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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 06:03

La nouvelle rubrique de Libérez-Somyot
Allez! On y croit quand même...

Encore une petite sur la presse.
Un évènement anodin s'est produit ce week-end qui me fait revenir sur l'ignorance, la désinformation, la collaboration ( vieux réflexe cocardier...) de ce qui fait un "bon" journaliste français à notre époque.
Le XXI ème siècle, je le rappelle!
Le bon vieux scribouillard de nos fantasmes a bel et bien disparu. Trop chers les correspondants, les frais d'envoyés spéciaux, la plupart des médias se rabattent sur l'abonnement AFP, Reuters, pompe ( nous aussi mais on n'est pas journaleux!) sur le net et, en Thailande, on pompe allègrement sur le summum du torchon de presse: Bkk Post et le Nation.
Or, ce Samedi, une invitation avait été lancée pour une discussion "informelle", officieuse pour débattre de la situation actuelle en Thailande.
Au menu, trois "pontes" du système gouvernemental thai ( Politicien, haut fonctionnaire et gradé de l'armée) face à un panel d'invités composé de journalistes et de "curieux", d'expatriés voulant comprendre et participer avec leur faibles moyens au débat et surtout à la lutte pour le maintien et l'expansion de la démocratie .
Car, eux, ils aiment ce pays...
Invitation libre postée là où les "initiés" ont l'habitude de se retrouver.
Présents entre autre, un journaliste américain d'un des plus gros tirage des USA, le correspondant permanent d'une importante agence de presse japonaise et d'un journaliste espagnol.
Farangs: anglo-saxons, nippons et... Un seul français!
Alors....
La presse française...
Elle est où?
Dans ton cul!

Voici un résumé avec modération (...) de ce que vous ne lirez nulle part ailleurs du moins, en français par le seul représentant du pays "DES DROITS DE L'HOMME" à ce débat:


"Un grand diner, mais de nombreuses informations pessimistes.
Je suis allé diner avec des membres importants du Pua Thai et un officier de haut rang de l’armée. Malheureusement, j’ai de mauvaises nouvelles . Je ne peux pas dévoiler toutes les informations reçues mais, en voici certaines:
1 - Suranand Vejjajiva, le cousin d'Abhisit, qui est membre du Pua Thai et un conseiller de gouvernement, serait en fait l'agent du Conseil privé au sein du gouvernement.

2 - Le 18 février, la police est tombée dans un piège. Tout d'abord, un accord avait été conclu entre Suthep et Chalerm. L'accord était qu'ils se battraient entre eux un petit peu pour sauver la face mais qu'il n'y aurait pas de blessés ni de morts et que la police finirait par réoccuper la zone de Ratchadameurn. Mais "une certaine personne" a envoyé des soldats afin de saboter l'accord et tirer sur la police.
Sukhumband Paripatra, le gouverneur de Bangkok, est impliqué avec cette "personne".

3 - Lorsque Yingluck Shinawatra a été informée de ce qui était en train de se passer, elle a immédiatement téléphoné à Chalerm pour lui ordonner de retirer la police. Mes correspondants ont ajouté qu'elle "était très sensible et ne voulait aucune perte de vie humaine à tous prix". Elle ne veut pas devenir "le boucher de Bangkok numéro 2 (le premier étant Abhisit Vejjajiva)".

4 - Lorsque le PDRC a tenté de prendre d'assaut Government House il y a quelques semaines et lorsque la police a répondu par des gaz lacrymogènes, deux dirigeants des chemises rouges , Nattawut Saikua et Jatuporn Promphan se sont enfuit mais pas Yingluck.
Elle y est restée toute la journée.

5 - Aujourd'hui, 500 hommes lourdement armés sont présents dans le site d'occupation du PDRC à Ratchadameurn. Ce sont des soldats d'élite.

6 - Le haut commandement de l'armée aurait une liste de dirigeants chemises rouges à arrêter.

7 - De nombreux groupes chemises rouges dans le Nord et dans l'Issan auraient déjà caché des armes et organisé des groupes armés prêt à se battre.

8 - Beaucoup de généraux ne peuvent absolument pas accepter le fait que Yingluck pourrait avoir une influence, en tant que première ministre, dans la nomination du nouveau chef de l'armée. Prayuth a 60 ans et doit être mis à la retraite en août prochain.

9 - La loi martiale , qui est beaucoup plus sévère que le décret d'urgence , risque d' être proclamé bientôt."

 

 

 

Photo ci-dessous: Le général Prayuth

 

Prayuth

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 19:29

Je condamne fermement l'usage de la violence de ces derniers jours qui a causé de nombreux décès aussi bien dans la province de Trat qu'à Rachaprasong aujourd'hui. Ce qui est particulièrement triste et inquiétant c'est que des enfants ont perdus la vie. Mes plus sincères condoléances vont aux victimes qui ont été blessées et aux familles ainsi qu'aux amis de ceux qui ont perdu la vie. Ces incidents violents sont des actes terroristes sans aucun égard pour la vie humaine.

