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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 09:53

Le nouveau parti chemise rouge, Palang Prachathipatai (La Force Démocratique) est satisfait de son résultat aux élections législatives malgré le fait qu'il n’a pas obtenu de sièges.
Le parti, formé l'an dernier par des Chemises rouges déçus de la tentative du Parti Pua Thai au pouvoir d'adopter une loi d'amnistie, a participé à l'élection avec comme programmes principaux l'introduction d'un système de protection sociale en Thaïlande et la libération de tous les prisonniers politiques, y compris ceux qui sont détenus pour lèse-majesté.
"Je pense que l'élection a été vraiment positive", a déclarée la dirigeante du parti, Jittra Kotchadej.
Le Parti de la Force Démocratique avait 36 candidats lors de cette élection, surtout dans le Nord et le Nord-est, et a également participé au scrutin de liste.

Pour les huit sièges où le Palang Prachathipatai a concouru et où les résultats définitifs sont connus, ses candidats ont obtenus 93 200 votes.
Le candidat du parti dans la province de Lamphun a obtenu le plus de votes, plus de 19 000.
Même à Bangkok, l'un des candidats de ce parti peu connu a réussi à obtenir 2000 votes.

Jittra a déclaré que le parti espérait toujours obtenir un député au scrutin de liste, étant donné qu'environ 100 000 votes sont nécessaires. Elle a ajouté que le parti cherchait à devenir une véritable organisation de masse basée sur les gens et ne veut pas être sous l'emprise de grands capitalistes ou de politiciens de haut niveau comme les autres partis de l'échiquier politique thaïlandais.

"Nous ne sommes pas un parti de remplacement pour le Parti Pua Thai", a expliqué Jittra.

Le dirigeant du groupe chemise rouge Red Sunday, Sombat Boon-ngamanong, affirme cependant que la plupart des Chemises rouges devront encore compter sur le Parti Pua Thai au pouvoir car il a une chance réelle de former le prochain gouvernement.
"J'espère encore que le Parti Pua Thai va se réformer. S'il ne le faisait pas, d'autres partis plus alternatifs émergeront."
Sombat a toutefois déclaré que personnellement le Palang Prachathipatai avait son soutien.

Sources:

http://www.nationmultimedia.com/politics/Breakaway-red-shirt-party-happy-with-poll-results-30226382.html

Libérez-Somyot avait déjà parlé de ce parti:

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-l-autre-parti-chemise-rouge-n-aura-probablement-pas-de-deputes-122366785.html

 

Photo ci-dessous: une affiche électorale du Parti de la Force Démocratique

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 04:36

Selon le Bangkok Post, l'ancien Premier ministre thaïlandais, Thaksin Shinawatra, veut que le conflit politique se résolve à la table de négociation. Le Bangkok Post a cité les paroles du conseiller juridique de Thaksin, Noppadon Pattama, il y a quelques jours. D'après le journal, Noppadon, qui a confirmé que Thaksin s'était rendu au Myanmar voisin, a déclaré que l'ancien premier ministre avait exprimé ses préoccupations quant à la situation politique. Thaksin est aussi préoccupé par l'économie, l'investissement et le tourisme, qui sont gravement atteints par les protestations politiques en cours. Selon Noppadon, Thaksin voudrait que la situation revienne à la normale tout s'assurant que les principes de la démocratie soient maintenus. L'ancien premier ministre croit que la démocratie est "la voie de l'avenir" et que l'élection doit continuer jusqu'à ce qu'elle arrive à son terme, a ajouté Noppadon.

Source:

http://thaiintelligentnews.wordpress.com/2014/02/23/democracy-thaksin-latest-words-negotiation-ok-forget-democracy-not-ok/

 

Photo ci-dessous: Thaksin

thaksin_interview.jpg

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 06:03

La nouvelle rubrique de Libérez-Somyot
Allez! On y croit quand même...

