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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 06:36

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Lien:

http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/06/19/class-war/

 

La junte militaire thaïlandaise a convoqué tous les dirigeants des syndicats locaux afin de se signaler aux bureaux de l'armée. Jusqu'à présent, seule la moitié environ des syndicalistes élus se sont conformé aux diktats des généraux.

Bien sûr, la junte n'a pas convoqué les employeurs ou les hommes d'affaires pour se signaler et se voir donner une conférence sur la discipline.

Bien sûr, la junte n'a pas systématiquement convoqué les dirigeants des ONG ni les universitaires conservateurs qui ont préconisé un rétrécissement de l'espace démocratique. Elle n'a pas arrêté ni emprisonné les voyous du Parti démocrate qui ont utilisé la violence dans les rues plus tôt cette année.

Pris dans le tableau général de la répression de l'armée, il est évident que les chemises rouges, les syndicalistes, les universitaires progressistes ainsi que tous ceux qui militent pour la démocratie, sont la cible de la répression.

Ne vous méprenez pas, il s'agit d'une guerre de classe, menée par les élites conservatrices qui haïssent la démocratie parce que la démocratie contribue à l'autonomisation des pauvres, de la classe ouvrière et des paysans. Ils détestent Taksin parce qu'il a gagné les cœurs et les esprits des pauvres et pouvait gagner les élections. Ils ne détestent pas Taksin pour ses violations des droits de l'homme ou encore pour le fait qu'il aurait utilisé les mêmes pratiques de corruption que les généraux et le Parti Démocrate.

Guerre de classe
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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 11:59

A la frontière thaïlandaise, les travailleurs cambodgiens expulsés parlent de raids coordonnés et d'extorsions

 

Un reportage de Saing Soenthrith pour le journal "Cambodia Daily"

Lien:

http://www.cambodiadaily.com/news/at-thai-border-workers-speak-of-coordinated-raids-extortion-61696/

 

District d'Aranyaprathet en Thaïlande - Alors qu'un camion cage de la police de l'immigration (thaïlandaise) le déverse ici, Sin Many se lève de son siège, soulagé que son épreuve soit presque terminée. En moins d'une heure, lui et environ 50 autres immigrés clandestins cambodgiens vont s'entasser dans un camion, traverser la frontière, et enfin arriver à la maison.

"Nous avons dormis par terre la nuit dernière," témoigne-t-il, en expliquant comment son groupe de détenus, arrivé trop tard pour être expulsé séance tenante, a dû dormir dans la cour en béton de la station de police de l'immigration de la province de Sa Kaeo.

"Ils ne nous ont pas arrêté, mais nous avons entendu des bruits d'arrestations de la part des militaires thaïlandais et donc, nous nous sommes portés volontaires pour revenir", a déclaré ce pêcheur âgé de 36 ans.

Alors que plus de 100 000 travailleurs migrants ont afflué vers le Cambodge cette semaine afin de fuir la répression redoutée de la junte militaire qui a pris le pouvoir en Thaïlande le mois dernier, la police de l'immigration thaïlandaise s'est chargé d'expulser ces travailleurs.

M. Sin Many a été rapidement chargé sur un camion de police pour les derniers 10 km du voyage jusqu'à la frontière alors qu'un autre camion de travailleurs arrivait de Hua Hin, plein de gens gémissant et soulagé d'arriver après un voyage de sept heures sans arrêt entassé dans le véhicule.

Le gouvernement militaire thaïlandais a nié toute politique visant à sévir contre les migrants illégaux, et a insisté dans un communiqué la semaine dernière que les allégations d'arrestations ou de violence contre les travailleurs étaient sans fondement.

Au lieu de cela, le Conseil National pour la Paix et l'Ordre (NCPO), le nom que la junte s'est donné, a déclaré qu'il s'était simplement lancé dans un programme de "régularisation" des travailleurs étrangers en ordonnant aux employeurs d'établir des listes de travailleurs migrants et de les soumettre aux autorités thaïlandaises.

Mais en dépit des assurances données par le NCPO, la mise en œuvre sur le terrain de la directive a entraîné des arrestations et des tentatives d'extorsion, affirment les Cambodgiens internés à l'intérieur du bâtiment de la police de Sa Kaeo.

Rim Khim, 25 ans, témoigne que lui et 34 autres pêcheurs ont été arrêtés lors d'un raid effectué par des soldats thaïlandais.

"Si nous étions restés sur le bateau, il n'y aurait pas eu de problèmes. Mais nous nous sommes rendu à la banque et ils nous ont arrêtés", a déclaré M. Khim, qui a ajouté qu'il n'y a pas eu de violence mais que les soldats (thaïlandais) les ont dépouillés de 3.000 baht (environ 92 $) par personne pour les "frais".

"Ils ont demandé à nos patrons de nous payer, puis ils ont pris l'argent," explique-t-il.

"Ils nous ont dépouillés alors qu'on faisait nos papiers", a expliqué Nom Bora, 27 ans, un autre pêcheur.

Les travailleurs qui n'avaient pas assez d'argent pour payer les soldats thaïlandais, ont été forcés, ironiquement, de demander à leurs familles au Cambodge de payer pour eux. M. Bora a témoigné que sa famille lui avait envoyé 4500 baht (environ 139 $) afin qu'il puisse payer les soldats.

"Ils n'ont fait des arrestations que pour prendre de l'argent", a déclaré Noeu Savorn, une serveuse de 38 ans qui a été arrêté avec cinq autres personnes lors d'un raid dans le restaurant où elle travaillait. Mme Savorn a été obligé de payer 4000 bahts (environ 123 $) de frais.

