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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 09:58

Le New York Times revele que "les élèves du secondaire ne trouveront pas le nom Thaksin Shinawatra dans les manuels d'histoire que la junte militaire du pays a récemment ordonné aux écoles d'utiliser." La domination des élections de 2001 à 2011 par Thaksin et ses partisans, et son rôle dans le soulèvement des Chemise rouge seront tout simplement effacés de l'histoire de la Thaïlande.

Le ministère de l'éducation a, selon l'auteur du manuel, Thanom Anarmwat, "juste supprimé, coupé" la période de Thaksin des livres d'histoire.

Bien sûr, le ministère de l'Éducation en Thaïlande a toujours été un ministère de la Propagande. Il a longtemps servi les dictateurs et l'élite dirigeante en fournissant des textes aseptisés. Plus important encore, le ministère a eu le rôle de discipliner les "elements sales et indisciplinés", un terme de Korn Chatikavanij (l'ancien ministre des finances du gouvernement d'Abhisit Vejjajiva), et de leur faire courber l'échine.

Dans son travail de propagande le plus récent, le ministère a ordonné ce qui suit:

- Tous les lycées publics doivent utiliser le nouveau manuel, cela fait partie d'un effort plus large visant à inculquer le patriotisme chez les jeunes thaïlandais. La junte a ordonné un nouveau programme scolaire qui souligne ce qui est perçu comme les thèmes fédérateurs de la monarchie et la gloire des anciens royaumes du Siam, l'ancien nom de la Thaïlande.

La propagande royaliste a toujours été fortement encouragée par les chefs militaires dictatoriaux de la Thaïlande. Comme l'explique l'historien Charnvit Kasetsiri, "C'est bien la pratique habituelle de l'élite thaïlandaise .... Mais ce sera plus difficile à cause des médias sociaux et parce qu'il n'est pas facile de contrôler la pensée des masses, en particulier des jeunes instruits".

Un autre historien, Chris Baker, a déclaré: "Effacer l'histoire comme cela est tout droit sorti du manuel des régimes totalitaires... Je pense que faire cela dans une société qui est devenue plus ouverte comme la Thaïlande est contre-productif, parce que les gens remarqueront l'absence."

Les autres mesures pour ramener la Thaïlande en conformité avec les dictatures à parti unique comme la Corée du Nord et la Chine sont les suivantes:

- Dans le cadre du nouveau programme, les étudiants apprendront daventage sur la signification et le symbolisme du drapeau national tricolore de la Thaïlande, et des chansons telles que l'hymne du roi seront jouées dans les écoles.

- Les écoliers seront formés pour agir comme ambassadrices de l'esprit patriotique...

 

Source:

http://thaipoliticalprisoners.files.wordpress.com/2012/03/slippery-slope.jpg?w=181&h=218

Thaksin Shinawatra dont le nom a été supprimé des manuels d'histoire thaïlandais

Thaksin Shinawatra dont le nom a été supprimé des manuels d'histoire thaïlandais

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 09:15

Thaïlande. Il faut libérer le militant emprisonné pour insulte à la monarchie

Déclaration d'Amnesty International:

Lien:

http://www.amnesty.fr/Presse/Communiques-de-presse/Thailande-Il-faut-liberer-le-militant-emprisonne-pour-insulte-la-monarchie-12614

 

La confirmation par un tribunal thaïlandais de la condamnation à 10 ans de prison d’un rédacteur en chef et militant social pour «insulte» envers la famille royale s’inscrit dans le mouvement d’érosion de la liberté de parole en Thaïlande, a déclaré Amnesty International.

La cour d’appel a confirmé la sentence prononcée à l’encontre de Somyot Prueksakasemsuk, condamné pour avoir publié deux articles sur un monarque imaginaire, jugés diffamatoires à l’égard de la monarchie thaïlandaise. Il n’a pas écrit les articles en question.

« Cette décision marque une nouvelle régression de la part des tribunaux thaïlandais : Somyot Prueksakasemsuk est incarcéré uniquement pour avoir exercé sans violence son droit à la liberté d’expression. Il n’aurait jamais dû être poursuivi en justice et doit être libéré immédiatement », a déclaré Rupert Abbott, directeur adjoint du programme Asie-Pacifique d’Amnesty International.

Aujourd’hui âgé de 53 ans, Somyot Prueksakasemsuk est détenu depuis le 30 avril 2011 et les autorités ont rejeté ses demandes de remise en liberté sous caution et de libération provisoire à 15 reprises. Ses avocats et ses proches n’ont pas été informés de l’audience qui s’est déroulée dans la matinée du 19 septembre devant la cour d’appel.

« La condamnation de Somyot Prueksakasemsuk doit être effacée et toutes les procédures pénales engagées contre lui abandonnées. Les autorités thaïlandaises doivent le libérer immédiatement et sans condition, tout comme l’ensemble des prisonniers d’opinion. Pour le moins, elles doivent respecter son droit, garanti par la loi thaïlandaise, à la libération sous caution provisoire, a déclaré Rupert Abbott.

