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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 18:24

Un article de Giles Ji Ungpakorn

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http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/05/13/liar-murderer-and-hypocrite/


Abhisit Vejjajiva, chef du Parti anti-démocrate a l'arrogance éhontée de s'adresser au sénat, dont la moitié des membres ont été nommés par la junte militaire, et de parler de ses propositions pour "résoudre" la crise thaïlandaise.
Ses propositions sont juste des cochonneries réchauffées qui ont été constamment régurgitées par son copain dirigeant du parti Sutep Teuksuban alors qu'il se pavanait dans les rues de Bangkok avec ses bandits armés .... Bla Bla Bla ... "La Thaïlande a besoin d'un premier ministre neutre et non élu". Compte tenu de la profondeur de la crise politique, toute personne "neutre" ne pourrait être qu’un imbécile complet ou un simple d'esprit. Elle devrait prétendre être neutre entre ceux qui, comme Abhisit et Sutep, veulent détruire la démocratie, et ceux qui veulent défendre le processus électoral.
Abhisit a commencé sa carrière comme élitiste envoyé à Eton et Oxford par sa famille richissime. Il est devenu chef du Parti anti-démocrate, et comme d'habitude, le parti n'a jamais gagné une majorité au parlement. Il s'est opposé aux soins de santé universels de Taksin et aux autres politiques en faveur des pauvres. Il n'est devenu Premier ministre qu'à la suite d'un coup d'Etat militaire suivit d'un coup d'Etat judiciaire. C'était une marionnette de la junte militaire et il aimait faire des tournées de conférences, en parlant, avec son accent anglais snob de la classe supérieure, de "la démocratie". Alors qu’il était Premier ministre lui-même, l'armée a massacré près de 90 Chemises rouges non armés qui réclamaient des élections démocratiques. Il a menti à ce sujet et continue à mentir pathologiquement sur presque tout. Lui et Sutep mentent quand ils prétendent qu'ils ne sont plus dans le même parti. Ils ne sont peut-être plus techniquement dans le même parti, mais ils partagent certainement le même lit sale.
En tant que chef du Parti anti-démocrate, il a été le responsable du boycott de deux élections parce qu'il savait que son parti allait perdre. Dans les deux cas cela a contribué à précipiter un coup d'Etat militaire ou judiciaire. Même après que l'armée ait pris le contrôle du pouvoir et que des élections aient été organisées à deux reprises, son parti anti-démocrate a encore perdu contre le Palang Prachachon ou le Pua Thai.
Dans son discours au Sénat, Abhisit a parlé, tout comme le chef des gangsters Sutep le fait, de "réforme politique". Dans ce discours vide de sens sur la "réforme", il n'a évidemment pas fait mention de la nécessité d'obtenir la liberté d'expression par la suppression de lèse-majesté. Il n'a, bien sûr, pas non plus parlé de la nécessité d'augmenter l'espace démocratique en donnant davantage de pouvoir aux citoyens et en élisant toutes les personnes qui détiennent une charge publique. Il n'a naturellement pas souligné la nécessité de réduire l'influence des militaires dans la société ni d'établir des normes de droits de l'homme en remettant les meurtriers de l'Etat à la justice. Il n'a pas non plus fait mention de la nécessité de créer l'égalité sociale et économique.
Au lieu de cela, Abhisit a parlé de la nécessité d'un gouvernement non élu pour superviser la "réforme", un processus qui, selon lui, "pourrait prendre des années". La soi-disant "assemblée de la réforme" d'Abhisit ne contiendrait pas de membres des partis politiques. En d'autres termes, elle serait bourrée de bureaucrates non élus et autoproclamés, de militaires, d'hommes d'affaires et d'universitaires conservateurs. L'objectif serait d'essayer de gagner plus de sièges pour les anti-démocrates, en fixant le processus électoral et en réduisant la puissance des membres élus du Parlement.
L'homme est clairement un élitiste autoritaire, un menteur, un assassin et un hypocrite.

Menteur, hypocrite et meurtrier
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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 04:27

Ce dont nous sommes les témoins en Thaïlande est un coup d'Etat qui se déroule lentement, rapporte Andrew Spooner

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http://www.leftfootforward.org/2014/05/elite-ready-to-destroy-thailands-democratic-gains/


