Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 17:40

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Lien de l'article:

http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/06/01/total-silence-from-the-human-rights-commission-and-ngos-as-hundreds-of-pro-democracy-academics-and-activists-arrested/

 

Alors que des centaines d'universitaires et de militants pro-démocratie ont été arrêtés par la junte militaire thaïlandaise, il est évident pour n'importe qui d'entre ceux qui ne possèdent ne serait-ce qu'un demi-cerveau qu'il s'agit d'un coup d'Etat pour détruire les Chemises rouges et le mouvement pour la démocratie dans son ensemble. Les Chemises jaunes et les truands anti-démocratiques, qui ont utilisé la violence afin de saboter les élections, ont été vite libérés et se sont eux-mêmes photographiés en uniforme de l'armée dans le cadre de leurs célébrations.

Mais nous assistons à un silence total de la Commission Nationale des Droits de l'Homme ainsi que des universitaires traditionnels, aussi bien sur le coup d'Etat que sur ​​ses violations flagrantes des droits de l'homme.

J'ai observés les diverses déclarations publiées sur le journal en ligne "Prachatai" depuis le coup d'Etat et nous pouvons voir une tendance claire se dégager.

Les ONG

Alors que les militants courageux défient la junte en prenant part à des "flash mobs" (petites manifestations rapides et spontanées) et des manifestations de masse à Bangkok ainsi que dans d'autres villes, un certain nombre d'organisations ont fait des déclarations qui condamnent sans réserve le coup d'Etat. Ces organisations comprennent l'Assemblée pour la Défense de la Démocratie, l'Assemblée des Pauvres, Le groupe 24 Juin pour la Démocratie (le groupe de Somyot), Les Habitants des Bidonvilles des 4 Régions, le Parti Populaire Commun, le Groupe des 91 Universitaires et des étudiants du Sud, la Fédération des étudiants de l'Isarn, P-Move & YPD, le Réseau Communautaire pour la Réforme de la Société et la Politique, les militants non-violents de Kotom Araya et les Diplômés Bénévoles pour la Défense de la Démocratie. D'autres groupes, y compris les groupes de gauche et des militants de la rue n'ont pas fait de déclarations, mais se sont opposés au coup d'Etat par leurs actions.

Un deuxième groupe de gens ont critiqué le coup d'Etat mais l'ont en même temps justifié. Ils prétendent que "les deux camps de la fracture politique" étaient responsables de la crise et doivent faire amende honorable. En termes pratiques, cela signifie que ceux qui ont gagné les élections et ceux qui voulaient protéger le processus démocratique seraient aussi "coupables" que ceux qui ont utilisé la violence dans les rues afin de saboter les élections ou utilisé leurs rôles illégitimes dans les tribunaux pour contrecarrer la démocratie. C'est une manière doucereuse d'essayer de se faire passer pour démocratique tout en soutenant le coup d'Etat. Telle est la position du Comité national de coordination des ONG et également  de 11 ONG telles que FTA watch, Bio Thai, Fondation du Mouvement Progressiste des femmes et hommes, Amis du Peuple, l'Association des consommateurs et la Fondation pour la promotion de l'emploi et du travail. Ils demandent un retour à la démocratie "à la première occasion", une chose pour laquelle le général Prayut serait facilement d'accord car aucun délai n'est exigé. De plus, le Comité national de coordination des ONG semble être plus préoccupé à s'opposer à la proposition de la junte de reprendre les projets d'infrastructure à grande échelle que de se soucier des violations des droits démocratiques.

Un troisième groupe de gens acceptent le coup et essaye de donner des conseils à la junte. Cela comprend le Thailand Development Research Institute, des universitaires en sciences politiques de Thammasart et la Société pour empêcher le Réchauffement Climatique.

En 2006, la plupart des ONG ont accepté le coup d'Etat et ont pris part aux faux comités "réforme" de la junte. Certains universitaires "d'ONG" ont même fait partie du parlement nommé par la junte.

Durant la dernière décennie, les ONG thaïlandaises ont cessé d'être des avocats ou des militants pour la liberté et la démocratie et ont traité la majorité des citoyens avec mépris. Pour lire plus de détails à ce sujet, voir: "Pourquoi la plupart des ONG thaïlandaises rangé du côté des royalistes conservateurs contre la démocratie et les pauvres" dans le lien suivant (en anglais): http://www.scribd.com/doc/221530131/Why-have-most-Thai-NGOs-chosen-to-side-with-the-conservative-royalists-against-democracy-and-the-poor

