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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 13:07

Un article de Giles Ji Ungpakorn

 

Lien:

http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/06/05/the-thai-junta-and-its-friends/

 

La junte thaïlandaise a fièrement annoncé que les pays voisins amicaux ont approuvé le coup d'Etat et la destruction ultérieure des droits de l'homme et de la démocratie. Les amis les plus proches de la junte sont (oui, vous l'aurez deviné!) la Chine, la Birmanie et le Vietnam ..... tous les modèles de démocratie et de liberté. Cela vient alors que c'est le 25eme anniversaire de la répression sanglante du mouvement pour la démocratie de la place Tiananmen. Les généraux birmans sont toujours fermement au pouvoir tandis qu'ils mettent en place, pour la façade, leur fausse démocratie. La dictature vietnamienne envoie des voyous des services de sécurité en civil, battre et emprisonner les blogueurs et les militants pro-démocratie. Quel beau petit club autoritaire.

Pendant ce temps, l'Indonésie, l'une des deux nations du Sud-est asiatique qui a un système politique qui correspond à peu près à la démocratie, s'est montré préoccupée par le coup d'Etat et son "caractère antidémocratique" et cela a été déclaré par le président élu de l'Indonésie qui est un ancien général!

 

Retour en Thaïlande, "l'indépendante" Commission Contre la Corruption a annoncé que l'ancienne Première ministre Yingluk n'avait pas déposé le rapport de ses revenus avant "de quitter sa fonction". Mais ils indiquent également qu'il n'y a pas de lois stipulant que les membres de la junte autoproclamés devraient déclarer leurs revenus en prenant leurs fonctions!

 

L'université thaïlandaise ou "Comité de vice-chancelier de la dictature" a annoncé que le coup d'Etat était une grande opportunité pour "réformer" le système éducatif afin d'inculquer la morale aux étudiants, et peut-être aussi une discipline militaire. Le secrétaire permanent de l'éducation est d'accord, ajoutant que pendant trop longtemps les universités ont été sous l'influence de la "politique". Ce qui est nécessaire, selon ce clown prétentieux, est de réformer les universités jusqu'à des "normes internationales"! .... Il suffit de ne pas discuter de politique ni d'autoriser la liberté d'expression afin d'atteindre ces "normes élevées".

 

Enfin, je précise aux lecteurs que j'ai été convoqué au "rapport" de l'armée à Bangkok le 9 Juin. Étant donné que j'ai déjà un mandat d'arrêt contre moi, depuis 2009, pour avoir écrit un livre contre le coup d'Etat de 2006, cela ressemble à un jeu de Monopoly: "Allez tout droit en prison et ne passez pas par la case départ".

La junte thaïlandaise et ses amis
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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 13:02

Sombat Boonngamanong, fer de lance d'une campagne d'appel à manifester contre la dictature de la junte, a été arrêté jeudi soir dans la province de Chonburi, dans l'est de la Thaïlande.
"Nous avions une équipe qui le traquait via internet", a confirmé à l'AFP Sirichan Ngathong, porte-parole de la junte.
Sombat était sur une liste de centaines de personnalités, politicien, intellectuels ou journalistes, à avoir été convoqués par l'armée, dans la foulée du coup d'Etat du 22 mai, il y a deux semaines.
Source:
http://www.prachatai.com/english/node/4093
et
http://www.rtl.be/info/monde/international/1098082/thailande-arrestation-du-meneur-de-la-campagne-critique-du-coup-d-etat
Sombat Boonngamanong avait auparavant donné une interview.
Lien:
http://liberez-somyot.over-blog.com/2014/06/interview-du-militant-pro-democratie-thailandais-en-fuite-nuling-sombat-boonngamanong-par-andrew-spooner.html

 

Sombat Boonngamanong

Sombat Boonngamanong

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 11:07

Dans les jours qui ont suivis le coup d'Etat de Thaïlande le 22 mai 2014, l'armée a cherché à écraser toute opposition en utilisant des moyens de plus en plus répressifs.

Beaucoup d'anciens dirigeants et de militants pro-démocratie ont été arrêté par l'armée thaïlandaise, menacé d'une variété de conséquences draconiennes s'ils ne cessaient pas leurs activités, puis remis en liberté dans ce qui s'apparente souvent à un statut de mise en résidence surveillée.

Toutefois, en dehors de la Thaïlande un petit groupe de militants pro-démocratie sont actuellement en train d'organiser la résistance thaïlandaise contre la junte militaire.

L'un des membres clés de cette résistance est l'ancien ministre thaïlandais, Jakrapob Penkair, qui est un dissident exilé depuis 2009, quand il a été accusé de lèse-majesté.

Voici l'interview de Jakrapob sur la résistance thaïlandaise:

Question: Vous avez dit que la résistance à la junte thaïlandaise était en cours de création. Pouvez-vous donner plus de détails concernant ce sujet?

Jakrapob: Il y a certains d'entre nous: d'anciens membres du gouvernement et parlementaires, des leaders chemises rouges, et des militants politiques, qui ne reconnaîtront jamais les putschistes criminels en Thaïlande et ne se rendront pas. Plus il y a les autres d'entre nous qui sont déjà en dehors de la Thaïlande. Nous allons tous nous unir et nous sommes en train d'organiser un mouvement afin de résister au coup d'Etat, et revenir en Thaïlande pour la démocratie dès que possible. Il n'y a pas encore de finalisation sur le nom et l'emplacement du mouvement ni sur la révélation de tous les noms fondateurs, mais l'organisation va certainement être formée dans le courant du mois de juin 2014.

Question: Quel sera votre rôle dans cette résistance?

Jakrapob: Je serai son Secrétaire exécutif.

Question: Souhaitez-vous négocier avec la junte ou la considérez-vous complètement illégitime?

Jakrapob: Elle est non seulement illégitime mais illégale et criminelle.

Question: Une photo a circulée montrant diverses figures anonymes de représentants de l'autorité, des gens de l'armée, l'armée de l'air, la marine, la police, etc, faire le symbole anti-coup à trois doigts. Quel est votre message aux personnes qui font partie de l'autorité du coup d'Etat mais qui se sentent mal à l'aise avec le régime de la junte thaïlandaise?

