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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 02:17

Les diplomates de Bangkok ont reçus l'ordre de s'occuper des dissidents à l'étranger et de les faire extrader

Un article d'Asia Sentinel

Lien:

http://www.asiasentinel.com/politics/thai-generals-go-exiles-academics/

 

Le ministère des Affaires étrangères à Bangkok a appelé les ambassadeurs et consuls généraux thaïlandais de 22 pays dans le but de trouver des moyens de travailler avec les pays d'accueil afin de faire rapatrier les universitaires ainsi que d'autres critiques de la junte.

Beaucoup d'universitaires ainsi que d’autres thaïlandais vivants à l'étranger ont profondément critiqués le nouveau régime dirigé par le chef de l'armée, Prayuth Chan-ocha, à la suite du coup d'État le 22 mai dernier. La répression s'intensifie et jusqu'à 350 militants ont été forcés de comparaître devant la junte, qui vise ainsi à lutter contre la dissidence, avant d'être arrêté et détenu pendant sept jours.

Une réunion des ambassadeurs et consuls généraux s'est tenue au ministère thaïlandais des Affaires étrangères ce mercredi pour discuter des moyens de forcer le retour des militants et des autres refugiés qui sont à l'étranger. Un nombre indéterminé de militants auraient fui au Cambodge pour échapper à la junte.

15 universitaires environ seraient ciblés, selon des sources du ministère des Affaires étrangères. Parmi eux se trouve Pavin Chachavalpongpun, un professeur associé du Centre d'études sur l'Asie du Sud-est de l'Université de Kyoto et un collaborateur régulier d'Asia Sentinel.

Également sur la liste se trouve Giles Ji Ungpakorn, un critique féroce qui vit en exil au Royaume-Uni depuis plusieurs années. L'ancien prisonnier politique thaï/américain Joe Gordon, maintenant aux États-Unis, est aussi sur la liste ainsi que Jakrapob Penkair, un chef de file des Chemises rouges du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (UDD), qui a longtemps été recherché pour des accusations de violation de la stricte loi de lèse-majesté du pays. Jakrapob est un allié de l'ancien Premier ministre déchu Thaksin Shinawatra.

Les groupes locaux des droits de l'homme estiment que quelque 200 personnes sont toujours en détention, soit à Bangkok soit dans d'autres parties du pays, notamment le Nord et le Nord-est, où le soutien pour le régime évincé du Pua Thai, dirigé par l'ancienne première ministre Yingluck Shinawatra, est le plus fort.

Dans un article publié le 25 mai dernier par Asia Sentinel, Pavin a expliqué qu'il nie la légitimité du coup d'Etat et refuse de retourner en Thaïlande. Des sources du ministère des Affaires étrangères affirment que l'ambassadeur thaïlandais à Tokyo et le consul général à Osaka ont tous les deux été informé que s'ils ne parvenaient pas à forcer l'universitaire à rentrer, ils seraient confrontés à la perspective d'être transféré ou d'être forcé de quitter le service extérieur. On ne sait pas si d'autres fonctionnaires du service extérieur ont reçu les mêmes ordres.

Il est également difficile de savoir comment l'Université de Kyoto va répondre à l'appel de la junte. Le Centre d'études de l'Asie du Sud-est a la réputation de soutenir la liberté académique et a auparavant offert une bourse à Aung San Suu Kyi avant qu'elle n'entre en politique et soit placée en résidence surveillée par la junte birmane.

Il semble y avoir peu de chose que le ministère thaïlandais des Affaires étrangères puisse effectivement faire pour contraindre ses citoyens vivant à l'étranger à revenir de leur exil dans les pays démocratiques. Ces pays seraient peu susceptibles d'extrader les universitaires ou les autres refugiés dans un pays qui serait susceptible de les jeter en prison pour avoir exercé leur liberté d'expression. Le Cambodge, qui a des relations tendues avec la Thaïlande, n'est pas non plus susceptible d'extrader quelqu'un dans ce pays.

Les observateurs en Thaïlande parlent de la "pression" appliquée contre les dissidents et les critiques, et soulignent que beaucoup de gens ont peur de parler par crainte de faire face à des tribunaux militaires d'une puissance extraordinaire.

"Ils ont ordonné aux gens de garder le silence", a déclaré une source. "Et la plupart le font car ils ont peur."

Quelques 26 éminents spécialistes des études thaïlandaises, dont Thongchai Winichakul de l'Université du Wisconsin à Madison et ancien président de l'Association des études asiatiques, ont signé une lettre dénonçant le coup d'Etat, comme l'ont fait un certain nombre de gouvernements occidentaux, y compris les États-Unis, l'Australie et le Royaume-Uni.

