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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 10:29

Apres avoir menacé de perturber les entreprises de la famille Shinawatra, Suthep Thaugsuban a averti les dirigeants des Chemises rouges de possibles attaques par des tireurs inconnus. De toute évidence, ce ne sont pas des inconnus armés. Si Suthep peut faire une telle mise en garde, c'est qu'il a des hommes armés sous ses ordres.
"Ils (les dirigeants chemises rouges) devraient venir parce que les vendeurs de pop-corn ont fait du pop-corn pour eux", a déclaré Suthep, se référant aux hommes armés du PDRC qui ont déclenché une fusillade la veille du jour du scrutin. Ces hommes armés portaient leurs fusils camouflés dans des sacs de pop-corn.
Il a également fait des menaces spécifiques contre des personnes en particulier:
"Natthawut Saikua et Jatuporn Promphan devraient vraiment venir... Je ne connais pas ces vendeurs de pop-corn [sic] mais je les aime vraiment."
Ce sont des menaces réelles et dangereuses. Suthep a une histoire de gangstérisme (son pere etait un fameux gangster) et, une fois au pouvoir en 2010, il a ordonné l'utilisation de tireurs d'élite contre les chemises rouges. Ce ne sont pas de vaines menaces.
Suthep promet encore des assassinats et le chaos. Sa proposition meurtrière annonce un âge sombre et une possibilité réelle de guerre civile brutale.

C'est l'homme que la classe moyenne de Bangkok aime.

C'est l'homme que le pouvoir judiciaire protège.

Sources

http://politicalprisonersofthailand.wordpress.com/2014/02/20/sutheps-killing-fields/

http://www.nationmultimedia.com/politics/Suthep-warns-red-shirt-leaders-of-popcorn-vendors-30227329.html

http://www.khaosod.co.th/en/view_newsonline.php?newsid=TVRNNU1qZzVPRFkzTVE9PQ==&sectionid=TURFd01BPT0=

 

Photo ci-dessous: un des vendeurs de pop-corn de Suthep

PopCorn

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 05:45

Un article de Thomas Fuller (New York Times)

Lien de l'article:

http://www.nytimes.com/2014/02/20/world/asia/thailand.html?smid=fb-share&_r=2

BANGKOK - Décrivant le mouvement visant à renverser le gouvernement thaïlandais comme "paisible", un tribunal civil de Bangkok vient de nettement freiner le pouvoir des autorités et leur a interdit de disperser les manifestants, une décision qu'un analyste juridique de premier plan a décrit comme "un pas de plus vers un coup d'Etat judiciaire".
La décision a été prise un jour après que de violents affrontements entre la police et les manifestants aient fait cinq morts, dont un officier de police. Après une série d'affrontements au cours des dernières semaines et la large diffusion de photographies d'hommes lourdement armés parmi les manifestants, le mouvement de protestation ressemble de plus en plus à une insurrection armée contre le gouvernement de la Première ministre Yingluck Shinawatra.
Samdin Lertbutr, un chef de file de la protestation [du PDRC], a même déclaré mercredi à la télévision thaïlandaise que des hommes "très professionnels" avec des armes avaient aidés les manifestants à "obliger la police à se retirer."
Le tribunal a malgré tout estimé que les protestations avaient été menées "pacifiquement, sans armes", et a ordonné que les droits et libertés des manifestants "soient protégés conformément à la Constitution." La décision interdit au gouvernement d'utiliser la force ou des armes pour sévir contre les manifestants.
Mardi dernier, les manifestants ont lancé une grenade sur les policiers, une action que les dirigeants de la protestation avaient d'abord refusé de reconnaitre mais ont finalement admis après que des images de la détonation aient été diffusé sur l'internet.
Les manifestants, qui ont bloqué les élections à Bangkok et au sud de la Thaïlande plus tôt ce mois-ci, sont à la recherche d'une suspension des procédures démocratiques et la création d'un "conseil du peuple" non élu qui remplacerait le Parlement. Ils ne tolèrent pas la domination de Yingluck, dont le mouvement politique a remporté toutes les élections depuis 2001.
Il existe une longue tradition en Thaïlande de renverser les gouvernements élus, souvent par des coups d'Etats sanglants ou par ce qu'on appelle des "coups d'Etat judiciaires" au cours desquels un dirigeant gouvernemental est éliminé par les tribunaux. Un premier ministre élu est tombé en 2008 parce qu'il avait reçu des revenus d'un programme télévisée de cuisine (note de LS: il s'agit de Samak Sundaravej).
Mais la crise politique actuelle est beaucoup plus compliquée que celles des années précédentes et implique une lutte de pouvoir entre deux puissants mouvements politiques. Les manifestants sont soutenus par les élites de Bangkok alors que la puissance du parti au pouvoir vient d'un mouvement politique ancré en milieu rural fondé par le frère de Yingluck, Thaksin Shinawatra, un magnat actuellement en exil volontaire, qui a été évincé par les militaires lors du coup d'Etat de 2006.
Le leader des protestations, Suthep Thaugsuban, qui est accusé d'assassinat pour avoir ordonné des tirs à balles réelles contre des manifestations lorsqu'il était vice-Premier ministre en 2010, décrit cette bataille comme la dernière chance d'éliminer la famille Shinawatra.
Mercredi dernier, le tribunal a permis au gouvernement de maintenir l'état d'urgence que ce dernier avait déclaré il y a un mois, mais a en même temps interdit aux autorités de rechercher ou de démanteler les zones des principales intersections où les manifestants campent à Bangkok. Le tribunal a également déclaré que les manifestants avaient le droit de bloquer les routes. Le gouvernement peut faire appel de la décision, mais n'a pas indiqué s'il le fera ou non.
Sunai Phasuk , un chercheur en Thaïlande avec Human Rights Watch, a écrit sur Twitter que l'état d'urgence avait été "vidé de son sens" par la décision de la cour.
Sawat Charoenpol, un avocat représentant les manifestants, a décrit la décision comme une victoire pour le mouvement de protestation et a déclaré que le gouvernement était dans "l'incapacité de faire quoi que ce soit contre ​​les manifestants."
Verapat Pariyawong, un avocat formé à Harvard et éminent commentateur, a expliqué que la décision de mercredi a permis aux manifestants de se réclamer d'une "pseudo-légitimité pour renverser le gouvernement."
Verapat a déclaré que le tribunal s'était fondé sur une décision antérieure de la Cour constitutionnelle du pays, qui avait jugée que les manifestations étaient pacifiques. Mais il ensuite affirmé qu'il était "juridiquement illogique que le tribunal civil ne prenne pas en compte la situation actuelle," une référence à la violence de ces derniers jours.
Aujourd'hui, l'image que l'on a du gouvernement de Yingluck semble celle d'un lent étranglement de son pouvoir. La commission de lutte contre la corruption du pays a donné la priorité à une affaire contre lui relative à une coûteuse politique de subvention du riz. Des analystes juridiques disent que le cas pourrait finir par l'interdiction de politique  pour Yingluck.
Et la commission électorale du pays a été lente (certains critiques affirme qu'elle a même cherché à faire obstruction) à organiser des plans de vote dans les zones bloquées par les manifestants au cours des élections générales du 2 février. Jusqu'à ce que les élections soient terminées, Yingluck dirige un gouvernement de transition qui est étroitement circonscrit par la loi.
"L'étau se resserre autour de Yingluck et sa situation semble intenable", a déclaré Thitinan Pongsudhirak, directeur de l'Institut de sécurité et d'études internationales à l'Université de Chulalongkorn à Bangkok . "La question qui vient maintenant c'est qu'est ce qui vient après. Si c'est inclusif et agréable pour les principaux protagonistes, la Thaïlande pourrait être en mesure de se débrouiller pour passer à travers. Mais si cela ne l'est pas, le pays se dirigerait alors vers plus de chaos".

