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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 04:05

Publié le 22 mai 2014 en anglais sur ce lien:

http://www.leftfootforward.org/2014/05/the-potential-for-serious-violence-in-thailand-is-very-real/


La communauté internationale aura-t-elle le courage de condamner l'armée thaïlandaise ?

 

Dans cet article

http://liberez-somyot.over-blog.com/2014/05/l-elite-est-prete-a-detruire-les-acquis-democratiques-durement-acquis-de-la-thailande.html

écrit il y a seulement moins de deux semaines, la probabilité d'une intervention militaire en Thaïlande était à la fois discutée et prévue. Cette prédiction a été accueillie avec dérision et mépris par les "analystes sérieux" et de nombreux journalistes occidentaux basés à Bangkok.
Malheureusement cette prédiction s'est avérée exacte. Après avoir déclaré la loi martiale le 20 mai, l'armée thaïlandaise a fait mouvement le 22 mai en déchirant la constitution, arrêtant les dirigeants politiques et imposant une règle répressive par décret dans l'ensemble du pays.
La réaction de la communauté internationale suite à cette destruction de la démocratie thaïlandaise a été insipide pour dire le moins. Les États-Unis semblent avoir refusés de donner refuge au premier ministre thaïlandais dans leur ambassade et ont publiés une déclaration qui fait beaucoup de bruits, mais s'arrête au retrait du soutien de longue date des États-Unis à l'armée thaïlandaise, affirmant que cette relation était désormais "sous surveillance".
Le Royaume-Uni et l'Union européenne ont publiés des déclarations qui n'ont pas été plus loin qu'une simple condamnation, que le président français, pour son crédit, a été le premier à faire. Il est presque certain que tous reconnaîtront le gouvernement issu du coup d'Etat, même si la mise en place de ce gouvernement est clairement en violation avec le droit international.
Les ministres du gouvernement civil intérimaire de Thaïlande projetteraient de se rendre à l'armée, sans doute par crainte pour leurs vies, et, sans aucun soutien international concret on ignore quel autre choix ils pourraient avoir.
L'UDD, une organisation qui représente le courant dominant du mouvement pro-démocratie chemise rouge, était en train d’organiser une grande manifestation dans la banlieue de Bangkok, mais a vu tout son leadership arrêté, certains étant traîné par des soldats armés vers un avenir incertain.
Les Chemises rouges seront désormais presque certainement en première ligne s'il devait se produire de la violence et les affirmations douteuses de la BBC comme quoi il existerait "plusieurs milliers de militants pro-démocratie armés" ont toujours été catégoriquement démenties par la direction de l'UDD.
Les lecteurs devraient également se rappeler que lorsque des manifestations pro-démocratiques ont eu lieux en 2010 contre le gouvernement illégitime parrainé par l'armée du "Parti Démocrate", l'armée thaïlandaise a massacré près de 100 Chemises rouges non armés et leurs partisans.
Il y a un danger très réel que la Thaïlande glisse maintenant dans une dictature militaire à part entière plus proche de la Birmanie que de la démocratie espérée par de nombreux Thaïlandais ordinaires. Beaucoup de gens dans le camp anti-démocratie, qui sont tous étroitement liées à l'armée thaïlandaise, ont été franc dans leur objectif d'avoir un parlement nommé pour diriger le pays.
Mais il y a aussi des dangers très réels pour les militaires eux-mêmes. Ils ne sont pas unifiés et sont criblés de corruption avec diverses factions rivales se disputant le butin; l'armée thaïlandaise est également connue pour ses liens avec des activités criminelles. En outre, l'armée thaïlandaise n'a pas la réputation d'être très bonne dans les combats. En 2010, face à un petit groupe d'hommes armés, plus de 1000 soldats thaïlandais ont fui, abandonnant leurs armes ainsi que leurs transporteurs blindés personnels.
Il y a aussi un risque de "coup d'Etat dans le coup d'Etat". Ce coup d'Etat n'est pas très bien vu par de nombreux militaires, et beaucoup d'officiers sont sympathiques vis-à-vis du camp pro-démocratie. Ils pourraient prendre des mesures. Pourtant, l'armée continue à être pleinement soutenue par les Etats-Unis, qui maintiennent des relations à long terme très engagées avec elle, en dépit de la réputation de l'armée thaïlandaise pour les massacres et les coups d'Etats.
Donc qu'est-ce qui va se passer après? Des sources avec qui nous avons parlé ont déjà indiqué que certains membres du mouvement pro-démocratie se préparent à entrer dans la clandestinité. Alors que les allégations de la BBC au sujet d'une importante aile armée du mouvement chemise rouge semblent être totalement fantaisiste, il y a des groupes pro-démocratie susceptibles de prendre les armes et d'opérer en dehors de toute structure.
Ce manque de structure crée d'autres dangers, mise en scène d'attaques par des provocateurs déterminés à nuire à la réputation du mouvement pro-démocratie de Thaïlande afin de légitimer une répression impitoyable.
La chose sur laquelle la plupart des commentateurs semblent d'accord est que le potentiel de très graves violences est bien réel. Il semble également clair que la communauté internationale n'a pas la volonté ni le courage de prendre des mesures contre l'armée fasciste de Thaïlande, lui couper ses fournitures d'armes et amener les généraux thaïlandais à rendre des comptes par l'intermédiaire du Conseil de sécurité des Nations Unies et de la Cour pénale internationale .
Malheureusement, la situation est susceptible de devenir bien pire avant de s'améliorer.

