Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 14:10

Le général Somyot Pumpanmuang, chef adjoint de la police, a déclaré mercredi après une rencontre avec l'armée que quiconque diffusera des messages en ligne pour mobiliser des protestations anti-coup pourra faire face à sept ans de prison (note du traducteur: bien qu’il porte le même prénom que le prisonnier politique pour lèse-majesté Somyot Prueksakasemsuk, le général Somyot Pumpanmuang n’a rien à voir avec lui).

Le général Somyot a également averti qu'il s'agissait d'une violation de l'article 116 (la loi contre l'incitation au désordre). En ce qui concerne les étudiants militants qui distribuent des sandwiches afin de manifester symboliquement, il a affirmé que la police enquêterait afin de savoir si les manifestants ont l'intention d'organiser un rassemblement politique de plus de cinq personnes.

Il prétend que le fait que si les manifestations anti-putschistes ont diminué, ce serait dû aux stratégies efficaces des agents de sécurité, tel que le placement de troupes dans les stations BTS et les points de rencontre importants et l'utilisation de policiers en civil. Le fait de prendre des photos des manifestants et de solliciter la coopération des détaillants à proximité aurait également contribué à ce succès selon lui.

Source:

http://www.prachatai.com/english/node/4133

Le général de police Somyot Pumpanmuang

Le général de police Somyot Pumpanmuang

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 03:29

A Khon Kaen, un bastion chemise rouge de Thaïlande, les protestations sont étouffées par les avertissements de la junte et les disparitions.

Un reportage de Lizzie Presser et Fabian Drahmoune pour Aljazeera

Lien:

http://www.aljazeera.com/indepth/features/2014/06/military-raids-thailand-red-shirt-disquiet-201461684655762406.html

 

Khon Kaen, Thaïlande - Alors que la junte militaire thaïlandaise met en scène des projets de "bonheur" à Bangkok, complétés avec des danses chorégraphiées par des soldats et des stands selfie de l'armée, les habitants de cette ville du Nord-est parlent d'un autre type de performance.

Ils murmurent que des soldats armés entrent dans les villages sans avertissement, appellent les dissidents en frappant des coups sur leurs portes, et font des raids dans les maisons et les stations de radio chemises rouges.

Le Nord-est est un lieu où résident un grand nombre de pauvres, d'agriculteurs des classes moyennes, d'ouvriers et de travailleurs des services, et c'est aussi un bastion des Chemises rouges. Ces électeurs sont en grande partie des partisans du premier ministre autrefois évincé, Thaksin Shinawatra, qui les a conquis avec les politiques populistes qui ont contribué à améliorer les conditions de vie et considérablement réduit la pauvreté.

Le mouvement des Chemises rouges s'est multiplié dans les provinces du nord de Bangkok et un cercle vicieux est né: Les Chemises rouges décident lors des élections à l'urne, élisent des gouvernements populistes et luttent contre les institutions alignées avec les élites de Bangkok qui tentent de reprendre le contrôle.

Depuis le coup d'Etat du 22 mai, l'armée thaïlandaise a publiquement convoqué et détenu des centaines de politiciens de haut niveau, des militants, des universitaires et des journalistes, dont beaucoup ont des allégeances chemise rouge. Son message est clair: rester en dehors de la politique et laisser l'armée exécuter la dance.

Dans le Nord-est rural, la répression est loin d'être transparente. Les maisons autrefois bordées de drapeaux rouges et de banderoles ont perdues leur couleur, et les T-shirts rouges, qui caractérisaient la région il y a quelques semaines, sont susceptibles d'être caché plutôt que porté avec fierté.

 

Raids et citations à comparaître

 

Dans la ville de Kranuan, une femme, fournisseur thaïlandais de magasins, âgé de 67 ans, qui a demandé à être identifié seulement sous le nom de Muan, a rassemblé tous ses drapeaux rouges, T-shirts rouges et affiches rouges, les a rangé dans une boîte et les a enterré dans son arrière-cour.

Muan n'est pas une dissidente bien connue, mais elle a dit qu'elle a vu des soldats cibler ses voisins chemises rouges avec des fouilles et interrogatoires, et elle craint qu'elle puisse être la prochaine sur la liste.

"J'ai vu un camion plein de soldats passer devant ma maison et s'arrêter en face d'une autre", a témoigné Muan. "J'ai peur que nous ne puissions plus dire honnêtement que nous sommes encore impliqué avec les Chemises rouges."