Les vrais militants pour la liberté et la démocratie participent aux "flash mobs" et aux manifestations de rue où se trouvent dans les prisons de la junte ou encore parmi les Chemises rouges. Toutefois, la direction chemise rouge de l'UDD et de nombreux politiciens du Parti Pua Thai, y compris Yingluk, ont jeté l'éponge. Les dirigeants de l'UDD appellent au calme et ils ont essayé de démobiliser le mouvement depuis l'élection de Yingluk en 2011. Les photos de Yingluk allant docilement se livrer à la junte sont en contraste avec les actions de ceux qui ont refusé de se livrer à cet organisme illégitime.  Chaturon Chaisang, un ancien ministre de l'éducation, a été arrêté au Club des correspondants étrangers. Il fait maintenant face à un tribunal militaire et risque deux ans de prison. D'autres tentent de traverser la frontière pour demander l'asile politique. Les dirigeants de l'UDD auraient pu facilement faire quelque chose comme cela dans le but de mener la lutte pour la démocratie à partir de l'étranger ou dans la clandestinité. Mais ils ont échoué. La nouvelle direction devra désormais se composer de militants de base.

Arrestation de Chaturon Chaisang

Arrestation de Chaturon Chaisang

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 21:04

L'Union pour la Démocratie du Peuple (Corée du Sud) a déposé une plainte auprès de l'Union Européenne contre le coup d'État en Thaïlande. Elle demande l'intervention rapide de l'UE.
Lien:
https://www.facebook.com/notes/international-solidarity-for-thailand/union-for-peoples-democracy-submitted-a-complaint-to-the-european-union-on-coup-/763148740383755

Nous condamnons le coup d'État de Thaïlande qui menace la démocratie et les droits de l'homme en prétendant "restaurer la paix".
Deux jours après l'annonce du 20 mai dernier comme quoi la loi martiale avait été mis en application, une junte militaire, qui s'est autoproclamée l'Ordre National du Conseil de Maintenance (National Order Maintenance Council NOMC), a organisée un coup d'État et s'est, par la suite, installée elle-même comme gouvernement en Thaïlande. Au cours des six mois de manifestations anti-gouvernementales, vingt-huit personnes ont été tuées et plus de huit cents blessés. Par conséquent, nous sommes gravement préoccupés par les violations en cours des droits de l'homme et par la régression de la démocratie en Thaïlande. En outre, nous demandons fermement à la junte militaire en Thaïlande de libérer immédiatement tous les détenus et de cesser ses violations des droits de l'homme.
Le général Prayuth Chan-ocha, le commandant en chef de l'armée royale thaïlandaise, a déclaré que le coup d'État avait été fait afin de "rétablir la paix", et que lui-même aurait été approuvé en tant que leader du pays par le Roi le 25 mai dernier. Cependant, la junte militaire a dissous le Sénat, mis en place un contrôle intensif des médias et arrêté un grand nombre de citoyens qui avaient participé à des manifestations contre le régime militaire. Ce ne sont clairement pas les conséquences d'un acte pour "rétablir la paix", mais plutôt celles d'une action menée dans le but de suspendre la liberté des citoyens thaïlandais et d'entraver la démocratie. En outre, dans un pays démocratique, le Roi ne devrait pas avoir le droit d'approuver un coup d'Etat qui abroge la constitution sous la menace des fusils.
La junte militaire opprime les défenseurs des droits de l'homme par l'émission d'assignations non seulement vis-à-vis des politiciens anti-junte, mais aussi pour les défenseurs des droits de l'homme ainsi que des journalistes et des universitaires. Selon diverses sources médiatiques, environ 200 sommations ont été émis à ce jour et à peu près entre 100 et 200 arrestations ont été faites en conséquence. La femme et le fils de Somyot Prueksakasemsuk, un journaliste bien connu qui a, jusqu'à présent, purgé trois ans de prison sur une peine de onze ans après avoir été reconnu coupable de lèse-majesté, ont également été arrêtés le 25 mai. Tous les deux ont été libérés un jour plus tard après avoir reçu l'ordre de ne pas participer à des activités politiques. Le sort de nombreux autres détenus est encore inconnu de même que les charges exactes intentées contre eux. Il s'agit clairement d’une violation de l'article 9 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques dont la Thaïlande est un État signataire.
Par ailleurs, la junte militaire a pris le contrôle des médias et limité ainsi l'accès à l'information sincère et objective au public au moment ou elle est le plus nécessaire. Les programmes habituels de la télévision et de la radio ont été annulés pour être remplacés par la propagande de la junte militaire.
Pire encore, un comité a été mis en place pour contrôler et surveiller les réseaux sociaux. Cela montre que le régime actuel ne cherche pas seulement à cacher la vérité en contrôlant les médias, mais veut aussi censurer les blogs et tous les autres moyens de liberté d'expression du public.
Le gouvernement de Corée du Sud a fait une déclaration le 22 mai affirmant qu'il était "profondément préoccupé par la situation actuelle, notamment par la suspension de la Constitution en Thaïlande et souhaitait qu'un gouvernement démocratique, qui reflèterait la voix des citoyens thaïlandais, puisse être mis en place le plus tôt possible". Nous suggérons au gouvernement coréen, qui a une relation de coopération économique, notamment en matière d'exportation d'armes, avec la Thaïlande, de faire suivre sa déclaration de préoccupation par un acte réel, tel que mettre fin à la coopération militaire. Sinon, nous allons mettre en place une campagne d'appel au gouvernement coréen pour qu'il arrête son soutien à la junte militaire thaïlandaise en réunissant la société civile de Corée du Sud afin d'échanger des idées sur cette question importante.
L'échec apparent de la démocratie en Thaïlande a un grand impact sur ​​tous les Asiatiques, y compris pour les Coréens. La Thaïlande est une destination de vacances très populaire pour de nombreux Coréens. La situation locale en Thaïlande peut facilement être ignorée lors de ce qui devrait être des vacances reposantes, et c'est pourquoi cette grave question concernant ce qu'il arrive à nos frères d'Asie, mérite d'être réfléchie. Nous appelons vivement les citoyens de Corée du Sud à s'engager plus activement pour la démocratie en Thaïlande.
En 2010, environ 90 personnes ont été tuées et environ 1700 personnes blessées au cours d'un affrontement entre les manifestants et les militaires. La société civile coréenne est très inquiète de la poursuite de la violence de masse. Un coup d'Etat militaire, qui supprime la liberté des personnes, ne peut pas être justifié, même s'il a l'approbation du Roi. Par conséquent, nous soutenons fermement la lutte des citoyens thaïlandais contre la junte militaire, et nous exigeons ce qui suit :
- La junte militaire thaïlandaise doit cesser immédiatement la détention arbitraire des défenseurs des droits de l'homme.
- La junte militaire thaïlandaise doit abolir la lèse-majesté et libérer immédiatement tous les prisonniers politiques détenus en vertu de cette loi, ainsi que tous les autres prisonniers d'opinion.
- La junte militaire thaïlandaise doit garantir la liberté des médias et permettre la libre expression de tous les citoyens thaïlandais.
- La junte militaire thaïlandaise doit assurer la liberté de réunion et le droit de manifester.
- La souveraineté appartient aux citoyens thaïlandais. La junte militaire doit immédiatement transférer le pouvoir à un gouvernement civil.
Signé par:
- Advocates for Public Interest Law
- Catholic Human Rights Committee
- DASAN Human Rights Center/Human Rights Law Foundation Gong Gam
- Joint Committee with Migrants in Korea
- Korea Center for United Nations Human Rights Policy
- Korean Chemical and Textile Workers’ Federation
- Korean Confederation of Trade Unions
- Korean Health and Medical Workers’ Union 
- Korean House for International Solidarity
- Korean Lawyers for Public Interest and Human Rights
- Korean Metal Workers’ Union
- Network for Glocal Activism
- People’s Solidarity for Participatory Democracy
- ODA Watch
- People’s Solidarity for Social Progress
- Worker’s Solidarity