"Quand nous travaillions, nous gardions l'argent avec nos patrons, mais quand ils nous ont arrêtés, les soldats nous ont tout pris," témoigne-t-elle.

Entre 300 000 et 400 000 Cambodgiens travaillent actuellement en Thaïlande, selon la déclaration du ministre de l'Intérieur Sar Kheng, mardi dernier lors d'un discours pour une cérémonie de remise des diplômes à Phnom Penh.

Il affirme que la junte thaïlandaise doit assumer la responsabilité de l'exode massif de travailleurs cambodgiens en provenance de Thaïlande cette semaine, qui a vu au moins 150 000 migrants traverser la frontière par crainte d'arrestation. Au moins huit Cambodgiens ont été tués et 19 blessés dans des accidents de la circulation en fuyant (Note du traducteur: peut-être des exécutions faites par des soldats thaïlandais qui ont ensuite été déguisées en accidents de la circulation. Les Cambodgiens étaient transportés dans des camions de l'armée thaïlandaise ou des camions-cages de la police et ne voyageaient pas en voiture particulière. Il n'y a eu aucun rapport de militaire ou de policiers thaïlandais victime "d'accidents de la circulation" ces derniers temps ni de camions militaire ou policier ayant eu un accident.).

"Je pense que les dirigeants de l'armée thaïlandaise doivent être tenus pour responsables de tous les problèmes qui se sont produits, y compris des morts", a-t-il continué. "En fait, c'étaient des [travailleurs] illégaux, mais l'illégalité ne peut pas être comparée avec la vie des gens. La vie humaine est très précieuse."

"Dans l'avenir, si nos gens veulent aller travailler à l'étranger, je fais appel à eux afin qu'ils n'y aillent pas illégalement", a déclaré M. Kheng, ajoutant que le ministère de l'Intérieur doit être plus réceptif aux plaintes les plus fréquentes des travailleurs migrants comme quoi les passeports cambodgiens sont trop coûteux et difficiles à obtenir.

Quand, peut-être, 60 personnes ont débarqué du camion venant de Hua Hin ce mardi, la police thaïlandaise les a aligné rapidement et les a fouillé. Le bureau de l'immigration thaïlandaise prétend avoir traité 74 241 cas depuis lundi, un chiffre bien en dessous de celui des autorités de la ville de Poipet qui fait état de 151 180 travailleurs rapatriés.

Alors que la police a refusé de parler aux journalistes, ils ont permis des entretiens avec des travailleurs migrants rentrant chez eux. Accroupis silencieusement et alignés sur trois lignes, les déportés ont parlé à voix basse alors que les policiers thaïlandais passaient devant afin de distribuer des tasses d'eau.

"Dans le chaos politique, les militaires ont commencés à arrêter les gens; ils sont allés sévir dans un autre restaurant et nous avons entendu dire que si vous tentiez de fuir, ils vous abattaient. Donc, nous avons eu peur", a déclaré Chea Chieng, une serveuse dans la province de Hua Hin qui s'est volontairement livré aux autorités locales.

"Je n'ai rien, pas de papiers, pas de passeport donc j'avais très peur.... Ils m'ont prévenu, même si je parle le thaï [je serais quand-même arrêtée]. Nous n'avons pas le choix, donc nous nous sommes rendus aux soldats ".

Elle a ensuite expliqué qu'au bureau militaire de Hua Hin, elle et d'autres ont attendus jusqu'à deux heures, avant d'avoir été entassés dans un camion-cage de la police où ils sont restés piégés environ neuf heures.

"Ils n'ont pas fait d'arrêts. Même si vous deviez aller aux toilettes, ils ne s'arrêtaient pas. Donc, nous devions juste rester patient jusqu'à notre arrivée ici ", dit-elle avec un haussement d'épaules.

En moins d'une heure, le groupe de Hua Hin a été chargé dans un autre camion de la police et envoyé à la frontière. Mais la police aussi, semble bien consciente des histoires que les migrants expulsés racontent.

Avant d'envoyer un camion sur son chemin, on pouvait entendre crier un officier thaïlandais non visible: "Ne parlez pas de chasse et de tirs par l'armée thaïlandaise."

Des migrants cambodgiens entassés dans un camion-cage de la police thaïlandaise

Des migrants cambodgiens entassés dans un camion-cage de la police thaïlandaise

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 11:57

Le media thaïlandais "Thai PBS News" rapporte que la "Cour Pénale a émis un mandat pour l'arrestation de Mlle Chatvadee Amornpatc, plus connue sous le surnom de Rose, qui est inculpée de lèse-majesté." Rose est une jeune femme d'origine thaïlandaise qui vit en Angleterre et possède la nationalité anglaise.

 

La réunion a été présidée par le général de police nommé chef adjoint de la police par la junte militaire, Somyot Pumpanmuang, qui n'est pas seulement un royaliste fanatique, mais a aussi participé à de louches affaires liées à la violence et au harcèlement de villageois à Loei.

Somyot a déclaré que toutes les unités de police concernées ont été invitées à suivre tous les cas de lèse-majesté.

Pour les cas qui ont eu lieu à l'étranger, le chef adjoint de la police a déclaré que la police allait solliciter la coopération du ministère des Affaires étrangères et du Bureau du procureur général afin de traquer les auteurs présumés et de les faire extrader pour faire face à la loi en Thaïlande.