Le gouvernement ne tolérera pas le terrorisme et a ordonné une enquête approfondie des autorités afin de trouver les coupables et les traduire en justice. Tous les coupables sans exception.

Je voudrais dire à tous les camps de la fracture politique que nous avons le droit de voir les choses différemment et qu'il y a plusieurs façons d'exprimer nos différences. Mais l'utilisation de la violence qui conduit à la mort n'est pas une manière civilisée de le faire. Ce n'est pas le mode de vie des Thaïlandais qui sont de nature amicale et sympathique. Cela ne leur viendrait pas à l'idée de recourir à des meurtres insensés pour exprimer leur point de vue. Je tiens à rappeler à tous les côtés qu'il est préférable d'utiliser les moyens pacifiques pour résoudre le conflit politique par la voie démocratique.

Source:

https://www.facebook.com/#!/photo.php?fbid=732715533439571&set=a.106877456023385.4057.105044319540032&type=1

 

Photo ci-dessous: Yingluck Shinawatra hier

YingluckTriste.jpg

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 04:55

Un article de Michèle Jullian

  

Lien de l'article:

http://michjuly.typepad.com/blog/2014/02/-la-trag%C3%A9die-sous-le-signe-de-la-fatalit%C3%A9.html

 

La tragédie a toujours été considérée comme le genre noble, comparée à la comédie. Le scénario est souvent emprunté à l’Histoire, ou à la légende. Pour le choix des personnages, ils sont généralement illustres, nobles, rois ou héros. Les grands thèmes : le pouvoir, la justice, l’honneur. L’action est souvent propre à émouvoir les foules, ou à susciter la terreur : le sang, coule, la mort est proche comme dans "Le roi se meurt" de Ionesco. La trame est parfois liée à la présence d’une puissance divine. Enfin, dans la tragédie, tout est sous le signe de la fatalité.

- Pour la "scène", prenons la Thaïlande, ou plus précisément Bangkok, car une tragédie se doit d’être jouée à distance. Ça lui donne de l’ampleur.

- Pour les personnages : d’abord la divinité, comme dans la pièce de Ionesco : Le roi en son palais, puis Thaksin et Yingluck Shinawattra, frère et sœur d’une famille maudite, enfin Suthep le mal incarné et Abbhisit le traître à l’accent d’Oxford.

- Déroulement historique de la pièce :

En 2001, Thaksin est élu premier ministre. Homme d’affaires richissime il doit sa popularité aux mesures qu’il a prise au bénéfice des plus pauvres: hôpital à 30 baths et possibilités de prêts bancaires. En dépit de grosses bavures (tuerie de la Mosquée de Krue Seu dans le sud et élimination de vrais ou faux trafiquants lors de l’opération "nettoyage de la drogue en Thaïlande"), sa popularité est telle qu’elle fait de l’ombre à la divinité dont on dit qu’il aimerait prendre la place. Changer la royauté pour une république avec l’aide du futur héritier ? (c’est ce qui se chuchote dans toutes les chaumières). L’armée et les "jaunes" profitent de son voyage à l’ONU à New York pour le destituer, lui et son parti "Thaï rak Thaï" (les thaïs aiment les thaïs)

Plusieurs ministres se succèdent… jusqu’en 2011, où la petite sœur – Yingluck - à la tête du nouveau parti "Pheua thaï" (pour les thaïs) est élue démocratiquement Première Ministre. Probablement téléguidée par son frère depuis Dubaï où il vit en exil.

Yingluck, la jolie "Pou" (crabe) c’est son surnom, est le seul personnage féminin de la tragédie. La femme à abattre. Pour le nom qu’elle porte. On l’accuse de négligence dans l’exercice de ses fonctions. Si la Cour Suprême la destitue le 27 février, les "rouges" descendront probablement sur Bangkok.

Autres personnages : Suthep, ex vice premier ministre d’Abbhisit du Parti "démocrate" le mal nommé. Tous deux accusés d'avoir ordonné la tuerie de 2010 (une centaine de morts et des milliers de blessés) Ils veulent modifier le système électoral car ne peuvent accepter l’idée que le pays puisse être dirigé par quelqu’un élu par une majorité, celle du peuple. La tragédie tourne à la comédie.

Le fond du problème : Thaksin a une revanche à prendre. Suthep veut exterminer la famille Shinawatra. Abbhisit rêve de reprendre le pouvoir. Les musulmans du sud aimeraient se venger de Thaksin. Les riziculteurs du nord et du nord-est sont prêts à se venger si on touche à Yingluck.

La haine est prête à éclater car au centre de cette tragi comédie : le POUVOIR. Celui qu’on a perdu, celui qu’on veut reprendre, celui qu’on ne veut pas lâcher.

Les camps sont formés : "jaunes", plutôt conservateurs, classe moyenne, nouveaux riches. Les "rouges", ruraux qui veulent à juste titre profiter de l’essor économique du pays.

