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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 13:50

A peine le futur premier policier de Thaïlande s'est-il vanté d'avoir capturé les hommes en noir qui auraient tué des soldats en avril 2010, qu'il a dû faire marche arrière.

Il y a seulement quelques jours, le général de Police, Somyos Pumpanmuang, avait fièrement déclaré que la Chemise rouge exilée, Kritsuda Khunasen, serait impliquée dans les transferts d'argent et d'armes pour les présumés hommes en noir arrêtés par la police. Maintenant Somyos dit que "la police n'a pas établi de lien clair entre la militante de 26 ans et les militants armés."

Hier, le général Somyos insistait sur la nécessité de l'effort actuel de la police afin d'extrader Mlle Kritsuda pour l'interroger sur les hommes en noir. Aujourd'hui, il prétend que les policiers ne savent pas où elle est et qu'ils ne peuvent rien prouver à l'heure actuelle sur les liens revendiqués.

Il y a quelques jours, le général Somyos a déclaré que les hommes en noir étaient connectés à un "groupe militant chemise rouge responsable de l'assassinat d'un colonel de l'armée durant les troubles politiques en 2010". Il s'agit de colonel Romklao Thuwatham . La veuve de ce dernier avait même remercié les policiers. Aujourd'hui, le général de police a déclaré: "Cette affaire n'est pas liée à l'assassinat du colonel Romklao Thuvatham...".

Entretemps a circulé sur le net une photo prouvant que deux des hommes en noir arrêté faisaient partie des gardes du PDRC de Suthep Thaugsuban il y a 6 mois...

A droite, les hommes en noirs arrêtés il y a quelques jours, à gauche, des miliciens du PDRC lors de la fermeture de Bangkok il y a 6 mois.

A droite, les hommes en noirs arrêtés il y a quelques jours, à gauche, des miliciens du PDRC lors de la fermeture de Bangkok il y a 6 mois.

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 15:46

Thaïlande: Cent jours après le coup d'État militaire, pas de répit dans la spirale de la répression

Lien:

http://www.amnesty.fr/Presse/Communiques-de-presse/Thailande-Cent-jours-apres-le-coup-Etat-militaire-pas-de-repit-dans-la-spirale-de-la-repression-12534

 

Les centaines d’arrestations arbitraires, les récits de torture et d’autres mauvais traitements, les restrictions drastiques des droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique, et les procès iniques devant des tribunaux militaires contribuent à créer un climat de peur en Thaïlande, sans qu’aucun signe de répit ne soit perceptible, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public jeudi 11 septembre.

Ce rapport, intitulé Attitude adjustment –100 days under Martial Law, est la première enquête approfondie sur la situation des droits humains en Thaïlande depuis que l’armée a instauré la loi martiale le 20 mai 2014 et pris le pouvoir deux jours plus tard.

« Trois mois après ce coup d’État, nos recherches révèlent des violations généralisées des droits humains commises par le gouvernement militaire », a déclaré Richard Bennett, directeur du programme Asie-Pacifique d’Amnesty International.

« Les autorités thaïlandaises doivent mettre un terme à ces pratiques inquiétantes de répression et de violation des droits fondamentaux, respecter leurs obligations internationales relatives aux droits humains et permettre des débats libres et ouverts – autant de points indispensables pour l’avenir du pays. »

Détentions arbitraires

Dans sa volonté de « rectifier les comportements » et de museler l’opposition, le gouvernement militaire – dénommé Conseil national pour la paix et l’ordre – s’est engagé dans une politique d’arrestations et de détentions arbitraires systématiques visant des centaines de personnes, principalement favorables à l’ancien gouvernement, en violation de leur droit à la liberté et d’autres droits fondamentaux.

Si la plupart des personnes arrêtées ne sont pas restées plus de sept jours en détention, elles n’en ont pas moins été incarcérées sans inculpation ni procès, sans possibilité de consulter un avocat et parfois au secret. Elles vivent maintenant sous la menace de poursuites après avoir dû signer, pour obtenir leur libération, un engagement à ne prendre part à aucune « activité politique ».

L’armée et la police ont aussi dans certains cas arrêté ou menacé d’arrêter les proches de ceux qui refusaient de se présenter aux autorités. Plusieurs personnes risquent des poursuites pour avoir refusé de répondre à une convocation de l’armée et se sont vu retirer leur passeport.

« Ces arrestations arbitraires massives sont une violation flagrante des engagements internationaux de la Thaïlande en matière de droits humains. Il s’agit clairement d’une politique de persécution et d’une tentative de réduire l’opposition au silence », a déclaré Richard Bennett.