Dans le même temps, une royaliste fanatique, elle-aussi de nationalité anglaise mais d'origine thaïlandaise, s'est rendue au domicile de Rose à Londres afin de l'agresser. Heureusement, Rose ne se trouvait pas sur place.

 

Sources:

 

http://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2014/06/19/lese-majeste-dragnet/

http://www.prachatai.com/english/node/4129

et

http://asiapacific.anu.edu.au/newmandala/2014/05/26/thorns-of-the-thai-rose/

Chatvadee Amornpatc (Rose)

Chatvadee Amornpatc (Rose)

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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 15:27

THAÏLANDE: un professeur de droit et défenseur des droits de l'homme inculpé par la junte

Une déclaration de la Commission Asiatique des Droits de l'Homme

Lien:

http://www.humanrights.asia/news/ahrc-news/AHRC-STM-121-2014#.U6Fm4ec1rmg.facebook

 

La Commission Asiatique des Droits de l'Homme (Asian Human Rights Commission AHRC) est gravement préoccupée pour le cas du professeur Worachet Pakeerut, professeur agrégé à la Faculté de droit de l'Université Thammasat, leader de Nitirat, et défenseur des droits humains (DDH), qui a été inculpé par la Cour militaire de Bangkok pour avoir soi-disant violé une ordonnance du Conseil National pour la Paix et l'Ordre (NCPO). Le professeur Worachet a ensuite été libéré sous caution. Il s'agit d'un exemple clair de ciblage d'un défenseur des droits humains pour ses idées et ses actions en faveur des droits de l'homme.

Le Khana Nitirat, ou comme on l'appelle en anglais, le groupe des "juristes éclairés," est un groupe de sept professeurs de droit de l'Université Thammasat qui ont effectué un travail académique et de plaidoyer au service de la diffusion des connaissances sur les droits et la loi en Thaïlande depuis 2009 . Ils ont courageusement soulevé des questions urgentes sur qui a accès aux droits humains en Thaïlande, et dont les droits sont systématiquement refusé comme une question de règle et de conduite. D'une importance particulière, leurs déclarations, articles et séminaires visent à rendre le droit accessible aux gens, plutôt que de seulement le laisser comme outil d'un réseau étroit d'experts. Le travail de Nitirat a perturbé l'état, les militaires, ainsi que d'autres élites, et ses membres ont souvent été la cible de menaces en ligne et autres. En février 2012, le professeur Worachet avait été agressé devant son bureau à l'Université Thammasat par deux jeunes hommes qui ont admis plus tard qu'ils l'avaient agressé parce qu'ils n'étaient pas d'accord avec ses idées.

Depuis les premiers jours qui ont suivis le coup d'État du 22 mai 2014, le NCPO a explicitement ciblé des universitaires, des défenseurs des droits humains, des journalistes, des artistes et des penseurs dissidents. Le professeur Worachet Pakeerut a été parmi ceux qui ont été visés par la junte depuis le début. Il a été inscrit sur la liste des personnes convoquées dans l'ordonnance n ° 5/2557 [2014], qui a été diffusé à la radio et à la télévision le 23 mai dernier et a exigé que ces gens se rendent au Club de l'Armée à Thewet le 24 mai à 16 heures. Plusieurs semaines plus tard, il a de nouveau été convoqué dans l'ordonnance n ° 57/2557 [2014] du 9 juin qui a été diffusé à la radio et à la télévision et exigeait que ceux qui étaient convoqué se rendent au Club de l'Armée à Thewet le 10 juin à 4 heures.

Selon les informations fournies par Prachatai, l'épouse du professeur Worachet s'est rendue au Club de l'armée de la junte à Thewet le 11 juin afin d'expliquer que son mari était malade et incapable de se rendre à la convocation ce jour-là. Par la suite, le professeur Worachet s'est rendu au Club de l'armée de la junte à Thewet l'après-midi du lundi 16 Juin. Il a été placé en détention après s'être signalé à la junte. Il a ensuite été détenu pendant une nuit à la base des gardes du 11eme Régiment du Roi à Bangkok et conduit le lendemain matin au club de l'armée. Dans la matinée du mardi 18 Juin, il a été envoyé à la Division de la Répression de la Criminalité pour complément d'enquête. L'après-midi du 18 Juin, il a été envoyé à la Cour militaire de Bangkok être formellement accusé d'avoir violé une ordonnance du NCPO. La pénalité pour avoir violé une ordonnance de la NCPO est une peine d'emprisonnement maximale de deux ans ainsi qu'une amende de 40.000 bahts.

L'AHRC est particulièrement préoccupée par le cas du professeur Worachet qui sera traité par un tribunal militaire en vertu de la Loi Constitutionnelle des Tribunaux Militaires de 2498 [1955]. Lors de ces deux dernières semaines, plusieurs autres défenseurs des droits de l'homme, y compris Jittra Kotchadet, une militante syndicaliste et défenseuse des droits humains, ont également été inculpés par le tribunal militaire suite à une convocation à se signaler par la junte. Dans une lettre ouverte aux Titulaires de Mandat au titre des Procédures Spéciales des Nations Unies datée du 2 juin 2014, l'AHRC donne des détails particuliers sur les violations possibles des droits potentiels au cours des procédures judiciaires militaires. Le recours à des tribunaux militaires est une dérogation claire des responsabilités de la Thaïlande en tant qu'État signataire du Pacte International Relatif aux Droits Civils et Politiques. Alors que la junte a fait valoir, par le biais de la loi martiale, que la situation sociale et politique actuelle représente un danger public dans lequel la dérogation des responsabilités est permise, l'évaluation de l'AHRC est qu'une telle situation existe afin de justifier la création de ces tribunaux en Thaïlande en ce moment. Malgré l'agitation politique en cours dans le pays, dont une grande partie remonte au coup d'Etat précédent de septembre 2006, c'est aux autorités civiles qu'il est redevable à faire face à l'agitation conformément aux procédures ordinaires. Malgré les assurances des autorités comme quoi elles respecteraient les droits de l'homme, les expériences antérieures en Thaïlande montrent que, lorsque des lois spéciales ont été utilisées, les personnes touchées par les lois ont rencontré une augmentation correspondante de cas de détention arbitraire, de torture et de déni des droits à une procédure régulière . Rien dans les circonstances actuelles, n'offre l'assurance que la même chose ne se produit pas suite à la création de tribunaux militaires en vertu de la loi martiale.