A Kranuan, qui est situé au Nord-est, à 515 km de Bangkok, les soldats ont envahis la maison d'au moins un militant pro-démocratie le 30 mai et l'ont emmené à une base de l'armée, selon iLaw, un groupe de juristes qui suit ces cas. Le militant, Pichit Pitak, est rentré à la maison tard dans la journée, pour être convoqué de nouveau quelques jours plus tard.

Des interviews de villageois et d'autres gens proches du mouvement suggèrent qu'un autre résident de Kranuan, un ancien membre du parlement aligné avec les Chemises rouges, a également été emmené par des dizaines de soldats qui sont arrivés à l'improviste dans sa maison le 22 mai.

Bunyong Kaewfainok, un avocat de 75 ans qui a travaillé principalement sur les cas des Chemises rouges, est préoccupé par les actions irrégulières de l'armée. "Ils traitent les populations locales de façon très différente, car elles ne sont pas du même statut que les personnes à Bangkok," a-t-il expliqué. "Il y a une disparité grave."

 

"Manque de dossier"

 

David Streckfuss, un chercheur indépendant qui vit à Khon Kaen et qui a des racines profondes dans la région, y voit un motif similaire.

"Dans le Nord-est, la plupart des convocations et des détentions de ceux qui sont perçus comme une menace par le régime ne sont pas publiés, ce qui rend très difficile pour une source extérieure de dire avec beaucoup de précision le nombre exact d'universitaires, de militants chemises rouges, et d'autres groupes pro-démocratie qui ont été appréhendés", explique-t-il.

"Ce manque de dossier a augmenté considérablement la crainte parmi ceux qui ont été politiquement actif."

Les rumeurs de perquisitions arbitraires ont renforcé cette peur. Les habitants des villages en dehors de la ville de Khon Kaen disent que, dans certains cas, les soldats entrent dans les maisons sans mandat et confisquent les outils qui pourraient être utilisés comme des armes, telles que ceux pour couper l'herbe, les machettes, couteaux et même l'essence.

Alors que certains habitants préfèrent rester silencieux au sujet de ces raids, d'autres ont tenté d'attirer l'attention des médias sur les opérations provinciales de l'armée. Une DJ de radio chemise rouge de premier plan à Khon Kaen, Patcharaporn Puthaposee, a reçu de nombreux appels de villageois lui demandant de faire un rapport sur cette question, mais la junte a fermé les stations de radio où elle travaille.

"Dans la ville, les gens pouvaient exposer cela sur les médias sociaux. Mais dans les villages, il n'y a pas de bon moyen pour diffuser cette information puisque toutes les stations de radio sont fermées", a déclaré Patcharaporn.

Le colonel Weerachon Sukhondhapatipak, un porte-parole du gouvernement militaire, nie que des visites à domicile et des raids ont lieu. "Il n'y a pas de telle politique," a-t-il déclaré à Al Jazeera. "Et à Khon Kaen, il n'y a pas ce genre de problème."

 

Tout est calme à Khon Kaen

 

Les soldats et les chars, qui étaient brièvement apparu dans les rues de Khon Kaen après le coup, ont disparu quelques jours plus tard, même s'il reste certains points de contrôle éparpillés.

Les quelques dizaines d'étudiants militants, qui avaient organisé des manifestations flash mob contre le coup d'Etat, ont reçu un avertissement le 2 Juin à travers un canal inattendu. Sur la page Facebook du groupe, un soldat, qui s'est identifié plus tard comme étant le lieutenant-colonel Pitakphon Choosri, a poliment demandé au groupe de mettre un frein à l'ensemble de ses activités.

Un jour plus tard, son ton avait changé. Après l'apparition dans la ville de graffitis avec les mots "Non au Coup d'Etat", il a publié des photos en gros plan des membres du groupe en cours d'exécution sur la scène du crime, accompagné d'une menace de mise au frais.

"C'est une bataille, mes petits amis. Vous avez deux façons d'agir," a-t-il écrit. "Un: lutter, être brisé en morceaux et détruit. Deux: Puisque vous savez que nous pouvons prendre un de vos amis en otage, si j'étais vous, j'arrêterais [vos activités politiques] et négocierais."

Le groupe d'étudiants a cédé. Ils se sont eux-mêmes signalé à l'armée sans sommation publique et ont signé un formulaire comme quoi ils allaient dorénavant s'abstenir de toute activité politique. Depuis, les manifestations ont cessé dans la ville.

 

Intimidation au Nord-est

 

Ces tactiques d'intimidation militaires ont une longue histoire en Thaïlande, en particulier dans le Nord-est, où elles sont souvent non déclarées.