« Depuis quelques années, les autorités thaïlandaises recourent de plus en plus fréquemment à la législation, notamment aux dispositions sur le crime de lèse-majesté, afin de réduire au silence les voix dissidentes, même lorsqu’elles s’expriment pacifiquement, et d’incarcérer les prisonniers d’opinion. Depuis le coup d’État du 22 mai, les affaires relevant du crime de lèse-majesté ont nettement augmenté. Cette loi draconienne doit être immédiatement suspendue, et le texte doit être modifié de manière à mettre ses dispositions en conformité avec les obligations internationales de la Thaïlande en matière de droits humains. »

La loi relative au crime de lèse-majesté interdit tout propos ou acte considéré comme diffamatoire, insultant ou menaçant à l’égard du roi, de la reine, du prince héritier ou du régent. Elle rend ces infractions passibles d’une peine de 15 ans d’emprisonnement. Cette loi porte atteinte au droit à la liberté d’expression reconnu par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), que la Thaïlande a ratifié en 1996.

En Thaïlande, on assiste à un durcissement en vue de faire taire les dissidents et à une multiplication des poursuites pénales engagées contre ceux qui expriment leur opposition au gouvernement militaire. Somyot Prueksakasemsuk est condamné, lors même que la veille un tribunal militaire de Bangkok a condamné quatre manifestants pacifiques pour avoir enfreint l’interdiction des rassemblements publics.

19 septembre 2014

Somyot Prueksakasemsuk

Somyot Prueksakasemsuk

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 08:14

Un article de Numnual Yapparat

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http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/09/17/keep-children-safe-from-the-mad-dictator/

 

Jour après jour, il devient très clair que Prayut a un problème de "trouble de la personnalité".

Prayut rajoute sans relâche des gaffes absurdes sur un certain nombre de questions. Il dit que l'armée n'interviendra pas dans le fonctionnement du gouvernement, mais c'est un Premier ministre non élu. Il a suggéré aux producteurs de caoutchouc d'aller vendre leurs produits sur Mars s'ils voulaient en obtenir un bon prix. Il a également montré sa vision sur la façon de s'attaquer à la crise des inondations en disant que si les gens veulent éviter d'être inondés, ils doivent déménager dans des endroits plus sûrs. Les exemples de ses gaffes sont infinis.

L'une des pires de ses scandaleuses déclarations est de blâmer les deux touristes britanniques assassinés pour ne pas s'être habillés modestement. Pendant ce temps, son gouvernement a arrêté les "suspects habituels"... des travailleurs migrants.

C'est un fait connu que les soldats thaïlandais organisent des soirées où des femmes nues dansent pour eux. Quelle hypocrisie brute!!

Récemment, Prayut a mis en place un nouvel ensemble de valeurs morales pour donner des conseils de bonne conduite aux enfants des écoles. Il y a 12 lignes directrices dans sa doctrine réactionnaire. Il exige en priorité que les enfants respectent les principales institutions nationales.

Quelles sont les principales institutions? Ce sont la Religion, la Nation et la Monarchie. Prayut insiste pour que la nouvelle génération comprenne "la démocratie de style thaïlandais" avec le roi comme chef de l'Etat. La démocratie de style thaïlandais n'est pas comparable avec celle du reste du monde, affirme-t-il. Des dictateurs présents et passés en Birmanie, Indonésie, Corée du Nord et à Singapour ont fait les mêmes demandes idiotes.

Prayut dit que "les bons garçons et les filles ne contestent pas leurs aînés ni leurs supérieurs". Les Thaïlandais doivent mettre la nation avant leurs propres intérêts. Les pauvres doivent apprendre à être heureux selon leurs moyens en suivant l'idéologie d'économie de suffisance du vieux roi pathétique.

Une omission flagrante dans l’enseignement du généralissime Prayut est sur le meurtre d'autres êtres humains. Il ne dit à aucun moment qu'abattre les citoyens non armés dans les rues est un péché. Eh bien, il ne le ferait pas n'est-ce-pas?

Pour résumer, dans ce nouvel ensemble de valeurs, promu par Prayut, il n'y a pas de place pour les gens ordinaires. Il n'y a pas de place pour des idées créatives. Il n'y a pas de place pour le respect de soi alors qu'il répète que nous sommes inégaux. Seuls les privilégiés auront leur mot à dire.

Pour le bien de tous les enfants thaïlandais nous devons rejeter l'ensemble de son répugnant ordre du jour. Les enfants ont besoin d'être encouragés à sortir des sentiers battus. Les enfants doivent apprendre à respecter les autres citoyens et êtres humains. Dans le cas contraire, nous allons voir continuer sans fin le racisme et le sexisme dans la société thaïlandaise. Récemment, une notice de mise en garde a été installée dans le temple du Bouddha d'émeraude afin de dire aux touristes de se méfier des pickpockets "non-thaïlandais"!

