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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 18:46

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Liens:

https://www.facebook.com/notes/giles-ji-ungpakorn/thai-studies-academics-could-do-much-more/10154032274180464

https://www.facebook.com/notes/free-somyot/thai-studies-academics-could-do-much-more/624813177604980#!/notes/free-somyot/thai-studies-academics-could-do-much-more/624813177604980


C'était bien de voir quelques universitaires d'études thaïlandaises brandir des photos du prisonnier pour lèse-majesté Somyot. C'était bien de voir qu'ils exigeaient que Somyot et d'autres prisonniers puissent bénéficier de la liberté sous caution et que la loi de lèse-majesté soit abolie... mais nous l'avions fait bien avant. En 2009, lorsque je fus moi-même inculpé de lèse-majesté, j'ai organisé une pétition contre la loi de lèse-majesté que de nombreuses personnes ont signé. A l'époque j'ai été critiqué par certains universitaires qui m'accusaient d'essayer d'impliquer le mouvement social des Chemises rouges dans cette campagne. Ils m'ont conseillé de faire des choses "tranquillement" et d'attendre qu'une campagne se déclenche parmi les universitaires. Cela ne s'est jamais produit. Si j'avais suivi leurs conseils, je serais probablement aujourd'hui dans la même cellule de prison que Somyot. J'ai été plus chanceux que Somyot et ai pu quitter la Thaïlande. Mais j'ai dû sacrifier ma carrière universitaire. Si je devais le refaire, je réécrirais encore un livre pour m'opposer au coup d'Etat militaire royaliste. D'autres ont sacrifié leur vie et Somyot ainsi que Da Torpedo ont sacrifié leur liberté.
Espérons qu'ils ne brandissaient pas des photos de Somyot uniquement pour sauver leur conscience.
Cinq ans plus tard, des mesures beaucoup plus importantes devraient être prises à l'encontre de la lèse-majesté. Il devrait y avoir un boycott de la Conférence internationale des études thaïlandaises qui est en partie prise en charge par l'état thaïlandais. Une conférence alternative d'études devrait être organisée par les universitaires thaïlandais pro-démocratiques. Les universitaires devraient envisager la non-coopération avec les universités thaïlandaises jusqu'à que cette loi soit mise au rebut. Cette loi n'est pas seulement une atteinte aux droits de l'homme, mais elle détruit également la liberté et les normes académiques.
Les universitaires d'études thaïlandaises pourraient également se réunir pour procéder à une "action de masse contre la lèse-majesté" en lisant des extrais des articles publiés par Somyot qui ont été jugés lèse-majesté.
Cependant, je reste pessimiste sur le fait que ce genre de réelle action ne puisse jamais avoir lieu. Après tout, il y a des carrières à prendre en considération.

Giles Ji Ungpakorn

Giles Ji Ungpakorn

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 04:41

La 12eme Conférence internationale des études thaïlandaises (TIC) s'est tenue à Sydney du 22 au 24 Avril 2014. Une partie des participants à la conférence ont écrits une lettre ouverte exprimant leur solidarité avec Somyot Prueksakasemsuk à l'occasion des trois ans de son emprisonnement. Suite à leur liberté de défendre ceux qui sont emprisonnés en vertu d'une loi injuste, les chercheurs ont demandé la libération de Somyot et de tous les autres détenus en vertu de l'article 112 ainsi que l'abolition de la loi de lèse-majesté.