Une arrestation à Bangkok

Une arrestation à Bangkok

Une éditrice arretée par l'armée

Une éditrice arretée par l'armée

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 16:52

Le conseiller juridique des Chemises rouges, Robert Amsterdam, appelle à une action internationale en réponse au coup d'Etat militaire

Lien en anglais:

http://robertamsterdam.com/thailand/2014/05/22/statement-thai-army-demanded-to-show-proof-of-safety-of-detained-red-shirts/


LONDRES, 22 mai 2014 - Suite à la déclaration, jeudi denier, d'un coup d'Etat militaire illégal par l'armée royale de Thaïlande, les avocats représentant le mouvement pro-gouvernemental chemise rouge ont exigé la preuve que les militants qui avaient été arrêtés étaient en sécurité et non soumis à la torture ou à des conditions de détention inhumaines.
"Nous exigeons la preuve immédiate de la junte actuelle que les dirigeants chemises rouges et les autres personnes qui sont détenus sont sains et saufs", a déclaré Robert Amsterdam, qui sert de conseiller juridique pour les Chemises rouges, avertissant que les putschistes devraient rendre des comptes pour toutes les violations des droits de l'homme.
Suite à la déclaration officielle du coup d'Etat militaire, qui intervient quelques jours seulement après que l'armée thaïlandaise ait annoncé la loi martiale, les soldats ont agi rapidement pour arrêter les militants chemises rouges ainsi que des représentants du gouvernement. Actuellement, il y a des rapports comme quoi, jusqu'à présent, l'armée détient les militants chemises rouges Jatuporn Prompan, Nattawut Saikua, Thida Thavornseth, Weerakarn Satitniramai, Weerakarn Musikapong, Korkaew Pikulthong et Weng Tojirakarn.
L'armée a également indiqué avoir arrêté le ministre de la Justice Chaikasem Nitisir, Warathep Ratanakorn (du Cabinet du Premier ministre), le vice-ministre de l'Éducation Sermsak Pongpanich, le ministre des Transports Chatchart Sithipan, et le sous-ministre des Finances Tanusak Lekuthai. Des membres du Parti Pua Thai sont également détenus illégalement par les putschistes, y compris le lieutenant-général de police Wiroj Pao-in, Poomtham Wejchayachai , Choosak Sirinuin, Wan Mohamad Noor Matha et Prompong Nopparit.
Amsterdam souligne que l'armée n'a pas le pouvoir légal de gouverner et a agi en violation de la législation locale et internationale.
"Ne vous méprenez pas, c'est un coup d'Etat militaire illégitime qui doit être pénalisé avec toutes les sanctions et mesures diplomatiques possibles pour assurer la sûreté et la sécurité du peuple thaïlandais", a déclaré Amsterdam." Compte tenu de l'historique de l'armée thaïlandaise en matière de droits humains, nous sommes extrêmement inquiets pour la sécurité des prisonniers politiques et nous exhortons la communauté internationale à rester en état d’alerte."
Robert Amsterdam est le conseiller juridique international pour le Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (UDD) de Thaïlande. Plus d'informations peuvent être lues sur le site suivant http://robertamsterdam.com/thailand.

Arrestation par l'armée du dirigeant chemise rouge Weng Tojirakarn

Arrestation par l'armée du dirigeant chemise rouge Weng Tojirakarn

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 19:49

Déclaration de Nitirat (un groupe de juristes éclairés): L'anticonstitutionnalité et l'illégalité de la promulgation de la loi martiale


Lien en anglais:

http://prachatai.com/english/node/3973


Le général Prayuth Chan-ocha, commandant en chef de l'Armée royale thaïlandaise, a signé l'annonce n° 1/2557 [2014] de l'Armée royale thaïlandaise, sur la question de la promulgation de l'Acte sur la loi martiale, le 20 mai 2557 [2014]. Après examen, le point de vue de Nitirat est que l'annonce susmentionnée de l'Armée royale thaïlandaise est anticonstitutionnelle et illégale. C'est le cas pour les raisons suivantes :
1 . L'article 188 de la Constitution de 2007 du Royaume de Thaïlande stipule que: "Le Roi a la prérogative de déclarer et de soulever la loi martiale en conformité avec les conditions et les modalités en vertu de l'Acte sur la loi martiale." Le deuxième paragraphe précise: "Dans le cas où il est nécessaire de déclarer la loi martiale dans une localité comme une question d'urgence , l'autorité militaire peut le faire en vertu de l'Acte sur la loi martiale." L'article 195 stipule que "Toutes les lois, proclamations et commandes royales relatives aux affaires de l'Etat doivent être contresignées par un ministre, sauf disposition contraire dans la présente Constitution." L'article 2 de l'Acte sur la loi martiale de 2457 [1914] stipule que: "Chaque fois qu'il y a nécessité pour préserver le bon ordre de façon à être exempt d'un danger externe ou interne, une proclamation royale peut être délivrée afin d'appliquer toutes ou certaines sections de la loi martiale ou une partie d'une section de celle-ci, y compris les conditions dans lesquelles une telle disposition ou de telles dispositions s'appliquent à tout ou partie du Royaume; et après que la proclamation ait été faite à un moment ou dans n'importe quel domaine, toutes les dispositions de tout acte ou de droit qui sont incompatibles avec les dispositions de l'Acte sur la loi martiale sont suspendues et remplacées par les dispositions de la loi martiale qui est en vigueur". D'après les dispositions légales dans la Constitution et dans l'Acte sur la loi martiale comme indiqué ci-dessus, Nitirat considère que la promulgation de la loi martiale, surtout quand elle s'applique à l'ensemble du Royaume, est la prérogative royale du Roi, et devrait donc être promulguée sous la forme d'une proclamation royale qui doit être contresignée par un ministre. Elle n'est pas l'apanage du commandant en chef de l'armée.
2 . La promulgation de la loi martiale pour une zone spécifique est la prérogative du commandant de l'armée qui ne compte pas moins d'un bataillon sous ses ordres dans cette région, ou s’il est le commandant militaire d'un fort ou d'une base comme indiqué dans l'article 4 de l'Acte sur la loi martiale, et cela doit être un cas d'épidémie de "guerre" ou d'une "émeute". Lorsque les faits de ce qui s'est passé sont examinés, il ne semble pas encore qu'il y ait eu une épidémie, une "guerre" ou une "émeute" dans une zone donnée, ce qui serait la raison pour laquelle le commandant dans cette zone, ou le commandant d'un fort ou d'une base, aurait le pouvoir de promulguer la loi martiale. En outre, si l'autorité est utilisée pour promulguer la loi martiale en fonction de cet article, la personne qui la promulgue doit en informer le gouvernement dès que possible. Cela prouve que même s'il y a promulgation de la loi martiale par des soldats en raison d'une guerre ou d'une émeute dans une zone donnée, les soldats n'ont pas de pouvoir sur le gouvernement civil.
3 . L'annonce n° 1/2557 [2014] de l'Armée royale thaïlandaise a évoqué la situation des manifestations politiques par de nombreux groupes à Bangkok et dans les environs, ainsi que dans diverses régions du pays, afin de promulguer la loi martiale dans la totalité du pays. Lorsque les faits de ce qui s'est passé sont examinés, les manifestations politiques à Bangkok et ses environs ne s'étendent pas à l'ensemble du pays. La promulgation de la loi martiale pour l'ensemble du pays est donc au-delà de la nécessité et incompatible avec les principes de la raison et de la proportion comme quoi la demande de limitation des droits et libertés ne doit être effectuée que si nécessaire. C'est un principe de base de la Constitution. En outre, dans le cas d'une situation dans laquelle il y a des troubles violents où des mesures spéciales doivent être utilisées pour contrôler et résoudre le problème, le gouvernement a la possibilité d'utiliser deux mesures spéciales de droit. Ces actions seraient de déclarer l'état d'urgence à la suite du décret d'urgence de l'administration publique de 2548 [2005] ou de déclarer la Loi sur la sécurité intérieure de 2551 [2008], sans qu'il ne soit nécessaire de promulguer la loi martiale.
4 . Suite à l'examen des dispositions de la loi et les faits mentionnés ci-dessus, le point de vue de Nitirat est que l'Avis n° 1/2557 [2014] de l'Armée royale thaïlandaise, sur la question de la promulgation de la Loi martiale, publié le 20 mai 2557 [2014] est inconstitutionnelle et illégale. Ceci parce que le commandant en chef de l'Armée royale thaïlandaise n'est pas une organisation ni un fonctionnaire qui a le pouvoir de promulguer la loi martiale et de l'appliquer dans tout le royaume et la promulgation de la loi martiale n'a pas été réalisée de la manière prévue par la loi. Autrement dit, elle n'a pas été réalisée comme une prérogative royale, mais a en fait été réalisée sous la forme d'une "Annonce de l'Armée royale thaïlandaise". Le manque de puissance de la version "officielle" et des actes répréhensibles mentionnés ci-dessus constitue une grave et manifestement évidente erreur. Par conséquent, cela rend l'Avis n° 1/2557 [2014] de l'Armée royale thaïlandaise, ainsi que les annonces ultérieures, sans force juridique.
Toutefois, afin de dissiper l'argument de savoir si la promulgation précitée de la loi martiale a force de loi, et afin de dissiper la confusion chez les fonctionnaires et les agents du gouvernement, et aussi des individus ordinaires, sur la question de si oui ou non ils doivent suivre les annonces de l'Armée royale thaïlandaise, Nitirat propose donc qu'un ministre responsable présente un projet du Commandement Royal demandant la révocation de l'Avis n° 1/2557 [2014] de l'Armée royale thaïlandaise à Son Altesse Royale le Roi pour sa signature afin de révoquer la promulgation de la loi martiale en conformité avec l'article 5 de l'Acte sur la loi martiale de 1914.
Nitirat: Droit pour le peuple
20 mai 2557 [2014]

Les membres du groupe Nitirat

Les membres du groupe Nitirat

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 15:51

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Lien de l'article:

http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/05/20/smells-like-a-coup-tastes-like-a-coup-looks-like-a-coup/


Aujourd'hui, le général de l'armée thaïlandaise, Prayut Chanocha, a déclaré la loi martiale sans consulter le gouvernement intérimaire ni d'autres représentants élus.

