Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 11:50

BANGKOK - Selon les nouvelles commandes de l'Office de l'éducation de base de Thaïlande (Office of Basic Education of Thailand OBEC), toute critique de la junte militaire est maintenant interdite dans toutes les écoles publiques thaïlandaises.

L'ordre, délivré par l'OBEC plus tôt cette semaine, interdit la diffusion de "provocation", "d'apologie de la violence", "de "fausses" informations qui pourraient encourager les étudiants à ne pas respecter les lois" ou "à s'opposer à la mission du Conseil National pour la Paix et l'Ordre (NCPO)".

Les nouvelles lignes directrices de l'éducation interdisent également les responsables des écoles publiques de participer à des manifestations politiques ou d'héberger des manifestations ainsi que des séminaires politiques dans leurs écoles. Les enseignants sont invités à encourager les élèves et leurs familles à éviter toutes les manifestations politiques.

Selon l'ordre, les enseignants doivent "collaborer et soutenir la mission du NCPO à tous les niveaux", et donner des cours "qui se concentrent sur la création de la réconciliation."

Depuis la prise du pouvoir par un coup d'Etat le 22 mai dernier, la junte militaire thaïlandaise a entrepris de réaliser la "réconciliation nationale" en gelant les tensions politiques houleuses qui ont conduit à des manifestations de rue et à de la violence sporadique au cours des six derniers mois. Dans la poursuite de cet objectif ambitieux, les militaires ont sévèrement restreint l'expression politique en arrêtant des dizaines de militants, interdisant les manifestations politiques, et censurant la presse.

La junte a combiné les efforts visant à faire taire les critiques avec une campagne de "retour de bonheur pour le peuple thaïlandais" par le biais de concerts gratuits et d'autres événements ainsi que de la propagande sur le "bien-être".

Le secrétaire adjoint de l'OBEC, M. Kamol Rordklai, a déclaré hier qu'il envisage également une révision des manuels scolaires afin de renforcer le sentiment de patriotisme chez les écoliers dans le but d'appuyer le projet de réconciliation du NCPO.

"Nous allons améliorer les modules de l'histoire en insistant sur les devoirs de citoyen, et la morale, conformément à la politique du NCPO, afin d'enseigner aux enfants l'unité et l'amour pour leur pays", a déclaré M. Kamol.

M. Kamol a dit qu'il a déjà présenté ces idées au NPCO.

"Le NCPO pense que ces mesures sont tout à fait appropriées, parce que le pays a connu beaucoup de conflits dans la société", a déclaré M. Kamol aux journalistes.

Lien:

http://en.khaosod.co.th/detail.php?newsid=1402212419&typecate=06&section=

Concert des militaires pour "rendre le bonheur au peuple"

Concert des militaires pour "rendre le bonheur au peuple"

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 05:25

JAKARTA - Des parlementaires de plusieurs pays de l'ASEAN condamnent les dirigeants militaires de Thaïlande, les accusant de violations généralisées des droits de l'homme et demandant la libération immédiate de toutes les personnes détenues pour des raisons politiques. Ils appellent aussi la junte au pouvoir à respecter les droits fondamentaux de l'homme.

"L'armée de Thaïlande est en train de purger tous les opposants politiques, et est responsable de nombreuses violations des droits de l'homme depuis sa prise du pouvoir suite à un coup d'Etat militaire. Il doit être mis fin à ces abus immédiatement et de façon permanente ", a déclaré la présidente de l'APHR (ASEAN Parliamentarians for Human Rights) Eva Kusuma Sundari.

En moins d'une semaine, des centaines de personnes ont été arbitrairement arrêtées par l'armée thaïlandaise, les médias lourdement censurés et intimidés, et les droits fondamentaux, y compris la liberté de réunion, drastiquement réduits.

"Nous avons assisté à l'une des détériorations les plus choquants et rapide de la situation des droits de l'homme dans tous les pays de notre région depuis longtemps. Cela exige une réponse immédiate et concertée de toutes les parties concernées", a déclaré Mme Sundari.

La crise politique en Thaïlande ne peut être remédiée par la persécution de personnes sur des base d'appartenance politique ou idéologiques, déclare l'APHR. L'APHR ne prend pas position sur les profondes divisions politiques du pays, mais affirme qu'une telle réaction musclée et draconienne est illégale, injustifiée et profondément erronée. Cela ne fera qu'aggraver la situation sans y remédier.