Ci-dessous, la lettre ouverte à l’occasion du troisième anniversaire de l'emprisonnement de Somyot Prueksakasemsuk:

« Somyot Prueksakasemsuk est depuis longtemps un militant pour les droits des travailleurs et défenseur des droits humains en Thaïlande. Depuis 2007, il était le rédacteur en chef du magazine "La Voix de Taksin". Il a été arrêté et placé en détention le 30 Avril 2011 et peu de temps après accusé de deux violations de l'article 112, qui stipule que "quiconque diffame, insulte ou menace le roi, la reine, l'héritier présomptif ou le régent, sera puni d'une peine d'emprisonnement de trois à quinze ans." Dans le cas de Somyot, les accusations étaient d'avoir autorisé la publication de deux articles avec un contenu prétendument anti-monarchie dans le magazine "La Voix de Taksin". Somyot a été emprisonné pendant six mois sous le régime de la détention provisoire et, après avoir commencé le 12 novembre 2011, les audiences de son procès ont continué jusqu'au 3 mai 2012. Le 23 janvier 2013, la Cour pénale de Bangkok a jugé Somyot coupable des deux chefs d'accusation et il a été condamné à dix ans de prison ainsi qu'à un an de prison avec sursis pour une affaire antérieure. À l'heure actuelle, Somyot fait appel de son verdict. Depuis qu'il a été arrêté et placé derrière les barreaux, comme la majorité des détenus en vertu de l'article 112, Somyot s'est toujours vu refuser la libération sous caution malgré 15 demandes soumises à la cour. Le 30 avril 2014, à l'occasion du troisième anniversaire de son emprisonnement, la famille de Somyot ainsi que des sympathisants présenteront une demande de libération sous caution, la seizième à ce jour.
Comme des chercheurs, des journalistes, des militants et d'autres observateurs  thaïlandais et internationaux se sont réunis à Sydney pour la 12eme Conférence internationale des études thaïlandaises, nous aimerions profiter de l'occasion pour attirer l'attention sur le troisième anniversaire de l'emprisonnement de Somyot et appeler le gouvernement thaïlandais:
1 À accorder la libération sous caution à Somyot Prueksakasemsuk, pendant qu'il fait appel pour son cas
2 À accorder la liberté provisoire à tous les détenus en attente de procès en vertu de l'article 112, dans l'attente des verdicts des appels et
3 À abolir l'article 112.

Sydney, Australie
le 24 avril 2014 »


signé par:
Andrew Brown, de l'Université de Nouvelle-Angleterre
Anusorn Unni, Université Thammasat
Bencharat Sae Chua, Université Mahidol
Bo Kyeong Seo, Australian National University
Chalita Bundhuwong, Université Kasetsart
Chris Baker
Craig Reynolds, Australian National University
David Streckfuss, chercheur indépendant
Eugénie Merieau, de l'Institut national de langues et civilisations orientales (INALCO) de Paris
Ian Baird, Université de Wisconsin- Madison
Jakkrit Sangkhamanee, Université de Chulalongkorn
James L. Taylor, Université d'Adélaïde
Karin Zackari, Université de Lund
Katsuyuki Takahashi, Université Waseda
Nick Cheesman, Australian National University
Noah Viernes, Université internationale d'Akita
Peter Jackson, Australian National University
Peter Vandergeest, Université d'York
Philip Hirsch, Université de Sydney
Pinkaew Laungaramsri, Université de Chiang Mai
Pongphisoot Busbarat, Université de Sydney
Preedee Hongsaton, Australian National University
Rachel Harrison, École des études orientales et africaines
Samak Kosem, Université de Chiang Mai
Simon de grincement, Université de Kyoto
Sirijit Sunanta, Université Mahidol
Thanavi Chotpradit
Thongchai Winichakul, Université de Wisconsin-Madison
Thorn Pitidol, Université Thammasat
Tyrell Haberkorn, Australian National University
Vanessa Lamb, Université d'York
Viengrat Nethipo, Université de Chulalongkorn
Wanrug Suwanwattana, Université Thammasat
Wanwiphang Manachotphong, Université Thammasat
Yukti Mukdawijitra, Université Thammasat

Source:
https://www.facebook.com/notes/free-somyot/des-chercheurs-de-la-conf%C3%A9rence-internationale-des-%C3%A9tudes-tha%C3%AFlandaises-%C3%A0-sydney/624416237644674

Des chercheurs de la Conférence internationale des études thaïlandaises à Sydney solidaires avec Somyot
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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 19:42

