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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 14:26

Un article de Giles Ji Ungpakorn

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https://uglytruththailand.wordpress.com/2014/10/19/seri-thai-fails-a-crucial-test/

 

La semaine dernière, Seri Thai a échoué lors d'un test crucial en Europe. Il est extrêmement regrettable que l'organisation n'ait pas pu envoyer une équipe pour protester contre le chef de la junte thaïlandaise, Prayut, lorsqu'il est apparu comme un monstre mal placé lors d'une réunion internationale en Italie.

Il y a quelques mois, j'ai écrit un article me félicitant de la création de Seri Thai, mais j'ai aussi prévenu qu'il faudrait organiser les Thaïs en Thaïlande s'ils étaient sérieux au sujet de renverser la junte militaire et l'héritage de retour en arrière que cette junte souhaite laisser après qu'elle ait éventuellement décidée d'abandonner le pouvoir.

Pourtant, toutes les déclarations, interviews et actions des chefs de file de Seri Thai indiquent que la seule priorité de l'organisation est de faire pression sur les gouvernements étrangers. Ce lobbying est important et beaucoup de ceux d'entre nous qui vivent en Europe ont contacté les responsables politiques locaux pour leur faire part de nos préoccupations au sujet de la démocratie thaïlandaise. Nous avons fait cela sans l'aide de Seri Thai. Mais aucune pression sur des puissances occidentales indignes de confiance ne ramènera la démocratie en Thaïlande. La clé du succès est d'organiser un mouvement de masse en Thaïlande et cette organisation doit être faite de façon souterraine jusqu'à ce que les conditions s'améliorent.

Ce qui est le plus pénible et décevant, c'est que même sur la question de la pression sur les gouvernements étrangers, Seri Thai a lamentablement échoué dans le cas de la visite de Prayut en Italie la semaine dernière. Cependant, je comprends que de nombreux Thaïlandais, y compris moi-même, doivent travailler et gagner leur vie et n'ont pas avoir de congé annuel ou de fonds pour faire le voyage en Italie, mais il y a des gens parmi Seri Thai ou les chemises rouges qui vivent en Europe et qui disposent de fonds et de temps et, dans le passé, des protestations contre la junte ont été organisées par les Thaïlandais dans de nombreux pays.

Par conséquent, ce qui est encore plus décevant, c'est que cet échec est dû à un symptôme de sectarisme brut et une incapacité à s'unir de la part des Thaïlandais pro-démocratie en Europe. Je me suis souvent élevé contre ce sectarisme lors de réunions et dans des articles écrits en thaï, mais jusqu'à présent, ils ont fait la sourde oreille.

Ce que nous devons plus que jamais mettre en place, c'est un front uni non-sectaire contre la dictature qui soit inclusif et tolère les différences d'opinions. Il n'est pas trop tard pour construire un tel front si les gens sont prêts à changer d'attitude.

Le dirigeant de Seri Thai, Jarupong Ruangsuwan

Le dirigeant de Seri Thai, Jarupong Ruangsuwan

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 18:54

Les autorités thaïlandaises ont accepté d'accorder un droit de regard aux Britanniques mais refusent qu'ils participent à l'enquête qui, selon elles, est close. Entretemps, des Anglais et des Thaïlandais ont manifestés à Londres pour réclamer une réouverture de l’enquête.

Le général Prayuth, le chef de la junte thaïlandaise, vient de se rendre au sommet de l'Asem (Rencontres Europe-Asie) ou il prétend avoir discuté avec le premier ministre britannique David Cameron et que ce dernier lui aurait affirmé qu'il se foutait de l'enquête et désirait laisser les autorités thaïlandaises trouver le coupable elles-mêmes. C'est un mensonge car Cameron n'a pas pris le temps de discuter avec le chef de la junte thaïlandaise et, si l'on en croit les photos, l'a plutôt snobé.

Les mensonges de Prayuth, qui avait auparavant dit que les touristes en bikini se faisant violer l'avaient bien cherché car elles n'avaient qu'à être plus pudiques sur la plage, nous pousse à republier notre article ou nous dénoncions les vrais coupables, des membres d'une famille mafieuse de Koh Tao.

Le voici:

Suite à notre article "Des boucs émissaires birmans dans une affaire de meurtre en Thaïlande", nous avons reçu une douzaine de courriels en anglais et en français envoyé par des résidents de Koh Tao. Ces gens veulent rester anonymes car ils vivent sur place et ont très peur de cette famille capable d'influer sur les conclusions de l'enquête de police.

Voici en gros ce que ces personnes disent:

Les responsables du meurtre et du viol d'Hannah Witheridge et de l'assassinat de David Miller qui tentait de la défendre seraient un homme nommé Warot Tuwichian ainsi qu'un ami à lui non identifié. Warot Tuwichian a oublié sur place un préservatif qui contenait bien sûr son ADN.

Warot Tuwichian est le fils de Montriwat Tuwichian, agé de 45 ans, et gérant du AC Bar, un bar fréquenté par les jeunes touristes et recommandé par le guide de voyage "Lonely Planet".