Jakrapob: Je veux juste leur dire: nous vous avons vu, nous vous avons entendu, et nous serons bientôt avec vous. Vos braves cœurs sont notre arme la plus précieuse et efficace pour renverser la situation.

Question: Quel est le niveau de répression du régime de la junte en ce moment?

Jakrapob: Il s'agit du régime le plus répressif depuis le régime dictatorial sanglant du maréchal Sarit Thanarat. Des gens sont tués, blessés, violés, victimes d'intimidation, et menacés comme jamais auparavant dans l'histoire récente. Je crois que cela découle du fait qu'ils se rendent compte combien ils se trompent. Leur énorme faux pas leur fait commettre des crimes et des erreurs les uns après les autres.

Question: Pensez-vous que de la violence est susceptible de se produire?

Jakrapob: Je le crains. Mais les partisans du peuple ne veulent pas la violence. Nous exigeons des élections seulement. Cependant, comment peut-on maintenir un ordre social et la paix quand des tyrans sont au pouvoir et violent presque tous les droits de l'homme?

Question: Quel serait votre message à ceux qui pourraient s'adonner à des actes de violence contre la junte?

Jakrapob: Soyez patient. Nous faisons face à une machine à tuer, et la base du mouvement pour la démocratie est toujours naturellement inférieure pour combattre une telle machine. Nous sommes tout simplement pas bien équipés pour lutter de cette façon. Nous devons mettre nos idéologies et nos principes en premiers. Faire comprendre à tout le monde notre situation et leurs crimes. Ensuite, cette guerre pourra être gagnée avant même qu'elle se déroule.

Question: Avez-vous quelque chose à dire aux membres de la communauté thaïlandaise à l'étranger qui sont opposés au coup d'Etat?

Jakrapob: Vous avez des amis, nous. Ne vous sentez pas seul ou découragé.

Question: Et que diriez-vous aux personnes qui protestent contre le coup d'Etat dans les rues de Bangkok?

Jakrapob: Nous saluons votre courage et votre amour véritable pour le pays. Cependant, restez en sécurité et ne prenez pas trop de risques. Nous avons besoin de chacun d'entre vous au cours de la longue bataille à venir pour notre dignité humaine.

Question: Avez-vous un message pour les dirigeants de la junte?

Jakrapob: En fait, nous ne voulons pas combattre ceux d'entre vous qui sont seulement les fonctionnaires. Cependant, vous êtes dans le chemin et refusez de partir, il faudra passer par dessus vous pour atteindre les vrais coupables, les privilégiés qui refusent de laisser la Thaïlande grandir et entrer dans l'âge adulte.

Lien:

http://asiaprovocateur.blogspot.co.uk/2014/06/exclusive-interview-with-thai.html

Interview de Jakrapob Penkair, secrétaire exécutif de la résistance thaïlandaise
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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 15:23

Un article de Giles Ji Ungpakorn

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http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/06/04/military-big-brother-stinks-of-fascism/

La junte militaire mène une guerre psychologique contre les militants pro-démocratie. Les soldats ont envahis les maisons des Chemises rouges principaux, ainsi que celles d'autres militants pro-démocratie et les bureaux des radios communautaires. Beaucoup de gens ont été arrêtés.

Au moins une femme a été emmenée de force dans un taxi par 4 policiers ou soldats en civil qui ont refusé de s'identifier. Heureusement, elle a été libérée de la détention militaire.

Depuis le coup d'Etat, des universitaires progressistes, des militants chemises rouges et des journalistes d'investigation ont été convoqués à se signaler aux bureaux de l'armée. La plupart ont été temporairement détenus sans inculpation dans des camps militaires en dehors de Bangkok avant d'être finalement libéré.

Aucun de ceux qui ont été convoqués et arrêtés ou ceux qui ont eu leurs maisons fouillées par des soldats armés n'avaient commis de crime. Pendant ce temps le gang du Parti Démocrate de Sutep, qui a utilisé la violence dans les rues et qui portait ouvertement des armes pour intimider les électeurs, ont été autorisés à rester libre. Il n'y a pas eu de convocations pour tous les universitaires et les militants qui se sont prononcé contre la démocratie. La répression militaire n'est directement employée que contre les Chemises rouges et les autres militants pro-démocratie.

Les gens qui sont passés par le processus de la convocation et qui ont été temporairement internées par les militaires ont parlé de leurs expériences. Ils ont été interrogés par de nombreux officiers de l'armée qui rapportaient l'attitude des gens au QG de l'Armée chaque jour. L'armée a compilé des fichiers de toutes leurs activités, leurs écrits, leurs discours et leurs messages Internet.

Avant que les gens ne soient libérés, ils ont été invités à signer un document attestant qu'ils ont été "bien traités" et qu'ils s'abstiendront dorénavant de tous autres activités politiques, de faire des discours ou d'écrire. Les gens n'ont eu pas le choix entre signer ou refuser de le faire parce que tout refus signifiait devoir faire face à un tribunal militaire, puis à la prison. Les soldats leur disent que c'est un avertissement "carton jaune". Toute autre activité de leur part se traduira par une incarcération immédiate.

En cas de libération, beaucoup de gens expliquent qu'un officier de l'armée leur a été affecté afin de surveiller leur comportement. Certains reçoivent des appels téléphoniques pour leur rappeler cela.

Certains détenus ont été inculpés de lèse-majesté et font maintenant face à des années de prison.

La junte tente clairement de semer la peur dans la société afin de détruire le mouvement pour la démocratie. La peur conduit souvent à la paralysie. Les gens qui n'ont pas été convoqués ou détenus se demandent s'ils seront les prochains.

C'est la première fois, depuis l'année 1976, que les Thaïlandais devront mener une lutte clandestine contre la junte. Cette lutte devra être basée sur le mouvement de masse, pas sur la lutte armée. La junte n'est pas un régime fasciste pleinement développé, comme en Allemagne ou en Italie, mais elle pue le fascisme.

Dans un camp de détention militaire, un militant expérimenté a dit à son camarade: "Nous ne sommes pas des chiens qui hurlent et pleurnichent quand nous sommes enfermés dans une cage, il ne faut pas montrer de faiblesse aux soldats". Beaucoup d'intellectuels ont été assez courageux pour discuter avec leurs ravisseurs du coup d'Etat illégitime.