Le Front uni pour la démocratie contre la dictature (UDD) a annoncé un plan visant à organiser des manifestations dans de nombreuses provinces de la fin d'avril au début de mai afin de montrer la volonté du peuple de lutter par des moyens pacifiques contre les diverses menaces faites à la démocratie, y compris les manifestations violentes du PDRC et les tentatives de coup d'Etat militaire ou judiciaire.
Le calendrier des manifestations

Samedi 26 avril 2014: Près du lac Palanchai, Roi Et.
Dimanche 27 avril 2014: Provincial Administrative Organization Stadium, Chaiyaphum.
Mardi 29 avril 2014: Mairie du district Pho-phratabchang, Pichit.
Mercredi 30 avril 2014: Hôtel de Ville, Uttaradit.
Jeudi 1er mai 2014: école Phibul Wittayalai, Lopburi.
Vendredi 2 mai 2014: monument commémoratif du Roi Naresuan, Don Chedi, Suphanburi.

Source:
http://thairedshirts.org/2014/04/25/udd-to-stage-rallies-in-many-provinces/#

La manifestation du samedi 26 avril 2014 (aujourd'hui) près du lac Palanchai à Roi Et

La manifestation du samedi 26 avril 2014 (aujourd'hui) près du lac Palanchai à Roi Et

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 18:31

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Lien:

http://www.asiasentinel.com/opinion/thai-radical-poet-kamol-duangpasuk-shot/


L'impunité pour les royalistes produit de plus en plus de violence
"Maineng Kor Khuntee" ou Kamol Duangpasuk était un poète radical chemise rouge qui écrivait pour un magazine hebdomadaire en langue thaïe. Il a été abattu mercredi de sang froid par des tueurs alors qu'il sortait d'un restaurant de Bangkok. Il est mort plus tard à l'hôpital.
Maineng s'est opposé au coup d'Etat militaire en 2006 et a joué un rôle actif depuis dans le mouvement pro-démocratie chemise rouge. Contrairement au gouvernement Pua Thai et aux principaux dirigeants des Chemises rouges, il a également pris une position de principe contre la draconienne loi de lèse-majesté. La lèse-majesté a été utilisée par les militaires et les conservateurs afin d'emprisonner et contraindre à l'exil de nombreux militants pro-démocratie. Maineng était aussi un militant infatigable pour la libération des prisonniers politiques de Thaïlande. Ses poèmes étaient percutants et ont bouleversés l'établissement.
Ces derniers jours, les extrémistes de droite royalistes ont mis en place ce qu'ils appellent "l'Organisation pour Collecter les Poubelles", un mouvement destiné à s'occuper des gens qui s'opposent aux royalistes, à l'armée et aux élites dirigeantes conservatrices. Ils sont responsables de leur premier mort. Ils ont du sang sur leurs mains.
D'autres avec du sang sur les mains comprennent tous ceux qui ont systématiquement soutenu la destruction de la démocratie et l'utilisation de la lèse-majesté. Cela comprend l'armée, la magistrature, les politiciens de l'établissement, les universitaires de droite et les dirigeants chemises jaunes des ONG.
C'est un jour sombre pour la démocratie thaïlandaise. Alors que des fanatiques traquent les gens qui osent critiquer les élites, les accusant de crime de lèse-majesté, ceux qui commettent des violences dans les rues contre les militants pro-démocratie continuent à jouir de l'impunité.