L'APHR est extrêmement préoccupée par les détentions arbitraires et l'intimidation de centaines de politiciens, d'activistes, d'universitaires et de citoyens ordinaires. Des centaines de personnes ont été convoquées pour se signaler à l'armée sous peine d'emprisonnement et d'amendes. Beaucoup de ceux qui se sont rendus à la convocation ont ensuite été conduits dans des lieux inconnus et sont détenus au secret et sans inculpation. D'autres ont fui le pays.

"Ce que nous voyons ici semble être une importante purge de la classe politique et le début d'une chasse aux sorcières contre ceux qui s'opposent à la prise du pouvoir par l'armée ou à sa vision pour l'avenir du pays", a averti Walden Bello, membre du Congrès des Philippines et vice-président de l'APHR.

Bello a demandé un retour immédiat à un régime civil et démocratique, en expliquant que le coup d'Etat en Thaïlande menace l'élan vers la démocratie dans l'ASEAN et constitue une menace pour la consolidation de la démocratie dans les pays qui l'ont adopté.

L'armée a également annoncé qu'elle allait faire juger par la Cour militaire toutes les affaires liées à des crimes contre la monarchie ou réputées être liées à la sécurité nationale, qui ne permet pas aux prévenus civils de désigner leur propre représentation juridique.

L'APHR craint que l'armée semble prête à poursuivre sa purge impitoyable envers toute dissidence contre son régime, et que la Thaïlande pourrait bientôt être un pays avec des centaines de prisonniers politiques et de conscience.

L'APHR appelle l'administration militaire au pouvoir à rendre immédiatement disponible une liste de toutes les personnes détenues en vertu de la loi martiale, ainsi que le lieu et les raisons de leur détention. Toute personne détenue doit pouvoir recevoir la visite de membres de sa famille ainsi que d'avocats et soit être inculpée par des tribunaux civils pour un crime reconnu soit immédiatement libérée.

"La Thaïlande a un avenir sombre devant elle si elle devient un pays où les mots et les idées suffisent à vous faire enfermer par un tribunal militaire. Nous implorons tous les parlementaires thaïlandais, peu importe leur affiliation politique, à reconnaître ce danger et à dénoncer les menaces les plus graves faites aux libertés fondamentales", a-t-il ajouté.

"Pour que la Thaïlande puisse avancer, elle a besoin de se lancer dans un débat national ouvert et inclusif qui prend en compte un large éventail d'idées et d'idéologies. Cela ne peut se produire dans le climat actuel ", a précisé M. Bello.

L'APHR craint que les détenus ne soient emprisonnés au secret dans des centres de détention non officiels, augmentant le risque de torture et d'autres abus. Elle est particulièrement préoccupée par les cas d'au moins 30 personnes qui sont détenues pour leurs implications présumées dans des attaques à motivation politique passées ou antérieures.

L'APHR reconnaît que l'impunité pour la violence politique a été un facteur déterminant majeur dans la détérioration de la crise politique en Thaïlande et exhorte les autorités à assurer le suivi des enquêtes et des poursuites pour tous les crimes à motivation politique de ces derniers mois et années.

Cependant, l'APHR craint que l'armée ne suive pas une procédure régulière et que la détention arbitraire de ces suspects, qui n'ont pas accès à des avocats ou à des parents, dans des centres de détention non officiels, augmente le risque de torture. L'APHR demande aux autorités militaires d'inculper tous les suspects de crimes reconnus et de leur permettre un procès équitable devant un tribunal civil.

Sous la loi martiale, les militaires ont le pouvoir de retenir les personnes pendant sept jours sans inculpation ni mandat, et n'est pas susceptible de fournir une compensation à ceux qui sont touchés par les actions du personnel d'application du droit militaire. Ce n'est pas en conformité avec les normes internationales des droits de l'homme.

L'APHR craint que les autorités répriment la dissidence pacifique, y compris en demandant aux médias de ne pas critiquer les actions de l'armée ni de s'entretenir avec les personnes qui pourraient critiquer la situation politique ou militaire actuelle.

"C'est vraiment une situation préoccupante en Thaïlande. Nous constatons que des universitaires et des intellectuels fuient leur pays par crainte de persécutions, des citoyens ordinaires sont arrêtés, et des soldats armés font des raids dans des habitations au milieu de la nuit", a déclaré Charles Santiago, un député de Malaisie et membre de l'APHR.