La semaine dernière en Thaïlande a été tumultueuse. La Première ministre par intérim, Yingluck Shinwatra, qui a remportée une énorme victoire électorale lors des élections de 2011, a été démise de ses fonctions par la notoirement politisée Cour Constitutionnelle du Royaume.
La décision de la Cour Constitutionnelle a été basée sur des preuves fragiles et sur ​​une prémisse absurde, comme quoi le gouvernement de Yingluck aurait transféré le conseiller de sécurité nationale de l'ancien régime, Thawil Pliensri, dans un poste différent.
Bien sûr, ces transferts sont une pratique courante dans une démocratie. Thawil n'a pas été limogé, juste transféré. Il faut dire aussi que, dans une situation plus normale, un conseiller en sécurité avec des affiliations politiques claires vis-à-vis de l'ancien régime, ferait la seule chose honorable qui serait de démissionner une fois qu'un nouveau gouvernement aurait pris ses fonctions.
Ce n'est pas le cas de Thawil, dont l'allégeance politique vis-à-vis de l'antidémocratique mouvement PDRC de Thaïlande est tellement explicite qu'il a été photographié récemment se prosternernant devant le célèbre moine de "l'armée bouddhiste", Bouddha Issara, qui est le chef d'une des factions les plus violentes des fascistes du PDRC.
La condamnation de la décision de la Cour constitutionnelle par la presse internationale a été presque universelle. The Economist a décrit la décision de la cour comme une "mesure démontrant à quel point la Thaïlande avait baissée"; le New York Times a appelé cela "un coup d'Etat par un autre nom"; et le magazine Foreign Policy a tourné en dérision le tribunal comme ayant une "histoire sordide et sombre". Cependant, tout cela n'a pas vraiment contribue à aider la démocratie assiégée de Thaïlande.
Dans les dernières 24 heures un convoi de véhicules blindés de l'armée thaïlandaise a été repéré sur la route de Bangkok et le violent et brutal PDRC a occupé de nouveau les rues, soutenu, une fois de plus, par le diplômé d'Eton de nationalité britannique, Abhisit Vejjajiva, le chef de ce que le magazine Time a décrit comme le "Parti Démocrate thaïlandais drôlement mal-nommé". Alors que cet article est en cours d'écriture, le PDRC, qui a été "protégé" par des soldats de l'armée thaïlandaise lors de ses rassemblements depuis six mois, a pris le relais des stations de télévision et essaye de saisir Government House, dans une tentative d'imposer une non élue et inconstitutionnelle "Commission du Peuple" en Thaïlande.
Toute cette situation, lors de laquelle la Cour Constitutionnelle politisée et ses alliés du PDRC ont agit en tandem, peut facilement être analysée comme une évolution lente vers un coup d'Etat de facto.
Des sources sures affirment également que l'armée thaïlandaise est sur ​​le point de faire un geste plus explicite contre ce qui reste du système démocratique en Thaïlande. Un ancien ministre thaïlandais, Jakropob Penkair, qui a gardé des contacts de haut niveau en Thaïlande, m'a expliqué "qu'il s'agissait d'une tentative en cours pour organiser un coup d'Etat dans les prochains jours". Il a ajouté que "le but était de prendre les devants avant que les partisans chemises rouges pro-démocratie puissent se regrouper."
Une autre initiée, ancienne députée et membre de l'équivalent thaï du comité sélectionné des affaires étrangères, Jarupan Kuldiloke, m'a dit que bien qu'elle sentait qu'un coup d'Etat militaire pourrait ne pas arriver, la Cour Constitutionnelle et le chaos de la rue du PDRC travaillant ensemble obtiendraient "exactement le même résultat". Jarupan a également affirmé qu'il y avait des "rumeurs" importantes comme quoi un coup d'Etat militaire pourrait malgré tout avoir lieu, bien qu'elle soit restée incertaine.
Ces rumeurs et ces spéculations ne sont pas sans précédent. L'armée thaïlandaise a organisé 18 coups tout au long de son histoire. Le plus récent a eu lieu en 2006 et a renversé le frère de Yingluck, Thaksin Shinawatra, quelques semaines seulement avant des élections qu'il était absolument certain de gagner. Pour ajouter à ce bruit de fond actuel sur une intervention militaire, la journaliste spécialiste des affaires militaires du Bangkok Post, Wassana Nanuam, a publié un article ces derniers jours dans lequel elle déclare que pour l'armée "la perspective d'un coup d'Etat semblait la plus attrayante", et dans lequel elle cite un anonyme commandant de l'armée thaïlandaise déclarant que "les événements de ces prochains jours nous permettront de savoir si un coup d'Etat est nécessaire ou non".
En fin de compte, un coup d'Etat militaire plus explicite peut ne pas se produire en Thaïlande, mais ce qui est certain, c'est que la démocratie thaïlandaise a subi des dommages considérables. Il est également clair que la grande majorité des électeurs thaïlandais comprennent la démocratie et utilisent leur vote en vue du meilleur résultat possible comme c'est le cas dans toutes les démocraties.
Ce samedi 10 mai, plus de 100.000 militants chemises rouges pro-démocratie se sont réunis dans une banlieue de Bangkok pour exprimer leur résistance face aux mouvements de l'établissement thaïlandais qui cherche à empêcher une société plus juste et plus responsable. Le fait que des Thaïlandais puissants et soi-disant "éduqués" qui soutiennent la cabale des voyous du PDRC et payent des chambres d'hôtels hors de prix aux dirigeants du mouvement en vue de détruire les acquis démocratiques durement acquis de la Thaïlande, soient prêt tout risquer, y compris la guerre civile, révèle qu'ils sont plus près du nihilisme que d'une alternative politique crédible.