 

Photos ci-dessous: des hommes "très professionnels" avec des armes parmi les manifestants du PDRC

Shooting

 

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 14:23

Le riz prend une place centrale dans la bataille politique qui fait des ravages en Thaïlande. A Bangkok, quelques centaines d'agriculteurs (500 selon les estimations) ont assiégés lundi le siège temporaire du gouvernement, exigeant leurs paiements pour les cultures de riz de l'année dernière. Pendant ce temps, dans le Nord-est, les riziculteurs se sont réunis dans la ville de Khon Kaen et ont organisés une contre-manifestation de soutien au gouvernement intérimaire et à sa politique de subvention du riz.
"Nous ne protestons pas parce que nous ne gagnons pas d'argent", a déclaré Charoensab Jampathong , un agriculteur de 65 ans du district de Ban Phai qui a participé à la manifestation pro-gouvernementale de lundi. "Nous sommes venus ici pour soutenir tous les fonctionnaires qui travaillent vraiment dur afin d'obtenir de l'argent pour nous."
On estime que 400 agriculteurs se sont rassemblés devant l'hôtel provincial de Khon Kaen, lundi 17 février et ont défilés devant les branches locales de la Banque de l'agriculture et des coopératives agricoles (Bank for Agriculture and Agricultural Cooperatives BAAC), la Krungthai Bank et la Banque d'épargne du gouvernement (Government Savings Bank GSB) pour exprimer leur soutien au gouvernement et à son régime de subvention du riz.
"Ils sont venus ici pour nous dire merci", a expliqué tout ému le directeur de la succursale de la BAAC pour la province de Khon Kaen, Thanoo Tosajja. "C'est la première fois que cela arrive."
Les dirigeants de la manifestation des agriculteurs pro-gouvernementaux ont également rencontré le gouverneur de la province de Khon Kaen ce lundi.
"Nous avons dit au gouverneur que nous le soutenons en tant que représentant du gouvernement, et nous aimerions qu'il explique au gouvernement que nous aimons le programme de subvention du riz", a déclaré Bhutdhipong Khanhaengpon, un DJ d'une radio locale de Khon Kaen, qui a participé à la manifestation de lundi.
La manifestation de soutien des agriculteurs à Khon Kaen est en contraste frappant avec l'activité des agriculteurs à Bangkok, qui au cours du mois passé ont bloqués les routes principales dans plusieurs régions du pays, ont ensuite déposé une plainte devant le tribunal pour demander une indemnisation du gouvernement pour les paiements retardé du riz, et ont finalement tenté de forcer les barricades du siège temporaire du gouvernement.
La réaction divergente des agriculteurs thaïlandais des régions centrales (principalement de celles qui ont l'habitude de voter pour des parrains politiciens locaux du Parti Démocrate, Sukothai, Phitsanulok et Uthai Thai entre autres), qui protestaient à Bangkok et celle de leurs homologues de l'intérieur du pays est symbolique des clivages politiques plus larges qui divisent le pays. Les paysans du Nord et du Nord-Est sont, pour la plupart, restés fidèles à la Première ministre Yingluck et à ses politiques sociales.
Les deux manifestations d'agriculteurs, celle de Bangkok et celle de Khon Kaen, sont une réponse au retard du gouvernement dans le paiement de 130 milliards de baht à environ un million d'agriculteurs pour les cultures de riz de l'année dernière. Les paiements ont été suspendus en raison des pouvoirs limités du gouvernement intérimaire qui doit faire face à la rébellion armée du PDRC.
Dans le Nord-est de la Thaïlande, les agriculteurs sont reconnaissants vis-à-vis du gouvernement  pour le prix garanti de 15.000 bahts par tonne de riz. Une enquête de l'Université de la Chambre de commerce thaïlandaise montre que les agriculteurs gagnent près de trois fois plus d'argent grâce à la vente du riz depuis la mise en œuvre, par le gouvernement de Yingluck Shinawatra, du régime de subvention du riz.
Selon les données de la BAAC, environ 70 pour cent des agriculteurs de la province de Khon Kaen n'ont pas été payés pour les ventes de riz de l'année dernière. Pourtant, de nombreux agriculteurs de la région applaudissent encore le régime de subvention du riz et les avantages tangibles qu'il a apporté à leur vie.
"Nous n'avons plus à nous soucier des problèmes d'argent", a expliqué Kongsri Matsombat , un riziculteur de 56 ans du village de Nong Bua Kham Mun. "Nous n'avions jamais pensé que la culture du riz pourrait nous rendre heureux comme cela."
"Grace au régime de subvention du riz, j'ai pu construire et réparer ma maison", a témoigné Banjob Chaisaenta, un riziculteur de 46 ans.
L'agricultrice Waraphon Buapin, 39 ans, affirme qu'elle veut que la politique de subvention du riz continue, même si le gouvernement devait baisser son prix d'achat.
"Si 15.000 bahts par tonne est trop pour que le gouvernement puisse gérer le programme, même si le prix devait être un peu plus bas, nous serions encore heureux", a déclaré Waraphon.