Assassinat d'un poète thaïlandais
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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 06:13

Un article de Numnual Yapparat

Lien de l'article:

http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/03/27/the-politics-of-superstition/


J'ai constaté qu'en Thaïlande, les voyants jouent un rôle important pour un certain nombre de questions, telles que la vie de famille ou même la politique. Quand je faisais des études, une de mes camarades de classe, qui venait de donner naissance, nous a dit qu'elle avait choisi d'avoir une césarienne afin de pouvoir choisir le moment propice pour la naissance de son bébé. Par conséquent, l'avenir de l'enfant serait rempli de bonne prospérité. C'était une fille de la classe moyenne venant d'une famille bien éduquée. J'étais perplexe et me demandais pourquoi ces gens étaient si superstitieux.
Un exemple effrayant de la superstition est un chauffeur de car qui boit une canette de bière avant de partir. Lorsque son assistant exprime sa préoccupation, le chauffeur lui réplique que tout va bien se passer parce qu'il a beaucoup d'amulettes de moines sacrés en face de son siège !
A Bangkok, beaucoup de bâtiments bureaucratiques modernes ont des maisons des esprits où les employés peuvent confier leurs espoirs ou leurs  problèmes. La gestion bureaucrate offre régulièrement des bouteilles de Coca-Cola chaud aux esprits pour qu'ils puissent boire, mais il semble que seules les fourmis en profitent. Les ministres nouvellement nommés doivent adorer les esprits avant d'entrer dans le bâtiment du ministère. Ils placent une tête de cochon et des bâtons d'encens devant les maisons des esprits en priant pour qu'ils puissent s'enrichir avant d'être révoqués.
Chaque année, nous avons la cérémonie de labourage où des bœufs sont censés prédire les précipitations au cours des prochains mois ainsi que la qualité de la récolte à venir. Donc, il n'est évidemment pas nécessaire, pour la science agricole moderne, de maximiser la production agricole. La classe dirigeante thaïlandaise semble penser que les bœufs sont plus intelligents que les humains.
Pourquoi la société thaïlandaise croit toujours en ce charabia? Qui bénéficie de cette superstition?
Il est compréhensible que des gens qui vivent dans une société d'insécurité où les gouvernements ne donnent aucune garantie du tout quant à l'avenir des citoyens, trouvent un confort dans ce genre de chose pour faire face à cette insécurité. La superstition comble cette lacune. Karl Marx a expliqué que la superstition religieuse était "un cœur dans un monde sans cœur". Ce n'est pas que les pauvres soient peu éduqués, ignorants ou stupide, voire inexistants. Il s'agit plutôt d'un signe de désespoir. Dans les pays avancés, le nombre de personnes qui croient en la religion est en baisse constante. La seule exception est les Etats-Unis où il n'y a pas d'état providence. En Europe occidentale, il y a des états providences qui assurent la sécurité nécessaire aux citoyens.
La superstition en Thaïlande est un excellent outil pour la classe dirigeante. Les gens qui croient en ce charabia sont moins susceptibles de remettre en question les inégalités ou les injustices auxquelles ils sont confrontés dans leur vie quotidienne. S'ils souffrent, ils peuvent toujours blâmer le destin ou le "karma" plutôt que de s'en prendre au pouvoir. La superstition renforce "l'ordre naturel" dans la société. Les élites et les classes moyennes ont aussi besoin de croire en cela et c'est pourquoi elles sont extrêmement superstitieuses elles-mêmes.
Existe-t-il des groupes qui contestent cette idéologie superstitieuse? Au cour du passé, seule la gauche a contesté ces superstitions. Le Parti Communiste de Thaïlande prônait une pensée scientifique. Kularp Saipradit, écrivant sous le nom de plume "Si Burapa", était un célèbre intellectuel de gauche d'après la Seconde Guerre mondiale. Il a écrit le roman "Lare Bai Kang Na" (Pour l'avenir) qui critiquait l'ancien ordre de la monarchie absolue imprégné de superstitions. Dans " Lare Bai Kang Na " une des dames de l'élite prétend que dans l'ordre naturel des choses, les serfs ne peuvent pas avoir de médecins contrairement à leurs maîtres. Kularp pose alors la question "qui a inventé ces coutumes?" Kularp critique également les villageois qui croyaient que les fantômes étaient la cause de la maladie. Il plaidait pour une pensée scientifique dans une nouvelle Thaïlande.
La force de la superstition et du charabia dans la société thaïlandaise est un symptôme de la faiblesse de la gauche et de l'inégalité généralisée entre les riches et les pauvres. C'est aussi le symptôme d'un manque de démocratie.
 