« Il faut mettre un terme aux arrestations et aux convocations devant les autorités, ainsi qu’à toutes les restrictions dont font l’objet les personnes libérées et aux poursuites contre ceux qui ont refusé de se présenter. »

Torture et autres mauvais traitements

Amnesty International a reçu des informations crédibles faisant état d’un certain nombre de cas de torture, notamment en détention au secret, allant des passages à tabac aux simulacres d’exécutions en passant par l’asphyxie des détenus. La torture est un problème de longue date en Thaïlande et était déjà très courante dans les lieux de détention, en particulier dans les zones où la loi martiale avait été imposée par le passé.

Kritsuda Khunasen, militante politique arrêtée le 27 mai 2014, a raconté avoir été frappée violemment et à maintes reprises par des soldats et asphyxiée au moyen d’un sac en plastique pendant ses interrogatoires.

« Quand je ne répondais pas assez vite, que je me taisais ou que je ne répondais pas directement à la question […] je recevais des coups de poing dans la figure, le ventre et le reste du corps […] Le pire que j’ai subi, c’est quand ils m’ont placé un sac en plastique sur la tête, qu’ils en ont noué les extrémités et qu’ils l’ont ensuite recouvert d’un sac en tissu. J’ai perdu connaissance et ils m’ont fait revenir à moi en me jetant de l’eau à la figure […] Au final, j’ai appris ce que cela voulait dire d’avoir à chaque instant peur de mourir », a-t-elle expliqué.

« Le Conseil national pour la paix et l’ordre doit veiller à ce que nul ne soit soumis à la torture ni à d’autres mauvais traitements et à ce que les allégations de tels crimes fassent l’objet dans les plus brefs délais d’enquêtes impartiales, indépendantes et exhaustives et que les responsables présumés soient poursuivis », a déclaré Richard Bennett.

Liberté d’expression et de réunion pacifique

Le Conseil national pour la paix et l’ordre a imposé de sévères restrictions aux droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique, gelant tout débat public et entraînant une autocensure généralisée.

Des centaines de sites Internet ont été fermés ou bloqués, des comités de censure ont été créés pour surveiller les médias, et de nombreuses personnes ont été menacées d’emprisonnement pour avoir mis en ligne des informations ou commentaires perçus comme critiques à l’égard de l’armée.

Une interdiction des rassemblements de plus de cinq personnes est appliquée depuis l’instauration de la loi martiale, en violation flagrante du droit à la liberté de réunion pacifique.

Enfin, un nombre sans précédent de personnes ont été inculpées en vertu de la loi abusive relative au crime de lèse-majesté, qui interdit toute insulte visant un membre de la famille royale. Quatre personnes ont déjà été poursuivies et condamnées à ce titre depuis le coup d’État, et 10 autres ont été inculpées.

« Le gouvernement militaire a intégré à son mode opératoire la répression systématique des plus petites formes d’opposition, comme le port de tee-shirts susceptibles de « favoriser la division », la lecture de certains livres et le fait de manger des sandwichs en public pour protester symboliquement contre le pouvoir militaire », a déclaré Richard Bennett.

« Les autorités thaïlandaises doivent abroger ces lois et décrets abusifs, libérer immédiatement et sans condition les personnes arrêtées ou emprisonnées pour avoir simplement exercé pacifiquement leurs droits à la liberté d’expression et de réunion, et abandonner toutes les poursuites engagées pour de tels motifs.

Défenseurs des droits humains

Les restrictions des droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique ont eu de graves conséquences sur le travail crucial des défenseurs des droits humains et des organisations œuvrant dans ce domaine, dont la section thaïlandaise d’Amnesty International.

Les groupes de défense des droits humains se sont vu interdire la tenue de manifestations pacifiques, et les inculpations et poursuites pour diffamation engagées avant le coup d’État à l’encontre de journalistes et de défenseurs des droits humains sont toujours en cours.

Procès inéquitables

Le droit à un procès équitable est aussi menacé, puisqu’une soixantaine de personnes vont très prochainement être jugées devant des tribunaux militaires, sans aucun droit de recours contre le jugement qui sera rendu.

Le Conseil national pour la paix et l’ordre a ordonné la comparution de civils devant des tribunaux militaires pour des violations de décrets militaires qui bafouent eux-mêmes les droits humains les plus fondamentaux, tels que les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique, et pour des crimes de lèse-majesté qui pourraient eux aussi constituer des violations du droit à la liberté d’expression.

Recommandations

Le rapport “Attitude adjustment” – 100 days under Martial Law adresse aux autorités thaïlandaises une série de recommandations leur demandant de rétablir le respect des droits humains et de veiller à ce que la Thaïlande se conforme à ses obligations internationales.

« La Thaïlande ne peut ignorer ses obligations internationales relatives aux droits humains au nom de la "sécurité nationale". Les restrictions actuellement imposées aux libertés sont excessives », a déclaré Richard Bennett.

