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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 10:16

Dimanche 4 mai 2014, de 14 à 16 heures aura lieu Place de la République à Paris, en France, une manifestation des Chemises rouge du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (UDD). Libérez-Somyot appelle tous les Français et habitants de la France, qui croient en la démocratie et la liberté, à venir participer à la manifestation aux cotés de leurs camarades thaïlandais, afin de soutenir la démocratie en Thaïlande.

La démocratie en Thaïlande est aujourd'hui menacée par les bandes de voyous fascistes armés du dirigeant d'extrême droite Suthep Thaugsuban et par le chantage au coup d'Etat de certains généraux ultraréactionnaires de l'armée. Ces sinistres individus prétendent que les pauvres en Thaïlande seraient "trop stupides" pour bénéficier du droit de vote. Ils ont déjà pratiqué la terreur dans les rues de Bangkok et assassinés plusieurs personnes qui soutenaient la démocratie.

Les Chemises rouges demandent aux gens qui se sentent concernés de venir nombreux les supporter dans leur combat pour la démocratie, la liberté et les Droits de l'Homme Place de la République à Paris le dimanche 4 mai entre 14 et 16 heures.

Paris, France: Appel à manifester avec les Thaïlandais expatriés Chemises rouge le 4 mai prochain
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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 06:24

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Lien de l'article:

http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/04/29/release-somyot-scrap-lese-majeste/


Somyot Pruksakasemsuk est un journaliste emprisonné. C'est un prisonnier d'opinion. Il a été reconnu coupable de la publication de deux articles qui faisaient des références négatives à la couronne dans un magazine anti-établissement. Il a été condamné à 10 ans de prison et est détenu depuis son arrestation initiale le 30 avril 2011. On lui a toujours refusé la liberté sous caution.
Il y a plusieurs prisonniers politiques condamnés à la prison en vertu de la loi de "lèse-majesté". La seule façon d'obtenir leur libération est de reconnaître leur culpabilité. Somyot Prueksakasemsuk a refusé de reconnaître sa culpabilité. Il n'a rien fait de mal. Il explique les conditions d'emprisonnement. Les prisonniers doivent porter des chaînes, qui pèsent 5 kilogrammes, attachées aux deux jambes. Les prisonniers doivent nettoyer les chaînes régulièrement sinon elles rouillent et les jambes des détenus s'infectent. Selon Somyot, les pratiques standard dans les prisons sont principalement conçues pour réduire l'humanité des prisonniers. "Si vous êtes en prison, vous êtes traité comme un animal".
Un autre prisonnier pour lèse-majesté, Da Torpedo, une femme, est en prison depuis plus longtemps que Somyot. On lui a refusé un traitement médical approprié et elle a également été agressée en prison.
La loi de lèse-majesté en Thaïlande représente une attaque grave contre la liberté de parole, la liberté d'expression et la liberté académique. Il s'agit d'une atteinte fondamentale à la démocratie menée par l'armée, les juges, les fonctionnaires royalistes et toutes les élites politiques, y compris Taksin et le Pua Thai. Les prisonniers pour lèse-majesté sont jugés par des tribunaux secrets et privés de liberté sous caution. Les juges royalistes prétendent que l'infraction serait "trop grave" et représenterait "une menace pour la sécurité nationale". Les dictatures de l'Histoire thaïlandaises ont longtemps utilisées l'excuse comme quoi leurs adversaires chercheraient à "renverser la monarchie" dans le but de massacrer des manifestants non armés ou de jeter les gens en prison. Les peines de prison pour crime de lèse-majesté sont draconiennes. Pendant ce temps, des voyous armés antidémocrates et les tueurs de l'Etat jouissent de la liberté d'action et de l'impunité totale.
La loi de lèse-majesté en Thaïlande est une loi autoritaire qui a été conçue principalement pour protéger les intérêts des élites non élues, en particulier l'armée. Elle est utilisée de pair avec la loi sur les crimes informatiques et montre le mépris du droit de la part des tribunaux qui cherchent à étouffer un débat complet et une quelconque responsabilité dans la société. Les lois de lèse-majesté et sur les crimes informatiques ont donné lieu à de nombreuses menaces laissant le choix entre aller en prison ou quitter le pays et elles ont également conduits à la censure systématique des livres et de l'internet. Les ministères du gouvernement, aussi bien civils que militaires, ont été mis en place un système pour espionner les citoyens qui utilisent l'internet ainsi que ceux qui participent à des émissions de radio et de télévision dans le but de poursuivre ceux qui violeraient la loi de lèse-majesté. Les Thaïlandais ont également été encouragés à s'espionner les uns les autres et à signaler aux autorités les contrevenants. Alors que la Commission Nationale des Droits de l'Homme et les ONG restent silencieux sur la lèse-majesté, la seule opposition systématique vient d'une petite partie du mouvement pro-démocratie.
La nature véritablement répressive de la lèse-majesté peut être mise en évidence par le fait que certains citoyens thaïlandais ont trop peur de refuser de se lever au cinéma quand l'hymne du roi est joué. Cela fait penser à l'Allemagne nazie ou à la Corée du Nord.