L'élite est prête à détruire les acquis démocratiques durement acquis de la Thaïlande
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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 18:15

Un article de Giles Ji Ungpakorn

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http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/05/11/the-udd-red-shirts-leadership-isnt-up-to-the-job-of-defending-democracy/


Une chose que la crise politique thaïlandaise a prouvée au cours de ces 8 dernières années, c'est qu'être dans le gouvernement ne veut pas dire contrôler l'état. Depuis l'époque de Marx et Engels, les marxistes ont fait valoir que l'État se compose de beaucoup plus d’organismes que simplement le gouvernement. Il y a les "corps d'hommes armés", les tribunaux, les prisons, les hauts fonctionnaires et les directeurs des grandes entreprises de l'élite. L'Etat est le titre officieux, non reconnu, du comité de gestion des affaires de l'ensemble de la classe dirigeante capitaliste. Sa prétention d'être neutre et respectueux de la loi est un mécanisme afin de gagner une légitimité auprès de la population. Il y aura des divergences d'opinion au sein de l'Etat. Mais son objectif global est de contrôler, d'opprimer et de régner sur les autres classes. En Thaïlande sa fonction est de régner sur les gens ordinaires et les agriculteurs qui constituent la majorité de la population. Il n'a pas encore fait face à la puissance de la classe ouvrière organisée comme en Europe ou en Egypte. L'Etat thaïlandais a encore à faire de sérieuses concessions à la démocratie.
Au cours des 8 dernières années de la crise thaïlandaise, l'Etat thaïlandais a montré son vrai visage qui est contre la démocratie et l'idée d'un suffrage universel libre. Nous avons eu un coup d'Etat de l'armée et trois coups judiciaires. Cette répression de la démocratie est soutenue par des voyous armés du Parti Démocrate qui agissent en toute impunité dans les rues. Ils sont soutenus par les soi-disant "organismes indépendants" nommés par les militaires et agissant en vertu d'une constitution rédigée par l'armée. Des universitaires de la classe moyenne et des responsables d'ONG les soutiennent eux-aussi. Ils prétendent tous également "protéger la monarchie", bien que la loi de lèse-majesté draconienne empêche les gens de s'interroger sur cela.
Il est évident que pour atteindre la liberté et la démocratie, nous devrons mettre à bas toutes les vieilles structures de l'Etat thaïlandais.
Mais Taksin, Yingluk et le Pua Thai n'ont pas l'intention de le faire. Leur objectif est de réintégrer le club de l'élite qui dirige maintenant l'état. Ils ne sont pas pro-démocratie par principe, simplement par commodité. Le leadership des Chemises rouges de l'UDD est marié avec le Pua Thai. Il est incapable de mener la lutte nécessaire.
Toute défense de la démocratie doit venir du mouvement des Chemises rouges. Il n'y a pas d'autre mouvement qui s'intéresse à cela et aucun autre groupe n'en a les capacités potentielles. Les Chemises rouges sont le plus grand mouvement social pro-démocratie qui n’ait jamais existé en Thaïlande. La majorité soutient toujours Taksin, mais en même temps souhaitent lutter pour la démocratie comme une question de principe et d'intérêt personnel. Ils ont une relation contradictoire avec Taksin et le Pua Thai.
La faiblesse du mouvement des Chemises rouges est due à deux raisons: le leadership et le pouvoir politique. Ce qui est nécessaire, c'est un nouveau leadership qui soit indépendant du Pua Thai et de Taksin, avec plus d'auto-organisation. Il y a un besoin urgent d'évaluer la tâche requise afin de renverser les anciennes structures de l'Etat et comment cela peut être fait. Le pouvoir doit chercher à être plus étroitement liée avec la classe ouvrière organisée, en particulier les syndicats du secteur privé. Le pouvoir doit aussi venir du mouvement de masse composé d'agriculteurs de tout le pays. Jusque-là les Chemises rouges ne seront pas en mesure de rebâtir la démocratie ni d'élargir l'espace démocratique.

Giles Ji Ungpakorn

Giles Ji Ungpakorn

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 13:00

Un article de Giles Ji Ungpakorn

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http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/05/07/judicial-coup-a-blow-to-democracy-2/

La Cour constitutionnelle non élue, antidémocratique et illégitime a organisé un coup d'État et renversé la Première ministre Yingluk pour une simple formalité. Ils prétendent que la Première ministre élue n'avait pas le droit de remplacer un fonctionnaire du gouvernement.

Il s'agit d'une simple formalité car elle est accusée d'avoir "abusée de son pouvoir" en désignant un membre de sa belle-famille pour un poste vacant. Alors que Yingluk a été accusée de ce ridicule "méfait", les putschistes militaires et les politiciens du Parti Démocrate, qui ont tués des dizaines de manifestants pro-démocratie, continuent à jouir de l'impunité.

Les actions de ce tribunal seraient risibles si elles n'étaient pas si graves. Le tribunal s'est déjà prononcé contre le droit d'un parlement élu d'amender la constitution militaire de sorte que tous les sénateurs soient élus. Il a également jugé que le gouvernement ne peut pas construire une liaison ferroviaire à grande vitesse qui est pourtant si nécessaire. Dans ce derniers cas, ces vieilles reliques ont déclarés "qu'il serait préférable de construire des routes". Apparemment, ils ont l’illusion qu'ils sont experts dans tous les domaines et ont le droit de diriger le pays à la place du gouvernement.