Les troupes ont repris le contrôle de toutes les stations de radio et de télévision et sont positionnés le long des principales intersections de Bangkok.
Malgré le fait qu'il ait affirmé que "ce n'était pas un coup d'Etat", les actions de Prayut en ont l'odeur, le goût et ressemblent à un coup d'Etat. C'est un homme qui a du sang sur les mains. Il y a quatre ans, jour pour jour, Prayut a supervisé le massacre dans les rues d'environ 90 manifestants chemises rouges pro-démocratie. Avant les élections qui ont eu lieu l'année suivante, il a fait des déclarations publiques contre le Parti Pua Thai. Il avait été auparavant un personnage clé dans la manœuvre du Parti anti-démocrate d'Abhisit pour mettre en place un gouvernement non élu en 2008. Il n'a jamais été traduit en justice pour ses crimes et était sur la liste de ceux qui auraient pu bénéficier d'une amnistie totale dans la loi d'amnistie avortée de Yingluk.
L'armée prétend que la déclaration de la loi martiale est juste faite dans le but de maintenir la paix et la sécurité; si c'est le cas, c'est trop peu et trop tard. Si les militaires avaient été vraiment préoccupés par le maintien de la paix, ils auraient agi contre les émeutiers anti-démocratiques de Sutep quand ces derniers ont envahis les ministères à la fin de l'année dernière dans le but de renverser le gouvernement élu. Ils auraient arrêté Sutep et ses voyous armés qui ont utilisé la violence dans les rues afin de saboter l'élection de février dernier.
Mais les militaires ne sont que des joueurs de l'équipe de ceux qui veulent détruire l'espace démocratique en Thaïlande. Ils n'ont rien fait d'autre que d'observer avec joie les événements quand le gouvernement de Yingluk a été progressivement détruit et que les élections ont fait naufrage. Maintenant, ils estiment que leurs alliés parmi les émeutiers de Sutep et les tribunaux fantoches ont créés suffisamment de chaos pour légitimer une intervention militaire.
Ne vous méprenez pas, ce "non-coup d'Etat" militaire ne garantit aucunement que des élections libres et équitables auront lieu et il ne va certainement pas protéger la liberté d'expression. Le "non-coup d'Etat" cherche plutôt à aplanir le terrain pour la mise en place d'un premier ministre "temporaire" et non élu. Il permet de lisser la façon de fixer le processus démocratique afin que les pouvoirs non élus puissent contrôler tout futur gouvernement élu. Il fait partie du processus de diminution de l'espace démocratique.
La démocratie ne pourra gagner que quand un nombre important de Chemises rouges se rendront compte que le Pua Thai et la direction de l'UDD sont réticents et incapables de mener une vraie lutte. La construction d'un mouvement pro-démocratie indépendant basé sur les Chemises rouges avec des liens clairs avec la classe ouvrière et la paysannerie est progressive depuis bien trop longtemps. Un tel mouvement ne peut pas se construire en un jour, mais il peut et doit être construit.

Des soldats à Bangkok aujourd’hui

Des soldats à Bangkok aujourd’hui

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 18:24

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Lien:

http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/05/13/liar-murderer-and-hypocrite/


Abhisit Vejjajiva, chef du Parti anti-démocrate a l'arrogance éhontée de s'adresser au sénat, dont la moitié des membres ont été nommés par la junte militaire, et de parler de ses propositions pour "résoudre" la crise thaïlandaise.
Ses propositions sont juste des cochonneries réchauffées qui ont été constamment régurgitées par son copain dirigeant du parti Sutep Teuksuban alors qu'il se pavanait dans les rues de Bangkok avec ses bandits armés .... Bla Bla Bla ... "La Thaïlande a besoin d'un premier ministre neutre et non élu". Compte tenu de la profondeur de la crise politique, toute personne "neutre" ne pourrait être qu’un imbécile complet ou un simple d'esprit. Elle devrait prétendre être neutre entre ceux qui, comme Abhisit et Sutep, veulent détruire la démocratie, et ceux qui veulent défendre le processus électoral.
Abhisit a commencé sa carrière comme élitiste envoyé à Eton et Oxford par sa famille richissime. Il est devenu chef du Parti anti-démocrate, et comme d'habitude, le parti n'a jamais gagné une majorité au parlement. Il s'est opposé aux soins de santé universels de Taksin et aux autres politiques en faveur des pauvres. Il n'est devenu Premier ministre qu'à la suite d'un coup d'Etat militaire suivit d'un coup d'Etat judiciaire. C'était une marionnette de la junte militaire et il aimait faire des tournées de conférences, en parlant, avec son accent anglais snob de la classe supérieure, de "la démocratie". Alors qu’il était Premier ministre lui-même, l'armée a massacré près de 90 Chemises rouges non armés qui réclamaient des élections démocratiques. Il a menti à ce sujet et continue à mentir pathologiquement sur presque tout. Lui et Sutep mentent quand ils prétendent qu'ils ne sont plus dans le même parti. Ils ne sont peut-être plus techniquement dans le même parti, mais ils partagent certainement le même lit sale.
En tant que chef du Parti anti-démocrate, il a été le responsable du boycott de deux élections parce qu'il savait que son parti allait perdre. Dans les deux cas cela a contribué à précipiter un coup d'Etat militaire ou judiciaire. Même après que l'armée ait pris le contrôle du pouvoir et que des élections aient été organisées à deux reprises, son parti anti-démocrate a encore perdu contre le Palang Prachachon ou le Pua Thai.
Dans son discours au Sénat, Abhisit a parlé, tout comme le chef des gangsters Sutep le fait, de "réforme politique". Dans ce discours vide de sens sur la "réforme", il n'a évidemment pas fait mention de la nécessité d'obtenir la liberté d'expression par la suppression de lèse-majesté. Il n'a, bien sûr, pas non plus parlé de la nécessité d'augmenter l'espace démocratique en donnant davantage de pouvoir aux citoyens et en élisant toutes les personnes qui détiennent une charge publique. Il n'a naturellement pas souligné la nécessité de réduire l'influence des militaires dans la société ni d'établir des normes de droits de l'homme en remettant les meurtriers de l'Etat à la justice. Il n'a pas non plus fait mention de la nécessité de créer l'égalité sociale et économique.
Au lieu de cela, Abhisit a parlé de la nécessité d'un gouvernement non élu pour superviser la "réforme", un processus qui, selon lui, "pourrait prendre des années". La soi-disant "assemblée de la réforme" d'Abhisit ne contiendrait pas de membres des partis politiques. En d'autres termes, elle serait bourrée de bureaucrates non élus et autoproclamés, de militaires, d'hommes d'affaires et d'universitaires conservateurs. L'objectif serait d'essayer de gagner plus de sièges pour les anti-démocrates, en fixant le processus électoral et en réduisant la puissance des membres élus du Parlement.
L'homme est clairement un élitiste autoritaire, un menteur, un assassin et un hypocrite.

