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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 16:07

Sombat Boonngamanong, plus communément connu sous son nom de résistant "Nuling", est l'un des principaux et plus courageux militants chemises rouges pro-démocratie de Thaïlande.

 

Depuis le coup d'Etat militaire du 22 mai, Nuling est recherché par la junte thaïlandaise et l'armée thaïlandaise. Depuis sa fuite, l'armée a menacé la fille âgée de 16 ans de Nuling dans une tentative pour le pousser à se rendre.

 

Pour le moment Nuling reste dans la "clandestinité" mais Andrew Spooner a récemment eu la chance de l'interviewer.

 

 

Andrew Spooner: Comment ressentez-vous le fait que l'armée thaïlandaise harcèle votre fille?

 

Sombat Boonngamanong: Le fait que les militaires harcèlent ma famille et ma fille est dégoûtant car ils ne devraient pas avoir de rôle politique. Mais ils veulent faire pression sur moi pour que je me sente inquiet. Ils veulent que je sache qu'ils peuvent atteindre ma fille et c'est la méthode qu'utilisent les soi-disant "forts" soldats.

 

Andrew Spooner: Pourquoi continuez-vous la lutte?

 

Sombat Boonngamanong: J'ai été convoqué par les putschistes. Je veux prouver qu'il est faux que ceux qui utilisent la force et les armes afin de saisir le pouvoir du peuple, aient ensuite le pouvoir de commander à tout citoyen de se livrer à eux. Mon groupe "Dimanche Rouge" a joué un rôle de premier plan dans la tenue d'une manifestation anti-coup lors du coup d'Etat de 2006 et a depuis continué à lutter pour la démocratie. Je ne peux pas accepter le coup d'Etat militaire donc je refuse de me rendre à eux. Mais depuis que j'ai commencé à organiser plus d'activités anti-putschistes via les médias sociaux, ils font un effort très sérieux pour me traquer.

 

Andrew Spooner: Avez-vous un message pour la junte thaïlandaise?

 

Sombat Boonngamanong: Ce que je veux dire à la junte militaire dictatoriale est : "Vous pensez que vos pouvoirs émanent des gens mais en fait vous violez les droits politiques fondamentaux des personnes. Vous n'effectuez pas vos devoirs de soldats afin de nous protéger mais pour voler aux gens leurs droits fondamentaux. Vous n'êtes pas des héros mais des voleurs de nos droits politiques."

 

Andrew Spooner: Pouvez-vous divulguer vos futurs plans ?

 

Sombat Boonngamanong: Mon plan est de m'opposer au coup d'État. Je vais organiser des activités afin de faire savoir au monde que les Thaïlandais ne sont pas d'accord avec le coup et que nous serons comme une épine forte qui poignardera les putschistes. Nous allons constamment leur rappeler que nous ne sommes pas d'accord avec eux et que nous nous opposons à eux. Je veux profiter de cette occasion pour réveiller la conscience démocratique de la population, même si les gens vivent dans la peur.

 

Lien en anglais:

http://asiaprovocateur.blogspot.co.uk/2014/06/exclusive-interview-with-on-run-thai.html

Sombat Boonngamanong

Sombat Boonngamanong

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 04:09

Les syndicats et les ONG de Malaisie ont protesté devant l'ambassade de Thaïlande le 2 juin 2014 pour exiger la fin du gouvernement de la junte
26 syndicats et ONG de Malaisie ont appuyé la déclaration de protestation et une lettre a été remise à l'ambassade de Thaïlande à Kuala Lumpur.
Le représentant de l'ambassade de Thaïlande a accepté la lettre. Il a affirmé que les mesures du gouvernement de la junte étaient temporaires et aussi que beaucoup de gens avaient été libérés récemment.
Les groupes ont promis de revenir si le gouvernement de la junte s'obstinait à conserver illégalement le pouvoir et à supprimer la démocratie et les droits de l'homme en Thaïlande.

Lettre de protestation:

Le 2 juin 2014
Au général Prayuth Chan-ocha
Conseil National pour la Paix et l'Ordre
via
S.E. M. Krit Kraichitti
ambassadeur
Ambassade royale thaïlandaise
206 Jalan Ampang, Kuala Lumpur ,
50450 , Kuala Lumpur, Kuala Lumpur WP,
Malaisie
Rétablissez la démocratie en Thaïlande: La junte militaire illégitime doit démissionner immédiatement
Nous, les signataires de l'organisations de la société civile, des syndicats et des mouvements démocratiques de Malaisie, demandons la fin immédiate du régime militaire en Thaïlande et la restauration de la démocratie. La crise politique en Thaïlande doit être résolue d'une manière démocratique et pacifique et les Thaïlandais en mesure de participer pleinement dans la détermination de l'avenir du pays.
Nous avons constaté que toutes les expériences avec des juntes militaires partout dans le monde ont précisé la mort de la démocratie. Le régime militaire et la répression ne sont pas les solutions pour résoudre l'impasse politique actuelle en Thaïlande, mais vont plutôt l'alimenter davantage, au détriment de tous les Thaïlandais, en particulier des travailleurs et des agriculteurs.
Depuis l'annonce de la loi martiale le 20 mai dernier et la prise du pouvoir par les militaires le 22 mai, la Constitution de Thaïlande a été suspendue. Cela donne des pouvoirs illimités aux militaires pour restreindre les libertés et droits fondamentaux garantis par la constitution et les remplacer par les dispositions de la loi martiale. En vertu de la loi martiale, les militaires peuvent interdire toute activité, censurer les médias, interdire les réunions et assemblées, rechercher et saisir tout objet, occuper des zones et détenir des personnes sans inculpation pendant sept jours. Nous sommes extrêmement préoccupés par les violations massives des droits de l'homme qui ont lieu maintenant et cela n'aide certainement pas à améliorer la situation politique en Thaïlande.
La liberté de la presse a été gravement compromise par le régime militaire à la suite de la saisie par les soldats des stations de télévision et de radio, de la censure de la presse écrite et des menaces de fermer les médias sociaux. Alors que ca empêche le peuple thaïlandais d'accéder à des informations cruciales sur le développement politique en Thaïlande et à prendre une décision éclairée, cela censure également l'information et la communication des nouvelles qui sont critiques vis-à-vis de la monarchie et surtout, de la prise de pouvoir des militaires qui joue un rôle central dans la politique thaïlandaise.
Il y a eu des arrestations massives parmi de larges sections de la société civile et les partis politiques thaïlandais. Parmi les personnes arrêtées se trouvent des syndicalistes, des dirigeants d'organisations de masse, des leaders de partis politiques, des journalistes, des universitaires, des ex-prisonniers politiques et même les familles des détenus politiques actuels, tels que l'épouse et le fils de Somyot Phueksakasemsuk qui a été condamné pour lèse-majesté. Comme la plupart de ces prisonniers sont détenus dans des lieux inconnus et n'ont pas la possibilité de communiquer avec leurs familles et leurs avocats, cela soulève de graves inquiétudes sur leur bien-être étant donné qu'ils sont totalement à la merci des militaires et que l'action de l'armée ne peut pas être contestée en vertu de la loi martiale. Nous condamnons ces arrestations arbitraires et la détention au secret.
En outre, tous les rassemblements pacifiques de protestation ont été interdits et sont réprimés par l'armée, y compris ceux qui critiquent le coup d'Etat militaire. Le commandant en chef de l'Armée royale thaïlandaise, le général Prayuth Chan-ocha, a averti que des mesures strictes seront prises contre ceux qui continuent à défier l'ordre militaire.
En outre, la junte militaire a donné des ordres pour que les cas de lèse-majesté soient jugés par un tribunal militaire à la place des tribunaux civils. Les violations des ordres de la junte seront également jugées par un tribunal militaire. Cela sape gravement le droit de la population thaïlandaise à un procès indépendant et équitable, ainsi que l'indépendance du pouvoir judiciaire et la primauté du droit.
Ce large filet jeté sur le peuple thaïlandais indique clairement l'intention du régime militaire de faire taire tous les détracteurs du coup d'Etat militaire et de la monarchie.
Nous rejetons la justification de la junte militaire comme quoi le but du coup d'Etat serait de rétablir la paix et l'ordre. Ceci est totalement inacceptable et, en tant que membres de la communauté internationale et de l'ASEAN, nous demandons ce qui suit:

1. Abrogation immédiate de la loi martiale, retour de tous les soldats dans leurs casernes et rétablissement du gouvernement élu.

2 . Rétablissement de la Constitution de Thaïlande et des libertés fondamentales des personnes.

3 . Libération de tous les prisonniers politiques, y compris ceux qui sont détenus en vertu de l'insidieuse loi de lèse-majesté et fin des arrestations de tous les dissidents politiques et des personnes appelant à la démocratie et à la justice.

4 . Respect de la liberté de la presse et possibilité pour les médias de travailler librement sans harcèlement ni censure.

5 . Retour à des négociations politiques des deux camps des clivages politiques en Thaïlande en vue de trouver une solution à la crise politique.

6 . Exhortation des gouvernements de l'ASEAN au régime militaire pour mettre fin au coup d'Etat en Thaïlande.

7 . Opposition de la société civile et des syndicats du monde au régime militaire et soutien de la restauration de la démocratie en Thaïlande.

Nous sommes solidaires avec toutes les personnes, à l'intérieur et à l'extérieur de la Thaïlande, qui continuent à se lever et à lutter pour la démocratie en Thaïlande. Fin de la loi martiale, restauration de la démocratie !
 