Montriwat Tuwichian est visiblement l'homme à gauche sur la photographie prise par un touriste des deux Thaïlandais qui ont menacé Sean McAnna, le jeune témoin écossais.

Là où ça se complique, c'est que le frère de Montriwat Tuwichian, et donc l'oncle du supposé violeur et assassin, n'est autre que Voraphan Toovichien, un politicien mafieux local, maire de Koh Tao et aussi un important membre de la section de Surat Thani du Parti Démocrate.

Le chef du Parti Démocrate de la province de Surat Thani (dont dépend l'ile de Koh Tao) n'est autre que Suthep Thaugsuban, l'homme qui a créé le PDRC et organisé les manifestations qui ont donnée à l'armée le prétexte pour faire un coup d'Etat.

Voraphan Toovichien a été un des organisateurs du PDRC dans la province de Surat Thani et a donc le soutien des militaires. Il aurait donc ordonné aux policiers de détruire le préservatif contenant l'ADN de son neveu et de ramasser un mégot de cigarette dans un endroit de la plage ou les jeunes birmans avaient l'habitude de jouer de la guitare une fois leur travail terminé et de prétendre l'avoir trouvé sur les lieux du crime. Ensuite, les jeunes birmans ont été torturés afin d'extraire des aveux.

Les jeunes birmans sont depuis revenus sur leurs aveux et ont affirmés avoir été torturés.

Malgré tout, ils seront probablement condamnés à mort car il s'agit de protéger la réputation d'une famille mafieuse de Koh Tao.

L’article, avec les photos des protagonistes, est disponible sur le lien suivant :

http://liberez-somyot.over-blog.com/2014/10/koh-tao-un-membre-d-une-famille-mafieuse-locale-serait-il-le-responsable-du-meurtre-des-deux-jeunes-touristes-britanniques.html

Des manifestants à Londres réclament la vérité sur le meurtre de Koh Tao

Des manifestants à Londres réclament la vérité sur le meurtre de Koh Tao

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 17:26

Thaïlande: Une victime présumée d'actes de torture se voit refuser des réparations

Cette décision suscite des inquiétudes quant à la protection des Thaïlandais contre la torture

"La décision rendue dans l’affaire Hasan Useng met en lumière l’effritement des protections des droits humains en Thaïlande depuis le coup d’État militaire, et l’extrême difficulté lorsqu’il s’agit d’amener les forces de sécurité à rendre compte de leurs actes."

Brad Adams, directeur de la division Asie à Human Rights Watch

Lien:

http://www.hrw.org/fr/news/2014/10/13/thailande-une-victime-presumee-dactes-de-torture-se-voit-refuser-des-reparations

(Bangkok, le 13 octobre 2014) - Le gouvernement royal de Thaïlande devrait s’acquitter de ses obligations internationales relatives aux droits humains et offrir des recours et des réparations aux victimes de torture et de mauvais traitements, ont déclaré conjointement aujourd’hui la Commission internationale de juristes (CIJ), Human Rights Watch et Amnesty International.

Le 7 octobre, le tribunal de la province de Pattani, située dans l’extrême-sud du pays en proie à des troubles, a statué que Hasan Useng, victime présumée d’actes de torture et de mauvais traitements, n’avait pas droit à un recours judiciaire ni à des réparations, car sa requête avait été déposée au titre de l’article 32 de la Constitution thaïlandaise de 2007, abrogée par le Conseil national pour la paix et l’ordre (NCPO) après le coup d’État militaire du 22 mai 2014.

Selon la requête déposée par la sœur de Hasan Useng le 2 mai, c’est-à-dire avant l’abrogation de la Constitution de 2007 par l’armée, des policiers et des soldats ont arrêté Hasan Useng le 13 avril et perquisitionné son domicile, dans la province de Narathiwat. Il a été conduit au camp militaire d’Inkhayuthaborihan, dans la province de Pattani, où les soldats lui auraient donné des coups de pied et lui auraient ordonné de faire plusieurs centaines de pompes et de sauts les bras écartés alors qu’il était pieds nus, sur le sol en béton brûlant.

"La décision rendue par le tribunal n’est pas conforme aux obligations incombant à la Thaïlande au titre du droit international: elle est tenue d’interdire la torture et les mauvais traitements et de fournir aux victimes des recours effectifs et des réparations proportionnées", a déclaré Ian Seiderman, directeur politique et légal de la Commission internationale de juristes (CIJ). "L’effet de cette décision va à l’encontre de l’obligation qui lui incombe de garantir l’accès à un recours effectif en cas de torture et de mauvais traitements, en tous lieux et en tous temps, même sous la loi martiale".

Le 31 juillet, la CIJ a soumis au tribunal de Pattani un "amicus curiae" (mémoire destiné à éclairer la cour). Ce document a fait valoir que l’abrogation de la Constitution de 2007 ne modifie pas l’obligation du gouvernement thaïlandais d’accorder des réparations et des recours en cas de torture et de mauvais traitements, au titre du droit international relatif aux droits humains, notamment du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. La Thaïlande est en effet partie à ces deux traités.