Préservez les enfants du dictateur fou. Nous n'avons pas besoin d'écouter des malades comme lui.

La notice de mise en garde dans le temple du Bouddha d'émeraude

La notice de mise en garde dans le temple du Bouddha d'émeraude

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 02:11

Un article de Giles Ji Ungpakorn

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https://uglytruththailand.wordpress.com/2014/09/16/so-called-peace-talks-with-muslim-malay-rebels-will-not-solve-the-crisis/

 

Une grande partie de la population musulmane malaise de Patani souhaite la liberté et l'autodétermination. Beaucoup veulent être indépendants de l'Etat thaïlandais oppressif. C'est une question de démocratie de base.

Mais la Thaïlande n'est pas une démocratie. Aujourd'hui, elle est dirigée par une junte militaire arriérée qui a supprimé la démocratie et la liberté d'expression dans tout le pays. Qui plus est, la junte est dans un processus d'élaboration d'un système politique non démocratique permanent.

Les militaires sont bien décidés à maintenir la Thaïlande comme État unitaire. Ils sont fanatiquement nationalistes et royalistes. Ils disposent d'escadrons de la mort qui effectuent des exécutions extrajudiciaires à Patani. Ils n'ont pas hésité à tirer sur des manifestants pro-démocratie dans les rues de Bangkok. Ils entérinent la torture de dissidents à Patani, mais aussi à Bangkok.

Alors, comment peut-on croire que les négociations entre les groupes rebelles PULO/BRN et l'armée thaïlandaise pourraient éventuellement aboutir à un accord de paix?

L'objectif principal de l'armée dans ces négociations est de parvenir à une reddition négociée des rebelles armés en échange de quelques miettes comme des subventions supplémentaires pour le développement ou l'amélioration du statut local de la langue yawee. Mais ils n'admettront pas l'indépendance de Patani ni même une démocratique autonomie.

Le fait que nous ne savons pas exactement quelle est la proportion de la population locale de Patani qui soutient le PULO ou le BRN (NDT: les deux mouvements indépendantistes) c'est parce qu'il n'y a pas de liberté d'expression. Les partis politiques prônant l'indépendance sont interdits et leurs membres soumis à une répression brutale. Toute la zone est fortement militarisée, à la fois par l'armée thaïlandaise et ses forces auxiliaires, et aussi dans l'ombre, par les rebelles armés. Dans de telles circonstances aucunes des discussions ouvertes sur l'avenir de Patani ne peuvent avoir lieu. Ces discussions devraient inclure toute la multitude des points de vue politiques détenus par tous les groupes ethniques et religieux et les différentes classes sociales de la population locale.

De véritables négociations sur l'avenir de Patani ne peuvent avoir lieu qu'entre représentants civils élus. L'armée ne devrait jouer aucun rôle là-dedans ni dans la sphère politique plus large.

Il pourrait être possible pour les militaires d'obtenir une reddition négociée en brutalisant et soudoyant le PULO et le BRN. Cela s'est produit dans le passé. Mais ça ne ferait que prolonger cette crise chronique et une nouvelle génération de combattants se développeraient à cause de l'état permanent de l'injustice.

L'avenir de la paix et de la stabilité à Patani est étroitement lié à l'état de la démocratie dans la société thaïlandaise. Mais la démocratie ne suffit pas. Nous savons comment le gouvernement démocratiquement élu de Taksin a présidé le meurtre de sang-froid de nombreux jeunes hommes innocents à Takbai en 2004. Ce qui est également nécessaire, par conséquent, c'est un mouvement, basé en dehors de Patani, qui se mobilise contre le chauvinisme nationaliste de l'Etat thaïlandais.

Arrestation de Malais musulmans par l’armée thaïlandaise à Tak Bai en 2004

Arrestation de Malais musulmans par l’armée thaïlandaise à Tak Bai en 2004

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 13:50

A peine le futur premier policier de Thaïlande s'est-il vanté d'avoir capturé les hommes en noir qui auraient tué des soldats en avril 2010, qu'il a dû faire marche arrière.

Il y a seulement quelques jours, le général de Police, Somyos Pumpanmuang, avait fièrement déclaré que la Chemise rouge exilée, Kritsuda Khunasen, serait impliquée dans les transferts d'argent et d'armes pour les présumés hommes en noir arrêtés par la police. Maintenant Somyos dit que "la police n'a pas établi de lien clair entre la militante de 26 ans et les militants armés."

Hier, le général Somyos insistait sur la nécessité de l'effort actuel de la police afin d'extrader Mlle Kritsuda pour l'interroger sur les hommes en noir. Aujourd'hui, il prétend que les policiers ne savent pas où elle est et qu'ils ne peuvent rien prouver à l'heure actuelle sur les liens revendiqués.