Lettre à l'Union Européenne

Lettre à l'Union Européenne

Manifestation en Corée du Sud contre le coup d'État en Thaïlande

Manifestation en Corée du Sud contre le coup d'État en Thaïlande

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 17:21

En Thaïlande, les opposants au coup d'Etat ont décidé d'adopter un nouveau symbole.

Celui des trois doigts, indexe, majeur et annulaire, levé en l'air dans un symbole qui fait allusion à la Révolution Française. En effet, ces 3 doigts sont levés pour réclamer la Liberté, l'Egalité et la Fraternité.

Aujourd'hui, Sombat Boonngamanong, l'inventeur du symbole des trois doigts, a sérieusement fait perdre la face à l'armée et au général Prayuth.

Les trois doigts, symbole de Liberté, Egalité, Fraternité
Les trois doigts, symbole de Liberté, Egalité, Fraternité
Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 15:09

Le 29 mai 2014, à Séoul, le mouvement ouvrier coréen et la société civile solidaire ont protesté contre le coup d'État et la primauté de la junte en Thaïlande.

La Confédération coréenne des syndicats (KCTU), Corée Santé et l'Union des travailleurs médicaux (Khamu) et 18 ONG ont organisé une manifestation et une conférence de presse dans le centre de la rue principale de Séoul, en Corée du Sud en solidarité avec les travailleurs thaïlandais et tous les civils pro-démocratie de Thaïlande.

Les manifestants ont exigé la fin du coup d'Etat militaire en Thaïlande, le retour de la démocratie pour le peuple et le respect des droits humains. Ils ont également réclamé la libération de tous les prisonniers politiques, l'abolition de la loi de lèse-majesté et la protection de la liberté de la presse. Une autre manifestation a eu lieu le lendemain devant l'ambassade de Thaïlande à Séoul. Les ONG coréennes et les citoyens continueront d'envoyer des courriels de protestation au gouvernement de la junte militaire thaïlandaise.