Le coup d'Etat a été condamné par la Commission Asiatique des Droits Humains (Asian Human Rights Commission AHRC). Dans un communiqué, l'AHRC a déclaré qu'elle "condamne sans équivoque le coup d'Etat et tient à exprimer sa vive préoccupation sur le déclin rapide de la protection des droits de l'homme qu'il a engendré. L'AHRC appelle le Conseil National de la Paix et l'Ordre à libérer immédiatement tous les citoyens arbitrairement détenus sans inculpation et de cesser de créer une terreur publique par l'émission d'assignation de convocation pour se signaler à l'armée".

Comme Asia Sentinel l'a rapporté le 6 Juin dernier, la junte tente d'effacer toute opposition à sa stratégie officiellement concocté de "Bonheur Rendu au Peuple". Le slogan est régulièrement répété dans des bannières et des émissions. Le régime va "augmenter le bonheur du peuple", a promis Radio Thaïlande le 4 Juin dernier.

La réponse de Joe Gordon à sa convocation par la junte

La réponse de Joe Gordon à sa convocation par la junte

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 02:13

Cliquer "like" sur une déclaration anti-coup ou anti-militaire sur Facebook est désormais un crime. Il n'est maintenant légal que d'aimer le leader, les militaires, la junte et le Roi.

Prachatai rapporte que la police a décrété "qu'aimer" ou exprimer une approbation pour des messages anti-militaires ou anti-junte est désormais un crime. Bien sûr, "partager et aimer des pages lèse-majesté de Facebook" a toujours été un acte ignoble qui peut conduire une personne en prison pour plusieurs années. Maintenant, le même sort attend tout thaïlandais qui pourraient envisager qu'une dictature militaire est mauvaise pour leur pays.

Les dirigeants militaires, qui sont eux-mêmes des criminels pour leur sabotage en série du processus électoral, la destruction de l'ordre constitutionnel, la corruption endémique et le meurtre de leurs concitoyens, sont ceux qui devraient être enfermés. Mais ils sont si désespérément dépourvu de bon sens que "aimer" est devenu un crime. Les protestations silencieuses sont également un crime. La vente de sandwiches pour protester contre l'interdiction du salut de solidarité d'Hunger Games est un crime. Le salut de solidarité d'Hunger Games est un crime. Monter un spectacle est un crime. La lecture en silence de 1984 est un crime. Faire un petit signe anti-coup est de la criminalité. Dire la vérité sur ce régime est un crime. Ne pas apprendre à aimer les dictateurs fascistes est un crime.

L'autodafé des livres n'est pas loin.

Mise à jour: La société de télécoms norvégienne Telenor exploite le deuxième réseau en Thaïlande. Elle a confirmé qu'elle avait "temporairement bloqué l'accès à Facebook" le 28 mai sur les ordres des dictateurs militaires de Thaïlande. Il est précisé que "Tor Odland, responsable de la communication chez Telenor Asie a dit que la Commission de radiodiffusion et de télécommunications nationale de Thaïlande avait tenu une réunion avec les principaux fournisseurs des services Internet du pays après le coup d'Etat du 22 mai. Le 28 mai, l'entreprise DTAC, qui appartient à Telenor, a reçu des instructions de la commission afin de bloquer l'accès à Facebook en Thaïlande pendant une heure dans une mesure qui a pu avoir un impact sur 10 millions d'utilisateurs".

Ne pas aimer l'armée est un crime
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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 04:56

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Lien:

http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/06/09/what-do-the-junta-really-want/

 

C'était évident dès le départ que les objectifs de la junte militaire n'avaient rien à voir avec une tentative sincère de rétablir la paix entre les deux côtés opposés de la crise de la Thaïlande. Comment cela aurait-il pu l'etre? Les militaires faisaient partie de ceux qui voulaient mettre à bas le système démocratique dès le début.

Ils ont organisé un coup d'Etat au début de 2006, ont rédigé une nouvelle constitution moins démocratique, et nommé la moitié du sénat et la plupart des membres des organismes dits indépendants. Ils ont ensuite travaillé avec les juges afin de contrecarrer les désirs de l'électorat en affaiblissant les gouvernements élus et installant au pouvoir le gouvernement non élu du Parti Démocrate dirigé par Abhisit Vejjajiva et Sutep Tueksuban. En 2010, quand les Chemises rouges ont protesté par milliers pour exiger des élections libres et équitables, le chef de la junte actuelle, le general Prayut Chan-ocha, a ordonné à ses troupes de massacrer près de 90 citoyens non armés dans les rues. Lorsque le gouvernement Pua Thai de Yingluk a été élu par une majorité écrasante de la population en 2011, et ce contre la volonté exprimée publiquement du general Prayut, l'armée a attendu et n'a rien fait alors que les bandes armées de Sutep Tueksuban parcouraient les rues, occupaient des bâtiments gouvernementaux et sabotaient l'élection de février.