Dans son jugement oral, le juge n’a fait aucune référence aux obligations juridiques internationales de la Thaïlande. Il n’a pas non plus mentionné l’article 4 de la Constitution provisoire actuellement en vigueur, qui reconnaît les obligations internationales de la Thaïlande en termes de droits humains, notamment au titre du PIDCP et de la Convention contre la torture. Un jugement écrit est attendu le 13 octobre.

Le Centre des avocats musulmans (Muslim Attorney Centre, MAC), qui représente la sœur de Hasan Useng, a déclaré qu’elle ferait appel de la décision devant la Cour d’appel de Thaïlande. Ce centre a été fondé par un groupe d’avocats musulmans en février 2007 afin d’apporter une assistance juridique gratuite aux personnes défavorisées dans les quatre provinces de l’extrême-sud de la Thaïlande.

"La décision rendue dans l’affaire Hasan Useng met en lumière l’effritement des protections des droits humains en Thaïlande depuis le coup d’État militaire, et l’extrême difficulté lorsqu’il s’agit d’amener les forces de sécurité à rendre compte de leurs actes", a déclaré Brad Adams, directeur de la division Asie à Human Rights Watch. "Si cette affaire répond à la requête d’une seule personne, la décision du tribunal aura pour effet de nier la pertinence du droit international relatif aux droits humains en Thaïlande, laissant à penser que les Thaïlandais ne sont pas protégés juridiquement contre la torture."

La décision du tribunal provincial de Pattani va à l’encontre des engagements répétés du gouvernement thaïlandais de respecter et de mettre en œuvre la Convention contre la torture. Il s’y est encore engagé lors de sa présentation devant le Comité contre la torture à Genève, le 1er mai.

Dans ses Observations finales, le Comité contre la torture a recommandé à la Thaïlande de prendre des mesures efficaces afin de garantir, en droit et en pratique, que tous les détenus bénéficient des garanties juridiques fondamentales dès le début de leur détention : les détenus et les personnes exposées aux actes de torture ou aux mauvais traitements doivent bénéficier de recours judiciaires et autres leur permettant de voir leurs plaintes examinées rapidement et équitablement, de défendre leurs droits et de contester la légalité de leur détention, ou de dénoncer des mauvais traitements.

"Les obligations internationales de la Thaïlande en termes de droits humains demeurent inchangées, notamment l’interdiction de la torture, qui s’applique en tous temps, indépendamment de la situation politique ou de la loi martiale", a déclaré Richard Bennett, directeur du programme Asie-Pacifique d’Amnesty International. "La Thaïlande doit également lever les nombreuses restrictions imposées à d’autres droits depuis le coup d’État, notamment à la liberté d’expression et de réunion pacifique."

Pour en savoir plus sur la torture en Thaïlande, voir:

http://liberez-somyot.over-blog.com/2014/10/la-torture-en-thailande.html

Simulation vivante des méthodes de torture lors d’une exposition

Simulation vivante des méthodes de torture lors d’une exposition

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 15:49

Un article de Giles Ji Ungpakorn

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https://uglytruththailand.wordpress.com/2014/10/18/the-tradition-of-thai-kingship/

 

Le fait que la royauté thaïlandaise est une "tradition" inventée n'est pas surprenant. Eric Hobsbawm décrit la monarchie britannique comme étant elle-aussi une tradition inventée. En effet, le mot "Thaï" comme ayant quelque chose à voir avec "Thaïlande", est également un concept inventé correspondant à la centralisation de l'État et la construction de la nation qui a eu lieu en Asie du Sud-Est à la fin du XIXème siècle.

L'idée que le roi thaïlandais est "vénéré" par les Thaïs est un "fait" douteux et inventé. Tout d'abord, un tel respect a été imposé dans le passé par la loi de lèse-majesté et celle de suppression du communisme. Deuxièmement, il existe une réelle pression sur les gens pour qu'ils disent qu'ils vénèrent le roi. Mais le plus important est que la mesure du soutien des gens pour la monarchie est tombée et a ressuscité à différents moments de l'histoire récente. Au plus fort de la lutte du Parti communiste, de nombreux Thaïlandais ont détesté la monarchie. Aujourd'hui la monarchie est aussi haïe par de nombreux partisans des Chemises rouges. C'est pourquoi la junte militaire est tellement maniaque sur le fait d'inculper des gens pour crime de lèse-majesté.

L'idée d'un roi comme divinité ou souverain absolu est un phénomène très récent de l'histoire thaïlandaise. Avant les années 1870, les rois de Bangkok ou d'Ayutthaya avaient un pouvoir limité. Lors du système féodal de la "Sakdina" (NDT: Sakdina est un mot thaï qui signifie avec quelques nuances "féodalisme"), ils devaient partager le pouvoir avec les dirigeants d'autres villes et avec les recruteurs de la corvée. La corvée était un système où les villageois étaient obligés de travailler pour un patron, un chef, l'autorité du temple local ou le roi. Les villageois étaient également forcés de devenir soldats en temps de guerre et l'objectif principal de la guerre dans la région, pendant cette période, était de capturer des esclaves et de piller les villes rivales.