Une grande conférence de solidarité sur la situation en Thaïlande se tiendra bientôt en Corée pour générer davantage de soutien et afin de faire pression sur militaire thaïlandais.

Source: Kang Yeon Bae , directeur de la santé de Corée et l'Union Khamu, coordinateur d'actions de protestation des travailleurs médicaux.

https://www.facebook.com/notes/international-solidarity-for-thailand/29may2014korean-labour-movement-and-civil-society-s-solidarity-protest-to-coup-d/762511907114105

Les manifestants contre le coup d'Etat à Séoul

Les manifestants contre le coup d'Etat à Séoul

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 15:06

Un article de Robert Amsterdam

Lien en anglais:

http://robertamsterdam.com/thailand/2014/05/27/notice-to-international-media-in-thailand/

 

LONDRES - Au nom de l'UDD, nous vous conseillons de ne pas utiliser la langue des procès légitimes en décrivant les tribunaux  militaires illégaux et criminels qui n'ont en fait absolument aucune juridiction, aucune indépendance, aucune impartialité et n'appliquent aucunes des procédures régulières, qui sont habituellement utilisées de manière indépendante, afin de punir les personnes qui sont des opposants politiques de l'armée.

Au lieu de "procès", utilisez, s'il vous plaît, le terme "processus" ou "audience". S'il vous plaît, n'utilisez pas le terme "jugement" qui implique une certaine forme de contrepartie neutre. S'il vous plaît, n'utilisez pas le terme "détention", alors qu'en fait, les personnes détenues sont en réalité des otages.

Nous soulignons que cette junte n'a pas de légitimité au regard du droit international. Sa détermination à utiliser les tribunaux militaires ainsi que de fausses accusations ne fait que souligner l'insécurité d'un groupe de personnes qui ont menti et trompé le peuple thaïlandais, et sont accusé de violer non seulement le droit international, mais aussi de chercher à détruire les espoirs et les aspirations du peuple thaïlandais.

Robert Amsterdam

Avocat du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (UDD)

 

Arrestation d'une opposante au coup d'Etat

Arrestation d'une opposante au coup d'Etat

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 19:19

Un article de Numnual Yapparat & Giles Ji Unpakorn

Lien:

http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/05/28/this-is-an-aggressive-and-arrogant-coup/

 

Le général Prayut Chan-ocha cherche à exercer son pouvoir de façon agressive. Il a refusé avec arrogance de répondre à deux questions fondamentales des journalistes quant à savoir s'il serait le prochain Premier ministre et quand les élections auraient lieu. En réponse à la première question, il s'est mis en colère et a pointé son doigt vers le journaliste en demandant "Voulez-vous être PM alors?" En réponse à la question sur la prochaine échéance électorale, il a crié "Il n'y a aucune période de temps", puis a claqué la porte de la conférence de presse. Il manque clairement de compétences en communication. Le lendemain, l'armée a convoqué les journalistes pour leur donner une leçon sur la façon de poser une question de manière appropriée à Son Excellence le généralissime.

La junte a fait savoir quelle sorte de punition les journalistes devront faire face s'ils ne respectent pas le régime du Nouvel Ordre.

Le 27 mai dernier, les soldats ont été assez stupides pour arrêter l'ex- ministre de l'Éducation, Chaturon Chaisaeng, alors qu'il donnait une conférence de presse devant des centaines de journalistes au Club des Correspondants Etrangers de Thaïlande. Il est maintenant en prison et doit faire face à un tribunal militaire. Tous ceux qui ont été arrêtés devront également faire face à des tribunaux militaires s'ils sont inculpés.

Des militants pro-démocratie, des universitaires progressistes, des leaders des Chemises rouges et des étudiants ont été informés qu’ils devraient se livrer à la junte militaire dans les clubs de l'armée. Beaucoup ont été immédiatement arrêtés et envoyés dans des camps militaires. Certains d'entre eux ont refusé d'y aller et sont maintenant dans la clandestinité.

Non seulement l'armée a arrêté des gens honnêtes qui croient en la liberté et la démocratie, mais aussi leurs parents et enfants. Des gens comme la femme de Somyot et son fils ont été temporairement arrêtés après que les troupes aient pénétré de force dans leurs maisons. Le frère de l'infirmière qui a été abattu par des snipers de l'armée en 2010 a également été arrêté puis libéré plus tard. Les activités politiques sont interdites dans les universités. Des étudiants sont arrêtés pour avoir protesté contre le coup d'Etat. Les soldats ont pénétré dans les maisons des dirigeants chemises rouges dans le Nord et le Nord-est et leur ont ordonné sous la menace de ne pas mobiliser les gens contre le coup d'Etat.