Sources:

http://isaanrecord.com/2014/02/18/khon-kaen-farmers-rally-in-support-of-governments-rice-policy/

http://www.bangkokpost.com/breakingnews/395859/convoy-of-farm-trucks-to-join-muang-thong-thani-protest-site

http://englishnews.thaipbs.or.th/farmers-hundreds-farm-trucks-heading-bangkok/

 

Photo ci-dessous: la manifestation des riziculteurs du Nord-est à Khon Kaen

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 08:52

Un reportage d'Andrew Spooner à Bangkok, où le brutal et antidémocratique PDRC conduit le pays au bord de la guerre civile

Lien de l'article:

http://www.leftfootforward.org/2014/02/the-threat-of-violence-is-now-very-real-in-thailand/

 


C'est le jour d'avant l'élection législative et une fusillade fait rage en plein jour, juste au nord du centre-ville de Bangkok.
Là, des hommes masqués, armés de ce que des sources militaires experts ont décrit comme des armes venues de l'armée thaïlandaise, tirent sur des militants locaux chemises rouges pro-démocratie et des électeurs qui tentaient de permettre l'acheminement des bulletins de vote d'un dépôt bloqué par des voyous du mouvement de "protestation", violent et fasciste, du Comité pour la Réforme Démocratique Populaire (PDRC) dirigé par le Parti Démocrate.
Le Parti Démocrate thaïlandais et son aile de la rue, le PDRC, ne recherchent pas vraiment la démocratie.
Après le boycott de cette élection, la deuxième élection législative qu'il a boycotté en huit ans, ce parti politique, dirigé par l'homme de double nationalité britannique et thaïlandaise, instruit à Eton et Oxford, Abhisit Vejjajiva, (le mot thaï "Abhisit" se traduit directement en anglais par "privilège") qui a récemment été mis en examen pour l'assassinat des manifestants pro-démocratie non armés en 2010, a maintenant déplacé sa stratégie vers les tribunaux dans l'espoir que la Cour constitutionnelle et la Commission électorale annuleront les résultats de l'élection générale du 2 février.
Heureusement, jusqu'à présent, la Cour constitutionnelle a refusé la requête du Parti Démocrate, mais, afin d'appuyer ces plaintes le Parti Démocrate a prétendu que l'élection n'était "ni libre ni équitable". Bien sûr, ce que le Parti Démocrate s'abstient de dire, c'est que ce sont ses actions, comme celle de battre et tirer sur les électeurs ordinaires qui ont osé essayer de voter, qui sont la cause que l'élection n'était ni libre ni équitable.
Un résultat net est que le soi-disant "Parti de l'Armée" est maintenant pleinement exposé à l'opprobre de la communauté internationale. Le titre d'un article du magazine Time "Le Parti Démocrate de Thaïlande drôlement mal nommé" démontre le nouveau sentiment envers le Parti "Démocrate" thaïlandais. La honte que les Libéraux-démocrates britanniques ressentent envers le Parti Démocrate thaïlandais, qui est leur allié dans l'Internationale libérale, est telle que leur bureau de presse a publié une déclaration brutale comme quoi les Libéraux-démocrates "n'ont pas et pas l'intention d'avoir de programmes ni d'associations formelles" avec le Parti Démocrate de Thaïlande.