Toutes les fins de règnes sont dangereuses car les dieux finissent toujours par mourir. Tandis que dans la rue s’agitent les marionnettes manipulées par de sombres personnages.

Les révolutions sont souvent faites par les pauvres qui aimeraient une vie plus juste, plus équitable. En Thaïlande, c’est un harangueur qui hurle : "Pas d’élection, car ce serait le peuple qui l’emporterait".

On quitte, la tragédie et même la comédie pour tomber dans la farce.

Pour résumer : l’histoire est en place, les personnages aussi, l’intrigue et les enjeux sont en train de monter… tandis qu’au loin se dessine le crépuscule des dieux ou du dieu.

 

Photos ci-dessous: Quelques uns des personnages de la tragédie

 

Sunai

 

Abe

 

Suthep

 

 

YL2 

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 05:29

Khon Kaen - Trois mille personnes et le gouverneur Somsak Suwansujarit de Khon Kaen se sont réunis hier après-midi pour soutenir le système électoral de Thaïlande. Les frustrations continuent d'augmenter dans le Nord-est suite à l'escalade de la violence à Bangkok et aux résultats bloqués des élections du 2 février dernier. Les enseignants des écoles primaires de Khon Kaen, les fonctionnaires des bureaux de district et des groupes de travail ont brandi des pancartes où était écrit; "Stop au gel de la démocratie", alors qu'ils se rassemblaient pour exiger un système électoral qui fonctionne.

Le Bureau provincial de Khon Kaen a aidé à organiser l'événement après que des habitants aient fait de multiples demandes d'action pour soutenir la démocratie.
Le gouverneur Somsak a apporté son soutien aux manifestants. "Cette campagne a pour but d'encourager la résolution des problèmes de la Thaïlande à travers des pratiques démocratiques", a-t-il déclaré.

"Je veux que les élections soient complétées afin que la Thaïlande puisse mettre en place un nouveau gouvernement" a-t-il ajouté.
Comme le discours touchait à sa fin, les participants ont organisé une parade et défilé dans les rues. Le maire du village de Bueang Niam, Kaewluechai Sawati, a expliqué qu'il était là pour "s'opposer aux manifestants du PDRC de Bangkok et faire campagne pour la démocratie." Vêtu de son uniforme gouvernemental, il a expliqué que lui et ses collègues souhaitent être reconnus en tant que fonctionnaires de l'Organisation Administrative des Villages (Tambon Administrative Organization TAO) luttant pour la paix en Thaïlande.
Alors que les militants ont défilé dans la cour de la salle provinciale, Opart Kusanhia a déclaré qu'il est nerveux quant à l'issue de la crise en Thaïlande. Il a manifesté aujourd'hui pour montrer son  désir de réconciliation en Thaïlande sous un gouvernement démocratiquement élu avec le roi comme chef de l'Etat.

Source:

http://isaanrecord.com/2014/02/22/slideshow-demonstrators-campaign-to-end-the-freeze-on-democracy/

 

Photo ci-dessous: la manifestation de Khon Kaen

Khon-Kaen.jpg

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 05:23

Moine et escroc
Le moine antidémocratique et dirigeant du PDRC Bouddha Issara a extorqué 120.000 baths à l'hôtel SC Park

 

Sur la photo ci-dessous, le moine compte l'argent après avoir "contraint un hôtel à lui payer une "compensation" de 120.000 baths en espèces après que l'hôtel ait annulé sa réservation.

Bonze-escroc.jpg 


Le moine et les manifestants ont déménagés de leur site de protestation à Chaeng Wattana et se sont finalement arrêtés devant l'hôtel SC Park, une filiale des entreprises de la famille Shinawatra. Suivant la "tradition" antidémocratique d'être au-dessus de la loi, une brève bagarre a eu lieu quand un employé de l'hôtel a pris des photos des manifestants. Il a été immédiatement agressé par des gardes du PDRC et mis dans l'obligation de supprimer ses photos.
Empêché d'entrer dans le hall de l'hôtel et d'occuper le bâtiment, Bouddha Issara aurait répliqué aux gestionnaires qu'il avait réservé 10 chambres dans cet hôtel pour son séjour.

Malgré tout les gestionnaires ont refusé de permettre à Bouddha Issara et ses miliciens de pénétrer dans l'hôtel.
Le moine a ensuite ordonné à ses gardes de bloquer les entrées de l'hôtel. Craignant des affrontements, de nombreux clients ont quitté l'hôtel, et la direction a dû entièrement fermer l'hôtel. Le moine a exigé que l'hôtel lui paye une compensation pour lui avoir fait perdre son temps.
C'est ainsi qu'il a réclamé 120.000 baths. Heureux avec son butin, Bouddha Issara a déclaré que la mission des manifestants était accomplie et a ordonné à ses miliciens de quitter l'hôtel.
Faire tomber le "régime Thaksin" semble impliquer assassinats et extorsions.

