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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 15:19

Thaïlande: Sombres perspectives pour la situation des droits humains après un mois de loi martiale

Un article d'Amnesty International

Lien:

http://www.amnesty.fr/Presse/Communiques-de-presse/Thailande-Sombres-perspectives-pour-la-situation-des-droits-humains-apres-un-mois-de-loi-martiale-11996

 

Un mois après l’instauration de la loi martiale en Thaïlande, aucune perspective d’amélioration ne semble se dessiner à l’horizon, s’agissant des violations de différents droits humains, a déclaré Amnesty International vendredi 20 juin.

Depuis que l’armée a décrété la loi martiale le 20 mai 2014, les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique sont sévèrement restreints et les pouvoirs renforcés en matière de détention se sont traduits par l’arrestation arbitraire de 511 personnes, dont des militants politiques – détenus pour la plupart quelques jours seulement.

« Sacrifier les droits humains sur l’autel de l’opportunisme politique est toujours voué à l’échec. Le Conseil national pour le maintien de la paix et de l’ordre doit protéger les droits à la liberté d’expression et de réunion. Il doit cesser d’arrêter de manière arbitraire les détracteurs non violents et de les poursuivre en justice, a déclaré Richard Bennett, directeur du programme Asie-Pacifique d’Amnesty International.

« Il est temps que l’armée thaïlandaise revienne sur les décrets répressifs et vagues qu’elle a mis en place, bien souvent en violation des obligations incombant à la Thaïlande au titre du droit international relatif aux droits humains. »

Renoncer aux protections constitutionnelles et aux garanties en matière de détention porte atteinte au respect des droits humains et à l’état de droit, et a sans doute contribué à la disparition forcée d’une militante.

En effet, on est sans nouvelles de Kritsuda Khunasen, militante politique bien connue, depuis qu’elle aurait été arrêtée dans la province de Chonburi, au sud-est de la capitale Bangkok, le 28 mai.

Les autorités recourent de plus en plus à la détention arbitraire et aux poursuites judiciaires, et refusent les libérations sous caution, afin d’empêcher les citoyens de parler de la situation politique. Des centaines de personnes, dont plus de 90 % sont des alliés politiques ou des partisans de l’ancien gouvernement, ainsi que des universitaires et des journalistes, ont été arrêtées de manière arbitraire, après avoir reçu l’ordre de se présenter aux autorités.

Tout refus d’obtempérer constitue une infraction pénale. Ceux qui se présentent et sont ensuite relâchés sont menacés de poursuites s’ils participent à des activités considérées comme hostiles au coup d’État militaire.

Les autorités accusent leurs détracteurs d’actes de dissidence pacifique aux termes de lois sur la sécurité qui restreignent fortement les droits humains, en violation des obligations juridiques internationales qui incombent à la Thaïlande. Le fait de se servir des réseaux sociaux pour appeler à manifester, ou de cliquer « J’aime » sur certaines pages Facebook, peut être considéré comme une infraction pénale.

Par ailleurs, les autorités multiplient les poursuites au titre de la loi sur les crimes de lèse-majesté – qui érige en infraction toute critique de la monarchie – et refusent toute libération sous caution pour les personnes concernées.

Les restrictions mises en place réduisent au silence les médias, et créent également un climat d’autocensure et d’incertitude quant à la liberté d’expression qui nuit à la libre participation aux débats sur la réconciliation et l’avenir politique de la Thaïlande.

« La série de mesures répressives mises en place en Thaïlande dresse un sombre tableau de la situation des droits humains sous la loi martiale. Les autorités militaires doivent y renoncer et cesser de placer en détention et de poursuivre des militants parce qu’ils exercent pacifiquement leurs droits », a déclaré Richard Bennett.

Amnesty International appelle une nouvelle fois les autorités à divulguer l’identité de toutes les personnes détenues au titre de la loi martiale, ainsi que le lieu où elles se trouvent. L’organisation demande la libération immédiate et inconditionnelle des personnes détenues uniquement pour avoir exercé sans violence leurs droits à la liberté d’expression et de réunion. Toute personne soupçonnée d’une infraction pénale reconnue doit être inculpée et comparaître devant des tribunaux civils, dans le cadre de procédures conformes aux normes internationales d’équité.