« Les membres de la communauté internationale doivent profiter de toutes les occasions qui se présentent, notamment de l’actuelle session du Conseil des droits de l’homme, pour encourager le gouvernement militaire thaïlandais à changer de voie et à garantir le respect des droits humains, qui lui sera nécessaire pour atteindre son objectif déclaré de réconciliation nationale. »

11 septembre 2014

Le rapport d’Amnesty International sur la Thaïlande
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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 06:09

Un article de Giles Ji Ungpakorn

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https://uglytruththailand.wordpress.com/2014/09/13/thailand-is-an-extremely-racist-society/

 

Lorsqu'on a le découvert que le préposé aux chaises de plage, qui avait lancé du sable sur un touriste assis sur le sable, était un travailleur migrant en provenance du Cambodge, de nombreux Thaïlandais ont été soulagés, estimant que "un Thaïlandais ne ferait jamais ça". Mais ils n'ont pas pris la peine de se demander si son patron était un Thaïlandais et quelle pression a été mise sur ce travailleur pour qu'il fasse en sorte que tout le monde paye pour s'asseoir sur les chaises de plage.

Lorsque Prayut et ses complices ont ordonné aux troupes thaïlandaises d'abattre 90 manifestants pro-démocratie en 2010, certains chemises rouges ont affirmé que les tireurs d'élite devaient être des Cambodgiens parce que "les Thaïlandais ne pourraient jamais tirer sur des Thaïlandais". Mais les faits démontrent le contraire. Ce sont des soldats thaïlandais qui ont assassiné des citoyens pro-démocratie à plusieurs reprises depuis le début des années 1970.

Il est fréquent d'entendre de nombreux Thaïlandais faisant référence à quelque chose de stupide comme étant "Lao".

La plupart des Thaïlandais se réfèrent à quiconque à un physique malais, indien, turc ou arabe comme un "Kaak". Ce n'est pas différent des termes racistes anglo-saxons de "Wops", "Spiks" ou "Dagos" (NDT: ou français de "bougnoule" ou "raton"). Le mot très offensant "Kaak" est également utilisé pour rabaisser les Malais musulmans de Patani, augmentant ainsi leur oppression.

Beaucoup de Thaïs se réfèrent à la population noire d'origine africaine comme "Aye Murd", l'équivalent de "bâtard noir" ou utilisent aussi le terme de "Nigger". Ce mot est même apparu dans une déclaration publique faite par un universitaire pro-démocratie.

Tous les Thaïlandais se réfèrent aux Blancs comme des "Farangs", un mot péjoratif équivalent à l'utilisation du terme "diables blancs" par les racistes chinois. Ce terme est utilisé par les universitaires. Il décrit la différence. "Nous sommes les Thaïlandais", disent et pensent-ils fièrement. Mais ce sont des Farangs. Et bien sûr, tous les Farangs pensent la même chose parce que la démocratie est un concept Farang. On ne reconnaît pas qu'il y ait des occidentaux de droite ou de gauche. Et bien sûr, les Farangs ne peuvent pas comprendre la Thaïlande.

Jusqu'à récemment, de nombreux Thaïlandais, y compris ceux d'origine chinoise (ce qu'ils ont dissimulé dans le passé), utilisaient le terme "Jek" pour désigner le peuple chinois. Aujourd'hui, ils se réfèrent au peuple vietnamien en utilisant le terme offensant "Yuan". Les Japonais sont appelés "Aye Yun".

Il est fréquent de voir des affiches officielles dans les rues qui prétendent que les travailleurs migrants en situation irrégulière apportent des maladies et la criminalité. Il n'y a aucune indignation face à ce racisme.

En cas de contestation sur ce racisme profond, la plupart nieront qu'ils sont racistes; certains affirmeront que c'est la "manière thaïe". Les intellectuels diront que discuter de ces choses est juste "politiquement correct". Mais la vraie rectitude politique est de ramper devant les élites, les qualifiant de "Tan" et d'utiliser un langage royal pour la famille royale.

Tout cela est le résultat de la socialisation constante des Thaïs par les élites dirigeantes qui renforce leur chauvinisme chaque matin et soir quand l'hymne national est joué. Les Thaïs sont les meilleurs et tous les autres sont étrangers et inférieurs, tel est le message. C'est aussi un signe de la faiblesse de la gauche progressiste.

Léon Trotsky a écrit que, dans l'Allemagne nazie, les classes moyennes ont fait la guerre aux travailleurs et au peuple juif tout en s'inclinant devant les capitalistes. Bien que les racistes thaïlandais rampent devant ceux au pouvoir, ils méprisent les étrangers. Et Karl Marx a écrit que la classe ouvrière britannique ne pourrait jamais se libérer tant qu'elle continuait à avoir des attitudes racistes vis-à-vis des Irlandais. Les Thaïs ne pourront pas se libérer tant qu'ils demeureront racistes vis-à-vis des autres.