Giles Ji Ungpakorn

Giles Ji Ungpakorn

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 08:39

A l'occasion de ses 3 ans d'emprisonnement, Somyot Pruksakasemsuk a écrit un article

Lien:

http://www.bangkokpost.com/opinion/opinion/407169/battling-lese-majeste-law-from-a-jail-cell

 

Je lutte contre la loi de lèse-majesté à partir d'une cellule de prison
 

Je suis assis ici dans ma cellule de la prison tard dans la nuit. Les lumières sont allumées, les autres prisonniers sont endormis et je suis assis seul recroquevillé contre le mur. Je pense au temps d'avant mon incarcération quand, à cette heure de la nuit, j'écrivais des articles pour le magazine "la Voix de Taksin". J'étais le rédacteur en chef et éditeur de ce magazine bi- hebdomadaire. Le travail était épuisant, mais très enrichissant et 30.000 exemplaires étaient imprimés et vendus. Sa publication était très attendue par ses lecteurs et faisait l'objet de discussion politique et de commentaires. Certains articles étaient incendiaires parce qu'ils étaient considérés comme diffamatoires envers la monarchie thaïlandaise par les médias thaïlandais et l'élite politique conservatrice.
Ces accusations ont servi à accroître la notoriété et l'image de la revue, car cela répondait aux besoins de ses lecteurs qui se battaient à l'époque pour la liberté politique et la démocratie.
Entre 1992 et 2005, j'ai été un défenseur de l'amélioration des conditions de travail dans le centre de la Thaïlande. J'étais très conscient de la difficulté, la souffrance et du désespoir des ouvriers de l'industrie et de leur exploitation par leurs employeurs. Ces conditions, flagrantes, étaient le résultat d'une croissance industrielle effrénée et incontrôlée dans le but d'obtenir de plus grands profits. Cela a conduit à une augmentation massive de l'écart de revenu entre les riches et les pauvres. J'ai passé beaucoup de temps et d'efforts à lutter pour améliorer ces conditions, défendre les droits et la dignité des travailleurs. Après de nombreuses années de lutte, les conditions et la rémunération se sont améliorées, mais ne sont pas encore à un niveau international.
En 2008, j'ai été invité à devenir un participant clé du mouvement naissant des Chemises rouges, également connu sous le nom de Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (UDD), dans le nord de la Thaïlande. A cette époque, la participation aux rassemblements des Chemise rouge était très faible, mais a augmentée quand Abhisit Vejjajiva, le chef du Parti Démocrate, a formé un nouveau gouvernement en 2008. Le Parti Démocrate représente le mouvement chemise jaune qui est très conservateur et monarchiste.
Malgré la faible participation nous avons persévéré dans nos efforts et ceux-ci ont aboutis à un grand rassemblement de plus de 10.000 personnes en septembre 2010 à Chiang Mai, pour réclamer la libération des prisonniers politiques de l'UDD qui avaient été incarcérés à la suite des manifestations des Chemises rouges à Bangkok et de la répression qui a suivi pour mettre fin au mouvement.
En 2009, il n'y avait pas de mouvement des Chemises rouges dans les provinces méridionales de Thaïlande. A cette époque, j'ai été invité à une cérémonie commémorative pour la tragédie des réservoirs rouges dans la province de Phatthalung. La tragédie des réservoirs rouges a eu lieu dans les années 1970 quand l'armée thaïlandaise a réprimé violemment ​​les activités communistes dans le Sud et exécuté leurs victimes en les jetant à partir d'hélicoptères ou en les brûlants vifs dans des fûts de goudron. J'ai saisi cette occasion pour lancer un mouvement des Chemises rouges là-bas et l'ai visité de nombreuses fois. En raison de mes efforts, les Chemises rouges ont finalement tenu un séminaire de formation qui a réuni plus de 1000 personnes.