Il y a quelques jours, le général Somyos a déclaré que les hommes en noir étaient connectés à un "groupe militant chemise rouge responsable de l'assassinat d'un colonel de l'armée durant les troubles politiques en 2010". Il s'agit de colonel Romklao Thuwatham . La veuve de ce dernier avait même remercié les policiers. Aujourd'hui, le général de police a déclaré: "Cette affaire n'est pas liée à l'assassinat du colonel Romklao Thuvatham...".

Entretemps a circulé sur le net une photo prouvant que deux des hommes en noir arrêté faisaient partie des gardes du PDRC de Suthep Thaugsuban il y a 6 mois...

A droite, les hommes en noirs arrêtés il y a quelques jours, à gauche, des miliciens du PDRC lors de la fermeture de Bangkok il y a 6 mois.

A droite, les hommes en noirs arrêtés il y a quelques jours, à gauche, des miliciens du PDRC lors de la fermeture de Bangkok il y a 6 mois.

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 15:46

Thaïlande: Cent jours après le coup d'État militaire, pas de répit dans la spirale de la répression

Lien:

http://www.amnesty.fr/Presse/Communiques-de-presse/Thailande-Cent-jours-apres-le-coup-Etat-militaire-pas-de-repit-dans-la-spirale-de-la-repression-12534

 

Les centaines d’arrestations arbitraires, les récits de torture et d’autres mauvais traitements, les restrictions drastiques des droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique, et les procès iniques devant des tribunaux militaires contribuent à créer un climat de peur en Thaïlande, sans qu’aucun signe de répit ne soit perceptible, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public jeudi 11 septembre.

Ce rapport, intitulé Attitude adjustment –100 days under Martial Law, est la première enquête approfondie sur la situation des droits humains en Thaïlande depuis que l’armée a instauré la loi martiale le 20 mai 2014 et pris le pouvoir deux jours plus tard.

« Trois mois après ce coup d’État, nos recherches révèlent des violations généralisées des droits humains commises par le gouvernement militaire », a déclaré Richard Bennett, directeur du programme Asie-Pacifique d’Amnesty International.

« Les autorités thaïlandaises doivent mettre un terme à ces pratiques inquiétantes de répression et de violation des droits fondamentaux, respecter leurs obligations internationales relatives aux droits humains et permettre des débats libres et ouverts – autant de points indispensables pour l’avenir du pays. »

Détentions arbitraires

Dans sa volonté de « rectifier les comportements » et de museler l’opposition, le gouvernement militaire – dénommé Conseil national pour la paix et l’ordre – s’est engagé dans une politique d’arrestations et de détentions arbitraires systématiques visant des centaines de personnes, principalement favorables à l’ancien gouvernement, en violation de leur droit à la liberté et d’autres droits fondamentaux.

Si la plupart des personnes arrêtées ne sont pas restées plus de sept jours en détention, elles n’en ont pas moins été incarcérées sans inculpation ni procès, sans possibilité de consulter un avocat et parfois au secret. Elles vivent maintenant sous la menace de poursuites après avoir dû signer, pour obtenir leur libération, un engagement à ne prendre part à aucune « activité politique ».

L’armée et la police ont aussi dans certains cas arrêté ou menacé d’arrêter les proches de ceux qui refusaient de se présenter aux autorités. Plusieurs personnes risquent des poursuites pour avoir refusé de répondre à une convocation de l’armée et se sont vu retirer leur passeport.

« Ces arrestations arbitraires massives sont une violation flagrante des engagements internationaux de la Thaïlande en matière de droits humains. Il s’agit clairement d’une politique de persécution et d’une tentative de réduire l’opposition au silence », a déclaré Richard Bennett.

« Il faut mettre un terme aux arrestations et aux convocations devant les autorités, ainsi qu’à toutes les restrictions dont font l’objet les personnes libérées et aux poursuites contre ceux qui ont refusé de se présenter. »

Torture et autres mauvais traitements

Amnesty International a reçu des informations crédibles faisant état d’un certain nombre de cas de torture, notamment en détention au secret, allant des passages à tabac aux simulacres d’exécutions en passant par l’asphyxie des détenus. La torture est un problème de longue date en Thaïlande et était déjà très courante dans les lieux de détention, en particulier dans les zones où la loi martiale avait été imposée par le passé.

Kritsuda Khunasen, militante politique arrêtée le 27 mai 2014, a raconté avoir été frappée violemment et à maintes reprises par des soldats et asphyxiée au moyen d’un sac en plastique pendant ses interrogatoires.

« Quand je ne répondais pas assez vite, que je me taisais ou que je ne répondais pas directement à la question […] je recevais des coups de poing dans la figure, le ventre et le reste du corps […] Le pire que j’ai subi, c’est quand ils m’ont placé un sac en plastique sur la tête, qu’ils en ont noué les extrémités et qu’ils l’ont ensuite recouvert d’un sac en tissu. J’ai perdu connaissance et ils m’ont fait revenir à moi en me jetant de l’eau à la figure […] Au final, j’ai appris ce que cela voulait dire d’avoir à chaque instant peur de mourir », a-t-elle expliqué.