Menteur, hypocrite et meurtrier
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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 04:27

Ce dont nous sommes les témoins en Thaïlande est un coup d'Etat qui se déroule lentement, rapporte Andrew Spooner

Lien de l'article:

http://www.leftfootforward.org/2014/05/elite-ready-to-destroy-thailands-democratic-gains/


La semaine dernière en Thaïlande a été tumultueuse. La Première ministre par intérim, Yingluck Shinwatra, qui a remportée une énorme victoire électorale lors des élections de 2011, a été démise de ses fonctions par la notoirement politisée Cour Constitutionnelle du Royaume.
La décision de la Cour Constitutionnelle a été basée sur des preuves fragiles et sur ​​une prémisse absurde, comme quoi le gouvernement de Yingluck aurait transféré le conseiller de sécurité nationale de l'ancien régime, Thawil Pliensri, dans un poste différent.
Bien sûr, ces transferts sont une pratique courante dans une démocratie. Thawil n'a pas été limogé, juste transféré. Il faut dire aussi que, dans une situation plus normale, un conseiller en sécurité avec des affiliations politiques claires vis-à-vis de l'ancien régime, ferait la seule chose honorable qui serait de démissionner une fois qu'un nouveau gouvernement aurait pris ses fonctions.
Ce n'est pas le cas de Thawil, dont l'allégeance politique vis-à-vis de l'antidémocratique mouvement PDRC de Thaïlande est tellement explicite qu'il a été photographié récemment se prosternernant devant le célèbre moine de "l'armée bouddhiste", Bouddha Issara, qui est le chef d'une des factions les plus violentes des fascistes du PDRC.
La condamnation de la décision de la Cour constitutionnelle par la presse internationale a été presque universelle. The Economist a décrit la décision de la cour comme une "mesure démontrant à quel point la Thaïlande avait baissée"; le New York Times a appelé cela "un coup d'Etat par un autre nom"; et le magazine Foreign Policy a tourné en dérision le tribunal comme ayant une "histoire sordide et sombre". Cependant, tout cela n'a pas vraiment contribue à aider la démocratie assiégée de Thaïlande.
Dans les dernières 24 heures un convoi de véhicules blindés de l'armée thaïlandaise a été repéré sur la route de Bangkok et le violent et brutal PDRC a occupé de nouveau les rues, soutenu, une fois de plus, par le diplômé d'Eton de nationalité britannique, Abhisit Vejjajiva, le chef de ce que le magazine Time a décrit comme le "Parti Démocrate thaïlandais drôlement mal-nommé". Alors que cet article est en cours d'écriture, le PDRC, qui a été "protégé" par des soldats de l'armée thaïlandaise lors de ses rassemblements depuis six mois, a pris le relais des stations de télévision et essaye de saisir Government House, dans une tentative d'imposer une non élue et inconstitutionnelle "Commission du Peuple" en Thaïlande.
Toute cette situation, lors de laquelle la Cour Constitutionnelle politisée et ses alliés du PDRC ont agit en tandem, peut facilement être analysée comme une évolution lente vers un coup d'Etat de facto.
Des sources sures affirment également que l'armée thaïlandaise est sur ​​le point de faire un geste plus explicite contre ce qui reste du système démocratique en Thaïlande. Un ancien ministre thaïlandais, Jakropob Penkair, qui a gardé des contacts de haut niveau en Thaïlande, m'a expliqué "qu'il s'agissait d'une tentative en cours pour organiser un coup d'Etat dans les prochains jours". Il a ajouté que "le but était de prendre les devants avant que les partisans chemises rouges pro-démocratie puissent se regrouper."
Une autre initiée, ancienne députée et membre de l'équivalent thaï du comité sélectionné des affaires étrangères, Jarupan Kuldiloke, m'a dit que bien qu'elle sentait qu'un coup d'Etat militaire pourrait ne pas arriver, la Cour Constitutionnelle et le chaos de la rue du PDRC travaillant ensemble obtiendraient "exactement le même résultat". Jarupan a également affirmé qu'il y avait des "rumeurs" importantes comme quoi un coup d'Etat militaire pourrait malgré tout avoir lieu, bien qu'elle soit restée incertaine.
Ces rumeurs et ces spéculations ne sont pas sans précédent. L'armée thaïlandaise a organisé 18 coups tout au long de son histoire. Le plus récent a eu lieu en 2006 et a renversé le frère de Yingluck, Thaksin Shinawatra, quelques semaines seulement avant des élections qu'il était absolument certain de gagner. Pour ajouter à ce bruit de fond actuel sur une intervention militaire, la journaliste spécialiste des affaires militaires du Bangkok Post, Wassana Nanuam, a publié un article ces derniers jours dans lequel elle déclare que pour l'armée "la perspective d'un coup d'Etat semblait la plus attrayante", et dans lequel elle cite un anonyme commandant de l'armée thaïlandaise déclarant que "les événements de ces prochains jours nous permettront de savoir si un coup d'Etat est nécessaire ou non".
En fin de compte, un coup d'Etat militaire plus explicite peut ne pas se produire en Thaïlande, mais ce qui est certain, c'est que la démocratie thaïlandaise a subi des dommages considérables. Il est également clair que la grande majorité des électeurs thaïlandais comprennent la démocratie et utilisent leur vote en vue du meilleur résultat possible comme c'est le cas dans toutes les démocraties.
Ce samedi 10 mai, plus de 100.000 militants chemises rouges pro-démocratie se sont réunis dans une banlieue de Bangkok pour exprimer leur résistance face aux mouvements de l'établissement thaïlandais qui cherche à empêcher une société plus juste et plus responsable. Le fait que des Thaïlandais puissants et soi-disant "éduqués" qui soutiennent la cabale des voyous du PDRC et payent des chambres d'hôtels hors de prix aux dirigeants du mouvement en vue de détruire les acquis démocratiques durement acquis de la Thaïlande, soient prêt tout risquer, y compris la guerre civile, révèle qu'ils sont plus près du nihilisme que d'une alternative politique crédible.

