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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 07:48

Prachatai rapporte qu'une autre victime de la draconienne loi de lèse-majesté vient d'être condamnée.

Akradet E. était un étudiant en génie de troisième année à l'Université de Technologie de Mahanakorn sans histoire jusqu'a qu'un "ami facebook" ait prétendu qu'il avait posté des remarques contre la monarchie. Ces accusations faisaient suite à un conflit en ligne avec cet "ami facebook" sur la politique.

La plainte a été déposée en mars 2014 et Akradet a été arrêté le 18 juin par plus de 10 agents de police qui ont fait irruption dans son dortoir à Mahanakorn et confisqué tous ses appareils électroniques.

La liberté sous caution lui a été refusée cinq fois avant qu'il ne soit condamné.

La Cour pénale a stipulé qu'il n'y avait aucune raison de modifier le refus de libération sous caution car le défendeur est un adulte instruit qui connaissait la portée de ses actes et sa détention empêchait toute fuite possible." Cela est habituel dans les cas de lèse-majesté, mais il y avait peu de preuves présentées pour ce risque dans le cas d'Akradet.

Le 11 septembre dernier, le procureur l'a inculpé pour avoir violé les crimes de lèse-majesté et ceux sur les lois informatiques. Akradet a été accusé d'utiliser le nom d'utilisateur facebook "Uncle Dom also loves the king" et d'avoir posté des commentaires lèse-majesté. L'accusation en vertu de l'article 14 de la Loi sur les crimes informatiques portait sur le téléchargement d'un contenu illégal dans un système informatique.

Le 30 septembre 2014, après avoir d'abord plaidé non coupable, Akradet a ensuite plaidé coupable suite à un "discours de réconciliation" avec les militaires.

La Cour a rendu son verdict le 4 novembre 2014, le condamnant à 5 ans de prison, une peine réduite de moitié pour son plaidoyer de culpabilité.

Source:

https://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2014/11/04/another-lese-majeste-jailing/

Dessin de Shucking Korn

Dessin de Shucking Korn

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 12:30

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Lien:

http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/11/09/thailand-25-years-after-the-end-of-the-berlin-wall/

 

La fin de la guerre froide, symbolisée par la destruction du mur de Berlin il y a 25 ans, a eu un impact politique sur la Thaïlande et ses effets sont encore visibles aujourd'hui dans la crise actuelle.

La destruction du mur de Berlin a été le dernier clou dans le cercueil du Parti Communiste maoïste de Thaïlande (PCT). Le parti était déjà en déclin en raison de la désillusion des étudiants qui l'avaient rejoint dans la jungle et les montagnes après le bain de sang du 6 octobre 1976. Les étudiants étaient mécontents de la nature autoritaire du parti. Un autre facteur dans le déclin du PCT a été le nouvel alignement international où la Chine a amélioré ses relations avec la junte thaïlandaise et les Etats-Unis en devenant hostile à la Russie et au Vietnam.

Ceux qui ont quitté les fiefs du PCT dans la jungle et sont retourné vers la société tout en restant politiquement actif, se sont repartis dans trois principaux groupes.

Le premier groupe s'est finalement intégré dans le Parti Thai Rak Thai de Taksin (TRT) et les Chemises rouges. Ils ont été attirés par des politiques pro-pauvres du TRT et la politique stalinienne-maoïste d'alliances avec les "hommes d'affaires progressistes" a contribué à légitimer leur alliance avec Taksin. Pumtam Wechayachai, un homme politique de premier plan du TRT, se vantait qu'ils avaient maintenant "pris le pouvoir de l'Etat" sans les privations de la vie dans les camps de la jungle. Aussi bien Weng que Tida, les deux dirigeants des Chemises rouges de l'UDD, ont été auparavant de hauts responsables du PCT.

Le deuxième groupe de militants a organisé des ONG et tourné le dos à la grande politique de l'image. Leur but était de faire pression sur les élites et d'utiliser des fonds étrangers pour aider les villageois pauvres. Ils ont rejeté l'idée de la nécessité d'un parti politique progressiste, estimant que tous les partis ont tendance à l'autoritarisme. Ils ont également rejeté la démocratie représentative et voulaient ignorer l'état. Ces idées anarchistes ont dépolitisé et affaibli les ONG et signifié qu'ils avaient échoué à construire des mouvements de masse ainsi que tout pouvoir politique. Au lieu de cela, leurs ONG fonctionnent comme des petites entreprises autoritaires. Quand le TRT de Taksin est arrivé au pouvoir et a utilisé des fonds publics pour améliorer les conditions de vie des villageois d'une manière significative, les ONG ont été furieuses contre le gouvernement dont la politique faisait que leurs efforts précédents semblaient hors de propos. Mais les ONG ne disposaient pas d'un mouvement de masse ni d'aucune influence politique. Elles ont donc fait une alliance réactionnaire avec les chemises jaunes et ont salué l'intervention de l'armée.