Les organisations signataires:

1. Malaysian Support Group for Democracy in Thailand

2. Persatuan Sahabat Wanita Selangor

3. Suara Rakyat Malaysia (SUARAM)

4. Damn the dams

5. Peoples Green Coalition

6. Persatuan Komuniti Prihatin Selangor & KL

7. Selangor and KL Chinese Assembly Hall Youth Section

8. Knowledge and Rights with Young people through Safer Spaces (KRYSS)

9. Parti Sosialis Malaysia (PSM)

10. Dignity International

11. Asia Floor Wage Alliance

12. Pax Romana ICMICA

13. North South Initiative

14. Women’s Aid Organization (WAO)

15. Jaringan Orang Tertindas (JERIT)

16. Writer Alliance for Media Independence

17. Malaysians Against Death Penalty and Torture (MADPET)

18. Persatuan Kesedaran Komuniti Selangor (EMPOWER)

19. Saya Anak Bangsa Malaysia

20. Tenganita

21. Malaysia Youth & Students Democratic Movement (DEMA)

22. Civil Rights Committee of Selangor and Kuala Lumpur Chinese Assembly Hall

23. Malaysia Trade Union Congress (MTUC)

24. National Indian Action Team (NIAT)

25. Pusat Komas

26. Bersih 2.0

Lien:

https://www.facebook.com/notes/international-solidarity-for-thailand/2-jun-2014malaysian-trade-unions-and-ngos-protested-in-front-thai-embassy-today-/764627616902534

 

Autres sources:

http://www.thestar.com.my/News/Nation/2014/06/02/NGOS-protest-Thai-coup/

http://www.nationmultimedia.com/politics/Malaysian-NGOs-protest-Thai-coup-outside-embassy-30235246.html

Manifestation contre le coup d'Etat devant l'ambassade de Thaïlande à Kuala Lumpur
Manifestation contre le coup d'Etat devant l'ambassade de Thaïlande à Kuala Lumpur
Manifestation contre le coup d'Etat devant l'ambassade de Thaïlande à Kuala Lumpur
Manifestation contre le coup d'Etat devant l'ambassade de Thaïlande à Kuala Lumpur
Manifestation contre le coup d'Etat devant l'ambassade de Thaïlande à Kuala Lumpur
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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 17:40

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Lien de l'article:

http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/06/01/total-silence-from-the-human-rights-commission-and-ngos-as-hundreds-of-pro-democracy-academics-and-activists-arrested/

 

Alors que des centaines d'universitaires et de militants pro-démocratie ont été arrêtés par la junte militaire thaïlandaise, il est évident pour n'importe qui d'entre ceux qui ne possèdent ne serait-ce qu'un demi-cerveau qu'il s'agit d'un coup d'Etat pour détruire les Chemises rouges et le mouvement pour la démocratie dans son ensemble. Les Chemises jaunes et les truands anti-démocratiques, qui ont utilisé la violence afin de saboter les élections, ont été vite libérés et se sont eux-mêmes photographiés en uniforme de l'armée dans le cadre de leurs célébrations.

Mais nous assistons à un silence total de la Commission Nationale des Droits de l'Homme ainsi que des universitaires traditionnels, aussi bien sur le coup d'Etat que sur ​​ses violations flagrantes des droits de l'homme.

J'ai observés les diverses déclarations publiées sur le journal en ligne "Prachatai" depuis le coup d'Etat et nous pouvons voir une tendance claire se dégager.

Les ONG

Alors que les militants courageux défient la junte en prenant part à des "flash mobs" (petites manifestations rapides et spontanées) et des manifestations de masse à Bangkok ainsi que dans d'autres villes, un certain nombre d'organisations ont fait des déclarations qui condamnent sans réserve le coup d'Etat. Ces organisations comprennent l'Assemblée pour la Défense de la Démocratie, l'Assemblée des Pauvres, Le groupe 24 Juin pour la Démocratie (le groupe de Somyot), Les Habitants des Bidonvilles des 4 Régions, le Parti Populaire Commun, le Groupe des 91 Universitaires et des étudiants du Sud, la Fédération des étudiants de l'Isarn, P-Move & YPD, le Réseau Communautaire pour la Réforme de la Société et la Politique, les militants non-violents de Kotom Araya et les Diplômés Bénévoles pour la Défense de la Démocratie. D'autres groupes, y compris les groupes de gauche et des militants de la rue n'ont pas fait de déclarations, mais se sont opposés au coup d'Etat par leurs actions.

Un deuxième groupe de gens ont critiqué le coup d'Etat mais l'ont en même temps justifié. Ils prétendent que "les deux camps de la fracture politique" étaient responsables de la crise et doivent faire amende honorable. En termes pratiques, cela signifie que ceux qui ont gagné les élections et ceux qui voulaient protéger le processus démocratique seraient aussi "coupables" que ceux qui ont utilisé la violence dans les rues afin de saboter les élections ou utilisé leurs rôles illégitimes dans les tribunaux pour contrecarrer la démocratie. C'est une manière doucereuse d'essayer de se faire passer pour démocratique tout en soutenant le coup d'Etat. Telle est la position du Comité national de coordination des ONG et également  de 11 ONG telles que FTA watch, Bio Thai, Fondation du Mouvement Progressiste des femmes et hommes, Amis du Peuple, l'Association des consommateurs et la Fondation pour la promotion de l'emploi et du travail. Ils demandent un retour à la démocratie "à la première occasion", une chose pour laquelle le général Prayut serait facilement d'accord car aucun délai n'est exigé. De plus, le Comité national de coordination des ONG semble être plus préoccupé à s'opposer à la proposition de la junte de reprendre les projets d'infrastructure à grande échelle que de se soucier des violations des droits démocratiques.