La Thaïlande est une société extrêmement raciste
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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 09:20

Un article de Thaweeporn Kummetha

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http://prachatai.org/english/node/4331

 

Les autorités thaïlandaises auraient prévu de mettre en place un dispositif de surveillance à l'encontre des internautes thaïlandais à partir du 15 septembre, ciblant spécifiquement ceux qui produisent ou lisent du contenu lèse-majesté, selon un rapport. Bien que le rapport reste encore à confirmer, il a créé un plus grand climat de peur parmi les médias.

Prachatai a reçu des informations non confirmées provenant de deux sources différentes. Elles disent que le dispositif ciblerait les mots clés liés à la lèse-majesté, qu'il serait relativement puissant et pourrait accéder à tous les types de trafic de communication d'internet. Une autre source affirme qu'il pourrait même surveiller les communications à l'aide de protocoles sécurisés.

Après avoir appris cela, l'équipe éditoriale d'un journal de niveau national en langue thaïe a, à contrecœur, eu recours à une politique de plus grande autocensure. Son rédacteur en chef a mis en garde le personnel éditorial de ne pas parcourir un site internet comportant de la lèse-majesté au travail et d'y réfléchir à deux fois avant de signaler n'importe quelle histoire liée à la lèse-majesté.

L'interception des communications en ligne est illégale en vertu du Computer Crime Act de 2007. Avant le coup, la seule agence de l'Etat qui était légalement autorisé à le faire était le Département des enquêtes spéciales (DSI). Quand le DSI soupçonnait que les informations dans un compte de messagerie ou dans une communication privée étaient liées à un crime, il pouvait demander l'approbation du tribunal pour pirater le compte e-mail suspect ou intercepter la communication - au cas par cas.

En 2010, le DSI a piraté l'email d'Emilio Esteban, que la police a identifié comme étant un Anglais résidant en Espagne et a trouvé plusieurs courriels de ressortissants thaïlandais qui lui envoyaient des liens et des vidéos contenant de la lèse-majesté afin de lui faciliter la publication sur son défunt blog "Stop Lèse Majesté" publié sur blogspot. Cela a conduit trois hommes thaïlandais à être jugés et emprisonnés pour crime de lèse-majesté.

Cependant, vu qu'un ordre du Conseil national pour la paix et l'ordre (NCPO) de la junte ayant le statut d'une loi, le résultat est que tous les internautes thaïlandais deviennent vulnérables vis-à-vis de la surveillance de masse.

L'ordonnance no 26/2014 du NCPO, publié le 29 mai, intitulé "Pour le contrôle et la surveillance de l'utilisation des médias sociaux", indique que, pour empêcher la diffusion de fausses informations sur l'internet, le Secrétaire permanent (du MICT) peut désigner un groupe de travail afin de:

1 - Contrôler et accéder à la circulation par les ordinateurs, internet et les médias sociaux, de photos, textes, vidéos et audio qui sont censés susciter de la violence et des troubles, qui sont considérées comme illégaux et qui violent les ordres du NCPO.

2 - Avoir le pouvoir d'arrêter la diffusion sur des sites internet et des médias sociaux de photos, textes et audio qui sont jugés comme violant le paragraphe 1

3 - Utiliser le pouvoir conféré par la loi pour poursuivre les malfaiteurs et travailler avec le NCPO.

L'idée de surveillance massive des Thaïlandais n'est pas réellement nouvelle. Au début de 2010, le MICT a lancé un plan pour forcer tous les fournisseurs de services Internet (FSI) à installer des outils renifleurs, invoquant la nécessité de supprimer des contenus piratés comme principale raison.

"La surveillance du trafic suspect sur ​​le réseau Internet est la façon dont nous traitons la racine de la cause. C'est mieux que d'arrêter les malfaiteurs après que les crimes ne soient commis," avait déclaré, en 2010, Ajin Jiracheeppattana, alors Directeur du Bureau de Promotion de l'ICT du MICT, au média ASTV-Manager.

La question avait alors semblé se retourner contre le ministère après que les internautes thaïlandais et les médias aient fermement condamné l'idée.

Cependant, elle est revenue sur le tapis à nouveau à la fin de 2011, lorsque Chalerm Yoobamrung, alors vice-premier ministre, voulait se vanter du serieux de l'administration de Yingluck Shinawatra dans la répression des infractions contre la monarchie. Chalerm a déclaré aux médias que le MICT avait prévu de dépenser 400 millions de baht afin d'acheter un appareil capable de "couper le signal des sites lèse-majesté."