Le mouvement des chemises rouges a été fermement établi en 2008 dans l'Issan, la région du nord-est de la Thaïlande. L'Issan est la région la plus pauvre de Thaïlande et est la base du pouvoir du Parti Pua Thai qui représente le mouvement des Chemises rouges dans le gouvernement. En 2009, j'ai été invité à participer aux activités politiques chemises rouges là-bas. J'ai aussi participé à des rassemblements et à des séminaires dans le centre et l'est de la Thaïlande. Lors de ces rassemblements, les participants étaient de tous les milieux et tout le monde pouvait y participer, indépendamment de leur position dans la société. Ils étaient motivés par le désir d'améliorer la société thaïlandaise et de mettre en place un gouvernement de tous les citoyens, pas seulement de l'élite.
Je ne suis pas un leader ni un politicien. Je ne suis pas bon pour faire des discours bien que je sois bien connu. Cependant, je suis très préoccupé par l'injustice dans la société thaïlandaise et par la nécessité d'une réforme. Par conséquent, je tiens à participer au mouvement politique chemise rouge afin de promouvoir la démocratie, l'égalité, la liberté et la justice. Le pouvoir suprême appartient à tout le peuple de Thaïlande. C'est aussi pourquoi j'ai édité et publié le magazine "La Voix de Taksin", qui était un média important pour le mouvement des Chemises rouges. J'ai été accusé de violation de la loi de lèse-majesté et par la suite arrêté en avril 2011. C'est arrivé après que j'ai lancé publiquement une pétition demandant la modification de cette loi qui contredit la Convention Internationale des Droits de l'Homme que la Thaïlande a signé. Je n'ai pas été informé des charges ou de la délivrance du mandat d'arrêt.
J'ai demandé 15 fois sans succès ma libération sous caution. La libération sous caution est souvent accordée à ceux qui ont été jugés pour des crimes plus graves et condamnés à mort. Les années qu'il faut pour lutter contre un cas de la Cour de première instance de la Cour suprême sont débilitants sans liberté sous caution. Comme forçat, l'environnement est surpeuplé et la maladie sévit, ce qui ajoute l'insulte à la blessure tandis que je continue à me battre pour mon cas en attendant la décision finale. Je ne peux utiliser aucun des privilèges accordés aux détenus comme les programmes d'enseignement.
Je suis en outre interdit de toute amnistie ou libération conditionnelle car le temps passé avant le jugement final n'est pas pris en compte dans le système judiciaire thaïlandais. J'aurais pu bénéficier d'une grâce royale si j'avais admis ma culpabilité et dénoncé une autre personne impliquée dans mon crime supposé. Mais c'est quelque chose que je ne peux pas accepter parce que c'est contre mes principes moraux.
En ce qui me concerne, je pense que la lèse-majesté ne doit pas être une loi de droit et que donc je ne suis pas coupable. Donc, si je devais accepter un pardon royal pour la liberté, je serais encore prisonnier de ma conscience. J'ai choisi de souffrir pour lutter contre l'injustice et les abus malgré le fait que je vais sans doute finir par être jugé coupable ou mourir en prison.
En regardant le ciel de ma cellule, je constate que la lune est faible et qu'il n'y a pas d'étoiles. Je pense à ma famille. Cela fait maintenant trois ans que nous avons été séparés. Dans l'intervalle, mes enfants ont été à l'université ce dont je suis fier étant donné les circonstances. Le ciel est sombre comme les ténèbres morales de la société thaïlandaise. Je garde l'espoir qu'un matin lumineux se lèvera un jour.

