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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 08:17

Par Sunai Chulpongsatorn, ancien président du Comité des affaires étrangères de la Chambre des représentants de Thaïlande et ancien membre de la Chambre des représentants de Thaïlande.

Lien de la déclaration:

http://freethaicitizens.org/cicc/?p=54

 

Une des caractéristiques du sous-développement politique, c'est quand un pays possède une structure sociale qui permet à une dictature militaire de s'épanouir. Ce type de structure entrave les progrès démocratique dans le pays. La Thaïlande est l'un de ces pays. Le cas de la Thaïlande est peut-être encore plus difficile car ses institutions politiques sont très complexes, en particulier, la relation monarchie-armée. Cette complexité s'est manifestée dans le récent coup d'État. L'implication de ces institutions est l'une des nombreuses raisons qui entrave tous les processus judiciaires ainsi que la justice.

De 1973 à aujourd'hui, pendant plus de la moitié d'un siècle, j'ai été témoin des crimes que les militaires ont commis vis-à-vis de la population thaïlandaise. Pourtant, les auteurs et les instigateurs de ces crimes sont libres et bénéficient d'une impunité totale. Plus de cinq massacres ont eu lieu; et d'innombrables actes d'intimidation contre les personnes sont passé inaperçu. Il existe des groupes politiques qui fomentent de nombreuses activités criminelles visant à entraver le développement démocratique. Ces groupes et ces crimes sont soutenus par un pouvoir dictatorial. L'un des premiers exemples est la saisie de l'aéroport international de Bangkok en 2008. Cinq années se sont écoulées depuis cette saisie, mais le processus judiciaire ne peut même pas commencer à apporter la justice en dépit des preuves abondantes

En tant que politicien, je comprends personnellement ce problème structurel. Je crois qu'il y aura un autre bain de sang dans un avenir proche, qui sera peut-être même être plus violent et intimidant que les précédents. C'est parce que la situation actuelle implique un conflit au sein de la structure politique thaïlandaise au cours de cette période de volatilité actuelle.

En fait, quand j'étais dans ma position, je croyais que c'était mon devoir d'aider à prévenir tout développement susceptible de menacer les moyens de subsistance des personnes. Et je crois fermement que la Cour pénale internationale (CPI) est un organe important qui apporterait à la fois une protection des droits humains en Thaïlande et un espoir pour la vie de tous les Thaïlandais.

Ainsi donc, en tant que président du Comité permanent des affaires étrangères de la Chambre des représentants de Thaïlande, j'ai administré le processus législatif de la Thaïlande vers la ratification de l'engagement envers la CPI comme une prochaine étape après que la Thaïlande soit devenue un Etat signataire du Statut de Rome en octobre 2000. Malgré les obstacles, aussi bien juridiques que non juridiques, dans ce processus, j'ai réalisé avec succès ce qui suit:

1 - J'ai rendu une visite honoraire à Sang-Hyun Song (le juge-président de la CPI à l'époque) et à M. Michel de Smedt (le directeur des enquêtes de la CPI à l'époque) deux fois à La Haye, aux Pays-Bas en 2011 et 2012. Au cours de ces deux visites, cependant, j'ai été publiquement réprimandé et condamné par le général Prayuth Chan-ocha (commandant de l'armée de Thaïlande à l'époque) qui est l'organisateur du coup d'Etat et le Premier ministre désigné du gouvernement de la junte.

2 - Au cours de ces deux visites, j'ai suivi l'affaire contre M. Abhisit Vejchajiva, ancien premier ministre de Thaïlande. M. Abhisit a été accusé d'avoir commis des crimes contre la population thaïlandaise sur son ordre pour une répression militaire contre les manifestants pro-démocratie en mai 2010, suite à laquelle une plainte a été déposée par M. Robert Amsterdam. J'ai aussi prolongé mon invitation au Président de la CPI en Thaïlande. Le but était de fournir les informations sur la CPI au public, en particulier aux juges, à l'armée et à la police, ceci afin de faire comprendre les principes de la CPI. En fait, le Président a accepté l'invitation et la visite était prévue pour la mi-2013. Cependant, la visite a finalement été annulée pour des raisons de sécurité lorsque la manifestation anti-gouvernementale a commencé à se transformer en une émeute à grande échelle avec un appel à une intervention militaire contre le gouvernement élu

3 - En outre, j'ai organisé plus de dix séminaires en Thaïlande à partir de 2012-2013 pour diffuser l'information sur la CPI J'ai aussi coordonné une réunion entre le Parlement thaïlandais et Mme Evelyn Balais-Serrano, coordonnateur de la Coalition de la Cour pénale internationale - Asie-Pacifique (CCPI Asie-Pacifique). Elle a également eu une réunion officielle avec le Dr Surapong Tovichakchaikul (alors ministre des Affaires étrangères de Thaïlande) pour pousser et discuter sur le processus de la ratification par la Thaïlande de la CPI.

De mon implication dans la promotion de la CPI en Thaïlande au cours de ces deux ans, j'en suis venu à comprendre clairement le sujet des obstacles structurels intégrés dans la structure politique de la Thaïlande. Pour simplifier, il y a trois aspects qui entravent le processus de ratification de la CPI:

1 - Le principe de la CPI n'accorde aucune immunité de poursuites pour ses crimes à quiconque, même au chef de l'Etat, si ces crimes impliquent le meurtre de personnes. Toutefois, selon les lois thaïlandaises, le chef de l'Etat ne peut être poursuivi en aucun cas. Par conséquent, le processus de ratification de la CPI n'a pas reçu la pleine coopération de la bureaucratie thaïlandaise et les formalités administratives ont été intentionnellement retardées pour plus de 10 ans.

2 - La ratification par la Thaïlande en tant qu'Etat partie aura besoin d'une approbation du Parlement, ce qui signifie qu'elle doit être approuvée par les deux chambres (la Chambre des représentants et le Sénat). Cependant, la majorité du Sénat (moitié nommé et moitié élu) et l'opposition, ont ainsi constitué ensemble plus de la moitié des membres du Parlement qui ont ensuite travaillé en étroite collaboration avec l'armée afin d'interrompre le processus.

3 - En termes de pouvoir politique, l'institution militaire et la monarchie sont étroitement liées aussi bien juridiquement que traditionnellement. En conséquence, chaque fois qu'il y a un coup d'Etat, le processus démocratique et la protection des droits de l'homme sont ouvertement bloqués par ces institutions. Ce qui est la situation à laquelle la Thaïlande est confrontée aujourd'hui.

Je tiens à présenter cette information à la réunion de la Cour pénale internationale aux Nations Unies.

Sunai Chulpongsatorn

Ville de New York, Décembre 2014.