Ce coup d'État a été fait essentiellement afin d'appuyer les émeutiers antidémocrates, dirigés par Sutep Tuaksuban, qui ont déclenchés le chaos et la violence dans les rues de Bangkok. Ces monstres jouissent également de l'impunité. Ce n'est que le dernier d'une longue lignée de coups d'Etat militaires ou judiciaires depuis septembre 2006, dont le but était de réduire l'espace démocratique et priver la majorité de la population de ses droits. Chaque fois qu'ils ont renversé un gouvernement élu, les élections ultérieures ont montré que la majorité de la population continuait à soutenir un tel gouvernement.

La Cour constitutionnelle fait partie de l'alliance conservatrice de l'élite. Cette alliance est composée de l'armée, des hauts fonctionnaires, des tribunaux, du Parti "anti-"Démocrate, des classes moyennes et des ONG. Ce sont eux les coupables qui ont favorisé la destruction de la démocratie.

Depuis la fin de l'année dernière, des émeutiers anti-démocratiques d'extrême-droite ont ouvertement eu recours à la violence, y compris en utilisant des armes à feu, dans le but de saboter les élections de février. Dans le même temps des universitaires de la classe moyenne et des dirigeants d'ONG ont lancé un dégoûtant et hypocrite appel pour un Premier ministre nommé et des mesures visant à restreindre le droit de vote démocratique au nom de la "paix".

Le gouvernement intérimaire qui survit pour le moment est composé de ministres qui n'ont pas été licenciés avec Yingluk. Mais il sera plus faible et d'autres sections de l'ordre anti-démocratique vont essayer de les éliminer eux-aussi. Leur but est de changer les règles avant une nouvelle élection afin de détruire davantage l'espace démocratique.

Ne vous méprenez pas, c'est un gigantesque conflit entre ceux qui croient au processus démocratique ainsi qu'à la modernité et ceux qui veulent en un retour en arrière à l'époque des jours sombres où la majorité de la population était ignorée et insultée. Ce n'est pas seulement une lutte de l'élite. Ce n'est pas à propos de la succession au trône et il ne s'agit pas principalement de ​​la famille Shinawat. Ceux qui prétendent de telles choses refusent d'admettre l'éveil et la participation politique de millions de chemises rouges et leurs partisans.

Nous ne pouvons pas faire confiance au Parti Pua Thai de Yingluk pour mener une lutte en faveur de la démocratie contre ces menaces persistantes. Toute défense de la démocratie doit venir du mouvement chemise rouge. Mais ce qui est nécessaire, c'est une nouvelle direction qui soit indépendante du Pua Thai et plus étroitement liée à la classe ouvrière organisée.

Coup d'État judiciaire - un coup contre la démocratie
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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 10:16

Dimanche 4 mai 2014, de 14 à 16 heures aura lieu Place de la République à Paris, en France, une manifestation des Chemises rouge du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (UDD). Libérez-Somyot appelle tous les Français et habitants de la France, qui croient en la démocratie et la liberté, à venir participer à la manifestation aux cotés de leurs camarades thaïlandais, afin de soutenir la démocratie en Thaïlande.

La démocratie en Thaïlande est aujourd'hui menacée par les bandes de voyous fascistes armés du dirigeant d'extrême droite Suthep Thaugsuban et par le chantage au coup d'Etat de certains généraux ultraréactionnaires de l'armée. Ces sinistres individus prétendent que les pauvres en Thaïlande seraient "trop stupides" pour bénéficier du droit de vote. Ils ont déjà pratiqué la terreur dans les rues de Bangkok et assassinés plusieurs personnes qui soutenaient la démocratie.

Les Chemises rouges demandent aux gens qui se sentent concernés de venir nombreux les supporter dans leur combat pour la démocratie, la liberté et les Droits de l'Homme Place de la République à Paris le dimanche 4 mai entre 14 et 16 heures.

Paris, France: Appel à manifester avec les Thaïlandais expatriés Chemises rouge le 4 mai prochain
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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 06:24

Un article de Giles Ji Ungpakorn

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http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/04/29/release-somyot-scrap-lese-majeste/