Mais que veulent vraiment les militaires? Ils n'ont probablement pas programmé an avance le présent coup d'Etat, mais ont agis de façon opportuniste lorsque leurs alliés parmi les voyous et les classes moyennes anti-démocratiques du Parti Démocrate ont créé les conditions d'intervention. Les alliés de l'armée sont, bien entendu, pour ce putsch, tout comme les Chemises jaunes avaient déjà soutenus le coup d'Etat en 2006.

L'arrogance de la présente junte, avec sa chaîne de décrets, ses violations flagrantes des droits de l'homme et sa stupide campagne de "bonheur", me rappelle les dictateurs betes mais brutaux de la fin des années 1960 comme Sarit, Tanom et Prapart. Mais ils ne peuvent certainement pas vraiment être assez stupide pour croire qu'ils peuvent revenir en arrière, surtout apres l'évolution de la société thaïlandaise au cours des 40-50 dernières années?

Peut-être que Prayut et la masse de ses partisans serviles sont vraiment stupide, ou peut-être qu'ils se sont engagés dans un énorme pari.

Il ne fait aucun doute que les Thaïlandais, dans leur grande majorité, sont furieux et bouleversés par la façon dont leurs souhaits démocratiques ont été bafoués à plusieurs reprises et dont les conservateurs les ont insultés comme étant "trop ​​stupides pour mériter le droit de vote". Beaucoup sont aussi en colère apres avoir constaté comment les conservateurs créent des obstacles à la modernisation.

Mais peut-être que la junte joue sur l'idée que si elle crée un climat de peur, ce qu'elle est en train de faire, les gens finiront par se démoraliser et demeureront inactifs. Cela ne fonctionnera pas si les militants de la démocratie s'organisent et continuent une lutte de faible intensité qui pourra à nouveau deboucher sur un soulèvement de masse comme en 1973, 1992 ou 2010.

Taksin, le Pua Thai et les dirigeants chemises rouges de l'UDD ont certainement essayé de faire en sorte que les Chemises rouges restent inactifs, en espérant qu'un jour ils pourront faire un retour en politique, indépendamment de l'état actuel du processus démocratique. Mais les manifestations qui ont été organisées immédiatement après le coup d'État n'étaient pas sous leur contrôle et beaucoup de Chemises rouges sont en colère contre leurs propres dirigeants.

Même si la junte parvient à forcer le respect et à démoraliser la majorité des citoyens, cela ne fera que dissimuler les fissures dans la société. Les racines de la crise se trouvent dans les inégalités flagrantes de la société et la façon dont la majorité des citoyens se sentent politiquement marginalisé alors que, dans le même temps, ils comprennent que les choses devraient être mieux. Lorsque les gens retrouveront leur confiance pour lutter, la crise explosera à nouveau et si les gens apprennent les leçons des précédents revers, ils exigeront le retrait de la totalité du vieil ordre.

Vous ne serez pas en mesure d'avoir une telle analyse si vous croyez encore que la crise ne concerne que les élites et la question de la succession.

Interpelation d'un manifestant pro-démocratie par les militaires

Interpelation d'un manifestant pro-démocratie par les militaires

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 07:13

Le 5 Juin dernier, Sombat Boonngamanong a été arrêté dans la province de Chonburi.

Il avait cependant laissé un message pré-enregistré à diffuser sur Youtube et les médias sociaux en cas d'arrestation.

Ci-dessous la traduction en français de son message:

"Bonjour à mes frères et sœurs, au peuple et à tous ceux à qui le pouvoir souverain appartient. C'est moi Sombat Boonngamanong. Si vous écoutez ce message, cela signifie que je suis détenu, ou que je suis dans l'incapacité d'être contacté.

Je veux vous transmettre un message. Tout d'abord, je vous prie de croire que "la souveraineté" appartient à tout le monde: cela signifie que "la plus grande puissance" devrait en fait appartenir au peuple.

Sur la base du principe ci-dessus, nous avons un droit légitime de manifester afin d'exprimer notre avis que "faire un coup d'Etat" constitue la destruction de ce principe. Ce n'est pas seulement une question politique, mais c'est aussi une question de droits de l'homme, parce que c'est un "droit fondamental." Il s'agit du droit politique fondamental du "peuple" d'affirmer que: "Nous sommes partenaires, nous sommes une partie de ce pays" et, comme tel, nous faisons partie "des gens qui possèdent ensemble la souveraineté".

Même si j'ai été convoqué afin de me reporter moi-même [à l’armée] et qu'il a été annoncé que j'ai été arrêté et détenu, et même si j'ai été menacé de bien des façons, je tiens à vous dire que je ne me sens pas un malfaiteur. Mais je sens toujours au fond de moi que "je fais partie de ceux qui possèdent la souveraineté."

C'est en fait de quoi je suis accusé et je me tiens sur ce principe.

Et quoi qu'il m'arrive, je tiens à affirmer que ce n'était pas une erreur de ma part.