Sunai Chulpongsatorn

Sunai Chulpongsatorn

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 10:53

Il y a un problème très sérieux avec le livre "A Kingdom in Crisis" d'Andrew McGregor Marshall (en dehors de son point de vue comme quoi l'ensemble de la crise n'est due qu'à la succession) parce qu'il affirme que les civils qui ont été massacré de sang-froid au Wat Patum ont été abattus lors d'un "malheureux accident" par des soldats qui tentaient de tirer sur les soi-disant "Hommes en Noir". Pourtant, l'année dernière, même la Cour criminelle [de Thaïlande] a conclu qu'il n'y avait pas d'hommes en noir, pas de photos, pas de comptes fiables, ni de décès ou de blessures parmi les soldats. Cette publication arrive à un moment où le chef de la junte Prayut a récemment déclaré que les soldats postés sur le métro aérien ne faisaient que "poser pour des photos", une déclaration qui a causé beaucoup de colère et de controverse. Prayut était en charge des troupes ce jour-là. La question est: De quoi se soucie Andrew? Est-il activement engagé dans la lutte pour la démocratie et les droits humains? Ou ne cherche-t-il simplement qu'à vendre des ragots sur la famille royale?

Giles Ji Ungpakorn

Statut de Giles Ji Ungpakorn sur sa page facebook

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 07:46

Un article de Numnual Yapparat

Lien:

https://uglytruththailand.wordpress.com/2014/12/17/why-is-thai-society-addicted-to-violence/

 

Un certain nombre d'incidents en Thaïlande illustrent comment la violence est endémique dans notre société.

Récemment, un groupe d'étudiants de l'enseignement secondaire se sont vu obligé de "marcher" sur leurs genoux à l'école parce qu'ils étaient en retard. Les photos de leurs blessures montrent les résultats barbares de cette violence contre les gamins de l'école. Les enseignants responsables n'ont fait qu'agir comme les soldats qui gouvernent la Thaïlande à travers les canons des armes. Le système éducatif thaïlandais est conçu pour former les étudiants à obéir au lieu de penser par eux-mêmes. Nous le voyons dans les mots utilisés par le généralissime Prayut ou les vice-chanceliers des universités. Nous savons aussi qu'en Thaïlande, les étudiants ne sont pas considérés par beaucoup comme pouvant bénéficier des droits de l'homme. La Commission nationale des droits humains est totalement inutile.

Un proverbe conservateur dit que "si vous aimez votre vache vous devez l'attacher et si vous aimez vos enfants, vous devez les battre".

Arriver en retard à l'école n'est peut-être pas vraiment un problème de discipline, mais pourrait bien être causée par un manque de transports en commun décent ainsi qu'aux terribles conditions de circulation à Bangkok.

Quelques jours auparavant, une étudiante courageuse avait fait le salut anti-coup à trois doigts devant un cinéma. Elle a ensuite rejoint d'autres événements pro-démocratie devant le monument de la démocratie et la Commission des droits de l'homme. Elle a ensuite été approchée par des soldats qui lui ont demandé si "elle voulait être violée".

En dehors de la terrible violence que cette menace implique, cela révèle une attitude dénuée de tout respect pour les femmes. Une telle attitude peut également être vue dans le comportement du prince héritier. Les femmes en Thaïlande ne bénéficient aussi d'aucuns droits humains lorsqu'elles veulent pouvoir avorter quand elles en ont besoin ou le veulent.

Si certains pensent que la Thaïlande est une nation bouddhiste "pacifique" alors ils devraient regarder les photos qui ont été postés sur Facebook ou l'on voit un moine bouddhiste gifler un touriste occidental dans un train. Le moine dormait sur un siège conçu pour 2 personnes. Les autres passagers voulaient s'asseoir et ils ont réveillés le moine qui s'est mis très en colère et a eu recours à la violence.

Les moines sont habituellement élevés à des postes respectés dans la société et bénéficient de nombreux privilèges. Beaucoup de moines sont opposés aux droits des femmes de choisir l'avortement. Cependant, la plupart des Thaïlandais seraient consternés par le comportement violent de ce moine. Pourtant, le régime de la hiérarchie et la peur dans la Thaïlande d'aujourd'hui empêche les gens de protester contre les injustices.

Bien sûr, l'assassinat de sang-froid des militantes pro-démocratie, massacrées par l'armée, et l'emprisonnement impitoyable de gens qui parlent contre la dictature, sont des normes de violence fixés par les hautes sphères.

Nous ne pouvons pas placer tous nos espoir dans les dirigeants des chemises rouges de l'UDD ni envers Taksin et Yingluk. La raison est qu'ils ont peur que lorsque la masse de la population se lèvera vraiment et prendra les choses en mains afin de lutter pour les droits humains, elle balayera même ces élites-là.

Si nous suivons l'exemple des jeunes qui luttaient contre la dictature aux côtés des communistes dans les années 1970, nous pouvons constater qu'une meilleure société, plus juste et égalitaire, est un objectif attirant pour nous aujourd'hui. (Voir mon article précédent: "Les chansons de la vie politique thaïlandaise" sur le lien suivant: http://liberez-somyot.over-blog.com/2014/11/les-chansons-de-la-vie-politique-thailandaise.html).

Un moine bouddhiste gifle un touriste occidental dans un train

Un moine bouddhiste gifle un touriste occidental dans un train

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 09:37

Un article de Kathy Gilsinan pour "The Atlantic"

Lien:

http://www.theatlantic.com/international/archive/2014/12/how-to-survive-10-coups-lessons-from-the-king-of-thailand/383465/

 

Bhumibol Adulyadej a réussi à rester au sommet de l'un des pays les plus sujets aux coups d'Etat. Comment?

Des milliers de sympathisants chemises jaunes ont campé devant un hôpital de Bangkok vendredi dernier pour le 87eme anniversaire de leur roi, qui vit dans cet hôpital depuis 2009. Mais le roi Bhumibol Adulyadej lui-même ne s'est pas montré pour faire son discours prévu, sur l'ordre de ses médecins.

Outre l'absence de l'invité d'honneur, les célébrations étaient étranges pour une autre raison: Avec près de sept décennies au pouvoir, Bhumibol est la plus ancienne tête de l'Etat au monde et il a en quelque sorte atteint cette étape importante dans un pays qui a vu plus de coups d'Etat que tout autre pays au monde. En comptant bien, il y en a eu 10 depuis que Bhumibol a dirigé le trône après que son frère, le roi précédent, ait été découvert tué par une balle dans la tête en 1946. Alors que les dirigeants élus et les juntes militaires se sont succédées en Thaïlande avec une fréquence inégalée dans le monde, le roi Bhumibol a gardé sa place en haut, et il est souvent décrit comme une "force unificatrice" dans un pays qui connait de profondes divisions politiques. Comment a-t-il fait?

En partie, il est véritablement populaire. "Il se présente vraiment comme un homme de son peuple", explique Paul Handley, un journaliste qui a été basé en Thaïlande pendant 13 ans et a écrit une biographie du roi en 2006. Affiché par Forbes en 2011 comme le plus riche monarque au monde, possédant quelque 30 milliards de dollars, Bhumibol a lui-même été présenté comme un ami des pauvres de Thaïlande, avec des efforts très médiatisés pour améliorer le développement rural, les soins de santé et l'éducation. Une combinaison de dévouement authentique et une gestion d'image professionnelle, selon Handley, ont permis de bâtir une solide réputation pour le roi durant une période de plusieurs décennies.

