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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 08:07

Un article de Giles Ji Ungpakorn

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https://uglytruththailand.wordpress.com/2014/09/08/thailand-is-ruled-by-a-vicious-idiot/

 

Le général Prayut Chan-ocha croit en la magie noire et au vaudou. Il est tellement paranoïaque qu'il croit qu'il est maudit. Oui, des millions de Thaïlandais le maudissent tous les jours, mais pas en utilisant la magie noire.

La réponse de Prayut aux inondations actuelles en Thaïlande a été de dire que "dans les temps anciens les gens construisaient des maisons sur pilotis, maintenant ils ne le font plus et il n'y a pas de place pour que l'eau s'écoule. Il y a des inondations chaque année, mais que peut-on faire? Si on n'avait pas d'inondations, on aurait une pénurie d'eau".

Récemment Prayut a déclaré que la junte n'interviendrait pas dans le fonctionnement du gouvernement. Prayut est le chef de la junte et l'auto-nommé premier ministre.

Un homme qui affirme qu'il est de la lignée des "sorciers égyptiens antiques" et peut "communiquer avec les OVNIS" a été choisi par la junte pour prendre la tête de l'équipe de "réforme" du système éducatif.

Tout cela serait risible s'il n'y avait pas aussi un côté très sérieux de ce gouvernement militaire.

Le groupe thaïlandais "Lawyers for Human Rights" rapporte que dans les 100 premiers jours qui ont suivis le coup d'Etat, il y a eu 14 cas de torture physique ou mentale de personnes détenues par la junte. Malgré l'annonce de la junte comme quoi elle aurait cessée d'ordonner aux gens de faire leur rapport à l'armée, les arrestations ont continué. Au cours des 100 premiers jours qui ont suivis le coup d'Etat, 571 personnes ont reçus l'ordre de se rendre à l'armée et au moins 266 personnes ont été accusées de soi-disant infractions. Parmi les personnes arrêtées ou ordonné de se présenter à l'armée, le plus grand nombre faisaient partie du mouvement chemise rouge (266 personnes). 142 autres étaient des universitaires et des militants et enfin 98 personnes ont été arrêtées lors de manifestations pacifiques anti-putschistes.

Il se murmure que certains des antidémocrates qui se précipitent pour faire du bénévolat sur la "réforme" du système politique vont peut-être proposer une règle comme quoi les parlementaires, ou au moins le premier ministre, ne doivent pas appartenir à un parti politique. C'est la "politique sans politique" que le dictateur et ancien roi du Népal avait mise au point avant d'être renversé. Ne pas avoir de partis politiques signifie ne pas avoir de plates-formes ou de manifestes politiques. Cela serait un retour aux mauvais jours de la politique de clientélisme et d'achat de voix.

Dessin de Declan

Dessin de Declan

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 13:01

L'Asian Human Rights Commission (Commission asiatique des droits de l'homme), basée à Hong Kong, fait état de détentions arbitraires et de cas de torture en Thaïlande, mais aussi de pressions, d'intimidations et de menaces de la part des militaires contre les familles de ceux qui ont choisi l'exil. C'est le cas pour la famille de l'exilé politique thaïlandais Tanthawut Taweewarodomkul.

Lien de la déclaration de l'Asian Human Rights Commission:

http://www.humanrights.asia/news/ahrc-news/AHRC-OLT-008-2014

 

Ci-dessous, la traduction en français d'un extrait de la déclaration:

Malgré la peine de prison (2 ans) et l'amende (40,000 bath) que risquent ceux qui refusent de se rendre à la convocation des militaires, beaucoup de ceux qui ont été convoqués par la junte ont choisi de ne pas se signaler. L'un d'entre eux est Tanthawut Taweewarodomkul, un ancien prisonnier politique. Tanthawut a été accusé d'avoir diffamé la monarchie lors de ses travaux en tant que web designer et webmaster, et a été condamné, le 15 mars 2011, à 13 ans de prison en vertu de la loi sur les crimes informatiques de 2007. Il a bénéficié d'une grâce royale le 5 juillet 2013. Après sa libération , il s'est engagé dans la construction d'une petite entreprise ainsi que dans la mise en place d'un réseau de soutien pour protéger les droits de l'homme et aider les familles des prisonniers politiques, anciens et actuels, et prenait soin de son fils comme un père célibataire.