Sources:

http://politicalprisonersofthailand.wordpress.com/2014/02/20/killers-and-extortionists/

http://www.khaosod.co.th/en/view_newsonline.php?newsid=TVRNNU1qZzVNelUzTlE9PQ==&sectionid=TURFd01BPT0=

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 15:54

La nouvelle rubrique de Libérez Somyot

THAILANDE : pour ne pas mourir idiot...
Y'en a, ça va être dur!

Oh? Copain? Tu te rappelles des dizaines de millier d'étudiants (Blog Siam Life...) qui supportaient le mouvement de Suthep? Y'en a même un (Thailande.fr...) qui a comparé ceux-ci aux étudiants de Mai 68 et Suthep... AU GÉNÉRAL DE GAULLE!!!
Fuiiiii!
C'était en fait quelques centaines d'étudiants de lycées techniques qui défraient de temps en temps la chronique car ils ont l'habitude de se foutre sur la gueule entre gang d'établissement scolaires différents. Se batonner tout en étant payés lors de ces manifs, que demande l'étudiant?
Il y a eu des démentis des assoces étudiantes contre cet amalgame mais, qui en a parlé...

LES MÉDECINS ET INFIRMIÈRES AVEC "IL" SOUSOU!
Ces bonnes gens qui soignent le peuple avec conviction et humanité! Tu te remember?
Ben non, c'était juste les toubibs et nurses des hôpitaux privés BNH, Burumgrad, etc. Ceux qui te refont ton gros bide ou tes petites miches entre autre et pas à l'oeil. Si : ils peuvent aussi te refaire les yeux... Mais bon, ceux-là, une minorité bien sur, ont confondu le " serment d'Hippocrate" avec le " pognon d'hypocrite"!
Idem, les "vrais" médecins avaient fait un communiqué comme quoi, eux, ils z'en étaient pas!
Pas de la jaquette, non, pas solidaires de ce mouvement.
Kikennakausé?

Et les autres...

Sur ce coup-là : LES PAYSANS!
10 000 paysans viennent à Bangkok réclamer leur blé. Non, déjà faite: leur riz. Enfin, leur subventions quoi...
Le monde paysan se révolte, ça va chauffer! Ils vont bloquer Bangkok avec leur tracteurs descendant de la Thailande profonde.
Mon cul: environ 500 lot itok, tracteurs et 1000 à 2000 péquenots qui arrivent de fiefs démocrates. Des potes à Suthep, quoi!
Au tout début, ils les ont enlevés mais, ils avaient de jolis sifflets les paysans...
photo1.jpeg

 

En tête de manifs, de jolis Kubota tout neufs avec aucune trace de boues!
photo2.jpeg


Gentil Monsieur Kubota : ça lui fait de la pub puis, disons, il participe au débat démocratique...

Enfin, y'a des suicides de paysans, des dépressions profondes car ils n'ont pas touché leur argent.
Au fait, se cogner tous ces kilomètres en tracteur, ils ont trouvé où le pognon pour payer l'essence?
Monsieur Kubota? Monsieur PTT? Monsieur Suthep?

“Plus le mensonge est gros, plus il passe”
"Celui qui peut régner sur la rue règnera un jour sur l’Etat, car toute forme de pouvoir politique et de dictature à ses racines dans la rue."

Dixit : Sacré Joseph!
Joseph Goebbels.
T'en as fait des petits!!!
Fils de putes!

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 10:29

Apres avoir menacé de perturber les entreprises de la famille Shinawatra, Suthep Thaugsuban a averti les dirigeants des Chemises rouges de possibles attaques par des tireurs inconnus. De toute évidence, ce ne sont pas des inconnus armés. Si Suthep peut faire une telle mise en garde, c'est qu'il a des hommes armés sous ses ordres.
"Ils (les dirigeants chemises rouges) devraient venir parce que les vendeurs de pop-corn ont fait du pop-corn pour eux", a déclaré Suthep, se référant aux hommes armés du PDRC qui ont déclenché une fusillade la veille du jour du scrutin. Ces hommes armés portaient leurs fusils camouflés dans des sacs de pop-corn.
Il a également fait des menaces spécifiques contre des personnes en particulier:
"Natthawut Saikua et Jatuporn Promphan devraient vraiment venir... Je ne connais pas ces vendeurs de pop-corn [sic] mais je les aime vraiment."
Ce sont des menaces réelles et dangereuses. Suthep a une histoire de gangstérisme (son pere etait un fameux gangster) et, une fois au pouvoir en 2010, il a ordonné l'utilisation de tireurs d'élite contre les chemises rouges. Ce ne sont pas de vaines menaces.
Suthep promet encore des assassinats et le chaos. Sa proposition meurtrière annonce un âge sombre et une possibilité réelle de guerre civile brutale.

C'est l'homme que la classe moyenne de Bangkok aime.

C'est l'homme que le pouvoir judiciaire protège.