"Nous sommes obligés d'en parler en ce moment. Il n'y a aucune justification de sécurité ou autre, pour des violations sur une telle échelle. La junte militaire doit cesser immédiatement ces actes ou faire face à la condamnation ainsi qu'aux répercussions régionales et internationales".

Alors que certains Thaïlandais peuvent être en faveur du putsch militaire et le percevoir comme un moyen d'apporter une stabilité temporaire dans un pays instable, le commandement militaire a le devoir et la responsabilité de protéger et de préserver les droits de tous les citoyens de Thaïlande, et pas uniquement de ceux qui ne sont pas en désaccord avec eux, a averti l'APHR.

Lien:

http://www.aseanmp.org/?p=3068

Des manifestants thaïlandais contre le coup d'Etat

Des manifestants thaïlandais contre le coup d'Etat

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 09:40

Prachatai rapporte que Sawatree Suksri, qui est professeur de droit à l'Université Thammasat et une membre du groupe Nitirat, a été arrêtée à l'aéroport de Suvarnabhumi, samedi 7 juin vers 12 heures 30, peu après que son avion ait atterri alors qu'elle revenait en Thaïlande après un voyage d'étude sur les droits de l'homme aux États-Unis.

Elle a été arrêtée et détenue par des fonctionnaires de l'immigration qui l'ont ensuite remis à l'armée.

Sawatree s'était rendue aux États-Unis avant le coup d'État du 22 mai et avait prévu de se rendre à la convocation de l'armée, le lundi 9 juin.

Nitirat est ciblé par la junte dictatoriale à cause de ses propositions d'amendement de la loi de lèse-majesté selon les principes des droits de l'homme ainsi que d'un projet de loi d'amnistie pour les prisonniers politiques. On devine que ces suggestions rendent le groupe de juristes subversif et dangereux aux yeux de la junte et de ses soutiens de l'élite.

Source:

https://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2014/06/07/nitirat-professor-arrested/

Sawatree Suksri

Sawatree Suksri

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 09:38

À Hong Kong, des manifestants ont remis une déclaration de protestation au représentant du consulat de Thaïlande indiquant qu'ils soutiennent fermement la lutte des citoyens thaïlandais contre la junte militaire.

 

Ci-dessous, le texte de la déclaration:

 

- La junte militaire doit cesser immédiatement la détention arbitraire de tous les défenseurs des droits humains.

 

- La junte militaire doit abolir la lèse-majesté et libérer immédiatement tous les prisonniers politiques détenus en vertu de cette charge, ainsi que les autres prisonniers d'opinion.

 

- La junte militaire doit garantir la liberté des médias et permettre la libre expression de tous les citoyens.

 

- La junte militaire doit garantir la liberté de réunion et le droit de manifester.

 

- La souveraineté appartient aux citoyens thaïlandais. La junte militaire doit immédiatement transférer le pouvoir à un gouvernement civil démocratique et élu.

 

Organisée et approuvé par les organisations suivantes:

Left 21, Globalization Monitor, Asia Monitor Resource Center, Hong Kong Confederation of Trade Union

Source:

https://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2014/06/06/protesting-the-coup/

Manifestants contre la junte thaïlandaise à Hong Kong

Manifestants contre la junte thaïlandaise à Hong Kong

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 17:07

Suite aux manifestations anti-démocratiques de Suthep, des milliers de Chemises rouges s'étaient rassemblés à Aksa Road pour défendre la démocratie