"Ce coup partage de nombreuses caractéristiques avec le coup d'Etat de 1976: détentions arbitraires, perquisitions, un semis de peur dans la société, et il se concentre sur la guerre psychologique", a déclaré Streckfuss.

Et les campagnes de l'État pour lutter contre la dissidence ont souvent ciblé la campagne.

"C'est dans la périphérie rurale de la Thaïlande que l'Etat perçoit vraiment le plus grand danger. Les insurrections ont presque toujours commencé dans les zones rurales", a déclaré Paul Chambers, directeur de l'Institut de recherche des affaires du Sud-est asiatique à Chiang Mai.

Au cours des dernières années, de nombreux électeurs de la campagne ont commencé à exiger une plus grande participation politique. Depuis que les électeurs ruraux appellent à une répartition plus équitable du pouvoir politique et de la richesse, ils représentent une menace croissante pour une oligarchie profondément ancrée à Bangkok.

L'armée thaïlandaise a annoncé vendredi qu'un gouvernement intérimaire sera mis en place en septembre, mais que cela pourrait prendre plus d'un an avant que le pays ne soit suffisamment stable pour les élections.

Un point de contrôle de l’armée à Bangkok

Un point de contrôle de l’armée à Bangkok

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 08:42

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Lien:

http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/06/16/junta-whips-up-nasty-nationalism/

 

Dans une tentative de se prouver à elle-même qu'elle peut être encore plus répressive et "virile", la vile junte militaire de Prayut joue la carte nationaliste et raciste.

Des centaines de milliers de travailleurs du Cambodge et de Birmanie sont persécutés et chassés du pays. Comme d'habitude la junte affirme qu'elle va "sévir" contre les travailleurs "illégaux". Mais la classe dirigeante thaïlandaise utilise depuis longtemps une politique hypocrite et répressive à l'égard des travailleurs des pays voisins.

D'une part, des secteurs importants de l'économie thaïlandaise sont tributaires de la main-d'œuvre non qualifiée et pas chère. Cette demande est satisfaite par les travailleurs migrants en provenance du Cambodge et de la Birmanie qui font les travaux sales, dangereux et mal rémunérés dans des ateliers clandestins, l'agriculture et la pêche. Les travailleurs migrants travaillent également dans le secteur de la restauration et des travailleurs domestiques. Les travailleurs thaïlandais, qui ont développé plus de compétences et sont plus instruits, ne sont plus prêts à supporter ces mauvaises conditions de travail. Ils occupent des emplois plus élevés, mieux payés et plus qualifiés. Certains travailleurs thaïlandais deviennent aussi des migrants eux-mêmes, en allant travailler à Taiwan, en Corée ou au Moyen-Orient.

Il n'y a aucun doute que l'économie thaïlandaise et les capitalistes thaïs ont besoin des travailleurs migrants en provenance du Cambodge et de la Birmanie et les expulser tous de manière permanente créerait une crise économique. Mais la junte est juste en train de jouer avec la vie des gens afin d'en faire des boucs émissaires pour son nationalisme et son racisme. Bientôt, ils reviendront parce qu'ils veulent désespérément du travail et que les employeurs ont désespérément besoin de main-d'œuvre.

La répression intermittente et cruelle contre les travailleurs "illégaux", en prétendant vouloir "enregistrer" légalement les travailleurs étrangers, est une tactique utilisée depuis longtemps pour maintenir les travailleurs migrants dans un état constant de peur et d'illégalité. Le processus d'enregistrement est trop difficile et coûteux pour la plupart des migrants. Cela aide à conserver des bas salaires, empêche la formation de syndicats et agit aussi comme un obstacle à l'unité entre les travailleurs thaïlandais et les travailleurs migrants. Ceci est particulièrement important dans les usines qui emploient une main-d'œuvre composé d'un noyau d'ouvriers permanents thaïlandais travaillant aux côtés de travailleurs migrants avec des contrats occasionnels.

La police et les gangsters bénéficient aussi de cela parce qu'ils peuvent exiger des pots de vin et les employeurs vicieux peuvent souvent refuser le paiement intégral des salaires.

Tout en jouant cette carte raciste contre les migrants dans une tentative pathétique de gagner un soutien interne, la junte tente également de promouvoir un film nationaliste sur le Roi Naresuan qui a mené une bataille victorieuse contre les Birmans au cours de la période Ayutthaya. Naresuan est dépeint comme un "héros nationaliste thaï" qui aurait battu le roi birman lors d'une bataille à dos d'éléphant. Des billets de cinéma gratuits pour le film ont été offerts dans le cadre du "programme de bonheur" de la junte. Quel avenir? Elle va peut-être fournir à la population des billets gratuits pour les matchs de boxe ou même pour des bagarres à mort, de style romain, entre gladiateurs! Vous pouvez constater comment les militaires méprisent les gens ordinaires. Mais ce ne sera jamais assez pour rendre l'armée populaire.