Étant donné que le travail forcé sous une forme ou une autre était la base de la plupart de la production de richesse dans le système "Sakdina", les dirigeants et les recruteurs locaux du travail forcé bénéficiaient d'un pouvoir politique à la hauteur de celui du roi. Le commerce et la fiscalité apportaient également des sources importantes de richesse, mais aussi bien le commerce que la fiscalité étaient sous-traités à des marchands privés qui détenaient eux-aussi le pouvoir.

En ce qui concerne les gens ordinaires, les rois et les chefs locaux n'apportaient que des "mauvaises nouvelles". Quand ils se pointaient avec leurs voyous armés, ils emmenaient les hommes pour travailler ou se battre et kidnappaient les jeunes femmes pour leur plaisir. En général, les gens ordinaires essayaient de vivre aussi loin que possible des rois et des dirigeants locaux et, quand ces derniers se ramenaient chez eux, ils s'enfuyaient et se cachaient dans la forêt. Certains villageois barbouillaient leurs filles de merde afin de les rendre moins attrayantes. Donc, pour les gens de cette époque, les rois étaient redoutables, mais certainement pas vénérés.

Toute cette puissance décentralisée faisait que les rois du système "Sakdina" demeuraient faibles. C'est pourquoi le roi Chulalongkorn a fait la guerre au système "Sakdina", en abolissant le travail forcé et en réduisant la puissance des patrons et des dirigeants locaux. Sa mise en place de la monarchie absolue a été une étape nécessaire vers la construction d'un Etat centralisé thaïlandais afin que celui-ci puisse avoir sa place dans le nouvel ordre mondial capitaliste.

La monarchie absolue n'a duré que 60 ans. Elle a été renversée par la révolution de 1932 et le roi a perdu toute sa puissance. Aujourd'hui, le roi n'a toujours pas de pouvoir, mais les militaires et les capitalistes ont inventé le mythe de la "royauté thaïlandaise traditionnelle", où le roi est à la fois un monarque absolu et un monarque constitutionnel en même temps. L'historien britannique de gauche, Christopher Hill, a écrit que, après la révolution anglaise des années 1640, la classe capitaliste anglaise avait restauré la monarchie après la mort de Cromwell, en affirmant que le roi avait été oint par Dieu, alors qu'en fait, il avait été nommé pour être utilisé par les capitalistes. Il y a de fortes similitudes avec la Thaïlande.

Enfin, si la puissance et la nature de la royauté thaïlandaise ont tellement pu changer au court de l'histoire récente, cela n'est pas au-delà de l'imagination de penser que nous puissions bientôt voir la fin de la monarchie dans son ensemble.

Un roi de l'époque "Sakdina", le roi Narai d'Ayutthaya qui a régné de 1656 à 1688

Un roi de l'époque "Sakdina", le roi Narai d'Ayutthaya qui a régné de 1656 à 1688

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 03:04

Un article de Giles Ji Ungpakorn

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https://uglytruththailand.wordpress.com/2014/10/16/elections-postponed-while-anti-reformist-show-their-true-colours/

 

Tandis que le dictateur Prayut était collé aux représentants chinois et japonais en Italie, il a demandé aux journalistes de ne pas "spéculer" sur la date des prochaines élections en Thaïlande. De nombreux analystes prédisent que ces élections n'auront pas lieu avant 2016, dénigrant ainsi les promesses initiales de la junte d'organiser des élections l'année prochaine.

Pendant ce temps, une bande de laquais anti-réformistes pro-junte ont été pontifier sur l'héritage de la révolte du 14 octobre 1973 contre l'armée et sur la façon dont cela "influencerait" le processus anti-réforme actuel.

Cette rencontre académique n'a pas été interdite par la junte, contrairement aux séminaires pro-démocratie.

Kamnoon Sitisamarn, ancien sénateur nommé par l'armée, a déclaré qu'avoir des élections législatives avec des partis politiques désignant leurs propres candidats pour ces élections, était la même chose que l'insistance du gouvernement chinois à prétendre avoir le droit exclusif de choisir les candidats pour les "élections" à Hong-Kong. Aujourd'hui, la plupart d'entre nous voient les parallèles entre la dictature chinoise et les maîtres de Kamnoon, à savoir la junte thaïlandaise, mais Kamnoon affirme que les députés ne devraient pas appartenir à des partis politiques et doivent être "indépendants". Indépendants de toute responsabilité démocratique, cela ne fait aucun doute! Ainsi, toutes les démocraties occidentales ne seraient que des dictatures, selon cet anti-réformiste. Nous pouvons voir quel genre de futur système ces gens ont à l'esprit.

Anek Laotamatas, un universitaire bien connu pour avoir glorifié les classes moyennes thaïlandaises dans ses écrits, a essayé de réécrire l'histoire en affirmant qu'il représentait le point de vue des héros d'octobre 1973. Cet ancien communiste au langage mielleux prétend qu'aujourd'hui, les étudiants sont contre la dictature mais que la chose la plus importante est qu'ils aiment le roi! Anek est bien connu pour mépriser les populations rurales qui, selon lui, sont pris au piège dans une relation patron-client. Nous devinons que pour Anek, on ne peut faire confiance qu'aux classes moyennes, qui ont appelé au coup d'Etat et saboté les élections de février, pour développer la démocratie.