« Le Conseil national pour la paix et l’ordre doit veiller à ce que nul ne soit soumis à la torture ni à d’autres mauvais traitements et à ce que les allégations de tels crimes fassent l’objet dans les plus brefs délais d’enquêtes impartiales, indépendantes et exhaustives et que les responsables présumés soient poursuivis », a déclaré Richard Bennett.

Liberté d’expression et de réunion pacifique

Le Conseil national pour la paix et l’ordre a imposé de sévères restrictions aux droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique, gelant tout débat public et entraînant une autocensure généralisée.

Des centaines de sites Internet ont été fermés ou bloqués, des comités de censure ont été créés pour surveiller les médias, et de nombreuses personnes ont été menacées d’emprisonnement pour avoir mis en ligne des informations ou commentaires perçus comme critiques à l’égard de l’armée.

Une interdiction des rassemblements de plus de cinq personnes est appliquée depuis l’instauration de la loi martiale, en violation flagrante du droit à la liberté de réunion pacifique.

Enfin, un nombre sans précédent de personnes ont été inculpées en vertu de la loi abusive relative au crime de lèse-majesté, qui interdit toute insulte visant un membre de la famille royale. Quatre personnes ont déjà été poursuivies et condamnées à ce titre depuis le coup d’État, et 10 autres ont été inculpées.

« Le gouvernement militaire a intégré à son mode opératoire la répression systématique des plus petites formes d’opposition, comme le port de tee-shirts susceptibles de « favoriser la division », la lecture de certains livres et le fait de manger des sandwichs en public pour protester symboliquement contre le pouvoir militaire », a déclaré Richard Bennett.

« Les autorités thaïlandaises doivent abroger ces lois et décrets abusifs, libérer immédiatement et sans condition les personnes arrêtées ou emprisonnées pour avoir simplement exercé pacifiquement leurs droits à la liberté d’expression et de réunion, et abandonner toutes les poursuites engagées pour de tels motifs.

Défenseurs des droits humains

Les restrictions des droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique ont eu de graves conséquences sur le travail crucial des défenseurs des droits humains et des organisations œuvrant dans ce domaine, dont la section thaïlandaise d’Amnesty International.

Les groupes de défense des droits humains se sont vu interdire la tenue de manifestations pacifiques, et les inculpations et poursuites pour diffamation engagées avant le coup d’État à l’encontre de journalistes et de défenseurs des droits humains sont toujours en cours.

Procès inéquitables

Le droit à un procès équitable est aussi menacé, puisqu’une soixantaine de personnes vont très prochainement être jugées devant des tribunaux militaires, sans aucun droit de recours contre le jugement qui sera rendu.

Le Conseil national pour la paix et l’ordre a ordonné la comparution de civils devant des tribunaux militaires pour des violations de décrets militaires qui bafouent eux-mêmes les droits humains les plus fondamentaux, tels que les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique, et pour des crimes de lèse-majesté qui pourraient eux aussi constituer des violations du droit à la liberté d’expression.

Recommandations

Le rapport “Attitude adjustment” – 100 days under Martial Law adresse aux autorités thaïlandaises une série de recommandations leur demandant de rétablir le respect des droits humains et de veiller à ce que la Thaïlande se conforme à ses obligations internationales.

« La Thaïlande ne peut ignorer ses obligations internationales relatives aux droits humains au nom de la "sécurité nationale". Les restrictions actuellement imposées aux libertés sont excessives », a déclaré Richard Bennett.

« Les membres de la communauté internationale doivent profiter de toutes les occasions qui se présentent, notamment de l’actuelle session du Conseil des droits de l’homme, pour encourager le gouvernement militaire thaïlandais à changer de voie et à garantir le respect des droits humains, qui lui sera nécessaire pour atteindre son objectif déclaré de réconciliation nationale. »

11 septembre 2014

Le rapport d’Amnesty International sur la Thaïlande
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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 06:09

Un article de Giles Ji Ungpakorn

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https://uglytruththailand.wordpress.com/2014/09/13/thailand-is-an-extremely-racist-society/

 

Lorsqu'on a le découvert que le préposé aux chaises de plage, qui avait lancé du sable sur un touriste assis sur le sable, était un travailleur migrant en provenance du Cambodge, de nombreux Thaïlandais ont été soulagés, estimant que "un Thaïlandais ne ferait jamais ça". Mais ils n'ont pas pris la peine de se demander si son patron était un Thaïlandais et quelle pression a été mise sur ce travailleur pour qu'il fasse en sorte que tout le monde paye pour s'asseoir sur les chaises de plage.