La Commission Asiatique des Droits de l'Homme condamne sans équivoque le coup dans les termes les plus forts et tient à exprimer sa vive préoccupation suite au déclin rapide de la protection des droits de l'homme qu'il a engendré. L'AHRC appelle le NCPO à libérer immédiatement tous les citoyens arbitrairement détenus sans inculpation et à cesser de créer une terreur publique par l'émission d'assignation de convocation afin de se signaler à l'armée. Les procédures judiciaires contre le professeur Worachet ainsi que tous les autres civils devant des tribunaux militaires sont illégitimes et tous les procès doivent être immédiatement abandonnés de même que toutes les personnes qui sont présentement détenues suite à des accusations devant le tribunal militaire, doivent être libérés. En outre, l'AHRC appelle le NCPO à reconnaître que la tolérance pour les différentes idées et la dissidence font partie de la construction d'un système politique fondé sur les droits humains et la primauté du droit. Le fait de penser différemment que la junte n'est pas un crime.

Le professeur Worachet Pakeerut

Le professeur Worachet Pakeerut

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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 14:13

Un article du Time

Lien de l'article:

http://time.com/2892755/thailand-coup-junta-activist-udd-kritsuda-khunasen-vanished/

Les craintes sur le sort d'une activiste thaïlandaise, une femme de 27 ans détenue par les soldats depuis le mois dernier sont de plus en plus grandes.

Kritsuda Khunasen a été arrêtée le 28 mai dans la province de Chonburi, et son arrestation a été rapportée à la télévision. Cependant, personne n'a entendu parler d'elle depuis ce jour.

Au lieu de divulguer ses allées et venues, ou d'apporter la preuve de sa libération, mardi dernier la junte a inclue son nom sur une liste de personnes convoquées le 18 Juin, cherchant ainsi à donner l'impression qu'elle n'avait pas déjà été détenue.

"La convocation de quelqu'un qui est déjà en détention soulève des préoccupations comme quoi les autorités peuvent se préparer à couvrir une disparition et que quelque chose ait pu arriver à Kritsuda", a déclaré Brad Adams, directeur d'Human Rights Watch (HRW) pour l'Asie, dans un communiqué publié par ce groupe de protection des droits de l'homme basé à New York.

Depuis son arrestation, ni la famille de Kritsuda ni la Commission nationale des droits de la Thaïlande ont été en mesure de la retrouver, explique le groupe.

"L'armée thaïlandaise devrait mettre fin aux craintes comme quoi Kritsuda ait été victime d'une disparition forcée en divulguant immédiatement son emplacement et permettant l'accès à un médecin et un avocat", a déclaré Adams. "Les gouvernements concernés devraient exiger que les autorités militaires de Thaïlande expliquent immédiatement ce qui lui est arrivé et veillent à sa sécurité."

Kritsuda était une membre éminente du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (UDD), un groupe d'activistes, plus connu sous le nom de Chemises rouges, qui a soutenu les gouvernements des premiers ministres déchus Thaksin et Yingluck et se sont opposés avec véhémence aux interventions militaires.

"Je n'ai aucune information", a témoigné le Dr Weng Tojirakarn, un leader de l'UDD qui a récemment été libéré par l'armée et soumis à des contraintes sévères. "Je suis très inquiet de sa disparition. Tout le monde aimerait voir ses droits fondamentaux conservés."

Depuis le coup d'Etat du 22 mai, quelque 500 hommes politiques, militants, journalistes et universitaires ont été arrêtés arbitrairement, mais il n'y a aucun chiffre exhaustif sur ceux qui ont été libérés. HRW affirme qu'un nombre important de détentions militaires secrètes ont également eu lieu.

Ceux qui critiquent le coup d'Etat, le 12eme putsch réussi depuis la fin du régime monarchique absolu en 1932, ont été harcelés à la maison et au travail, menacés d'emprisonnement ou de détention. Les Thaïlandais travaillant à l'étranger ont subi des pressions pour freiner leur désapprobation.

La junte se sent évidemment assez confiante pour avoir levée, vendredi dernier, le couvre-feu à l'échelle nationale. L'organisateur du coup d'Etat, le général Prayuth Chan-ocha, a depuis promis "qu'un gouvernement serait mis en place en août, ou au plus tard en septembre," mais que les élections devraient attendre un certain temps, au minimum les 15 prochains mois.

Néanmoins, les critiques et les militants se sentent intimidés et sont extrêmement prudents. Une activiste chemise rouge du nord de la Thaïlande, qui a demandée à garder l'anonymat par crainte d'être arrêtée, a indiqué au Time que trois de ses camarades ont été condamnés à se signaler aux autorités militaires dans la capitale mercredi, en dépit de leur arrêt de toute activité politique.