Un des problèmes avec le milieu universitaire thaïlandais est qu'il évite tout débat, même quand il n'y a pas de régime militaire, et donc les universitaires sont utilisés pour débiter leurs vieilles ordures et attendent que leurs étudiants et la population en général se contentent d'écouter docilement.

Manit Suksomjit, un professionnel des médias à la retraite, affirme que la Thaïlande a souffert d'une "dictature parlementaire" et que le plus gros problème du pays est la stupidité des gens qui élisaient des politiciens trop intelligents et astucieux. Sans doute, il se sentirait mieux si les classes inférieures se voyaient refuser le droit de voter ou si bonnes personnes comme lui-même pouvaient opposer leur veto aux résultats des élections.

Enfin, Tawatchai Yongkitikoon, riche banquier et secrétaire de l'Association des banquiers thaïlandais, a déclaré que le problème réel en Thaïlande était la corruption. Il cire les pompes d'une manière lyrique du "merveilleux" Singapour exempt de corruption. "Personne à Singapour ne se plaint de l'absence de droits démocratiques", affirme-t-il. Peut-être, parce que vous risquez de perdre votre emploi, votre logement ou même de vous faire emprisonner si vous faites preuve de trop de franchise à Singapour. Qui plus est, là-bas, les politiciens de haut niveau, qui manipulent les élections, se paient des salaires plus élevés que celui du président des États-Unis. Le népotisme sévit dans l'Etat insulaire. Pourtant, tout cela ne peut pas être de la corruption, bien sûr!

Voici le tas d'excréments qui loge maintenant dans le Comité national anti-réforme.

Dessin de Tommes

Dessin de Tommes

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 02:47

La semaine prochaine, le gouvernement/junte thaïlandais va octroyer généreusement 29 concessions pétrolifères à des sociétés étrangères.

Première question: Pourquoi les Conseils d'administration précédents n'ont-ils pas développé un "gros" budget pour les recherches et exploitation afin de ne pas avoir à négocier avec des entreprises étrangères (Pathet thai uber alles).

Sur les 29 concessions, une majorité concerne des gisements dans le nord-est plus communément appelé Issan en langage autochtone.

Le reste en off-shore, la mer, le Sud...

D'après le général ministre des hydrocarbures, les concessions ne sont que pour 7 ans car, car: ils ne sont pas surs des réserves.

Question: les compagnies pétrolières étant les plus voraces, lesquelles vont investir sur sept petites misérables années?

Question: à quoi servent les technologies high-techs et onéreuses ( à part les chinois: Explosions d'engrais chimiques dans les forages, engrais qui peuvent servir à la fabrication de bombes) qui permettent d'évaluer à 90% le gisement?

De plus, à l'ordinaire les contrats sont fifty-fifty, un baril pour toi, un baril pour moi, avec des nuances:

Question? Pourquoi le deal est-il basé sur des royalties?

La Cie étrangère exploite et donne du cash aux thaïlandais.

Aux généraux thaïlandais.

Bref, tout le monde court après le pétrole et les généraux thaïs après l'argent!

PS: je deviens un expert en économie gazolineuse!

RE PS: La France, pardon, la société Total a récupéré l'off-shore dans le golfe de Thaïlande qui fait coincer (plus que le temple à la con) les relations Khmero-thaie.

Cocorico!

2 points sont à noter:

Selon Wikipedia, "Depuis peu la Thaïlande n'importe plus son pétrole ayant découvert plusieurs gisements sur son territoire, exploités par la compagnie nationale PTT Public Company Limited, elle produit 173 800 barils/jours (en 2001), ainsi que 18,73 milliards de m3 de gaz naturel."

Lien:

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_la_Tha%C3%AFlande

 

Selon cette vidéo, un puits de pétrole situé dans la province de Sukhothai serait géré de façon à faire croire que le pétrole serait importé histoire de toucher plus d'argent:

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 13:31

Le général Prayuth Chan-ocha s'est rendu au sommet de l'Asem (Asia-Europe Meeting ou, en français, Dialogue Asie-Europe) à Milan. Il y a sacrement perdu la face. Non seulement les dirigeants de l'Union Européenne l'ont boudé mais plusieurs centaines d'Italiens et de Thaïlandais ont manifesté contre sa présence. "Prayuth est un criminel" hurlaient les manifestants. 80% des manifestants étaient italiens, les autres thaïlandais (parmi eux, l’activiste thaïlandaise exilée politique, Junya Yimprasert). Les manifestants brandissaient des pancartes demandant la justice pour Fabio Polenghi, le journaliste italien assassiné par les militaires le 19 mai 2010 (un crime de l’armée qui a même été reconnu par la justice thaïlandaise, c'est dire). La police italienne a estimé le nombre de manifestant à environ 300 personnes (un chiffre important pour une ville de province comme Milan).

Dans le même temps, quelques femmes thaïlandaises ont manifesté pour soutenir le dictateur thaïlandais. Cette fois-là, la police italienne a eu beaucoup moins de mal à compter ces manifestantes vu qu'il n'y en avait que 9 en tout et pour tout...