Depuis mercredi dernier, Prachatai a essayé d'atteindre Thanit Prapatanan, le directeur de la prévention et la répression du crime des communications, le MICT, pour une entrevue, mais il n'était toujours pas disponible au moment de la publication de cet article.

Thaweeporn Kummetha

Thaweeporn Kummetha

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 15:20

Un article de Numnual Yapparat

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https://uglytruththailand.wordpress.com/2014/09/07/the-thai-army-will-never-be-able-to-solve-the-problem-in-patani/

 

Le référendum sur l'indépendance en Écosse va avoir lieu dans deux semaines. Les principales questions qui ont été évités depuis si longtemps, comme les inégalités, l'austérité, la corruption, la cupidité des banquiers et les attaques contre l'aide sociale, ont été discutées dans des forums à l'échelle nationale.

Qu'en est-il en Thaïlande? Pourquoi le peuple de Patani ne pourrait-il pas bénéficier du même type de référendum? Il a exigé l'indépendance ou tout au moins une certaine forme de réelle autonomie depuis plus d'un siècle. Les gens devraient avoir le droit de choisir leur destin et de se gouverner. Cependant, pour la classe dirigeante thaïlandaise, autonomie et indépendance sont des mots tabous.

Le conflit de Patani remonte à la fin du 19ème siècle. La violence à Patani a pour origine le processus de construction de la nation thaïlandaise et la colonisation ultérieure de diverses communautés ethniques dans un Etat centralisé, gouverné directement à partir de Bangkok, à la fin du 19ème siècle. La construction de la nation thaïlandaise peut être comprise comme une tentative des dirigeants de Bangkok pour créer un état capitaliste moderne et centralisé, à l'image des Etats capitalistes coloniaux qui ont été créés par les Britanniques, Néerlandais et Français en Birmanie, en Malaisie, en Indonésie et en Indochine. Depuis, Bangkok a dirigé Patani comme une colonie.

Pour cette raison, le principal obstacle à l'autodétermination du peuple de Patani, est l'Etat thaïlandais et ses différents constituants, en particulier l'armée. La classe dirigeante thaïlandaise et les militaires ne concéderont pas sans lutte l'autonomie ou l'indépendance au peuple de Patani.

La répression de l'État thaïlandais a inclus une "Siamification" imposée via l'enseignement primaire, les violentes attaques de l'Etat contre ​​toute personne qui envisage la rébellion, l'assassinat et l'enlèvement de militants ainsi que le massacre de villageois innocents. Cela n'a pas cessé, même aujourd'hui.

L'Etat thaïlandais utilise toujours des tactiques oppressives brutales contre les Malais musulmans. Les soldats pénètrent dans les maisons des gens sans mandats. Les gens sont arrêtés, fouillés et mis en prison. Les processus d'interrogatoire sont extrêmement violents. Seuls les groupes de droits de l'homme progressistes osent défendre ces personnes innocentes. L'armée et la police réagissent aux accusations de violations des droits de l'homme, de disparitions forcées et de torture, en utilisant des méthodes criminelles et en engageant des poursuites judiciaires contre les défenseurs des droits de l'homme.

Somchai Neelapaijit était un avocat et militant des droits de l'homme. Il a disparu en mars 2004 après avoir représenté des accusés qui avaient été torturés afin "d'admettre leur culpabilité" dans une affaire de terrorisme. Cet événement s'est produit sous le gouvernement Taksin. Les autorités qui ont commis le crime contre Somchai Neelapaijit sont toujours en liberté.

Dans une affaire récente, l'armée a accusé Mlle Pornpen Khongkachonkiet de diffamation. Elle est la directrice de la Cross Cultural Foundation, une organisation qui surveille et documente sur les cas de torture et de mauvais traitements en Thaïlande. Elle a reçu un mandat de la police le dimanche 24 août 2014.

S'ils peuvent adopter une telle brutalité contre les musulmans malais de Patani alors ils peuvent également appliquer les mêmes tactiques désagréables au reste des citoyens thaïlandais. Il devrait être évident que la lutte pour l'autodétermination de Patani est étroitement liée à la lutte pour la démocratie et la liberté en Thaïlande dans son ensemble. Pour atteindre ces deux objectifs, le pouvoir et l'influence de l'armée thaïlandaise doivent être réduits et les lois draconiennes qui limitent la liberté d'expression, comme la loi martiale et la loi de lèse-majesté doivent être abrogées.

Nous avons besoin d'une lutte collective. Les militants pro-démocratie doivent faire preuve d'une solide solidarité envers les Malais musulmans de Patani. La liberté pour tous les citoyens est le seul moyen de garantir nos droits.

Carte ethnique du sud de la Thaïlande (en jaune, les zones à majorité malaise)

Carte ethnique du sud de la Thaïlande (en jaune, les zones à majorité malaise)

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 10:19

Un article de Thai Political Prisoners

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http://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2014/09/08/on-defying-the-dictator/

 

La dictature militaire utilise des tribunaux militaires pour menacer et faire des exemples contre ceux qu'elle estime la "défier".