Somyot Pruksakasemsuk

"Je lutte contre la loi de lèse-majesté à partir d'une cellule de prison"
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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 04:41

Libérez-Somyot a eu la tristesse d'apprendre le décès d'Elisabetta Polenghi, la sœur du photographe italien Fabio Polenghi, tué à Bangkok par l'armée le 19 mai 2010. Suite à la mort de son frère, cette grande dame luttait infatigablement pour que Fabio et les 90 autres victimes de la sanglante répression de l'ancien gouvernement thaïlandais d'Abhisit Vejjajiva et de Suthep Thaugsuban puissent bénéficier de la justice. Elisabetta, atteinte d'un cancer, nous a quitté trop tôt. Elle n'était âgée que de 50 ans.

Repose en paix Elisabetta.

 

Ci-dessous, une lettre ouverte d'Elisabetta à Yingluck Shinawatra écrite en aout 2011 à l'occasion de l'élection de la dirigeante du Parti Pua Thai au poste de Premier ministre de Thaïlande:

"Lettre ouverte à Yingluck Shinawatra
Elisabetta Polenghi soeur du photographe italien Fabio Polenghi, tué à Bangkok au printemps 2010
La nouvelle de la victoire des Chemises rouges m'a amené à des larmes incontrôlables; un sentiment qu'il est difficile d'expliquer et qui était à la fois joyeux et douloureux, mais en même temps, plein d'espoir.
J'ai pleuré dans l'espoir qu'aujourd'hui, une nouvelle ère de justice de respect adviendra et que toutes ces victimes qui ont cru en un meilleur pays et contribué à le changer suite à leur sacrifice ultime recevront désormais le respect et la vérité qu'elles méritent vraiment.
Bien que ma position ne me permette pas d'exprimer un sentiment de participation à la politique de votre pays, il est encore vrai que je suis une femme et une humaniste et comme telle, je reconnais l'importance de votre victoire. Je souhaite donc vous féliciter et vous souhaiter la force et la sagesse que cette nomination requiert. À cet égard, et c'est mon espoir le plus sincère, je voudrais que les enquêtes sur les morts de 2010 soient rouvertes et revues pour que tant de sacrifices de vie humaine n'aient pas été inutiles et soient réparées avec honnêteté, justice, et responsabilité dans le cadre d'un engagement pour une forte et saine renaissance de la Thaïlande avec un accent particulier sur la défense de la vie humaine.
A votre disposition, je suis à vous sincèrement,
Elisabetta Polenghi"

Elisabetta Polenghi

Elisabetta Polenghi

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 18:46

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Liens:

https://www.facebook.com/notes/giles-ji-ungpakorn/thai-studies-academics-could-do-much-more/10154032274180464

https://www.facebook.com/notes/free-somyot/thai-studies-academics-could-do-much-more/624813177604980#!/notes/free-somyot/thai-studies-academics-could-do-much-more/624813177604980


C'était bien de voir quelques universitaires d'études thaïlandaises brandir des photos du prisonnier pour lèse-majesté Somyot. C'était bien de voir qu'ils exigeaient que Somyot et d'autres prisonniers puissent bénéficier de la liberté sous caution et que la loi de lèse-majesté soit abolie... mais nous l'avions fait bien avant. En 2009, lorsque je fus moi-même inculpé de lèse-majesté, j'ai organisé une pétition contre la loi de lèse-majesté que de nombreuses personnes ont signé. A l'époque j'ai été critiqué par certains universitaires qui m'accusaient d'essayer d'impliquer le mouvement social des Chemises rouges dans cette campagne. Ils m'ont conseillé de faire des choses "tranquillement" et d'attendre qu'une campagne se déclenche parmi les universitaires. Cela ne s'est jamais produit. Si j'avais suivi leurs conseils, je serais probablement aujourd'hui dans la même cellule de prison que Somyot. J'ai été plus chanceux que Somyot et ai pu quitter la Thaïlande. Mais j'ai dû sacrifier ma carrière universitaire. Si je devais le refaire, je réécrirais encore un livre pour m'opposer au coup d'Etat militaire royaliste. D'autres ont sacrifié leur vie et Somyot ainsi que Da Torpedo ont sacrifié leur liberté.
Espérons qu'ils ne brandissaient pas des photos de Somyot uniquement pour sauver leur conscience.
Cinq ans plus tard, des mesures beaucoup plus importantes devraient être prises à l'encontre de la lèse-majesté. Il devrait y avoir un boycott de la Conférence internationale des études thaïlandaises qui est en partie prise en charge par l'état thaïlandais. Une conférence alternative d'études devrait être organisée par les universitaires thaïlandais pro-démocratiques. Les universitaires devraient envisager la non-coopération avec les universités thaïlandaises jusqu'à que cette loi soit mise au rebut. Cette loi n'est pas seulement une atteinte aux droits de l'homme, mais elle détruit également la liberté et les normes académiques.
Les universitaires d'études thaïlandaises pourraient également se réunir pour procéder à une "action de masse contre la lèse-majesté" en lisant des extrais des articles publiés par Somyot qui ont été jugés lèse-majesté.
Cependant, je reste pessimiste sur le fait que ce genre de réelle action ne puisse jamais avoir lieu. Après tout, il y a des carrières à prendre en considération.

Giles Ji Ungpakorn

Giles Ji Ungpakorn

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 04:41

La 12eme Conférence internationale des études thaïlandaises (TIC) s'est tenue à Sydney du 22 au 24 Avril 2014. Une partie des participants à la conférence ont écrits une lettre ouverte exprimant leur solidarité avec Somyot Prueksakasemsuk à l'occasion des trois ans de son emprisonnement. Suite à leur liberté de défendre ceux qui sont emprisonnés en vertu d'une loi injuste, les chercheurs ont demandé la libération de Somyot et de tous les autres détenus en vertu de l'article 112 ainsi que l'abolition de la loi de lèse-majesté.