Tanthawut a été convoqué à deux moments différents par la junte, le 24 mai 2014 et le 7 juin 2014. Il a choisi de ne pas se présenter à la sommation et s'est rendu en exil à l'étranger. Dans une lettre publiée en thaï et en anglais à la fin de juillet, il a expliqué pourquoi il a décidé de ne pas se déclarer. Dedans, il explique que la principale raison pour laquelle il ne s'est pas présenté comme suit: "Je ne peux pas accepter la prise du pouvoir par la junte, le NCPO. Je ne peux pas accepter toute prise de pouvoir sans l'accord nécessaire du peuple." En outre, il a raconté son expérience antérieure avec les systèmes judiciaire et pénitentiaire, décrit son sens aigu de la nature politisée des accusations portées contre lui, et expliqué que le recours à des tribunaux militaires pour juger les civils lui faisait craindre que s'il se rendait à la convocation, il ne serait pas traité équitablement. L'Asian Human Rights Commission pense que ses préoccupations sont fondées étant donné la nature illégale du coup d'Etat et la détérioration des protections des droits de l'homme qui ont suivis.

Suite à la décision de Tanthawut de ne pas se présenter à la junte, sa famille fait l'objet d'un harcèlement quotidien par les autorités. La police et les soldats ont visité plusieurs fois la maison de ses parents pour se renseigner sur leurs allées et venues et les ont menacés de continuer à se rendre chez eux jusqu'à ce que Tanthawut se rende. Tanthawut a écrit une lettre ouverte détaillant ce harcèlement et l'a envoyé à plusieurs organisations des droits de l'homme, y compris à l'Asian Human Rights Commission. Le harcèlement et les menaces des autorités ont porté un coup sévère à sa famille, et sa mère a dû être hospitalisée en raison du stress dû aux visites des militaires. Il s'agit d'un exemple clair d'intimidation par la junte. L'Asian Human Rights Commission est en outre préoccupé par le fait que cela n'est peut-être pas un cas isolé d'intimidation des familles de ceux qui ne se sont pas rendus à la sommation de la junte.

Compte tenu des faits élaborés ci-dessus, l'Asian Human Rights Commission demande instamment la fin du harcèlement par les autorités de la famille de Tanthawut Taweewarodomkul et des autres familles de ceux qui ont été convoqués par le régime et ont refusé de se déclarer. L'Asian Human Rights Commission demande également la restauration d'un gouvernement civil en Thaïlande le plus rapidement possible, et exprime son point de vue comme quoi la constitution temporaire mis en place par le Conseil national pour la paix et l'ordre (la junte) est inacceptable car il s'agit d'une atteinte à la primauté du droit, et cela aura probablement des conséquences désastreuses pour les droits de l'homme en Thaïlande.

Tanthawut Taweewarodomkul à l'époque où il était détenu pour lèse-majesté

Tanthawut Taweewarodomkul à l'époque où il était détenu pour lèse-majesté

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 10:07

Un article de Giles Ji Ungpakorn

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https://uglytruththailand.wordpress.com/2014/09/06/international-organisations-fail-on-lese-majeste/

 

Malgré le fait que Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les droits de l'homme, ait déclaré que "la menace de l'utilisation de la loi de lèse-majesté est un ajout aux effets de refroidissement sur la liberté d'expression observés en Thaïlande après le coup d'Etat", l'engagement des organisations internationales et des gouvernements occidentaux pour soutenir les prisonniers politiques thaïlandais détenus en vertu de cette loi draconienne est extrêmement faible.

Depuis des années, Amnesty International n'a pas réussi à faire campagne sur la question, affirmant qu'elle préfère effectuer une "douce pression" auprès du gouvernement thaïlandais. Les responsables locaux d'Amnesty International sont même favorables à l'utilisation de la loi. Finalement, AI a fini par soulever le cas de Somyot Pruksakasemsuk. Mais la campagne d'AI a été faible et hésitante.

Les gouvernements occidentaux ont montré un intérêt symbolique vis-à-vis des effets d'oppression de la lèse-majesté. Le gouvernement américain a autrefois envoyé un fonctionnaire de l'ambassade en tant qu'observateur à des séminaires sur le sujet que j'avais aidé à organiser avant d'avoir été obligé de quitter la Thaïlande à cause de cette loi. Mais le gouvernement américain n'a rien fait de significatif depuis. L'ambassadeur du Canada en Thaïlande m'a informé que son gouvernement était "préoccupé" par la lèse-majesté et était impliqué dans le "douce pression". Mais cela n'a rien entraîné de positif.

Les gouvernements occidentaux, y compris ceux de l'Union Européenne, pourraient faire des déclarations publiques s'opposant à la lèse-majesté et demander à envoyer des observateurs de l'ambassade lors des procès en vertu de cette loi. Ce genre de pression avait auparavant permis de libérer les étudiants prisonniers politiques après le bain de sang du 6 octobre 1976 à Bangkok.

Je n'ai pas d'utopiques illusions sur l'engagement des gouvernements occidentaux vis-à-vis de la liberté et à la démocratie, mais les citoyens de ces gouvernements pourraient mettre la pression sur leurs politiciens afin de soulever la question.