Le Bangkok Post rapporte que le tribunal militaire a condamné le chanteur et activiste Tom Dundee (Thanat Thanawatcharanont) à "une durée de six mois de prison avec un sursis pendant deux ans et une amende de 10.000 baht pour avoir défié le Conseil national pour la paix et l'ordre (NCPO) en ne se signalant pas aux autorités militaires." L'avocat Winyat Chartmontree ajoute que Tom a encore sur les bras une accusation de crime de lèse-majesté et une autre de violation de la Loi sur les crimes informatiques, qui "étaient encore en cours d'investigation par les enquêteurs de la police."

Le tribunal militaire "a également condamné Anurak Jentavanich, alias Fore Senthangseedaeng, à trois mois de prison ainsi qu'à une amende de 5000 bahts pour avoir défié l'ordre du NCPO." Sa peine de prison a également été "suspendue pour deux ans."

Pendant ce temps le cas contre l'avocat de Nitirat, Worachet Pakeerut se poursuit, et il "a comparu devant le tribunal militaire de Bangkok afin de témoigner dans une affaire dans laquelle il est accusé d'avoir défié l'ordre du NCPO." L'audience de cette affaire a été "ajournée au 24 novembre."

La défiance envers le dictateur ne sera pas tolérée par la dictature.

Tom Dundee

Tom Dundee

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 11:22

Sunai Julphongsathorn, membre du mouvement Free Thai (Thaï Libre), estime que le salaire mensuel de Prayuth Chan-ocha est de 2,34 millions de bahts, soit environ 80,000 dollars US par mois. Sunai a fait cette déclaration à une chaîne de télévision de Los Angeles aux Etats-Unis.

Voici le lien (en thaï) sur les révélations de Sunai à propos du salaire de Prayuth d'environ 1 million de dollars par an:

http://thaienews.blogspot.com/2014/09/blog-post_25.html

 

Sunai a également révélé que la junte de Prayuth va réduire d'environ 30 à 50% la retraite progressive pour les personnes âgées. Sunai cite aussi Prayuth comme disant que la sécurité sociale était un gaspillage de fonds publics. Mais en même temps, note Sunai, Prayuth augmente le salaire des juges et des fonctionnaires.

Il convient de noter que Transparency International (l'agence internationale qui classe la corruption des pays) a classé le gouvernement de Thaksin comme moins corrompu que celui du coup d'Etat de 2006 ou celui d'Abhisit. On peut aussi noter que de nombreux Thaïlandais disent que l'armée de Thaïlande est la plus grande mafia du pays.

 

Source:

http://thaiintelligentnews.wordpress.com/2014/09/03/dictator-million-dollar-a-year-man-prayuth-cuts-social-security-for-the-elderly/

Prayuth Chan-ocha

Prayuth Chan-ocha

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 08:07

Un article de Giles Ji Ungpakorn

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https://uglytruththailand.wordpress.com/2014/09/08/thailand-is-ruled-by-a-vicious-idiot/

 

Le général Prayut Chan-ocha croit en la magie noire et au vaudou. Il est tellement paranoïaque qu'il croit qu'il est maudit. Oui, des millions de Thaïlandais le maudissent tous les jours, mais pas en utilisant la magie noire.

La réponse de Prayut aux inondations actuelles en Thaïlande a été de dire que "dans les temps anciens les gens construisaient des maisons sur pilotis, maintenant ils ne le font plus et il n'y a pas de place pour que l'eau s'écoule. Il y a des inondations chaque année, mais que peut-on faire? Si on n'avait pas d'inondations, on aurait une pénurie d'eau".

Récemment Prayut a déclaré que la junte n'interviendrait pas dans le fonctionnement du gouvernement. Prayut est le chef de la junte et l'auto-nommé premier ministre.

Un homme qui affirme qu'il est de la lignée des "sorciers égyptiens antiques" et peut "communiquer avec les OVNIS" a été choisi par la junte pour prendre la tête de l'équipe de "réforme" du système éducatif.

Tout cela serait risible s'il n'y avait pas aussi un côté très sérieux de ce gouvernement militaire.

Le groupe thaïlandais "Lawyers for Human Rights" rapporte que dans les 100 premiers jours qui ont suivis le coup d'Etat, il y a eu 14 cas de torture physique ou mentale de personnes détenues par la junte. Malgré l'annonce de la junte comme quoi elle aurait cessée d'ordonner aux gens de faire leur rapport à l'armée, les arrestations ont continué. Au cours des 100 premiers jours qui ont suivis le coup d'Etat, 571 personnes ont reçus l'ordre de se rendre à l'armée et au moins 266 personnes ont été accusées de soi-disant infractions. Parmi les personnes arrêtées ou ordonné de se présenter à l'armée, le plus grand nombre faisaient partie du mouvement chemise rouge (266 personnes). 142 autres étaient des universitaires et des militants et enfin 98 personnes ont été arrêtées lors de manifestations pacifiques anti-putschistes.