Mais ce n'est pas aussi simple que cela, et il est impossible de savoir exactement combien populaire, ou impopulaire, est vraiment le roi. La Thaïlande criminalise ceux qui disent du mal de la famille royale, ce qui signifie qu'un scrutin fiable est hors de question. La loi de "lèse-majesté" criminalise toute personne qui "diffame, insulte ou menace le roi, la reine, l'héritier présomptif ou le régent" qui est passible d'une peine allant jusqu'à 15 ans de prison. La loi peut aider à protéger l'image du roi et renforcer sa popularité, mais son application fournit également une vision imparfaite du sentiment anti-monarque qui existe dans le royaume. Comme David Streckfuss, auteur d'un livre sur le crime de lèse-majesté en Thaïlande publié en 2011, l'a écrit dans World Politics Review cette année, le nombre de cas de lèse-majesté a récemment "explosé pour atteindre des hauteurs jamais imaginables". Dans le sillage de la répression de 2010 par l'armée contre les manifestants anti-gouvernementaux qui a fait près de 100 morts, Streckfuss a écrit: "La critique de la monarchie s'est sérieusement lâchée sur l'internet, la censure écrasante du gouvernement a dû fermer plus d'un millions de sites web."

La loi permet aussi de cacher le propre rôle de la monarchie dans les coups d'Etat en Thaïlande, dont beaucoup, d'après ce qu'Handley a écrit dans son livre, "ont été faits au nom de trône et avec l'approbation tacite du palais", une question très difficile à discuter publiquement dans le pays. La loi est maintenant utilisée par la junte militaire de Thaïlande, qui a pris le pouvoir suite à un coup d'Etat en mai dernier, afin de réprimer la dissidence et démontrer l'allégeance de l'armée vis-à-vis du "populaire" monarque. La semaine dernière, un ancien membre du parlement a été condamné à deux ans et demi de prison pour des propos tenus dans un discours fait en mai dernier et intitulé "Arrêtez de renverser la démocratie."

Compte tenu de la santé fragile du roi, la loi de lèse-majesté a également renforcé l'anxiété chez les Thaïlandais suite au mystère de la succession. Beaucoup de Thaïs n'ont jamais connu un autre roi au cour de leur vie. Le prince héritier, l'héritier probable de Bhumibol, a une image publique beaucoup moins charismatique; Joshua Kurlantzick du Conseil sur les relations étrangères a fait une liste partielle de ses "faiblesses":

Le prince héritier aurait utilisé ses propres avions afin de bloquer la visite d'un Premier ministre japonais à Bangkok dans un accès de dépit, il a organisé une fête d'anniversaire somptueuse pour son chien au cours de laquelle sa femme est apparue seins nus dans une vidéo qui a été largement diffusée, et a piqué une grosse colère lors d'une visite au Japon après s'être sentit soumis à une série d'affronts de protocole mineurs par l'investisseur le plus important de la Thaïlande.

Tout cela suggère que la stabilité remarquable de la situation propre à Bhumibol, alors même que le terrain politique a changé à plusieurs reprises durant son règne, ne sera peut-être pas reproductible dans les années à venir. La monarchie de la Thaïlande n'a pas toujours échappée aux coups d'Etat du pays; en 1932, un coup d'Etat a renversé la monarchie absolue du royaume pour mettre en place une monarchie constitutionnelle. Comme Streckfuss l'a noté, "la popularité personnelle du roi ne se traduit pas nécessairement par une légitimité conférée à l'institution. ... Il se pourrait bien que la "loyauté vis-à-vis du trône" de nombreux Thaïlandais ne s'étende pas plus loin que le présent règne."

Le premier ministre de Thaïlande Prayuth Chan-ocha assiste à une cérémonie pour l'anniversaire du roi Bhumibol Adulyadej

Le premier ministre de Thaïlande Prayuth Chan-ocha assiste à une cérémonie pour l'anniversaire du roi Bhumibol Adulyadej

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 09:36

D'après un extrait du livre "Derrière le sourire khmer" de Charles Meyer (écrit en 1971)

L'histoire des relations entre le Cambodge et la Thaïlande depuis 1953 est d'une extrême complexité et exigerait une étude approfondie du passé sortant du cadre de cet ouvrage. Il suffira donc de rappeler qu'en 1863, la France coloniale avait soustrait Norodom à la suzeraineté de la dynastie siamoise des Chakry et obligé le Siam à évacuer, en 1907, des provinces cambodgiennes annexées depuis plus d'un siècle. En 1941, profitant de la défaite française en Europe et de la "médiation" japonaise, le Siam - devenu Thaïlande - avait repris la province cambodgienne de Battambang et une grande partie de celles de Siemréap, Kompong-Thom et Stung-Treng... qu'il fut contraint de restituer en 1947. Tout rentrait dans l'ordre et, en 1953, lorsque le Cambodge recouvra son indépendance, la frontière khméro-thaïlandaise fixée par les traités franco-siamois pouvait être considérée comme définitive et, à Bangkok comme à Phnom-Penh, on admettait qu'aucun litige territorial n'existait plus entre les deux pays.

Toutes les conditions semblaient réunies pour que de bonnes relations s'instaurent entre ces royaumes bouddhistes dont les peuples avaient beaucoup d'affinités, d'autant plus que leurs familles royales et princières étaient restées très liées. Certes, le maréchal Phibul Songgram, qui avait été l'homme de l'alliance avec le Japon, avait repris le pouvoir après une éclipse de quelques années. Mais il se montrait désormais très prudent, attentif à éviter l'accusation de retour au militarisme d'antan. On avait noté la réserve avec laquelle il accueillit le roi du Cambodge lors de son escapade de juin 1953 à Bangkok d'où il comptait poursuivre son action politique pour l'indépendance. En mars 1954, les négociations sur le raccordement de la voie ferrée entre le Cambodge et la Thaïlande s'étaient déroulées dans un climat fort amical et le 15 décembre 1954 Norodom Sihanouk avait renoué à Bangkok des relations officielles avec le roi de Siam, Bhumipol Adulyadej.

Mais les Etats-Unis avaient obligé la Thaïlande à participer à l'Organisation du traité de l'Asie du Sud-Est et comptaient beaucoup sur le gouvernement de Bangkok pour convaincre le Cambodge d'en accepter la protection. Devant la réaction de Phnom-Penh en août 1955, les Thaïlandais n'insistèrent pas. Puis en janvier 1956, Son Ngoc Thanh dont le maquis des Dangrek venait d'être écrasé par l'armée royale se réfugia à Bangkok où il retrouva Pok Hun et une poignée de Khmers issarak. La bienveillance témoignée à ce petit groupe de réfugiés politiques turbulents jeta le doute sur la pureté des intentions thaïlandaises. Dans les années suivantes la formation en Thaïlande d'une force Khmer sereï (libre), équipée et entraînée par la CIA américaine, sera la cause principale de la tension khméro-thaïlandaise.

Le coup d'Etat militaire de septembre 1957 contre le maréchal Phibul Songgram et la prise du pouvoir par le maréchal Sarit Thanarat marqueront en fait un changement radical de la politique thaïlandaise de bon voisinage avec le Cambodge. Phibul avait réussi à s'enfuir par la mer et à atteindre la côte cambodgienne. Le 19 septembre il était reçu avec tous les égards à Phnom-Penh, installé dans une villa du prince Sihanouk, choyé par les princes de la famille royale jusqu'à son départ pour Tokyo le 3 décembre de la même année.