Certains universitaires qui sont impliqués dans des études thaïlandaises ont publié de bonnes déclarations publiques contre le crime de lèse-majesté, mais les choses doivent aller plus loin. La lèse-majesté est également une violation de la liberté académique et certains universitaires et étudiants thaïlandais sont tombés sous le couperet de la loi. Il est temps d'entamer un boycott des institutions universitaires thaïlandais ainsi que des conférences officielles qui sont liées au gouvernement thaïlandais. Jusqu'à présent, rien n'a été fait.

La lèse-majesté ne concerne pas seulement la censure, la violence et l'intimidation par l'état. L'utilisation généralisée de la loi et la promotion maniaque de la monarchie par les militaires et d'autres est un feu vert pour les voyous royalistes ainsi que d'autres acteurs non étatiques pour commettre la violence ou faire des menaces contre les citoyens. Elle s'applique à tous ceux qui sont simplement accusés de lèse-majesté par n'importe qui, qu'ils soient ou non effectivement jugés ou reconnus coupables. Cela est évident dans le cas des universitaires Somsak Jeamteerasakul et Worajet Pakeerat.

Étant donné que la junte militaire augmente son utilisation de la lèse-majesté, qui s'accompagne d'un refus systématique de la liberté sous caution aux justiciables, et étant donné que des gens comme Somyot et Da Torpedo ont été emprisonnés suite à des verdicts terriblement durs, plus de campagnes pour l'abolition de la lèse-majesté sont nécessaires de toute urgence.

En Thaïlande, tandis que les fonctionnaires de l'Etat qui massacrent des manifestants non armés et détruisent la démocratie demeurent en liberté, les gens qui expriment, simplement et de manière totalement non-violente, leur opposition au statu quo sont considérés comme des "criminels".

Somyot Pruksakasemsuk

Somyot Pruksakasemsuk

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 14:41

Un article du journal en ligne Thai Political Prisoners

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https://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2014/09/02/tailor-sentenced-on-lese-majeste-conviction/

 

Un rapport de Prachatai indique que Chaleaw J., un tailleur, a été reconnu coupable de lèse-majesté par la Cour pénale.

Lundi dernier, l'homme de 50 ans a été condamné à trois ans de prison "pour avoir téléchargé des clips audio sur 4shared.com, un site de partage de fichiers. Comme le défendeur a plaidé coupable, la peine a été réduite de moitié et suspendue pour deux ans."

Il a été condamné en vertu de l'article 112 du Code pénal et de l'article 14 de la Loi sur les crimes informatiques après avoir été détenu sans possibilité de liberté sous caution, pendant 84 jours, par les militaires après le coup d'Etat de 2014.

Chaleaw a affirmé qu'il "n'avait pas l'intention de distribuer des extraits à d'autres personnes et a dit qu'il ne savait pas que le téléchargement des clips était un crime."

Le clip enregistré qui lui a attiré des ennuis avec les autorités royalistes "est un programme de podcast diffusé par un Chemise rouge nommé Banphot."

L'armée "a accusé Chaleaw d'être Banphot, mais celui-ci a seulement avoué avoir téléchargé les clips et insisté sur le fait qu'il n'était pas Banphot. Les autorités l'ont ensuite interrogé à trois reprises avec l'aide d'un détecteur de mensonge, alors que la plupart des autres détenus n'avaient été interrogés qu'une seule fois".

Un tailleur condamné pour lèse-majesté
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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 07:53

Publié par Andrew Spooner

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http://www.twitlonger.com/show/n_1s7bcs8

 

"DJ Ken sort le faux pistolet de son sac et le montre à la caméra, en expliquant de façon menaçante que c'est son "cadeau pour Rose". Il conduit sa voiture vers ce qu'il croit être la maison de sa cible, une coiffeuse native de Thaïlande, qui est aussi une sérieuse critique en ligne de la monarchie du pays. Ne trouvant Rose, il peint un drapeau thaïlandais, rouge, blanc et bleu sur la porte d'entrée de la maison situé dans le sud de Londres.

Cette vidéo, mise en ligne sur l'Internet en juin dernier, a fait que DJ Ken, dont le vrai nom est Thitipan Rungrawd, risque une possible peine d'emprisonnement la semaine prochaine. Cet employé d'un restaurant situé à l'ouest de Londres et exécuteur royaliste indépendant risque d'être condamné le mois prochain pour dommages criminels et possession d'une imitation d'arme à feu dans un lieu public. Il a plaidé coupable.