L'histoire de Naresuan n'est juste qu'une pure fiction de toute façon. Rien de similaire à la nation thaïlandaise n'existait lors de la période Ayutthaya, le père de Naresuan a collaboré avec les rois birmans dans le cadre d'une lutte de pouvoir interne, et la plupart des serfs ordinaires, qui étaient forcés de combattre dans différentes guerres, détestaient et haïssaient leurs maîtres exploiteurs qui vivaient sur leur dos et volaient leurs filles.

Il semble avoir échappé à la junte que la popularité de Taksin était basée sur de véritables politiques comme le régime de soins de santé universel, la création d'emplois et la modernisation des infrastructures. Des billets gratuits pour le cinéma et n'importe quel moyen raciste et vicieux ne sont pas prêt d'égaler cela.

120.000 travailleurs cambodgiens ont été chassés de Thaïlande

120.000 travailleurs cambodgiens ont été chassés de Thaïlande

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 14:36

Le journal anglais "The Guardian" a publié un manifeste contre le coup d'Etat militaire en Thaïlande signé par 47 universitaires britanniques.

Lien:

http://www.theguardian.com/world/2014/jun/09/standing-up-thai-military-coup

 

Levons-nous contre le coup d'Etat militaire thaïlandais

Le coup d'Etat militaire en Thaïlande, qui a eu lieu le 22 mai dernier, est le 13eme depuis la fin de la monarchie absolue en 1932. Nous sommes avec les manifestants qui réclament le retour à l'ordre constitutionnel par un gouvernement civil.

Universitaires, membres du personnel universitaire et étudiants nous-mêmes, nous tenons également à exprimer notre inquiétude particulière suite à la surveillance et au harcèlement des universitaires et des étudiants appelant à la démocratie et au rétablissement d'un régime civil. Les universitaires et les étudiants, qui ont été critiques de la loi lèse-majesté, ont été convoqués et nous comprenons que certains sont allés se cacher suite à cela. Nous nous joignons à tous les autres qui ont également appelés le commandant en chef de l'armée thaïlandaise à libérer immédiatement les politiciens, les activistes, les journalistes, les universitaires et les autres qui ont été harcelés et emprisonnés suite à une convocation par les militaires, afin de cesser de faire toute critique politique ou des commentaires. Nous condamnons l'ordre donné aux universités de surveiller les activités politiques du personnel et des étudiants sur les campus, et craignons également que certaines universités aient donné elles-mêmes l'ordre à leur personnel et leurs étudiants de s'abstenir de tout commentaire politique dans la sphère publique.

Nous soutenons et admirons le courage du personnel universitaire et des étudiants qui continuent à se rassembler à l'Université Thammasat et dans d'autres sites de protestation. La liberté intellectuelle et la liberté d'expression sont des principes fondamentaux d'une société démocratique ainsi que d'un bon fonctionnement du système universitaire et nous exhortons leur restauration.

Signatures:

Professeur Gurminder K Bhambra, Université de Warwick

Professeur John Holmwood, Université de Nottingham

Professeur Les Back Goldsmiths, Université de Londres

Dr Ipek Demir, Université de Leicester

Dr Kirsten Forkert, Université de Birmingham City

Dr Robbie Shilliam Queen Mary, Université de Londres

Dr Lee Jones Queen Mary, Université de Londres

Mark Carrigan, Université de Warwick

Dr John Narayan, Université de Warwick

Dr Madhumita Lahiri, Université de Warwick

Dr Peo Hansen, Université de Linköping

Dr Daniel Orrells, Université de Warwick

Professeur Luke Martell, Université du Sussex

Professeur Andrew Sayer, Université de Lancaster

Dr Malcolm MacLean, Université de Gloucestershire

Professeur émérite Gavin Edwards, Université du Pays de Galles du Sud

Professeur Raphael Salkie, Université de Brighton

Dr Nessa Cronin, Université Nationale d'Irlande, Galway

Professeur Jonathan S Davies, Université De Montfort

Dr Jo Ingold, Université de Leeds

Professeur William Outhwaite, Université de Newcastle

Lauren Tooker, Université de Warwick

Professeur Larry Ray, Université de Kent

Dr Justin Cruickshank, Université de Birmingham

Professeur Robert Fine, Université de Warwick

Dr Rosa Vasilaki, Université de Bristol, le Dr Carole Jones Université d'Edimbourg