Encore une petite sur la presse.
Un évènement anodin s'est produit ce week-end qui me fait revenir sur l'ignorance, la désinformation, la collaboration ( vieux réflexe cocardier...) de ce qui fait un "bon" journaliste français à notre époque.
Le XXI ème siècle, je le rappelle!
Le bon vieux scribouillard de nos fantasmes a bel et bien disparu. Trop chers les correspondants, les frais d'envoyés spéciaux, la plupart des médias se rabattent sur l'abonnement AFP, Reuters, pompe ( nous aussi mais on n'est pas journaleux!) sur le net et, en Thailande, on pompe allègrement sur le summum du torchon de presse: Bkk Post et le Nation.
Or, ce Samedi, une invitation avait été lancée pour une discussion "informelle", officieuse pour débattre de la situation actuelle en Thailande.
Au menu, trois "pontes" du système gouvernemental thai ( Politicien, haut fonctionnaire et gradé de l'armée) face à un panel d'invités composé de journalistes et de "curieux", d'expatriés voulant comprendre et participer avec leur faibles moyens au débat et surtout à la lutte pour le maintien et l'expansion de la démocratie .
Car, eux, ils aiment ce pays...
Invitation libre postée là où les "initiés" ont l'habitude de se retrouver.
Présents entre autre, un journaliste américain d'un des plus gros tirage des USA, le correspondant permanent d'une importante agence de presse japonaise et d'un journaliste espagnol.
Farangs: anglo-saxons, nippons et... Un seul français!
Alors....
La presse française...
Elle est où?
Dans ton cul!

Voici un résumé avec modération (...) de ce que vous ne lirez nulle part ailleurs du moins, en français par le seul représentant du pays "DES DROITS DE L'HOMME" à ce débat:


"Un grand diner, mais de nombreuses informations pessimistes.
Je suis allé diner avec des membres importants du Pua Thai et un officier de haut rang de l’armée. Malheureusement, j’ai de mauvaises nouvelles . Je ne peux pas dévoiler toutes les informations reçues mais, en voici certaines:
1 - Suranand Vejjajiva, le cousin d'Abhisit, qui est membre du Pua Thai et un conseiller de gouvernement, serait en fait l'agent du Conseil privé au sein du gouvernement.

2 - Le 18 février, la police est tombée dans un piège. Tout d'abord, un accord avait été conclu entre Suthep et Chalerm. L'accord était qu'ils se battraient entre eux un petit peu pour sauver la face mais qu'il n'y aurait pas de blessés ni de morts et que la police finirait par réoccuper la zone de Ratchadameurn. Mais "une certaine personne" a envoyé des soldats afin de saboter l'accord et tirer sur la police.
Sukhumband Paripatra, le gouverneur de Bangkok, est impliqué avec cette "personne".

3 - Lorsque Yingluck Shinawatra a été informée de ce qui était en train de se passer, elle a immédiatement téléphoné à Chalerm pour lui ordonner de retirer la police. Mes correspondants ont ajouté qu'elle "était très sensible et ne voulait aucune perte de vie humaine à tous prix". Elle ne veut pas devenir "le boucher de Bangkok numéro 2 (le premier étant Abhisit Vejjajiva)".

4 - Lorsque le PDRC a tenté de prendre d'assaut Government House il y a quelques semaines et lorsque la police a répondu par des gaz lacrymogènes, deux dirigeants des chemises rouges , Nattawut Saikua et Jatuporn Promphan se sont enfuit mais pas Yingluck.
Elle y est restée toute la journée.

5 - Aujourd'hui, 500 hommes lourdement armés sont présents dans le site d'occupation du PDRC à Ratchadameurn. Ce sont des soldats d'élite.

6 - Le haut commandement de l'armée aurait une liste de dirigeants chemises rouges à arrêter.

7 - De nombreux groupes chemises rouges dans le Nord et dans l'Issan auraient déjà caché des armes et organisé des groupes armés prêt à se battre.

8 - Beaucoup de généraux ne peuvent absolument pas accepter le fait que Yingluck pourrait avoir une influence, en tant que première ministre, dans la nomination du nouveau chef de l'armée. Prayuth a 60 ans et doit être mis à la retraite en août prochain.

9 - La loi martiale , qui est beaucoup plus sévère que le décret d'urgence , risque d' être proclamé bientôt."

 

 

 

Photo ci-dessous: Le général Prayuth

 

Prayuth

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 19:29

Je condamne fermement l'usage de la violence de ces derniers jours qui a causé de nombreux décès aussi bien dans la province de Trat qu'à Rachaprasong aujourd'hui. Ce qui est particulièrement triste et inquiétant c'est que des enfants ont perdus la vie. Mes plus sincères condoléances vont aux victimes qui ont été blessées et aux familles ainsi qu'aux amis de ceux qui ont perdu la vie. Ces incidents violents sont des actes terroristes sans aucun égard pour la vie humaine.