Ci-dessous, la lettre ouverte à l’occasion du troisième anniversaire de l'emprisonnement de Somyot Prueksakasemsuk:

« Somyot Prueksakasemsuk est depuis longtemps un militant pour les droits des travailleurs et défenseur des droits humains en Thaïlande. Depuis 2007, il était le rédacteur en chef du magazine "La Voix de Taksin". Il a été arrêté et placé en détention le 30 Avril 2011 et peu de temps après accusé de deux violations de l'article 112, qui stipule que "quiconque diffame, insulte ou menace le roi, la reine, l'héritier présomptif ou le régent, sera puni d'une peine d'emprisonnement de trois à quinze ans." Dans le cas de Somyot, les accusations étaient d'avoir autorisé la publication de deux articles avec un contenu prétendument anti-monarchie dans le magazine "La Voix de Taksin". Somyot a été emprisonné pendant six mois sous le régime de la détention provisoire et, après avoir commencé le 12 novembre 2011, les audiences de son procès ont continué jusqu'au 3 mai 2012. Le 23 janvier 2013, la Cour pénale de Bangkok a jugé Somyot coupable des deux chefs d'accusation et il a été condamné à dix ans de prison ainsi qu'à un an de prison avec sursis pour une affaire antérieure. À l'heure actuelle, Somyot fait appel de son verdict. Depuis qu'il a été arrêté et placé derrière les barreaux, comme la majorité des détenus en vertu de l'article 112, Somyot s'est toujours vu refuser la libération sous caution malgré 15 demandes soumises à la cour. Le 30 avril 2014, à l'occasion du troisième anniversaire de son emprisonnement, la famille de Somyot ainsi que des sympathisants présenteront une demande de libération sous caution, la seizième à ce jour.
Comme des chercheurs, des journalistes, des militants et d'autres observateurs  thaïlandais et internationaux se sont réunis à Sydney pour la 12eme Conférence internationale des études thaïlandaises, nous aimerions profiter de l'occasion pour attirer l'attention sur le troisième anniversaire de l'emprisonnement de Somyot et appeler le gouvernement thaïlandais:
1 À accorder la libération sous caution à Somyot Prueksakasemsuk, pendant qu'il fait appel pour son cas
2 À accorder la liberté provisoire à tous les détenus en attente de procès en vertu de l'article 112, dans l'attente des verdicts des appels et
3 À abolir l'article 112.

Sydney, Australie
le 24 avril 2014 »


signé par:
Andrew Brown, de l'Université de Nouvelle-Angleterre
Anusorn Unni, Université Thammasat
Bencharat Sae Chua, Université Mahidol
Bo Kyeong Seo, Australian National University
Chalita Bundhuwong, Université Kasetsart
Chris Baker
Craig Reynolds, Australian National University
David Streckfuss, chercheur indépendant
Eugénie Merieau, de l'Institut national de langues et civilisations orientales (INALCO) de Paris
Ian Baird, Université de Wisconsin- Madison
Jakkrit Sangkhamanee, Université de Chulalongkorn
James L. Taylor, Université d'Adélaïde
Karin Zackari, Université de Lund
Katsuyuki Takahashi, Université Waseda
Nick Cheesman, Australian National University
Noah Viernes, Université internationale d'Akita
Peter Jackson, Australian National University
Peter Vandergeest, Université d'York
Philip Hirsch, Université de Sydney
Pinkaew Laungaramsri, Université de Chiang Mai
Pongphisoot Busbarat, Université de Sydney
Preedee Hongsaton, Australian National University
Rachel Harrison, École des études orientales et africaines
Samak Kosem, Université de Chiang Mai
Simon de grincement, Université de Kyoto
Sirijit Sunanta, Université Mahidol
Thanavi Chotpradit
Thongchai Winichakul, Université de Wisconsin-Madison
Thorn Pitidol, Université Thammasat
Tyrell Haberkorn, Australian National University
Vanessa Lamb, Université d'York
Viengrat Nethipo, Université de Chulalongkorn
Wanrug Suwanwattana, Université Thammasat
Wanwiphang Manachotphong, Université Thammasat
Yukti Mukdawijitra, Université Thammasat