Nous devons surmonter la peur et riposter dans cette guerre pour la démocratie. La façon de surmonter la peur, ou du moins de la gérer et d'éviter la paralysie, c'est que les gens se réunissent tranquillement ensemble chaque jour en petits groupes afin de pouvoir analyser la situation et discuter de la stratégie et de la tactique. Ces groupes doivent se lier étroitement avec d'autres groupes. Les actions contre la junte seront nécessairement "symboliques" dans les premiers temps, mais des activités plus puissantes comme des grèves, des manifestations et de la désobéissance civile doivent être planifiées. Ce sera une lutte de longue haleine, mais les ennemis du peuple sont une minorité et ils n'ont pas d'avenir; ils ne peuvent que se tourner vers le passé.

Le régime à la "Big Brother" des militaires empeste le fascisme
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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 06:40

Les Malais de Patani au Sud et les Laos, Khmers ainsi que tous les autres peuples du Nord et du Nord-est de Thaïlande, ont beaucoup plus de choses en commun qu'ils ne peuvent l'imaginer. Ils partagent tous le statut de peuple opprimé et sont en fait des citoyens de seconde classe sans voix politique dans leurs propres terres. Pour le pouvoir, il est important de diviser le peuple en créant une méfiance entre les gens parce que les minorités ethniques de Thaïlande représentent effectivement la majorité de la population. C'est pourquoi l'établissement politique de Bangkok cherche à utiliser tous ses pouvoirs pour écraser le développement de la démocratie en Thaïlande. Malheureusement, les élites dirigeantes ont eu beaucoup de succès dans la réalisation de ce but. Dans le Sud, les victimes ne se trouvent pas seulement parmi les gens de Patani, mais aussi parmi les jeunes gens du Nord qui se voient obligés de participer au maintien d'une occupation qui dure depuis plus d'un siècle. Le coût réel des combats dans le Sud est supporté par les populations locales ainsi que par les familles du Nord qui sacrifient leurs frères et leurs enfants pour soutenir un régime répressif. Ce sont tout simplement des pions dans un jeu qui est déterminé par des généraux, des politiciens et d'autres qui vivent à Bangkok, bien à l'abri de la violence.
Le bon sens nécessaire maintenant est d'exposer l'établissement  politique de Bangkok et de les dénoncer comme les escrocs qu'ils sont. Tous les citoyens de Thaïlande peuvent comprendre par eux-mêmes que lorsque les adversaires politiques évincés du gouvernement proposent de faire des réformes, en fait leur véritable intention est d'empêcher toutes les réformes possibles. De même, lorsque les mêmes personnes parlent de promotion de la démocratie, leur véritable motivation est d'écraser la démocratie. Et bien sûr, cela est également vrai pour les militaires parce que leurs dirigeants sont finalement les mêmes personnes ou possèdent les mêmes intérêts. Honnêtement, que pouvez-vous attendre d'autre de copains qui ont tout à gagner dans le statu quo et tout à perdre d'un mouvement démocratique du peuple?
Il est donc logique de conclure que tout ce que le reste du pays est poussé à croire vis-à-vis des mensonges complets concernant les combats dans le Sud, est qu'en fait, le contraire de ce que ces propagandistes affirment est vrai. Les jeunes hommes malais de Patani se battent contre une armée étrangère qui occupe leurs terres depuis plus d'un siècle. Malgré la propagande de l'armée et de ses partisans de Bangkok, les gens du Sud ne sont pas une menace pour le Nord. Combien de bombes ou d'attaques menées par ces combattants malais ont eu lieu dans les villages du Nord? Il est vrai que beaucoup de jeunes hommes du nord ont été tués par des combattants séparatistes malais. Toutefois, malheureusement, les Malais de Patani ne voient pas l'homme; ils voient l'uniforme qui représente la plus grande menace pour la survie de leur société. Sans leur consentement, l'armée utilise les gens du Nord comme une menace pour le droit des Malais de Patani à exister en tant que peuple souverain.
Pourquoi un peuple devrait-il censurer son identité? Pourquoi ne devrait-il pas avoir la possibilité d'exprimer ses coutumes, ses valeurs religieuses, sa langue et tout le reste qui lui tient à cœur? Ce n'est pas un luxe que de demander cela. Ca devrait être un droit fondamental pour les Malais de Patani ainsi que pour chaque groupe ethnique minoritaire du pays. Le respect des droits des minorités devrait être un élément fondamental de toute démocratie.
Le mythe ultime de l'établissement est que la reconnaissance officielle de l'identité des Malais de Patani et des autres minorités ethniques conduirait à l'effondrement du pays. Encore une fois, l'inverse est en fait la vérité. Il s'agit d'un élément clé de la construction d'un pays démocratique. Qui sont donc ces groupes élitistes terrifiés par un possible effondrement de leur hégémonie politique et économique sur la majorité des personnes du pays?
La réforme et la démocratie ont besoin de la solidarité.
Le statu quo politique ne pourra pas fonctionner sans le consentement du peuple à être manipulé et exploité et permettre à leurs fils et frères d'être utilisés comme des pions dans l'oppression du peuple malais de Patani par Bangkok. Le coup d'Etat exprime un manque de respect total du vote démocratique du peuple et de son droit à choisir la façon dont le pays devrait être géré, mais les gens peuvent aussi voter avec leurs pieds. Naturellement, il y a très peu de confiance entre les Malais de Patani du Sud et les gens du Nord en raison de la façon dont ils ont toujours été utilisés comme des outils politiques les uns contre les autres. Mais, cette situation peut changer par le boycott de l'occupation de la part de Bangkok des Malais de Patani. Les villageois malais laissent souvent des messages sur les routes pour les jeunes hommes du Nord incorporés dans l'armée. Ces messages disent "Go Home". Je réitère cela. Retournez dans vos villages et luttez pour les droits de votre propre peuple contre ce régime oppressif. Expliquez à votre communauté que les gens du Sud ne sont pas des criminels ou des terroristes. Ce ne sont que des villageois apeurés qui ne savent pas à qui faire confiance et veulent tout simplement la reconnaissance et le respect de la part du reste du pays. Ces gens ne sont pas la menace. Les personnes influentes sont la menace, et ces personnes sont occupées à détruire le processus démocratique de la nation à Bangkok.
Le coup d'Etat est un symbole de résistance violente face aux désirs de réforme et de démocratie. Le symbole de la défense de la démocratie doit être la solidarité entre tous les différents groupes de personnes dans le pays où il existe une diversité des identités. Cependant, il faut être réaliste, il y a un long chemin à parcourir pour la construction de la confiance entre les peuples du Sud et du Nord, mais il ne faut jamais oublier qu'ils veulent la même chose, avoir leur mot à dire dans les décisions politiques qui affectent leur vie quotidienne et non pas les voir être dicté pour eux.
Ecrit par un contributeur anonyme
Lien:
http://redthaisocialist.com/thailand-news-update-in-english/601-the-coup-a-wake-up-call-for-solidarity-between-the-north-and-south.html