Le 20 mai 2014, le général Prayuth a proclamé l'état d'urgence sans demander l'avis du gouvernement en place. Il a cependant magnanimement autorisé les manifestants chemises rouges à demeurer à Aksa Road. 
Le 22 mai 2014, le général Prayuth proclamait un coup d'Etat. Il aurait ensuite fait évacuer Aksa Road de manière pacifique selon ses dires.
Plusieurs témoins ont affirmés avoir entendus des bruits de fusillades.
Loin de le nier, la junte militaire a affirmé que les militaires avaient "tirés en l'air afin de faire peur aux manifestants".
Le correspondant de Libérez-Somyot s'est rendu plusieurs fois à Aksa Road avant la prise du pouvoir par l'armée thaïlandaise et a constaté de visu que les gens étaient motivés et prêts à faire face à toutes les tentatives de coup d'Etat. Un Thaïlandais parlant français l'avait même averti qu'il risquait d'y avoir un coup d'Etat et que dans ce cas-la, les Chemises rouges résisteraient. 
Suite à l'évacuation soi-disant pacifique d'Aksa Road, Libérez-Somyot s'est interrogé et a décidé d'enquêter.
Le premier point qui ne collait pas, c'est cette affirmation des militaires d'avoir "tirés en l'air afin de faire peur aux manifestants".
Premièrement: Si l'évacuation s'était réellement déroulée de manière "pacifique", il n'y aurait pas eu besoin de "tirer en l'air".
Deuxièmement: L'armée thaïlandaise n'a jamais "tiré en l'air" afin de faire peur aux manifestants en 1973, 1976, 1992 ou 2010. Donc, pourquoi l'aurait-elle fait le 22 mai dernier alors que son chef, le général Prayuth, est l'un des co-responsables du massacre de 2010?
Ces questions ont servis de base à l'enquête de Libérez-Somyot.
Les survivants interrogés par Libérez-Somyot affirmaient que l'armée thaïlandaise avait massacré au moins 50 personnes et que la plupart des corps avaient été embarqués dans des camions militaires mais cela ne suffisait pas à Libérez-Somyot, il fallait au moins un mort prouvé et nommé par son nom propre.
Ce mort, Libérez-Somyot l'a retrouvé.
Il s'agit de Booncherd Yatree, originaire du district de Ban Khwao, situé dans la province de Chayapum, qui était garde chemise rouge a Aksa Road. Il a été tué le 22 mai. L'hôpital affirme qu'il a eu un accident de moto, mais la famille ne croit pas cette version (le personnel hospitalier a la réputation d'être majoritairement pro-chemises jaunes). Dans cet hôpital, il y a 4 corps inconnus de gardes chemises rouges qui ont eu un "accident de moto" le même jour. 

Avant avoir été tué par l'armée

Avant avoir été tué par l'armée

Après avoir été tué par l'armée

Après avoir été tué par l'armée

Après avoir été tué par l'armée

Après avoir été tué par l'armée

Les funerailles

Les funerailles

Les funerailles

Les funerailles

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 13:07

Un article de Giles Ji Ungpakorn

 

Lien:

http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/06/05/the-thai-junta-and-its-friends/

 

La junte thaïlandaise a fièrement annoncé que les pays voisins amicaux ont approuvé le coup d'Etat et la destruction ultérieure des droits de l'homme et de la démocratie. Les amis les plus proches de la junte sont (oui, vous l'aurez deviné!) la Chine, la Birmanie et le Vietnam ..... tous les modèles de démocratie et de liberté. Cela vient alors que c'est le 25eme anniversaire de la répression sanglante du mouvement pour la démocratie de la place Tiananmen. Les généraux birmans sont toujours fermement au pouvoir tandis qu'ils mettent en place, pour la façade, leur fausse démocratie. La dictature vietnamienne envoie des voyous des services de sécurité en civil, battre et emprisonner les blogueurs et les militants pro-démocratie. Quel beau petit club autoritaire.

Pendant ce temps, l'Indonésie, l'une des deux nations du Sud-est asiatique qui a un système politique qui correspond à peu près à la démocratie, s'est montré préoccupée par le coup d'Etat et son "caractère antidémocratique" et cela a été déclaré par le président élu de l'Indonésie qui est un ancien général!

 

Retour en Thaïlande, "l'indépendante" Commission Contre la Corruption a annoncé que l'ancienne Première ministre Yingluk n'avait pas déposé le rapport de ses revenus avant "de quitter sa fonction". Mais ils indiquent également qu'il n'y a pas de lois stipulant que les membres de la junte autoproclamés devraient déclarer leurs revenus en prenant leurs fonctions!

 

L'université thaïlandaise ou "Comité de vice-chancelier de la dictature" a annoncé que le coup d'Etat était une grande opportunité pour "réformer" le système éducatif afin d'inculquer la morale aux étudiants, et peut-être aussi une discipline militaire. Le secrétaire permanent de l'éducation est d'accord, ajoutant que pendant trop longtemps les universités ont été sous l'influence de la "politique". Ce qui est nécessaire, selon ce clown prétentieux, est de réformer les universités jusqu'à des "normes internationales"! .... Il suffit de ne pas discuter de politique ni d'autoriser la liberté d'expression afin d'atteindre ces "normes élevées".