En 1958, les relations entre le gouvernement cambodgien et la nouvelle junte thaïlandaise commencèrent à s'aigrir. On s'avisa à Phnom-Penh que la police thaï avait occupé le temple de Preah Vihear après en avoir chassé les gardiens et cette affaire devint la pomme de discorde entre les deux pays. Ce monument angkorien, fondé par Yaçovarman à la fin du IXeme siècle, est situé au sommet de la falaise de la chaîne des Dangrek qui constitue la frontière nord du Cambodge et, selon la carte annexée au traité frontalier franco-siamois, se trouve incontestablement en territoire khmer. Jusqu'alors Preah Vihear, difficile d'accès du côté cambodgien, très isolé du côté siamois, à l'écart de tous les circuits touristiques, n'était guère connu que des archéologues de l'Ecole française d'Extrême-Orient. Mais pour les dirigeants de Phnom-Penh et de Bangkok, ce monument assez ruiné acquit soudain une importance artistique et politique extraordinaire, à tel point qu'il fut comparé à la cathédrale de Strasbourg!

Le 12 juillet 1958, le prince Sihanouk fait une visite éclair à Bangkok pour y rencontrer le roi et quelques dirigeants. Elle sera suivie, le 16 août, de l'ouverture de conversations dans la capitale thaïlandaise, entre les délégations des deux pays qui auront à chercher un motus vivendi dans le litige sur Preah Vihear. Mais, après deux semaines de discussions, ou plus exactement de double monologue, on admit qu'aucun accord n'était en vue. Les Cambodgiens proposèrent une gestion commune du temple sous réserve que son appartenance à leur pays soit confirmée; les Thaïlandais refusèrent de reconnaître les documents cartographiques annexés au traité de 1907, ce qui ouvrait la porte à une remise en question de la totalité du tracé frontalier. On se sépara sur de larges sourires et le lendemain les autorités de Bangkok lançaient une manifestation contre l'ambassade cambodgienne qui, bizarrement, se prolongea devant l'ambassade américaine...

Deux mois plus tard on en venait aux injures. Chaque jour les dirigeants, les journaux et la radio des deux capitales font assaut d'imagination dans le choix de l'insulte et d'apostrophes dignes de l'antique. On en appelle aux ressources infinies des langues thaï, khmère, chinoise, française et anglaise et on épingle les trouvailles "intolérables à l'honneur national" qui justifient une nouvelle escalade verbale. D'abord surpris, les diplomates occidentaux comptent les coups comme les y invitent des "livres blancs" qui sont d'excellents répertoires des injures. Puis, à bout de souffle, le Cambodge saisit le Conseil de sécurité de "la menace que constitue la concentration d'importantes forces thaïlandaises à sa frontière", et décide de suspendre ses relations diplomatiques avec la Thaïlande, le 28 novembre 1958.

Le secrétaire général des Nations-Unies, Dag Hammarskjoeld, a pris l'affaire très au sérieux et délègue sur place le baron Beck Friis qui parviendra, sans grande difficulté, à calmer les esprits et à rétablir les relations khméro-thaïlandaises le 20 février 1959. Pendant huit mois le climat restera serein et le 11 juin le ministre des affaires étrangères Thanat Khoman viendra même signer à Phnom-Penh un communiqué conjoint réaffirmant les principes de "respect mutuel et de non-ingérence". Mais le 6 octobre, le gouvernement cambodgien décide de porter l'affaire de Preah Vihear devant la Cour internationale de justice et deux jours plus tard on en revient aux échanges d'insultes que pendant la trêve on avait eu le temps de renouveler. Il s'agit désormais d'une sorte de rite dont l'efficacité commence toutefois à s'émousser et qui lasse un peu le public.

Au maréchal Sarit Thanarat reviendra le mérite de rompre la monotonie de cette situation. Dans un discours du 20 octobre 1961, il prend à partie les dirigeants cambodgiens, et Sihanouk en particulier, en usant de termes injurieux qui provoquent une nouvelle rupture des relations diplomatiques à l'initiative du Cambodge. Il faut souligner, en outre, que depuis plusieurs mois la propagande thaïlandaise s'évertuait à présenter le petit royaume voisin comme une menace qui justifierait une intervention militaire préventive. Selon certaines informations, il est d'ailleurs probable que les services spéciaux américains poussaient les extrémistes thaïlandais à une action militaire dont ils auraient préparé les plans.

Jamais le prince Sihanouk ne pardonnera les insultes de Sarit Thanarat dont la mort le 8 décembre 1963 sera fêtée à Phnom-Penh, la population étant même invitée à manifester sa joie en arborant un petit ruban rose à la boutonnière! Il englobera d'ailleurs dans une même animosité le général Praphat Charusathien, ministre de l'intérieur, et le docteur Thanat Khoman, ministre des affaires étrangères.

Le 15 juin 1962, la Cour internationale de justice de la Haye rendit son arrêt dans l'affaire de Preah Vihear en déclarant que le temple "est situé en territoire relevant de la souveraineté du Cambodge" et que la Thaïlande est tenue d'en retirer "tous les éléments de forces armées ou de police ou autres". La défense des intérêts cambodgiens avait été confiée à l'avocat américain Dean Acheson (qui devint "un très grand ami" du Cambodge, presque un héros national) et à Messieurs Reuter et Pinto qui seront beaucoup plus discrets. On célébra l'événement comme la plus grande victoire depuis le retour de l'indépendance et le 15 juin deviendra fête légale en 1967. Le prince Sihanouk, imité par quelques courtisans, fit le sacrifice de ses cheveux au Bouddha et le 4 janvier 1963 prit la tête d'un grand pèlerinage national à Preah Vihear que l'on qualifiait pour les besoins de la cause de "plus beau fleuron de l'art khmer".

De son côté, le gouvernement thaïlandais, ulcéré et furieux, contestait le bien-fondé de l'arrêt, manifestait sa mauvaise humeur à l'endroit des pays dont les juges avaient reconnu la validité de la demande cambodgienne, lançait ses troupes en quelques opérations de harcèlement dans la région du temple et le secteur maritime de Koh Kong. C'est ainsi qu'autour de Preah Vihear se cristallisaient toutes les rancœurs accumulées durant des siècles par des générations de mandarins siamois et khmers et le risque de voir l'enjeu dépasser la possession de quelques "vieilles pierres" ne pouvait être écarté. Il ne saurait être exclu que c'est en pleine conscience de ce risque que le Cambodge et la Thaïlande demandèrent une enquête des Nations-Unies sur la situation à la frontière. En octobre 1962 le secrétaire-général de l'ONU chargea le diplomate suédois Nils Gussing d'examiner la situation alternativement à Bangkok et à Phnom-Penh... et dans la mesure du possible à la frontière elle-même.