Le gouvernement ne tolérera pas le terrorisme et a ordonné une enquête approfondie des autorités afin de trouver les coupables et les traduire en justice. Tous les coupables sans exception.

Je voudrais dire à tous les camps de la fracture politique que nous avons le droit de voir les choses différemment et qu'il y a plusieurs façons d'exprimer nos différences. Mais l'utilisation de la violence qui conduit à la mort n'est pas une manière civilisée de le faire. Ce n'est pas le mode de vie des Thaïlandais qui sont de nature amicale et sympathique. Cela ne leur viendrait pas à l'idée de recourir à des meurtres insensés pour exprimer leur point de vue. Je tiens à rappeler à tous les côtés qu'il est préférable d'utiliser les moyens pacifiques pour résoudre le conflit politique par la voie démocratique.

Source:

https://www.facebook.com/#!/photo.php?fbid=732715533439571&set=a.106877456023385.4057.105044319540032&type=1

 

Photo ci-dessous: Yingluck Shinawatra hier

YingluckTriste.jpg

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 04:55

Un article de Michèle Jullian

  

Lien de l'article:

http://michjuly.typepad.com/blog/2014/02/-la-trag%C3%A9die-sous-le-signe-de-la-fatalit%C3%A9.html

 

La tragédie a toujours été considérée comme le genre noble, comparée à la comédie. Le scénario est souvent emprunté à l’Histoire, ou à la légende. Pour le choix des personnages, ils sont généralement illustres, nobles, rois ou héros. Les grands thèmes : le pouvoir, la justice, l’honneur. L’action est souvent propre à émouvoir les foules, ou à susciter la terreur : le sang, coule, la mort est proche comme dans "Le roi se meurt" de Ionesco. La trame est parfois liée à la présence d’une puissance divine. Enfin, dans la tragédie, tout est sous le signe de la fatalité.

- Pour la "scène", prenons la Thaïlande, ou plus précisément Bangkok, car une tragédie se doit d’être jouée à distance. Ça lui donne de l’ampleur.

- Pour les personnages : d’abord la divinité, comme dans la pièce de Ionesco : Le roi en son palais, puis Thaksin et Yingluck Shinawattra, frère et sœur d’une famille maudite, enfin Suthep le mal incarné et Abbhisit le traître à l’accent d’Oxford.

- Déroulement historique de la pièce :

En 2001, Thaksin est élu premier ministre. Homme d’affaires richissime il doit sa popularité aux mesures qu’il a prise au bénéfice des plus pauvres: hôpital à 30 baths et possibilités de prêts bancaires. En dépit de grosses bavures (tuerie de la Mosquée de Krue Seu dans le sud et élimination de vrais ou faux trafiquants lors de l’opération "nettoyage de la drogue en Thaïlande"), sa popularité est telle qu’elle fait de l’ombre à la divinité dont on dit qu’il aimerait prendre la place. Changer la royauté pour une république avec l’aide du futur héritier ? (c’est ce qui se chuchote dans toutes les chaumières). L’armée et les "jaunes" profitent de son voyage à l’ONU à New York pour le destituer, lui et son parti "Thaï rak Thaï" (les thaïs aiment les thaïs)

Plusieurs ministres se succèdent… jusqu’en 2011, où la petite sœur – Yingluck - à la tête du nouveau parti "Pheua thaï" (pour les thaïs) est élue démocratiquement Première Ministre. Probablement téléguidée par son frère depuis Dubaï où il vit en exil.

Yingluck, la jolie "Pou" (crabe) c’est son surnom, est le seul personnage féminin de la tragédie. La femme à abattre. Pour le nom qu’elle porte. On l’accuse de négligence dans l’exercice de ses fonctions. Si la Cour Suprême la destitue le 27 février, les "rouges" descendront probablement sur Bangkok.

Autres personnages : Suthep, ex vice premier ministre d’Abbhisit du Parti "démocrate" le mal nommé. Tous deux accusés d'avoir ordonné la tuerie de 2010 (une centaine de morts et des milliers de blessés) Ils veulent modifier le système électoral car ne peuvent accepter l’idée que le pays puisse être dirigé par quelqu’un élu par une majorité, celle du peuple. La tragédie tourne à la comédie.