L'élite est prête à détruire les acquis démocratiques durement acquis de la Thaïlande
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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 18:15

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Lien de l'article:

http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/05/11/the-udd-red-shirts-leadership-isnt-up-to-the-job-of-defending-democracy/


Une chose que la crise politique thaïlandaise a prouvée au cours de ces 8 dernières années, c'est qu'être dans le gouvernement ne veut pas dire contrôler l'état. Depuis l'époque de Marx et Engels, les marxistes ont fait valoir que l'État se compose de beaucoup plus d’organismes que simplement le gouvernement. Il y a les "corps d'hommes armés", les tribunaux, les prisons, les hauts fonctionnaires et les directeurs des grandes entreprises de l'élite. L'Etat est le titre officieux, non reconnu, du comité de gestion des affaires de l'ensemble de la classe dirigeante capitaliste. Sa prétention d'être neutre et respectueux de la loi est un mécanisme afin de gagner une légitimité auprès de la population. Il y aura des divergences d'opinion au sein de l'Etat. Mais son objectif global est de contrôler, d'opprimer et de régner sur les autres classes. En Thaïlande sa fonction est de régner sur les gens ordinaires et les agriculteurs qui constituent la majorité de la population. Il n'a pas encore fait face à la puissance de la classe ouvrière organisée comme en Europe ou en Egypte. L'Etat thaïlandais a encore à faire de sérieuses concessions à la démocratie.
Au cours des 8 dernières années de la crise thaïlandaise, l'Etat thaïlandais a montré son vrai visage qui est contre la démocratie et l'idée d'un suffrage universel libre. Nous avons eu un coup d'Etat de l'armée et trois coups judiciaires. Cette répression de la démocratie est soutenue par des voyous armés du Parti Démocrate qui agissent en toute impunité dans les rues. Ils sont soutenus par les soi-disant "organismes indépendants" nommés par les militaires et agissant en vertu d'une constitution rédigée par l'armée. Des universitaires de la classe moyenne et des responsables d'ONG les soutiennent eux-aussi. Ils prétendent tous également "protéger la monarchie", bien que la loi de lèse-majesté draconienne empêche les gens de s'interroger sur cela.
Il est évident que pour atteindre la liberté et la démocratie, nous devrons mettre à bas toutes les vieilles structures de l'Etat thaïlandais.
Mais Taksin, Yingluk et le Pua Thai n'ont pas l'intention de le faire. Leur objectif est de réintégrer le club de l'élite qui dirige maintenant l'état. Ils ne sont pas pro-démocratie par principe, simplement par commodité. Le leadership des Chemises rouges de l'UDD est marié avec le Pua Thai. Il est incapable de mener la lutte nécessaire.
Toute défense de la démocratie doit venir du mouvement des Chemises rouges. Il n'y a pas d'autre mouvement qui s'intéresse à cela et aucun autre groupe n'en a les capacités potentielles. Les Chemises rouges sont le plus grand mouvement social pro-démocratie qui n’ait jamais existé en Thaïlande. La majorité soutient toujours Taksin, mais en même temps souhaitent lutter pour la démocratie comme une question de principe et d'intérêt personnel. Ils ont une relation contradictoire avec Taksin et le Pua Thai.
La faiblesse du mouvement des Chemises rouges est due à deux raisons: le leadership et le pouvoir politique. Ce qui est nécessaire, c'est un nouveau leadership qui soit indépendant du Pua Thai et de Taksin, avec plus d'auto-organisation. Il y a un besoin urgent d'évaluer la tâche requise afin de renverser les anciennes structures de l'Etat et comment cela peut être fait. Le pouvoir doit chercher à être plus étroitement liée avec la classe ouvrière organisée, en particulier les syndicats du secteur privé. Le pouvoir doit aussi venir du mouvement de masse composé d'agriculteurs de tout le pays. Jusque-là les Chemises rouges ne seront pas en mesure de rebâtir la démocratie ni d'élargir l'espace démocratique.