Un troisième groupe de gens acceptent le coup et essaye de donner des conseils à la junte. Cela comprend le Thailand Development Research Institute, des universitaires en sciences politiques de Thammasart et la Société pour empêcher le Réchauffement Climatique.

En 2006, la plupart des ONG ont accepté le coup d'Etat et ont pris part aux faux comités "réforme" de la junte. Certains universitaires "d'ONG" ont même fait partie du parlement nommé par la junte.

Durant la dernière décennie, les ONG thaïlandaises ont cessé d'être des avocats ou des militants pour la liberté et la démocratie et ont traité la majorité des citoyens avec mépris. Pour lire plus de détails à ce sujet, voir: "Pourquoi la plupart des ONG thaïlandaises rangé du côté des royalistes conservateurs contre la démocratie et les pauvres" dans le lien suivant (en anglais): http://www.scribd.com/doc/221530131/Why-have-most-Thai-NGOs-chosen-to-side-with-the-conservative-royalists-against-democracy-and-the-poor

Les vrais militants pour la liberté et la démocratie participent aux "flash mobs" et aux manifestations de rue où se trouvent dans les prisons de la junte ou encore parmi les Chemises rouges. Toutefois, la direction chemise rouge de l'UDD et de nombreux politiciens du Parti Pua Thai, y compris Yingluk, ont jeté l'éponge. Les dirigeants de l'UDD appellent au calme et ils ont essayé de démobiliser le mouvement depuis l'élection de Yingluk en 2011. Les photos de Yingluk allant docilement se livrer à la junte sont en contraste avec les actions de ceux qui ont refusé de se livrer à cet organisme illégitime.  Chaturon Chaisang, un ancien ministre de l'éducation, a été arrêté au Club des correspondants étrangers. Il fait maintenant face à un tribunal militaire et risque deux ans de prison. D'autres tentent de traverser la frontière pour demander l'asile politique. Les dirigeants de l'UDD auraient pu facilement faire quelque chose comme cela dans le but de mener la lutte pour la démocratie à partir de l'étranger ou dans la clandestinité. Mais ils ont échoué. La nouvelle direction devra désormais se composer de militants de base.

Arrestation de Chaturon Chaisang

Arrestation de Chaturon Chaisang

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 21:04

L'Union pour la Démocratie du Peuple (Corée du Sud) a déposé une plainte auprès de l'Union Européenne contre le coup d'État en Thaïlande. Elle demande l'intervention rapide de l'UE.
Lien:
https://www.facebook.com/notes/international-solidarity-for-thailand/union-for-peoples-democracy-submitted-a-complaint-to-the-european-union-on-coup-/763148740383755