Mais cette incapacité à saisir les simples mécanismes de la démocratie a toujours été le cas avec le Parti Démocrate thaïlandais. Le seul moment où il semble en mesure d'atteindre la puissance n'est pas par la légitimité démocratique ni en produisant une série de politiques permettant d'attirer des voix, mais en bénéficiant d'un mélange de brutalité de rue, d'interventions politisées et du soutien judiciaire et administrative ou encore des coup d'Etat réussis de l'armée thaïlandaise.
Lors de ses presque 70 ans d'histoire, il n'a jamais gagné une victoire électorale pure et simple et, la dernière fois qu'il a été le plus important parti du Parlement thaïlandais, c'était en 1992 après avoir obtenu seulement 20 pour cent des votes. Bien que ce parti soit méprisé par une grande partie de la population thaïlandaise, ses alliés de l'aristocratie thaïlandaise et de l'armée interviennent souvent pour "l'aider" à former un gouvernement.
Malgré les dénégations désespérées et pathétiques d'Abhisit, la direction du PDRC est entièrement composée d'anciens députés et ministres du Parti Démocrate et Abhisit lui-même a régulièrement participé et pris la parole lors des manifestations du PDRC. Il est explicite que le PDRC n'est rien de plus qu'une extension du Parti Démocrate.
Malheureusement, la couverture du PDRC par certains médias internationaux est souvent ridicule (Jonathan Head de la BBC a non seulement posé des questions au nom des membres du Parti Démocrate, il a également tweeté qu'il a "serré dans ses bras" un membre du PDRC). C'est également devenu une routine de décrire cette bande de voyous comme "colorée" et "amicale". La façon dont ils sont aussi décrits, des manifestants "légitimes", avec un statut égal à celui d'un gouvernement démocratiquement élu, va à l’encontre du fait qu'ils ne sont rien de plus que des canailles, avec des rumeurs bien fondées qu'ils sont financés par les familles les plus riches et les plus corrompues de Thaïlande.
Le week-end ou les élections ont eu lieu, j'étais dans le centre de Bangkok et j'ai visité plusieurs bureaux de vote et des sites de manifestations du PDRC/Parti Démocrate. Les sites de rassemblement eux-mêmes occupent plusieurs intersections dans le centre de Bangkok, mais dans tous ceux que j'ai visité il n'y avait pas plus de 1000 personnes.
Les rassemblements eux-mêmes sont étonnamment bien financés avec, par étapes, des concerts de style rock, y compris les installations massives d'éclairage, des écrans géants et des grands systèmes de sonorisation tandis qu'il y avait de la nourriture gratuite et des tentes fournies gratuitement pour les supporters. En outre, le chef du PDRC, Suthep Thuagsuban a récemment été photographié dans sa chambre de luxe à 1000 dollars US par nuit, une suite royale de l'hôtel cinq étoiles Dusit Thani de Bangkok.