 

Enfin, je précise aux lecteurs que j'ai été convoqué au "rapport" de l'armée à Bangkok le 9 Juin. Étant donné que j'ai déjà un mandat d'arrêt contre moi, depuis 2009, pour avoir écrit un livre contre le coup d'Etat de 2006, cela ressemble à un jeu de Monopoly: "Allez tout droit en prison et ne passez pas par la case départ".

La junte thaïlandaise et ses amis
Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 13:02

Sombat Boonngamanong, fer de lance d'une campagne d'appel à manifester contre la dictature de la junte, a été arrêté jeudi soir dans la province de Chonburi, dans l'est de la Thaïlande.
"Nous avions une équipe qui le traquait via internet", a confirmé à l'AFP Sirichan Ngathong, porte-parole de la junte.
Sombat était sur une liste de centaines de personnalités, politicien, intellectuels ou journalistes, à avoir été convoqués par l'armée, dans la foulée du coup d'Etat du 22 mai, il y a deux semaines.
Source:
http://www.prachatai.com/english/node/4093
et
http://www.rtl.be/info/monde/international/1098082/thailande-arrestation-du-meneur-de-la-campagne-critique-du-coup-d-etat
Sombat Boonngamanong avait auparavant donné une interview.
Lien:
http://liberez-somyot.over-blog.com/2014/06/interview-du-militant-pro-democratie-thailandais-en-fuite-nuling-sombat-boonngamanong-par-andrew-spooner.html

 

Sombat Boonngamanong

Sombat Boonngamanong

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 11:07

Dans les jours qui ont suivis le coup d'Etat de Thaïlande le 22 mai 2014, l'armée a cherché à écraser toute opposition en utilisant des moyens de plus en plus répressifs.

Beaucoup d'anciens dirigeants et de militants pro-démocratie ont été arrêté par l'armée thaïlandaise, menacé d'une variété de conséquences draconiennes s'ils ne cessaient pas leurs activités, puis remis en liberté dans ce qui s'apparente souvent à un statut de mise en résidence surveillée.

Toutefois, en dehors de la Thaïlande un petit groupe de militants pro-démocratie sont actuellement en train d'organiser la résistance thaïlandaise contre la junte militaire.

L'un des membres clés de cette résistance est l'ancien ministre thaïlandais, Jakrapob Penkair, qui est un dissident exilé depuis 2009, quand il a été accusé de lèse-majesté.

Voici l'interview de Jakrapob sur la résistance thaïlandaise:

Question: Vous avez dit que la résistance à la junte thaïlandaise était en cours de création. Pouvez-vous donner plus de détails concernant ce sujet?

Jakrapob: Il y a certains d'entre nous: d'anciens membres du gouvernement et parlementaires, des leaders chemises rouges, et des militants politiques, qui ne reconnaîtront jamais les putschistes criminels en Thaïlande et ne se rendront pas. Plus il y a les autres d'entre nous qui sont déjà en dehors de la Thaïlande. Nous allons tous nous unir et nous sommes en train d'organiser un mouvement afin de résister au coup d'Etat, et revenir en Thaïlande pour la démocratie dès que possible. Il n'y a pas encore de finalisation sur le nom et l'emplacement du mouvement ni sur la révélation de tous les noms fondateurs, mais l'organisation va certainement être formée dans le courant du mois de juin 2014.

Question: Quel sera votre rôle dans cette résistance?

Jakrapob: Je serai son Secrétaire exécutif.

Question: Souhaitez-vous négocier avec la junte ou la considérez-vous complètement illégitime?

Jakrapob: Elle est non seulement illégitime mais illégale et criminelle.

Question: Une photo a circulée montrant diverses figures anonymes de représentants de l'autorité, des gens de l'armée, l'armée de l'air, la marine, la police, etc, faire le symbole anti-coup à trois doigts. Quel est votre message aux personnes qui font partie de l'autorité du coup d'Etat mais qui se sentent mal à l'aise avec le régime de la junte thaïlandaise?

Jakrapob: Je veux juste leur dire: nous vous avons vu, nous vous avons entendu, et nous serons bientôt avec vous. Vos braves cœurs sont notre arme la plus précieuse et efficace pour renverser la situation.

Question: Quel est le niveau de répression du régime de la junte en ce moment?