Nous condamnons le coup d'État de Thaïlande qui menace la démocratie et les droits de l'homme en prétendant "restaurer la paix".
Deux jours après l'annonce du 20 mai dernier comme quoi la loi martiale avait été mis en application, une junte militaire, qui s'est autoproclamée l'Ordre National du Conseil de Maintenance (National Order Maintenance Council NOMC), a organisée un coup d'État et s'est, par la suite, installée elle-même comme gouvernement en Thaïlande. Au cours des six mois de manifestations anti-gouvernementales, vingt-huit personnes ont été tuées et plus de huit cents blessés. Par conséquent, nous sommes gravement préoccupés par les violations en cours des droits de l'homme et par la régression de la démocratie en Thaïlande. En outre, nous demandons fermement à la junte militaire en Thaïlande de libérer immédiatement tous les détenus et de cesser ses violations des droits de l'homme.
Le général Prayuth Chan-ocha, le commandant en chef de l'armée royale thaïlandaise, a déclaré que le coup d'État avait été fait afin de "rétablir la paix", et que lui-même aurait été approuvé en tant que leader du pays par le Roi le 25 mai dernier. Cependant, la junte militaire a dissous le Sénat, mis en place un contrôle intensif des médias et arrêté un grand nombre de citoyens qui avaient participé à des manifestations contre le régime militaire. Ce ne sont clairement pas les conséquences d'un acte pour "rétablir la paix", mais plutôt celles d'une action menée dans le but de suspendre la liberté des citoyens thaïlandais et d'entraver la démocratie. En outre, dans un pays démocratique, le Roi ne devrait pas avoir le droit d'approuver un coup d'Etat qui abroge la constitution sous la menace des fusils.
La junte militaire opprime les défenseurs des droits de l'homme par l'émission d'assignations non seulement vis-à-vis des politiciens anti-junte, mais aussi pour les défenseurs des droits de l'homme ainsi que des journalistes et des universitaires. Selon diverses sources médiatiques, environ 200 sommations ont été émis à ce jour et à peu près entre 100 et 200 arrestations ont été faites en conséquence. La femme et le fils de Somyot Prueksakasemsuk, un journaliste bien connu qui a, jusqu'à présent, purgé trois ans de prison sur une peine de onze ans après avoir été reconnu coupable de lèse-majesté, ont également été arrêtés le 25 mai. Tous les deux ont été libérés un jour plus tard après avoir reçu l'ordre de ne pas participer à des activités politiques. Le sort de nombreux autres détenus est encore inconnu de même que les charges exactes intentées contre eux. Il s'agit clairement d’une violation de l'article 9 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques dont la Thaïlande est un État signataire.
Par ailleurs, la junte militaire a pris le contrôle des médias et limité ainsi l'accès à l'information sincère et objective au public au moment ou elle est le plus nécessaire. Les programmes habituels de la télévision et de la radio ont été annulés pour être remplacés par la propagande de la junte militaire.
Pire encore, un comité a été mis en place pour contrôler et surveiller les réseaux sociaux. Cela montre que le régime actuel ne cherche pas seulement à cacher la vérité en contrôlant les médias, mais veut aussi censurer les blogs et tous les autres moyens de liberté d'expression du public.
Le gouvernement de Corée du Sud a fait une déclaration le 22 mai affirmant qu'il était "profondément préoccupé par la situation actuelle, notamment par la suspension de la Constitution en Thaïlande et souhaitait qu'un gouvernement démocratique, qui reflèterait la voix des citoyens thaïlandais, puisse être mis en place le plus tôt possible". Nous suggérons au gouvernement coréen, qui a une relation de coopération économique, notamment en matière d'exportation d'armes, avec la Thaïlande, de faire suivre sa déclaration de préoccupation par un acte réel, tel que mettre fin à la coopération militaire. Sinon, nous allons mettre en place une campagne d'appel au gouvernement coréen pour qu'il arrête son soutien à la junte militaire thaïlandaise en réunissant la société civile de Corée du Sud afin d'échanger des idées sur cette question importante.
L'échec apparent de la démocratie en Thaïlande a un grand impact sur ​​tous les Asiatiques, y compris pour les Coréens. La Thaïlande est une destination de vacances très populaire pour de nombreux Coréens. La situation locale en Thaïlande peut facilement être ignorée lors de ce qui devrait être des vacances reposantes, et c'est pourquoi cette grave question concernant ce qu'il arrive à nos frères d'Asie, mérite d'être réfléchie. Nous appelons vivement les citoyens de Corée du Sud à s'engager plus activement pour la démocratie en Thaïlande.
En 2010, environ 90 personnes ont été tuées et environ 1700 personnes blessées au cours d'un affrontement entre les manifestants et les militaires. La société civile coréenne est très inquiète de la poursuite de la violence de masse. Un coup d'Etat militaire, qui supprime la liberté des personnes, ne peut pas être justifié, même s'il a l'approbation du Roi. Par conséquent, nous soutenons fermement la lutte des citoyens thaïlandais contre la junte militaire, et nous exigeons ce qui suit :
- La junte militaire thaïlandaise doit cesser immédiatement la détention arbitraire des défenseurs des droits de l'homme.
- La junte militaire thaïlandaise doit abolir la lèse-majesté et libérer immédiatement tous les prisonniers politiques détenus en vertu de cette loi, ainsi que tous les autres prisonniers d'opinion.
- La junte militaire thaïlandaise doit garantir la liberté des médias et permettre la libre expression de tous les citoyens thaïlandais.
- La junte militaire thaïlandaise doit assurer la liberté de réunion et le droit de manifester.
- La souveraineté appartient aux citoyens thaïlandais. La junte militaire doit immédiatement transférer le pouvoir à un gouvernement civil.
Signé par:
- Advocates for Public Interest Law
- Catholic Human Rights Committee
- DASAN Human Rights Center/Human Rights Law Foundation Gong Gam
- Joint Committee with Migrants in Korea
- Korea Center for United Nations Human Rights Policy
- Korean Chemical and Textile Workers’ Federation
- Korean Confederation of Trade Unions
- Korean Health and Medical Workers’ Union 
- Korean House for International Solidarity
- Korean Lawyers for Public Interest and Human Rights
- Korean Metal Workers’ Union
- Network for Glocal Activism
- People’s Solidarity for Participatory Democracy
- ODA Watch
- People’s Solidarity for Social Progress
- Worker’s Solidarity

Lettre à l'Union Européenne

Lettre à l'Union Européenne

Manifestation en Corée du Sud contre le coup d'État en Thaïlande

Manifestation en Corée du Sud contre le coup d'État en Thaïlande

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 17:21

En Thaïlande, les opposants au coup d'Etat ont décidé d'adopter un nouveau symbole.

Celui des trois doigts, indexe, majeur et annulaire, levé en l'air dans un symbole qui fait allusion à la Révolution Française. En effet, ces 3 doigts sont levés pour réclamer la Liberté, l'Egalité et la Fraternité.