 


 

 

Le Coup d'Etat doit conduire à un appel au réveil de la solidarité entre le Nord et le Sud
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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 22:19

Un article de Numnual Yapparat

Lien de l'article:

http://redthaisocialist.com/thailand-news-update-in-english/601-the-coup-a-wake-up-call-for-solidarity-between-the-north-and-south.html

Le rôle des syndicats dans la vie politique thaïlandaise a été déformé par les syndicalistes bureaucrates de droite des entreprises d'État, tels que la banque publique d'épargne, ceux de la production d'électricité, de l'eau, des chemins de fer et de la Thai Airways. Au cours des mois précédents, certains de ces bureaucrates et leurs partisans se tenaient côte à côte avec les émeutiers de Sutep afin de renverser le gouvernement élu. Ils sont bien connus pour être des syndicalistes conservateurs ainsi que pour leur habitude de se prosterner devant l'armée. Pourtant, la majorité des employés des entreprises d'État ne partage pas leur point de vue.

Ces derniers jours, certains syndicats progressistes ont publié une déclaration pour dénoncer le coup d'État ainsi que les syndicalistes de droite qui soutiennent le coup d'État. Ils se dénomment eux-mêmes le "Groupe Ouvrier Anti-Coup".

"Turnleft Thailand" a eu la possibilité d'interviewer l'un des militants du "Groupe Ouvrier Anti-Coup" travaillant dans une usine de la banlieue de Bangkok.

 

Turnleft Thailand: Comment les travailleurs sont-ils touchés par le coup d'Etat ?

Le militant du Groupe Ouvrier Anti-Coup: La chose la plus évidente est que les travailleurs ne peuvent plus exercer librement leurs droits suite à l'imposition de la loi martiale. C'était pourtant la période pour négocier les primes de mi-année. Beaucoup n'oseront pas sortir afin de lutter pour de meilleures conditions de travail. Normalement les travailleurs mettent la pression sur les employeurs en protestant devant des usines alors que les négociations sont en cours. Ceci est interdit sous le régime militaire.

Turnleft Thailand: Comment les travailleurs peuvent-ils faire face à la dictature?

Le militant du Groupe Ouvrier Anti-Coup: Nous essayons de protester contre le coup d'État par tous les moyens possibles, comme le port de t-shirts anti-putschistes, la circulation des nouvelles par Facebook en publiant des déclarations contre le coup d'État et la distribution de déclarations secrètes dans des usines ou en plaçant des dépliants dans les centres sanitaires où les centres commerciaux à proximité des zones de l'usine. Ces activités ne peuvent pas être réalisées de manière ouverte et prennent du temps. Nous essayons aussi de diffuser ces activités dans d'autres provinces. Nous avons peur comme les autres et ne voulons pas nous faire arrêter, mais nous n'avons pas d'autre choix que de nous battre.

Turnleft Thailand: Quelles sont les tâches futures pour les travailleurs? Comment les luttes ouvrières peuvent devenir une partie de la lutte pour la démocratie?

Le militant du Groupe Ouvrier Anti-Coup: Il est question que, dans l'avenir, nous rejoignions la lutte générale pour la démocratie dans la société afin de la renforcer. Nous allons également contacter nos affiliations syndicales internationales afin d'obtenir la solidarité pour nos demandes sur la démocratie et les élections.

Turnleft Thailand: Les syndicalistes se soucient-ils du coup d'État?

Le militant du Groupe Ouvrier Anti-Coup: Les petits travailleurs syndiqués comprennent mieux la démocratie que certains de leurs dirigeants qui ont donné de la nourriture et de l'eau aux soldats. Lors d'une réaction de colère impressionnante, des travailleurs et des ouvriers ont fustigés les dirigeants syndicaux et les ont menacés de ne plus payer les cotisations syndicales et ne plus s'engager dans des activités syndicales si les dirigeants continuaient à agir comme ça. Certains travailleurs ont même demandé aux dirigeants syndicaux de les aider à participer à des activités anti-coup d'État.

Nos revendications sont présentées dans la déclaration ci-dessous:

Déclaration du Groupe Ouvrier Anti-Coup:

Nous sommes le Groupe Ouvrier Anti-Coup des zones industrielles de la périphérie de Bangkok. Nous voulons affirmer notre opposition au coup d'État. L'armée a marché sur nos cœurs et écrasé les souhaits démocratiques de la majorité des citoyens thaïlandais. Le coup d'État a détruit notre liberté d'expression et notre droit fondamental d'exprimer nos opinions politiques. Dans des circonstances normales, les droits des travailleurs sont déjà limités afin de favoriser les employeurs. Sous la dictature notre situation ira de mal en pis.

Lors de l'Histoire, les travailleurs ont toujours eu un rôle important dans la lutte contre la dictature. Dans le passé, après les coups d'État précédents, les gouvernements militaires ont mis en place de nouvelles lois qui limitaient sévèrement les droits des travailleurs.

Nous avons eu vraiment honte lorsque nous avons vu certaines sections du mouvement syndical s'accoquiner avec les voyous anti- démocratiques qui cherchaient à renverser le gouvernement élu.