Somyot Pruksakasemsuk est un journaliste emprisonné. C'est un prisonnier d'opinion. Il a été reconnu coupable de la publication de deux articles qui faisaient des références négatives à la couronne dans un magazine anti-établissement. Il a été condamné à 10 ans de prison et est détenu depuis son arrestation initiale le 30 avril 2011. On lui a toujours refusé la liberté sous caution.
Il y a plusieurs prisonniers politiques condamnés à la prison en vertu de la loi de "lèse-majesté". La seule façon d'obtenir leur libération est de reconnaître leur culpabilité. Somyot Prueksakasemsuk a refusé de reconnaître sa culpabilité. Il n'a rien fait de mal. Il explique les conditions d'emprisonnement. Les prisonniers doivent porter des chaînes, qui pèsent 5 kilogrammes, attachées aux deux jambes. Les prisonniers doivent nettoyer les chaînes régulièrement sinon elles rouillent et les jambes des détenus s'infectent. Selon Somyot, les pratiques standard dans les prisons sont principalement conçues pour réduire l'humanité des prisonniers. "Si vous êtes en prison, vous êtes traité comme un animal".
Un autre prisonnier pour lèse-majesté, Da Torpedo, une femme, est en prison depuis plus longtemps que Somyot. On lui a refusé un traitement médical approprié et elle a également été agressée en prison.
La loi de lèse-majesté en Thaïlande représente une attaque grave contre la liberté de parole, la liberté d'expression et la liberté académique. Il s'agit d'une atteinte fondamentale à la démocratie menée par l'armée, les juges, les fonctionnaires royalistes et toutes les élites politiques, y compris Taksin et le Pua Thai. Les prisonniers pour lèse-majesté sont jugés par des tribunaux secrets et privés de liberté sous caution. Les juges royalistes prétendent que l'infraction serait "trop grave" et représenterait "une menace pour la sécurité nationale". Les dictatures de l'Histoire thaïlandaises ont longtemps utilisées l'excuse comme quoi leurs adversaires chercheraient à "renverser la monarchie" dans le but de massacrer des manifestants non armés ou de jeter les gens en prison. Les peines de prison pour crime de lèse-majesté sont draconiennes. Pendant ce temps, des voyous armés antidémocrates et les tueurs de l'Etat jouissent de la liberté d'action et de l'impunité totale.
La loi de lèse-majesté en Thaïlande est une loi autoritaire qui a été conçue principalement pour protéger les intérêts des élites non élues, en particulier l'armée. Elle est utilisée de pair avec la loi sur les crimes informatiques et montre le mépris du droit de la part des tribunaux qui cherchent à étouffer un débat complet et une quelconque responsabilité dans la société. Les lois de lèse-majesté et sur les crimes informatiques ont donné lieu à de nombreuses menaces laissant le choix entre aller en prison ou quitter le pays et elles ont également conduits à la censure systématique des livres et de l'internet. Les ministères du gouvernement, aussi bien civils que militaires, ont été mis en place un système pour espionner les citoyens qui utilisent l'internet ainsi que ceux qui participent à des émissions de radio et de télévision dans le but de poursuivre ceux qui violeraient la loi de lèse-majesté. Les Thaïlandais ont également été encouragés à s'espionner les uns les autres et à signaler aux autorités les contrevenants. Alors que la Commission Nationale des Droits de l'Homme et les ONG restent silencieux sur la lèse-majesté, la seule opposition systématique vient d'une petite partie du mouvement pro-démocratie.
La nature véritablement répressive de la lèse-majesté peut être mise en évidence par le fait que certains citoyens thaïlandais ont trop peur de refuser de se lever au cinéma quand l'hymne du roi est joué. Cela fait penser à l'Allemagne nazie ou à la Corée du Nord.

Giles Ji Ungpakorn

Giles Ji Ungpakorn

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 08:39

A l'occasion de ses 3 ans d'emprisonnement, Somyot Pruksakasemsuk a écrit un article

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http://www.bangkokpost.com/opinion/opinion/407169/battling-lese-majeste-law-from-a-jail-cell

 