Aujourd'hui, Sombat Boonngamanong, l'inventeur du symbole des trois doigts, a sérieusement fait perdre la face à l'armée et au général Prayuth.

Les trois doigts, symbole de Liberté, Egalité, Fraternité
Les trois doigts, symbole de Liberté, Egalité, Fraternité
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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 15:09

Le 29 mai 2014, à Séoul, le mouvement ouvrier coréen et la société civile solidaire ont protesté contre le coup d'État et la primauté de la junte en Thaïlande.

La Confédération coréenne des syndicats (KCTU), Corée Santé et l'Union des travailleurs médicaux (Khamu) et 18 ONG ont organisé une manifestation et une conférence de presse dans le centre de la rue principale de Séoul, en Corée du Sud en solidarité avec les travailleurs thaïlandais et tous les civils pro-démocratie de Thaïlande.

Les manifestants ont exigé la fin du coup d'Etat militaire en Thaïlande, le retour de la démocratie pour le peuple et le respect des droits humains. Ils ont également réclamé la libération de tous les prisonniers politiques, l'abolition de la loi de lèse-majesté et la protection de la liberté de la presse. Une autre manifestation a eu lieu le lendemain devant l'ambassade de Thaïlande à Séoul. Les ONG coréennes et les citoyens continueront d'envoyer des courriels de protestation au gouvernement de la junte militaire thaïlandaise.

Une grande conférence de solidarité sur la situation en Thaïlande se tiendra bientôt en Corée pour générer davantage de soutien et afin de faire pression sur militaire thaïlandais.

Source: Kang Yeon Bae , directeur de la santé de Corée et l'Union Khamu, coordinateur d'actions de protestation des travailleurs médicaux.

https://www.facebook.com/notes/international-solidarity-for-thailand/29may2014korean-labour-movement-and-civil-society-s-solidarity-protest-to-coup-d/762511907114105

Les manifestants contre le coup d'Etat à Séoul

Les manifestants contre le coup d'Etat à Séoul

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 15:06

Un article de Robert Amsterdam

Lien en anglais:

http://robertamsterdam.com/thailand/2014/05/27/notice-to-international-media-in-thailand/

 

LONDRES - Au nom de l'UDD, nous vous conseillons de ne pas utiliser la langue des procès légitimes en décrivant les tribunaux  militaires illégaux et criminels qui n'ont en fait absolument aucune juridiction, aucune indépendance, aucune impartialité et n'appliquent aucunes des procédures régulières, qui sont habituellement utilisées de manière indépendante, afin de punir les personnes qui sont des opposants politiques de l'armée.

Au lieu de "procès", utilisez, s'il vous plaît, le terme "processus" ou "audience". S'il vous plaît, n'utilisez pas le terme "jugement" qui implique une certaine forme de contrepartie neutre. S'il vous plaît, n'utilisez pas le terme "détention", alors qu'en fait, les personnes détenues sont en réalité des otages.

Nous soulignons que cette junte n'a pas de légitimité au regard du droit international. Sa détermination à utiliser les tribunaux militaires ainsi que de fausses accusations ne fait que souligner l'insécurité d'un groupe de personnes qui ont menti et trompé le peuple thaïlandais, et sont accusé de violer non seulement le droit international, mais aussi de chercher à détruire les espoirs et les aspirations du peuple thaïlandais.

Robert Amsterdam

Avocat du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (UDD)

 

Arrestation d'une opposante au coup d'Etat

Arrestation d'une opposante au coup d'Etat

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 19:19

Un article de Numnual Yapparat & Giles Ji Unpakorn

Lien:

http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/05/28/this-is-an-aggressive-and-arrogant-coup/

 

Le général Prayut Chan-ocha cherche à exercer son pouvoir de façon agressive. Il a refusé avec arrogance de répondre à deux questions fondamentales des journalistes quant à savoir s'il serait le prochain Premier ministre et quand les élections auraient lieu. En réponse à la première question, il s'est mis en colère et a pointé son doigt vers le journaliste en demandant "Voulez-vous être PM alors?" En réponse à la question sur la prochaine échéance électorale, il a crié "Il n'y a aucune période de temps", puis a claqué la porte de la conférence de presse. Il manque clairement de compétences en communication. Le lendemain, l'armée a convoqué les journalistes pour leur donner une leçon sur la façon de poser une question de manière appropriée à Son Excellence le généralissime.

La junte a fait savoir quelle sorte de punition les journalistes devront faire face s'ils ne respectent pas le régime du Nouvel Ordre.

Le 27 mai dernier, les soldats ont été assez stupides pour arrêter l'ex- ministre de l'Éducation, Chaturon Chaisaeng, alors qu'il donnait une conférence de presse devant des centaines de journalistes au Club des Correspondants Etrangers de Thaïlande. Il est maintenant en prison et doit faire face à un tribunal militaire. Tous ceux qui ont été arrêtés devront également faire face à des tribunaux militaires s'ils sont inculpés.