Lors d’un contraste marquant, les membres du gang de Sutep, qui portaient des armes et utilisaient la violence dans les rues pour saboter les élections de février ont tous été libérés. L'armée tente d'arrêter toute personne qui a le potentiel de mener une rébellion contre elle.

Le généralissime Prayut, le Grand Leader, a donné un ordre de déployer des banderoles dans plusieurs provinces se "remerciant" lui-même pour avoir aidé les agriculteurs. En fait, il cherche à profiter du programme de subvention du riz mené par le gouvernement précédent. Il veut désespérément donner l'impression qu'il est un leader fort qui peut "sauver" la Thaïlande de la crise. Mais lui et ses collègues anti-démocrates sont à l'origine de la crise actuelle.

Le généralissime Prayut veut montrer qu'il est un homme dur. Lui et sa junte ont publiés un grand nombre de décrets, couvrant presque tous les aspects de la vie. Un récent décret est d'interdire tous les jeux. Gageons que cela ne fonctionnera pas.

Il essaie de fléchir ses muscles et de réclamer que lui, le Grand Leader, peut beaucoup mieux faire que tout autre gouvernement civil élu pour régler les problèmes de l'ensemble du pays. Pour tenter de stimuler l'économie, il veut reprendre à son compte les grands projets d'infrastructure que le Parti Pua Thai avait essayé de mettre en place. Bien sûr, ceux qui hurlaient le plus fort contre les projets du Parti Pua Thai, y compris les juges de la Cour constitutionnelle, sont maintenant étrangement silencieux. Prayut a placé les militaires et ses copains anti-démocrates dans des positions de pouvoir. Des créatures de la junte de 2006, comme Pridiyatorn, ont rampé pour réclamer le droit d'aider le régime actuel dans son sale boulot.

Le comportement du Généralissime Prayut nous rappelle l'ancien temps du maréchal dictateur Sarit Tanarat, l'un des premiers ministres les plus brutaux et corrompus de l'histoire thaïlandaise. Sarit était au pouvoir de 1958 à 1963. Il est mort d'une cirrhose du foie et avait des centaines de femmes. Après sa mort, un comité a été mis en place pour récupérer les millions qu'il avait volés à la nation. Tout au long de son temps comme dictateur, il a publié de nombreux décrets stupides, mais surtout il a ordonné l'exécution sommaire et sans procès de gangsters et trafiquants de drogue qui empiétaient sur ​​ses propres intérêts. Certaines de ces personnes ont été exécutées en public. Des socialistes et des communistes ont également été massacrés.

Mais la Thaïlande des années 1950 et 60 n'est pas la même que la Thaïlande d'aujourd'hui. En 1954, 88 % de la population active était impliquée dans l'agriculture. En 2002 au début du gouvernement Thai Rak Thai, ce chiffre était tombé à 37 %, les autres 63 % dépendaient de l'industrie et des services. Et même la plupart des gens classés comme travaillant dans l'agriculture sont en fait impliqués dans la "multiplicité du travail", un "mélange d’emplois agricoles" avec des "emplois non agricoles". La majorité des Thaïlandais font maintenant partie de la classe ouvrière urbaine.

En 1960, pas plus de 20 % de la population n'avait atteint les plus faibles qualifications de l'enseignement secondaire. En 1999, le Ministère de l'éducation a indiqué que 84 % de tous les jeunes de 12-14 ans avaient été à l'école secondaire. Les gens n'ont pas besoin d'avoir été éduqués à l'école ou au collège pour comprendre la démocratie, les droits humains ou la justice sociale, contrairement à ce que la plupart des élites conservatrices affirment, mais l'éducation peut augmenter la confiance en soi afin de s'organiser, de se lever et de se battre. La prolifération de l'enseignement secondaire en Thaïlande peut aider à expliquer en partie pourquoi le mouvement chemise rouge est devenu le plus grand mouvement social de l'histoire thaïlandaise. L'éducation et les compétences de base en informatique sont également utiles pour que les Chemises rouges, dans un climat de grave censure de la part du gouvernement de la junte, puissent accéder à des sites Web de même qu'aux blogs et à la radio diffusée sur Internet, ainsi que pour communiquer les uns avec les autres via e-mail, Facebook et Skype.

Le généralissime Prayut peut rêver qu'il est le chef suprême. Il peut rêver de transformer la Thaïlande en un état policier du Nouvel Ordre. Mais ses rêves commencent à s'effondrer. Tout au long des premiers jours de l'après coup d'Etat, il y a eu des manifestations anti-militaires spontanées faites par des centaines de personnes à Bangkok et dans d'autres villes. Certaines de ces manifestations ont mobilisée quelques milliers de personnes. Les soldats ont souvent été réprimandés par les femmes d'âge moyen. Plus d'une fois, des soldats ont été forcés de battre en retraite face à la foule en colère. La majorité des 70 millions de la population de Thaïlande est totalement opposée à la junte et elle l'a montré lors des dernières élections.