Le troisième groupe de militants qui ont quitté la jungle sont devenu des universitaires. La quasi-totalité d'entre eux ont conclu que "le socialisme est terminé", malgré le fait que ce qui avait vraiment pris fin était le stalinisme et les régimes autoritaires de capitalisme d'Etat en Russie et en Europe de l'Est. Les choix du monde réel n'ont jamais été qu'un choix unique entre le capitalisme d'Etat stalinien et le capitalisme de marché libre. Il y a toujours une troisième possibilité du "socialisme venu d'en bas", représenté par les idées de Marx, Lénine, Trotsky et Rosa Luxembourg. La crise économique mondiale de 2008 l'a très clairement montré de même que l'inégalité croissante qui résulte des politiques néolibérales du marché libre en Chine, au Vietnam et en Europe de l'Est, sans mentionner le reste du monde. Ces universitaires sont devenus des apologistes de droite pour les militaires et certains peuvent maintenant être vus siégeant dans les comités anti-réformes de la junte.

En regardant en arrière au cours des 25 dernières années, il est clair que les chemins des deux côtés; qui les ont conduit à devenir soit des Chemises rouges soit des Chemises jaunes, étaient tous les deux problématiques. Ils ne disposaient pas d'une stratégie socialiste d'autonomisation de la classe ouvrière montante et des petits agriculteurs à travers la construction d'un parti et mouvement de masse indépendant des élites.

Le journal Libération lors de la chute du mur de Berlin (édition du samedi 11 et dimanche 12 novembre 1989)

Le journal Libération lors de la chute du mur de Berlin (édition du samedi 11 et dimanche 12 novembre 1989)

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 09:12

Après avoir refusé toutes les demandes de blocage de comptes Facebook en 2013, en 2014, Facebook a accepté de bloquer l'accès à cinq contenus qui contenaient de la lèse-majesté en Thaïlande.

La raison de ce blocage est qu'un certain nombre d'extraits de ces contenus avaient été rapportés par le Ministère de l'Information et de la Communication de Thaïlande en vertu des lois locales interdisant toute critique du roi.

Selon Prachatai, Facebook aurait déclaré "qu'il n'acceptait que des demandes valides relatives aux affaires pénales et que chaque demande devait avoir un fondement juridique solide...".

Le media social précise également que "le gouvernement thaïlandais a présenté une demande à Facebook pour les données des utilisateurs, mais que la société du réseau social ne s'est pas conformé à cette demande."

PPT considère que Facebook a capitulé face à une loi, celle de lèse-majesté, qui est rejeté à l'échelle internationale comme étant un résidu féodal vicieux.

Source:

https://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2014/11/05/facebook-capitulates/

Facebook capitule devant la junte thaïlandaise
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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 15:01

"La Thaïlande est aujourd'hui une vraie dictature"

Un article de Cordélia Bonal

Lien:

http://www.liberation.fr/monde/2014/10/27/la-thailande-est-aujourd-hui-une-vraie-dictature_1128730

 

Accusé de crime de lèse-majesté par la junte qui a pris le pouvoir, Jaran Ditapichai, l'un des meneurs des Chemises rouges, est en exil à Paris.

Il ne sait pas s’il pourra un jour retourner en Thaïlande. "Là-bas, je suis passible de trois à quinze ans de prison. Pour que j’y retourne, il faudrait qu’il y ait une amnistie, ou qu’un mouvement populaire renverse la junte militaire." Jaran Ditapichai, 69 ans, militant des droits de l’homme en Thaïlande, vit en exil à Paris depuis le 15 juin. Il a déposé une demande d’asile politique. Il connaît bien la France pour s’y être déjà réfugié dans les années 80. Figure du soulèvement étudiant d’octobre 1973 à Bangkok, il avait rejoint le Parti communiste thaïlandais puis, entré dans la clandestinité lors de la répression, avait trouvé refuge à Paris en 1984. Ex-étudiant en philo à la Sorbonne, il en garde quelques bons restes de français. Il est l’un des meneurs des "Chemises rouges", les partisans de l’ex-Premier ministre en exil, Thaksin Shinawatra, renversé par un coup d’Etat en 2006. Homme d’affaires richissime, Shinawatra était aussi détesté par les milieux royalistes et par l’armée que populaire chez les démunis grâce à ses programmes sociaux et ses subventions. Mais il avait aussi entretenu à son profit tout un système de corruption, ce qui lui a valu d’être condamné (Note de Libérez-Somyot: C'est faux, aucun cas de corruption contre lui n'a pu être prouvé, sa condamnation était exclusivement politique).