Ce cas absurde qui fait frissonner montre comment l'application de la loi de lèse-majesté la plus sévère du monde, celle de Thaïlande qui protège le roi Bhumibol Adulyadej, âgé de 86 ans, se répand à travers les continents de manière incontrôlée et imprévisible.

La montée de cet ultra-monarchisme thaïlandais est un moyen de soulager une grande anxiété sur la succession de ce monarque hospitalisé de 86 ans, et sur ​​l'avenir du pays qui vit sous une junte militaire royalement approuvée depuis quatre mois.

"C'est profond, presque comme une croyance religieuse", explique un antimonarchiste à propos de l'état d'esprit des ultra-monarchistes expatriés qui le harcelaient. "Ils sont tellement convaincus de la justesse de la loi de lèse-majesté qu'ils sont prêts à enfreindre les lois du pays où ils vivent."

La junte thaïlandaise a lancé plus d'une douzaine de poursuites judiciaire pour lèse-majesté, chacune passible de jusqu'à 15 ans de prison, dans le cadre de la répression de la dissidence politique depuis son coup d'Etat le 22 mai dernier. Lors de l'une d'elle, un chauffeur de taxi a été emprisonné pour deux ans et demi pour des propos rapportés aux autorités par un passager. Dans une autre, deux étudiants sont poursuivis pour avoir joué dans une pièce de théâtre nommée "La fiancée du loup", qui commémorait un soulèvement pro-démocratie en 1973, mais a été jugé offensant pour la dynastie Chakri au pouvoir depuis plus de 230 ans [...]

Les analystes disent que les poursuites ont prouvées être une arme efficace pour les royalistes conservateurs et l'élite urbaine militariste dans leur lutte pour le pouvoir contre la machine politique de Thaksin Shinawatra, l'ancien premier ministre exilé dont les partis ont gagné toutes les élections avec le soutien de la population rurale pauvre [...]

La junte a fait monter les enchères en réclamant l'extradition des antimonarchistes tels que Rose, dont le vrai nom est Chatwadee Amornpat.

Deux autres personnes ont été arrêtées puis libérées sous caution au Royaume-Uni pour le cas de Rose, ce qui a incité le gouvernement britannique à mettre en garde contre les efforts visant à exporter au Royaume-Uni la loi de lèse-majesté de Thaïlande.

Aux États-Unis, un microbiologiste thaïlandais de l'Université de Californie, à Los Angeles, a proféré la semaine dernière ce qui a été considéré comme la "plus noire menace de mort jamais proférée" contre l'auteur d'un article dans le journal étudiant de Harvard Crimson qui avait un regard sceptique vis-à-vis de la famille royale thaïlandaise.

Ce scientifique, du nom de Peera Hemarajata, avait déclaré sur Facebook: "Je jure que si je voyais ce MF dans la rue, je coudrais sa moyenne artère méningée et le laisserais mourir d'un hématome épidural." L'UCLA a condamné ces "commentaires haineux", qui ont été rapidement retirés de l'internet.

Les critiques disent que la chasse très publique de la junte pour les insultes perçues vis-à-vis du Trône encourage l'autodéfense parmi les monarchistes expatriés. Les résultats pourraient être mortels: en Avril, Kamol Duangphasuk, un poète et activiste politique, qui avait fait campagne pour l'abolition des lois de lèse-majesté, a été abattu à l'extérieur d'un restaurant de Bangkok. Un crime qui n'a pas encore été résolu.

"C'est irresponsable de chercher à encourager un comportement extrême pour quelque chose qui est une croyance très, très profondément ancrée", explique un observateur étranger en Thaïlande. Il note que, parmi les monarchistes, "personne ne veut être vu comme doux sur cette affaire".

Comme les groupes royalistes de Londres à la côte ouest des États-Unis se mobilisent sur ​​les médias sociaux, DJ Ken ne sera peut-être pas le dernier royaliste à se retrouver avec un casier judiciaire pour ce que certains Thaïlandais considèrent comme leur devoir primordial vis-à-vis du roi et le pays.

DJ Ken

DJ Ken

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 17:22

Un article de Giles Ji Ungpakorn

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https://uglytruththailand.wordpress.com/2014/09/04/prayuts-anti-reforms/

 

Le généralissime Prayut, chef de l'armée, chef de la junte, premier ministre auto-désigné, supremo économique ... et grand-gourou anti-réforme a décrit les principes généraux que le conseil anti-réforme devra utiliser pour changer le système politique thaïlandais.

Il martela d'une manière virile de soldat discipliné que le processus devrait "conduire à un système démocratique approprié à la société thaïlandaise". Il a également "sagement" conseillé à l'assemblée de "lécheurs de cul" antidémocrates que "nous devrions adapter la démocratie occidentale à la société thaïlandaise car LES THAILANDAIS NE SONT PAS COMME LES AUTRES NATIONS DE LA TERRE".