Parmi les manifestants anti-junte, l’activiste thaïlandaise exilée politique, Junya Yimprasert

Parmi les manifestants anti-junte, l’activiste thaïlandaise exilée politique, Junya Yimprasert

Les manifestants anti-junte hurlaient "Prayuth est un criminel"

Les manifestants anti-junte hurlaient "Prayuth est un criminel"

Les manifestants anti-junte étaient environ 300

Les manifestants anti-junte étaient environ 300

Les 9 pathétiques manifestantes pro-junte

Les 9 pathétiques manifestantes pro-junte

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 02:30

Exclusif: des gens témoignent qu'ils ont été électrocutés et battus pendant leur détention par l'armée thaïlandaise

Un article de Thaweporn Kummetha
Lien:
http://prachatai.org/english/node/4395
 
Prachatai avait déjà publié des rapports exclusifs de maltraitance venus de deux groupes de militants étudiants anti-putschistes venus d'une université de Bangkok et de l'Université de Mahasarakham, une province du Nord-Est. Ils ont eu les yeux bandés, puis ont été menacés d'être tués et ont subi des agressions mineures.  
Au début d'août, Kritsuda Khunasen, une militante chemise rouge, a témoignée que les soldats lui avaient bandé les yeux, puis l'avaient roué de coups, harcelé sexuellement, et pratiqué contre elle la torture par suffocation.  
À la mi-septembre, des avocats thaïlandais pour les droits humains ont révélé dans leur rapport que 14 personnes au moins auraient été torturées physiquement et psychologiquement par l'armée. Tous étaient suspects dans les affaires liées à la violence politique et aux armes. La plupart d'entre eux sont des Chemises rouges. Parmi les méthodes de torture figuraient les coups, et l'électrocution.
Les militaires et les policiers ont toujours nié les allégations de torture et prétendu avoir bien traités tous les détenus. Malgré les appels des différentes organisations, locales et internationales, de défense des droits humains, ils ont toujours refusé de mettre en place un organisme indépendant pour enquêter sur ces cas.  
Toutefois, Prachatai a interviewé trois suspects, deux d'entre eux ont été accusés d'avoir commis des crimes liés à la violence politique au cours des manifestations des Chemises rouges en 2010 et de l'anti-électoral Comité de réforme démocratique populaire (PDRC) en 2014.
Prachatai a parlé aux trois suspects, qui ont été arrêtés après le coup d'Etat du 22 mai et auraient été torturés pendant leur détention. Deux d'entre eux sont des partisans des Chemises rouges dont les accusations sont liées à la violence politique. Le troisième a été accusé de trafic de drogues illicites.  
Les rapports de torture comprennent des décharges électriques sur les organes génitaux, de l'étouffement, des coups continus toute la nuit, et la détention dans un trou dans le sol, tandis que le trou était comblé.
 
Suspect 1:
Chatchawan Prabbamrung
Âge: 45 ans
Profession: Réparateur de systèmes de réfrigérations
Arrêté: le 6 juillet 2014
Mandat d'arrêt de la Cour délivré le: 14 juillet 2014
Inculpation de la police déposé le: 15 juillet 2014
Période de détention: 9 jours
Accusation: assassinat prémédité, bombardement ayant causé des blessures, possession d'explosifs illégaux, transport d'explosifs dans un lieu public.
Il a été accusé d'avoir tiré des grenades M79 sur l'hypermarché Big C situé sur la route de Ratchadamri lors de la manifestation du Comité de réforme démocratique populaire contre l'élection du 24 Février 2014, qui ont tué deux enfants.
Compte rendu des allégations de torture:
Environ 50 officiers de l'armée lourdement armés ont arrêté Chatchawan et sa femme à une intersection dans le nord de la province de Chiang Mai et les ont emmenés dans deux fourgons différents. Lors du voyage, les soldats leur ont bandé les yeux et ont dit à Chatchawan d'avouer sinon, ont-ils menacé, sa femme "ne serait pas sans danger".
Apres l'arrivée dans une destination inconnue, les soldats lui ont attaché les mains derrière le dos. Deux hommes, qui portaient des masques ressemblant à des animaux, l'ont battu pendant près de quatre heures. Il a ensuite été transféré dans une salle au sous-sol. Dans la salle, un fil électrique enveloppé dans du coton absorbant a été attaché à ses parties génitales, tandis qu'un autre fil a été inséré dans son anus. L'officier a projeté de l'eau sur lui et allumé l'électricité. Apres qu'il ait poussé un cri de douleur, l'homme a couvert sa tête avec un sac en plastique afin de l'étouffer. Un officier lui a ensuite mis un pistolet dans la bouche. Cela afin de le forcer à répondre à leur question; où avait-il caché les armes.
Il avait été détenu pendant plusieurs jours avant d'être présenté à une conférence de presse et formellement accusé ainsi que trois autres suspects.
Sa femme a été détenue pendant plusieurs jours avant d'être libéré. Même si elle n'a pas été battue, elle a été soumise à l'isolement dans une pièce sans fenêtres de sorte qu'elle ne pouvait pas savoir si c'était le jour ou la nuit.
 