Lorsque Prayut et ses complices ont ordonné aux troupes thaïlandaises d'abattre 90 manifestants pro-démocratie en 2010, certains chemises rouges ont affirmé que les tireurs d'élite devaient être des Cambodgiens parce que "les Thaïlandais ne pourraient jamais tirer sur des Thaïlandais". Mais les faits démontrent le contraire. Ce sont des soldats thaïlandais qui ont assassiné des citoyens pro-démocratie à plusieurs reprises depuis le début des années 1970.

Il est fréquent d'entendre de nombreux Thaïlandais faisant référence à quelque chose de stupide comme étant "Lao".

La plupart des Thaïlandais se réfèrent à quiconque à un physique malais, indien, turc ou arabe comme un "Kaak". Ce n'est pas différent des termes racistes anglo-saxons de "Wops", "Spiks" ou "Dagos" (NDT: ou français de "bougnoule" ou "raton"). Le mot très offensant "Kaak" est également utilisé pour rabaisser les Malais musulmans de Patani, augmentant ainsi leur oppression.

Beaucoup de Thaïs se réfèrent à la population noire d'origine africaine comme "Aye Murd", l'équivalent de "bâtard noir" ou utilisent aussi le terme de "Nigger". Ce mot est même apparu dans une déclaration publique faite par un universitaire pro-démocratie.

Tous les Thaïlandais se réfèrent aux Blancs comme des "Farangs", un mot péjoratif équivalent à l'utilisation du terme "diables blancs" par les racistes chinois. Ce terme est utilisé par les universitaires. Il décrit la différence. "Nous sommes les Thaïlandais", disent et pensent-ils fièrement. Mais ce sont des Farangs. Et bien sûr, tous les Farangs pensent la même chose parce que la démocratie est un concept Farang. On ne reconnaît pas qu'il y ait des occidentaux de droite ou de gauche. Et bien sûr, les Farangs ne peuvent pas comprendre la Thaïlande.

Jusqu'à récemment, de nombreux Thaïlandais, y compris ceux d'origine chinoise (ce qu'ils ont dissimulé dans le passé), utilisaient le terme "Jek" pour désigner le peuple chinois. Aujourd'hui, ils se réfèrent au peuple vietnamien en utilisant le terme offensant "Yuan". Les Japonais sont appelés "Aye Yun".

Il est fréquent de voir des affiches officielles dans les rues qui prétendent que les travailleurs migrants en situation irrégulière apportent des maladies et la criminalité. Il n'y a aucune indignation face à ce racisme.

En cas de contestation sur ce racisme profond, la plupart nieront qu'ils sont racistes; certains affirmeront que c'est la "manière thaïe". Les intellectuels diront que discuter de ces choses est juste "politiquement correct". Mais la vraie rectitude politique est de ramper devant les élites, les qualifiant de "Tan" et d'utiliser un langage royal pour la famille royale.

Tout cela est le résultat de la socialisation constante des Thaïs par les élites dirigeantes qui renforce leur chauvinisme chaque matin et soir quand l'hymne national est joué. Les Thaïs sont les meilleurs et tous les autres sont étrangers et inférieurs, tel est le message. C'est aussi un signe de la faiblesse de la gauche progressiste.

Léon Trotsky a écrit que, dans l'Allemagne nazie, les classes moyennes ont fait la guerre aux travailleurs et au peuple juif tout en s'inclinant devant les capitalistes. Bien que les racistes thaïlandais rampent devant ceux au pouvoir, ils méprisent les étrangers. Et Karl Marx a écrit que la classe ouvrière britannique ne pourrait jamais se libérer tant qu'elle continuait à avoir des attitudes racistes vis-à-vis des Irlandais. Les Thaïs ne pourront pas se libérer tant qu'ils demeureront racistes vis-à-vis des autres.

La Thaïlande est une société extrêmement raciste
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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 09:20

Un article de Thaweeporn Kummetha

Lien:

http://prachatai.org/english/node/4331

 

Les autorités thaïlandaises auraient prévu de mettre en place un dispositif de surveillance à l'encontre des internautes thaïlandais à partir du 15 septembre, ciblant spécifiquement ceux qui produisent ou lisent du contenu lèse-majesté, selon un rapport. Bien que le rapport reste encore à confirmer, il a créé un plus grand climat de peur parmi les médias.

Prachatai a reçu des informations non confirmées provenant de deux sources différentes. Elles disent que le dispositif ciblerait les mots clés liés à la lèse-majesté, qu'il serait relativement puissant et pourrait accéder à tous les types de trafic de communication d'internet. Une autre source affirme qu'il pourrait même surveiller les communications à l'aide de protocoles sécurisés.

Après avoir appris cela, l'équipe éditoriale d'un journal de niveau national en langue thaïe a, à contrecœur, eu recours à une politique de plus grande autocensure. Son rédacteur en chef a mis en garde le personnel éditorial de ne pas parcourir un site internet comportant de la lèse-majesté au travail et d'y réfléchir à deux fois avant de signaler n'importe quelle histoire liée à la lèse-majesté.