Selon Amnesty International, en Thaïlande, les perspectives pour la situation des droits humains sont sombres
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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 16:12

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Liens:

http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/06/28/the-militarisation-of-thai-society/

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article32351

 

Alors que le régime autocratique de Big Brother, le généralissime Prayut Chan-ocha, poursuit bruyamment son chemin, nous assistons à la militarisation de la politique, de l'économie et de la société.

Tous les ministères sont contrôlés par les militaires. Les fonctionnaires qui étaient en poste avant le coup d'Etat sont remplacés par ceux qui sont de fidèles chiens lèches-bottes ou des copains de la junte.

Des nouveaux membres ont été nommés aux conseils de direction des entreprises d'Etat, avec les militaires de chaque coté et Son Excellence le Généralissime Prayut comme président général. Leurs copains civils sont soigneusement choisis parmi les rangs des foules de souffleurs de sifflets de la classe moyenne qui haïssent la démocratie. Piyasawat Amaranan, qui a été nommé à la compagnie pétrolière d'Etat PTT, est un bon exemple. Il se trouve à côté de l'assistant de Prayut, le général de l'armée Paiboon Kumchaya. Historiquement, les militaires ont toujours utilisés les entreprises d'Etat comme des vaches à lait pour se remplir les poches. Cela est particulièrement le cas avec les plus rentables comme PTT ou l'Airports Authority. Cette tradition de corruption a commencé avec les dictatures dans les années 1950. Prayut veut revenir en arrière.

Prayut s'est également nommé en charge de l'économie. Il y a un dicton du Yorkshire qui dit: "là où il y a du fumier, il y a du cuivre". Peut-être devrions nous plutôt dire "là où il y a de l'argent, il y a des gradés" (NDT: l'auteur fait un jeu de mot en anglais entre "where there’s muck, there’s brass" et "where there’s a buck, there’s top brass").

Idéalement, la soi-disant Commission contre la Corruption a déclaré que les membres de la junte n'avaient pas à déclarer leurs gains mal acquis avant et après leur prise de fonction, à la différence des politiciens précédemment élus. La commission tente désespérément de trouver une accusation de corruption douteuse à coller sur l'ancienne première ministre Yingluk. Ce serait un moyen "légal" de l'interdire de politique. Peut-être qu'il y aurait aussi un moyen de dissoudre le Parti Pua Thai.

Les écoles sont obligées de changer leurs programmes pour suivre les préceptes de la junte. La discipline, le nationalisme et l'amour de Big Brother sont soulignés dans le nouveau code moral. Mais l'éducation doit être faite à petit prix parce que le budget de l'éducation a été réduit afin de financer et gonfler le budget de la junte militaire. De nombreux projets de modernisation des infrastructures ont été annulés. Certains pourront être ressuscités, mais à condition que cela soit une nouvelle occasion pour les entreprises de proposer de nouvelles offres et de payer des pots de vin à des membres de la junte.

La junte a rassuré les médias de masse en affirmant qu'ils n'avaient "rien à craindre" de l'envoi de troupes chargées de siéger dans leurs bureaux. Les médias sont libres de rapporter les nouvelles. Ils doivent juste éviter de rapporter quoi que ce soit qui critique la junte. Comment pourrait-on être plus démocratique et plus libre que ça?

Après le coup d'Etat de 2006, la junte précédente a écrit une constitution militaire et bourré les organismes dits indépendants de fidèles supporters. Ils ont fait la même chose avec la moitié du sénat et les tribunaux. Ces organismes anti-démocratiques ont travaillé main dans la main avec les foules du Parti Démocrate de Sutep afin de faire tomber le gouvernement de Yingluk juste avant le coup d'Etat de mai 2014. Mais cela a été un processus de longue haleine et les conservateurs n'avaient pas d'autres choix que de permettre aux partis de Yingluk et Taksin de gagner d'honnêtes élections. Cette fois, la junte veut s'assurer que cette situation ne se reproduira pas. C'est le but du changement des hauts fonctionnaires et de la nomination prochaine d'une assemblée, chargée de la rédaction d'une constitution de style birman, composée de soldats et de civils anti-démocratiques. Un "excellent" candidat pour ce parlement nommé par les militaires serait Surapon Nitigraipoj, vice-chancelier de l'Université Thammasart, qui pense que le gouvernement élu de Yingluk était une dictature. Selon lui, le coup d'Etat n'a fait que la mettre en uniforme.