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Dans leur limite extérieure, les sites de rassemblement sont bloqués par des sacs de sable de type militaire où des voyous surveillent les alentours et des "gardes", parfois ivre, du PDRC/Parti Démocrate menacent et intimident ceux qui pénètrent dans "leur" zone de contrôle, arrêtant et fouillant au moindre caprice, les gens ordinaires qui passent par là. Il y a eu un certain nombre de rapports d'extorsion d'argent par les gardiens du PDRC et même d'enlèvement et de torture de personnes jugés "menaçantes" pour les rassemblements.
Ces voyous (un ancien ministre du gouvernement thaïlandais m'a dit que le chef du PDRC, Suthep Thuagsuban, a délibérément recruté comme gardiens des criminels de bas niveau parmi les plus vicieux qu'il a pu trouver) patrouillent aussi à l'intérieur des sites de manifestations et à ​​chacune des trois occasions ou j'ai fait une tentative de les photographier ils sont devenus instantanément injurieux et menaçants.
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Alors, où en est maintenant la Thaïlande?
Au cours des 14 et 15 février, il y a eu quelques tentatives de la police pour dégager des rues ce que le magazine Forbes décrit comme étant la propre version de la Thaïlande des Chemises noires de Mussolini, mais avec l'armée thaïlandaise, qui est au-delà de toute forme de contrôle civil et démocratique, offrant sa protection à ces néo-fascistes, il est difficile d'imaginer qu'ils puissent être complètement retirés des rues de Bangkok pour l'instant.
L'élection générale du 2 février est encore inachevée, avec une vingtaine de circonscriptions où le vote reste à finaliser, et avec le gouvernement actuel du Pua Thai fonctionnant à un niveau "intérimaire" une impasse en découle. Ils convient de rappeler aux lecteurs que, malgré le faible taux de participation et toutes les intimidations, la violence et les menaces, faites par le Parti Démocrate, le Parti Pua Thai va certainement dépasser son score de 2011.
Comme les événements du 18 février à Bangkok l'ont révélés, deux policiers et deux manifestants ont été tués, les voyous qui patrouillent dans les rues de Bangkok sont préparés à la violence et ont toujours le soutien financier d'un petit groupe de personnes parmi les plus riches de Thaïlande, ce qui signifie que le seul choix pour le gouvernement intérimaire est d'agir lentement et soigneusement. Les menaces d'une grave escalade de la violence et d'une éventuelle guerre civile sont maintenant très réelles.

Andrew Spooner

 

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 04:02

Selon le site d'information Thai PBS:
"Le conseil d'administration de la Commission Nationale de Lutte contre la Corruption (National Anti Corruption Commission NACC) a décidé de déposer des accusations de corruption contre la Première ministre par intérim Yingluck Shinawatra pour son implication dans le projet controversé de riz subventionné.

La NACC a convoqué la Première ministre par intérim le 27 février prochain afin d'entendre formellement ces accusations pour son implication dans la vente annulée de riz à Chine lors du programme de vente de gouvernement à gouvernement (note de LS: ce programme de vente de gouvernement à gouvernement supprime les intermédiaires qui s'en mettaient plein les poches, c'est une des raisons pour laquelle des grosse entreprises alimentaires comme CP soutiennent le PDRC).
La décision de la NACC signifie que dès qu'elle aura entendue l'accusation formelle, la Première ministre par intérim devra mettre fin à son rôle de Premier ministre intérimaire".
Le piège est en place. Les membres de la NACC, nommés par la junte militaire du général Surayuth en 2007, travaillent main dans la main avec le PDRC bien évidemment. Suthep n'a plus qu'à envoyer ses miliciens attendre Yingluck en face du bâtiment de la NACC le 27 février prochain...

Source:
http://englishnews.thaipbs.or.th/category/breakingnews/

 