Malheureusement pour Prayut, son piège autoritaire nationaliste n'est pas unique. Mis à part le fait que ces déchets ont été débités par les derniers dictateurs thaïlandais et, en général, ignorés par la population qui veut la liberté et la démocratie; ils ont également été déclamés pendant des décennies par les dictateurs de Birmanie, d'Indonésie et de Singapour.

Non seulement les faciles arguments de Prayut pour détruire la démocratie ne sont pas uniques aux élites thaïlandaises, mais les exigences de la majorité des Thaïlandais pour la liberté et la démocratie sont partagés par des millions de personnes à travers le monde. La démocratie n'est pas plus un concept "occidental" que le fascisme ou dictature. Aussi bien le fascisme que des dictatures militaires ont été au pouvoir dans des pays occidentaux au court du passé. La démocratie n'est pas non plus quelque chose qui ne se produit naturellement que dans l'Occident. Chaque droit démocratique a nécessité une lutte acharnée contre les classes dirigeantes occidentales. La Thaïlande n'est pas une exception.

Le conseil anti-réforme thaïlandais

Le conseil anti-réforme thaïlandais

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 08:58

L'interdiction d'un débat sur la justice est de l'intimidation, selon les groupes de défense des droits de l'homme

Un article de Pravit Rojanaphruk

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http://www.nationmultimedia.com/politics/Banning-of-justice-talk-was-intimidation-rights-gr-30242395.html

 

Des groupes de défense des droits de l'homme ont annulé un débat sur la question de l'accès à la justice prévu au Club des correspondants étrangers en Thaïlande (FCCT) après que la junte militaire ait demandé que l'on reporte l'événement.

Au lieu de cela, les groupes ont tenu une brève conférence de presse à la FCCT mardi après-midi pour expliquer les raisons de l'annulation et condamné cette dernière comme étant de l'intimidation vis-à-vis des avocats et des organisations de protection des droits humains.

"Nous voyons cela comme une violation de la liberté d'expression et du droit de recevoir des nouvelles et informations par les gens", a déclaré l'avocat des droits de l'homme Pawinee Chumsri, membre de la Ligue des avocats thaïlandais pour les droits de l'homme (LTDH), qui a organisé l'événement avec Amnesty International Thaïlande et la Cross Cultural Foundation.

Pawinee a déclaré que le groupe avait préparé un rapport de situation intitulé; "Accès à la justice en Thaïlande: Actuellement indisponible, La situation des droits de l'homme 100 jours après le coup d'Etat", qui devrait être diffusé plus tard par d'autres canaux.

Pawinee a insisté sur le fait que l'événement ne violait aucune loi et que les organisateurs avaient demandé à plusieurs reprises au Conseil national pour la paix et l'ordre (NCPO, le nom que se donne la junte) d'envoyer une lettre pour confirmer leur demande, au lieu de simplement faire des appels téléphoniques, comme ils l'ont fait lundi dernier.

Une lettre envoyée par l'armée a finalement été remise en main propre par un officier de police de rang intermédiaire, qui a conduit une vingtaine d'agents, certains en uniforme d'autres en civil, à l'édifice Maneeya situé à Chidlom, où le FCCT se trouve.

Les groupes de défense des droits de l'homme ont également remis un communiqué de presse, en anglais, indiquant que la tentative par les autorités militaires pour "demander leur coopération afin d'annuler ou reporter l'événement" et la réitération comme quoi si les organisateurs décidaient d'aller de l'avant avec l'événement, ils pourrait faire face à des poursuites pour violation de l'annonce du NCPO qui interdit tout rassemblement politique, perpétuait un climat de peur et mènerait à d'autres atteintes aux droits de l'homme."

"Une telle conséquence semble en contradiction avec l'image que le NCPO a essayé de projeter en prétendant qu'il exerçait ses fonctions dans le respect des droits humains. Elle met également en évidence la gravité de la situation des droits de l'homme à partir de maintenant."

La lettre de l'armée a également demandé que les organisateurs annulent l'événement et expriment leurs griefs par les voies officielles appropriées.

 

Note de Libérez-Somyot: Pour ceux qui pourraient s’étonner qu’il puisse exister des "groupes de défense des droits de l'homme" légaux dans un pays où une junte militaire règne de façon dictatoriale, sachez que ces organisations sont dirigées par des partisans des Chemises jaunes qui ont appelées au renversement du gouvernement élu de Yingluck Shinawatra. Ce qui explique le fait que la junte se contente simplement d’interdire la réunion sans emprisonner les organisateurs ce qui aurait sans aucun doute été le cas si ces derniers avaient été des partisans des Chemises rouges. Un nom plus approprié pour ces groupes serait "groupes de défense des droits des élites non militaires".