Source:
https://www.facebook.com/notes/free-somyot/des-chercheurs-de-la-conf%C3%A9rence-internationale-des-%C3%A9tudes-tha%C3%AFlandaises-%C3%A0-sydney/624416237644674

Des chercheurs de la Conférence internationale des études thaïlandaises à Sydney solidaires avec Somyot
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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 19:42

Le Front uni pour la démocratie contre la dictature (UDD) a annoncé un plan visant à organiser des manifestations dans de nombreuses provinces de la fin d'avril au début de mai afin de montrer la volonté du peuple de lutter par des moyens pacifiques contre les diverses menaces faites à la démocratie, y compris les manifestations violentes du PDRC et les tentatives de coup d'Etat militaire ou judiciaire.
Le calendrier des manifestations

Samedi 26 avril 2014: Près du lac Palanchai, Roi Et.
Dimanche 27 avril 2014: Provincial Administrative Organization Stadium, Chaiyaphum.
Mardi 29 avril 2014: Mairie du district Pho-phratabchang, Pichit.
Mercredi 30 avril 2014: Hôtel de Ville, Uttaradit.
Jeudi 1er mai 2014: école Phibul Wittayalai, Lopburi.
Vendredi 2 mai 2014: monument commémoratif du Roi Naresuan, Don Chedi, Suphanburi.

Source:
http://thairedshirts.org/2014/04/25/udd-to-stage-rallies-in-many-provinces/#

La manifestation du samedi 26 avril 2014 (aujourd'hui) près du lac Palanchai à Roi Et

La manifestation du samedi 26 avril 2014 (aujourd'hui) près du lac Palanchai à Roi Et

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 18:31

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Lien:

http://www.asiasentinel.com/opinion/thai-radical-poet-kamol-duangpasuk-shot/


L'impunité pour les royalistes produit de plus en plus de violence
"Maineng Kor Khuntee" ou Kamol Duangpasuk était un poète radical chemise rouge qui écrivait pour un magazine hebdomadaire en langue thaïe. Il a été abattu mercredi de sang froid par des tueurs alors qu'il sortait d'un restaurant de Bangkok. Il est mort plus tard à l'hôpital.
Maineng s'est opposé au coup d'Etat militaire en 2006 et a joué un rôle actif depuis dans le mouvement pro-démocratie chemise rouge. Contrairement au gouvernement Pua Thai et aux principaux dirigeants des Chemises rouges, il a également pris une position de principe contre la draconienne loi de lèse-majesté. La lèse-majesté a été utilisée par les militaires et les conservateurs afin d'emprisonner et contraindre à l'exil de nombreux militants pro-démocratie. Maineng était aussi un militant infatigable pour la libération des prisonniers politiques de Thaïlande. Ses poèmes étaient percutants et ont bouleversés l'établissement.
Ces derniers jours, les extrémistes de droite royalistes ont mis en place ce qu'ils appellent "l'Organisation pour Collecter les Poubelles", un mouvement destiné à s'occuper des gens qui s'opposent aux royalistes, à l'armée et aux élites dirigeantes conservatrices. Ils sont responsables de leur premier mort. Ils ont du sang sur leurs mains.
D'autres avec du sang sur les mains comprennent tous ceux qui ont systématiquement soutenu la destruction de la démocratie et l'utilisation de la lèse-majesté. Cela comprend l'armée, la magistrature, les politiciens de l'établissement, les universitaires de droite et les dirigeants chemises jaunes des ONG.
C'est un jour sombre pour la démocratie thaïlandaise. Alors que des fanatiques traquent les gens qui osent critiquer les élites, les accusant de crime de lèse-majesté, ceux qui commettent des violences dans les rues contre les militants pro-démocratie continuent à jouir de l'impunité.

Assassinat d'un poète thaïlandais
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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 06:13

Un article de Numnual Yapparat

Lien de l'article:

http://uglytruththailand.wordpress.com/2014/03/27/the-politics-of-superstition/


J'ai constaté qu'en Thaïlande, les voyants jouent un rôle important pour un certain nombre de questions, telles que la vie de famille ou même la politique. Quand je faisais des études, une de mes camarades de classe, qui venait de donner naissance, nous a dit qu'elle avait choisi d'avoir une césarienne afin de pouvoir choisir le moment propice pour la naissance de son bébé. Par conséquent, l'avenir de l'enfant serait rempli de bonne prospérité. C'était une fille de la classe moyenne venant d'une famille bien éduquée. J'étais perplexe et me demandais pourquoi ces gens étaient si superstitieux.
Un exemple effrayant de la superstition est un chauffeur de car qui boit une canette de bière avant de partir. Lorsque son assistant exprime sa préoccupation, le chauffeur lui réplique que tout va bien se passer parce qu'il a beaucoup d'amulettes de moines sacrés en face de son siège !
A Bangkok, beaucoup de bâtiments bureaucratiques modernes ont des maisons des esprits où les employés peuvent confier leurs espoirs ou leurs  problèmes. La gestion bureaucrate offre régulièrement des bouteilles de Coca-Cola chaud aux esprits pour qu'ils puissent boire, mais il semble que seules les fourmis en profitent. Les ministres nouvellement nommés doivent adorer les esprits avant d'entrer dans le bâtiment du ministère. Ils placent une tête de cochon et des bâtons d'encens devant les maisons des esprits en priant pour qu'ils puissent s'enrichir avant d'être révoqués.
Chaque année, nous avons la cérémonie de labourage où des bœufs sont censés prédire les précipitations au cours des prochains mois ainsi que la qualité de la récolte à venir. Donc, il n'est évidemment pas nécessaire, pour la science agricole moderne, de maximiser la production agricole. La classe dirigeante thaïlandaise semble penser que les bœufs sont plus intelligents que les humains.
Pourquoi la société thaïlandaise croit toujours en ce charabia? Qui bénéficie de cette superstition?
Il est compréhensible que des gens qui vivent dans une société d'insécurité où les gouvernements ne donnent aucune garantie du tout quant à l'avenir des citoyens, trouvent un confort dans ce genre de chose pour faire face à cette insécurité. La superstition comble cette lacune. Karl Marx a expliqué que la superstition religieuse était "un cœur dans un monde sans cœur". Ce n'est pas que les pauvres soient peu éduqués, ignorants ou stupide, voire inexistants. Il s'agit plutôt d'un signe de désespoir. Dans les pays avancés, le nombre de personnes qui croient en la religion est en baisse constante. La seule exception est les Etats-Unis où il n'y a pas d'état providence. En Europe occidentale, il y a des états providences qui assurent la sécurité nécessaire aux citoyens.
La superstition en Thaïlande est un excellent outil pour la classe dirigeante. Les gens qui croient en ce charabia sont moins susceptibles de remettre en question les inégalités ou les injustices auxquelles ils sont confrontés dans leur vie quotidienne. S'ils souffrent, ils peuvent toujours blâmer le destin ou le "karma" plutôt que de s'en prendre au pouvoir. La superstition renforce "l'ordre naturel" dans la société. Les élites et les classes moyennes ont aussi besoin de croire en cela et c'est pourquoi elles sont extrêmement superstitieuses elles-mêmes.
Existe-t-il des groupes qui contestent cette idéologie superstitieuse? Au cour du passé, seule la gauche a contesté ces superstitions. Le Parti Communiste de Thaïlande prônait une pensée scientifique. Kularp Saipradit, écrivant sous le nom de plume "Si Burapa", était un célèbre intellectuel de gauche d'après la Seconde Guerre mondiale. Il a écrit le roman "Lare Bai Kang Na" (Pour l'avenir) qui critiquait l'ancien ordre de la monarchie absolue imprégné de superstitions. Dans " Lare Bai Kang Na " une des dames de l'élite prétend que dans l'ordre naturel des choses, les serfs ne peuvent pas avoir de médecins contrairement à leurs maîtres. Kularp pose alors la question "qui a inventé ces coutumes?" Kularp critique également les villageois qui croyaient que les fantômes étaient la cause de la maladie. Il plaidait pour une pensée scientifique dans une nouvelle Thaïlande.
La force de la superstition et du charabia dans la société thaïlandaise est un symptôme de la faiblesse de la gauche et de l'inégalité généralisée entre les riches et les pauvres. C'est aussi le symptôme d'un manque de démocratie.
 