Il se murmure que certains des antidémocrates qui se précipitent pour faire du bénévolat sur la "réforme" du système politique vont peut-être proposer une règle comme quoi les parlementaires, ou au moins le premier ministre, ne doivent pas appartenir à un parti politique. C'est la "politique sans politique" que le dictateur et ancien roi du Népal avait mise au point avant d'être renversé. Ne pas avoir de partis politiques signifie ne pas avoir de plates-formes ou de manifestes politiques. Cela serait un retour aux mauvais jours de la politique de clientélisme et d'achat de voix.

Dessin de Declan

Dessin de Declan

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 13:01

L'Asian Human Rights Commission (Commission asiatique des droits de l'homme), basée à Hong Kong, fait état de détentions arbitraires et de cas de torture en Thaïlande, mais aussi de pressions, d'intimidations et de menaces de la part des militaires contre les familles de ceux qui ont choisi l'exil. C'est le cas pour la famille de l'exilé politique thaïlandais Tanthawut Taweewarodomkul.

Lien de la déclaration de l'Asian Human Rights Commission:

http://www.humanrights.asia/news/ahrc-news/AHRC-OLT-008-2014

 

Ci-dessous, la traduction en français d'un extrait de la déclaration:

Malgré la peine de prison (2 ans) et l'amende (40,000 bath) que risquent ceux qui refusent de se rendre à la convocation des militaires, beaucoup de ceux qui ont été convoqués par la junte ont choisi de ne pas se signaler. L'un d'entre eux est Tanthawut Taweewarodomkul, un ancien prisonnier politique. Tanthawut a été accusé d'avoir diffamé la monarchie lors de ses travaux en tant que web designer et webmaster, et a été condamné, le 15 mars 2011, à 13 ans de prison en vertu de la loi sur les crimes informatiques de 2007. Il a bénéficié d'une grâce royale le 5 juillet 2013. Après sa libération , il s'est engagé dans la construction d'une petite entreprise ainsi que dans la mise en place d'un réseau de soutien pour protéger les droits de l'homme et aider les familles des prisonniers politiques, anciens et actuels, et prenait soin de son fils comme un père célibataire.

Tanthawut a été convoqué à deux moments différents par la junte, le 24 mai 2014 et le 7 juin 2014. Il a choisi de ne pas se présenter à la sommation et s'est rendu en exil à l'étranger. Dans une lettre publiée en thaï et en anglais à la fin de juillet, il a expliqué pourquoi il a décidé de ne pas se déclarer. Dedans, il explique que la principale raison pour laquelle il ne s'est pas présenté comme suit: "Je ne peux pas accepter la prise du pouvoir par la junte, le NCPO. Je ne peux pas accepter toute prise de pouvoir sans l'accord nécessaire du peuple." En outre, il a raconté son expérience antérieure avec les systèmes judiciaire et pénitentiaire, décrit son sens aigu de la nature politisée des accusations portées contre lui, et expliqué que le recours à des tribunaux militaires pour juger les civils lui faisait craindre que s'il se rendait à la convocation, il ne serait pas traité équitablement. L'Asian Human Rights Commission pense que ses préoccupations sont fondées étant donné la nature illégale du coup d'Etat et la détérioration des protections des droits de l'homme qui ont suivis.

Suite à la décision de Tanthawut de ne pas se présenter à la junte, sa famille fait l'objet d'un harcèlement quotidien par les autorités. La police et les soldats ont visité plusieurs fois la maison de ses parents pour se renseigner sur leurs allées et venues et les ont menacés de continuer à se rendre chez eux jusqu'à ce que Tanthawut se rende. Tanthawut a écrit une lettre ouverte détaillant ce harcèlement et l'a envoyé à plusieurs organisations des droits de l'homme, y compris à l'Asian Human Rights Commission. Le harcèlement et les menaces des autorités ont porté un coup sévère à sa famille, et sa mère a dû être hospitalisée en raison du stress dû aux visites des militaires. Il s'agit d'un exemple clair d'intimidation par la junte. L'Asian Human Rights Commission est en outre préoccupé par le fait que cela n'est peut-être pas un cas isolé d'intimidation des familles de ceux qui ne se sont pas rendus à la sommation de la junte.