Or, ni les Cambodgiens, ni les Thaïlandais ne désiraient que des enquêteurs internationaux circulent dans ces régions où s'entremêlaient quelques accrochages de soldats réguliers, des incursions de "Khmers sereï", le va-et-vient de petites bandes de pirates, les courants de contrebande, l'un "officiel" et l'autre clandestin. Il était en outre inutile que des étrangers puissent constater que, de part et d'autre, les militaires n'avaient aucunement l'intention de transformer leurs escarmouches folkloriques en véritable guerre. Tout cela, Nils Gussing le comprit fort bien et joua le rôle qu'on attendait de lui, à savoir éviter ici et là que les outrances de langages ne provoquent une de ces réactions violentes et soudaines inhérentes au comportement des peuples et de leurs dirigeants en cette partie du monde. Beaucoup plus qu'à une problématique et à coup sûr fugitive réconciliation le médiateur suédois avait en somme à aider la Thaïlande et le Cambodge à ne pas commettre l'irréparable.

Périodiquement, en janvier 1964, en août 1966, en juillet 1967, à plusieurs reprises en 1969, le prince Sihanouk proposera à la Thaïlande la signature d'un pacte de non-agression et la reconnaissance de la frontière actuelle entre les deux pays. Mais jamais le gouvernement de Bangkok ne répondra à ses avances.

Une fois encore, en 1966, les Nations-Unies auront à intervenir dans la brouille khméro-thaïlandaise. Le 3 avril, l'état-major cambodgien annonce qu'une unité thaïlandaise a occupé Preah Vihear et massacré cinq prisonniers khmers. Trois jours plus tard un communiqué affirme qu'une brillante opération a permis de reprendre le temple. En réalité on ne connaîtra jamais la vérité sur cette affaire que sans désemparer le Cambodge a soumise à l'ONU. Certes, il y a eu un incident entre soldats cambodgiens et thaïlandais à Preah Vihear, ou dans les parages, mais, selon certaines indiscrétions, il aurait été dû à une banale dispute pour une question de troc ou de femmes. Toujours est-il que la Thaïlande demanda au secrétaire général des Nations-Unies l'envoi d'observateurs et que le Cambodge s'y déclara également favorable.

En août 1966, un troisième diplomate suédois, le baron Herbert de Ribbing, représentant personnel de M. Thant, est chargé de donner satisfaction à ces deux pays dont l'interminable querelle aux rebondissements incompréhensibles commende à exaspérer toutes les organisations internationales. Sihanouk lui confirme que la reprise des relations diplomatiques avec la Thaïlande passe par la signature d'une déclaration conjointe de respect de la frontière commune. Thanat Khoman ne veut pas entendre parler de cette déclaration sans une étude "du problème du tracé de la frontière". Pendant dix-huit mois, avec un dévouement et une patience exemplaires, le baron de Ribbing fera la navette entre Bangkok et Phnom-Penh, écoutant les réquisitoires et colportant propositions, suggestions et refus. A son départ, le 25 février 1968, aucune perspective de réconciliation n'était en vue, mais la tension était retombée à un niveau normal qu'elle conservera jusqu'au coup d'Etat du général Lon Nol.

Il est certain que la dispute entre le Cambodge et la Thaïlande avait été constamment envenimée par l'action conjuguée d'Américains "bien tranquilles" installés à Bangkok et des extrémistes du mouvement pan-thaï. Elle comportait aussi un élément passionnel qui fut l'hostilité personnelle opposant le prince Sihanouk et certaines personnalités thaïlandaises, en particulier Sarit Thanarat, Thanat Khoman et Praphat Charusathien. Mais on ignore que, de son côté, la Chine prêcha toujours la patience et la modération à Phnom-Penh car Pékin sait très bien que le gouvernement thaïlandais est trop avisé pour se lancer dans une politique anachronique de conquête territoriale alors que le protecteur américain doit, à brève échéance, se retirer du Sud-Est asiatique.

En réalité, par-delà les échanges d'injures sur les ondes, et de coups de feu à la frontière, on ne doit pas oublier que le contentieux khméro-thaïlandais est essentiellement féodal et peut être liquidé le jour où les deux pays auront des gouvernements démocratiques tournés vers l'avenir.

Charles Meyer

Pages 273, 274, 275, 276, 277, 278, 279 et 280 du livre "Derrière le sourire khmer" (écrit en 1971)

Le livre "Derrière le sourire khmer"

Le livre "Derrière le sourire khmer"

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 15:00

Giles Ji Ungpakorn nous donne son avis sur la succession dans cet article:

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https://uglytruththailand.wordpress.com/2014/12/13/wachiralongkorn-should-not-be-the-future-king-thailand-should-be-a-republic/

 

Dans cette période où le vieux roi de Thaïlande est presque mourant, le prince Wachiralongkorn est préparé à être le prochain roi. Par conséquent, son caractère et son comportement devraient être des questions d'intérêt public.

Wachiralongkorn n'a jamais été très bon à l'école ou au collège. Peut-être qu'il n'avait aucun intérêt pour les études. Mais un chef d'État devrait prendre une participation dans la société et être en mesure de tenir une conversation intellectuelle raisonnable avec les politiciens de Thaïlande ainsi que des autres pays. Wachiralongkorn ne peut pas faire cela. C'est un idiot égocentrique. Il suffit de se renseigner auprès de la communauté diplomatique à Bangkok.

Un chef de l'Etat devrait avoir les bonnes manières de base lorsqu’il se conduit en public. Pourtant Wachiralongkorn est connu pour avoir conduit son jet sur la piste à l'aéroport international de Bangkok dans le but de bloquer celui du Premier ministre japonais. Cela à cause de la rancune personnelle d'une femme. Ensuite, lors d'un dîner de haut niveau en Thaïlande, Wachiralongkorn a permis à son chien, "le Maréchal Fufu de l'Air Force" de monter et descendre de la table d'honneur, renifler et lécher la nourriture dans les assiettes des invités thaïlandais et étrangers. Il ne lui est pas monté à l'idée que c'était un problème.

Mais plus important encore, si Wachiralongkorn devait être le prochain roi, ce serait une insulte, une claque au visage, à plus de 35 millions de femmes thaïlandaises.

Le fait que Wachiralongkorn tombe en amour ou dans la luxure avec beaucoup de femmes n'est pas un problème en soi. S'il veut prendre des photos de ses femmes nues et les garder pour lui, c'est une affaire personnelle entre elles et lui. Mais son comportement remet en question son respect fondamental pour toute personne et en particulier les femmes.

Des millions de Thaïlandais et d'étrangers ont vu la vidéo de Wachiralongkorn avec sa désormais ex-épouse. Ils boivent du vin et mangent devant une piscine. Elle est nue et il est tout habillé. Pas de comptabilité pour le goût, pourrait-on dire. Mais cela va bien au-delà. Les serviteurs sont en grand uniforme et il y a des gens qui prennent des vidéos et des photos. Wachiralongkorn demande à son ex-femme sur le sol, nue, à prendre du gâteau, comme s'il nourrissait un chien. Des millions de Thaïlandais ont vu toute une couvée de photos nues de ses diverses autres copines. C'est un porc sexiste et arrogant. Il n'a pas une once de respect pour les femmes. Il les abuse grâce à son pouvoir et son argent. Et son argent est tiré de la richesse collective du peuple thaïlandais.