Les demandes du Groupe Ouvrier Anti-Coup:

- Annulation immédiate de la loi martiale

- Fin du coup d'État

- Retour du pouvoir au peuple

- Libération inconditionnelle de toutes les personnes arrêtées

- Aucun projet de loi d'amnistie pour les crimes de l'armée

Des militaires dans les rues de Bangkok

Des militaires dans les rues de Bangkok

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 16:07

Sombat Boonngamanong, plus communément connu sous son nom de résistant "Nuling", est l'un des principaux et plus courageux militants chemises rouges pro-démocratie de Thaïlande.

 

Depuis le coup d'Etat militaire du 22 mai, Nuling est recherché par la junte thaïlandaise et l'armée thaïlandaise. Depuis sa fuite, l'armée a menacé la fille âgée de 16 ans de Nuling dans une tentative pour le pousser à se rendre.

 

Pour le moment Nuling reste dans la "clandestinité" mais Andrew Spooner a récemment eu la chance de l'interviewer.

 

 

Andrew Spooner: Comment ressentez-vous le fait que l'armée thaïlandaise harcèle votre fille?

 

Sombat Boonngamanong: Le fait que les militaires harcèlent ma famille et ma fille est dégoûtant car ils ne devraient pas avoir de rôle politique. Mais ils veulent faire pression sur moi pour que je me sente inquiet. Ils veulent que je sache qu'ils peuvent atteindre ma fille et c'est la méthode qu'utilisent les soi-disant "forts" soldats.

 

Andrew Spooner: Pourquoi continuez-vous la lutte?

 

Sombat Boonngamanong: J'ai été convoqué par les putschistes. Je veux prouver qu'il est faux que ceux qui utilisent la force et les armes afin de saisir le pouvoir du peuple, aient ensuite le pouvoir de commander à tout citoyen de se livrer à eux. Mon groupe "Dimanche Rouge" a joué un rôle de premier plan dans la tenue d'une manifestation anti-coup lors du coup d'Etat de 2006 et a depuis continué à lutter pour la démocratie. Je ne peux pas accepter le coup d'Etat militaire donc je refuse de me rendre à eux. Mais depuis que j'ai commencé à organiser plus d'activités anti-putschistes via les médias sociaux, ils font un effort très sérieux pour me traquer.

 

Andrew Spooner: Avez-vous un message pour la junte thaïlandaise?

 

Sombat Boonngamanong: Ce que je veux dire à la junte militaire dictatoriale est : "Vous pensez que vos pouvoirs émanent des gens mais en fait vous violez les droits politiques fondamentaux des personnes. Vous n'effectuez pas vos devoirs de soldats afin de nous protéger mais pour voler aux gens leurs droits fondamentaux. Vous n'êtes pas des héros mais des voleurs de nos droits politiques."

 

Andrew Spooner: Pouvez-vous divulguer vos futurs plans ?

 

Sombat Boonngamanong: Mon plan est de m'opposer au coup d'État. Je vais organiser des activités afin de faire savoir au monde que les Thaïlandais ne sont pas d'accord avec le coup et que nous serons comme une épine forte qui poignardera les putschistes. Nous allons constamment leur rappeler que nous ne sommes pas d'accord avec eux et que nous nous opposons à eux. Je veux profiter de cette occasion pour réveiller la conscience démocratique de la population, même si les gens vivent dans la peur.

 

Lien en anglais:

http://asiaprovocateur.blogspot.co.uk/2014/06/exclusive-interview-with-on-run-thai.html

Sombat Boonngamanong

Sombat Boonngamanong

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 04:09

Les syndicats et les ONG de Malaisie ont protesté devant l'ambassade de Thaïlande le 2 juin 2014 pour exiger la fin du gouvernement de la junte
26 syndicats et ONG de Malaisie ont appuyé la déclaration de protestation et une lettre a été remise à l'ambassade de Thaïlande à Kuala Lumpur.
Le représentant de l'ambassade de Thaïlande a accepté la lettre. Il a affirmé que les mesures du gouvernement de la junte étaient temporaires et aussi que beaucoup de gens avaient été libérés récemment.
Les groupes ont promis de revenir si le gouvernement de la junte s'obstinait à conserver illégalement le pouvoir et à supprimer la démocratie et les droits de l'homme en Thaïlande.

Lettre de protestation:

Le 2 juin 2014
Au général Prayuth Chan-ocha
Conseil National pour la Paix et l'Ordre
via
S.E. M. Krit Kraichitti
ambassadeur
Ambassade royale thaïlandaise
206 Jalan Ampang, Kuala Lumpur ,
50450 , Kuala Lumpur, Kuala Lumpur WP,
Malaisie
Rétablissez la démocratie en Thaïlande: La junte militaire illégitime doit démissionner immédiatement
Nous, les signataires de l'organisations de la société civile, des syndicats et des mouvements démocratiques de Malaisie, demandons la fin immédiate du régime militaire en Thaïlande et la restauration de la démocratie. La crise politique en Thaïlande doit être résolue d'une manière démocratique et pacifique et les Thaïlandais en mesure de participer pleinement dans la détermination de l'avenir du pays.
Nous avons constaté que toutes les expériences avec des juntes militaires partout dans le monde ont précisé la mort de la démocratie. Le régime militaire et la répression ne sont pas les solutions pour résoudre l'impasse politique actuelle en Thaïlande, mais vont plutôt l'alimenter davantage, au détriment de tous les Thaïlandais, en particulier des travailleurs et des agriculteurs.
Depuis l'annonce de la loi martiale le 20 mai dernier et la prise du pouvoir par les militaires le 22 mai, la Constitution de Thaïlande a été suspendue. Cela donne des pouvoirs illimités aux militaires pour restreindre les libertés et droits fondamentaux garantis par la constitution et les remplacer par les dispositions de la loi martiale. En vertu de la loi martiale, les militaires peuvent interdire toute activité, censurer les médias, interdire les réunions et assemblées, rechercher et saisir tout objet, occuper des zones et détenir des personnes sans inculpation pendant sept jours. Nous sommes extrêmement préoccupés par les violations massives des droits de l'homme qui ont lieu maintenant et cela n'aide certainement pas à améliorer la situation politique en Thaïlande.
La liberté de la presse a été gravement compromise par le régime militaire à la suite de la saisie par les soldats des stations de télévision et de radio, de la censure de la presse écrite et des menaces de fermer les médias sociaux. Alors que ca empêche le peuple thaïlandais d'accéder à des informations cruciales sur le développement politique en Thaïlande et à prendre une décision éclairée, cela censure également l'information et la communication des nouvelles qui sont critiques vis-à-vis de la monarchie et surtout, de la prise de pouvoir des militaires qui joue un rôle central dans la politique thaïlandaise.
Il y a eu des arrestations massives parmi de larges sections de la société civile et les partis politiques thaïlandais. Parmi les personnes arrêtées se trouvent des syndicalistes, des dirigeants d'organisations de masse, des leaders de partis politiques, des journalistes, des universitaires, des ex-prisonniers politiques et même les familles des détenus politiques actuels, tels que l'épouse et le fils de Somyot Phueksakasemsuk qui a été condamné pour lèse-majesté. Comme la plupart de ces prisonniers sont détenus dans des lieux inconnus et n'ont pas la possibilité de communiquer avec leurs familles et leurs avocats, cela soulève de graves inquiétudes sur leur bien-être étant donné qu'ils sont totalement à la merci des militaires et que l'action de l'armée ne peut pas être contestée en vertu de la loi martiale. Nous condamnons ces arrestations arbitraires et la détention au secret.
En outre, tous les rassemblements pacifiques de protestation ont été interdits et sont réprimés par l'armée, y compris ceux qui critiquent le coup d'Etat militaire. Le commandant en chef de l'Armée royale thaïlandaise, le général Prayuth Chan-ocha, a averti que des mesures strictes seront prises contre ceux qui continuent à défier l'ordre militaire.
En outre, la junte militaire a donné des ordres pour que les cas de lèse-majesté soient jugés par un tribunal militaire à la place des tribunaux civils. Les violations des ordres de la junte seront également jugées par un tribunal militaire. Cela sape gravement le droit de la population thaïlandaise à un procès indépendant et équitable, ainsi que l'indépendance du pouvoir judiciaire et la primauté du droit.
Ce large filet jeté sur le peuple thaïlandais indique clairement l'intention du régime militaire de faire taire tous les détracteurs du coup d'Etat militaire et de la monarchie.
Nous rejetons la justification de la junte militaire comme quoi le but du coup d'Etat serait de rétablir la paix et l'ordre. Ceci est totalement inacceptable et, en tant que membres de la communauté internationale et de l'ASEAN, nous demandons ce qui suit:

1. Abrogation immédiate de la loi martiale, retour de tous les soldats dans leurs casernes et rétablissement du gouvernement élu.

2 . Rétablissement de la Constitution de Thaïlande et des libertés fondamentales des personnes.

3 . Libération de tous les prisonniers politiques, y compris ceux qui sont détenus en vertu de l'insidieuse loi de lèse-majesté et fin des arrestations de tous les dissidents politiques et des personnes appelant à la démocratie et à la justice.

4 . Respect de la liberté de la presse et possibilité pour les médias de travailler librement sans harcèlement ni censure.

5 . Retour à des négociations politiques des deux camps des clivages politiques en Thaïlande en vue de trouver une solution à la crise politique.

6 . Exhortation des gouvernements de l'ASEAN au régime militaire pour mettre fin au coup d'Etat en Thaïlande.

7 . Opposition de la société civile et des syndicats du monde au régime militaire et soutien de la restauration de la démocratie en Thaïlande.

Nous sommes solidaires avec toutes les personnes, à l'intérieur et à l'extérieur de la Thaïlande, qui continuent à se lever et à lutter pour la démocratie en Thaïlande. Fin de la loi martiale, restauration de la démocratie !
 

Les organisations signataires:

1. Malaysian Support Group for Democracy in Thailand

2. Persatuan Sahabat Wanita Selangor

3. Suara Rakyat Malaysia (SUARAM)

4. Damn the dams

5. Peoples Green Coalition

6. Persatuan Komuniti Prihatin Selangor & KL

7. Selangor and KL Chinese Assembly Hall Youth Section

8. Knowledge and Rights with Young people through Safer Spaces (KRYSS)

9. Parti Sosialis Malaysia (PSM)

10. Dignity International

11. Asia Floor Wage Alliance

12. Pax Romana ICMICA

13. North South Initiative

14. Women’s Aid Organization (WAO)

15. Jaringan Orang Tertindas (JERIT)

16. Writer Alliance for Media Independence

17. Malaysians Against Death Penalty and Torture (MADPET)

18. Persatuan Kesedaran Komuniti Selangor (EMPOWER)

19. Saya Anak Bangsa Malaysia

20. Tenganita

21. Malaysia Youth & Students Democratic Movement (DEMA)

22. Civil Rights Committee of Selangor and Kuala Lumpur Chinese Assembly Hall

23. Malaysia Trade Union Congress (MTUC)

24. National Indian Action Team (NIAT)

25. Pusat Komas

26. Bersih 2.0

Lien:

https://www.facebook.com/notes/international-solidarity-for-thailand/2-jun-2014malaysian-trade-unions-and-ngos-protested-in-front-thai-embassy-today-/764627616902534

 

Autres sources:

http://www.thestar.com.my/News/Nation/2014/06/02/NGOS-protest-Thai-coup/

http://www.nationmultimedia.com/politics/Malaysian-NGOs-protest-Thai-coup-outside-embassy-30235246.html

Manifestation contre le coup d'Etat devant l'ambassade de Thaïlande à Kuala Lumpur
Manifestation contre le coup d'Etat devant l'ambassade de Thaïlande à Kuala Lumpur
Manifestation contre le coup d'Etat devant l'ambassade de Thaïlande à Kuala Lumpur
Manifestation contre le coup d'Etat devant l'ambassade de Thaïlande à Kuala Lumpur
Manifestation contre le coup d'Etat devant l'ambassade de Thaïlande à Kuala Lumpur
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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 17:40

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Lien de l'article:

http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/06/01/total-silence-from-the-human-rights-commission-and-ngos-as-hundreds-of-pro-democracy-academics-and-activists-arrested/

 

Alors que des centaines d'universitaires et de militants pro-démocratie ont été arrêtés par la junte militaire thaïlandaise, il est évident pour n'importe qui d'entre ceux qui ne possèdent ne serait-ce qu'un demi-cerveau qu'il s'agit d'un coup d'Etat pour détruire les Chemises rouges et le mouvement pour la démocratie dans son ensemble. Les Chemises jaunes et les truands anti-démocratiques, qui ont utilisé la violence afin de saboter les élections, ont été vite libérés et se sont eux-mêmes photographiés en uniforme de l'armée dans le cadre de leurs célébrations.