Après un nouveau coup d’Etat mené par la junte militaire le 22 mai, Jaran Ditapichai a préféré s’exiler, laissant femme et enfant à Bangkok, plutôt que de risquer la prison. Déjà sous le coup de mandats d’arrêt, il a été accusé le 27 août par la junte de lèse-majesté. Son crime? Avoir organisé l’année passée une pièce de théâtre pour une cérémonie de commémoration du soulèvement étudiant d’octobre 1973. Pour les autorités, la pièce critiquait la monarchie. Deux étudiants qui y participaient ont depuis été jetés en prison.

En exil, Jaran Ditapichai tente d’alerter les politiques, les ONG, les médias sur la situation en Thaïlande. Situation "complexe", comme il le reconnaît lui-même. "Les touristes qui viennent ne le savent pas forcément, mais mon pays est devenu une vraie dictature militaire, dont le but est de réduire au silence les partis politiques et la tendance antimonarchiste qui avait pris beaucoup d’ampleur depuis quelques années. La junte veut en particulier museler le Pheu Thai ["Pour les Thaïlandais", le parti pro-Thaksin, ndlr], parce qu’elle le sait trop puissant électoralement." Le roi Bhumibol Adulyadej, 86 ans et malade, était de fait de plus en plus ouvertement critiqué.

Attaques systématiques de la junte

Pour faire passer son coup d’Etat, le chef de la junte, et Premier ministre autoproclamé, le général Prayuth Chan-ocha, a, tout en s’arrogeant un pouvoir absolu, promis des élections pour la fin de l’année prochaine et une réforme démocratique. Celle-ci est censée être portée par un Conseil national des réformes, qui s’est réuni pour la première fois mardi. "Je n’y crois pas, ni aux élections ni à la réforme. Ce n’est que mensonge, balaie Jaran Ditapichai. Le Conseil national des réformes est entièrement composé de "Chemises jaunes", c’est-à-dire ceux-là même qui défendent l’élite aristocratique, qui ne croient pas en la démocratie, qui n’ont pas intérêt à la réforme." Avec d’autres opposants, il a créé, en juin, Free Thaïs, l’Organisation pour la Thaïlande libre, les droits de l’homme et la démocratie, qui se veut le centre de ralliement des Thaïlandais, en exil ou non, qui "réfutent la légitimité de la junte militaire et aspirent à une démocratie pleine et entière".

Jaran Ditapichai dénonce les attaques systématiques de la junte contre la liberté d’expression et de réunion politique (la loi martiale, instaurée après les manifestations de fin 2013-début 2014 et qui interdit les rassemblements politiques, est toujours en vigueur). Plusieurs dizaines d’intellectuels, journalistes et militants ont, comme lui, pris la fuite à l’étranger, plus d’une centaine d’autres sont détenus dans des camps militaires. "Les autres, convoqués par la junte, ont été libérés au bout de quelques jours après avoir dû signer un contrat qui les engage à ne pas quitter le pays et à cesser toute activité politique, autrement dit faire allégeance à la junte." Les médias sont sommés de relayer la propagande officielle.

Jaran Ditapichai raconte aussi comment, la semaine dernière, un homme de 67 ans s’est retrouvé accusé de crime lèse-majesté pour avoir gribouillé un commentaire antiroyaliste dans des toilettes publiques d’un centre commercial de Bangkok. Il sera jugé par un tribunal militaire, sans possibilité d’appel ni de libération sous caution. Autre signe de la répression en cours, un musicien s’est vu infliger en août quinze ans de prison pour des propos jugés insultants envers la monarchie postés sur Facebook en 2010 et 2011.

La société thaïlandaise est profondément divisée

"Des voix critiques se font encore entendre à Bangkok, mais timidement, constate Jaran Ditapichai. Les dissidents sont obligés de se cacher. Les débats sont muselés." Dans le même temps, le mécontentement grandit. "Les gens voient bien aussi que l’économie s’effondre. Le prix du riz a chuté de moitié, ce qui pousse certains riziculteurs au suicide. Le tourisme est en baisse." Que peut faire la communauté internationale ? "Plusieurs gouvernements, dont la France, ont fermement condamné le pustch du 22 mai, mais depuis, rien. Il faudrait qu’ils fassent davantage pression. Par exemple, suspendre la livraison des hélicoptères commandés par l’armée thaïlandaise à Airbus [quatre appareils EC725 doivent être livrés à partir de 2015 et sept autres ont été commandés cette semaine, ndlr]."