Bernard Sufrin, Worcester College, Université d'Oxford

Professeur Nickie Charles, Université de Warwick

Dr Luke Yates, Université de Manchester

Claire Blencowe, Université de Warwick

Professeur Patrick Ainley, Université de Greenwich

Dr Kevin McSorley, Université de Portsmouth

Gabriel Newfield, directeur retraité de l'Université de Hertfordshire

Professeur Mick Carpenter, Université de Warwick

Dr Andrea Hajek, Université de Glasgow

Lisa Tilley, Université de Warwick

Dr Nicola Pratt, Université de Warwick

Dr J Sanchez Taylor, Université de Leicester

Dr David Featherstone, Université de Glasgow

Dr Angela Last, Université de Glasgow

Dr Bryn Jones, Université de Bath

Simon Dawes, Chercheur indépendant

Professeur Chris Jones, Université John Moores de Liverpool

Dr Vivienne Jackson

Chrysi Papaioannou, Université de Leeds

Lee Mackinnon Goldsmiths, Université de Londres

Dr Goldie Osuri, Université de Warwick

Des étudiants manifestent contre le coup d’Etat

Des étudiants manifestent contre le coup d’Etat

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 13:27

Jittra Cotchadet, une syndicaliste activiste qui se trouvait en Suède alors qu'elle avait été convoquée par la junte et pour laquelle il y avait un mandat d'arrêt pour ne s'être pas signalée à temps aux militaires, est rentré en Thaïlande le matin du 13 juin. Dés son arrivée, elle a été arrêtée par la police de l'immigration à l'aéroport. Plus tard, elle a été remise aux militaires.

Jittra risquait deux ans de prison pour ne pas s'être présentée à la junte militaire lors de sa convocation par cette dernière. Le fait qu'elle se trouvait en Suède lors de la convocation n'est pas une circonstance atténuante aux yeux de la junte.

Lien:

https://www.facebook.com/iLawClub/photos/a.10150540436460551.646424.299528675550/10154206969380551/?type=1&theater

Jittra Cotchadet derrière les barreaux

Jittra Cotchadet derrière les barreaux

Dernière minute: Jittra Cotchadet vient d'être relâchée par la junte après avoir signé une déclaration comme quoi elle s'engageait à cesser toutes ses activités politiques.

Jittra Cotchadet signant une déclaration comme quoi elle s'engageait à cesser toutes ses activités politiques

Jittra Cotchadet signant une déclaration comme quoi elle s'engageait à cesser toutes ses activités politiques

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 15:02

CP sont les initiales du groupe Charoen Pokphand, dont le propriétaire est Dhanin Chearavanont, un sino-thaï vivant la plupart du temps à Hong-Kong et parlant le thaï avec un terrible accent chinois. Dhanin est un multi-milliardaire. C'est la deuxième fortune de Thaïlande.

CP Foods peut s'enrichir facilement vu que la plupart des produits que l'entreprise agroalimentaire vend viennent de l'esclavage.

Le journal anglais "The Guardian" a interviewé des dizaines de pêcheurs esclaves birmans et cambodgiens qui avaient réussis à s'enfuir. Ces hommes étaient obligés de travailler plus de vingt heures par jour, devaient se contenter d'un bol de riz quotidien pour toute nourriture et étaient régulièrement battus. Les témoignages recueillis par le journal font aussi état de tortures et d'exécutions par les esclavagistes ainsi que de suicides d'esclaves.

CP Foods n'est pas qu'un exportateur de crevettes mais produit aussi des plats surgelés et possède des industries de poulets destinés en grande partie à l'exportation. CP Foods possède aussi la "joint venture" (coentreprise) de tous les magasins 7/11 de Thaïlande.

Carrefour et Tesco font partie des chaînes de supermarchés qui se fournissent auprès de CP Foods.

Suite aux révélations du journal "The Guardian", l'entreprise française des hypermarchés Carrefour a décidé de suspendre ses achats de crevettes à CP Foods mais n'a pas parlé de suspendre ses achats de poulets industriels thaïlandais qui sont eux-aussi produits par l'entreprise esclavagiste thaïlandaise CP.

Le groupe britannique Tesco, également client de CP Foods, a quant à lui indiqué qu'il "continuerait à se fournir" auprès de cette entreprise mais allait "travailler avec elle pour améliorer les conditions de travail de ses employés".

On peut supposer que Tesco, qui possède aussi une "joint venture" (coentreprise) en Thaïlande avec CP Foods sous le nom de Tesco Lotus, va timidement réclamer à CP Foods de ne faire travailler ses esclaves que 18 heures par jour au lieu de 20.