Compte tenu des faits élaborés ci-dessus, l'Asian Human Rights Commission demande instamment la fin du harcèlement par les autorités de la famille de Tanthawut Taweewarodomkul et des autres familles de ceux qui ont été convoqués par le régime et ont refusé de se déclarer. L'Asian Human Rights Commission demande également la restauration d'un gouvernement civil en Thaïlande le plus rapidement possible, et exprime son point de vue comme quoi la constitution temporaire mis en place par le Conseil national pour la paix et l'ordre (la junte) est inacceptable car il s'agit d'une atteinte à la primauté du droit, et cela aura probablement des conséquences désastreuses pour les droits de l'homme en Thaïlande.

Tanthawut Taweewarodomkul à l'époque où il était détenu pour lèse-majesté

Tanthawut Taweewarodomkul à l'époque où il était détenu pour lèse-majesté

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 10:07

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Lien:

https://uglytruththailand.wordpress.com/2014/09/06/international-organisations-fail-on-lese-majeste/

 

Malgré le fait que Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les droits de l'homme, ait déclaré que "la menace de l'utilisation de la loi de lèse-majesté est un ajout aux effets de refroidissement sur la liberté d'expression observés en Thaïlande après le coup d'Etat", l'engagement des organisations internationales et des gouvernements occidentaux pour soutenir les prisonniers politiques thaïlandais détenus en vertu de cette loi draconienne est extrêmement faible.

Depuis des années, Amnesty International n'a pas réussi à faire campagne sur la question, affirmant qu'elle préfère effectuer une "douce pression" auprès du gouvernement thaïlandais. Les responsables locaux d'Amnesty International sont même favorables à l'utilisation de la loi. Finalement, AI a fini par soulever le cas de Somyot Pruksakasemsuk. Mais la campagne d'AI a été faible et hésitante.

Les gouvernements occidentaux ont montré un intérêt symbolique vis-à-vis des effets d'oppression de la lèse-majesté. Le gouvernement américain a autrefois envoyé un fonctionnaire de l'ambassade en tant qu'observateur à des séminaires sur le sujet que j'avais aidé à organiser avant d'avoir été obligé de quitter la Thaïlande à cause de cette loi. Mais le gouvernement américain n'a rien fait de significatif depuis. L'ambassadeur du Canada en Thaïlande m'a informé que son gouvernement était "préoccupé" par la lèse-majesté et était impliqué dans le "douce pression". Mais cela n'a rien entraîné de positif.

Les gouvernements occidentaux, y compris ceux de l'Union Européenne, pourraient faire des déclarations publiques s'opposant à la lèse-majesté et demander à envoyer des observateurs de l'ambassade lors des procès en vertu de cette loi. Ce genre de pression avait auparavant permis de libérer les étudiants prisonniers politiques après le bain de sang du 6 octobre 1976 à Bangkok.

Je n'ai pas d'utopiques illusions sur l'engagement des gouvernements occidentaux vis-à-vis de la liberté et à la démocratie, mais les citoyens de ces gouvernements pourraient mettre la pression sur leurs politiciens afin de soulever la question.

Certains universitaires qui sont impliqués dans des études thaïlandaises ont publié de bonnes déclarations publiques contre le crime de lèse-majesté, mais les choses doivent aller plus loin. La lèse-majesté est également une violation de la liberté académique et certains universitaires et étudiants thaïlandais sont tombés sous le couperet de la loi. Il est temps d'entamer un boycott des institutions universitaires thaïlandais ainsi que des conférences officielles qui sont liées au gouvernement thaïlandais. Jusqu'à présent, rien n'a été fait.

La lèse-majesté ne concerne pas seulement la censure, la violence et l'intimidation par l'état. L'utilisation généralisée de la loi et la promotion maniaque de la monarchie par les militaires et d'autres est un feu vert pour les voyous royalistes ainsi que d'autres acteurs non étatiques pour commettre la violence ou faire des menaces contre les citoyens. Elle s'applique à tous ceux qui sont simplement accusés de lèse-majesté par n'importe qui, qu'ils soient ou non effectivement jugés ou reconnus coupables. Cela est évident dans le cas des universitaires Somsak Jeamteerasakul et Worajet Pakeerat.

Étant donné que la junte militaire augmente son utilisation de la lèse-majesté, qui s'accompagne d'un refus systématique de la liberté sous caution aux justiciables, et étant donné que des gens comme Somyot et Da Torpedo ont été emprisonnés suite à des verdicts terriblement durs, plus de campagnes pour l'abolition de la lèse-majesté sont nécessaires de toute urgence.

En Thaïlande, tandis que les fonctionnaires de l'Etat qui massacrent des manifestants non armés et détruisent la démocratie demeurent en liberté, les gens qui expriment, simplement et de manière totalement non-violente, leur opposition au statu quo sont considérés comme des "criminels".

Somyot Pruksakasemsuk

Somyot Pruksakasemsuk

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