Car il faut insister pour nos droits jusqu'à la fin. Même si je suis emprisonné, battu, ou tout autre chose, peu importe. Ce n'est pas "le prix que je dois payer", mais c'est un acte de crime politique contre le peuple de ce pays qui aspire à la liberté et à l'égalité.

S'il vous plaît, continuez votre mission historique qui est de faire que la démocratie évolue et devienne plus forte et plus large. Même si je suis dans l'incapacité de me joindre à la lutte, pour diverses raisons, peu importe.

J'espère que mes frères et sœurs chercheront et inventeront des moyens de luttes pacifiques afin de rétablir notre système démocratique, qui a été détruit plusieurs fois de suite, jusqu'à ce qu'il puisse se relever.

Mes remerciements à tout le monde et au revoir".

Ci-dessous, le message de Sombat Boonngamanong sur Youtube:

http://www.youtube.com/watch?v=_tDtXyJh-LM

 

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 06:58

L'armée thaïlandaise cherche à unir un pays polarisé

Un article de la BBC

Lien:

http://www.bbc.com/news/world-asia-27735992

 

Les villages "rouges" d'Udon Thani ne sont plus rouges. Suite aux ordres des autorités militaires, les drapeaux rouges et les banderoles ont disparu, les portes et les bâtiments qui avaient été peints en rouge ont été repeints.

Aujourd'hui, peu de gens sont assez courageux pour porter des chemises rouges.

Un des premiers actes de l'armée, après son coup d'Etat à Bangkok, a été de détenir, ou de convoquer, tous ceux qui ont eus des rôles de leadership importants dans l'UDD, le mouvement principal des chemises rouges.

Ce mouvement avait été créé il y a six ans afin de lutter contre les groupes chemises jaunes royalistes dédiés à faire tomber les gouvernements liés à la famille de l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra.

"Je ne peux pas manger, je ne peux pas dormir, cela ressemble à de la torture pour moi. J'aimerais parler, mais si je le faisais, je devrais quitter le pays", explique Kamsaen, une habitante d'un village "chemise rouge".

L'armée a aussi convoqué des dirigeants chemises jaunes mais a clairement vu les chemises rouges, avec leurs bastions dans le nord peuplé et le nord-est et de leur hostilité à l'intervention militaire, comme la principale menace pour le coup.

Le deuxième acte des putschistes a été de mettre un terme à la politique des différentes couleurs, qui a polarisé la Thaïlande durant les huit dernières années.

Lorsque les dirigeants ont été libérés, ils ont été forcés de signer des accords comme quoi ils cesseraient toute activité politique et s'abstiendraient de faire des déclarations incendiaires.

Étonnamment, considérant les discours démagogiques qu'ils ont utilisés pour organiser leurs rassemblements rouges, notamment des avertissements qu'un soulèvement de masse pourrait se produire s'il y avait un coup, beaucoup de ces leaders ont émergé de détention en appelant leurs partisans à coopérer avec les militaires.

"Attrapez-moi si vous le pouvez"

Une poignée de militants ont continué à défier les ordres du conseil de la junte de se rendre, risquant l'arrestation et l'emprisonnement en le faisant.

Le plus connu d'entre eux, Sombat Boonngamanong, chef d'un groupe se faisant appeler "Dimanche Rouge", a organisé des manifestations anti-putsch à Bangkok, et raillé l'armée sur ses comptes Twitter et Facebook avec le tag "Attrapez-moi si vous le pouvez".

Après deux semaines de cavale, ils l'ont en effet attrapé, suite à un dépistage de son IP d'internet.

Mais la masse des partisans des chemises rouges dans la zone autour de la ville provinciale d'Udon Thani ont été laissés confus et démoralisés par le coup d'Etat, selon les dires des militants sur place.

Ils s'attendaient à être appelés par la direction de l'UDD afin de prendre part à une résistance organisée. Cela n'est pas arrivé.

Au lieu de cela, certains militants locaux, en particulier ceux qui dirigeaient des stations de radio communautaires qui ont joué un rôle important pour la mobilisation des chemises rouges, ont été interpellés.

Les stations de radio ont été fermées, leurs équipements confisqués et leurs bureaux fouillés.

Les soldats ont maintenant mis en place des postes de contrôle sur toutes les routes principales autour d'Udon Thani, et ils ont construit des bunkers aux endroits sensibles.

La présence militaire est très lourde, mais la population est pleinement consciente de cela, ainsi que du fait que l'armée dirige maintenant leur vie, et pénalisera quiconque résiste.

Contraint de se cacher

C'était une scène très différente quand j'ai visité la région il y a six mois.

Je suis retourné à Nong Hu Ling, la première communauté du coin à se déclarer "village rouge".

En décembre dernier, il y avait partout des affiches de la Première ministre Yingluck Shinawatra et de son frère Thaksin.

Un des plus grands portraits de Thaksin que j'ai vu se trouvait dans une place de choix contre le mur extérieur de la maison du maire du village Korngchai Chaikang. Il venait de l'une des campagnes électorales de M. Thaksin.