"L'un d'eux a été détenu par les soldats à Chiang Mai deux fois [depuis le coup], et les deux autres ont été arrêtés une fois auparavant," explique-t-elle, "mais maintenant ils doivent tous aller à Bangkok."

Pendant ce temps, les rumeurs d'une répression contre les travailleurs migrants, considérés comme l'épine dorsale de la deuxième plus grande économie d'Asie du Sud-est, ont incité environ 188.000 Cambodgiens à fuir le pays sur fond de craintes d'arrestation, de déportation et de liquidation physique s'ils tentaient d'échapper aux autorités.

Huit Cambodgiens ont jusqu'à présent été tués dans des accidents de la circulation liés à l'exode (Note du traducteur: des accidents curieux qui font penser à des exécutions camouflées). "Je pense que les dirigeants actuels de la junte thaïlandaise doivent être tenus pour responsables de ce qui s'est passé", a déclaré Sar Kheng, ministre de l'Intérieur du Cambodge.

Une militante chemise rouge, Kritsuda Khunasen, a disparu depuis son arrestation le 28 mai

Une militante chemise rouge, Kritsuda Khunasen, a disparu depuis son arrestation le 28 mai

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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 14:10

Le général Somyot Pumpanmuang, chef adjoint de la police, a déclaré mercredi après une rencontre avec l'armée que quiconque diffusera des messages en ligne pour mobiliser des protestations anti-coup pourra faire face à sept ans de prison (note du traducteur: bien qu’il porte le même prénom que le prisonnier politique pour lèse-majesté Somyot Prueksakasemsuk, le général Somyot Pumpanmuang n’a rien à voir avec lui).

Le général Somyot a également averti qu'il s'agissait d'une violation de l'article 116 (la loi contre l'incitation au désordre). En ce qui concerne les étudiants militants qui distribuent des sandwiches afin de manifester symboliquement, il a affirmé que la police enquêterait afin de savoir si les manifestants ont l'intention d'organiser un rassemblement politique de plus de cinq personnes.

Il prétend que le fait que si les manifestations anti-putschistes ont diminué, ce serait dû aux stratégies efficaces des agents de sécurité, tel que le placement de troupes dans les stations BTS et les points de rencontre importants et l'utilisation de policiers en civil. Le fait de prendre des photos des manifestants et de solliciter la coopération des détaillants à proximité aurait également contribué à ce succès selon lui.

Source:

http://www.prachatai.com/english/node/4133

Le général de police Somyot Pumpanmuang

Le général de police Somyot Pumpanmuang

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 03:29

A Khon Kaen, un bastion chemise rouge de Thaïlande, les protestations sont étouffées par les avertissements de la junte et les disparitions.

Un reportage de Lizzie Presser et Fabian Drahmoune pour Aljazeera

Lien:

http://www.aljazeera.com/indepth/features/2014/06/military-raids-thailand-red-shirt-disquiet-201461684655762406.html

 

Khon Kaen, Thaïlande - Alors que la junte militaire thaïlandaise met en scène des projets de "bonheur" à Bangkok, complétés avec des danses chorégraphiées par des soldats et des stands selfie de l'armée, les habitants de cette ville du Nord-est parlent d'un autre type de performance.

Ils murmurent que des soldats armés entrent dans les villages sans avertissement, appellent les dissidents en frappant des coups sur leurs portes, et font des raids dans les maisons et les stations de radio chemises rouges.

Le Nord-est est un lieu où résident un grand nombre de pauvres, d'agriculteurs des classes moyennes, d'ouvriers et de travailleurs des services, et c'est aussi un bastion des Chemises rouges. Ces électeurs sont en grande partie des partisans du premier ministre autrefois évincé, Thaksin Shinawatra, qui les a conquis avec les politiques populistes qui ont contribué à améliorer les conditions de vie et considérablement réduit la pauvreté.

Le mouvement des Chemises rouges s'est multiplié dans les provinces du nord de Bangkok et un cercle vicieux est né: Les Chemises rouges décident lors des élections à l'urne, élisent des gouvernements populistes et luttent contre les institutions alignées avec les élites de Bangkok qui tentent de reprendre le contrôle.

Depuis le coup d'Etat du 22 mai, l'armée thaïlandaise a publiquement convoqué et détenu des centaines de politiciens de haut niveau, des militants, des universitaires et des journalistes, dont beaucoup ont des allégeances chemise rouge. Son message est clair: rester en dehors de la politique et laisser l'armée exécuter la dance.

Dans le Nord-est rural, la répression est loin d'être transparente. Les maisons autrefois bordées de drapeaux rouges et de banderoles ont perdues leur couleur, et les T-shirts rouges, qui caractérisaient la région il y a quelques semaines, sont susceptibles d'être caché plutôt que porté avec fierté.

 

Raids et citations à comparaître

 

Dans la ville de Kranuan, une femme, fournisseur thaïlandais de magasins, âgé de 67 ans, qui a demandé à être identifié seulement sous le nom de Muan, a rassemblé tous ses drapeaux rouges, T-shirts rouges et affiches rouges, les a rangé dans une boîte et les a enterré dans son arrière-cour.

Muan n'est pas une dissidente bien connue, mais elle a dit qu'elle a vu des soldats cibler ses voisins chemises rouges avec des fouilles et interrogatoires, et elle craint qu'elle puisse être la prochaine sur la liste.