Numnual Yapparat

Numnual Yapparat

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 19:15

En considération du fait que les allégations faites contre moi, à la fois par le parti de l'opposition et la Commission Nationale Anti-Corruption (NDT National Anti-Corruption Commission, sigle anglais NACC), au sujet du régime de subvention du riz, même si, selon la Constitution, les membres de la NACC ont le devoir d'agir de manière objective si l'on considère un tel cas, et compte tenu de ce que les membres de la NACC ont implicitement suggéré (comme un parti qui a fait les mêmes allégations), ces accusations ne pouvant plus être jugée en toute impartialité, je tiens à présenter les observations suivantes sur cette affaire :
1 . Comme il est énoncé dans la Constitution , la stipulation qui affirme que procéder à des enquêtes de ce genre doit être fondée sur la primauté du droit et sans retard inutile s'applique à tous les groupes, y compris à ceux qui détiennent la position de la direction politique, à moins d'indication en raison de circonstances particulières. Ainsi lors de l'examen d'autres cas dans le passé, lorsque l'exécutif politique précédent a été accusé, il a normalement été mis en place des sous-commissions d'enquête avant les audiences. Toutefois, aucuns progrès n'ont été réalisés dans tous les cas ou le gouvernement précédent a été poursuivis: comme, par exemple, lorsqu'il a été accusé d'avoir provoqué les causalités et les blessures faites aux citoyens lors de la dispersion des manifestations en 2010, ainsi que pour d'autres affaires de corruption qui ont été déposées contre ce précédent gouvernement lors de cette même année.
2 . Selon les accusations qui ont été déposées contre moi, qui ont seulement pris 21 jours pour préparer et déposer un dossier (y compris un nombre important d'allégations de corruption qui exigent des preuves détaillées et données à l'appui), et étant donné que c'est un droit constitutionnel pour ceux qui sont accusés d'être traités équitablement et d'avoir un accès égal pour examiner les preuves utilisées contre eux, qui à la fin ne sert qu'à ajouter de la crédibilité aux preuves utilisées par la partie poursuivante ou dans ce cas, de la NACC, je n'ai d'autre choix que de conclure que, lors de l'examen des preuves et des témoins dans cette affaire qui me concerne, je n'ai pas été traité équitablement ni bénéficié de la justice.
3 . Sur les accusations de négligence lors du régime de subvention du riz dont j'ai été accusée, il existe un grand nombre de témoins et des documents qui doivent être recueillis auprès de nombreux organismes différents. Ces documents et ces témoins sont essentiels pour ma défense dans cette affaire. Cependant, les organismes que j'ai contacté afin d'acquérir les documents ne pouvaient pas produire et diffuser ceux-ci à temps. Par conséquent, j'ai demandé à mes avocats qui assurent la liaison avec la NACC de demander un report de la date à laquelle je dois défendre le cas, de 45 jours en plus des 15 jours qui m'ont été donnés.
Mais ma demande de report a été rejetée par la NACC et même l'extension d'une journée m'a été refusé, d'autre part, la NACC a indiquée qu'il lui faudrait plus d'un an pour examiner les documents ainsi que les accusations portées contre moi. Il me semble qu'il s'agisse d'un déni de justice de la part de la NACC.
Comme je suis la Première ministre, le public devra être pleinement informé de tous les détails de l'affaire juridique qui m'est liée. Le public aura aussi besoin d'être informé des éléments de preuve des deux côtés. La NACC n'est pas l'intermédiaire de l'affaire car elle et moi sont en fait les parties adverses dans ce cas. Par conséquent, l'affaire devrait se poursuivre d'une manière juste et selon une procédure régulière, de sorte que chacune des parties doit s'abstenir d'accuser l'autre partie d'actes répréhensibles en dehors des limites de la procédure judiciaire. Ce serait un bon exemple de savoir si les acteurs vont accepter cela, conformément à la règle de droit et des procédures.
La NACC a également suggéré que, par le fait de ne pas assister à l'audience en personne, il ne m'était pas possible de comprendre les détails de l'affaire. Ceci est incorrect car je peux examiner l'accusation dans les documents écrits.
Les documents qui ont été utilisés pour déposer des accusations contre moi-même incluent aussi l'interview de M. Vicha Mahakhun, accordée au journal Than Sethakit, qui prétend que je devrais prendre ma responsabilité dans le système de subvention de riz. J'aurais dû avoir la possibilité d'avoir accès aux documents nécessaires afin de pouvoir être en mesure de présenter mon côté de l'affaire avec plus de précision. La NACC a rejeté ma demande, ce qui suggère qu'il s'agit de documents importants et qui pourraient affecter la procédure légale. Cela devrait être considéré comme une atteinte à mes droits fondamentaux de citoyen thaïlandais comme le stipule la constitution. Les documents que j'ai eu la possibilité d'examiner auparavant ne comportaient que 49 pages et, jeudi dernier, on m'a donné 280 pages supplémentaires à examiner. Cela signifie que je n'ai plus que trois jours pour examiner ces 280 pages supplémentaires avant de pouvoir défendre mon cas lundi prochain.