Le fond du problème : Thaksin a une revanche à prendre. Suthep veut exterminer la famille Shinawatra. Abbhisit rêve de reprendre le pouvoir. Les musulmans du sud aimeraient se venger de Thaksin. Les riziculteurs du nord et du nord-est sont prêts à se venger si on touche à Yingluck.

La haine est prête à éclater car au centre de cette tragi comédie : le POUVOIR. Celui qu’on a perdu, celui qu’on veut reprendre, celui qu’on ne veut pas lâcher.

Les camps sont formés : "jaunes", plutôt conservateurs, classe moyenne, nouveaux riches. Les "rouges", ruraux qui veulent à juste titre profiter de l’essor économique du pays.

Toutes les fins de règnes sont dangereuses car les dieux finissent toujours par mourir. Tandis que dans la rue s’agitent les marionnettes manipulées par de sombres personnages.

Les révolutions sont souvent faites par les pauvres qui aimeraient une vie plus juste, plus équitable. En Thaïlande, c’est un harangueur qui hurle : "Pas d’élection, car ce serait le peuple qui l’emporterait".

On quitte, la tragédie et même la comédie pour tomber dans la farce.

Pour résumer : l’histoire est en place, les personnages aussi, l’intrigue et les enjeux sont en train de monter… tandis qu’au loin se dessine le crépuscule des dieux ou du dieu.

 

Photos ci-dessous: Quelques uns des personnages de la tragédie

 

Sunai

 

Abe

 

Suthep

 

 

YL2 

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 05:29

Khon Kaen - Trois mille personnes et le gouverneur Somsak Suwansujarit de Khon Kaen se sont réunis hier après-midi pour soutenir le système électoral de Thaïlande. Les frustrations continuent d'augmenter dans le Nord-est suite à l'escalade de la violence à Bangkok et aux résultats bloqués des élections du 2 février dernier. Les enseignants des écoles primaires de Khon Kaen, les fonctionnaires des bureaux de district et des groupes de travail ont brandi des pancartes où était écrit; "Stop au gel de la démocratie", alors qu'ils se rassemblaient pour exiger un système électoral qui fonctionne.

Le Bureau provincial de Khon Kaen a aidé à organiser l'événement après que des habitants aient fait de multiples demandes d'action pour soutenir la démocratie.
Le gouverneur Somsak a apporté son soutien aux manifestants. "Cette campagne a pour but d'encourager la résolution des problèmes de la Thaïlande à travers des pratiques démocratiques", a-t-il déclaré.

"Je veux que les élections soient complétées afin que la Thaïlande puisse mettre en place un nouveau gouvernement" a-t-il ajouté.
Comme le discours touchait à sa fin, les participants ont organisé une parade et défilé dans les rues. Le maire du village de Bueang Niam, Kaewluechai Sawati, a expliqué qu'il était là pour "s'opposer aux manifestants du PDRC de Bangkok et faire campagne pour la démocratie." Vêtu de son uniforme gouvernemental, il a expliqué que lui et ses collègues souhaitent être reconnus en tant que fonctionnaires de l'Organisation Administrative des Villages (Tambon Administrative Organization TAO) luttant pour la paix en Thaïlande.
Alors que les militants ont défilé dans la cour de la salle provinciale, Opart Kusanhia a déclaré qu'il est nerveux quant à l'issue de la crise en Thaïlande. Il a manifesté aujourd'hui pour montrer son  désir de réconciliation en Thaïlande sous un gouvernement démocratiquement élu avec le roi comme chef de l'Etat.

Source:

http://isaanrecord.com/2014/02/22/slideshow-demonstrators-campaign-to-end-the-freeze-on-democracy/

 

Photo ci-dessous: la manifestation de Khon Kaen

Khon-Kaen.jpg

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 05:23

Moine et escroc
Le moine antidémocratique et dirigeant du PDRC Bouddha Issara a extorqué 120.000 baths à l'hôtel SC Park

 

Sur la photo ci-dessous, le moine compte l'argent après avoir "contraint un hôtel à lui payer une "compensation" de 120.000 baths en espèces après que l'hôtel ait annulé sa réservation.