"J'ai vu un camion plein de soldats passer devant ma maison et s'arrêter en face d'une autre", a témoigné Muan. "J'ai peur que nous ne puissions plus dire honnêtement que nous sommes encore impliqué avec les Chemises rouges."

A Kranuan, qui est situé au Nord-est, à 515 km de Bangkok, les soldats ont envahis la maison d'au moins un militant pro-démocratie le 30 mai et l'ont emmené à une base de l'armée, selon iLaw, un groupe de juristes qui suit ces cas. Le militant, Pichit Pitak, est rentré à la maison tard dans la journée, pour être convoqué de nouveau quelques jours plus tard.

Des interviews de villageois et d'autres gens proches du mouvement suggèrent qu'un autre résident de Kranuan, un ancien membre du parlement aligné avec les Chemises rouges, a également été emmené par des dizaines de soldats qui sont arrivés à l'improviste dans sa maison le 22 mai.

Bunyong Kaewfainok, un avocat de 75 ans qui a travaillé principalement sur les cas des Chemises rouges, est préoccupé par les actions irrégulières de l'armée. "Ils traitent les populations locales de façon très différente, car elles ne sont pas du même statut que les personnes à Bangkok," a-t-il expliqué. "Il y a une disparité grave."

 

"Manque de dossier"

 

David Streckfuss, un chercheur indépendant qui vit à Khon Kaen et qui a des racines profondes dans la région, y voit un motif similaire.

"Dans le Nord-est, la plupart des convocations et des détentions de ceux qui sont perçus comme une menace par le régime ne sont pas publiés, ce qui rend très difficile pour une source extérieure de dire avec beaucoup de précision le nombre exact d'universitaires, de militants chemises rouges, et d'autres groupes pro-démocratie qui ont été appréhendés", explique-t-il.

"Ce manque de dossier a augmenté considérablement la crainte parmi ceux qui ont été politiquement actif."

Les rumeurs de perquisitions arbitraires ont renforcé cette peur. Les habitants des villages en dehors de la ville de Khon Kaen disent que, dans certains cas, les soldats entrent dans les maisons sans mandat et confisquent les outils qui pourraient être utilisés comme des armes, telles que ceux pour couper l'herbe, les machettes, couteaux et même l'essence.

Alors que certains habitants préfèrent rester silencieux au sujet de ces raids, d'autres ont tenté d'attirer l'attention des médias sur les opérations provinciales de l'armée. Une DJ de radio chemise rouge de premier plan à Khon Kaen, Patcharaporn Puthaposee, a reçu de nombreux appels de villageois lui demandant de faire un rapport sur cette question, mais la junte a fermé les stations de radio où elle travaille.

"Dans la ville, les gens pouvaient exposer cela sur les médias sociaux. Mais dans les villages, il n'y a pas de bon moyen pour diffuser cette information puisque toutes les stations de radio sont fermées", a déclaré Patcharaporn.

Le colonel Weerachon Sukhondhapatipak, un porte-parole du gouvernement militaire, nie que des visites à domicile et des raids ont lieu. "Il n'y a pas de telle politique," a-t-il déclaré à Al Jazeera. "Et à Khon Kaen, il n'y a pas ce genre de problème."

 

Tout est calme à Khon Kaen

 

Les soldats et les chars, qui étaient brièvement apparu dans les rues de Khon Kaen après le coup, ont disparu quelques jours plus tard, même s'il reste certains points de contrôle éparpillés.

Les quelques dizaines d'étudiants militants, qui avaient organisé des manifestations flash mob contre le coup d'Etat, ont reçu un avertissement le 2 Juin à travers un canal inattendu. Sur la page Facebook du groupe, un soldat, qui s'est identifié plus tard comme étant le lieutenant-colonel Pitakphon Choosri, a poliment demandé au groupe de mettre un frein à l'ensemble de ses activités.

Un jour plus tard, son ton avait changé. Après l'apparition dans la ville de graffitis avec les mots "Non au Coup d'Etat", il a publié des photos en gros plan des membres du groupe en cours d'exécution sur la scène du crime, accompagné d'une menace de mise au frais.

"C'est une bataille, mes petits amis. Vous avez deux façons d'agir," a-t-il écrit. "Un: lutter, être brisé en morceaux et détruit. Deux: Puisque vous savez que nous pouvons prendre un de vos amis en otage, si j'étais vous, j'arrêterais [vos activités politiques] et négocierais."

Le groupe d'étudiants a cédé. Ils se sont eux-mêmes signalé à l'armée sans sommation publique et ont signé un formulaire comme quoi ils allaient dorénavant s'abstenir de toute activité politique. Depuis, les manifestations ont cessé dans la ville.

 

Intimidation au Nord-est

 

Ces tactiques d'intimidation militaires ont une longue histoire en Thaïlande, en particulier dans le Nord-est, où elles sont souvent non déclarées.

"Ce coup partage de nombreuses caractéristiques avec le coup d'Etat de 1976: détentions arbitraires, perquisitions, un semis de peur dans la société, et il se concentre sur la guerre psychologique", a déclaré Streckfuss.

Et les campagnes de l'État pour lutter contre la dissidence ont souvent ciblé la campagne.

"C'est dans la périphérie rurale de la Thaïlande que l'Etat perçoit vraiment le plus grand danger. Les insurrections ont presque toujours commencé dans les zones rurales", a déclaré Paul Chambers, directeur de l'Institut de recherche des affaires du Sud-est asiatique à Chiang Mai.