Source:

https://www.facebook.com/Y.Shinawatra/posts/753990017978789

Déclaration de Yingluck Shinawatra
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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 11:41

Il n'y a pas beaucoup de bonnes nouvelles dans le monde déformé de la lèse-majesté. La police et les procureurs sont lâches, les tribunaux ignorent souvent la loi et les gouvernements font partis de la conspiration afin de mettre en œuvre ce droit féodal et politique.
Pourtant, le récent verdict rendu par la Cour d'appel amnistiant Surapak Puchaisaeng, est une bonne nouvelle.
Le tribunal a déterminé que "les preuves" de l'accusation "n'étaient pas assez convaincantes."
Surapak aura quand même passé plus d'un an en prison avant d'être finalement acquitté.

Sources:

https://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2014/03/26/good-news-on-one-lese-majeste-case/

et

http://prachatai.com/english/node/3905?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+prachataienglish+%28Prachatai+in+English%29

Surapak Puchaisaeng

Surapak Puchaisaeng

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 11:38

Un article de David Streckfuss

Lien de l'article:

http://www.bangkokpost.com/opinion/opinion/401769/risky-road-ahead-in-avoiding-civil-war


La situation politique en Thaïlande se dirige lentement mais sûrement vers quelque chose qui s'apparente à une guerre civile. Les guerres civiles sont, par nature, des affaires sanglantes qui font ressortir le pire en chacun, laissent la place aux pires des extrémistes de tous bords et n'ont pas de véritables héros.
Pour éviter la guerre civile, il reste quelques possibilités. Toutes, malheureusement, sont très risquées.
La première consiste à procéder de façon constitutionnelle. L'annulation de l'élection du 2 février a aigri beaucoup, sinon la majorité, de gens qui pensent qu'une fois de plus la souveraineté populaire a été déjouée.
Bien que la Constitution ne le précise pas, la réponse la plus "normale" lorsqu'une élection est annulée, est d'en organiser une nouvelle, selon les termes de l'élection annulée. Si, lors d'une première tentative, le gouvernement est invité à organiser une élection entre 45 et 60 jours après la dissolution de la Chambre des représentants, l'horloge recommence à nouveau une fois que la première élection ait été officiellement annulée. Cela signifie que la nouvelle élection devrait avoir lieu entre le 5 mai et le 15 mai prochain.
Il a été question, dans certains milieux politiques, de retarder la nouvelle élection pendant des mois et des mois. Cela ne serait pas du tout constitutionnel. Il n'y a rien dans la Constitution qui suggère que l'élection devrait ou pourrait être retardée [...]