Je lutte contre la loi de lèse-majesté à partir d'une cellule de prison
 

Je suis assis ici dans ma cellule de la prison tard dans la nuit. Les lumières sont allumées, les autres prisonniers sont endormis et je suis assis seul recroquevillé contre le mur. Je pense au temps d'avant mon incarcération quand, à cette heure de la nuit, j'écrivais des articles pour le magazine "la Voix de Taksin". J'étais le rédacteur en chef et éditeur de ce magazine bi- hebdomadaire. Le travail était épuisant, mais très enrichissant et 30.000 exemplaires étaient imprimés et vendus. Sa publication était très attendue par ses lecteurs et faisait l'objet de discussion politique et de commentaires. Certains articles étaient incendiaires parce qu'ils étaient considérés comme diffamatoires envers la monarchie thaïlandaise par les médias thaïlandais et l'élite politique conservatrice.
Ces accusations ont servi à accroître la notoriété et l'image de la revue, car cela répondait aux besoins de ses lecteurs qui se battaient à l'époque pour la liberté politique et la démocratie.
Entre 1992 et 2005, j'ai été un défenseur de l'amélioration des conditions de travail dans le centre de la Thaïlande. J'étais très conscient de la difficulté, la souffrance et du désespoir des ouvriers de l'industrie et de leur exploitation par leurs employeurs. Ces conditions, flagrantes, étaient le résultat d'une croissance industrielle effrénée et incontrôlée dans le but d'obtenir de plus grands profits. Cela a conduit à une augmentation massive de l'écart de revenu entre les riches et les pauvres. J'ai passé beaucoup de temps et d'efforts à lutter pour améliorer ces conditions, défendre les droits et la dignité des travailleurs. Après de nombreuses années de lutte, les conditions et la rémunération se sont améliorées, mais ne sont pas encore à un niveau international.
En 2008, j'ai été invité à devenir un participant clé du mouvement naissant des Chemises rouges, également connu sous le nom de Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (UDD), dans le nord de la Thaïlande. A cette époque, la participation aux rassemblements des Chemise rouge était très faible, mais a augmentée quand Abhisit Vejjajiva, le chef du Parti Démocrate, a formé un nouveau gouvernement en 2008. Le Parti Démocrate représente le mouvement chemise jaune qui est très conservateur et monarchiste.
Malgré la faible participation nous avons persévéré dans nos efforts et ceux-ci ont aboutis à un grand rassemblement de plus de 10.000 personnes en septembre 2010 à Chiang Mai, pour réclamer la libération des prisonniers politiques de l'UDD qui avaient été incarcérés à la suite des manifestations des Chemises rouges à Bangkok et de la répression qui a suivi pour mettre fin au mouvement.
En 2009, il n'y avait pas de mouvement des Chemises rouges dans les provinces méridionales de Thaïlande. A cette époque, j'ai été invité à une cérémonie commémorative pour la tragédie des réservoirs rouges dans la province de Phatthalung. La tragédie des réservoirs rouges a eu lieu dans les années 1970 quand l'armée thaïlandaise a réprimé violemment ​​les activités communistes dans le Sud et exécuté leurs victimes en les jetant à partir d'hélicoptères ou en les brûlants vifs dans des fûts de goudron. J'ai saisi cette occasion pour lancer un mouvement des Chemises rouges là-bas et l'ai visité de nombreuses fois. En raison de mes efforts, les Chemises rouges ont finalement tenu un séminaire de formation qui a réuni plus de 1000 personnes.
Le mouvement des chemises rouges a été fermement établi en 2008 dans l'Issan, la région du nord-est de la Thaïlande. L'Issan est la région la plus pauvre de Thaïlande et est la base du pouvoir du Parti Pua Thai qui représente le mouvement des Chemises rouges dans le gouvernement. En 2009, j'ai été invité à participer aux activités politiques chemises rouges là-bas. J'ai aussi participé à des rassemblements et à des séminaires dans le centre et l'est de la Thaïlande. Lors de ces rassemblements, les participants étaient de tous les milieux et tout le monde pouvait y participer, indépendamment de leur position dans la société. Ils étaient motivés par le désir d'améliorer la société thaïlandaise et de mettre en place un gouvernement de tous les citoyens, pas seulement de l'élite.
Je ne suis pas un leader ni un politicien. Je ne suis pas bon pour faire des discours bien que je sois bien connu. Cependant, je suis très préoccupé par l'injustice dans la société thaïlandaise et par la nécessité d'une réforme. Par conséquent, je tiens à participer au mouvement politique chemise rouge afin de promouvoir la démocratie, l'égalité, la liberté et la justice. Le pouvoir suprême appartient à tout le peuple de Thaïlande. C'est aussi pourquoi j'ai édité et publié le magazine "La Voix de Taksin", qui était un média important pour le mouvement des Chemises rouges. J'ai été accusé de violation de la loi de lèse-majesté et par la suite arrêté en avril 2011. C'est arrivé après que j'ai lancé publiquement une pétition demandant la modification de cette loi qui contredit la Convention Internationale des Droits de l'Homme que la Thaïlande a signé. Je n'ai pas été informé des charges ou de la délivrance du mandat d'arrêt.
J'ai demandé 15 fois sans succès ma libération sous caution. La libération sous caution est souvent accordée à ceux qui ont été jugés pour des crimes plus graves et condamnés à mort. Les années qu'il faut pour lutter contre un cas de la Cour de première instance de la Cour suprême sont débilitants sans liberté sous caution. Comme forçat, l'environnement est surpeuplé et la maladie sévit, ce qui ajoute l'insulte à la blessure tandis que je continue à me battre pour mon cas en attendant la décision finale. Je ne peux utiliser aucun des privilèges accordés aux détenus comme les programmes d'enseignement.
Je suis en outre interdit de toute amnistie ou libération conditionnelle car le temps passé avant le jugement final n'est pas pris en compte dans le système judiciaire thaïlandais. J'aurais pu bénéficier d'une grâce royale si j'avais admis ma culpabilité et dénoncé une autre personne impliquée dans mon crime supposé. Mais c'est quelque chose que je ne peux pas accepter parce que c'est contre mes principes moraux.
En ce qui me concerne, je pense que la lèse-majesté ne doit pas être une loi de droit et que donc je ne suis pas coupable. Donc, si je devais accepter un pardon royal pour la liberté, je serais encore prisonnier de ma conscience. J'ai choisi de souffrir pour lutter contre l'injustice et les abus malgré le fait que je vais sans doute finir par être jugé coupable ou mourir en prison.
En regardant le ciel de ma cellule, je constate que la lune est faible et qu'il n'y a pas d'étoiles. Je pense à ma famille. Cela fait maintenant trois ans que nous avons été séparés. Dans l'intervalle, mes enfants ont été à l'université ce dont je suis fier étant donné les circonstances. Le ciel est sombre comme les ténèbres morales de la société thaïlandaise. Je garde l'espoir qu'un matin lumineux se lèvera un jour.