Mais nous assistons à un silence total de la Commission Nationale des Droits de l'Homme ainsi que des universitaires traditionnels, aussi bien sur le coup d'Etat que sur ​​ses violations flagrantes des droits de l'homme.

J'ai observés les diverses déclarations publiées sur le journal en ligne "Prachatai" depuis le coup d'Etat et nous pouvons voir une tendance claire se dégager.

Les ONG

Alors que les militants courageux défient la junte en prenant part à des "flash mobs" (petites manifestations rapides et spontanées) et des manifestations de masse à Bangkok ainsi que dans d'autres villes, un certain nombre d'organisations ont fait des déclarations qui condamnent sans réserve le coup d'Etat. Ces organisations comprennent l'Assemblée pour la Défense de la Démocratie, l'Assemblée des Pauvres, Le groupe 24 Juin pour la Démocratie (le groupe de Somyot), Les Habitants des Bidonvilles des 4 Régions, le Parti Populaire Commun, le Groupe des 91 Universitaires et des étudiants du Sud, la Fédération des étudiants de l'Isarn, P-Move & YPD, le Réseau Communautaire pour la Réforme de la Société et la Politique, les militants non-violents de Kotom Araya et les Diplômés Bénévoles pour la Défense de la Démocratie. D'autres groupes, y compris les groupes de gauche et des militants de la rue n'ont pas fait de déclarations, mais se sont opposés au coup d'Etat par leurs actions.

Un deuxième groupe de gens ont critiqué le coup d'Etat mais l'ont en même temps justifié. Ils prétendent que "les deux camps de la fracture politique" étaient responsables de la crise et doivent faire amende honorable. En termes pratiques, cela signifie que ceux qui ont gagné les élections et ceux qui voulaient protéger le processus démocratique seraient aussi "coupables" que ceux qui ont utilisé la violence dans les rues afin de saboter les élections ou utilisé leurs rôles illégitimes dans les tribunaux pour contrecarrer la démocratie. C'est une manière doucereuse d'essayer de se faire passer pour démocratique tout en soutenant le coup d'Etat. Telle est la position du Comité national de coordination des ONG et également  de 11 ONG telles que FTA watch, Bio Thai, Fondation du Mouvement Progressiste des femmes et hommes, Amis du Peuple, l'Association des consommateurs et la Fondation pour la promotion de l'emploi et du travail. Ils demandent un retour à la démocratie "à la première occasion", une chose pour laquelle le général Prayut serait facilement d'accord car aucun délai n'est exigé. De plus, le Comité national de coordination des ONG semble être plus préoccupé à s'opposer à la proposition de la junte de reprendre les projets d'infrastructure à grande échelle que de se soucier des violations des droits démocratiques.

Un troisième groupe de gens acceptent le coup et essaye de donner des conseils à la junte. Cela comprend le Thailand Development Research Institute, des universitaires en sciences politiques de Thammasart et la Société pour empêcher le Réchauffement Climatique.

En 2006, la plupart des ONG ont accepté le coup d'Etat et ont pris part aux faux comités "réforme" de la junte. Certains universitaires "d'ONG" ont même fait partie du parlement nommé par la junte.

Durant la dernière décennie, les ONG thaïlandaises ont cessé d'être des avocats ou des militants pour la liberté et la démocratie et ont traité la majorité des citoyens avec mépris. Pour lire plus de détails à ce sujet, voir: "Pourquoi la plupart des ONG thaïlandaises rangé du côté des royalistes conservateurs contre la démocratie et les pauvres" dans le lien suivant (en anglais): http://www.scribd.com/doc/221530131/Why-have-most-Thai-NGOs-chosen-to-side-with-the-conservative-royalists-against-democracy-and-the-poor

Les vrais militants pour la liberté et la démocratie participent aux "flash mobs" et aux manifestations de rue où se trouvent dans les prisons de la junte ou encore parmi les Chemises rouges. Toutefois, la direction chemise rouge de l'UDD et de nombreux politiciens du Parti Pua Thai, y compris Yingluk, ont jeté l'éponge. Les dirigeants de l'UDD appellent au calme et ils ont essayé de démobiliser le mouvement depuis l'élection de Yingluk en 2011. Les photos de Yingluk allant docilement se livrer à la junte sont en contraste avec les actions de ceux qui ont refusé de se livrer à cet organisme illégitime.  Chaturon Chaisang, un ancien ministre de l'éducation, a été arrêté au Club des correspondants étrangers. Il fait maintenant face à un tribunal militaire et risque deux ans de prison. D'autres tentent de traverser la frontière pour demander l'asile politique. Les dirigeants de l'UDD auraient pu facilement faire quelque chose comme cela dans le but de mener la lutte pour la démocratie à partir de l'étranger ou dans la clandestinité. Mais ils ont échoué. La nouvelle direction devra désormais se composer de militants de base.