Certains peuvent prétendre que la situation politique n'a pas été résolue, que les partis n'ont pas eu l'occasion de se réunir pour négocier. Il n'y a rien dans la Constitution qui stipule que les conflits politiques doivent être négociés avant que les élections puissent avoir lieu. Les partis politiques sont libres de le faire s'ils le souhaitent. Mais l'horloge est déjà comptée et des élections devrait être annoncée dès que possible.
Enfin, il ne fait aucun doute que Comité pour la Réforme Démocratique Populaire (PDRC) s'opposerait à une nouvelle élection sans "réformes" auparavant. C'est le choix du Comité. Mais cela n'autorise pas ses membres à entraver l'enregistrement du vote ou des urnes le jour de l’élection. Que l'élection soit annulée ou pas, l'acte d'obstruction des élections est illégal.
Une deuxième possibilité est de remettre l'ensemble du cadre gouvernemental au peuple. La présente Constitution a été mise en place à la suite d'un référendum (NDLS partiellement truqué) et il n'y a aucune raison pour empêcher que les gens puissent voter à nouveau pour dire si c'est la constitution qu'ils veulent ou pas. La charte de 2007 a été fondée sur l'illégalité de base du coup d'Etat de 2006. Son référendum était voué à l'échec. Toutes critiques de la constitution étaient sévèrement freinées et il n'y avait pas d'alternative claire au cas où elle aurait été rejetée. Pire encore, elle s'est avérée presque absolument imperméable au changement.
Lorsque les élections deviennent trop compliqué (comme elles semblent l'être devenues maintenant), les référendums sont la voie la plus directe afin que la souveraineté populaire puisse s'exprimer. Les référendums sont utilisés à bon escient en Suisse et ils limitent en général les effusions de sang comme nous avons pu le voir en Crimée et le constaterons en Ecosse.
Si, dans lors d'un choix proposé entre la Constitution de 2007 et la "constitution du peuple" plus démocratique de 1997, la première gagnait, alors la Thaïlande retournerait à son insoluble situation présente. De nouvelles élections seraient tentées et nous n'aurions plus qu'à observer la suite.
Si la Constitution de 1997 gagnait, alors les deux grands partis pourraient s'entendre sur un ensemble de réformes communes à toutes les plates-formes des partis pour la première élection. Les points les plus progressistes de la Constitution de 2007 pourraient faire partie de cet ensemble de réformes.
Avec une nouvelle constitution, les membres de tous les organismes indépendants seraient licenciés et les nouveaux membres seraient choisis dans le cadre du système bien meilleur de mise en candidature proposé par la Constitution de 1997.
Une suggestion serait d'éliminer le terme "neutre" du vocabulaire politique thaïlandais. L'approche "neutre" de la Constitution de 2007 a conduit à cette catastrophe qui a bafoué les bases de l'intégrité de la loi thaïlandaise dans son ensemble [...]
Pour avoir un débat national ouvert sur l'avenir de la Thaïlande, il faudrait que les lois restreignant la liberté de parole soient dépénalisées. La présence étouffante de l'article 112 du Code criminel doit être traitée et ceux qui sont inculpés ou emprisonnés en vertu de l'article doivent être libérés. Le dialogue doit inclure des discussions ouvertes sur le statut de la monarchie et de ses actifs. Ces lois sont un risque pour les intérêts à long terme de l'institution.
La troisième possibilité est de laisser les choses comme elles sont. La rhétorique se réchauffe sur les deux côtés. À un certain point bientôt, la Thaïlande se retrouvera dans une guerre civile. Quand ce jour viendra, cette situation créera une dynamique qui lui est propre et sera, en grande partie, hors de contrôle [...]
Le PDRC et le Parti Démocrate peuvent être opposés à de nouvelles élections ou une nouvelle constitution. Mais s'ils veulent continuer à exister dans un monde démocratique, ils doivent se rendre compte que le chemin qu'ils ont choisis, obstruer et annuler les élections, en partie grâce à la partialité des organismes "indépendants" qui décident des règles au fur et à mesure, ne fera que conduire à la ruine.
Le temps est compté.