Même les États-Unis ont pensés à mettre la Thaïlande sur une "liste noire" suite aux révélations sur l'esclavage dans les industries de pêche aux crevettes. Cette "liste noire" des États-Unis placerait la Thaïlande au même niveau que l'Iran et la Corée du Nord.

Nous appelons donc:

1 - à boycotter tous les produits CP Foods

2 - à boycotter les magasins 7/11 en Thaïlande

3 - à boycotter les magasins Tesco Lotus en Thaïlande

A chaque fois que vous romprez ce boycott, vous financerez l'esclavage d'un immigré cambodgien ou birman en Thaïlande.

 

Liens en français:

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2014/06/13/pecheurs-esclaves-carrefour-suspend-ses-achats-de-crevettes-aupres-de-l-entreprise-mise-en-cause_4437892_3216.html

http://www.lexpress.fr/styles/saveurs/des-esclaves-thailandais-derriere-les-crevettes-vendues-en-supermarches_1550259.html

 

Liens en anglais:

http://www.theguardian.com/global-development/2014/jun/10/supermarket-prawns-thailand-produced-slave-labour

http://www.theguardian.com/global-development/2014/jun/11/us-blacklist-thailand-prawn-trade-slavery-revelations

http://en.wikipedia.org/wiki/Charoen_Pokphand

Dhanin Chearavanont, l'esclavagiste sino-thaï propriétaire de CP Foods

Dhanin Chearavanont, l'esclavagiste sino-thaï propriétaire de CP Foods

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 07:13

Déclaration de la Commission Asiatique des Droits de l'Homme:

Chers amis,

Nous souhaitons partager avec vous la déclaration suivante du Comité d'Action Cambodgien pour les Droits de l'Homme (Cambodian Human Rights Action Committee CHRAC)

Commission Asiatique des Droits de l'Homme

Hong-Kong

Lien:

http://www.humanrights.asia/news/forwarded-news/AHRC-FST-039-2014

 

Une déclaration du Comité d'Action Cambodgien pour les Droits de l'Homme (CHRAC) reprise par la Commission Asiatique des Droits de l'Homme

CAMBODGE: déclaration appelant le gouvernement thaïlandais à traiter humainement les travailleurs migrants cambodgiens dans le respect de leurs droits et de leur dignité

Le Comité d'Action Cambodgien pour les Droits de l'Homme (CHRAC) - une coalition de 21 ONG travaillant pour la promotion des droits de l'homme, la démocratie et l'Etat de droit au Cambodge déplore la décision de la junte thaïlandaise d'expulser les migrants cambodgiens en masse et exige que leur expulsion soit effectuée d'une manière qui respecte les droits de l'homme.

Depuis le 1er juin 2014 environ 40.000 travailleurs cambodgiens en Thaïlande se sont auto-expulsés ou ont été expulsés de force du pays par la junte militaire. Les enquêteurs de l'ADHOC ont reçu des témoignages crédibles qui rapportent que jusqu'à neuf migrants cambodgiens ont été tués, et que d'autres ont été battus par les forces armées thaïlandaises. Malheureusement, en temps de crise en Thaïlande, les Cambodgiens servent souvent de boucs émissaires. Beaucoup de travailleurs cambodgiens sont maintenant bloqués à la frontière et n'ont pas assez d'argent pour rentrer chez eux.

Dans le passé, les autorités de Thaïlande avaient fermé les yeux sur la présence d'immigrants illégaux nécessaires pour une économie en plein essor. Mais la situation a changé et le pays a connu une baisse du PIB de 2,1% dans le premier trimestre de 2014 par rapport au trimestre précédent.

La dignité humaine est un droit humain fondamental, comme mentionné dans l'article 1 de la Déclaration des Droits de l'Homme des Nations Unies que la Thaïlande et le Cambodge ont signés.

L'armée thaïlandaise a violé les droits de l'homme des travailleurs migrants cambodgiens sans-papiers quand elle les a expulsés de force du pays, en les plaçant dans des camions bondés. Ce traitement soumis à ces travailleurs est un traitement cruel, inhumain et dégradant interdit par le Pacte International Relatif aux Droits Civils et Politiques. En outre, en raison du manque de préparation et de coordination entre la Thaïlande et les autorités cambodgiennes, les travailleurs migrants ont été contraints de loger dans des tentes de fortune à la frontière, et des centaines d'autres travailleurs continuent d'arriver chaque jour. L'eau, la nourriture, les soins de santé et le logement sont très limités.