Sources

http://politicalprisonersofthailand.wordpress.com/2014/02/20/sutheps-killing-fields/

http://www.nationmultimedia.com/politics/Suthep-warns-red-shirt-leaders-of-popcorn-vendors-30227329.html

http://www.khaosod.co.th/en/view_newsonline.php?newsid=TVRNNU1qZzVPRFkzTVE9PQ==&sectionid=TURFd01BPT0=

 

Photo ci-dessous: un des vendeurs de pop-corn de Suthep

PopCorn

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 05:45

Un article de Thomas Fuller (New York Times)

Lien de l'article:

http://www.nytimes.com/2014/02/20/world/asia/thailand.html?smid=fb-share&_r=2

BANGKOK - Décrivant le mouvement visant à renverser le gouvernement thaïlandais comme "paisible", un tribunal civil de Bangkok vient de nettement freiner le pouvoir des autorités et leur a interdit de disperser les manifestants, une décision qu'un analyste juridique de premier plan a décrit comme "un pas de plus vers un coup d'Etat judiciaire".
La décision a été prise un jour après que de violents affrontements entre la police et les manifestants aient fait cinq morts, dont un officier de police. Après une série d'affrontements au cours des dernières semaines et la large diffusion de photographies d'hommes lourdement armés parmi les manifestants, le mouvement de protestation ressemble de plus en plus à une insurrection armée contre le gouvernement de la Première ministre Yingluck Shinawatra.
Samdin Lertbutr, un chef de file de la protestation [du PDRC], a même déclaré mercredi à la télévision thaïlandaise que des hommes "très professionnels" avec des armes avaient aidés les manifestants à "obliger la police à se retirer."
Le tribunal a malgré tout estimé que les protestations avaient été menées "pacifiquement, sans armes", et a ordonné que les droits et libertés des manifestants "soient protégés conformément à la Constitution." La décision interdit au gouvernement d'utiliser la force ou des armes pour sévir contre les manifestants.
Mardi dernier, les manifestants ont lancé une grenade sur les policiers, une action que les dirigeants de la protestation avaient d'abord refusé de reconnaitre mais ont finalement admis après que des images de la détonation aient été diffusé sur l'internet.
Les manifestants, qui ont bloqué les élections à Bangkok et au sud de la Thaïlande plus tôt ce mois-ci, sont à la recherche d'une suspension des procédures démocratiques et la création d'un "conseil du peuple" non élu qui remplacerait le Parlement. Ils ne tolèrent pas la domination de Yingluck, dont le mouvement politique a remporté toutes les élections depuis 2001.
Il existe une longue tradition en Thaïlande de renverser les gouvernements élus, souvent par des coups d'Etats sanglants ou par ce qu'on appelle des "coups d'Etat judiciaires" au cours desquels un dirigeant gouvernemental est éliminé par les tribunaux. Un premier ministre élu est tombé en 2008 parce qu'il avait reçu des revenus d'un programme télévisée de cuisine (note de LS: il s'agit de Samak Sundaravej).
Mais la crise politique actuelle est beaucoup plus compliquée que celles des années précédentes et implique une lutte de pouvoir entre deux puissants mouvements politiques. Les manifestants sont soutenus par les élites de Bangkok alors que la puissance du parti au pouvoir vient d'un mouvement politique ancré en milieu rural fondé par le frère de Yingluck, Thaksin Shinawatra, un magnat actuellement en exil volontaire, qui a été évincé par les militaires lors du coup d'Etat de 2006.
Le leader des protestations, Suthep Thaugsuban, qui est accusé d'assassinat pour avoir ordonné des tirs à balles réelles contre des manifestations lorsqu'il était vice-Premier ministre en 2010, décrit cette bataille comme la dernière chance d'éliminer la famille Shinawatra.
Mercredi dernier, le tribunal a permis au gouvernement de maintenir l'état d'urgence que ce dernier avait déclaré il y a un mois, mais a en même temps interdit aux autorités de rechercher ou de démanteler les zones des principales intersections où les manifestants campent à Bangkok. Le tribunal a également déclaré que les manifestants avaient le droit de bloquer les routes. Le gouvernement peut faire appel de la décision, mais n'a pas indiqué s'il le fera ou non.
Sunai Phasuk , un chercheur en Thaïlande avec Human Rights Watch, a écrit sur Twitter que l'état d'urgence avait été "vidé de son sens" par la décision de la cour.
Sawat Charoenpol, un avocat représentant les manifestants, a décrit la décision comme une victoire pour le mouvement de protestation et a déclaré que le gouvernement était dans "l'incapacité de faire quoi que ce soit contre ​​les manifestants."
Verapat Pariyawong, un avocat formé à Harvard et éminent commentateur, a expliqué que la décision de mercredi a permis aux manifestants de se réclamer d'une "pseudo-légitimité pour renverser le gouvernement."
Verapat a déclaré que le tribunal s'était fondé sur une décision antérieure de la Cour constitutionnelle du pays, qui avait jugée que les manifestations étaient pacifiques. Mais il ensuite affirmé qu'il était "juridiquement illogique que le tribunal civil ne prenne pas en compte la situation actuelle," une référence à la violence de ces derniers jours.
Aujourd'hui, l'image que l'on a du gouvernement de Yingluck semble celle d'un lent étranglement de son pouvoir. La commission de lutte contre la corruption du pays a donné la priorité à une affaire contre lui relative à une coûteuse politique de subvention du riz. Des analystes juridiques disent que le cas pourrait finir par l'interdiction de politique  pour Yingluck.
Et la commission électorale du pays a été lente (certains critiques affirme qu'elle a même cherché à faire obstruction) à organiser des plans de vote dans les zones bloquées par les manifestants au cours des élections générales du 2 février. Jusqu'à ce que les élections soient terminées, Yingluck dirige un gouvernement de transition qui est étroitement circonscrit par la loi.
"L'étau se resserre autour de Yingluck et sa situation semble intenable", a déclaré Thitinan Pongsudhirak, directeur de l'Institut de sécurité et d'études internationales à l'Université de Chulalongkorn à Bangkok . "La question qui vient maintenant c'est qu'est ce qui vient après. Si c'est inclusif et agréable pour les principaux protagonistes, la Thaïlande pourrait être en mesure de se débrouiller pour passer à travers. Mais si cela ne l'est pas, le pays se dirigerait alors vers plus de chaos".