Somyot Pruksakasemsuk

"Je lutte contre la loi de lèse-majesté à partir d'une cellule de prison"
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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 04:41

Libérez-Somyot a eu la tristesse d'apprendre le décès d'Elisabetta Polenghi, la sœur du photographe italien Fabio Polenghi, tué à Bangkok par l'armée le 19 mai 2010. Suite à la mort de son frère, cette grande dame luttait infatigablement pour que Fabio et les 90 autres victimes de la sanglante répression de l'ancien gouvernement thaïlandais d'Abhisit Vejjajiva et de Suthep Thaugsuban puissent bénéficier de la justice. Elisabetta, atteinte d'un cancer, nous a quitté trop tôt. Elle n'était âgée que de 50 ans.

Repose en paix Elisabetta.

 

Ci-dessous, une lettre ouverte d'Elisabetta à Yingluck Shinawatra écrite en aout 2011 à l'occasion de l'élection de la dirigeante du Parti Pua Thai au poste de Premier ministre de Thaïlande:

"Lettre ouverte à Yingluck Shinawatra
Elisabetta Polenghi soeur du photographe italien Fabio Polenghi, tué à Bangkok au printemps 2010
La nouvelle de la victoire des Chemises rouges m'a amené à des larmes incontrôlables; un sentiment qu'il est difficile d'expliquer et qui était à la fois joyeux et douloureux, mais en même temps, plein d'espoir.
J'ai pleuré dans l'espoir qu'aujourd'hui, une nouvelle ère de justice de respect adviendra et que toutes ces victimes qui ont cru en un meilleur pays et contribué à le changer suite à leur sacrifice ultime recevront désormais le respect et la vérité qu'elles méritent vraiment.
Bien que ma position ne me permette pas d'exprimer un sentiment de participation à la politique de votre pays, il est encore vrai que je suis une femme et une humaniste et comme telle, je reconnais l'importance de votre victoire. Je souhaite donc vous féliciter et vous souhaiter la force et la sagesse que cette nomination requiert. À cet égard, et c'est mon espoir le plus sincère, je voudrais que les enquêtes sur les morts de 2010 soient rouvertes et revues pour que tant de sacrifices de vie humaine n'aient pas été inutiles et soient réparées avec honnêteté, justice, et responsabilité dans le cadre d'un engagement pour une forte et saine renaissance de la Thaïlande avec un accent particulier sur la défense de la vie humaine.
A votre disposition, je suis à vous sincèrement,
Elisabetta Polenghi"

Elisabetta Polenghi

Elisabetta Polenghi

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 18:46

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Liens:

https://www.facebook.com/notes/giles-ji-ungpakorn/thai-studies-academics-could-do-much-more/10154032274180464

https://www.facebook.com/notes/free-somyot/thai-studies-academics-could-do-much-more/624813177604980#!/notes/free-somyot/thai-studies-academics-could-do-much-more/624813177604980


C'était bien de voir quelques universitaires d'études thaïlandaises brandir des photos du prisonnier pour lèse-majesté Somyot. C'était bien de voir qu'ils exigeaient que Somyot et d'autres prisonniers puissent bénéficier de la liberté sous caution et que la loi de lèse-majesté soit abolie... mais nous l'avions fait bien avant. En 2009, lorsque je fus moi-même inculpé de lèse-majesté, j'ai organisé une pétition contre la loi de lèse-majesté que de nombreuses personnes ont signé. A l'époque j'ai été critiqué par certains universitaires qui m'accusaient d'essayer d'impliquer le mouvement social des Chemises rouges dans cette campagne. Ils m'ont conseillé de faire des choses "tranquillement" et d'attendre qu'une campagne se déclenche parmi les universitaires. Cela ne s'est jamais produit. Si j'avais suivi leurs conseils, je serais probablement aujourd'hui dans la même cellule de prison que Somyot. J'ai été plus chanceux que Somyot et ai pu quitter la Thaïlande. Mais j'ai dû sacrifier ma carrière universitaire. Si je devais le refaire, je réécrirais encore un livre pour m'opposer au coup d'Etat militaire royaliste. D'autres ont sacrifié leur vie et Somyot ainsi que Da Torpedo ont sacrifié leur liberté.
Espérons qu'ils ne brandissaient pas des photos de Somyot uniquement pour sauver leur conscience.
Cinq ans plus tard, des mesures beaucoup plus importantes devraient être prises à l'encontre de la lèse-majesté. Il devrait y avoir un boycott de la Conférence internationale des études thaïlandaises qui est en partie prise en charge par l'état thaïlandais. Une conférence alternative d'études devrait être organisée par les universitaires thaïlandais pro-démocratiques. Les universitaires devraient envisager la non-coopération avec les universités thaïlandaises jusqu'à que cette loi soit mise au rebut. Cette loi n'est pas seulement une atteinte aux droits de l'homme, mais elle détruit également la liberté et les normes académiques.
Les universitaires d'études thaïlandaises pourraient également se réunir pour procéder à une "action de masse contre la lèse-majesté" en lisant des extrais des articles publiés par Somyot qui ont été jugés lèse-majesté.
Cependant, je reste pessimiste sur le fait que ce genre de réelle action ne puisse jamais avoir lieu. Après tout, il y a des carrières à prendre en considération.