Pravit Rojanaphruk

Pravit Rojanaphruk

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 08:36

La Fédération internationale des droits de l'homme rapporte qu'au moins 13 personnes (11 hommes et deux femmes) ont été torturées par les militaires

Lien:

http://www.fidh.org/en/asia/thailand/15955-thailand-un-special-rapporteur-s-visit-is-urgently-needed-to-investigate

 

Thaïlande: la visite du Rapporteur Spécial des Nations Unies est urgemment nécessaire afin d'enquêter sur les allégations de torture lors de détentions par les militaires

 

Paris, Bangkok, le 2 Septembre 2014: le gouvernement nouvellement nommé de Thaïlande doit inviter de toute urgence le professeur Juan Méndez, Rapporteur spécial des Nations unies sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, afin de procéder à une mission d'enquête sur les allégations crédibles de torture et mauvais traitements infligés par les militaires depuis le coup d'Etat du 22 mai, a déclaré la FIDH et son organisation membre, l'Union for Civil Liberty (UCL).

"Un schéma clair de graves allégations de torture est en train d'émerger", a déclaré le président de la FIDH, Karim Lahidji. "Si le Premier ministre Prayuth n'a rien à cacher, il doit permettre au Rapporteur spécial de l'ONU de se rendre en Thaïlande pour mener une enquête indépendante sur ces allégations."

La FIDH a reçu des allégations crédibles de torture et de mauvais traitements impliquant qu'au moins 13 personnes (11 hommes et deux femmes) que les autorités détenaient dans diverses installations militaires à Bangkok et dans le nord de la Thaïlande durant les jours qui ont suivi le coup d'Etat. Les détenus ont déclaré que la torture avait été utilisée contre eux afin d'obtenir des informations sur leurs relations politiques ou pour les forcer à avouer l'implication d'autres personnes dans des activités anti-putschistes présumées. Les détenus ont témoigné avoir eu les mains et les pieds liés pendant plusieurs jours et, dans certains cas, les yeux bandés. Se faire battre et recevoir des coups de pied sont les méthodes les plus fréquentes de torture signalés par les détenus. Certains détenus ont déclaré avoir été battus jusqu'à ce qu'ils perdent conscience. D'autres ont dit que les sacs en plastique leur ont été mis sur la tête afin de les étouffer ou que des chocs électriques leur ont été appliqués sur les parties génitales. Des formes de torture psychologique qui ont été signalés comprennent des enterrements et les simulacres d'exécution ainsi que des menaces contre les membres des familles. Bien que la mesure de violence physique ou mentale dans laquelle les détenus victimes ont été soumis n'est pas connu, il y a eu un incident signalé où un détenu a dû recevoir des soins médicaux à la suite de la torture.

Ces allégations sont conformes aux demandes formulées par d'autres détenus qui avaient été torturés pendant leur détention militaire. L'activiste Mlle Kritsuda Khunasen, 27 ans, a été torturée par les militaires qui voulaient la forcer à lier l'ancien premier ministre Thaksin Shinawatra à des groupes de Chemises rouges qui fournissaient une assistance à d'autres membres emprisonnés des Chemises rouges. Le 27 mai 2014, les militaires ont arrêté Kritsuda dans la province de Chonburi, située dans l'Est de la Thaïlande, pour avoir refusé de se rendre à la convocation de l'armée et l'ont détenu au secret dans un lieu inconnu jusqu'à sa libération le 24 juin dernier.

Lors d'un entretien Skype avec un journaliste indépendant publié le 2 août, Kritsuda a témoigné qu'elle avait eu les yeux bandés et les mains attachées tout le temps pendant les sept premiers jours de sa détention. Elle a dit qu'elle avait été battue à plusieurs reprises au cours des interrogatoires et qu'un sac en plastique ainsi qu'un morceau de tissu avaient été placés sur sa tête jusqu'à ce qu'elle perde conscience. Dans une autre partie de la même interview, Skype, publié le 4 août, Kritsuda a expliqué que l'armée lui avait donné du paracétamol et des anti-inflammatoires afin d'éliminer toutes les traces visibles de torture. La détention de 29 jours de Kritsuda était illégale non seulement en vertu du droit international, mais aussi en vertu de la loi martiale imposée par la junte, qui permet aux autorités de détenir des suspects jusqu'à sept jours sans procès. Kritsuda a ajouté que le 15 Juin, elle avait été contrainte de signer un document indiquant qu'elle avait demandé à l'armée d'étendre sa détention dans le camp pendant plus de sept jours pour des "raisons de sécurité".