A l’en croire, "le chemin vers la démocratie reste possible, mais ce sera très difficile. La société thaïlandaise est aujourd’hui profondément divisée entre les Chemises jaunes, c’est-à-dire les partisans des élites au pouvoir, et les Chemises rouges, le petit peuple. Cette ligne de fracture divise les familles, les entreprises, les cercles amicaux. Les Chemises jaunes considèrent qu’ils incarnent le bien et que les Chemises rouges sont le mal. Il faudra beaucoup de temps pour rassembler les gens."

Jaran Ditapichai

Jaran Ditapichai

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 16:04

Traduction d'un extrait révélateur du chapitre 18 du livre "The King Never Smile" de Paul Handley, pages 361 et 362:

"En février 1993, huit anciens lauréats du prix Nobel visitèrent la Thaïlande, en tant que plus proche voisin de la Birmanie, pour montrer leur solidarité [avec Aung San Suu Kyi]. Oscar Arias, l'ancien président du Costa Rica, le Sud-Africain Desmond Tutu, le Dalai Lama du Tibet et cinq autres furent invités par des activistes sociaux thaïlandais à la grande consternation des militaires thaïs. Apres avoir visité un camp de réfugiés birmans dénué de tout, situé à la frontière nord de la Thaïlande, le groupe fut reçu par le Roi Bhumipol. Ils furent abasourdis de l'entendre leur sermonner qu'Aung San Suu Kyi devrait abandonner sa lutte et retourner en Angleterre élever ses enfants et laisser le SLORC (NDT: State Law and Order Restoration Council, le nom de la junte birmane de 1988 a 1997) diriger le pays. Les gouvernements militaires sont bons pour les pays en développement, insista le roi, et il n'y a aucune raison de soutenir l'opposition. Aung San Suu Kyi n'est seulement qu'une fauteuse de troubles.

Ce n'était pas la seule fois que le roi disait des choses de ce genre. Il fit pression sur des diplomates américains et sur des académiciens étrangers pour qu'ils acceptent le SLORC dans le but de ramener la stabilité en Birmanie. De même que les généraux du SLORC, il soutenait de son palais que, puisque Aung San Suu Kyi était mariée à un étranger et qu'elle avait été éduquée à l'étranger, elle ne représentait pas les valeurs traditionnelles birmanes et que donc elle devait retourner en Angleterre chez sa famille."

 

Le chapitre 18 du livre "The King Never Smile" intitulé "May 1992: October 1976 Redux" a été republié par le journal en ligne Asia Sentinel sur le lien suivant:

http://www.asiasentinel.com/society/the-king-never-smiles-book-excerpt/

Le livre "The King Never Smile"

Le livre "The King Never Smile"

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 13:19

Encore plus de répression dans le Sud

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Lien:

https://uglytruththailand.wordpress.com/2014/11/05/more-of-the-same-repression-in-the-south/

 

Le ministre de la Défense de la junte a récemment convoqué une réunion de la sécurité intérieure et demandé au comité gouvernemental de déterminer la politique de la junte pour le sud. Il a annoncé qu'une nouvelle unité de gardes de la marine serait mise en place pour un coût de 1,7 milliards de baht. En plus de cela, il a été annoncé que 2.700 armes automatiques supplémentaires seraient distribués aux bénévoles de défense des villages et que plus de 2000 policiers seraient recrutés dans l'année. Cette politique a été critiquée par certains militants pour la paix.

Le général Prawit Wongsuwan, ministre de la Défense de la junte, a fait une déclaration ridicule comme quoi les soldats auraient été envoyés dans le sud pour "soigner les gens et non pas pour se battre contre n'importe qui". Ce qui ne manquera jamais de nous étonner, c'est le fait que ces têtes d'épingles militaires puissent affirmer ces mensonges éhonté et espérer que les gens les croient.

Depuis 2004, six mille personnes sont mortes lors du conflit sanglant dans le sud, la plupart tués par l'armée et ses mandataires de l'ombre. Il y a environ 150 000 soldats thaïlandais stationnés dans la région.

Le conflit est le résultat de la longue répression de l'État thaïlandais contre les musulmans malais de Patani. L'armée et la police, sous les ordres de diverses administrations, des deux juntes militaires et de gouvernements civils élus, ont commis de graves violations des droits de l'homme à Patani et ces deux institutions perçoivent la population locale comme étant "l'ennemi". L'État thaïlandais traite la zone comme une colonie de Bangkok, imposant la "Thainess" aux gens et interdisant la langue Yawee locale dans les administrations et les écoles.

Pendant ce temps, le général à la retraite et politicien opportuniste, Chawalit Yongjaiyut, s'est rendu à Patani afin de rallumer sa base de soutien là-bas. Il est en faveur d'une zone administrative spéciale de Patani, mais insiste sur le fait qu'il ne peut y avoir aucune autonomie ou indépendance. Chawalit a poursuivi en saluant le coup d'Etat militaire de Prayut et a déclaré que l'armée faisait de "grands sacrifices" pour la nation en faisant un travail désintéressé malgré beaucoup de critiques à l'intérieur et à l'extérieur du pays. Chawalit était autrefois allié au parti Thai Rak Thai de Taksin et était le chouchou de certains groupes d'ONG comme "Friends of the People".