Pour traiter et améliorer la situation des droits de l'homme de ces travailleurs migrants cambodgiens, le CHRAC appelle et transmet les recommandations suivantes aux gouvernements thaïlandais et cambodgiens:

Le gouvernement thaïlandais doit mettre en place un processus convenable pour l'expulsion de travailleurs migrants cambodgiens, veiller à ce que le droit des travailleurs migrants cambodgiens soient respectés et informer l'ambassade du Cambodge et/ou les autorités consulaires en Thaïlande dans le cadre d'arrestation, de détention et de toute déportation nécessaire de travailleurs migrants cambodgiens et les traiter équitablement et humainement.

Le gouvernement thaïlandais doit promouvoir et respecter les droits de l'homme des travailleurs migrants et doit également respecter ses obligations internationales relatives aux droits de l'homme en ce qui concerne le traitement des travailleurs migrants cambodgiens en tant que membres de l'ASEAN.

Le gouvernement thaïlandais doit immédiatement enquêter sur les allégations de massacres de Cambodgiens.

Le gouvernement cambodgien devrait créer une commission ad hoc pour surveiller la situation des travailleurs migrants cambodgiens et les questions d'urgence auxquels font face les travailleurs migrants cambodgiens en Thaïlande et avoir un plan clair pour l'évacuation des travailleurs migrants cambodgiens, leur fournissant des abris temporaires, de la nourriture et de l'eau.

Le gouvernement cambodgien doit mettre en place des bureaux temporaires afin de fournir un soutien et une assistance d'urgence aux travailleurs migrants cambodgiens et diffuser largement ces bureaux temporaires afin qu'ils puissent agir là où les travailleurs migrants cambodgiens se trouvent.

Pour plus d'informations, contactez s'il vous plaît:

- M. Sok Sam Oeun, président de CHRAC, 012 901199

- M. Ny Chakrya, president de la section des Droits de l'Homme et de l'Aide Juridique (ADHOC), 011 274959

- M. Ya Navuth, directeur exécutif de Caram - Cambodge 012 961427

- M. Run Saray, directeur exécutif de LAC, 012 838341

- Mme Sith Hong Eang, Président par intérim de KYA, 017 788955

- M. Yong Kim Eng, président du PDP - Centre, 016 828211

- M. Suon Bunsak, chef du secrétariat du CHRAC, 092 344357

Des travailleurs migrants cambodgiens retenus par les autorités thaïlandaises

Des travailleurs migrants cambodgiens retenus par les autorités thaïlandaises

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 18:24

"Les droits fondamentaux sont en jeu en Thaïlande" - des experts de l'ONU préoccupés par les détentions arbitraires et les restrictions

Lien:

http://www.ohchr.org/EN/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=14696&LangID=E

 

GENÈVE (13 Juin 2014) - "La stabilité et la réconciliation ne peuvent guère être atteints en Thaïlande si les garanties des droits de l'homme sont négligés", a déclaré aujourd'hui un groupe d'experts indépendants des Nations Unies *, tout en exhortant les autorités actuelles à annuler toutes les mesures affectant les droits fondamentaux et à rétablir un régime démocratique dans le pays.

"Dans les moments de crise politique et de turbulence, il est essentiel de promouvoir le plein respect de la primauté du droit", ont souligné les experts des droits de l'homme.

"Les différentes limitations des droits fondamentaux mis en place depuis que l'armée a pris le contrôle du pays et que la Constitution a été suspendue sont profondément troublant", ont-ils noté. "Selon les témoignages de nombreuses personnes demeurent détenues arbitrairement, et des restrictions inacceptables continuent d'être imposées sur la liberté d'expression, d'association et de réunion pacifique."

Une préoccupation particulière a été exprimée à l'égard des effets refroidissants de la convocation par l'armée de plus de 440 personnes, dont des dirigeants politiques, des universitaires, des journalistes et des militants, dans des bases militaires. Beaucoup de gens restent en détention sans accès à leurs familles ou à un avocat. Certains sont détenus au secret dans des lieux inconnus et courent peut-être des risques de torture ou de mauvais traitements.

"La critique publique des autorités et la liberté des médias thaïlandais sont affectés par ces diverses mesures, y compris l'interdiction des rassemblements politiques de plus de cinq personnes et la fermeture présumée d'un grand nombre de radios communautaires," expliquent-ils.

"La restauration de l'espace pour le dialogue public est cruciale pour permettre que soient trouvées des solutions durables à l'impasse politique qui affecte la Thaïlande," ont souligné les experts.