Le 28 mai 2014, la junte a testé sa capacité à bloquer Facebook ainsi que d'autres réseaux sociaux, mais ils n'ont pas pu le faire longtemps car cela a rendu les Thaïlandais furieux. Ils ne peuvent pas bloquer l'internet dans son ensemble sinon ils détruiraient l'économie. La seule chose qu'ils peuvent faire est de bloquer certains sites web, y compris celui de Midnight University ainsi que des centaines d'autres sites. Ils peuvent également tenter de fermer Facebook lors de moments stratégiques s'ils pensent que le media social est utilisé pour organiser certaines actions politiques.

Les militants pro-démocraties s'organisent pour protester à nouveau le 1er Juin 2014 à Ratchapasong et des gens continuent de retourner se recueillir au Monument de la Victoire.

Il faut faire preuve d'un immense courage pour défier une junte militaire et se tenir debout devant des soldats armés. En 2010, le général Prayut avait ordonné le massacre de près de 90 manifestants chemises rouges qui réclamaient des élections démocratiques après un coup d'Etat judiciaire. L'espoir est que ce mouvement se développera jusqu'à atteindre une classe ouvrière organisée. Mais cela prendra du temps. Cela pourrait bien être un cas de "deux pas en avant, un pas en arrière". La junte ne pourra pas être renversée en une nuit.

Des militaires thaïlandais fouillent les maisons des opposants

Des militaires thaïlandais fouillent les maisons des opposants

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 12:13

Des  étudiants militants des universités de Mahasarakham et de Khon Kaen ont été convoqués mardi 27 mai 2014 par l'armée.

Cinq étudiants de l'université de Mahasarakham ont ensuite été libérés, mais l’un d'entre eux est encore détenu.

Le Commandement du Maintien de la Paix de la province de Mahasarakham avait déjà envoyé une lettre au recteur de l'université et avait demandé aux six étudiants de se rendre a l'armée, le mardi 27 mai 2014 à 11 heures du matin.

Trois autres étudiants militants, venus eux aussi de l'université de Mahasarakham, ont été convoques, bien que leurs noms ne figuraient pas dans la convocation officielle. Ils sont toujours en détention et personne ne sait où l'armée les a emmenés. Les personnes libérées ont dit que dit l'armée les a averti de ne plus faire d’activisme politique pendant la loi martiale. Deux militants étudiants de l'université de Khon Kaen ont également été convoqués, mais ils ne se sont pas présentés à l'armée.

Source:

http://www.prachatai.com/english/node/4038

La Thaïlande en pleurs

La Thaïlande en pleurs

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 12:10

Le leader du coup d'Etat de Thaïlande a déclaré que le Roi du pays l'avait officiellement approuvé pour diriger la nation après que les forces armées aient pris le pouvoir la semaine dernière. L'annonce intervient un jour après que la junte ait mis en garde les manifestants qu'elle était prête pour la répression contre l'opposition civile.

La junte du Conseil National pour la Paix et l'​​Ordre a nommé une demi-douzaine de dirigeants.

Le général Prawit Wongsuwan a été nommé président du conseil de la junte.

Somkid Jatusripitak (un ancien ministre des Finances du gouvernement Thaksin qu'il avait trahit) est responsable des affaires étrangères

Pridiyathorn Devakula (ancien ministre des Finances sous le gouvernement militaire de Surayut) et Narongchai Akrasanee (ancien sénateur et ministre du Commerce) sont responsables des affaires économiques

Wisanu Krue-ngam (un ancien secrétaire général sous Thaksin, qu'il avait trahit lui-aussi) est responsable des affaires juridiques et de la justice

Le général Anupong Paochinda (ancien organisateur du coup d'Etat de 2006 et massacreur des Chemises rouges en 2010) est nommé responsable des affaires de sécurité.

Prawit et Anupong étaient les principaux soutiens de Suthep.

Source:
http://asiancorrespondent.com/123204/gen-prawit-appointed-chairman-of-the-military-junta/

Le général Prawit Wongsuwan

Le général Prawit Wongsuwan

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 11:41

Le chanteur du groupe Carabao, Yuenyong Opakul, est bien connu comme étant un sympathisant actif des Chemises jaunes d'extrême droite... et ce depuis que Thaksin a interdit la circulation des poulets en 2004 pour cause de grippe aviaire. Le chanteur, qui possède certains des plus beaux coqs de combats du Royaume, l'avait très mal pris. Depuis, il a supporté les manifestations du PAD en 2006, le coup d'état en septembre de cette même année et même le massacre des Chemises rouges en avril/mai 2010. Pire encore, Yuenyong Opakul vient de proclamer sur sa page facebook qu'il dédiait toutes ses chansons au général Prayuth et à la junte qui vient de prendre le pouvoir en Thaïlande et règne par la terreur.