 

Photos ci-dessous: des hommes "très professionnels" avec des armes parmi les manifestants du PDRC

Shooting

 

Shooting5

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 14:23

Le riz prend une place centrale dans la bataille politique qui fait des ravages en Thaïlande. A Bangkok, quelques centaines d'agriculteurs (500 selon les estimations) ont assiégés lundi le siège temporaire du gouvernement, exigeant leurs paiements pour les cultures de riz de l'année dernière. Pendant ce temps, dans le Nord-est, les riziculteurs se sont réunis dans la ville de Khon Kaen et ont organisés une contre-manifestation de soutien au gouvernement intérimaire et à sa politique de subvention du riz.
"Nous ne protestons pas parce que nous ne gagnons pas d'argent", a déclaré Charoensab Jampathong , un agriculteur de 65 ans du district de Ban Phai qui a participé à la manifestation pro-gouvernementale de lundi. "Nous sommes venus ici pour soutenir tous les fonctionnaires qui travaillent vraiment dur afin d'obtenir de l'argent pour nous."
On estime que 400 agriculteurs se sont rassemblés devant l'hôtel provincial de Khon Kaen, lundi 17 février et ont défilés devant les branches locales de la Banque de l'agriculture et des coopératives agricoles (Bank for Agriculture and Agricultural Cooperatives BAAC), la Krungthai Bank et la Banque d'épargne du gouvernement (Government Savings Bank GSB) pour exprimer leur soutien au gouvernement et à son régime de subvention du riz.
"Ils sont venus ici pour nous dire merci", a expliqué tout ému le directeur de la succursale de la BAAC pour la province de Khon Kaen, Thanoo Tosajja. "C'est la première fois que cela arrive."
Les dirigeants de la manifestation des agriculteurs pro-gouvernementaux ont également rencontré le gouverneur de la province de Khon Kaen ce lundi.
"Nous avons dit au gouverneur que nous le soutenons en tant que représentant du gouvernement, et nous aimerions qu'il explique au gouvernement que nous aimons le programme de subvention du riz", a déclaré Bhutdhipong Khanhaengpon, un DJ d'une radio locale de Khon Kaen, qui a participé à la manifestation de lundi.
La manifestation de soutien des agriculteurs à Khon Kaen est en contraste frappant avec l'activité des agriculteurs à Bangkok, qui au cours du mois passé ont bloqués les routes principales dans plusieurs régions du pays, ont ensuite déposé une plainte devant le tribunal pour demander une indemnisation du gouvernement pour les paiements retardé du riz, et ont finalement tenté de forcer les barricades du siège temporaire du gouvernement.
La réaction divergente des agriculteurs thaïlandais des régions centrales (principalement de celles qui ont l'habitude de voter pour des parrains politiciens locaux du Parti Démocrate, Sukothai, Phitsanulok et Uthai Thai entre autres), qui protestaient à Bangkok et celle de leurs homologues de l'intérieur du pays est symbolique des clivages politiques plus larges qui divisent le pays. Les paysans du Nord et du Nord-Est sont, pour la plupart, restés fidèles à la Première ministre Yingluck et à ses politiques sociales.
Les deux manifestations d'agriculteurs, celle de Bangkok et celle de Khon Kaen, sont une réponse au retard du gouvernement dans le paiement de 130 milliards de baht à environ un million d'agriculteurs pour les cultures de riz de l'année dernière. Les paiements ont été suspendus en raison des pouvoirs limités du gouvernement intérimaire qui doit faire face à la rébellion armée du PDRC.
Dans le Nord-est de la Thaïlande, les agriculteurs sont reconnaissants vis-à-vis du gouvernement  pour le prix garanti de 15.000 bahts par tonne de riz. Une enquête de l'Université de la Chambre de commerce thaïlandaise montre que les agriculteurs gagnent près de trois fois plus d'argent grâce à la vente du riz depuis la mise en œuvre, par le gouvernement de Yingluck Shinawatra, du régime de subvention du riz.
Selon les données de la BAAC, environ 70 pour cent des agriculteurs de la province de Khon Kaen n'ont pas été payés pour les ventes de riz de l'année dernière. Pourtant, de nombreux agriculteurs de la région applaudissent encore le régime de subvention du riz et les avantages tangibles qu'il a apporté à leur vie.
"Nous n'avons plus à nous soucier des problèmes d'argent", a expliqué Kongsri Matsombat , un riziculteur de 56 ans du village de Nong Bua Kham Mun. "Nous n'avions jamais pensé que la culture du riz pourrait nous rendre heureux comme cela."
"Grace au régime de subvention du riz, j'ai pu construire et réparer ma maison", a témoigné Banjob Chaisaenta, un riziculteur de 46 ans.
L'agricultrice Waraphon Buapin, 39 ans, affirme qu'elle veut que la politique de subvention du riz continue, même si le gouvernement devait baisser son prix d'achat.
"Si 15.000 bahts par tonne est trop pour que le gouvernement puisse gérer le programme, même si le prix devait être un peu plus bas, nous serions encore heureux", a déclaré Waraphon.