Suspect 2: 
Kittisak Soomsri
Âge: 45 ans
Profession: employé de la Commission de l'enseignement professionnel
Arrêté: la nuit du 5 septembre 2014
Conférence de presse de la police le 11 septembre 2014
Accusation: possession et utilisation d'armes illégales, port d'armes dans un lieu public. Le suspect a été conduit à une conférence de presse en compagnie de cinq autres suspects. Les médias ont indiqué que c'étaient les "hommes en noir" responsables de la mort du colonel Romklao Thuwatham, tués par des explosifs lors d'affrontements qui se sont déroulé le 10 avril 2010 pendant la manifestation des Chemises rouges dans l'Avenue Rajdamnoen. La police a précisé plus tard qu'ils n'étaient pas impliqués dans la mort de Romklao et que leur opération présumée aurait eu lieu à une intersection différente sur la même route.
Compte rendu des allégations de torture:
Trois hommes l'ont arrêté à son bureau sans mandat d'arrêt de la Cour. Ils ont également menacé sa femme de ne pas déposer de plainte à la police, sinon toute la famille ne serait pas en "sûreté". Il a ensuite été détenu dans un lieu inconnu.
L'interrogatoire a commencé la première nuit. Un sac a été utilisé pour couvrir sa tête de sorte qu'il ne pouvait pas voir le visage de l'interrogateur. Pendant l'interrogatoire, il a été frappé sur la tête et la bouche à plusieurs reprises. Deux hommes se sont assis sur son ventre et ses jambes. À l'heure du coucher, le bandeau a été retiré. Il a été menotté tout le temps, même quand il a mangé, dormi ou est allé à la salle de bain.
Ces méthodes de torture étaient destinées à lui faire avouer avoir commis le crime du 10 avril 2010 ainsi que d'autres.
Il a avoué le lendemain matin parce qu'il ne pouvait plus supporter la torture.
 
Suspect 3:  
Bancha Kodphuthorn
Âge: 28 ans
Profession: Travailleur en construction
Arrêté le 22 Juillet 2014
Formellement inculpé: 23 Juillet 2014
Détention avant inculpation: 1 nuit
Accusation: vol
Compte rendu des allégations de torture:
Au cours de la nuit du 22 juillet, plusieurs officiers de l'armée et de la police ont fait irruption dans la maison de son ami, où il était en visite. Bancha et le propriétaire de la maison ont été arrêtés, mis dans une voiture et on leur a bandé les yeux afin qu'ils ne sachent pas où ils allaient. Arrivé à la destination inconnue, les yeux toujours bandés, on lui a donné des coups de pieds et giflé à plusieurs reprises. Quand il a répondu qu'il ne savait pas, ils l'ont battu à nouveau. Après une heure de tabassage, il a été poussé dans un trou creusé dans le sol. Les officiers ont rempli le trou avec de la terre jusqu'à ce que le niveau atteigne au cou. Puis il a été frappé avec une arme à feu. Après une demi-heure dans le trou, il a été mis sur le sol et battu toute la nuit jusqu'au matin du jour suivant.
La torture était destinée à le forcer à nommer les membres d'un gang de trafic de drogue.

Bancha a été poussé dans un trou creusé dans le sol. Les officiers ont rempli le trou avec de la terre jusqu'à ce que le niveau atteigne au cou.

Bancha a été poussé dans un trou creusé dans le sol. Les officiers ont rempli le trou avec de la terre jusqu'à ce que le niveau atteigne au cou.

La journaliste de Prachatai Thaweporn Kummetha

La journaliste de Prachatai Thaweporn Kummetha

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 07:24

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Lien:

http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/10/12/corruption-and-nepotism-under-the-military-junta/

 

Si vous faites partie des gens qui prêtent attention aux commentaires des grands médias sur les protestations thaïlandaises anti-Taksin et anti-Yingluk, vous seriez pardonné de croire que Taksin Shinawat et ses compagnons étaient de sales politiciens corrompus qui ont empoché des millions et saigné le pays à sec en offrant "trop de politiques pro-pauvres aux masses ignorantes". Ces rapports mentionnent la corruption de Taksin comme si c'était un fait incontestable et que lui seul était responsable de cette corruption.

Taksin est un magnat super-riche. Il est toujours super-riche, même après avoir vu une grande partie de ses biens saisis par les tribunaux pro-militaires. Sa richesse provient principalement de l'exploitation du travail d'autrui et ne diffère pas de celle de n'importe quel chef d'entreprise ou de magnat ni de celle du roi Pumibon qui est l'homme le plus riche de Thaïlande. Cette richesse provient d'une forme de vol brut, mais d'un vol "légal" dans le cadre du système capitaliste. Il s'agit d'un vol à l'encontre des travailleurs faiblement rémunérés par ceux qui détiennent le pouvoir économique et politique. Ce pouvoir ouvre également la voie à divers accords commerciaux qui ne sont pas disponibles pour la majorité de la population.