 

 

Carabao dédie ses photos au général Prayuth, le chef de la junte

Carabao dédie ses photos au général Prayuth, le chef de la junte

Cet homme, qui a fait son beurre grace à des chansons pseudo-révolutionnaires, n'a plus aucune honte et s'est placé délibérément dans le camp des antidémocrates. Liberez-Somyot appelle au boycott de tous ses disques et de la boisson énergétique "Carabao Daeng" dont il est proprietaire.

Le chanteur du groupe Carabao, Yuenyong Opakul, décide de collaborer avec la junte militaire
Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 14:45

Un article de Peter Symonds

Lien de l'article en anglais:

http://www.wsws.org/en/articles/2014/05/26/pers-m26.html

 

La réponse américaine au coup d'Etat militaire de la semaine dernière en Thaïlande était totalement cynique. Apres avoir déclaré qu'il était "déçu par la décision de l'armée thaïlandaise de suspendre la constitution et prendre le contrôle du gouvernement", le secrétaire d'Etat John Kerry a demandé "un retour à la démocratie" et a averti que les programmes d'assistance militaire et d'autres seraient examinés.

La "déception" de Kerry n'avait rien à voir avec une quelconque préoccupation pour les droits démocratiques du peuple thaïlandais. Elle reflète plutôt que la préoccupation de l'administration Obama, tout au long de ces sept mois de troubles politiques à Bangkok, a été de préserver ses relations étroites et de longue date avec l'armée thaïlandaise dans le cadre de son vaste plan de "pivot asiatique" et de son escalade militaire contre la Chine dans la région.

La prise du pouvoir par l'armée, le 22 mai, est l'aboutissement de ce qui ne peut être décrit que comme un coup d'Etat rampant par les élites traditionnelles de Thaïlande qui gravitent autour de la monarchie et qui étaient amèrement hostiles au gouvernement élu du Parti Pua Thai et à son bailleur de fonds principal, l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra. Des manifestations anti-gouvernementales, qui ont débuté en novembre dernier, exigeant l'éviction de la Première ministre Yingluck Shinawatra, la soeur de Thaksin, ont été accompagnées par des décisions judiciaires partisanes qui ont resserré l'étau autour du gouvernement.

L'administration Obama n'a rien dit en mars dernier lorsque la Cour constitutionnelle a annulé les résultats de l'élection du 2 février qui avait été perturbée par des manifestations anti-gouvernementales ainsi qu'un boycott du Parti Démocrate d'opposition. La décision du tribunal a laissé le gouvernement dans les limbes du pouvoir avec un statut de gouvernement intérimaire aux pouvoirs limités. Washington n'a pas non plus critiqué la décision de la Cour constitutionnelle du 7 mai de cette année, qui a renversé Yingluck et neuf ministres sur de fausses accusations, ce qui équivalait à un coup d'Etat judiciaire. Le 20 mai dernier, le Département d'État des États-Unis a approuvé l'imposition de la loi martiale par l'armée et a accepté la parole du général en chef de l'armée Prayuth Chan-ocha comme quoi ce n'était "pas un coup d'Etat."

Kerry a seulement exprimé sa déception deux jours plus tard après que Prayuth ait dissous le gouvernement intérimaire, arrêté des dirigeants politiques, imposé une censure totale, interdit les rassemblements publics et ait pris le pouvoir en tant que Premier ministre lui-même. Il n'était plus possible pour les États-Unis de prétendre qu'un coup d'Etat militaire n'avait pas eu lieu et cela a mis l'administration Obama dans une position où elle était légalement tenue d'agir. En vertu de la Loi sur l'Aide étrangère des USA, la Maison Blanche doit nécessairement couper l'aide aux pays dans lesquels un "chef de gouvernement élu est renversé par un coup d'État militaire."

Les États-Unis ont depuis annoncé une suspension symbolique de 3,5 millions de dollars d'aide militaire à la Thaïlande, mis fin à un exercice naval conjoint qui était en cours depuis la semaine dernière, et annulé un programme de formation de la police et deux échanges de haut niveau. Il ne fait aucun doute, cependant, que dans les coulisses, l'étroite collaboration du Pentagone avec les militaires se poursuivra sans relâche jusqu'à une reprise des relations complètes le plus tôt possible.