Quand on voit les photos nues de ses femmes, il ne faut pas oublier qui a le pouvoir sur elles. Pardonnez leurs erreurs. Poser nue pour montrer son beau corps n'est pas immoral, ni un péché. Mais pourquoi ces images sont diffusées au public thaïlandais sur l'Internet? Il est difficile de deviner ce qui se passe dans l'esprit dépravé de Wachiralongkorn. Il est tellement aliéné qu'il ne sait pas comment respecter le reste du monde. La publication de ces images n'est pas un accident. Elles ont été dévoilées à intervalles réguliers depuis des années. Peut-être qu'il veut détruire leur dignité et leur montrer qu'il est le patron. Peut-être qu'il veut montrer qu'il peut "baiser" toutes les belles femmes. Peut-être qu'il sent qu'il est si puissant que personne ne peut le toucher et il peut faire ce qu'il veut. En d'autres mots, il n'en a rien à foutre.

Wachiralongkorn a divorcé de sa femme actuelle pour une nouvelle petite amie. Beaucoup s'attendent à voir des photos d'elle nues bientôt sur l'Internet. Il n'y a aucun moyen de savoir si cela se produira, mais cela serait en accord avec son caractère.

N'oubliez pas que sa mère, la reine, regarde son fils avec tendresse et pardonne tout. Ils sont proches. Sa mère et une de ses filles soutenaient ouvertement le PAD semi-fasciste ainsi que la foule anti-démocratique de Sutep. Son père, le roi, est resté muet comme d'habitude, refusant de critiquer son fils. Il s'agit d'une riche et sale famille dysfonctionnelle, comme la plupart des familles royales. Nous devrions nous débarrasser de la plupart d'entre eux et cela inclue la toute aussi parasitaire Princesse Couronnée Sirintorn.

N'oubliez pas qu'en Thaïlande, les gens sont obligés de se coucher et de montrer du respect au chef de l'État. Les gens doivent se prosterner et utiliser la langue royale. Ils doivent payer des impôts pour soutenir le riche style de vie de la famille royale. Ils doivent attendre dans les embouteillages que la famille royale soit passée.

Ce qui est pathétique, c'est que Taksin ait encouragé des illusions parmi les chemises rouges comme quoi Wachiralongkorn serait un "roi démocratique". C'est une absurdité totale. Wachiralongkorn ne se soucie pas de la politique ou de la société. Il ne se soucie que de ses intérêts égoïstes.

Wachiralongkorn ne devrait pas être le prochain roi parce que la Thaïlande devrait être une République.

Srirat, l’ex-femme de Wachiralongkorn

Srirat, l’ex-femme de Wachiralongkorn

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 00:38

Un article du site internet "Thai Political Prisoners"

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http://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2014/12/06/who-supports-the-military-dictatorship/

 

Comme la plupart des lecteurs le savent, le gouvernement des États-Unis est censé avoir arrêté son assistance militaire pour la Thaïlande à la suite du coup d'Etat militaire le 22 mai 2014.

Selon un article du Foreign Assistance Act, promulguée en 1961, les États-Unis sont tenus de suspendre leur aide étrangère à tout pays qui subit un coup d'Etat militaire. La loi, selon son texte, "limite l'assistance au gouvernement de tout pays dont le dirigeant d'un gouvernement dûment élu est renversé par coup d'État militaire ou un décret."

Lorsque le coup d'Etat militaire a eu lieu en Egypte, ce décret a été beaucoup discuté aux États-Unis.

Mais que se passe vraiment en Thaïlande?

Truthout, une agence critique et indépendante de nouvelles, a étudié cette question. Selon son analyse sur l'assistance militaire des États-Unis à la Thaïlande:

Dans les six mois qui ont suivis le coup d'Etat militaire en Thaïlande, les États-Unis ont exporté des dizaines de millions de dollars d'équipement militaire au gouvernement non élu du pays. Cette conclusion est fondée sur une nouvelle analyse des données d'exportation du "US Census Bureau" menées par Truthout.

Truthout continue d'observer que:

Les dossiers, parcourus depuis septembre dernier, montrent que depuis le coup d'État du 22 mai 2014, les États-Unis ont livrés 11 millions de dollars de pièces d'aéronefs militaires, plus de 1 million de dollars de pièces détachées pour missiles guidés et trois hélicoptères UH-60 Blackhawk valant plus de 40 millions de dollars.

Et il est ajouté que la livraison des armes pouvant être utilisés contre des manifestants ou des dissidents internes a continué:

Les États-Unis ont continué à livrer des armes au gouvernement thaïlandais. Durant le mois qui a suivi la prise de pouvoir par l'armée thaïlandaise, le gouvernement américain a exporté plus de 1 million de dollars de pièces et accessoires pour les fusils mitrailleurs et a continué à exporter des centaines de fusils d’assaut ainsi que des fusils de snipers depuis le coup d'Etat de mai dernier.

En outre, l'agence médiatique note que:

Lorsque l'armée thaïlandaise a pris le contrôle de la Thaïlande, le Département d'Etat a suspendu 4,7 millions de dollars de son aide au pays. Cependant, le Département d'Etat a continué d'approuver les ventes d'armes à la Thaïlande. L'exemple le plus récent a eu lieu en septembre dernier, quand la vente de neuf hélicoptères UH-72A Lakota ainsi que des pièces connexes et un service d'entretien, tout cela coutant 89 millions de dollars, a été approuvé. Le Département d'Etat a également demandé au Congrès d'approuver une aide étrangère de plus de 11 millions de dollars pour la Thaïlande en 2015, y compris 900 000 dollars d'aide militaire.

Le rapport conclut que "les livraisons d'armes américaines vers la Thaïlande sont peut-être illégale en vertu du droit des États-Unis".

Vente d'armes US à la Thaïlande

Vente d'armes US à la Thaïlande

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 15:01

Déclaration commune des organisations de la société civile et des syndicats coréens:

Il n'y a rien à attendre du Sommet commémoratif ASEAN-République de Corée de 2014 qui a eu lieu en présence des principaux acteurs de coup d'Etat militaire en Thaïlande.

Dans le Sommet commémoratif ASEAN-République de Corée qui a eu lieu le 10 décembre 2014 à Busan, en Corée, l'un des participants était Prayut Chan-ocha, qui a organisé le coup d'Etat militaire de mai 2014 et est devenu le nouveau premier ministre de la junte militaire. Les organisations de la société civile y compris les organisations coréennes du travail étaient fortement contre la participation au Sommet de Prayut, qui a été sévèrement critiqué par la communauté internationale pour sa prise du pouvoir par un coup d'Etat militaire et les arrestations arbitraires des citoyens opposé au coup d'Etat.

Le coup d'Etat militaire en Thaïlande menace sensiblement la démocratie non seulement en Thaïlande mais aussi dans l'ensemble de la région asiatique. L'histoire démontre clairement que ceux qui ont pris le pouvoir par la violence sans élections équitables ont toujours recouru à des pouvoirs répressifs pour leur propre intérêt et non pas celui des citoyens. Si la Corée et l'ASEAN ne parviennent pas à s'opposer vigoureusement au coup d'Etat militaire, cela conduira à une reculade de la démocratie qui a été dure à obtenir via les sacrifices de nombreux asiatiques.