Sources:

http://isaanrecord.com/2014/02/18/khon-kaen-farmers-rally-in-support-of-governments-rice-policy/

http://www.bangkokpost.com/breakingnews/395859/convoy-of-farm-trucks-to-join-muang-thong-thani-protest-site

http://englishnews.thaipbs.or.th/farmers-hundreds-farm-trucks-heading-bangkok/

 

Photo ci-dessous: la manifestation des riziculteurs du Nord-est à Khon Kaen

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 08:52

Un reportage d'Andrew Spooner à Bangkok, où le brutal et antidémocratique PDRC conduit le pays au bord de la guerre civile

Lien de l'article:

http://www.leftfootforward.org/2014/02/the-threat-of-violence-is-now-very-real-in-thailand/

 


C'est le jour d'avant l'élection législative et une fusillade fait rage en plein jour, juste au nord du centre-ville de Bangkok.
Là, des hommes masqués, armés de ce que des sources militaires experts ont décrit comme des armes venues de l'armée thaïlandaise, tirent sur des militants locaux chemises rouges pro-démocratie et des électeurs qui tentaient de permettre l'acheminement des bulletins de vote d'un dépôt bloqué par des voyous du mouvement de "protestation", violent et fasciste, du Comité pour la Réforme Démocratique Populaire (PDRC) dirigé par le Parti Démocrate.
Le Parti Démocrate thaïlandais et son aile de la rue, le PDRC, ne recherchent pas vraiment la démocratie.
Après le boycott de cette élection, la deuxième élection législative qu'il a boycotté en huit ans, ce parti politique, dirigé par l'homme de double nationalité britannique et thaïlandaise, instruit à Eton et Oxford, Abhisit Vejjajiva, (le mot thaï "Abhisit" se traduit directement en anglais par "privilège") qui a récemment été mis en examen pour l'assassinat des manifestants pro-démocratie non armés en 2010, a maintenant déplacé sa stratégie vers les tribunaux dans l'espoir que la Cour constitutionnelle et la Commission électorale annuleront les résultats de l'élection générale du 2 février.
Heureusement, jusqu'à présent, la Cour constitutionnelle a refusé la requête du Parti Démocrate, mais, afin d'appuyer ces plaintes le Parti Démocrate a prétendu que l'élection n'était "ni libre ni équitable". Bien sûr, ce que le Parti Démocrate s'abstient de dire, c'est que ce sont ses actions, comme celle de battre et tirer sur les électeurs ordinaires qui ont osé essayer de voter, qui sont la cause que l'élection n'était ni libre ni équitable.
Un résultat net est que le soi-disant "Parti de l'Armée" est maintenant pleinement exposé à l'opprobre de la communauté internationale. Le titre d'un article du magazine Time "Le Parti Démocrate de Thaïlande drôlement mal nommé" démontre le nouveau sentiment envers le Parti "Démocrate" thaïlandais. La honte que les Libéraux-démocrates britanniques ressentent envers le Parti Démocrate thaïlandais, qui est leur allié dans l'Internationale libérale, est telle que leur bureau de presse a publié une déclaration brutale comme quoi les Libéraux-démocrates "n'ont pas et pas l'intention d'avoir de programmes ni d'associations formelles" avec le Parti Démocrate de Thaïlande.
Mais cette incapacité à saisir les simples mécanismes de la démocratie a toujours été le cas avec le Parti Démocrate thaïlandais. Le seul moment où il semble en mesure d'atteindre la puissance n'est pas par la légitimité démocratique ni en produisant une série de politiques permettant d'attirer des voix, mais en bénéficiant d'un mélange de brutalité de rue, d'interventions politisées et du soutien judiciaire et administrative ou encore des coup d'Etat réussis de l'armée thaïlandaise.
Lors de ses presque 70 ans d'histoire, il n'a jamais gagné une victoire électorale pure et simple et, la dernière fois qu'il a été le plus important parti du Parlement thaïlandais, c'était en 1992 après avoir obtenu seulement 20 pour cent des votes. Bien que ce parti soit méprisé par une grande partie de la population thaïlandaise, ses alliés de l'aristocratie thaïlandaise et de l'armée interviennent souvent pour "l'aider" à former un gouvernement.
Malgré les dénégations désespérées et pathétiques d'Abhisit, la direction du PDRC est entièrement composée d'anciens députés et ministres du Parti Démocrate et Abhisit lui-même a régulièrement participé et pris la parole lors des manifestations du PDRC. Il est explicite que le PDRC n'est rien de plus qu'une extension du Parti Démocrate.
Malheureusement, la couverture du PDRC par certains médias internationaux est souvent ridicule (Jonathan Head de la BBC a non seulement posé des questions au nom des membres du Parti Démocrate, il a également tweeté qu'il a "serré dans ses bras" un membre du PDRC). C'est également devenu une routine de décrire cette bande de voyous comme "colorée" et "amicale". La façon dont ils sont aussi décrits, des manifestants "légitimes", avec un statut égal à celui d'un gouvernement démocratiquement élu, va à l’encontre du fait qu'ils ne sont rien de plus que des canailles, avec des rumeurs bien fondées qu'ils sont financés par les familles les plus riches et les plus corrompues de Thaïlande.
Le week-end ou les élections ont eu lieu, j'étais dans le centre de Bangkok et j'ai visité plusieurs bureaux de vote et des sites de manifestations du PDRC/Parti Démocrate. Les sites de rassemblement eux-mêmes occupent plusieurs intersections dans le centre de Bangkok, mais dans tous ceux que j'ai visité il n'y avait pas plus de 1000 personnes.
Les rassemblements eux-mêmes sont étonnamment bien financés avec, par étapes, des concerts de style rock, y compris les installations massives d'éclairage, des écrans géants et des grands systèmes de sonorisation tandis qu'il y avait de la nourriture gratuite et des tentes fournies gratuitement pour les supporters. En outre, le chef du PDRC, Suthep Thuagsuban a récemment été photographié dans sa chambre de luxe à 1000 dollars US par nuit, une suite royale de l'hôtel cinq étoiles Dusit Thani de Bangkok.