Le nouvel ordre de Thaïlande rejoint le style "dwifungsi" de Suharto et la démocratie guidée!

Les écoliers du nouveau régime thaïlandais

Les écoliers du nouveau régime thaïlandais

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 16:10

Walmart: cessez de vendre des crevettes péchées par des esclaves!

Auteur de la pétition: Chris Wolverton

Cible de la pétition: C. Douglas McMillon, PDG de Walmart

Un nouveau rapport publié par le journal "The Guardian" a révélé que les crevettes vendues dans les grands supermarchés des États-Unis, du Royaume-Uni et de France, sont péchées par de la main-d'œuvre esclave traitée cruellement.

Basé en Thaïlande, Charoen Pokphand, ou CP Foods, est le plus grand fournisseur de crevettes au monde et vend ses crustacés à de grands supermarchés comme Wal-Mart, Costco et Tesco. Ils nourrissent leurs crevettes avec de la farine de poisson produite par des esclaves qui travaillent au large des côtes de Thaïlande.

Des interviews d'esclaves en fuite ont révélées que les travailleurs en captivité sur des navires sont obligés de travailler sans être payés, et sont torturés, battus et parfois assassinés devant d'autres ouvriers. Certains sont à peine nourris durant leurs longues journées de travail. Une victime a dit qu'il avait été témoin de 20 autres esclaves tués en face de lui, les membres liés et jetés dans la mer.

Si les grands supermarchés ferment les yeux sur ces abus et continuent à profiter d'eux, qui pourra savoir d'où le reste de leurs produits vient. S'il vous plaît, signez la pétition pour exhorter Walmart et d'autres détaillants à cesser de vendre ces crevettes et d'autres produits par les esclaves de Charoen Pokphand/CP Foods!

Des dizaines de milliers de gens, à travers le monde entier, ont signé cette pétition appelant au boycott des crevettes "Made in Thailand".

A chaque fois que vous achetez des crevettes "Made in Thailand", vous financez l’esclavagisme.

A chaque fois que vous dégustez un “Tom Yam Koung” (soupe épicée aux crevettes, le plat national thaïlandais) lors de vos vacances en Thaïlande, vous financez l’esclavagisme.

A chaque fois que vous faites vos courses dans un magasin 7/11 en Thaïlande, vous financez l’esclavagisme (les magasins 7/11 de Thaïlande appartiennent à Charoen Pokphand).

Le webmaster de Libérez-Somyot a donc signé la pétition et décidé de boycotter toutes les crevettes "Made in Thailand" ainsi que tous les produits de la firme esclavagiste Charoen Pokphand/CP Foods et vous encourage à faire de même.

Pour signer la pétition, cliquez sur ce lien:

http://www.thepetitionsite.com/666/661/705/walmart-stop-selling-shrimp-produced-by-slave-labor/?z00m=21243695&redirectID=1397091283

Le milliardaire sino-thaï Dhanin Chearavanont propriétaire du groupe Charoen Pokphand/CP Foods

Le milliardaire sino-thaï Dhanin Chearavanont propriétaire du groupe Charoen Pokphand/CP Foods

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 09:38

Le régime de censure en Thaïlande connait une croissance de plus en plus haute, depuis que l'armée a pris le pouvoir le mois dernier, avec des peines visant la liberté de parole et les lecteurs de médias interdits. Dans les rues, des Thaïlandais ont été arrêtés pour avoir porté des T-shirts avec des messages qui déplaisaient à la junte, ou pour avoir lu "1984" de George Orwell en public. Sur l'internet, selon les propres rapports du régime, des centaines de nouveaux sites ont été ajoutés à la liste noire officielle du gouvernement thaïlandais, y compris des sites politiques et d'information couvrant le coup. Maintenant, les autorités cherchent à tromper les internautes afin qu'ils divulguent leurs informations personnelles, notamment les adresses électroniques et les informations de profil Facebook, quand ces derniers essaient de visiter ces sites interdits.