Ce n'est pas seulement à propos de la Thaïlande. Tous les Etats membres de l'ASEAN ainsi que la Corée ont été invités à intensifier leurs efforts dans l'amélioration de la démocratie et des droits humains. À cet égard, il va sans dire que la démocratie et les droits humains doivent être inclus dans le principal ordre du jour du Sommet. Toutefois, dans le site web officiel du Sommet, il n'y a aucun ordre du jour du Sommet sur les questions de démocratie et de droits de l'homme.

Les travailleurs immigrés des pays de l'ASEAN sont expulsées de force par le gouvernement coréen après avoir vus leurs salaires impayés. Les préoccupations sur les droits de l'homme et des abus envers les travailleurs et les résidents des pays de l'ASEAN par le gouvernement coréen ou les entreprises coréennes ont été régulièrement soulevées.

Lorsque les questions des droits de l'homme sont ignorées, aucun véritable "partenariat" n'est possible.

Les sociétés civiles coréennes et asiatiques se souviennent des prisonniers de consciences de la Thaïlande qui ont été mis derrière les barreaux simplement parce qu'ils étaient contre le coup d'Etat militaire. Ce que nous voulons entendre de la part des dirigeants de la Corée et de l'ASEAN ne sont pas les questions sur l'effet économique négligeable du Sommet. Nous leur demandons de clarifier leur position vis-à-vis du récent coup d'Etat militaire en Thaïlande. Lorsque les gens de conscience sont privés de liberté, le slogan officiel du Sommet "Bâtir la confiance, apporter le bonheur», n'est qu'une phrase vide de sens.

Le 10 décembre 2014

Signé par 13 ONG de Corée du Sud

- Les partisans des lois d'intérêt public

- Civilian Military Watch

- Human Rights Law Foundation Gong Gam

- Confédération coréenne des syndicats

- Union coréenne des travailleurs médicaux et de la santé

- Maison coréenne pour la Solidarité Internationale

- Avocats coréens pour les droits de l'homme et l'intérêt public

- MINBYUN - Avocats pour un Comité de solidarité international de soutien aux sociétés démocratiques

- Nanum MunHwa (Activités mondiales pour la paix)

- Paix et Solidarité avec la Palestine en Corée du Sud

- Solidarité populaire pour la démocratie participative

- Groupe SARANGBANG des droits de l'homme

- Solidarité des travailleurs

 

Contacts:

Hyun Phil Na,

Directeur exécutif adjoint, KHIS (http://www.khis.or.kr)

Khis21@hanmail.net

Lien:

https://www.facebook.com/notes/international-solidarity-for-thailand/10-december-2014-the-joint-declaration-of-korean-civil-society-labor-organizatio/867608233271138

Drapeau de la Corée du Sud

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 01:06

Une interview de Thaweeporn Kummetha

Lien:

http://prachatai.org/english/node/4574?utm_source=dlvr.it&utm_mediumes

 

A l'occasion de la Journée internationale des droits de l'homme le 10 Décembre, l'ambassade française à Bangkok a offert un prix aux avocats thaïlandais des droits de l'homme qui ont fourni une assistance juridique aux personnes touchées par le coup d'Etat militaire de 2014.

C'est la première fois que l'ambassade de France a donné un tel prix. La remise des prix a eu lieu le soir du 9 décembre à la Résidence française. L'ambassade a expliqué dans son communiqué de presse publié la semaine dernière que la promotion des droits humains est une des priorités de la France et de l'Union Européenne.

Depuis plus de six mois que le centre a été établi, ce petit organisme, composé de six avocats à temps plein, a fourni une assistance juridique et une représentation aux clients dans des affaires liées au coup d'État et aux violations des droits de l'homme. Par exemple, ils ont représentés et assistés des personnes arrêtées pour avoir protesté contre le coup d'Etat, des gens qui ont été arrêtés et inculpés en vertu de l'article 112 (la loi de lèse-majesté), et des personnes qui ont été convoqués par l'armée.

Thaweeporn Kummetha, du journal en ligne Prachatai, a interviewée Yaowalak Anupan, la présidente et co-fondatrice du centre des avocats thaïlandais des droits de l'homme, et lui a demandée d'expliquer les obstacles auxquels ces avocats sont confrontés lorsqu'ils travaillent pour les droits humains à une époque où la Thaïlande est privée de ces droits.

Thaweeporn Kummetha: Êtes-vous heureuse d'avoir reçu ce prix?

Yaowalak Anupan: Oui, nous sommes tous très heureux. Il nous donne le courage moral de continuer à travailler et à lutter sans être dissuadés comme avocats malgré la loi spéciale et le fait de faire face à de nombreux obstacles.

Thaweeporn Kummetha: Pourquoi pensez-vous que le centre a obtenu le prix?

Yaowalak Anupan: Peut-être parce que nous sommes l'une des peu nombreuses organisations qui travaillent directement et largement avec les personnes touchées par le coup d'Etat. Le gouvernement a utilisé beaucoup de pouvoirs spéciaux. La situation est inhabituelle, mais nous essayons de faire notre mieux pour s'assurer que tout le monde a accès aux droits fondamentaux.

Thaweeporn Kummetha: Vous êtes-vous sentis en insécurité ou avez-vous eu peur de travailler comme avocats dans cette situation?

Yaowalak Anupan: Oui, nous sentons que nous sommes surveillés par les gens au pouvoir. Cependant, nos avocats n'ont pas peur de ce pouvoir. Nous insistons sur le fait que nous continuerons à travailler professionnellement.

Thaweeporn Kummetha: Vos avocats ont été menacés ou intimidés?

Yaowalak Anupan: Non, nous n'avons jamais été menacés. Mais un avocat a autrefois été appelé "l'avocat des bandits." L'avocat était allé visiter une personne arrêtée et détenue pour avoir fait le symbole anti-coup. Un militaire a alors appelé cet avocat "l'avocat des bandits" Les soldats ne comprennent pas les droits fondamentaux des suspects. Ils ne comprennent pas que tout suspect est innocent si le tribunal n'a pas trouvé les coupables. Les suspects ont également le droit de voir un avocat.

Thaweeporn Kummetha: Comment ce centre a été créé? Quelle était votre pensée à cette époque?

Yaowalak Anupan: Nous l'avons créé deux jours après le coup d'Etat. J'ai eu cette idée le 23 mai suite à une protestation contre le coup d'Etat en face du Bangkok Art and Culture Centre lors de laquelle quelques personnes ont été arrêtées. Après cela, l'armée a convoqué les gens pour se signaler. Donc le 24 mai, nous nous sommes réunis et avons établi le Centre des Avocats Thaïlandais pour les Droits de l'Homme. Tous les avocats sont anti-coup d'Etat. Au début, la plupart d'entre nous étaient des jeunes avocats, et les avocats chevronnés nous ont rejoints plus tard.

Nous avons pensé qu'en ces temps difficiles, il y avait tellement de limitations des droits et libertés. Les médias et les universitaires sont harcelés. Donc, nous, en tant que juristes, pensions que nous devrions faire quelque chose.

Nous devons remercier les nombreux organismes qui nous soutiennent, comme iLaw, Cross Cultural Foundation, la Commission internationale des juristes, les Nations Unies, l'Union européenne, l'ambassade britannique, l'ambassade du Canada, entre autres.

