, vous allez payer le prix de votre oppression contre votre propre peuple.

Vous pouvez nous arrêter, mais vous ne pouvez pas arrêter une idée.

Nous sommes Anonymous.

Nous sommes Légion.

Nous ne pardonnons pas.

Nous n'oublions pas.

Redoutez-nous.

Liens:

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10153517116946622&set=a.10150233233556622.321763.719216621&type=3&theater

et

http://www.khaosodenglish.com/detail.php?newsid=1445581716

Le groupe international de hackers Anonymous déclare la cyber-guerre à la junte thaïlandaise
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