Aujourd'hui Patani est inondé d'armes qui sont entre les mains des soldats, des policiers, des bénévoles de défense des villages et des rebelles anti-gouvernementaux. L'envoi de plus de troupes et de plus d'armes n'est pas la réponse, mais c'est le réflexe habituel des généraux de l'armée étroits d'esprit qui dirigent actuellement la Thaïlande. Ces gens ne sont pas intéressés par la paix. Ils ne désirent que l'asservissement de la population locale ou tout du moins le confinement du conflit grâce à la violence de l'Etat. Ces généraux de pacotille rejettent la capacité des politiciens civils à résoudre la crise et bénéficient également de cette intervention militaire dans le Sud, à la fois politiquement et financièrement.

La paix ne peut être réalisée que par la démilitarisation de la région et le retrait des armes détenues par les soldats et les volontaires du gouvernement. L'idée fixe comme quoi la Thaïlande "doit" être un Etat unitaire doit également être mis au rebut. Cela pourrait préparer le terrain pour les discussions politiques entre les peuples locaux visant à l'autodétermination et à l'autonomie. Cependant, rien de tout cela ne pourra se produire tant que la Thaïlande sera gouvernée par les militaires.

Pour une analyse en profondeur du conflit à Patani lire mon article (en anglais): "La guerre civile sanglante à Patani et le moyen de parvenir à la paix" sur les liens suivants:

http://www.scribd.com/doc/207169526/The-Bloody-Civil-War-in-Patani

ou

http://redthaisocialist.com/english-article/72-academic-papers/440-the-bloody-civil-war-in-patani-and-the-way-to-achieve-peace.html

Des musulmans de Pattani contrôlés par les militaires

Des musulmans de Pattani contrôlés par les militaires

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 13:30

La junte de Thaïlande tente de censurer sur l'internet toutes les révélations sur l'affaire du double-meurtre de Koh Tao.

 

Tous ceux qui dénoncent Warot Tuwichien comme étant le vrai coupable, risquent une condamnation de cinq ans de prison, une peine contre la liberté de parole qui, en Thaïlande, n'est dépassée que par celle de la lèse-majesté.

La famille Tuwichien, qui possède entre autres les hôtels AC Resort et In Touch Bungalows ainsi que les bars AC Bar et In Touch (le dernier bar ou Hannah Witheridge a été vue vivante) ainsi que la plupart des centres de plongés sous-marine de l’ile, est une famille mafieuse multimillionnaire bien protégée et, selon des sources, la mère de Warot serait même une amie de la femme du général Prayuth Chan-ocha, le chef de la junte thaïlandaise. De même que si la famille Tuwichien est aussi importante dans cette ile, c'est parce qu'elle est assujettie au chef de la province de Surat Thani, dont dépend Koh Tao, le politicien mafieux Suthep Thaugsuban, chef du mouvement antidémocratique PDRC qui a ouvert la voix au coup d’Etat qui a renversé le gouvernement démocratiquement élu de Yingluck Shinawatra.

Pour ces raisons, la junte refuse d'admettre que la famille Tuwichien puisse être mêlée au meurtre d'Hannah et de David.

Pourtant, certains faits sont clairs. Il y a un trou noir dans l’emploi du temps de Warot Tuwichien entre le 13 et le 15 septembre. Le 13 au soir, les caméras de surveillance l'ont filmé dans son logement d'étudiants à Bangkok et depuis, rien avant le 15 au soir.

La dernière photo des caméras de surveillance de Warot datée du 13 septembre

La dernière photo des caméras de surveillance de Warot datée du 13 septembre

Il y a quelques jours, le journal "Bangkok Post" affirmait que la famille Tuwichien allait remettre l'ADN de Warot devant la presse. Mais ce même journal a menti en affirmant que les caméras de surveillances de son logement universitaire innocentaient Warot car ces cameras ne prouvent la présence de Warot à Bangkok que le 13, soit au moins 24 heures avant le double meurtre. Warot n’a pas été filmé par les caméras de son logement universitaire entre le 13 (dernier film où il est apparu) et le 15 au soir. De plus, personne à Bangkok ne peut témoigner l’avoir vu entre ces deux dates. Un vol entre Bangkok et Surat Thani dure moins d’une heure. Le double meurtre a eu lieu la nuit du 14 au 15. Ou donc était Warot entre le 13 et le 15 au soir? Un élément de réponse, c’est que le 15 dans l'après-midi, des gens ont aperçu Warot dans l'aéroport de Surat Thani (province dont dépend l'ile de Koh Tao comme nous l’avons précisé ci-dessus) embarquant pour Bangkok. Selon ces témoins, le jeune homme avait l’air paniqué.