 

David Streckfuss

David Streckfuss

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 09:45

Il y a presque 6 mois, en novembre 2013, alors que les manifestations de Suthep à Bangkok venaient juste de commencer, le journaliste écossais Andrew Mac Gregor Marshall faisait les prévisions suivantes:

"Une autre crise terriblement dommageable se profile. Le bloc jaune fera de son mieux pour inciter une fois de plus le chaos à Bangkok dans les jours et semaines à venir. Le Parti Démocrate a totalement renoncé à son devoir d'être une opposition parlementaire responsable qui demanderait des comptes au gouvernement par des moyens constitutionnels. Au lieu de cela, ils ont l'intention de continuer à saboter la capacité du Parlement à fonctionner et ensuite prétendre que la démocratie en Thaïlande ne fonctionne plus. Le mouvement jaune a également l'intention d'organiser plus de rassemblements de masse à Bangkok pour paralyser la ville. Et quand ils auront intensifié le chaos et que la tension sera à son comble, ils ont l'intention de renverser le gouvernement par un coup d'Etat judiciaire grâce aux juges partisans.

Ils chercheront ensuite à geler la démocratie pour des années et à installer un gouvernement probablement dirigé par Prawit Wongsuwan sans mandat démocratique.
Ce plan est une pure folie. S'il échoue, comme c'est le plus probable, l'établissement jaune va tenter d'autres mesures désespérées. Kidnapping et assassinat, y compris celui de Thaksin ou de [...autocensure...] ou des deux, est une idée qui circule de plus en plus dans le camp ultra-royaliste. Quelques balles, croient-ils, pourraient corriger la situation une fois pour toutes.
Si le plan réussit, comme c'est toujours possible, la Thaïlande se retrouverait plongée dans un vicieux conflit fratricide beaucoup plus sanglant que les jours les plus sombres de 1976 et 2010. Un soulèvement populaire de masse à Bangkok, dans l'Isaan et le Lanna est inévitable. Il pourrait finir de deux façons. Les événements pourraient suivre le même scénario que l'Egypte en 2011 (chute de Moubarak), avec une résistance de masse contre un régime autoritaire qui forcerait des élections démocratiques. Ou ils pourraient suivre le scénario de l'Egypte en 2013 (coup d'Etat contre Morsi), dans lequel l'Etat profond appliquerait l'ordre et l'unité par la dictature militaire et les massacres sauvages de ceux qui oseraient s'opposer.

Andrew Mac Gregor Marshall"

La première partie de ces prévisions s'est réalisé presque mot pour mot. Les prochaines semaines nous diront si la deuxième partie suivra le même développement...

Liens:

Première partie du texte seulement:

http://asiancorrespondent.com/117256/thailand-who-is-backing-suthep-and-what-do-they-want/

ou dans les commentaires de l'article de New Mandala, la totalité du texte:

http://asiapacific.anu.edu.au/newmandala/2013/12/05/thailands-stark-choice/

Andrew Mac Gregor Marshall

Andrew Mac Gregor Marshall

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 11:20

Khaosod rapporte que l'armée a déployé plus de 170 points de contrôle (surnommé "bunkers") dans le quartier financier de Bangkok avec le but déclaré de maintenir l'ordre public au milieu des manifestations antigouvernementales en cours au parc Lumpini. Bien que le gouvernement ait révoqué l'état d'urgence, les bunkers sont là pour rester, a affirmé le major-général Warah Bunyasidh qui a insisté sur le fait que les contrôles de sécurité sont un outil nécessaire pour prévenir toute attaque contre les manifestants anti-gouvernementaux. C'est certainement beaucoup de protection pour un groupe très réduit de manifestants.

Source:

http://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2014/03/24/protecting-anti-democrats/

Protéger les anti-démocrates
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Published by liberez-somyot
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