Sous l'infrastructure nationale de blocage d'internet de Thaïlande, les internautes qui tentent de visiter des sites bloqués dans le pays sont redirigés vers une page d'atterrissage Web du gouvernement, géré par la Division de répression de la criminalité liée aux technologies (TCSD). Après le coup d'Etat, un groupe de défense des droits numériques du pays, le Réseau Netizen thaïlandais, a remarqué que la page de blocage TCSD avait mis en place deux nouveaux graphiques: un bouton bleu "Fermer", et une icône "Connexion avec Facebook". Les deux mènent à une page trompeuse intitulé "Connexion" Facebook, où on demande aux utilisateurs la permission de remettre les informations personnelles stockées dans leur profil Facebook, en thaï et en anglais, sans aucune indication sur  ces données a été envoyé, ou pour ce qui but. En fait, la "Connexion" app a été exécuté par TCSD lui-même, qui a utilisé la plate-forme d'application Facebook pour recueillir les informations d'utilisateurs de Facebook en visite à la page d'atterrissage.

Les autorités thaïlandaises ont longtemps prétendu que les entreprises étrangères doivent se conformer à toutes leurs demandes pour supprimer certains contenus et leur remettre des données personnelles. Facebook a toujours refusé ces demandes. En trompant les utilisateurs en les poussant à cliquer sur la première page des autorisations d'octroi de son application Facebook, les autorités thaïlandaises ont rassemblées ce que le service juridique de Facebook a refusé de leur remettre.

Une application Facebook trompeuse sans une politique de confidentialité claire ou d'explication incorporé est une violation des propres politiques de la plate-forme de Facebook, et l'application de la Division de répression de la criminalité a été suspendu par Facebook au moins deux fois. La premiere application "Connexion" a été retirée peu de temps après que le Réseau Netizen thaïlandais ait publié les détails de son apparence trompeuse. Une application identique qui a ensuite été remplacée sur la page, a été suspendue par Facebook après moins d'une semaine de fonctionnement.

Vendredi 20 juin, après des jours de critiques en ligne, le TCSD tardivement affiché une justification de leur demande, par écrit:

- "La collecte de témoin ou des données d'utilisateur est une procédure de collecte de données de TCSD.info, qui est corroborée par l'article 26 de la loi sur la cybercriminalité (2007). Cette collecte de données est la même que d'autres sites Web qui utilisent Facebook pour leur authentification. De cette manière, TCSD peut gérer plusieurs témoins qui peuvent conduire à plus de poursuites et rendre la société en ligne plus propre. Nous vous invitons à envoyer des informations à https://www.facebook.com/jahooktcsd"

Les statistiques des pages des propres applications publiques de Facebook montrent que ces deux fausses applications ont réussies à ramasser des centaines d'adresses de courriel thaïlandais avant d'être arrêté. Ces utilisateurs d'Internet savent-ils qu'en distribuant leurs noms et adresses e-mail, ils deviennent de potentiels "témoins" pour des poursuites futures?

Ce n'est pas la première fois que nous voyons des gouvernements adopter des techniques de phishing et de spam afin de recueillir des informations sur leurs propres citoyens. Bien qu'il ne soit pas surprenant que le régime militaire qui a renversé la règle de droit puisse s'abaisser à espionner avec une application de médias sociaux, il montre comment le gouvernement thaïlandais est déterminé à déformer l'Internet, y compris les médias sociaux, à ses propres fins.

Source:

https://www.eff.org/deeplinks/2014/06/thai-junta-used-facebook-app-harvest-email-addresses

 

Un avertissement du Réseau Netizen thaïlandais, montrant l'application Facebook trompeuse

Un avertissement du Réseau Netizen thaïlandais, montrant l'application Facebook trompeuse

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 09:30

Voici la liste des membres fondateurs de l’Organisation des Thaïlandais Libres pour les Droits de l'Homme et la Démocratie (Free Thais for Human Rights and Democracy FT-HD)

Secrétaire général:

M. Charupong Ruengsuwan

Ancien président du Parti Pua Thai et ancien Ministre de l'Intérieur

Secrétaire exécutif et Porte-parole

M. Jakrapob Penkair

Ancien ministre de bureau du Premier ministre, ancien membre du Parlement, fondateur du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (UDD)

Directeur

Dr Sunai Julapongsathorn

Président du Comité de la Chambre pour les relations étrangères, ancien membre du Parlement

Directeur

Professeur agrégé Jaran Dittapichai

Ancien commissaire aux droits de l'homme, fondateur du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (UDD)