Au cours des dernières années, de nombreux électeurs de la campagne ont commencé à exiger une plus grande participation politique. Depuis que les électeurs ruraux appellent à une répartition plus équitable du pouvoir politique et de la richesse, ils représentent une menace croissante pour une oligarchie profondément ancrée à Bangkok.

L'armée thaïlandaise a annoncé vendredi qu'un gouvernement intérimaire sera mis en place en septembre, mais que cela pourrait prendre plus d'un an avant que le pays ne soit suffisamment stable pour les élections.

Un point de contrôle de l’armée à Bangkok

Un point de contrôle de l’armée à Bangkok

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 08:42

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Lien:

http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/06/16/junta-whips-up-nasty-nationalism/

 

Dans une tentative de se prouver à elle-même qu'elle peut être encore plus répressive et "virile", la vile junte militaire de Prayut joue la carte nationaliste et raciste.

Des centaines de milliers de travailleurs du Cambodge et de Birmanie sont persécutés et chassés du pays. Comme d'habitude la junte affirme qu'elle va "sévir" contre les travailleurs "illégaux". Mais la classe dirigeante thaïlandaise utilise depuis longtemps une politique hypocrite et répressive à l'égard des travailleurs des pays voisins.

D'une part, des secteurs importants de l'économie thaïlandaise sont tributaires de la main-d'œuvre non qualifiée et pas chère. Cette demande est satisfaite par les travailleurs migrants en provenance du Cambodge et de la Birmanie qui font les travaux sales, dangereux et mal rémunérés dans des ateliers clandestins, l'agriculture et la pêche. Les travailleurs migrants travaillent également dans le secteur de la restauration et des travailleurs domestiques. Les travailleurs thaïlandais, qui ont développé plus de compétences et sont plus instruits, ne sont plus prêts à supporter ces mauvaises conditions de travail. Ils occupent des emplois plus élevés, mieux payés et plus qualifiés. Certains travailleurs thaïlandais deviennent aussi des migrants eux-mêmes, en allant travailler à Taiwan, en Corée ou au Moyen-Orient.

Il n'y a aucun doute que l'économie thaïlandaise et les capitalistes thaïs ont besoin des travailleurs migrants en provenance du Cambodge et de la Birmanie et les expulser tous de manière permanente créerait une crise économique. Mais la junte est juste en train de jouer avec la vie des gens afin d'en faire des boucs émissaires pour son nationalisme et son racisme. Bientôt, ils reviendront parce qu'ils veulent désespérément du travail et que les employeurs ont désespérément besoin de main-d'œuvre.

La répression intermittente et cruelle contre les travailleurs "illégaux", en prétendant vouloir "enregistrer" légalement les travailleurs étrangers, est une tactique utilisée depuis longtemps pour maintenir les travailleurs migrants dans un état constant de peur et d'illégalité. Le processus d'enregistrement est trop difficile et coûteux pour la plupart des migrants. Cela aide à conserver des bas salaires, empêche la formation de syndicats et agit aussi comme un obstacle à l'unité entre les travailleurs thaïlandais et les travailleurs migrants. Ceci est particulièrement important dans les usines qui emploient une main-d'œuvre composé d'un noyau d'ouvriers permanents thaïlandais travaillant aux côtés de travailleurs migrants avec des contrats occasionnels.

La police et les gangsters bénéficient aussi de cela parce qu'ils peuvent exiger des pots de vin et les employeurs vicieux peuvent souvent refuser le paiement intégral des salaires.

Tout en jouant cette carte raciste contre les migrants dans une tentative pathétique de gagner un soutien interne, la junte tente également de promouvoir un film nationaliste sur le Roi Naresuan qui a mené une bataille victorieuse contre les Birmans au cours de la période Ayutthaya. Naresuan est dépeint comme un "héros nationaliste thaï" qui aurait battu le roi birman lors d'une bataille à dos d'éléphant. Des billets de cinéma gratuits pour le film ont été offerts dans le cadre du "programme de bonheur" de la junte. Quel avenir? Elle va peut-être fournir à la population des billets gratuits pour les matchs de boxe ou même pour des bagarres à mort, de style romain, entre gladiateurs! Vous pouvez constater comment les militaires méprisent les gens ordinaires. Mais ce ne sera jamais assez pour rendre l'armée populaire.

L'histoire de Naresuan n'est juste qu'une pure fiction de toute façon. Rien de similaire à la nation thaïlandaise n'existait lors de la période Ayutthaya, le père de Naresuan a collaboré avec les rois birmans dans le cadre d'une lutte de pouvoir interne, et la plupart des serfs ordinaires, qui étaient forcés de combattre dans différentes guerres, détestaient et haïssaient leurs maîtres exploiteurs qui vivaient sur leur dos et volaient leurs filles.

Il semble avoir échappé à la junte que la popularité de Taksin était basée sur de véritables politiques comme le régime de soins de santé universel, la création d'emplois et la modernisation des infrastructures. Des billets gratuits pour le cinéma et n'importe quel moyen raciste et vicieux ne sont pas prêt d'égaler cela.

120.000 travailleurs cambodgiens ont été chassés de Thaïlande

120.000 travailleurs cambodgiens ont été chassés de Thaïlande

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 14:36

Le journal anglais "The Guardian" a publié un manifeste contre le coup d'Etat militaire en Thaïlande signé par 47 universitaires britanniques.

Lien:

http://www.theguardian.com/world/2014/jun/09/standing-up-thai-military-coup

 

Levons-nous contre le coup d'Etat militaire thaïlandais

Le coup d'Etat militaire en Thaïlande, qui a eu lieu le 22 mai dernier, est le 13eme depuis la fin de la monarchie absolue en 1932. Nous sommes avec les manifestants qui réclament le retour à l'ordre constitutionnel par un gouvernement civil.