Jakrapob: Il s'agit du régime le plus répressif depuis le régime dictatorial sanglant du maréchal Sarit Thanarat. Des gens sont tués, blessés, violés, victimes d'intimidation, et menacés comme jamais auparavant dans l'histoire récente. Je crois que cela découle du fait qu'ils se rendent compte combien ils se trompent. Leur énorme faux pas leur fait commettre des crimes et des erreurs les uns après les autres.

Question: Pensez-vous que de la violence est susceptible de se produire?

Jakrapob: Je le crains. Mais les partisans du peuple ne veulent pas la violence. Nous exigeons des élections seulement. Cependant, comment peut-on maintenir un ordre social et la paix quand des tyrans sont au pouvoir et violent presque tous les droits de l'homme?

Question: Quel serait votre message à ceux qui pourraient s'adonner à des actes de violence contre la junte?

Jakrapob: Soyez patient. Nous faisons face à une machine à tuer, et la base du mouvement pour la démocratie est toujours naturellement inférieure pour combattre une telle machine. Nous sommes tout simplement pas bien équipés pour lutter de cette façon. Nous devons mettre nos idéologies et nos principes en premiers. Faire comprendre à tout le monde notre situation et leurs crimes. Ensuite, cette guerre pourra être gagnée avant même qu'elle se déroule.

Question: Avez-vous quelque chose à dire aux membres de la communauté thaïlandaise à l'étranger qui sont opposés au coup d'Etat?

Jakrapob: Vous avez des amis, nous. Ne vous sentez pas seul ou découragé.

Question: Et que diriez-vous aux personnes qui protestent contre le coup d'Etat dans les rues de Bangkok?

Jakrapob: Nous saluons votre courage et votre amour véritable pour le pays. Cependant, restez en sécurité et ne prenez pas trop de risques. Nous avons besoin de chacun d'entre vous au cours de la longue bataille à venir pour notre dignité humaine.

Question: Avez-vous un message pour les dirigeants de la junte?

Jakrapob: En fait, nous ne voulons pas combattre ceux d'entre vous qui sont seulement les fonctionnaires. Cependant, vous êtes dans le chemin et refusez de partir, il faudra passer par dessus vous pour atteindre les vrais coupables, les privilégiés qui refusent de laisser la Thaïlande grandir et entrer dans l'âge adulte.

Lien:

http://asiaprovocateur.blogspot.co.uk/2014/06/exclusive-interview-with-thai.html

Interview de Jakrapob Penkair, secrétaire exécutif de la résistance thaïlandaise
Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 15:23

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Lien:

http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/06/04/military-big-brother-stinks-of-fascism/

La junte militaire mène une guerre psychologique contre les militants pro-démocratie. Les soldats ont envahis les maisons des Chemises rouges principaux, ainsi que celles d'autres militants pro-démocratie et les bureaux des radios communautaires. Beaucoup de gens ont été arrêtés.

Au moins une femme a été emmenée de force dans un taxi par 4 policiers ou soldats en civil qui ont refusé de s'identifier. Heureusement, elle a été libérée de la détention militaire.

Depuis le coup d'Etat, des universitaires progressistes, des militants chemises rouges et des journalistes d'investigation ont été convoqués à se signaler aux bureaux de l'armée. La plupart ont été temporairement détenus sans inculpation dans des camps militaires en dehors de Bangkok avant d'être finalement libéré.

Aucun de ceux qui ont été convoqués et arrêtés ou ceux qui ont eu leurs maisons fouillées par des soldats armés n'avaient commis de crime. Pendant ce temps le gang du Parti Démocrate de Sutep, qui a utilisé la violence dans les rues et qui portait ouvertement des armes pour intimider les électeurs, ont été autorisés à rester libre. Il n'y a pas eu de convocations pour tous les universitaires et les militants qui se sont prononcé contre la démocratie. La répression militaire n'est directement employée que contre les Chemises rouges et les autres militants pro-démocratie.

Les gens qui sont passés par le processus de la convocation et qui ont été temporairement internées par les militaires ont parlé de leurs expériences. Ils ont été interrogés par de nombreux officiers de l'armée qui rapportaient l'attitude des gens au QG de l'Armée chaque jour. L'armée a compilé des fichiers de toutes leurs activités, leurs écrits, leurs discours et leurs messages Internet.