Le 20 Août, il a été signalé que Worawut Thuagchaiphum, un militant étudiant de l'Université de Mahasarakham en Thaïlande du Nord-Est, avait été menacé de disparition forcée et d'être tué pendant sa détention militaire parce qu'il avait protesté contre le coup d'Etat.

Le général Prayuth Chan-ocha, nouveau premier ministre et chef du Conseil national pour la paix et l'ordre (NCPO), nom officiel de la junte qui a pris le pouvoir le 22 mai 2014 en Thaïlande, a déclaré que la junte n'avait pas violé les droits humains et n'avait eu aucune politique de torture ni cherché à faire du mal à quelqu'un. Le porte-parole du NCPO, le colonel Winthai Suvaree, a affirmé qu'aucun détenu n'avait jamais été ni maltraité ni lésé.

"En publiant un déni de couverture et en refusant d'enquêter sur les allégations de torture, la junte n'a pas réussi à se conformer aux obligations de la Thaïlande au regard du droit international", a déclaré le président de l'UCL Jaturong Boonyarattanasoontorn. "Cela rend aujourd'hui la visite du Rapporteur spécial de l'ONU en Thaïlande plus nécessaire que jamais", a-t-il ajouté.

La Thaïlande est un État partie de la Convention contre la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants. Conformément à l'article 13 de la Convention, la Thaïlande a l'obligation de procéder à "une enquête rapide et impartiale," partout où il y a "des motifs raisonnables" de croire qu'un acte de torture a été commis.

L'administration précédente, dirigée par la première ministre Yungluck Shinawatra, avait convenu d'une visite officielle du Rapporteur spécial des Nations-Unies, Méndez, qui devait avoir lieu du 4 au 18 août 2014 [1]. Cependant, à la suite du coup d'Etat militaire, le ministère des Affaires étrangères thaïlandais a informé l'ONU que la visite du Rapporteur spécial serait reportée jusqu'à la fin de l'année.

En juin dernier, le Comité des Nations Unies contre la torture (CAT), l'organisme chargé de surveiller la mise en œuvre de la Convention contre la torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants par les États parties, a déclaré qu'il était "profondément préoccupé" suite à la déclaration de la loi martiale dans tout le pays, le 20 mai dernier, par l'armée thaïlandaise. Le CAT a exhorté la Thaïlande à "respecter strictement l'interdiction absolue de la torture" [2].

La FIDH et l'UCL réitèrent leur appel à la levée de la loi martiale et exhortent le gouvernement thaïlandais à mettre pleinement en œuvre les recommandations de la CAT. En particulier, le Comité a recommandé à la Thaïlande de prendre des mesures efficaces pour veiller à ce que "tous les détenus bénéficient de toutes les garanties juridiques fondamentales dès le début de leur détention." Ces garanties incluent le droit des détenus d'avoir un accès rapide à un avocat indépendant et à un médecin indépendant ainsi que le droit de communiquer avec les membres de leur famille.

 

Contacts pour la presse:

FIDH: M. Arthur Manet (français, anglais, espagnol) - Tel: +33 6 72 28 42 94 (Paris)

FIDH: Mlle Audrey Couprie (français, anglais, espagnol) - Tel: +33 6 48 05 91 57 (Paris)

UCL: M. Jaturong Boonyarattanasoontorn (thaï, anglais) - Tel: +66 890571755 (Bangkok)

UCL: M. Danthong Breen (thaï, anglais, français) - Tel: +66 814502254 (Bangkok)

Kritsuda Khunasen

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 08:59

Un article de Giles Ji Ungpakorn

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https://uglytruththailand.wordpress.com/2014/08/30/junta-set-to-add-further-authoritarian-controls-to-buddhism/

 

Comme tous les despotes militaires petits d'esprit, le général Prayut aspire à contrôler et à mettre en place un ordre autoritaire à toutes les sections de la société. Alors qu'il a activement crée des anti-réformes dont le but ultime est de détruire la démocratie parlementaire et comme il a ramené le système d'éducation en arrière aux temps des mauvais jours, il se tourne maintenant vers la religion.

La junte a annoncé qu'elle allait renforcer les règles pour les moines et ouvrir un registre sur toutes les personnes qui sont actuellement en robe jaune.

Des "temples modèles" doivent être créés à titre d'exemples de la façon dont la religion doit être administrée. Le genre de temple qui vient à l'esprit immédiatement, c'est celui où l'actuel Patriarche Suprême, chef de l'ordre des moines bouddhistes réside. Somdet Pramaha Rachamungkalajarn a donné son soutien religieux à la junte militaire et au général Prayut.