Le groupe d'experts a demandé des informations aux autorités actuelles sur plusieurs allégations de violations des droits humains qu'ils ont reçus après l'imposition de la loi martiale le 22 mai 2014.

"Nous sommes prêts à engager un dialogue avec les autorités du pays", ont conclu les experts.

(*) Les experts: M. Mads Andenas, président-rapporteur du Groupe de travail sur la détention arbitraire; le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires; M. Frank La Rue, rapporteur spécial sur le droit à la liberté d'opinion et d'expression; M. Maina Kiai, rapporteur spécial sur les droits d'association et à la liberté de réunion pacifique et M. Juan E. Méndez, rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

M. Frank La Rue, rapporteur spécial sur le droit à la liberté d'opinion et d'expression

M. Frank La Rue, rapporteur spécial sur le droit à la liberté d'opinion et d'expression

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 16:01

Un article de Prachatai

La police de Roi-Et, une province du Nord-est a inculpé Sombat Boongamanong de lèse-majesté ce vendredi matin (13 juin).

Les accusations ont été déposées par Wiput Sukprasert, un businessman chemise jaune de Roi-Et, en Janvier 2014. Wiput, dont le nom de code est "IPad", a porté plainte contre au moins 15 personnes pour lèse-majesté compris Pravit Rojanaphruk, un ancien journaliste à The Nation, Surapot Taweesak, un  universitaire et chroniqueur pour Prachatai, ainsi que Chiranuch Premchaiporn, directrice de Prachatai. 

La police accuse Sombat d'avoir diffusé une image trafiquée diffamant la monarchie.

L'image est une image trafiquée des putschistes de 2006. Dans cette image, les photos de Suthep Thuangsuban, le chef de file du PDRC et d'une femme remplacent les photos du Roi et de la Reine, tandis que les faces des chefs de l'armée, de la Marine, de l'armée de l'air, de la police et du commandant suprême de l'époque avaient été remplacées par les visages des figures clés du PDRC et du Parti Démocrate.

Sombat a expliqué à Prachatai qu'il n'avait pas créé la photo trafiquée. Il a ajouté qu'il était très attentif à la question de la monarchie et n'avait jamais touché à la question.

Lien:

http://www.prachatai.com/english/node/4124

 

Dans un article du Straits Times publié auparavant, il était expliqué que Sombat risquait 14 ans de prison pour s'être opposé à la junte militaire.

Lien:

http://www.straitstimes.com/news/asia/south-east-asia/story/thai-anti-coup-leader-faces-14-years-jail-20140612

Sombat fait un geste signifiant une colombe tandis que la police l'escorte à la cour militaire. Le geste est devenu le dernier symbole adopté par les manifestants anti-coup d'Etat.

Sombat fait un geste signifiant une colombe tandis que la police l'escorte à la cour militaire. Le geste est devenu le dernier symbole adopté par les manifestants anti-coup d'Etat.

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 16:07

Un article de Thai Political Prisoners
Lien:
http://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2014/06/12/more-lese-majeste-charges/
Beaucoup de lecteurs ont lu l'article de Prachatai qui fournit quelques détails sur deux autres accusations pour lèse-majesté ayant eu lieu sous la dictature militaire de Thaïlande. Nous publions ci-dessous presque intégralement cet article comme une question de triste record:
"Deux hommes ont été accusés de lèse-majesté après avoir été détenu pendant sept jours par l'armée. Le tribunal a rejeté leurs demandes de libération sous caution.
Mardi dernier, la police a inculpé Chaleaw J. et Kathawut B. de violation de l'article 112 du Code criminel, la loi de lèse-majesté. Ils ont été privés de liberté sous caution et emprisonnés à la maison d'arrêt de Bangkok.
Ils se trouvaient parmi 28 autres personnes convoquées par le Conseil National pour la Paix et l'Ordre (sigle anglais NCPO, il s'agit de la junte), en vertu de l'ordre numéro 44, mis en application depuis le 1er juin dernier. La plupart ont été libérés.
Chaleaw est un tailleur. Il a été interrogé à trois reprises et a également dû subir un interrogatoire avec l'aide d'un détecteur de mensonge, alors que la plupart des autres détenus n'ont été interrogés une seule fois, selon iLaw. Il est accusé d'avoir téléchargé des fichiers vidéo de l'Internet comportant de la lèse-majesté.
Kathawut est un animateur de radio dont les programmes, diffusé en ligne sur un site pro-chemise rouge situé à l'étranger, sont soupçonnés de contenir de la lèse-majesté."

 

 

Les arrestations se multiplient

Les arrestations se multiplient

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article