Des militants pro-démocratie, des universitaires progressistes, des leaders des Chemises rouges et des étudiants ont été informés qu’ils devraient se livrer à la junte militaire dans les clubs de l'armée. Beaucoup ont été immédiatement arrêtés et envoyés dans des camps militaires. Certains d'entre eux ont refusé d'y aller et sont maintenant dans la clandestinité.

Non seulement l'armée a arrêté des gens honnêtes qui croient en la liberté et la démocratie, mais aussi leurs parents et enfants. Des gens comme la femme de Somyot et son fils ont été temporairement arrêtés après que les troupes aient pénétré de force dans leurs maisons. Le frère de l'infirmière qui a été abattu par des snipers de l'armée en 2010 a également été arrêté puis libéré plus tard. Les activités politiques sont interdites dans les universités. Des étudiants sont arrêtés pour avoir protesté contre le coup d'Etat. Les soldats ont pénétré dans les maisons des dirigeants chemises rouges dans le Nord et le Nord-est et leur ont ordonné sous la menace de ne pas mobiliser les gens contre le coup d'Etat.

Lors d’un contraste marquant, les membres du gang de Sutep, qui portaient des armes et utilisaient la violence dans les rues pour saboter les élections de février ont tous été libérés. L'armée tente d'arrêter toute personne qui a le potentiel de mener une rébellion contre elle.

Le généralissime Prayut, le Grand Leader, a donné un ordre de déployer des banderoles dans plusieurs provinces se "remerciant" lui-même pour avoir aidé les agriculteurs. En fait, il cherche à profiter du programme de subvention du riz mené par le gouvernement précédent. Il veut désespérément donner l'impression qu'il est un leader fort qui peut "sauver" la Thaïlande de la crise. Mais lui et ses collègues anti-démocrates sont à l'origine de la crise actuelle.

Le généralissime Prayut veut montrer qu'il est un homme dur. Lui et sa junte ont publiés un grand nombre de décrets, couvrant presque tous les aspects de la vie. Un récent décret est d'interdire tous les jeux. Gageons que cela ne fonctionnera pas.

Il essaie de fléchir ses muscles et de réclamer que lui, le Grand Leader, peut beaucoup mieux faire que tout autre gouvernement civil élu pour régler les problèmes de l'ensemble du pays. Pour tenter de stimuler l'économie, il veut reprendre à son compte les grands projets d'infrastructure que le Parti Pua Thai avait essayé de mettre en place. Bien sûr, ceux qui hurlaient le plus fort contre les projets du Parti Pua Thai, y compris les juges de la Cour constitutionnelle, sont maintenant étrangement silencieux. Prayut a placé les militaires et ses copains anti-démocrates dans des positions de pouvoir. Des créatures de la junte de 2006, comme Pridiyatorn, ont rampé pour réclamer le droit d'aider le régime actuel dans son sale boulot.

Le comportement du Généralissime Prayut nous rappelle l'ancien temps du maréchal dictateur Sarit Tanarat, l'un des premiers ministres les plus brutaux et corrompus de l'histoire thaïlandaise. Sarit était au pouvoir de 1958 à 1963. Il est mort d'une cirrhose du foie et avait des centaines de femmes. Après sa mort, un comité a été mis en place pour récupérer les millions qu'il avait volés à la nation. Tout au long de son temps comme dictateur, il a publié de nombreux décrets stupides, mais surtout il a ordonné l'exécution sommaire et sans procès de gangsters et trafiquants de drogue qui empiétaient sur ​​ses propres intérêts. Certaines de ces personnes ont été exécutées en public. Des socialistes et des communistes ont également été massacrés.

Mais la Thaïlande des années 1950 et 60 n'est pas la même que la Thaïlande d'aujourd'hui. En 1954, 88 % de la population active était impliquée dans l'agriculture. En 2002 au début du gouvernement Thai Rak Thai, ce chiffre était tombé à 37 %, les autres 63 % dépendaient de l'industrie et des services. Et même la plupart des gens classés comme travaillant dans l'agriculture sont en fait impliqués dans la "multiplicité du travail", un "mélange d’emplois agricoles" avec des "emplois non agricoles". La majorité des Thaïlandais font maintenant partie de la classe ouvrière urbaine.

En 1960, pas plus de 20 % de la population n'avait atteint les plus faibles qualifications de l'enseignement secondaire. En 1999, le Ministère de l'éducation a indiqué que 84 % de tous les jeunes de 12-14 ans avaient été à l'école secondaire. Les gens n'ont pas besoin d'avoir été éduqués à l'école ou au collège pour comprendre la démocratie, les droits humains ou la justice sociale, contrairement à ce que la plupart des élites conservatrices affirment, mais l'éducation peut augmenter la confiance en soi afin de s'organiser, de se lever et de se battre. La prolifération de l'enseignement secondaire en Thaïlande peut aider à expliquer en partie pourquoi le mouvement chemise rouge est devenu le plus grand mouvement social de l'histoire thaïlandaise. L'éducation et les compétences de base en informatique sont également utiles pour que les Chemises rouges, dans un climat de grave censure de la part du gouvernement de la junte, puissent accéder à des sites Web de même qu'aux blogs et à la radio diffusée sur Internet, ainsi que pour communiquer les uns avec les autres via e-mail, Facebook et Skype.