Sous son regard confiant, les villageois préparaient de la nourriture pour les repas en commun et débattaient sur la politique et des protestations chemises jaunes de Bangkok qui paralysaient le gouvernement de Yingluck.

L'épouse de Korngchai, Kamsaen, m'avait alors dit qu'elle était prête à mourir pour la démocratie.

Cette fois, quand je suis arrivé, la maison était calme, et sans aucune affiche. Kamsaen et Korngchai m'ont montré où ils gardaient maintenant l'affiche de Thaksin, toujours dans son cadre en bois, cachée dans un appentis.

"Je ne peux pas manger, je ne peux pas dormir, ce qui est une torture pour moi", a témoigné Kamsaen. "Je ne peux pas accepter cela, je serais ravi de parler, mais si je le faisais, je devrais quitter le pays."

Elle avait imprimé des slogans anti-coup d'Etat sur des feuilles de format A4 et était prête à se joindre à une manifestation à Udon Thani.

"Mais si l'armée vient, nous allons simplement nous éloigner," explique-t-elle. L'ensemble du village faisait preuve de peu d'appétit pour la confrontation.

A quelques kilomètres, j'ai rencontré Boonsom, un cultivateur de riz et disciple dévoué du mouvement des chemises rouges.

Boonsom vit dans une cabane dans les rizières sans électricité et sans eau courante. Quand je l'ai rencontré, il ne pouvait pas réunir assez d'argent pour louer le tracteur dont il a besoin afin de labourer pour la récolte de cette année.

Il a aidé à mobiliser les gens de sa circonscription pour qu'ils participent aux grands rassemblements des Chemises rouges, il a rencontré sa deuxième femme là-bas, et j'ai adoré les thèmes de la justice sociale et de l'autonomisation des pauvres Thaïlandais qu'il entendait dans ses discours.

Mais après le coup d'Etat, il a expliqué qu'il avait eu peu de communication avec les dirigeants des chemises rouges, et ne savait pas ce qu'il devait faire.

"Nous allons juste attendre et regarder ce qu'ils décident," dit-il.

"S'ils ne gouvernent pas bien, ils devront renoncer au pouvoir. Après tout, nous sommes plus nombreux que les soldats. Il y a plus de gens dans quelques-uns de nos villages que dans toute l'armée."

"Des arme à feu braquées sur nos têtes"

Inky était une DJ chemise rouge de l'une des stations de radio communautaires basée près d'Udon. Mais depuis que les militaires ont occupé la station et l'ont fermé, elle s'est déplacée d'un endroit à un autre par peur d'être capturé.

"Nous devons arrêter nos activités, parce que nous avons un pistolet pointé sur la tête. Nous devrions mais nous ne voulons pas le faire car je me sens si mal avec l'armée Comment vont-ils diriger le pays, sans la volonté et le soutient du peuple?"

Inky a exprimée une plainte J'ai entendu beaucoup de gens autour d'Udon Thani affirmer que l'armée prenait parti contre eux.

Pourquoi n'ont-ils jamais aidés le gouvernement quand il était paralysé par des groupes de chemises jaunes à Bangkok, ont-ils demandé? Comment se fait-il que les militaires peuvent maintenant mettre en place les mêmes projets d'infrastructure pour lesquels le gouvernement de Yingluck a été condamné pour avoir essayé?

Deux choses étaient claires dans les zones chemises rouges d'Udon Thani. Le fait qu'il y ait peu de résistance organisée. Inky m'a dit que l'armée est très nerveuse vis-à-vis de la population locale, mais que peu de gens ont l'intention de se battre.

L'autre est que les chemises rouges n'ont pas renoncé à leurs convictions, et qu'il y a beaucoup de colère sur place.

Le Conseil National pour la Paix et l'Ordre (NCPO), qui dirige aujourd'hui la Thaïlande, envisage de créer des centres de réconciliation pour persuader les gens d'abandonner leurs allégeances politiques et leurs codes couleurs.

L'objectif semble être de dépolitiser les bastions du parti qui a remporté toutes les élections depuis 14 ans, et d'éliminer l'influence de la famille Shinawatra.

Leurs chances de succès ne sont pas bonnes.

Emprisonnement de manifestants anti-coup d'Etat

Emprisonnement de manifestants anti-coup d'Etat

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 11:50

BANGKOK - Selon les nouvelles commandes de l'Office de l'éducation de base de Thaïlande (Office of Basic Education of Thailand OBEC), toute critique de la junte militaire est maintenant interdite dans toutes les écoles publiques thaïlandaises.

L'ordre, délivré par l'OBEC plus tôt cette semaine, interdit la diffusion de "provocation", "d'apologie de la violence", "de "fausses" informations qui pourraient encourager les étudiants à ne pas respecter les lois" ou "à s'opposer à la mission du Conseil National pour la Paix et l'Ordre (NCPO)".