Directeur

M. Arkhom Sydney

Campagne pour la démocratie thaïlandaise en Australie

Conseiller

M. Robert Amsterdam

Avocat international des droits de l'homme

Source:

http://asiaprovocateur.blogspot.co.uk/2014/06/anti-coup-free-thai-board-members.html

Charupong Ruengsuwan

Charupong Ruengsuwan

Sunai Julapongsathorn à gauche et Jakrapob Penkair à droite

Sunai Julapongsathorn à gauche et Jakrapob Penkair à droite

Jaran Dittapichai

Jaran Dittapichai

Robert Amsterdam

Robert Amsterdam

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 13:51

L'Organisation Free Thai

Un article de Numnual Yapparat

Lien:

http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/06/26/the-free-thai-organisation/

 

Lorsque le Parti Pua Thai et les dirigeants chemises rouges de l'UDD ont capitulés face au coup d'Etat, beaucoup de gens ont ressentis un amer désespoir. Ainsi, lorsque l'Organisation Free Thai (Seri Thai ou Thaï Libre) a été formée, elle est devenue un nouvel espoir pour ceux qui veulent se battre contre la junte militaire. Son nom officiel est l’Organisation des Thaïlandais Libres pour les Droits de l'Homme et la Démocratie (Free Thais for Human Rights and Democracy FTHD).

Ils ont fait leur première déclaration le 24 juin, qui est le jour où la monarchie absolue thaïlandaise a été renversée en 1932. De voir qu'un groupe ose se dresser contre le coup d'Etat apporte de l'air frais à ceux qui en ont marre du Pua Thai. Nous devrions nous réjouir de cette initiative. Mais bien que, généralement, leurs politiques soient tout à fait progressives, ils n'ont pas de solutions concrètes quant à la façon d'atteindre leurs objectifs.

Jarupong Ruangsuwan, le Secrétaire général du FTHD, est également conscient que le groupe est assez petit pour le moment. Il a expliqué que la première tâche urgente serait d'élargir l'adhésion. Au début, la plupart des activités seront dirigées par des gens qui vivent à l'étranger ou en exil pour éviter de faire prendre des risques aux gens qui demeurent en Thaïlande. Il espère que les adhésions au FTHD se développeront rapidement.

Je comprends bien que le FTHD est trop petit pour avoir des réponses parfaites vis-à-vis de toutes les questions importantes qui doivent être abordées dans la lutte contre la junte. Toutefois, si nous voulons prendre part à ce mouvement, il y a quelques questions simples qui doivent être posées.

Par exemple, quel type d'organisation veulent-ils construire? Où et qui sont les principales forces qui riposteront à la junte? La priorité doit être ceux qui vivent en Thaïlande. C'est là qu'un véritable changement aura lieu. Le souci est que le FTHD mette trop d'importance sur le lobbying vis-à-vis des gouvernements étrangers et de l'ONU.

Qu'en est-il de leurs demandes à court terme? Qu'en est-il de la loi de lèse-majesté? Qu'en est-il des prisonniers politiques? Sont-ils déterminés à être sérieusement indépendant du Pua Thai et de Taskin?

Quelles sont les tâches urgentes que le FTHD doit accomplir? Organiser un mouvement de masse en Thaïlande est une réponse clé. Il s'agit d'une étape difficile, mais cela peut être fait. Le FTHD doit encourager les Chemises rouges à s'organiser. Ils ont besoin de recruter de nouveaux membres et d'étendre les réseaux. Les membres doivent payer des cotisations de sorte que le mouvement puisse être indépendant et survivre sans demander de l'argent aux millionnaires comme Taksin ou de n'importe quel autre politicien du milieu des affaires.

Ils ont besoin de créer des canaux de communication. A cause de la junte cette activité ne peut pas être organisée ouvertement, ils doivent donc le faire clandestinement. Ce genre de tactique n'est pas nouveau du tout pour la gauche en Thaïlande. Dans le passé, le Parti Communiste de Thaïlande (PCT) a organisé avec succès les gens de cette façon. Lorsque viendra le temps, ces groupes organisés pourront mener la lutte par eux-mêmes.