Le généralissime Prayut peut rêver qu'il est le chef suprême. Il peut rêver de transformer la Thaïlande en un état policier du Nouvel Ordre. Mais ses rêves commencent à s'effondrer. Tout au long des premiers jours de l'après coup d'Etat, il y a eu des manifestations anti-militaires spontanées faites par des centaines de personnes à Bangkok et dans d'autres villes. Certaines de ces manifestations ont mobilisée quelques milliers de personnes. Les soldats ont souvent été réprimandés par les femmes d'âge moyen. Plus d'une fois, des soldats ont été forcés de battre en retraite face à la foule en colère. La majorité des 70 millions de la population de Thaïlande est totalement opposée à la junte et elle l'a montré lors des dernières élections.

Le 28 mai 2014, la junte a testé sa capacité à bloquer Facebook ainsi que d'autres réseaux sociaux, mais ils n'ont pas pu le faire longtemps car cela a rendu les Thaïlandais furieux. Ils ne peuvent pas bloquer l'internet dans son ensemble sinon ils détruiraient l'économie. La seule chose qu'ils peuvent faire est de bloquer certains sites web, y compris celui de Midnight University ainsi que des centaines d'autres sites. Ils peuvent également tenter de fermer Facebook lors de moments stratégiques s'ils pensent que le media social est utilisé pour organiser certaines actions politiques.

Les militants pro-démocraties s'organisent pour protester à nouveau le 1er Juin 2014 à Ratchapasong et des gens continuent de retourner se recueillir au Monument de la Victoire.

Il faut faire preuve d'un immense courage pour défier une junte militaire et se tenir debout devant des soldats armés. En 2010, le général Prayut avait ordonné le massacre de près de 90 manifestants chemises rouges qui réclamaient des élections démocratiques après un coup d'Etat judiciaire. L'espoir est que ce mouvement se développera jusqu'à atteindre une classe ouvrière organisée. Mais cela prendra du temps. Cela pourrait bien être un cas de "deux pas en avant, un pas en arrière". La junte ne pourra pas être renversée en une nuit.

Des militaires thaïlandais fouillent les maisons des opposants

Des militaires thaïlandais fouillent les maisons des opposants

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 12:13

Des  étudiants militants des universités de Mahasarakham et de Khon Kaen ont été convoqués mardi 27 mai 2014 par l'armée.

Cinq étudiants de l'université de Mahasarakham ont ensuite été libérés, mais l’un d'entre eux est encore détenu.

Le Commandement du Maintien de la Paix de la province de Mahasarakham avait déjà envoyé une lettre au recteur de l'université et avait demandé aux six étudiants de se rendre a l'armée, le mardi 27 mai 2014 à 11 heures du matin.

Trois autres étudiants militants, venus eux aussi de l'université de Mahasarakham, ont été convoques, bien que leurs noms ne figuraient pas dans la convocation officielle. Ils sont toujours en détention et personne ne sait où l'armée les a emmenés. Les personnes libérées ont dit que dit l'armée les a averti de ne plus faire d’activisme politique pendant la loi martiale. Deux militants étudiants de l'université de Khon Kaen ont également été convoqués, mais ils ne se sont pas présentés à l'armée.

Source:

http://www.prachatai.com/english/node/4038

La Thaïlande en pleurs

La Thaïlande en pleurs

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 12:10

Le leader du coup d'Etat de Thaïlande a déclaré que le Roi du pays l'avait officiellement approuvé pour diriger la nation après que les forces armées aient pris le pouvoir la semaine dernière. L'annonce intervient un jour après que la junte ait mis en garde les manifestants qu'elle était prête pour la répression contre l'opposition civile.

La junte du Conseil National pour la Paix et l'​​Ordre a nommé une demi-douzaine de dirigeants.

Le général Prawit Wongsuwan a été nommé président du conseil de la junte.

Somkid Jatusripitak (un ancien ministre des Finances du gouvernement Thaksin qu'il avait trahit) est responsable des affaires étrangères

Pridiyathorn Devakula (ancien ministre des Finances sous le gouvernement militaire de Surayut) et Narongchai Akrasanee (ancien sénateur et ministre du Commerce) sont responsables des affaires économiques

Wisanu Krue-ngam (un ancien secrétaire général sous Thaksin, qu'il avait trahit lui-aussi) est responsable des affaires juridiques et de la justice

Le général Anupong Paochinda (ancien organisateur du coup d'Etat de 2006 et massacreur des Chemises rouges en 2010) est nommé responsable des affaires de sécurité.

Prawit et Anupong étaient les principaux soutiens de Suthep.

Source:
http://asiancorrespondent.com/123204/gen-prawit-appointed-chairman-of-the-military-junta/

Le général Prawit Wongsuwan

Le général Prawit Wongsuwan

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