Le moine bouddhiste réactionnaire "Bouddha Issara" (en compagnie de Prayut dans la photo qui illustre cet article) est un autre exemple de beau modèle. Il a œuvré en étroite collaboration avec le gangster Sutep Tuaksuban pendant les violentes manifestations anti-gouvernementales qui ont saboté l'élection de février dernier et contribué à ouvrir la voie au coup d'Etat.

Les précédentes dictatures militaires de l'époque de la guerre froide ont entrepris de contrôler le clergé afin de s'assurer qu'il était composé de fidèles partisans du statu quo et prononce des discours contre le radicalisme et les idées sur la justice, l'égalité et la démocratie. Selon ces règles, les moines bouddhistes thaïlandais sont censés être apolitique. Ceci peut être compris dans le contexte de la politique radicale de nombreux moines bouddhistes en Birmanie, au Laos et au Vietnam qui étaient proches des pauvres.

En tant que marxiste et athée, je crois qu'il devrait y avoir une séparation complète entre la religion et l'État. La religion devrait être une question de libre choix personnel et sans restrictions sur la façon dont les gens pratiquent leur religion.

Prayut a du sang sur les mains, celui de la répression brutale des chemises rouges en 2010. Pourtant, il affirme être en mesure d'établir des normes morales pour les citoyens thaïlandais.

Le moine antidémocratique Bouddha Issara et le général Prayut

Le moine antidémocratique Bouddha Issara et le général Prayut

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 08:59

Un article du journal en ligne Thai Political Prisoners

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https://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2014/08/31/truth-on-trial-again/

 

Il y a quelques jours, il a été signalé que Surakrit Chaimongkol, un Chemise rouge de 36 ans, accusé du meurtre du dirigeant antidémocrate Suthin Tharatin, est mort en prison.

Suthin a mené des groupes d'antidémocrates alors qu'ils faisaient campagne afin de renverser le gouvernement élu, pour aboutir finalement au coup d'Etat militaire du 22 mai 2014. Il a été abattu au cours de ces manifestations, par des inconnus armés, alors que les antidémocrates perturbaient le vote lors de l'élection du 26 janvier 2014.

Surakrit a été arrêté le 8 juillet dernier, peu de temps après le coup d'Etat militaire, et était détenu depuis ce jour-là.

La mort de Surakrit a été rapporté par un article du journal Khaosod qui ajoute que le directeur du Département correctionnel Wittaya Suriyawong a déclaré que "Surakrit a eu une crise d'asthme le 28 août. Bien que des responsables se soient précipités à l'hôpital immédiatement, M. Surakrit est mort ce soir-là...".

La mère de Surakrit, Arie Chaimongkol, a immédiatement suspecté quelque chose de louche au sujet des "circonstances de la mort de son fils". Elle a déclaré: "Je ne crois pas qu'il soit mort à cause de son état de santé." Elle a témoigné que la dernière fois qu'elle a vu son fils, il lui avait dit qu'il avait été battu et menacé.

Surakrit, à qui la liberté sous caution avait été refusée », lui a dit qu'en prison il avait été contraint par des individus non identifiés à confesser ses actions supposées et à révéler les noms des personnes qui lui auraient soi-disant ordonné de commettre l'assassinat présumé."

Ses soupçons doivent avoir encore été accrus lorsque Wittaya (le directeur du Département correctionnel) a déclaré: "Permettez-moi de souligner qu'il n'a pas été maltraité par n'importe qui". Son allégation a été soutenue par Sorasith Chongcharoen, directeur de la maison d'arrêt de Bangkok, qui a admis que M. Surakrit n'avait pas d'antécédents d'asthme, mais a insisté sur le soi-disant fait que le suspect serait mort d'une maladie et non pas parce qu'il aurait été torturé. Il a ajouté:". Pendant son séjour en prison, M. Surakrit n'a eu aucun problème avec les autres détenus, et personne n'a jamais cherché à lui nuire...".

Il y a des moments où le refus répété des évidences ressemble plus à un aveu, en particulier lorsque ceux qui nient ne peuvent pas accorder leurs violons ensemble.

Le Bangkok Post a récemment rapporté une autopsie officielle. Elle ne dit rien à propos de l'asthme. Au contraire, elle précise que Surakrit "est mort en détention d'hémorragie gastro-intestinale."

Le médecin légiste a également déclaré à la police qu'il n'y "avait aucun signe de blessures externes..." et que "le saignement gastro-intestinal pourrait être le résultat d'ulcères ou d'analgésiques...". Le médecin n'a rien dit au sujet des preuves trouvées lors de cette autopsie, ce qui suggère qu'il y aurait eu des consignes de silence venues d'en haut.

La mère de Surakrit a le droit d'être très méfiante. Elle est persuadée que son fils est mort suite à des blessures internes subies lors d'un passage à tabac.

Surakrit Chaimongkol

Surakrit Chaimongkol

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