Nous avons maintenant six avocats à temps plein et environ 10 bénévoles. Notre organisation est en croissance rapide parce que nous sommes très travailleurs. En outre, il y a de nouveaux travaux tous les jours, ou en d'autres termes, il y a de nouvelles personnes détenues et arrêtées tous les jours. Nous sommes également une unité se déplaçant rapidement pour arriver sur place.

Thaweeporn Kummetha: Lorsque vous avez établi le centre, avez-vous jamais pensé que cela durerait si longtemps, il y a plus de six mois depuis le coup d'Etat a eu lieu?

Yaowalak Anupan: Au début, je ne pensais pas que cela durerait aussi longtemps. Je pensais que ce serait juste une action ponctuelle et que nous allions plus tard être moins occupés de jour en jour. Cependant, des gens continuent d'être arrêtés tous les jours. La junte utilise encore des mesures sévères pour réprimer les dissidents. Nous ne pensions pas que nous aurions beaucoup de travail comme aujourd'hui.

Thaweeporn Kummetha: Comme avocate travaillant normalement dans un tribunal civil, faites-vous face à des difficultés lors de votre travail devant un tribunal militaire?

Yaowalak Anupan: Il est assez difficile d'accéder aux fichiers des accusés. Normalement, à la cour de justice, les avocats peuvent copier tous les documents, mais,  à la cour militaire, nous ne le pouvons pas. Dans un tribunal civil, les accusés disposent de leur dossier le jour où ils sont inculpés, mais dans tribunal militaire, ils ne le reçoivent qu'un mois plus tard. Cela fait qu'il est plus difficile et plus lent pour les accusés d'obtenir justice.

Thaweeporn Kummetha: Comment voyez-vous vos collègues avocats et les autres organisations d'avocats ainsi que leurs rôles après le coup d'Etat?

Yaowalak Anupan: Les avocats de certaines organisations d'avocats professionnels servent ce pouvoir antidémocratique. Nous les exhortons à revoir leur rôle et à adhérer au code de déontologie des avocats. Au cours des dernières années, les organisations professionnelles n'ont pas suivi la loi, mais ont contribué à détruire la constitution. Ils devraient se demander s'ils sont encore des avocats qui s'en tiennent à la loi ou non.

Thaweeporn Kummetha: Quelles sont plus grandes préoccupations du centre concernant la situation des droits humains en Thaïlande?

Yaowalak Anupan: Premièrement, l'utilisation de la loi martiale qui autorise le fait de détenir une personne pendant plus de sept jours sans déclarer ses allées et venues et sans lui donner l'accès à un avocat. La loi martiale est faite pour être utilisée en temps de guerre, mais la junte l'utilise actuellement afin de réprimer les dissidents. Nous exhortons la junte à lever la loi martiale.

Deuxièmement, les civils ne doivent pas être jugés par des tribunaux militaires.

Les avocats thaïlandais pour les droits de l'homme ont reçu un prix des droits de l'homme de l'ambassade de France
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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 11:29

Au cours des dernières semaines, de plus en plus d'incidents signalés de harcèlement, fouille en public, détention et intimidation suggèrent qu'une campagne organisée par la police, vise les touristes et les ressortissants étrangers.

Même s'il est difficile de vérifier ou corroborer plusieurs des affirmations, le grand nombre de plaintes soulevées dans les forums en ligne, les blogs et les journaux, indiquerait un niveau bien au-dessus de la normale de ces incidents.

"Il semble que cela soit de pire en pire, beaucoup d'amis ont été arrêtés et harcelés, en particulier autour du quartier de Thong Lor," a déclaré un étranger vivant à Bangkok et qui a requis l'anonymat par crainte de nouveaux harcèlements.

Un groupe privé sur Facebook a partagé ces histoires et certains membres affirment avoir été arrêtés, fouillés, menacés d'arrestation et s'être vu parfois demandé de l'argent.

Un expatrié résidant vivant dans le quartier de Phra Khanong temoigne qu'alors qu'il rentrait du 7-Eleven à 18 heures, un homme portant des vêtements civils lui a ordonné de s'arrêter. Craignant qu'il ne s’agisse d'une arnaque, il a continué à marcher. À ce moment l'homme a saisi son bras et lui a dit:

"Vous avez agi de façon suspecte... Je veux voir votre passeport".

Les policiers ont refusé de reconnaitre une photocopie de son passeport et voulaient lui faire passer un test d'urine. Ils l'ont finalement condamné à une amende de 100 baths pour ne pas avoir son passeport sur lui et l'ont libéré.

Il y a de nombreux rapports similaires dans le quartier de Thong Lor. Un autre expatrié a affirmé que la police l'a embarqué au commissariat de police de Thong Lor pour un test d'urine. Alors qu'il ne pouvait pas uriner, les policiers l'ont forcé à boire quatre litres d'eau et pressés avec force sa vessie afin de le faire uriner et touché son pénis.

Un autre étranger a été emmené dans un poste de police où un agent lui a dit qu'il voulait voir son téléphone, puis a lu tous ses messages et SMS et a refusé de le lui rendre.

Plusieurs touristes ont été contraints de passer des tests d'urine.

Dans une lettre au Bangkok Post, une femme, Reese Walker, a décrit son "cauchemar de vacances en Thaïlande". Walker a expliqué que peu après son arrivée à Bangkok, elle se trouvait dans un taxi avec son fiancé quand ils ont été arrêtés par la police qui leur a ordonné de sortir de la voiture. Sans rien dire, les policiers les ont soumis à "une fouille effrayante et humiliante à côté de la route." Ils ont finalement été autorisés à s'en aller. La nuit suivante, ils marchaient près de l'intersection d'Asoke et la même chose s'est reproduite. Les policiers se sont moqués d'eux et ont ordonné à son fiancé de passer un test d'urine. "C'est notre première et dernière visite en Thaïlande. L'atmosphère est intimidante et oppressante".

"Le harcèlement des touristes est inacceptable. Je recommande aux touristes de ne pas visiter ce pays dont la police pratique des arrestations au faciès selon des critères raciaux" a-t-elle ajouté.

Il semble qu'il y ait une politique de plus en plus importante de harcèlement des visiteurs occidentaux et des résidents à Bangkok.

Des touristes sont maintenant régulièrement arrêtés par la police de Bangkok, où ils sont interrogés, fouillés, et doivent donner des échantillons d'urine. Cette politique de contrôles par la police est devenue tristement célèbre dans les zones touristiques de Thong Lor et Lupini. Les Occidentaux sont régulièrement arrêtés au hasard dans la rue et dans les taxis. Les interpellations ont lieu jour et nuit. Des étrangers non-blancs, y compris des expatriés japonais ont également déclaré avoir été arrêtés par la police.

Il est recommandé aux touristes de visiter le pays avec un ami parlant le thaï car il y a peu de chances que la police fournisse un traducteur en cas d'arrestation.

Sources:

http://bangkok.coconuts.co/2014/12/04/surge-reported-police-harassment-suggests-campaign-targeting-tourists-expats

et

http://www.theglobaldispatch.com/police-scam-tourists-in-thailand-under-pretence-of-drug-testing-76550/

Bangkok: un touriste fouillé par des policiers thaïlandais

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