Avant que les gens ne soient libérés, ils ont été invités à signer un document attestant qu'ils ont été "bien traités" et qu'ils s'abstiendront dorénavant de tous autres activités politiques, de faire des discours ou d'écrire. Les gens n'ont eu pas le choix entre signer ou refuser de le faire parce que tout refus signifiait devoir faire face à un tribunal militaire, puis à la prison. Les soldats leur disent que c'est un avertissement "carton jaune". Toute autre activité de leur part se traduira par une incarcération immédiate.

En cas de libération, beaucoup de gens expliquent qu'un officier de l'armée leur a été affecté afin de surveiller leur comportement. Certains reçoivent des appels téléphoniques pour leur rappeler cela.

Certains détenus ont été inculpés de lèse-majesté et font maintenant face à des années de prison.

La junte tente clairement de semer la peur dans la société afin de détruire le mouvement pour la démocratie. La peur conduit souvent à la paralysie. Les gens qui n'ont pas été convoqués ou détenus se demandent s'ils seront les prochains.

C'est la première fois, depuis l'année 1976, que les Thaïlandais devront mener une lutte clandestine contre la junte. Cette lutte devra être basée sur le mouvement de masse, pas sur la lutte armée. La junte n'est pas un régime fasciste pleinement développé, comme en Allemagne ou en Italie, mais elle pue le fascisme.

Dans un camp de détention militaire, un militant expérimenté a dit à son camarade: "Nous ne sommes pas des chiens qui hurlent et pleurnichent quand nous sommes enfermés dans une cage, il ne faut pas montrer de faiblesse aux soldats". Beaucoup d'intellectuels ont été assez courageux pour discuter avec leurs ravisseurs du coup d'Etat illégitime.

Nous devons surmonter la peur et riposter dans cette guerre pour la démocratie. La façon de surmonter la peur, ou du moins de la gérer et d'éviter la paralysie, c'est que les gens se réunissent tranquillement ensemble chaque jour en petits groupes afin de pouvoir analyser la situation et discuter de la stratégie et de la tactique. Ces groupes doivent se lier étroitement avec d'autres groupes. Les actions contre la junte seront nécessairement "symboliques" dans les premiers temps, mais des activités plus puissantes comme des grèves, des manifestations et de la désobéissance civile doivent être planifiées. Ce sera une lutte de longue haleine, mais les ennemis du peuple sont une minorité et ils n'ont pas d'avenir; ils ne peuvent que se tourner vers le passé.

Le régime à la "Big Brother" des militaires empeste le fascisme
Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 06:40