Quel est le rôle de ceux qui vivent à l'étranger? Ils peuvent critiquer sans compromis la dictature militaire. Ils peuvent explorer de nouvelles idées et tirer des leçons d'autres pays sur la lutte pour la démocratie.

C'est un rêve insensé de penser que l'ONU ou les nations démocratiques de l'Ouest fourniront un soutien significatif pour la lutte contre la junte. Mais ça vaut la peine de lutter contre les mensonges de l'armée et de dire la vérité sur la situation politique dans les médias du monde. Cela pourrait être une tâche importante pour les Thaïlandais qui vivent à l'étranger. Le FTHD peut également fournir des liens concrets entre les exilés et ceux qui luttent à l'intérieur de la Thaïlande.

 

Logo de l'Organisation Free Thai

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 16:43

Un article de Giles Ji Ungpakorn

http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/06/25/ngos-fawning-political-cretins/

 

Alors que des militants pro-démocratie sont détenus, menacés et emprisonnés par cette vicieuse junte militaire et tandis que les militants courageux s'organisent pour lutter contre le régime militaire, les ONG thaïlandaises sont devenus des crétins politiques serviles.

La dernière déclaration par le Comité des ONG du Nord de Coordination pour le Développement (NGO-COD-North) "exige" que les réformes politiques nécessaires, qui seront mises en place par la junte, "doivent" mettre l'accent sur la participation de masse ainsi que chercher à réduire les inégalités et renforcer la justice sociale. Ce qui, selon ces idiots des ONG, "doit" avoir lieu indépendamment du contrôle du pouvoir de l'Etat!

Mort de rire!!!!

Pas un mot condamnant le coup d'Etat, la junte ou la destruction des droits de l'homme.

Ces crétins politiques des ONG pensent-ils vraiment que le but de toute dictature militaire serait de créer la liberté d'expression, la participation de masse et l'égalité? Des gens sont arrêtés pour avoir lu des livres en public, mangé des sandwichs, organisé de pacifiques manifestations sporadiques ou encore envoyé des messages anti-coup d'Etat sur Facebook. Les rassemblements de plus de cinq personnes sont illégaux. Les élections ont été reportées sine die.

C'est la "politique de pression" à son niveau le plus naïf et stupide.

Comment expliquer ce vide d'intelligence politique parmi les ONG?

Les ONG ont systématiquement soutenu les militaires et les manifestations de la classe moyenne anti-démocratique depuis 2006. Ils détestent Taksin parce qu'il a gagné les cœurs et les esprits des gens en utilisant l'argent de l'état pour améliorer leur vie. Il faisait le travail des ONG. C'est en partie pourquoi ils pensent qu'un coup d'Etat, qui met fin à la démocratie, peut apporter des "réformes" politiques. Ils partagent ce point de vue avec la mafia anti-démocratique de Sutep. En pratique, cela signifie soutenir les anti-réformes.

Depuis leur création en Thaïlande après l'effondrement du Parti Communiste, les ONG ont tourné le dos à l'idée que la majorité des gens prennent le pouvoir de l'Etat aux élites. Elles ont évité la construction de partis politiques et sont farouchement opposés à la "démocratie représentative". En Thaïlande ces vues autonomistes ou anarchistes ont conduis à leur conclusion désespérée et logique. Elles méprisent la majorité de la population qui a voté pour les partis de Taksin. Elles ont refusé de construire une alternative politique à la politique pro-business de Taksin comme la privatisation et n'ont pas cherché à s'opposer à ses abus de droits de l'homme à Patani et à la guerre contre la drogue. Alors elles se sont tournées vers des pouvoirs plus dictatoriaux comme les militaires.

Enfin, leur rejet de la politique comme un tout et leur concentration sur des questions simples, signifient qu'elles se sont débarrassées de toute sagesse politique. Elles ferment les yeux sur la réalité. Elles embrassent maintenant la "politique de pression" consistant à approcher et supplier "quiconque contrôle l'État", qu'il s'agisse d'un gouvernement démocratiquement élu ou d'une junte militaire.

La pathétique réalité est que les militaires se foutent des ONG ou de leurs demandes. C'était évident dès l'échec de la politique de pression des ONG sur la junte en 2006. Mais elles reviennent faire cette politique de pression sur l'armée, encore aujourd'hui, comme des chiens qui retournent vers leurs maîtres qui les bottent dans le visage en permanence.