Giles Ji Ungpakorn

Giles Ji Ungpakorn

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 04:41

La 12eme Conférence internationale des études thaïlandaises (TIC) s'est tenue à Sydney du 22 au 24 Avril 2014. Une partie des participants à la conférence ont écrits une lettre ouverte exprimant leur solidarité avec Somyot Prueksakasemsuk à l'occasion des trois ans de son emprisonnement. Suite à leur liberté de défendre ceux qui sont emprisonnés en vertu d'une loi injuste, les chercheurs ont demandé la libération de Somyot et de tous les autres détenus en vertu de l'article 112 ainsi que l'abolition de la loi de lèse-majesté.


Ci-dessous, la lettre ouverte à l’occasion du troisième anniversaire de l'emprisonnement de Somyot Prueksakasemsuk:

« Somyot Prueksakasemsuk est depuis longtemps un militant pour les droits des travailleurs et défenseur des droits humains en Thaïlande. Depuis 2007, il était le rédacteur en chef du magazine "La Voix de Taksin". Il a été arrêté et placé en détention le 30 Avril 2011 et peu de temps après accusé de deux violations de l'article 112, qui stipule que "quiconque diffame, insulte ou menace le roi, la reine, l'héritier présomptif ou le régent, sera puni d'une peine d'emprisonnement de trois à quinze ans." Dans le cas de Somyot, les accusations étaient d'avoir autorisé la publication de deux articles avec un contenu prétendument anti-monarchie dans le magazine "La Voix de Taksin". Somyot a été emprisonné pendant six mois sous le régime de la détention provisoire et, après avoir commencé le 12 novembre 2011, les audiences de son procès ont continué jusqu'au 3 mai 2012. Le 23 janvier 2013, la Cour pénale de Bangkok a jugé Somyot coupable des deux chefs d'accusation et il a été condamné à dix ans de prison ainsi qu'à un an de prison avec sursis pour une affaire antérieure. À l'heure actuelle, Somyot fait appel de son verdict. Depuis qu'il a été arrêté et placé derrière les barreaux, comme la majorité des détenus en vertu de l'article 112, Somyot s'est toujours vu refuser la libération sous caution malgré 15 demandes soumises à la cour. Le 30 avril 2014, à l'occasion du troisième anniversaire de son emprisonnement, la famille de Somyot ainsi que des sympathisants présenteront une demande de libération sous caution, la seizième à ce jour.
Comme des chercheurs, des journalistes, des militants et d'autres observateurs  thaïlandais et internationaux se sont réunis à Sydney pour la 12eme Conférence internationale des études thaïlandaises, nous aimerions profiter de l'occasion pour attirer l'attention sur le troisième anniversaire de l'emprisonnement de Somyot et appeler le gouvernement thaïlandais:
1 À accorder la libération sous caution à Somyot Prueksakasemsuk, pendant qu'il fait appel pour son cas
2 À accorder la liberté provisoire à tous les détenus en attente de procès en vertu de l'article 112, dans l'attente des verdicts des appels et
3 À abolir l'article 112.

Sydney, Australie
le 24 avril 2014 »


signé par:
Andrew Brown, de l'Université de Nouvelle-Angleterre
Anusorn Unni, Université Thammasat
Bencharat Sae Chua, Université Mahidol
Bo Kyeong Seo, Australian National University
Chalita Bundhuwong, Université Kasetsart
Chris Baker
Craig Reynolds, Australian National University
David Streckfuss, chercheur indépendant
Eugénie Merieau, de l'Institut national de langues et civilisations orientales (INALCO) de Paris
Ian Baird, Université de Wisconsin- Madison
Jakkrit Sangkhamanee, Université de Chulalongkorn
James L. Taylor, Université d'Adélaïde
Karin Zackari, Université de Lund
Katsuyuki Takahashi, Université Waseda
Nick Cheesman, Australian National University
Noah Viernes, Université internationale d'Akita
Peter Jackson, Australian National University
Peter Vandergeest, Université d'York
Philip Hirsch, Université de Sydney
Pinkaew Laungaramsri, Université de Chiang Mai
Pongphisoot Busbarat, Université de Sydney
Preedee Hongsaton, Australian National University
Rachel Harrison, École des études orientales et africaines
Samak Kosem, Université de Chiang Mai
Simon de grincement, Université de Kyoto
Sirijit Sunanta, Université Mahidol
Thanavi Chotpradit
Thongchai Winichakul, Université de Wisconsin-Madison
Thorn Pitidol, Université Thammasat
Tyrell Haberkorn, Australian National University
Vanessa Lamb, Université d'York
Viengrat Nethipo, Université de Chulalongkorn
Wanrug Suwanwattana, Université Thammasat
Wanwiphang Manachotphong, Université Thammasat
Yukti Mukdawijitra, Université Thammasat

Source:
https://www.facebook.com/notes/free-somyot/des-chercheurs-de-la-conf%C3%A9rence-internationale-des-%C3%A9tudes-tha%C3%AFlandaises-%C3%A0-sydney/624416237644674

Des chercheurs de la Conférence internationale des études thaïlandaises à Sydney solidaires avec Somyot
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