Les nouvelles lignes directrices de l'éducation interdisent également les responsables des écoles publiques de participer à des manifestations politiques ou d'héberger des manifestations ainsi que des séminaires politiques dans leurs écoles. Les enseignants sont invités à encourager les élèves et leurs familles à éviter toutes les manifestations politiques.

Selon l'ordre, les enseignants doivent "collaborer et soutenir la mission du NCPO à tous les niveaux", et donner des cours "qui se concentrent sur la création de la réconciliation."

Depuis la prise du pouvoir par un coup d'Etat le 22 mai dernier, la junte militaire thaïlandaise a entrepris de réaliser la "réconciliation nationale" en gelant les tensions politiques houleuses qui ont conduit à des manifestations de rue et à de la violence sporadique au cours des six derniers mois. Dans la poursuite de cet objectif ambitieux, les militaires ont sévèrement restreint l'expression politique en arrêtant des dizaines de militants, interdisant les manifestations politiques, et censurant la presse.

La junte a combiné les efforts visant à faire taire les critiques avec une campagne de "retour de bonheur pour le peuple thaïlandais" par le biais de concerts gratuits et d'autres événements ainsi que de la propagande sur le "bien-être".

Le secrétaire adjoint de l'OBEC, M. Kamol Rordklai, a déclaré hier qu'il envisage également une révision des manuels scolaires afin de renforcer le sentiment de patriotisme chez les écoliers dans le but d'appuyer le projet de réconciliation du NCPO.

"Nous allons améliorer les modules de l'histoire en insistant sur les devoirs de citoyen, et la morale, conformément à la politique du NCPO, afin d'enseigner aux enfants l'unité et l'amour pour leur pays", a déclaré M. Kamol.

M. Kamol a dit qu'il a déjà présenté ces idées au NPCO.

"Le NCPO pense que ces mesures sont tout à fait appropriées, parce que le pays a connu beaucoup de conflits dans la société", a déclaré M. Kamol aux journalistes.

Lien:

http://en.khaosod.co.th/detail.php?newsid=1402212419&typecate=06&section=

Concert des militaires pour "rendre le bonheur au peuple"

Concert des militaires pour "rendre le bonheur au peuple"

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 05:25

JAKARTA - Des parlementaires de plusieurs pays de l'ASEAN condamnent les dirigeants militaires de Thaïlande, les accusant de violations généralisées des droits de l'homme et demandant la libération immédiate de toutes les personnes détenues pour des raisons politiques. Ils appellent aussi la junte au pouvoir à respecter les droits fondamentaux de l'homme.

"L'armée de Thaïlande est en train de purger tous les opposants politiques, et est responsable de nombreuses violations des droits de l'homme depuis sa prise du pouvoir suite à un coup d'Etat militaire. Il doit être mis fin à ces abus immédiatement et de façon permanente ", a déclaré la présidente de l'APHR (ASEAN Parliamentarians for Human Rights) Eva Kusuma Sundari.

En moins d'une semaine, des centaines de personnes ont été arbitrairement arrêtées par l'armée thaïlandaise, les médias lourdement censurés et intimidés, et les droits fondamentaux, y compris la liberté de réunion, drastiquement réduits.

"Nous avons assisté à l'une des détériorations les plus choquants et rapide de la situation des droits de l'homme dans tous les pays de notre région depuis longtemps. Cela exige une réponse immédiate et concertée de toutes les parties concernées", a déclaré Mme Sundari.

La crise politique en Thaïlande ne peut être remédiée par la persécution de personnes sur des base d'appartenance politique ou idéologiques, déclare l'APHR. L'APHR ne prend pas position sur les profondes divisions politiques du pays, mais affirme qu'une telle réaction musclée et draconienne est illégale, injustifiée et profondément erronée. Cela ne fera qu'aggraver la situation sans y remédier.

L'APHR est extrêmement préoccupée par les détentions arbitraires et l'intimidation de centaines de politiciens, d'activistes, d'universitaires et de citoyens ordinaires. Des centaines de personnes ont été convoquées pour se signaler à l'armée sous peine d'emprisonnement et d'amendes. Beaucoup de ceux qui se sont rendus à la convocation ont ensuite été conduits dans des lieux inconnus et sont détenus au secret et sans inculpation. D'autres ont fui le pays.

"Ce que nous voyons ici semble être une importante purge de la classe politique et le début d'une chasse aux sorcières contre ceux qui s'opposent à la prise du pouvoir par l'armée ou à sa vision pour l'avenir du pays", a averti Walden Bello, membre du Congrès des Philippines et vice-président de l'APHR.

Bello a demandé un retour immédiat à un régime civil et démocratique, en expliquant que le coup d'Etat en Thaïlande menace l'élan vers la démocratie dans l'ASEAN et constitue une menace pour la consolidation de la démocratie dans les pays qui l'ont adopté.