Universitaires, membres du personnel universitaire et étudiants nous-mêmes, nous tenons également à exprimer notre inquiétude particulière suite à la surveillance et au harcèlement des universitaires et des étudiants appelant à la démocratie et au rétablissement d'un régime civil. Les universitaires et les étudiants, qui ont été critiques de la loi lèse-majesté, ont été convoqués et nous comprenons que certains sont allés se cacher suite à cela. Nous nous joignons à tous les autres qui ont également appelés le commandant en chef de l'armée thaïlandaise à libérer immédiatement les politiciens, les activistes, les journalistes, les universitaires et les autres qui ont été harcelés et emprisonnés suite à une convocation par les militaires, afin de cesser de faire toute critique politique ou des commentaires. Nous condamnons l'ordre donné aux universités de surveiller les activités politiques du personnel et des étudiants sur les campus, et craignons également que certaines universités aient donné elles-mêmes l'ordre à leur personnel et leurs étudiants de s'abstenir de tout commentaire politique dans la sphère publique.

Nous soutenons et admirons le courage du personnel universitaire et des étudiants qui continuent à se rassembler à l'Université Thammasat et dans d'autres sites de protestation. La liberté intellectuelle et la liberté d'expression sont des principes fondamentaux d'une société démocratique ainsi que d'un bon fonctionnement du système universitaire et nous exhortons leur restauration.

Signatures:

Professeur Gurminder K Bhambra, Université de Warwick

Professeur John Holmwood, Université de Nottingham

Professeur Les Back Goldsmiths, Université de Londres

Dr Ipek Demir, Université de Leicester

Dr Kirsten Forkert, Université de Birmingham City

Dr Robbie Shilliam Queen Mary, Université de Londres

Dr Lee Jones Queen Mary, Université de Londres

Mark Carrigan, Université de Warwick

Dr John Narayan, Université de Warwick

Dr Madhumita Lahiri, Université de Warwick

Dr Peo Hansen, Université de Linköping

Dr Daniel Orrells, Université de Warwick

Professeur Luke Martell, Université du Sussex

Professeur Andrew Sayer, Université de Lancaster

Dr Malcolm MacLean, Université de Gloucestershire

Professeur émérite Gavin Edwards, Université du Pays de Galles du Sud

Professeur Raphael Salkie, Université de Brighton

Dr Nessa Cronin, Université Nationale d'Irlande, Galway

Professeur Jonathan S Davies, Université De Montfort

Dr Jo Ingold, Université de Leeds

Professeur William Outhwaite, Université de Newcastle

Lauren Tooker, Université de Warwick

Professeur Larry Ray, Université de Kent

Dr Justin Cruickshank, Université de Birmingham

Professeur Robert Fine, Université de Warwick

Dr Rosa Vasilaki, Université de Bristol, le Dr Carole Jones Université d'Edimbourg

Bernard Sufrin, Worcester College, Université d'Oxford

Professeur Nickie Charles, Université de Warwick

Dr Luke Yates, Université de Manchester

Claire Blencowe, Université de Warwick

Professeur Patrick Ainley, Université de Greenwich

Dr Kevin McSorley, Université de Portsmouth

Gabriel Newfield, directeur retraité de l'Université de Hertfordshire

Professeur Mick Carpenter, Université de Warwick

Dr Andrea Hajek, Université de Glasgow

Lisa Tilley, Université de Warwick

Dr Nicola Pratt, Université de Warwick

Dr J Sanchez Taylor, Université de Leicester

Dr David Featherstone, Université de Glasgow

Dr Angela Last, Université de Glasgow

Dr Bryn Jones, Université de Bath

Simon Dawes, Chercheur indépendant

Professeur Chris Jones, Université John Moores de Liverpool

Dr Vivienne Jackson

Chrysi Papaioannou, Université de Leeds

Lee Mackinnon Goldsmiths, Université de Londres

Dr Goldie Osuri, Université de Warwick

Des étudiants manifestent contre le coup d’Etat

Des étudiants manifestent contre le coup d’Etat

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 13:27

Jittra Cotchadet, une syndicaliste activiste qui se trouvait en Suède alors qu'elle avait été convoquée par la junte et pour laquelle il y avait un mandat d'arrêt pour ne s'être pas signalée à temps aux militaires, est rentré en Thaïlande le matin du 13 juin. Dés son arrivée, elle a été arrêtée par la police de l'immigration à l'aéroport. Plus tard, elle a été remise aux militaires.

Jittra risquait deux ans de prison pour ne pas s'être présentée à la junte militaire lors de sa convocation par cette dernière. Le fait qu'elle se trouvait en Suède lors de la convocation n'est pas une circonstance atténuante aux yeux de la junte.

Lien:

https://www.facebook.com/iLawClub/photos/a.10150540436460551.646424.299528675550/10154206969380551/?type=1&theater

Jittra Cotchadet derrière les barreaux

Jittra Cotchadet derrière les barreaux

Dernière minute: Jittra Cotchadet vient d'être relâchée par la junte après avoir signé une déclaration comme quoi elle s'engageait à cesser toutes ses activités politiques.

Jittra Cotchadet signant une déclaration comme quoi elle s'engageait à cesser toutes ses activités politiques

Jittra Cotchadet signant une déclaration comme quoi elle s'engageait à cesser toutes ses activités politiques

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