Numnual Yapparat

Numnual Yapparat

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 19:15

En considération du fait que les allégations faites contre moi, à la fois par le parti de l'opposition et la Commission Nationale Anti-Corruption (NDT National Anti-Corruption Commission, sigle anglais NACC), au sujet du régime de subvention du riz, même si, selon la Constitution, les membres de la NACC ont le devoir d'agir de manière objective si l'on considère un tel cas, et compte tenu de ce que les membres de la NACC ont implicitement suggéré (comme un parti qui a fait les mêmes allégations), ces accusations ne pouvant plus être jugée en toute impartialité, je tiens à présenter les observations suivantes sur cette affaire :
1 . Comme il est énoncé dans la Constitution , la stipulation qui affirme que procéder à des enquêtes de ce genre doit être fondée sur la primauté du droit et sans retard inutile s'applique à tous les groupes, y compris à ceux qui détiennent la position de la direction politique, à moins d'indication en raison de circonstances particulières. Ainsi lors de l'examen d'autres cas dans le passé, lorsque l'exécutif politique précédent a été accusé, il a normalement été mis en place des sous-commissions d'enquête avant les audiences. Toutefois, aucuns progrès n'ont été réalisés dans tous les cas ou le gouvernement précédent a été poursuivis: comme, par exemple, lorsqu'il a été accusé d'avoir provoqué les causalités et les blessures faites aux citoyens lors de la dispersion des manifestations en 2010, ainsi que pour d'autres affaires de corruption qui ont été déposées contre ce précédent gouvernement lors de cette même année.
2 . Selon les accusations qui ont été déposées contre moi, qui ont seulement pris 21 jours pour préparer et déposer un dossier (y compris un nombre important d'allégations de corruption qui exigent des preuves détaillées et données à l'appui), et étant donné que c'est un droit constitutionnel pour ceux qui sont accusés d'être traités équitablement et d'avoir un accès égal pour examiner les preuves utilisées contre eux, qui à la fin ne sert qu'à ajouter de la crédibilité aux preuves utilisées par la partie poursuivante ou dans ce cas, de la NACC, je n'ai d'autre choix que de conclure que, lors de l'examen des preuves et des témoins dans cette affaire qui me concerne, je n'ai pas été traité équitablement ni bénéficié de la justice.
3 . Sur les accusations de négligence lors du régime de subvention du riz dont j'ai été accusée, il existe un grand nombre de témoins et des documents qui doivent être recueillis auprès de nombreux organismes différents. Ces documents et ces témoins sont essentiels pour ma défense dans cette affaire. Cependant, les organismes que j'ai contacté afin d'acquérir les documents ne pouvaient pas produire et diffuser ceux-ci à temps. Par conséquent, j'ai demandé à mes avocats qui assurent la liaison avec la NACC de demander un report de la date à laquelle je dois défendre le cas, de 45 jours en plus des 15 jours qui m'ont été donnés.
Mais ma demande de report a été rejetée par la NACC et même l'extension d'une journée m'a été refusé, d'autre part, la NACC a indiquée qu'il lui faudrait plus d'un an pour examiner les documents ainsi que les accusations portées contre moi. Il me semble qu'il s'agisse d'un déni de justice de la part de la NACC.
Comme je suis la Première ministre, le public devra être pleinement informé de tous les détails de l'affaire juridique qui m'est liée. Le public aura aussi besoin d'être informé des éléments de preuve des deux côtés. La NACC n'est pas l'intermédiaire de l'affaire car elle et moi sont en fait les parties adverses dans ce cas. Par conséquent, l'affaire devrait se poursuivre d'une manière juste et selon une procédure régulière, de sorte que chacune des parties doit s'abstenir d'accuser l'autre partie d'actes répréhensibles en dehors des limites de la procédure judiciaire. Ce serait un bon exemple de savoir si les acteurs vont accepter cela, conformément à la règle de droit et des procédures.
La NACC a également suggéré que, par le fait de ne pas assister à l'audience en personne, il ne m'était pas possible de comprendre les détails de l'affaire. Ceci est incorrect car je peux examiner l'accusation dans les documents écrits.
Les documents qui ont été utilisés pour déposer des accusations contre moi-même incluent aussi l'interview de M. Vicha Mahakhun, accordée au journal Than Sethakit, qui prétend que je devrais prendre ma responsabilité dans le système de subvention de riz. J'aurais dû avoir la possibilité d'avoir accès aux documents nécessaires afin de pouvoir être en mesure de présenter mon côté de l'affaire avec plus de précision. La NACC a rejeté ma demande, ce qui suggère qu'il s'agit de documents importants et qui pourraient affecter la procédure légale. Cela devrait être considéré comme une atteinte à mes droits fondamentaux de citoyen thaïlandais comme le stipule la constitution. Les documents que j'ai eu la possibilité d'examiner auparavant ne comportaient que 49 pages et, jeudi dernier, on m'a donné 280 pages supplémentaires à examiner. Cela signifie que je n'ai plus que trois jours pour examiner ces 280 pages supplémentaires avant de pouvoir défendre mon cas lundi prochain.

Source:

https://www.facebook.com/Y.Shinawatra/posts/753990017978789

Déclaration de Yingluck Shinawatra
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Published by liberez-somyot
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