L'armée a également annoncé qu'elle allait faire juger par la Cour militaire toutes les affaires liées à des crimes contre la monarchie ou réputées être liées à la sécurité nationale, qui ne permet pas aux prévenus civils de désigner leur propre représentation juridique.

L'APHR craint que l'armée semble prête à poursuivre sa purge impitoyable envers toute dissidence contre son régime, et que la Thaïlande pourrait bientôt être un pays avec des centaines de prisonniers politiques et de conscience.

L'APHR appelle l'administration militaire au pouvoir à rendre immédiatement disponible une liste de toutes les personnes détenues en vertu de la loi martiale, ainsi que le lieu et les raisons de leur détention. Toute personne détenue doit pouvoir recevoir la visite de membres de sa famille ainsi que d'avocats et soit être inculpée par des tribunaux civils pour un crime reconnu soit immédiatement libérée.

"La Thaïlande a un avenir sombre devant elle si elle devient un pays où les mots et les idées suffisent à vous faire enfermer par un tribunal militaire. Nous implorons tous les parlementaires thaïlandais, peu importe leur affiliation politique, à reconnaître ce danger et à dénoncer les menaces les plus graves faites aux libertés fondamentales", a-t-il ajouté.

"Pour que la Thaïlande puisse avancer, elle a besoin de se lancer dans un débat national ouvert et inclusif qui prend en compte un large éventail d'idées et d'idéologies. Cela ne peut se produire dans le climat actuel ", a précisé M. Bello.

L'APHR craint que les détenus ne soient emprisonnés au secret dans des centres de détention non officiels, augmentant le risque de torture et d'autres abus. Elle est particulièrement préoccupée par les cas d'au moins 30 personnes qui sont détenues pour leurs implications présumées dans des attaques à motivation politique passées ou antérieures.

L'APHR reconnaît que l'impunité pour la violence politique a été un facteur déterminant majeur dans la détérioration de la crise politique en Thaïlande et exhorte les autorités à assurer le suivi des enquêtes et des poursuites pour tous les crimes à motivation politique de ces derniers mois et années.

Cependant, l'APHR craint que l'armée ne suive pas une procédure régulière et que la détention arbitraire de ces suspects, qui n'ont pas accès à des avocats ou à des parents, dans des centres de détention non officiels, augmente le risque de torture. L'APHR demande aux autorités militaires d'inculper tous les suspects de crimes reconnus et de leur permettre un procès équitable devant un tribunal civil.

Sous la loi martiale, les militaires ont le pouvoir de retenir les personnes pendant sept jours sans inculpation ni mandat, et n'est pas susceptible de fournir une compensation à ceux qui sont touchés par les actions du personnel d'application du droit militaire. Ce n'est pas en conformité avec les normes internationales des droits de l'homme.

L'APHR craint que les autorités répriment la dissidence pacifique, y compris en demandant aux médias de ne pas critiquer les actions de l'armée ni de s'entretenir avec les personnes qui pourraient critiquer la situation politique ou militaire actuelle.

"C'est vraiment une situation préoccupante en Thaïlande. Nous constatons que des universitaires et des intellectuels fuient leur pays par crainte de persécutions, des citoyens ordinaires sont arrêtés, et des soldats armés font des raids dans des habitations au milieu de la nuit", a déclaré Charles Santiago, un député de Malaisie et membre de l'APHR.

"Nous sommes obligés d'en parler en ce moment. Il n'y a aucune justification de sécurité ou autre, pour des violations sur une telle échelle. La junte militaire doit cesser immédiatement ces actes ou faire face à la condamnation ainsi qu'aux répercussions régionales et internationales".

Alors que certains Thaïlandais peuvent être en faveur du putsch militaire et le percevoir comme un moyen d'apporter une stabilité temporaire dans un pays instable, le commandement militaire a le devoir et la responsabilité de protéger et de préserver les droits de tous les citoyens de Thaïlande, et pas uniquement de ceux qui ne sont pas en désaccord avec eux, a averti l'APHR.

Lien:

http://www.aseanmp.org/?p=3068

Des manifestants thaïlandais contre le coup d'Etat

Des manifestants thaïlandais contre le coup d'Etat

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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 09:40

Prachatai rapporte que Sawatree Suksri, qui est professeur de droit à l'Université Thammasat et une membre du groupe Nitirat, a été arrêtée à l'aéroport de Suvarnabhumi, samedi 7 juin vers 12 heures 30, peu après que son avion ait atterri alors qu'elle revenait en Thaïlande après un voyage d'étude sur les droits de l'homme aux États-Unis.

Elle a été arrêtée et détenue par des fonctionnaires de l'immigration qui l'ont ensuite remis à l'armée.

Sawatree s'était rendue aux États-Unis avant le coup d'État du 22 mai et avait prévu de se rendre à la convocation de l'armée, le lundi 9 juin.