Autre arnaque de l’enquête policière, l'ADN de Warot n’a été comparée qu'avec l'ADN trouvé sur le mégot de cigarette fumé par un des Birmans et non pas avec l'ADN du préservatif trouvé près du corps d'Hannah et qui a mystérieusement disparu durant l'enquête. De plus, la police a affirmé 24 heures après la remise de l’ADN de Warot, que celui-ci innocentait le jeune homme alors que 3 jours au moins sont nécessaires pour disposer de résultats lors d’une analyse d’ADN. Mais cela n’est pas vraiment étonnant alors que la BBC elle-même affirme que le père de Warot, Woraphan Tuwichien, n’est pas seulement le maire de l’ile, il est aussi le chef local de la police…

Lien de l’article de la BBC :

http://www.bbc.com/news/uk-29834046

 

Un film d’un homme en train de courir, qui est probablement le meurtrier, a été pris dans l’ile par une caméra de surveillance. Le site d’enquête DSI LA, l’a comparé avec la façon de se mouvoir de Warot Tuwichien.

Comparaisons

Comparaisons

On peut aussi noter que Warot s’est fait faire une coupe de cheveux juste après son retour à Bangkok dans le but d’éviter de ressembler au type filmé par la caméra de surveillance.

Des photos de Warot avant et après sa coupe de cheveux comparés à l’homme en train de courir

Des photos de Warot avant et après sa coupe de cheveux comparés à l’homme en train de courir

Il est aussi intéressant de se demander pourquoi la police thaïlandaise a fait appel à un traducteur d’ethnie royingya musulmane alors que les deux boucs émissaires birmans sont d’ethnie rakhaing bouddhiste. Ces deux ethnies sont originaires de l’Etat Rakhaing en Birmanie et sont connues pour se détester entre elles.

 

Ce que les témoignages disent

 

Selon les témoignages anonymes d'immigrés birmans vivant dans l'ile, ainsi que ceux d'expatriés apeurés, Warot Tuwichien ainsi que cinq de ses amis, l'un d'entre eux étant un policier local connu pour racketter les Birmans, auraient suivis Hannah Witheridge alors qu'elle se rendait du bar à son bungalow en passant par la plage. Le groupe aurait ensuite agressé la jeune fille. David Miller, voyant cela, serait intervenu. Les 6 Thaïlandais avinés l'auraient tué avant de violer Hannah Witheridge à la tournante puis de la massacrer en lui explosant la tête à coup de pierre.

D’autres témoignages anonymes affirment que Warot et sa famille n’en seraient pas à leur coup d’essai en matière de viols. L’oncle de Warot, Montriwat Tuwichien, le gérant de l’AC Bar, avait l’habitude de verser de la drogue dans les verres de ses clientes déjà soules pour les violer en toute tranquillité lorsqu’elles cuvaient dans leurs bungalows.

Le violeur de femmes alcoolisées, Montriwat Tuwichien

Le violeur de femmes alcoolisées, Montriwat Tuwichien

L’ignoble Montriwat est aussi l’un des deux hommes qui ont menacé Sean McAnna, le témoin écossais.

Mais qu'est devenu le complice de Montriwat ? Celui avec qui il avait menacé Sean McAnna 

Sur la photo publiée par Sean McAnna, Montriwat Tuwichian apparait avec un complice moustachu au visage patibulaire.

Montriwat Tuwichian et son complice, en train de menacer Sean McAnna

Montriwat Tuwichian et son complice, en train de menacer Sean McAnna

L'enquêteur de CSI LA a retrouvé l'identité du complice. Son nom est Anutehp Intachart. Il s'agit d'un policier corrompu de l'ile connu pour extorquer de l'argent aux travailleurs birmans. Certains le soupçonnent d'avoir participé au viol d'Hannah Witheridge ainsi qu'à son meurtre ainsi que celui de David Miller. Bien sûr, ce policier pourri n'a pas donné d'exemplaires de son ADN car personne ne lui a demandé de le faire.

Anutehp Intachart

Anutehp Intachart

Cette ordure d'Anutehp Intachart a même un profil facebook:

https://www.facebook.com/profile.php?id=100004413677403&fref=ts

 

Censure sur Facebook

 

Une photo trafiquée, celle d'une affiche "Wanted" concernant Warot Tuwichien, ainsi qu'une page facebook appelant au boycott de l'ile de Koh Tao tant que la justice n'aura pas été rendue, ont été supprimées par la junte.