Le seul fait avéré de corruption contre Taksin est l'accusation selon laquelle il était premier ministre lorsque sa femme a acheté une parcelle de terrain au gouvernement. Cela a sans doute été fait contre les règles. Mais les tribunaux ont considéré que le prix payé était celui du taux véritable du marché et ils ont également jugé que sa femme n'avait pas à répondre de cela. Taksin a également utilisé divers stratagèmes fiscaux afin d'éviter de payer des impôts sur ses immenses richesses.

Il ne fait aucun doute que Taksin a été responsable de choquantes violations des droits de l'homme dans la guerre contre la drogue et dans le sud quand il était le Premier ministre élu. Le général Prayut Chan-Ocha, chef de la junte thaïlandaise est également coupable de violations flagrantes des droits de l'homme pour l'assassinat de sang-froid des Chemises rouges en 2010.

Enfin, Taksin a été accusé de "népotisme" en nommant ses amis et parents à des postes étatiques et politiques.

Maintenant, penchons-nous sur la situation sous la junte militaire; une junte accueillie et soutenue par les classes moyennes qui prétendent être contre la corruption et le népotisme.

Après sa prise du pouvoir par la force militaire illégitime, Prayut a limogé tous les fonctionnaires de l'Etat qui n'étaient pas considérés comme ses serviteurs fidèles et les a remplacés par ses copains. Il a ensuite nommé ses amis comme députés de la soi-disant Assemblée nationale qui l'a ensuite dûment nommé Premier ministre. Il a aussi nommé le comité anti-réforme chargé de concevoir un système politique fait pour lui assurer, ainsi qu'à ses copains, la possibilité de s'accrocher au pouvoir et d'influencer sur les prévisions de l'avenir. Tout cela n'est rien d'autre que de la corruption et de l'abus du pouvoir politique.

Prayut est également coupable de népotisme. Il a promu son frère cadet Preecha à un grade militaire supérieur et l'a nommé au poste de vice-commandant de l'armée. Auparavant, Preecha était le commandant de la 3eme Armée. Prayut a également nommé Preecha à l'Assemblée nationale.

Il a été révélé que Preecha Chan-Ocha a, comme épargne bancaire en son nom propre, plus de 42 millions de baht dans 5 comptes bancaires. De plus, 47 autres millions de baht apparaissent dans 5 comptes différents au nom de sa femme PongPun. Preecha semble également jouer avec la confusion entre ses propres comptes et ceux du "budget spécial" de la 3eme Armée.

Beaucoup de généraux thaïlandais, y compris tous les dirigeants de la junte, ont accumulé en peu de temps des richesses s'élevant à des centaines de millions de baht, bien au-delà de ce qu'ils pouvaient gagner avec leurs salaires normaux. C'est exactement comme lors du bon vieux temps des dictatures militaires des années 1940.

Une partie de cet argent provient des offres de corruption et des pots de vin. L'autre partie vient de l'utilisation de leur pouvoir et leur influence pour faire des ententes commerciales et exploiter le travail des autres, tout comme Taksin et Pumibon. L'armée, en tant qu'institution, possède également une importante banque et de lucratifs canaux médiatiques. Une partie des bénéfices va dans les poches des généraux. Ils acquièrent également plus de richesses en "gérant" des entreprises de l'Etat.

Même les recteurs d'université ne sont pas à l'abri du cirque saisissant de cet argent. Les patrons d'université, qui ont fortement condamné la corruption et sont assis dans le conseil anti-réforme de la junte, ont eux-mêmes empoché des millions, un montant bien au-dessus de leurs salaires déjà gonflés qui sont cent fois plus élevés que le salaire moyen des travailleurs.

La vérité de la question est que la corruption et le népotisme ne peuvent être supprimés (et ils ne l'ont pas encore été dans les démocraties occidentales) qu'en donnant aux gens ordinaires un élargissement de l'espace démocratique et en utilisant des mesures drastiques mais démocratiques pour créer l'égalité économique. Cela devrait également impliquer la suppression de la valeur du marché libre qui permet aux riches d'accumuler sans cesse des richesses au détriment des pauvres.

La corruption et le népotisme de la junte militaire
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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 18:44

Parmi ces nombreux dirigeants de l'Asem présents, il y en aura au moins un de contesté. Il s'agit du général Prayuth Chan-ocha, commandant en chef des forces armées thaïlandaises, qui a pris la direction du pays suite à un putsch en mai dernier. Jeudi, à 12 heures, un rassemblement de protestation aura lieu dans la rue Gattamelata. Un appel a été lancé via Facebook. Il disait: "Nous ne devons pas permettre à un dictateur d'obtenir une légitimité en Italie, ni dans toute autre nation européenne."

Source:

http://milano.corriere.it/notizie/cronaca/14_ottobre_15/milano-ponte-europa-asia-4cd7a018-5434-11e4-ac5b-a95e1580fe8e.shtml

L'activiste thaïlandaise Junya Yimprasert à Milan pour organiser une manifestation contre Prayuth

L'activiste thaïlandaise Junya Yimprasert à Milan pour organiser une manifestation contre Prayuth

Le journal italien "Milano Corriere"

Le journal italien "Milano Corriere"

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