Nitirat est ciblé par la junte dictatoriale à cause de ses propositions d'amendement de la loi de lèse-majesté selon les principes des droits de l'homme ainsi que d'un projet de loi d'amnistie pour les prisonniers politiques. On devine que ces suggestions rendent le groupe de juristes subversif et dangereux aux yeux de la junte et de ses soutiens de l'élite.

Source:

https://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2014/06/07/nitirat-professor-arrested/

Sawatree Suksri

Sawatree Suksri

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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 09:38

À Hong Kong, des manifestants ont remis une déclaration de protestation au représentant du consulat de Thaïlande indiquant qu'ils soutiennent fermement la lutte des citoyens thaïlandais contre la junte militaire.

 

Ci-dessous, le texte de la déclaration:

 

- La junte militaire doit cesser immédiatement la détention arbitraire de tous les défenseurs des droits humains.

 

- La junte militaire doit abolir la lèse-majesté et libérer immédiatement tous les prisonniers politiques détenus en vertu de cette charge, ainsi que les autres prisonniers d'opinion.

 

- La junte militaire doit garantir la liberté des médias et permettre la libre expression de tous les citoyens.

 

- La junte militaire doit garantir la liberté de réunion et le droit de manifester.

 

- La souveraineté appartient aux citoyens thaïlandais. La junte militaire doit immédiatement transférer le pouvoir à un gouvernement civil démocratique et élu.

 

Organisée et approuvé par les organisations suivantes:

Left 21, Globalization Monitor, Asia Monitor Resource Center, Hong Kong Confederation of Trade Union

Source:

https://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2014/06/06/protesting-the-coup/

Manifestants contre la junte thaïlandaise à Hong Kong

Manifestants contre la junte thaïlandaise à Hong Kong

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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 17:07

Suite aux manifestations anti-démocratiques de Suthep, des milliers de Chemises rouges s'étaient rassemblés à Aksa Road pour défendre la démocratie

Le 20 mai 2014, le général Prayuth a proclamé l'état d'urgence sans demander l'avis du gouvernement en place. Il a cependant magnanimement autorisé les manifestants chemises rouges à demeurer à Aksa Road. 
Le 22 mai 2014, le général Prayuth proclamait un coup d'Etat. Il aurait ensuite fait évacuer Aksa Road de manière pacifique selon ses dires.
Plusieurs témoins ont affirmés avoir entendus des bruits de fusillades.
Loin de le nier, la junte militaire a affirmé que les militaires avaient "tirés en l'air afin de faire peur aux manifestants".
Le correspondant de Libérez-Somyot s'est rendu plusieurs fois à Aksa Road avant la prise du pouvoir par l'armée thaïlandaise et a constaté de visu que les gens étaient motivés et prêts à faire face à toutes les tentatives de coup d'Etat. Un Thaïlandais parlant français l'avait même averti qu'il risquait d'y avoir un coup d'Etat et que dans ce cas-la, les Chemises rouges résisteraient. 
Suite à l'évacuation soi-disant pacifique d'Aksa Road, Libérez-Somyot s'est interrogé et a décidé d'enquêter.
Le premier point qui ne collait pas, c'est cette affirmation des militaires d'avoir "tirés en l'air afin de faire peur aux manifestants".
Premièrement: Si l'évacuation s'était réellement déroulée de manière "pacifique", il n'y aurait pas eu besoin de "tirer en l'air".
Deuxièmement: L'armée thaïlandaise n'a jamais "tiré en l'air" afin de faire peur aux manifestants en 1973, 1976, 1992 ou 2010. Donc, pourquoi l'aurait-elle fait le 22 mai dernier alors que son chef, le général Prayuth, est l'un des co-responsables du massacre de 2010?
Ces questions ont servis de base à l'enquête de Libérez-Somyot.
Les survivants interrogés par Libérez-Somyot affirmaient que l'armée thaïlandaise avait massacré au moins 50 personnes et que la plupart des corps avaient été embarqués dans des camions militaires mais cela ne suffisait pas à Libérez-Somyot, il fallait au moins un mort prouvé et nommé par son nom propre.
Ce mort, Libérez-Somyot l'a retrouvé.
Il s'agit de Booncherd Yatree, originaire du district de Ban Khwao, situé dans la province de Chayapum, qui était garde chemise rouge a Aksa Road. Il a été tué le 22 mai. L'hôpital affirme qu'il a eu un accident de moto, mais la famille ne croit pas cette version (le personnel hospitalier a la réputation d'être majoritairement pro-chemises jaunes). Dans cet hôpital, il y a 4 corps inconnus de gardes chemises rouges qui ont eu un "accident de moto" le même jour. 

Avant avoir été tué par l'armée

Avant avoir été tué par l'armée

Après avoir été tué par l'armée

Après avoir été tué par l'armée

Après avoir été tué par l'armée

Après avoir été tué par l'armée

Les funerailles

Les funerailles

Les funerailles

Les funerailles

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