Etant contre l'injustice sous toutes ses formes, nous avons décidé de publier la photo "Wanted" du site disparu mais qui a été sauvegardée par un expatrié britannique que nous remercions.

La voilà:

Wanted Warot Tuwichien pour le double meurtre de Koh Tao

Wanted Warot Tuwichien pour le double meurtre de Koh Tao

Le lien de la page DSI LA qui est allée très loin dans la recherche de la vérité et qui n’aura de cesse de continuer l’enquête tant que le vrai coupable ne sera pas derrière les barreaux:

https://www.facebook.com/CSILA90210

 

Conclusion

Woraphan Tuwichien, le père de Warot, a été un des organisateurs du PDRC dans la province de Surat Thani et a donc le soutien des militaires. Il aurait donc ordonné aux policiers de détruire le préservatif contenant l'ADN de son neveu et de ramasser un mégot de cigarette dans un endroit de la plage ou les jeunes birmans avaient l'habitude de jouer de la guitare une fois leur travail terminé et de prétendre l'avoir trouvé sur les lieux du crime. Ensuite, Win Zaw Htun et Zaw Lin, les deux jeunes birmans, ont été torturés afin d'extraire des aveux.

Les jeunes birmans sont depuis revenus sur leurs aveux et ont affirmés avoir été torturés.

Malgré tout, ils seront probablement condamnés à mort car il s'agit de protéger la réputation d'une famille mafieuse de Koh Tao.

Woraphan Tuwichien, le parrain de l’ile de Koh Tao

Woraphan Tuwichien, le parrain de l’ile de Koh Tao

Photo: Win Zaw Htun et Zaw Lin, les deux jeunes boucs émissaires birmans

Photo: Win Zaw Htun et Zaw Lin, les deux jeunes boucs émissaires birmans

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 06:42

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Lien:

https://uglytruththailand.wordpress.com/2014/10/31/thailand-enters-the-twilight-zone-of-zombies/

 

Le généralissime Prayut a déclaré que le processus anti-réforme devrait aboutir à une constitution "de style thaïlandais" pour une démocratie "de style thaïlandais". On peut se demander à quel "style thaïlandais" il se réfère. Est-ce la culture thaïlandaise de protestation de masse contre les juntes militaires et l'oppression, qui remonte à la révolution de 1932 et aux soulèvements de masse des années 1970 et 1990? La culture de résistance, comme illustrée par le Parti communiste de Thaïlande ou le mouvement de masse des Chemises rouges, est-elle "de style thaïlandais"?

Mais bien sûr, le Généralissime Zombie estime que le "style thaïlandais" signifie ramper devant la famille royale, l'armée et la classe dirigeante. Pour lui, cela signifie l'impunité pour les assassins de l'Etat et un "système de justice" partial qui enferme les gens pendant des années sous prétexte de lèse-majesté quand ils disent ou écrivent quoi que ce soit contre le statu quo. Cela signifie une police corrompue et un racisme institutionnel contre les travailleurs migrants.

La laide et déprimante vérité sur ce qui se passe en Thaïlande est que les généraux zombies tentent d'élaborer une Constitution zombie et un système politique de zombies qui nous ramènent aux années crépusculaires.

Il est évidemment en accord avec le Roi Zombie, la Reine Zombie et leur famille dysfonctionnelle zombie.

Et ne vous méprenez pas; Les personnes nommées par Prayut disent déjà que la Constitution Zombie ne sera pas soumise à un référendum populaire pour approbation.

Pourtant, les grands médias, les universitaires traditionnels et de nombreux responsables d'ONG parlent et agissent comme si un véritable processus de réforme constitutionnelle et de rédaction se produisait réellement. Ce qui est plus désolant, c'est que Taksin, Yingluk et le Parti Pua Thai font la même chose. Ils ont probablement tous été infectés et l'ensemble d'entre eux sont comme les morts-vivants.

La vérité sur cette question est ce que nous avons dit dans ce blog pendant des mois; que toutes ces anti-réformes visent à détruire la démocratie parlementaire et s'assurer que les élites militaires et conservatrices disposent d'un droit de veto total sur tous les gouvernements élus et leurs politiques.

On ne pourra jamais dire assez clairement ou assez fort que la Constitution Zombie et toutes les anti-réformes de Zombie devront être complètement mis au rebut lorsque le peuple thaïlandais se lèvera et créera la démocratie pour lui-même. Ce seront des années et de l'argent gaspillés pour maintenir la Thaïlande dans la zone de pénombre. Au lieu d'avancer vers une société plus libre et plus juste, le soutien de la classe moyenne et du Parti Démocrate aux coups d'Etat militaires auront fait perdre des décennies au développement de la Thaïlande et nous ne pouvons pas nous faire d'illusions que le Pua Thai ou les dirigeants chemises rouges de l'UDD, qui sont mariés avec le Pua Thai, feront partie de la solution.