Les Malais de Patani au Sud et les Laos, Khmers ainsi que tous les autres peuples du Nord et du Nord-est de Thaïlande, ont beaucoup plus de choses en commun qu'ils ne peuvent l'imaginer. Ils partagent tous le statut de peuple opprimé et sont en fait des citoyens de seconde classe sans voix politique dans leurs propres terres. Pour le pouvoir, il est important de diviser le peuple en créant une méfiance entre les gens parce que les minorités ethniques de Thaïlande représentent effectivement la majorité de la population. C'est pourquoi l'établissement politique de Bangkok cherche à utiliser tous ses pouvoirs pour écraser le développement de la démocratie en Thaïlande. Malheureusement, les élites dirigeantes ont eu beaucoup de succès dans la réalisation de ce but. Dans le Sud, les victimes ne se trouvent pas seulement parmi les gens de Patani, mais aussi parmi les jeunes gens du Nord qui se voient obligés de participer au maintien d'une occupation qui dure depuis plus d'un siècle. Le coût réel des combats dans le Sud est supporté par les populations locales ainsi que par les familles du Nord qui sacrifient leurs frères et leurs enfants pour soutenir un régime répressif. Ce sont tout simplement des pions dans un jeu qui est déterminé par des généraux, des politiciens et d'autres qui vivent à Bangkok, bien à l'abri de la violence.
Le bon sens nécessaire maintenant est d'exposer l'établissement  politique de Bangkok et de les dénoncer comme les escrocs qu'ils sont. Tous les citoyens de Thaïlande peuvent comprendre par eux-mêmes que lorsque les adversaires politiques évincés du gouvernement proposent de faire des réformes, en fait leur véritable intention est d'empêcher toutes les réformes possibles. De même, lorsque les mêmes personnes parlent de promotion de la démocratie, leur véritable motivation est d'écraser la démocratie. Et bien sûr, cela est également vrai pour les militaires parce que leurs dirigeants sont finalement les mêmes personnes ou possèdent les mêmes intérêts. Honnêtement, que pouvez-vous attendre d'autre de copains qui ont tout à gagner dans le statu quo et tout à perdre d'un mouvement démocratique du peuple?
Il est donc logique de conclure que tout ce que le reste du pays est poussé à croire vis-à-vis des mensonges complets concernant les combats dans le Sud, est qu'en fait, le contraire de ce que ces propagandistes affirment est vrai. Les jeunes hommes malais de Patani se battent contre une armée étrangère qui occupe leurs terres depuis plus d'un siècle. Malgré la propagande de l'armée et de ses partisans de Bangkok, les gens du Sud ne sont pas une menace pour le Nord. Combien de bombes ou d'attaques menées par ces combattants malais ont eu lieu dans les villages du Nord? Il est vrai que beaucoup de jeunes hommes du nord ont été tués par des combattants séparatistes malais. Toutefois, malheureusement, les Malais de Patani ne voient pas l'homme; ils voient l'uniforme qui représente la plus grande menace pour la survie de leur société. Sans leur consentement, l'armée utilise les gens du Nord comme une menace pour le droit des Malais de Patani à exister en tant que peuple souverain.
Pourquoi un peuple devrait-il censurer son identité? Pourquoi ne devrait-il pas avoir la possibilité d'exprimer ses coutumes, ses valeurs religieuses, sa langue et tout le reste qui lui tient à cœur? Ce n'est pas un luxe que de demander cela. Ca devrait être un droit fondamental pour les Malais de Patani ainsi que pour chaque groupe ethnique minoritaire du pays. Le respect des droits des minorités devrait être un élément fondamental de toute démocratie.
Le mythe ultime de l'établissement est que la reconnaissance officielle de l'identité des Malais de Patani et des autres minorités ethniques conduirait à l'effondrement du pays. Encore une fois, l'inverse est en fait la vérité. Il s'agit d'un élément clé de la construction d'un pays démocratique. Qui sont donc ces groupes élitistes terrifiés par un possible effondrement de leur hégémonie politique et économique sur la majorité des personnes du pays?
La réforme et la démocratie ont besoin de la solidarité.
Le statu quo politique ne pourra pas fonctionner sans le consentement du peuple à être manipulé et exploité et permettre à leurs fils et frères d'être utilisés comme des pions dans l'oppression du peuple malais de Patani par Bangkok. Le coup d'Etat exprime un manque de respect total du vote démocratique du peuple et de son droit à choisir la façon dont le pays devrait être géré, mais les gens peuvent aussi voter avec leurs pieds. Naturellement, il y a très peu de confiance entre les Malais de Patani du Sud et les gens du Nord en raison de la façon dont ils ont toujours été utilisés comme des outils politiques les uns contre les autres. Mais, cette situation peut changer par le boycott de l'occupation de la part de Bangkok des Malais de Patani. Les villageois malais laissent souvent des messages sur les routes pour les jeunes hommes du Nord incorporés dans l'armée. Ces messages disent "Go Home". Je réitère cela. Retournez dans vos villages et luttez pour les droits de votre propre peuple contre ce régime oppressif. Expliquez à votre communauté que les gens du Sud ne sont pas des criminels ou des terroristes. Ce ne sont que des villageois apeurés qui ne savent pas à qui faire confiance et veulent tout simplement la reconnaissance et le respect de la part du reste du pays. Ces gens ne sont pas la menace. Les personnes influentes sont la menace, et ces personnes sont occupées à détruire le processus démocratique de la nation à Bangkok.
Le coup d'Etat est un symbole de résistance violente face aux désirs de réforme et de démocratie. Le symbole de la défense de la démocratie doit être la solidarité entre tous les différents groupes de personnes dans le pays où il existe une diversité des identités. Cependant, il faut être réaliste, il y a un long chemin à parcourir pour la construction de la confiance entre les peuples du Sud et du Nord, mais il ne faut jamais oublier qu'ils veulent la même chose, avoir leur mot à dire dans les décisions politiques qui affectent leur vie quotidienne et non pas les voir être dicté pour eux.
Ecrit par un contributeur anonyme
Lien:
http://redthaisocialist.com/thailand-news-update-in-english/601-the-coup-a-wake-up-call-for-solidarity-between-the-north-and-south.html

 


 

 

Le Coup d'Etat doit conduire à un appel au réveil de la solidarité entre le Nord et le Sud
Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article