L'interception des communications en ligne est illégale en vertu du Computer Crime Act de 2007. Avant le coup, la seule agence de l'Etat qui était légalement autorisé à le faire était le Département des enquêtes spéciales (DSI). Quand le DSI soupçonnait que les informations dans un compte de messagerie ou dans une communication privée étaient liées à un crime, il pouvait demander l'approbation du tribunal pour pirater le compte e-mail suspect ou intercepter la communication - au cas par cas.

En 2010, le DSI a piraté l'email d'Emilio Esteban, que la police a identifié comme étant un Anglais résidant en Espagne et a trouvé plusieurs courriels de ressortissants thaïlandais qui lui envoyaient des liens et des vidéos contenant de la lèse-majesté afin de lui faciliter la publication sur son défunt blog "Stop Lèse Majesté" publié sur blogspot. Cela a conduit trois hommes thaïlandais à être jugés et emprisonnés pour crime de lèse-majesté.

Cependant, vu qu'un ordre du Conseil national pour la paix et l'ordre (NCPO) de la junte ayant le statut d'une loi, le résultat est que tous les internautes thaïlandais deviennent vulnérables vis-à-vis de la surveillance de masse.

L'ordonnance no 26/2014 du NCPO, publié le 29 mai, intitulé "Pour le contrôle et la surveillance de l'utilisation des médias sociaux", indique que, pour empêcher la diffusion de fausses informations sur l'internet, le Secrétaire permanent (du MICT) peut désigner un groupe de travail afin de:

1 - Contrôler et accéder à la circulation par les ordinateurs, internet et les médias sociaux, de photos, textes, vidéos et audio qui sont censés susciter de la violence et des troubles, qui sont considérées comme illégaux et qui violent les ordres du NCPO.

2 - Avoir le pouvoir d'arrêter la diffusion sur des sites internet et des médias sociaux de photos, textes et audio qui sont jugés comme violant le paragraphe 1

3 - Utiliser le pouvoir conféré par la loi pour poursuivre les malfaiteurs et travailler avec le NCPO.

L'idée de surveillance massive des Thaïlandais n'est pas réellement nouvelle. Au début de 2010, le MICT a lancé un plan pour forcer tous les fournisseurs de services Internet (FSI) à installer des outils renifleurs, invoquant la nécessité de supprimer des contenus piratés comme principale raison.

"La surveillance du trafic suspect sur ​​le réseau Internet est la façon dont nous traitons la racine de la cause. C'est mieux que d'arrêter les malfaiteurs après que les crimes ne soient commis," avait déclaré, en 2010, Ajin Jiracheeppattana, alors Directeur du Bureau de Promotion de l'ICT du MICT, au média ASTV-Manager.

La question avait alors semblé se retourner contre le ministère après que les internautes thaïlandais et les médias aient fermement condamné l'idée.

Cependant, elle est revenue sur le tapis à nouveau à la fin de 2011, lorsque Chalerm Yoobamrung, alors vice-premier ministre, voulait se vanter du serieux de l'administration de Yingluck Shinawatra dans la répression des infractions contre la monarchie. Chalerm a déclaré aux médias que le MICT avait prévu de dépenser 400 millions de baht afin d'acheter un appareil capable de "couper le signal des sites lèse-majesté."

Depuis mercredi dernier, Prachatai a essayé d'atteindre Thanit Prapatanan, le directeur de la prévention et la répression du crime des communications, le MICT, pour une entrevue, mais il n'était toujours pas disponible au moment de la publication de cet article.

Thaweeporn Kummetha

Thaweeporn Kummetha

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 15:20

Un article de Numnual Yapparat

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https://uglytruththailand.wordpress.com/2014/09/07/the-thai-army-will-never-be-able-to-solve-the-problem-in-patani/

 

Le référendum sur l'indépendance en Écosse va avoir lieu dans deux semaines. Les principales questions qui ont été évités depuis si longtemps, comme les inégalités, l'austérité, la corruption, la cupidité des banquiers et les attaques contre l'aide sociale, ont été discutées dans des forums à l'échelle nationale.

Qu'en est-il en Thaïlande? Pourquoi le peuple de Patani ne pourrait-il pas bénéficier du même type de référendum? Il a exigé l'indépendance ou tout au moins une certaine forme de réelle autonomie depuis plus d'un siècle. Les gens devraient avoir le droit de choisir leur destin et de se gouverner. Cependant, pour la classe dirigeante thaïlandaise, autonomie et indépendance sont des mots tabous.