Bonze-escroc.jpg 


Le moine et les manifestants ont déménagés de leur site de protestation à Chaeng Wattana et se sont finalement arrêtés devant l'hôtel SC Park, une filiale des entreprises de la famille Shinawatra. Suivant la "tradition" antidémocratique d'être au-dessus de la loi, une brève bagarre a eu lieu quand un employé de l'hôtel a pris des photos des manifestants. Il a été immédiatement agressé par des gardes du PDRC et mis dans l'obligation de supprimer ses photos.
Empêché d'entrer dans le hall de l'hôtel et d'occuper le bâtiment, Bouddha Issara aurait répliqué aux gestionnaires qu'il avait réservé 10 chambres dans cet hôtel pour son séjour.

Malgré tout les gestionnaires ont refusé de permettre à Bouddha Issara et ses miliciens de pénétrer dans l'hôtel.
Le moine a ensuite ordonné à ses gardes de bloquer les entrées de l'hôtel. Craignant des affrontements, de nombreux clients ont quitté l'hôtel, et la direction a dû entièrement fermer l'hôtel. Le moine a exigé que l'hôtel lui paye une compensation pour lui avoir fait perdre son temps.
C'est ainsi qu'il a réclamé 120.000 baths. Heureux avec son butin, Bouddha Issara a déclaré que la mission des manifestants était accomplie et a ordonné à ses miliciens de quitter l'hôtel.
Faire tomber le "régime Thaksin" semble impliquer assassinats et extorsions.

Sources:

http://politicalprisonersofthailand.wordpress.com/2014/02/20/killers-and-extortionists/

http://www.khaosod.co.th/en/view_newsonline.php?newsid=TVRNNU1qZzVNelUzTlE9PQ==&sectionid=TURFd01BPT0=

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 15:54

La nouvelle rubrique de Libérez Somyot

THAILANDE : pour ne pas mourir idiot...
Y'en a, ça va être dur!

Oh? Copain? Tu te rappelles des dizaines de millier d'étudiants (Blog Siam Life...) qui supportaient le mouvement de Suthep? Y'en a même un (Thailande.fr...) qui a comparé ceux-ci aux étudiants de Mai 68 et Suthep... AU GÉNÉRAL DE GAULLE!!!
Fuiiiii!
C'était en fait quelques centaines d'étudiants de lycées techniques qui défraient de temps en temps la chronique car ils ont l'habitude de se foutre sur la gueule entre gang d'établissement scolaires différents. Se batonner tout en étant payés lors de ces manifs, que demande l'étudiant?
Il y a eu des démentis des assoces étudiantes contre cet amalgame mais, qui en a parlé...

LES MÉDECINS ET INFIRMIÈRES AVEC "IL" SOUSOU!
Ces bonnes gens qui soignent le peuple avec conviction et humanité! Tu te remember?
Ben non, c'était juste les toubibs et nurses des hôpitaux privés BNH, Burumgrad, etc. Ceux qui te refont ton gros bide ou tes petites miches entre autre et pas à l'oeil. Si : ils peuvent aussi te refaire les yeux... Mais bon, ceux-là, une minorité bien sur, ont confondu le " serment d'Hippocrate" avec le " pognon d'hypocrite"!
Idem, les "vrais" médecins avaient fait un communiqué comme quoi, eux, ils z'en étaient pas!
Pas de la jaquette, non, pas solidaires de ce mouvement.
Kikennakausé?

Et les autres...

Sur ce coup-là : LES PAYSANS!
10 000 paysans viennent à Bangkok réclamer leur blé. Non, déjà faite: leur riz. Enfin, leur subventions quoi...
Le monde paysan se révolte, ça va chauffer! Ils vont bloquer Bangkok avec leur tracteurs descendant de la Thailande profonde.
Mon cul: environ 500 lot itok, tracteurs et 1000 à 2000 péquenots qui arrivent de fiefs démocrates. Des potes à Suthep, quoi!
Au tout début, ils les ont enlevés mais, ils avaient de jolis sifflets les paysans...
photo1.jpeg

 

En tête de manifs, de jolis Kubota tout neufs avec aucune trace de boues!
photo2.jpeg


Gentil Monsieur Kubota : ça lui fait de la pub puis, disons, il participe au débat démocratique...