Giles Ji Ungpakorn

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 13:00

Un article de Giles Ji Ungpakorn

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http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/05/07/judicial-coup-a-blow-to-democracy-2/

La Cour constitutionnelle non élue, antidémocratique et illégitime a organisé un coup d'État et renversé la Première ministre Yingluk pour une simple formalité. Ils prétendent que la Première ministre élue n'avait pas le droit de remplacer un fonctionnaire du gouvernement.

Il s'agit d'une simple formalité car elle est accusée d'avoir "abusée de son pouvoir" en désignant un membre de sa belle-famille pour un poste vacant. Alors que Yingluk a été accusée de ce ridicule "méfait", les putschistes militaires et les politiciens du Parti Démocrate, qui ont tués des dizaines de manifestants pro-démocratie, continuent à jouir de l'impunité.

Les actions de ce tribunal seraient risibles si elles n'étaient pas si graves. Le tribunal s'est déjà prononcé contre le droit d'un parlement élu d'amender la constitution militaire de sorte que tous les sénateurs soient élus. Il a également jugé que le gouvernement ne peut pas construire une liaison ferroviaire à grande vitesse qui est pourtant si nécessaire. Dans ce derniers cas, ces vieilles reliques ont déclarés "qu'il serait préférable de construire des routes". Apparemment, ils ont l’illusion qu'ils sont experts dans tous les domaines et ont le droit de diriger le pays à la place du gouvernement.

Ce coup d'État a été fait essentiellement afin d'appuyer les émeutiers antidémocrates, dirigés par Sutep Tuaksuban, qui ont déclenchés le chaos et la violence dans les rues de Bangkok. Ces monstres jouissent également de l'impunité. Ce n'est que le dernier d'une longue lignée de coups d'Etat militaires ou judiciaires depuis septembre 2006, dont le but était de réduire l'espace démocratique et priver la majorité de la population de ses droits. Chaque fois qu'ils ont renversé un gouvernement élu, les élections ultérieures ont montré que la majorité de la population continuait à soutenir un tel gouvernement.

La Cour constitutionnelle fait partie de l'alliance conservatrice de l'élite. Cette alliance est composée de l'armée, des hauts fonctionnaires, des tribunaux, du Parti "anti-"Démocrate, des classes moyennes et des ONG. Ce sont eux les coupables qui ont favorisé la destruction de la démocratie.

Depuis la fin de l'année dernière, des émeutiers anti-démocratiques d'extrême-droite ont ouvertement eu recours à la violence, y compris en utilisant des armes à feu, dans le but de saboter les élections de février. Dans le même temps des universitaires de la classe moyenne et des dirigeants d'ONG ont lancé un dégoûtant et hypocrite appel pour un Premier ministre nommé et des mesures visant à restreindre le droit de vote démocratique au nom de la "paix".

Le gouvernement intérimaire qui survit pour le moment est composé de ministres qui n'ont pas été licenciés avec Yingluk. Mais il sera plus faible et d'autres sections de l'ordre anti-démocratique vont essayer de les éliminer eux-aussi. Leur but est de changer les règles avant une nouvelle élection afin de détruire davantage l'espace démocratique.

Ne vous méprenez pas, c'est un gigantesque conflit entre ceux qui croient au processus démocratique ainsi qu'à la modernité et ceux qui veulent en un retour en arrière à l'époque des jours sombres où la majorité de la population était ignorée et insultée. Ce n'est pas seulement une lutte de l'élite. Ce n'est pas à propos de la succession au trône et il ne s'agit pas principalement de ​​la famille Shinawat. Ceux qui prétendent de telles choses refusent d'admettre l'éveil et la participation politique de millions de chemises rouges et leurs partisans.

Nous ne pouvons pas faire confiance au Parti Pua Thai de Yingluk pour mener une lutte en faveur de la démocratie contre ces menaces persistantes. Toute défense de la démocratie doit venir du mouvement chemise rouge. Mais ce qui est nécessaire, c'est une nouvelle direction qui soit indépendante du Pua Thai et plus étroitement liée à la classe ouvrière organisée.