Giles Ji Ungpakorn

Giles Ji Ungpakorn

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 05:57

Déclaration du Conseil des Affaires étrangères de l'Union européenne sur la Thaïlande

 

Lien:

https://www.facebook.com/EUinThailand/photos/a.160589827329440.42007.160579703997119/678073898914361/?type=1&theater

 

Conclusions du Conseil sur la Thaïlande

 

Session du Conseil des Affaires étrangères

Luxembourg, le 23 juin 2014

 

"1.L'Union européenne et la Thaïlande sont liés entre eux par des liens étroits et de longue date, allant du commerce, du tourisme, des investissements et de la culture ainsi que des contacts entre les peuples.

 

2. C'est donc avec une extrême préoccupation que le Conseil a suivi les développements récents en Thaïlande. Il a appelé les dirigeants militaires à rétablir, en urgence, le processus démocratique légitime et la Constitution, par le moyen d’élections crédibles et représentatives. Le Conseil a également appelé toutes les parties à exercer la plus grande retenue. Le respect des droits de l'homme et les libertés fondamentales doivent être maintenues. En outre, le Conseil a exhorté les autorités militaires à libérer tous les détenus politiques, à s'abstenir de toute nouvelle arrestation pour des raisons politiques et à supprimer la censure.

 

3. L'annonce récente du leadership militaire est loin d’une feuille de route crédible pour un retour à l'ordre constitutionnel que la situation exige. Des institutions démocratiques pleinement efficaces doivent être ramenées afin d'assurer la protection et le bien-être de tous les citoyens.

 

4. Dans ce contexte, l'UE est obligée de reconsidérer son engagement. Les visites officielles en Thaïlande ont été suspendues; l’UE et ses Etats membres ne signeront pas d’accords de partenariat et de coopération avec la Thaïlande tant qu’un gouvernement démocratiquement élu ne sera pas en place. D'autres accords seront, le cas échéant, affectés. Les États membres de l'UE ont déjà commencé à revoir leur coopération militaire avec la Thaïlande.

 

5. Seule une feuille de route rapide et crédible pour un retour à l'ordre constitutionnel et la tenue d'élections crédibles et représentatives permettra le soutien continu de l'UE. Le Conseil a décidé que l'UE gardera ses relations avec la Thaïlande à l'étude et envisagera d'autres mesures possibles, en fonction des circonstances".

 

L'Union européenne va mettre en place des sanctions contre la Thaïlande
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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 05:47

La police de la junte s'est engagée à payer 500 bahts de récompense pour des photos de personnes participant aux activités anti-coup d'Etat

 

La police thaïlandaise offrira une récompense de 500 bahts pour chaque photo prise de toute personne participant à une activité anti-coup d'Etat qui puisse servir comme preuve suffisante pour une arrestation, selon le commissaire adjoint de la Police royale thaïlandaise le général Somyot Poompanmoung.

Il a déclaré que si un membre du public apercevait une personne exprimant une intention symbolique de s'opposer au Conseil National pour la Paix et l'Ordre, et réussissait à prendre des photos et les envoyer à la police comme preuve menant à une arrestation, cette personne recevrait alors 500 bahts comme récompense.

 

Il a ensuite précisé que ces photos pouvaient également avoir été copiées à partir de médias sociaux ou n'importe où sur internet.

Sources:

http://prachatai.org/english/node/4152

et

http://www.matichon.co.th/news_detail.php?newsid=1403497376

Le général Somyot Poompanmoung

Le général Somyot Poompanmoung

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 15:19

Un article de Giles Ji Ungpakorn

 

Lien de l'article:

http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/06/23/the-june-1932-revolution/

 

Le 24 juin 1932, la monarchie absolue thaïlandaise était renversée par une révolution.

La Thaïlande s'était bien intégré dans le marché mondial durant les années 1930 et à la suite de cela, a subi les effets de la dépression économique de ces années-la. Les retombées politiques de cela, c'est qu'un groupe de fonctionnaires civils et militaires de l'Etat, conduits par le Parti du Peuple de Pridi Panomyong, ont organisé une révolution réussie contre la monarchie absolue de Rama VII en juin 1932. La première déclaration des révolutionnaires a clairement identifié la crise économique comme étant le principal responsable du chômage de masse, des coupes dans les salaires et de l'augmentation des taxes subie par la masse de la population. La famille royale était notamment exemptée de ces augmentations d'impôts!