Le conflit de Patani remonte à la fin du 19ème siècle. La violence à Patani a pour origine le processus de construction de la nation thaïlandaise et la colonisation ultérieure de diverses communautés ethniques dans un Etat centralisé, gouverné directement à partir de Bangkok, à la fin du 19ème siècle. La construction de la nation thaïlandaise peut être comprise comme une tentative des dirigeants de Bangkok pour créer un état capitaliste moderne et centralisé, à l'image des Etats capitalistes coloniaux qui ont été créés par les Britanniques, Néerlandais et Français en Birmanie, en Malaisie, en Indonésie et en Indochine. Depuis, Bangkok a dirigé Patani comme une colonie.

Pour cette raison, le principal obstacle à l'autodétermination du peuple de Patani, est l'Etat thaïlandais et ses différents constituants, en particulier l'armée. La classe dirigeante thaïlandaise et les militaires ne concéderont pas sans lutte l'autonomie ou l'indépendance au peuple de Patani.

La répression de l'État thaïlandais a inclus une "Siamification" imposée via l'enseignement primaire, les violentes attaques de l'Etat contre ​​toute personne qui envisage la rébellion, l'assassinat et l'enlèvement de militants ainsi que le massacre de villageois innocents. Cela n'a pas cessé, même aujourd'hui.

L'Etat thaïlandais utilise toujours des tactiques oppressives brutales contre les Malais musulmans. Les soldats pénètrent dans les maisons des gens sans mandats. Les gens sont arrêtés, fouillés et mis en prison. Les processus d'interrogatoire sont extrêmement violents. Seuls les groupes de droits de l'homme progressistes osent défendre ces personnes innocentes. L'armée et la police réagissent aux accusations de violations des droits de l'homme, de disparitions forcées et de torture, en utilisant des méthodes criminelles et en engageant des poursuites judiciaires contre les défenseurs des droits de l'homme.

Somchai Neelapaijit était un avocat et militant des droits de l'homme. Il a disparu en mars 2004 après avoir représenté des accusés qui avaient été torturés afin "d'admettre leur culpabilité" dans une affaire de terrorisme. Cet événement s'est produit sous le gouvernement Taksin. Les autorités qui ont commis le crime contre Somchai Neelapaijit sont toujours en liberté.

Dans une affaire récente, l'armée a accusé Mlle Pornpen Khongkachonkiet de diffamation. Elle est la directrice de la Cross Cultural Foundation, une organisation qui surveille et documente sur les cas de torture et de mauvais traitements en Thaïlande. Elle a reçu un mandat de la police le dimanche 24 août 2014.

S'ils peuvent adopter une telle brutalité contre les musulmans malais de Patani alors ils peuvent également appliquer les mêmes tactiques désagréables au reste des citoyens thaïlandais. Il devrait être évident que la lutte pour l'autodétermination de Patani est étroitement liée à la lutte pour la démocratie et la liberté en Thaïlande dans son ensemble. Pour atteindre ces deux objectifs, le pouvoir et l'influence de l'armée thaïlandaise doivent être réduits et les lois draconiennes qui limitent la liberté d'expression, comme la loi martiale et la loi de lèse-majesté doivent être abrogées.

Nous avons besoin d'une lutte collective. Les militants pro-démocratie doivent faire preuve d'une solide solidarité envers les Malais musulmans de Patani. La liberté pour tous les citoyens est le seul moyen de garantir nos droits.

Carte ethnique du sud de la Thaïlande (en jaune, les zones à majorité malaise)

Carte ethnique du sud de la Thaïlande (en jaune, les zones à majorité malaise)

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 10:19

Un article de Thai Political Prisoners

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http://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2014/09/08/on-defying-the-dictator/

 

La dictature militaire utilise des tribunaux militaires pour menacer et faire des exemples contre ceux qu'elle estime la "défier".

Le Bangkok Post rapporte que le tribunal militaire a condamné le chanteur et activiste Tom Dundee (Thanat Thanawatcharanont) à "une durée de six mois de prison avec un sursis pendant deux ans et une amende de 10.000 baht pour avoir défié le Conseil national pour la paix et l'ordre (NCPO) en ne se signalant pas aux autorités militaires." L'avocat Winyat Chartmontree ajoute que Tom a encore sur les bras une accusation de crime de lèse-majesté et une autre de violation de la Loi sur les crimes informatiques, qui "étaient encore en cours d'investigation par les enquêteurs de la police."

Le tribunal militaire "a également condamné Anurak Jentavanich, alias Fore Senthangseedaeng, à trois mois de prison ainsi qu'à une amende de 5000 bahts pour avoir défié l'ordre du NCPO." Sa peine de prison a également été "suspendue pour deux ans."

Pendant ce temps le cas contre l'avocat de Nitirat, Worachet Pakeerut se poursuit, et il "a comparu devant le tribunal militaire de Bangkok afin de témoigner dans une affaire dans laquelle il est accusé d'avoir défié l'ordre du NCPO." L'audience de cette affaire a été "ajournée au 24 novembre."

La défiance envers le dictateur ne sera pas tolérée par la dictature.

Tom Dundee

Tom Dundee

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