Enfin, y'a des suicides de paysans, des dépressions profondes car ils n'ont pas touché leur argent.
Au fait, se cogner tous ces kilomètres en tracteur, ils ont trouvé où le pognon pour payer l'essence?
Monsieur Kubota? Monsieur PTT? Monsieur Suthep?

“Plus le mensonge est gros, plus il passe”
"Celui qui peut régner sur la rue règnera un jour sur l’Etat, car toute forme de pouvoir politique et de dictature à ses racines dans la rue."

Dixit : Sacré Joseph!
Joseph Goebbels.
T'en as fait des petits!!!
Fils de putes!

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 10:29

Apres avoir menacé de perturber les entreprises de la famille Shinawatra, Suthep Thaugsuban a averti les dirigeants des Chemises rouges de possibles attaques par des tireurs inconnus. De toute évidence, ce ne sont pas des inconnus armés. Si Suthep peut faire une telle mise en garde, c'est qu'il a des hommes armés sous ses ordres.
"Ils (les dirigeants chemises rouges) devraient venir parce que les vendeurs de pop-corn ont fait du pop-corn pour eux", a déclaré Suthep, se référant aux hommes armés du PDRC qui ont déclenché une fusillade la veille du jour du scrutin. Ces hommes armés portaient leurs fusils camouflés dans des sacs de pop-corn.
Il a également fait des menaces spécifiques contre des personnes en particulier:
"Natthawut Saikua et Jatuporn Promphan devraient vraiment venir... Je ne connais pas ces vendeurs de pop-corn [sic] mais je les aime vraiment."
Ce sont des menaces réelles et dangereuses. Suthep a une histoire de gangstérisme (son pere etait un fameux gangster) et, une fois au pouvoir en 2010, il a ordonné l'utilisation de tireurs d'élite contre les chemises rouges. Ce ne sont pas de vaines menaces.
Suthep promet encore des assassinats et le chaos. Sa proposition meurtrière annonce un âge sombre et une possibilité réelle de guerre civile brutale.

C'est l'homme que la classe moyenne de Bangkok aime.

C'est l'homme que le pouvoir judiciaire protège.

Sources

http://politicalprisonersofthailand.wordpress.com/2014/02/20/sutheps-killing-fields/

http://www.nationmultimedia.com/politics/Suthep-warns-red-shirt-leaders-of-popcorn-vendors-30227329.html

http://www.khaosod.co.th/en/view_newsonline.php?newsid=TVRNNU1qZzVPRFkzTVE9PQ==&sectionid=TURFd01BPT0=

 

Photo ci-dessous: un des vendeurs de pop-corn de Suthep

PopCorn

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 05:45

Un article de Thomas Fuller (New York Times)

Lien de l'article:

http://www.nytimes.com/2014/02/20/world/asia/thailand.html?smid=fb-share&_r=2

BANGKOK - Décrivant le mouvement visant à renverser le gouvernement thaïlandais comme "paisible", un tribunal civil de Bangkok vient de nettement freiner le pouvoir des autorités et leur a interdit de disperser les manifestants, une décision qu'un analyste juridique de premier plan a décrit comme "un pas de plus vers un coup d'Etat judiciaire".
La décision a été prise un jour après que de violents affrontements entre la police et les manifestants aient fait cinq morts, dont un officier de police. Après une série d'affrontements au cours des dernières semaines et la large diffusion de photographies d'hommes lourdement armés parmi les manifestants, le mouvement de protestation ressemble de plus en plus à une insurrection armée contre le gouvernement de la Première ministre Yingluck Shinawatra.
Samdin Lertbutr, un chef de file de la protestation [du PDRC], a même déclaré mercredi à la télévision thaïlandaise que des hommes "très professionnels" avec des armes avaient aidés les manifestants à "obliger la police à se retirer."
Le tribunal a malgré tout estimé que les protestations avaient été menées "pacifiquement, sans armes", et a ordonné que les droits et libertés des manifestants "soient protégés conformément à la Constitution." La décision interdit au gouvernement d'utiliser la force ou des armes pour sévir contre les manifestants.
Mardi dernier, les manifestants ont lancé une grenade sur les policiers, une action que les dirigeants de la protestation avaient d'abord refusé de reconnaitre mais ont finalement admis après que des images de la détonation aient été diffusé sur l'internet.
Les manifestants, qui ont bloqué les élections à Bangkok et au sud de la Thaïlande plus tôt ce mois-ci, sont à la recherche d'une suspension des procédures démocratiques et la création d'un "conseil du peuple" non élu qui remplacerait le Parlement. Ils ne tolèrent pas la domination de Yingluck, dont le mouvement politique a remporté toutes les élections depuis 2001.
Il existe une longue tradition en Thaïlande de renverser les gouvernements élus, souvent par des coups d'Etats sanglants ou par ce qu'on appelle des "coups d'Etat judiciaires" au cours desquels un dirigeant gouvernemental est éliminé par les tribunaux. Un premier ministre élu est tombé en 2008 parce qu'il avait reçu des revenus d'un programme télévisée de cuisine (note de LS: il s'agit de Samak Sundaravej).
Mais la crise politique actuelle est beaucoup plus compliquée que celles des années précédentes et implique une lutte de pouvoir entre deux puissants mouvements politiques. Les manifestants sont soutenus par les élites de Bangkok alors que la puissance du parti au pouvoir vient d'un mouvement politique ancré en milieu rural fondé par le frère de Yingluck, Thaksin Shinawatra, un magnat actuellement en exil volontaire, qui a été évincé par les militaires lors du coup d'Etat de 2006.
Le leader des protestations, Suthep Thaugsuban, qui est accusé d'assassinat pour avoir ordonné des tirs à balles réelles contre des manifestations lorsqu'il était vice-Premier ministre en 2010, décrit cette bataille comme la dernière chance d'éliminer la famille Shinawatra.
Mercredi dernier, le tribunal a permis au gouvernement de maintenir l'état d'urgence que ce dernier avait déclaré il y a un mois, mais a en même temps interdit aux autorités de rechercher ou de démanteler les zones des principales intersections où les manifestants campent à Bangkok. Le tribunal a également déclaré que les manifestants avaient le droit de bloquer les routes. Le gouvernement peut faire appel de la décision, mais n'a pas indiqué s'il le fera ou non.
Sunai Phasuk , un chercheur en Thaïlande avec Human Rights Watch, a écrit sur Twitter que l'état d'urgence avait été "vidé de son sens" par la décision de la cour.
Sawat Charoenpol, un avocat représentant les manifestants, a décrit la décision comme une victoire pour le mouvement de protestation et a déclaré que le gouvernement était dans "l'incapacité de faire quoi que ce soit contre ​​les manifestants."
Verapat Pariyawong, un avocat formé à Harvard et éminent commentateur, a expliqué que la décision de mercredi a permis aux manifestants de se réclamer d'une "pseudo-légitimité pour renverser le gouvernement."
Verapat a déclaré que le tribunal s'était fondé sur une décision antérieure de la Cour constitutionnelle du pays, qui avait jugée que les manifestations étaient pacifiques. Mais il ensuite affirmé qu'il était "juridiquement illogique que le tribunal civil ne prenne pas en compte la situation actuelle," une référence à la violence de ces derniers jours.
Aujourd'hui, l'image que l'on a du gouvernement de Yingluck semble celle d'un lent étranglement de son pouvoir. La commission de lutte contre la corruption du pays a donné la priorité à une affaire contre lui relative à une coûteuse politique de subvention du riz. Des analystes juridiques disent que le cas pourrait finir par l'interdiction de politique  pour Yingluck.
Et la commission électorale du pays a été lente (certains critiques affirme qu'elle a même cherché à faire obstruction) à organiser des plans de vote dans les zones bloquées par les manifestants au cours des élections générales du 2 février. Jusqu'à ce que les élections soient terminées, Yingluck dirige un gouvernement de transition qui est étroitement circonscrit par la loi.
"L'étau se resserre autour de Yingluck et sa situation semble intenable", a déclaré Thitinan Pongsudhirak, directeur de l'Institut de sécurité et d'études internationales à l'Université de Chulalongkorn à Bangkok . "La question qui vient maintenant c'est qu'est ce qui vient après. Si c'est inclusif et agréable pour les principaux protagonistes, la Thaïlande pourrait être en mesure de se débrouiller pour passer à travers. Mais si cela ne l'est pas, le pays se dirigerait alors vers plus de chaos".

 

Photos ci-dessous: des hommes "très professionnels" avec des armes parmi les manifestants du PDRC

Shooting

 

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