La révolution de 1932 a été réalisée suite à un mécontentement social généralisé. Les agriculteurs des zones rurales étaient de plus en plus audacieux et strident dans leur critique écrite envers la monarchie. Des militants de la classe ouvrière ont été impliqués dans la révolution elle-même, même s'ils n'en étaient pas les principaux acteurs, et des acclamations de la foule ont spontanément éclatées dans l'avenue Rachadamnern quand la déclaration du Parti du Peuple a été lu par divers représentants installées le long de la route. Il est important de souligner le rôle des différents groupes sociaux dans la création des conditions qui ont conduites à la révolution de 1932, puisque les historiens de droite ont affirmé que c'était l'œuvre d'une "poignée de bureaucrates formés à l'étranger". En fait, il y a eu une tentative cohérente par la droite, à l'intérieur et à l'extérieur de la Thaïlande, de prétendre que les Thaïlandais ordinaires ont une culture de respect de l'autorité et donc montrent peu d'intérêt pour la politique.

La révolution de 1932 a eu pour effet de moderniser davantage l'Etat capitaliste, qui avait déjà été créé par le roi Chulalongkorn dans les années 1870, en étendant la base de la classe dirigeante par l'inclusion des meilleurs membres de la bureaucratie civile et militaire, en particulier dans l'armée. La raison pour laquelle l'armée est devenue si influente dans la vie politique thaïlandaise, ce qui a finalement abouti à 16 ans de dictature militaire ininterrompue depuis 1957, était le fait que le Parti du Peuple n'avait pas de base solide et massive au-delà de la bureaucratie. En plus de cela, les capitalistes privés et la classe ouvrière étaient encore trop faibles en tant que forces sociales qui auraient pu entrer en concurrence avec les militaires.

Les tentatives de Pridi pour construire la démocratie sociale et un état providence en Thaïlande après la révolution ont été obstruées par des royalistes fidèles au roi déchu et également par les militaires. Pridi a finalement été chassé de Thaïlande et forcé de s'exiler.

La révolution de 1932 signifiait que le rôle de la monarchie était modifié de manière significative pour la deuxième fois en moins d'un siècle. Dans les années 1870, Chulalongkorn a aboli le régime féodal (appelé Sakdina en thaï) en faveur d'une monarchie absolue centralisée et moderne. Soixante ans après cela, la révolution de 1932 a détruit cette monarchie absolue et le roi est simplement devenu une partie de la classe dirigeante thaïlandaise. Il est important de comprendre cela, parce qu'il y a eu une tendance, à la fois par la gauche et la droite, à exagérer l'importance et les "traditions durables" de la monarchie thaïlandaise. Le roi d'aujourd'hui peut sembler avoir les attributs de la "tradition", mais l'influence de cette institution a fluctué au cours des soixante dernières années et dans de nombreux cas, son "caractère sacré" a été fabriqué par les dirigeants militaires et civils dans le but de se doter d'une légitimité politique.

De nombreux commentateurs soutiennent que la "faiblesse" de l'idéologie marxiste ou communiste en Thaïlande est principalement dû au fait qu'il n'y a pas eu de mobilisation de masse dans la lutte pour la libération nationale, comme cela a été le cas en Indonésie, en Birmanie ou au Vietnam. Il est faux de prétendre que l'idéologie communiste a toujours été faible dans la société thaïlandaise, surtout si l'on regarde les années 1940, les années 1950 et le milieu des années 1970, et la mobilisation de masse en vue de la construction de la nation qui s'est produite lors de la révolution de 1932. Cependant, le fait que le Parti Communiste de Thaïlande (PCT) ait placé la construction de la nation comme son objectif principal, dans une veine similaire à celle de tous les autres partis staliniens ou maoïstes, signifie que le PCT avait peu à réaliser, puisque la tâche de la construction d'une nation capitaliste avait déjà été commencée par Chulalongkorn et a ensuite été continuée par la révolution de 1932.

1932: L'annonce de la mise en place d'une monarchie constitutionnelle en Thaïlande est accueillie par les "hourrah" de la foule à Bangkok

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Published by liberez-somyot
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