Le Généralissime Zombie

Le Généralissime Zombie

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 14:26

Les autorités de Thaïlande ont recours à la torture aussi bien contre leurs citoyens que des étrangers.

Un rapport publié dans le journal "The Cambodia Daily" indique que trois villageois pauvres de la province de Preah Vihear au Cambodge arrêtés en Thaïlande en octobre dernier avaient été "torturés par les militaires thaïlandais avant d'être libéré".

Ces hommes avaient été arrêtés en territoire thaïlandais, alors qu'ils recherchaient des légumes sauvages. Peut-être qu'en fait, ils recherchaient du bois précieux.

Un officier militaire cambodgien a déclaré que "ces hommes lui ont dit que les soldats thaïlandais avaient persuadé l'un des hommes à admettre qu'il était un soldat cambodgien afin de pouvoir l'expulser plus vite."

Les soldats thaïlandais cherchaient à obtenir des informations sur l'emplacement des troupes et des fournitures militaires cambodgiennes. Les soldats thaïlandais ont utilisé des pinces pour arracher ses ongles afin qu'il dise ce qu'il sache. L'homme a également été battu avec une ceinture et piétiné.

Selon les constatations des militaires cambodgiens, les ongles du villageois ont bien été arrachés.

Sources:

http://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2014/10/30/more-on-the-regular-use-of-torture/

et

http://www.cambodiadaily.com/news/villagers-claim-torture-by-thai-soldiers-after-their-release-71194/

La torture par extraction des ongles était déjà pratiqué par les Khmers rouges

La torture par extraction des ongles était déjà pratiqué par les Khmers rouges

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 12:57

BANGKOK - La police a empêché un groupe de militants étudiants de commémorer le suicide d'un chauffeur de taxi qui s'était pendu à un pont dans le nord de Bangkok le 31 octobre 2006 afin de protester contre le coup d'Etat militaire de 2006.

Environ 100 policiers ont pris place à la passerelle pour piétons à partir de 7 heures ce matin.

Les policiers ont ensuite arrêté sept militants étudiants qui déposaient des couronnes de fleurs sur le pont et observaient une minute de silence. Après 90 minutes de négociation avec les policiers, les étudiants ont été raccompagnés afin de prendre un taxi pour retourner à leur université.

"Quand je les regardais dans les yeux, ils avaient l'air tellement fatigués", a expliqué le militant étudiant Than Rittiphan. "Il semble qu'ils soient restés jusqu'à la nuit pour empêcher que cela se passe. Je crains qu'ils ne soient que des victimes de ce système eux-aussi."

Il a continué en disant: "C'est si malheureux qu'une centaine d'entre eux ont dû rester simplement pour empêcher les gens de déposer des fleurs. Ceux qui leur ont ordonné cela doivent être paniqué."

Cependant, un avocat chemise rouge de premier plan, Anon Nampha, a été autorisé plus tard à déposer une gerbe sur le pont après avoir négocié avec la police pendant 30 minutes.

La couronne a été déposée pour Nuamthong Praiwan, qui a donné sa propre vie pour la démocratie il y a huit ans.

Le 30 Septembre 2006, Nuamthong a percuté avec son taxi peint de slogans anti-coup d'Etat un tank de l'armée qui était posté devant la Royal Plaza de Bangkok. Il a été blessé par l'incident, qui selon lui, était un acte de protestation contre le coup d'Etat. Il a également déclaré à la presse qu'il était prêt à mourir lors de cette attaque.

Cependant, un porte-parole adjoint de la junte militaire, le colonel Akkara Thiproj, s'était moqué des paroles de Nuamthong et avait affirmé "qu'aucuns idéaux n'étaient assez grands pour que des gens sacrifient leur vie pour eux."

Un mois plus tard, le 31 octobre 2006, Nuamthong s'est lui-même pendu à un pont piétonnier. Il a écrit avant son suicide qu'il voulait prouver que l'insulte du colonel Akkara était fausse. Il a également écrit que la date de son suicide avait été choisie en hommage au soulèvement populaire d'octobre 1973 contre une dictature militaire.

"Je voudrais dire à ma femme et mes enfants qu'ils soient fiers de moi. Ne soyez pas triste. J'espère que je ne reverrais pas d'autre coups d'Etat dans ma prochaine vie", a écrit Nuamthong dans sa lettre posthume.

Sources:

http://www.khaosodenglish.com/detail.php?newsid=1414733192

et

http://www.prachatai.com/english/node/4457

Nuamthong Praiwan, un martyr thaïlandais pour la démocratie

Nuamthong Praiwan, un martyr thaïlandais pour la démocratie

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