Coup d'État judiciaire - un coup contre la démocratie
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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 10:16

Dimanche 4 mai 2014, de 14 à 16 heures aura lieu Place de la République à Paris, en France, une manifestation des Chemises rouge du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (UDD). Libérez-Somyot appelle tous les Français et habitants de la France, qui croient en la démocratie et la liberté, à venir participer à la manifestation aux cotés de leurs camarades thaïlandais, afin de soutenir la démocratie en Thaïlande.

La démocratie en Thaïlande est aujourd'hui menacée par les bandes de voyous fascistes armés du dirigeant d'extrême droite Suthep Thaugsuban et par le chantage au coup d'Etat de certains généraux ultraréactionnaires de l'armée. Ces sinistres individus prétendent que les pauvres en Thaïlande seraient "trop stupides" pour bénéficier du droit de vote. Ils ont déjà pratiqué la terreur dans les rues de Bangkok et assassinés plusieurs personnes qui soutenaient la démocratie.

Les Chemises rouges demandent aux gens qui se sentent concernés de venir nombreux les supporter dans leur combat pour la démocratie, la liberté et les Droits de l'Homme Place de la République à Paris le dimanche 4 mai entre 14 et 16 heures.

Paris, France: Appel à manifester avec les Thaïlandais expatriés Chemises rouge le 4 mai prochain
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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 06:24

Un article de Giles Ji Ungpakorn

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http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/04/29/release-somyot-scrap-lese-majeste/


Somyot Pruksakasemsuk est un journaliste emprisonné. C'est un prisonnier d'opinion. Il a été reconnu coupable de la publication de deux articles qui faisaient des références négatives à la couronne dans un magazine anti-établissement. Il a été condamné à 10 ans de prison et est détenu depuis son arrestation initiale le 30 avril 2011. On lui a toujours refusé la liberté sous caution.
Il y a plusieurs prisonniers politiques condamnés à la prison en vertu de la loi de "lèse-majesté". La seule façon d'obtenir leur libération est de reconnaître leur culpabilité. Somyot Prueksakasemsuk a refusé de reconnaître sa culpabilité. Il n'a rien fait de mal. Il explique les conditions d'emprisonnement. Les prisonniers doivent porter des chaînes, qui pèsent 5 kilogrammes, attachées aux deux jambes. Les prisonniers doivent nettoyer les chaînes régulièrement sinon elles rouillent et les jambes des détenus s'infectent. Selon Somyot, les pratiques standard dans les prisons sont principalement conçues pour réduire l'humanité des prisonniers. "Si vous êtes en prison, vous êtes traité comme un animal".
Un autre prisonnier pour lèse-majesté, Da Torpedo, une femme, est en prison depuis plus longtemps que Somyot. On lui a refusé un traitement médical approprié et elle a également été agressée en prison.
La loi de lèse-majesté en Thaïlande représente une attaque grave contre la liberté de parole, la liberté d'expression et la liberté académique. Il s'agit d'une atteinte fondamentale à la démocratie menée par l'armée, les juges, les fonctionnaires royalistes et toutes les élites politiques, y compris Taksin et le Pua Thai. Les prisonniers pour lèse-majesté sont jugés par des tribunaux secrets et privés de liberté sous caution. Les juges royalistes prétendent que l'infraction serait "trop grave" et représenterait "une menace pour la sécurité nationale". Les dictatures de l'Histoire thaïlandaises ont longtemps utilisées l'excuse comme quoi leurs adversaires chercheraient à "renverser la monarchie" dans le but de massacrer des manifestants non armés ou de jeter les gens en prison. Les peines de prison pour crime de lèse-majesté sont draconiennes. Pendant ce temps, des voyous armés antidémocrates et les tueurs de l'Etat jouissent de la liberté d'action et de l'impunité totale.
La loi de lèse-majesté en Thaïlande est une loi autoritaire qui a été conçue principalement pour protéger les intérêts des élites non élues, en particulier l'armée. Elle est utilisée de pair avec la loi sur les crimes informatiques et montre le mépris du droit de la part des tribunaux qui cherchent à étouffer un débat complet et une quelconque responsabilité dans la société. Les lois de lèse-majesté et sur les crimes informatiques ont donné lieu à de nombreuses menaces laissant le choix entre aller en prison ou quitter le pays et elles ont également conduits à la censure systématique des livres et de l'internet. Les ministères du gouvernement, aussi bien civils que militaires, ont été mis en place un système pour espionner les citoyens qui utilisent l'internet ainsi que ceux qui participent à des émissions de radio et de télévision dans le but de poursuivre ceux qui violeraient la loi de lèse-majesté. Les Thaïlandais ont également été encouragés à s'espionner les uns les autres et à signaler aux autorités les contrevenants. Alors que la Commission Nationale des Droits de l'Homme et les ONG restent silencieux sur la lèse-majesté, la seule opposition systématique vient d'une petite partie du mouvement pro-démocratie.
La nature véritablement répressive de la lèse-majesté peut être mise en évidence par le fait que certains citoyens thaïlandais ont trop peur de refuser de se lever au cinéma quand l'hymne du roi est joué. Cela fait penser à l'Allemagne nazie ou à la Corée du Nord.

Giles Ji Ungpakorn

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