Arrestation de Chaturon Chaisang

Arrestation de Chaturon Chaisang

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 21:04

L'Union pour la Démocratie du Peuple (Corée du Sud) a déposé une plainte auprès de l'Union Européenne contre le coup d'État en Thaïlande. Elle demande l'intervention rapide de l'UE.
Lien:
https://www.facebook.com/notes/international-solidarity-for-thailand/union-for-peoples-democracy-submitted-a-complaint-to-the-european-union-on-coup-/763148740383755

Nous condamnons le coup d'État de Thaïlande qui menace la démocratie et les droits de l'homme en prétendant "restaurer la paix".
Deux jours après l'annonce du 20 mai dernier comme quoi la loi martiale avait été mis en application, une junte militaire, qui s'est autoproclamée l'Ordre National du Conseil de Maintenance (National Order Maintenance Council NOMC), a organisée un coup d'État et s'est, par la suite, installée elle-même comme gouvernement en Thaïlande. Au cours des six mois de manifestations anti-gouvernementales, vingt-huit personnes ont été tuées et plus de huit cents blessés. Par conséquent, nous sommes gravement préoccupés par les violations en cours des droits de l'homme et par la régression de la démocratie en Thaïlande. En outre, nous demandons fermement à la junte militaire en Thaïlande de libérer immédiatement tous les détenus et de cesser ses violations des droits de l'homme.
Le général Prayuth Chan-ocha, le commandant en chef de l'armée royale thaïlandaise, a déclaré que le coup d'État avait été fait afin de "rétablir la paix", et que lui-même aurait été approuvé en tant que leader du pays par le Roi le 25 mai dernier. Cependant, la junte militaire a dissous le Sénat, mis en place un contrôle intensif des médias et arrêté un grand nombre de citoyens qui avaient participé à des manifestations contre le régime militaire. Ce ne sont clairement pas les conséquences d'un acte pour "rétablir la paix", mais plutôt celles d'une action menée dans le but de suspendre la liberté des citoyens thaïlandais et d'entraver la démocratie. En outre, dans un pays démocratique, le Roi ne devrait pas avoir le droit d'approuver un coup d'Etat qui abroge la constitution sous la menace des fusils.
La junte militaire opprime les défenseurs des droits de l'homme par l'émission d'assignations non seulement vis-à-vis des politiciens anti-junte, mais aussi pour les défenseurs des droits de l'homme ainsi que des journalistes et des universitaires. Selon diverses sources médiatiques, environ 200 sommations ont été émis à ce jour et à peu près entre 100 et 200 arrestations ont été faites en conséquence. La femme et le fils de Somyot Prueksakasemsuk, un journaliste bien connu qui a, jusqu'à présent, purgé trois ans de prison sur une peine de onze ans après avoir été reconnu coupable de lèse-majesté, ont également été arrêtés le 25 mai. Tous les deux ont été libérés un jour plus tard après avoir reçu l'ordre de ne pas participer à des activités politiques. Le sort de nombreux autres détenus est encore inconnu de même que les charges exactes intentées contre eux. Il s'agit clairement d’une violation de l'article 9 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques dont la Thaïlande est un État signataire.
Par ailleurs, la junte militaire a pris le contrôle des médias et limité ainsi l'accès à l'information sincère et objective au public au moment ou elle est le plus nécessaire. Les programmes habituels de la télévision et de la radio ont été annulés pour être remplacés par la propagande de la junte militaire.
Pire encore, un comité a été mis en place pour contrôler et surveiller les réseaux sociaux. Cela montre que le régime actuel ne cherche pas seulement à cacher la vérité en contrôlant les médias, mais veut aussi censurer les blogs et tous les autres moyens de liberté d'expression du public.
Le gouvernement de Corée du Sud a fait une déclaration le 22 mai affirmant qu'il était "profondément préoccupé par la situation actuelle, notamment par la suspension de la Constitution en Thaïlande et souhaitait qu'un gouvernement démocratique, qui reflèterait la voix des citoyens thaïlandais, puisse être mis en place le plus tôt possible". Nous suggérons au gouvernement coréen, qui a une relation de coopération économique, notamment en matière d'exportation d'armes, avec la Thaïlande, de faire suivre sa déclaration de préoccupation par un acte réel, tel que mettre fin à la coopération militaire. Sinon, nous allons mettre en place une campagne d'appel au gouvernement coréen pour qu'il arrête son soutien à la junte militaire thaïlandaise en réunissant la société civile de Corée du Sud afin d'échanger des idées sur cette question importante.
L'échec apparent de la démocratie en Thaïlande a un grand impact sur ​​tous les Asiatiques, y compris pour les Coréens. La Thaïlande est une destination de vacances très populaire pour de nombreux Coréens. La situation locale en Thaïlande peut facilement être ignorée lors de ce qui devrait être des vacances reposantes, et c'est pourquoi cette grave question concernant ce qu'il arrive à nos frères d'Asie, mérite d'être réfléchie. Nous appelons vivement les citoyens de Corée du Sud à s'engager plus activement pour la démocratie en Thaïlande.
En 2010, environ 90 personnes ont été tuées et environ 1700 personnes blessées au cours d'un affrontement entre les manifestants et les militaires. La société civile coréenne est très inquiète de la poursuite de la violence de masse. Un coup d'Etat militaire, qui supprime la liberté des personnes, ne peut pas être justifié, même s'il a l'approbation du Roi. Par conséquent, nous soutenons fermement la lutte des citoyens thaïlandais contre la junte militaire, et nous exigeons ce qui suit :
- La junte militaire thaïlandaise doit cesser immédiatement la détention arbitraire des défenseurs des droits de l'homme.
- La junte militaire thaïlandaise doit abolir la lèse-majesté et libérer immédiatement tous les prisonniers politiques détenus en vertu de cette loi, ainsi que tous les autres prisonniers d'opinion.
- La junte militaire thaïlandaise doit garantir la liberté des médias et permettre la libre expression de tous les citoyens thaïlandais.
- La junte militaire thaïlandaise doit assurer la liberté de réunion et le droit de manifester.
- La souveraineté appartient aux citoyens thaïlandais. La junte militaire doit immédiatement transférer le pouvoir à un gouvernement civil.
Signé par:
- Advocates for Public Interest Law
- Catholic Human Rights Committee
- DASAN Human Rights Center/Human Rights Law Foundation Gong Gam
- Joint Committee with Migrants in Korea
- Korea Center for United Nations Human Rights Policy
- Korean Chemical and Textile Workers’ Federation
- Korean Confederation of Trade Unions
- Korean Health and Medical Workers’ Union 
- Korean House for International Solidarity
- Korean Lawyers for Public Interest and Human Rights
- Korean Metal Workers’ Union
- Network for Glocal Activism
- People’s Solidarity for Participatory Democracy
- ODA Watch
- People’s Solidarity for Social Progress
- Worker’s Solidarity

Lettre à l'Union Européenne

Lettre à l'Union Européenne

Manifestation en Corée du Sud contre le coup d'État en Thaïlande

Manifestation en Corée du Sud contre le coup d'État en Thaïlande

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