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Dans leur limite extérieure, les sites de rassemblement sont bloqués par des sacs de sable de type militaire où des voyous surveillent les alentours et des "gardes", parfois ivre, du PDRC/Parti Démocrate menacent et intimident ceux qui pénètrent dans "leur" zone de contrôle, arrêtant et fouillant au moindre caprice, les gens ordinaires qui passent par là. Il y a eu un certain nombre de rapports d'extorsion d'argent par les gardiens du PDRC et même d'enlèvement et de torture de personnes jugés "menaçantes" pour les rassemblements.
Ces voyous (un ancien ministre du gouvernement thaïlandais m'a dit que le chef du PDRC, Suthep Thuagsuban, a délibérément recruté comme gardiens des criminels de bas niveau parmi les plus vicieux qu'il a pu trouver) patrouillent aussi à l'intérieur des sites de manifestations et à ​​chacune des trois occasions ou j'ai fait une tentative de les photographier ils sont devenus instantanément injurieux et menaçants.
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Alors, où en est maintenant la Thaïlande?
Au cours des 14 et 15 février, il y a eu quelques tentatives de la police pour dégager des rues ce que le magazine Forbes décrit comme étant la propre version de la Thaïlande des Chemises noires de Mussolini, mais avec l'armée thaïlandaise, qui est au-delà de toute forme de contrôle civil et démocratique, offrant sa protection à ces néo-fascistes, il est difficile d'imaginer qu'ils puissent être complètement retirés des rues de Bangkok pour l'instant.
L'élection générale du 2 février est encore inachevée, avec une vingtaine de circonscriptions où le vote reste à finaliser, et avec le gouvernement actuel du Pua Thai fonctionnant à un niveau "intérimaire" une impasse en découle. Ils convient de rappeler aux lecteurs que, malgré le faible taux de participation et toutes les intimidations, la violence et les menaces, faites par le Parti Démocrate, le Parti Pua Thai va certainement dépasser son score de 2011.
Comme les événements du 18 février à Bangkok l'ont révélés, deux policiers et deux manifestants ont été tués, les voyous qui patrouillent dans les rues de Bangkok sont préparés à la violence et ont toujours le soutien financier d'un petit groupe de personnes parmi les plus riches de Thaïlande, ce qui signifie que le seul choix pour le gouvernement intérimaire est d'agir lentement et soigneusement. Les menaces d'une grave escalade de la violence et d'une éventuelle guerre civile sont maintenant très réelles.

Andrew Spooner

 

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