Tout cela a été élaboré à l'avance entre l'administration Obama et les chefs militaires thaïlandais. Le secrétaire d'Etat adjoint américain, Daniel Russel, était à Bangkok le mois dernier pour rencontrer "un éventail de dirigeants ainsi que les parties prenantes." Il a fait appel au public pour un compromis entre le gouvernement et ses opposants royalistes exigeant un "Comité Populaire " non élu pour diriger le pays. Dans les coulisses, cependant, les responsables américains ont sans doute été informés par les chefs militaires.

Le coup de la semaine dernière suit le même schéma que l'éviction de Thaksin par l'armée en 2006. WikiLeaks a révélé plus tard que l'ambassadeur américain Ralph Boyce avait été informé du coup d'Etat militaire plusieurs semaines à l'avance et avait donné son approbation. Les deux parties avaient convenus qu'il y aurait une réduction de l'aide des États-Unis en façade. Cependant, le financement des États-Unis a continué pour les programmes de non-prolifération et de lutte contre le terrorisme. La Thaïlande a gardé son traitement préférentiel comme un allié majeur non-OTAN et les exercices militaires annuels conjoints Cobra Gold, l'une des plus grande manœuvre militaire du monde, se sont déroulés comme prévu en 2007 alors que la junte était au pouvoir. L'administration Obama a sans doute donné le feu vert pour ce dernier coup d'Etat comme l'administration Bush l'avait fait en 2006.

Les actions de l'armée ne visent pas principalement la faction pro-Thaksin de la classe dirigeante, mais la classe ouvrière et les pauvres du monde rural. La peur dans les cercles dirigeants thaïlandais, et aussi à Washington, c'est que les luttes intestines prolongées entre factions puissent ouvrir la porte à un mouvement de travailleurs et de paysans suite à des conditions de croissance économique négative, une montée des tensions sociales et des exigences des entreprises pour l'austérité .

Tout en donnant un soutien tacite au coup d'État, les États-Unis cherchent aussi à minimiser l'impact de ​​leurs relations avec l'armée. La Thaïlande est un allié militaire principal et a envoyé des troupes pour combattre dans les guerres américaines néocoloniale en Corée, au Vietnam, en Afghanistan et en Irak. Pendant la guerre du Vietnam, 50 000 soldats américains étaient basés en Thaïlande et des bombardiers américains en mission au Vietnam décollaient des bases aériennes thaïlandaises.

L'importance de la Thaïlande aux plans de guerre du Pentagone a été soulignée par un câble WikiLeaks datant de 2009 et écrit par l'ambassadeur américain Eric John qui a noté que "nos militaires accèdent tranquillement à la base aérienne d'Utapao plus de 1000 fois par an pour des vols en vue d'appuyer les opérations américaines, y compris pour les missions en Afghanistan et en Irak." Il a également noté que l'armée américaine a utilisée la même base aérienne "pour des vols contre des cibles qui présentaient un intérêt pour l'intelligence (NDT: la CIA), et nous avons reçu l'autorisation de ces opérations comme une question de routine, sans avoir à répondre à des questions à la fin de ces vols. Il est difficile d'imaginer un autre pays en Asie qui puisse si facilement permettre ces opérations. Alors que nous évitons de faire connaître notre utilisation d'Utapao pour éviter les sensibilités thaïlandaises concernant la perception de l'implication étrangère dans leur pays, Utapao et les ports maritimes thaïlandais demeurent vitaux pour nos objectifs de projection de nos forces en Asie du Sud-Est".

Le soutien implicite de Washington pour le coup d'Etat militaire de la semaine dernière en Thaïlande est un avertissement à la classe ouvrière en Asie et à l'étranger. Loin d'être un champion de la démocratie, l'impérialisme américain soutient de plus en plus les régimes d'ultra-droite, comme le gouvernement japonais de Shinzo Abe et la présidente de Corée du Sud, Parc Geun-hye, fille de l'ancien dictateur soutenu par les États-Unis, Parc Chun-hee, car il cherche à réaffirmer l'hégémonie des États-Unis à travers le "pivot asiatique" en vue de se préparer à la guerre contre la Chine. La junte thaïlandaise est le dernier domino du "pivot".

La lutte politique pour les droits démocratiques et contre l'austérité est nécessairement liée à la lutte contre la politique va-t-en-guerre des États-Unis. Les travailleurs de Thaïlande ne pourront défendre leurs intérêts de classe et leurs droits fondamentaux qu'en se tournant vers la classe ouvrière de toute la région et surtout en participant à une lutte commune contre les États-Unis dans une perspective socialiste et internationaliste.

Peter Symonds

Lors des manœuvres conjointes Thaïlande/USA Cobra Gold, un instructeur militaire américain explique à des soldats thaïlandais comment lutter en milieu urbain

Lors des manœuvres conjointes Thaïlande/USA Cobra Gold, un instructeur militaire américain explique à des soldats thaïlandais comment lutter en milieu urbain

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article