Photos ci-dessous: Yingluck Shinawatra

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 03:21

Le gouvernement intérimaire de Yingluck pourrait se déplacer à Chiang Mai s'il constate qu'il est impossible de travailler à Bangkok en raison des manifestations anti-gouvernementales, a déclaré un dirigeant chemise rouge du Nord.
Petchawat Wattanapongsirikul, qui est aussi un conseiller du ministre du Développement social, a expliqué que le mouvement chemise rouge dans la région du Nord avait suivi de près les rassemblements anti-gouvernementaux de Bangkok.
"Si le gouvernement est dans l'impossibilité de travailler à Bangkok, Chiang Mai est prête à servir de nouveau siège pour lui. La ville possède des lieux et du personnel pour prendre soin du gouvernement. Nous pourrions déployer 5.000 à 6.000 gardes pour assurer la sécurité des membres du cabinet," affirme-t-il.
Les manifestants anti-gouvernementaux ont le droit absolu de faire tout ce qui est autorisé dans un système démocratique. Toutefois, les rassemblements causent des problèmes pour le gouvernement et le pays, c'est illégal et considéré comme une tentative de destruction de la démocratie, a-t-il ajouté.
Pendant ce temps, Apichart Insorn, un autre dirigeant chemise rouge dans la capitale du nord, a déclaré que les Chemises rouges à Chiang Mai et Lamphun étaient prêts à soutenir le gouvernement.
S'il y avait des rassemblements antidémocratiques, son groupe interviendrait et les arrêterait, comme ils l'ont fait pour le rassemblement du 16 Janvier.
Apichart rappelle que toutes les activités qui vont à l'encontre du gouvernement de Yingluck ne pourraient pas se produire à Chiang Mai.
Krissanapong Prombuengrum, un chef de file de base du groupe "Rak Chiang Mai 51" a, quant à lui, offert Chiang Mai en tant que capital de remplacement pour le gouvernement de Yingluck si le chaos se produisait à Bangkok.
La province dispose d'un centre de congrès et d'exposition qui pourrait accueillir les réunions gouvernementales.
Les chemises rouges pourraient collaborer avec la police pour assurer la sécurité du premier ministre et du gouvernement, a-t-il ajouté.

Source:

http://www.nationmultimedia.com/politics/Redshirts-offer-Chiang-Mai-as-alternative-capital--30227233.html

 

Photo ci-dessous: Une Chemise rouge à Chiang Mai

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 14:28

La nouvelle rubrique de Libérez Somyot

 

La liberté de la presse est la liberté que les capitalistes ont d’acheter des journaux et des journalistes dans l’intérêt de créer une opinion publique favorable à la bourgeoisie.
Karl Marx
CARRÉMENT! KARL MARX!!!
 
Thailande, pour ne pas mourir idiot!
 
 
LA “PRESSE” FRANÇAISE ET LES ÉVÈNEMENTS TRAGIQUES EN THAILANDE.
 
LIN HUI A FAIT UNE FAUSSE COUCHE!
Lin Hui, le panda géant femelle du zoo de Chiang Mai a subi une interruption involontaire de grossesse, en gros, une fausse couche.
Inséminée artificiellement par la méthode FIST-SOUSOU, Lin Hui n'a pas supporté l'éruption hémorroidienne conséquente. L'équipe de vétérinaires du zoo de Chiang Mai, sous la direction du professeur Issaramen a du se résoudre à faire appel au célèbre zoophile de renommée mondiale, le Maitre Frederik Von Goebbels, instigateur de la psychiatrie animalière, prix Nobel d'enfourage à sec et, sans vaseline.
Après des mois de recherches anales, le légendaire savant s'est retrouvé devant un obstacle infranchissable. Il a reconnu que, Lin Hui, originaire de Chine centrale ne parlait que le sichuanais moldave, un dialecte indigène et qu'il ne maitrisait pas cette langue! Deuxième achoppement et non des moindres : l'apprentissage de la psychiatrie animalière en sichuanaisien n'est enseigné dans aucune université de l'Empire du milieu.
Lin Hui allait-elle rester stérile indéfiniment?
Le dilemme enflammait les cerveaux surchauffés des savants du monde entier lorsque, Pou, la femme de ménage de la section “ursidés” du zoo ce Chiang Mai, lâcha nonchalamment :
-Mettez-lui un string, des jarretelles, un rouge à lèvres criard et laissez la baiser comme elle veut!
Quinze jours plus tard, Lin Hui était pleine.La grossesse se déroulait sans problème et elle donna naissance à un merveilleux petit panda rigolard que l'on appela:
DÉMOCRATIE.
 
Voilà...
Je voulais vous causer de la soi-disante presse française de merde, de désinformation sur la Thailande. Ses blogs et sites pourris, vomitoires mais, j'ai eu alors des envies de dénonciations, de tortures, de meurtres, de génocide...
 
Alors, hein, le panda, lui, il est gentil, ça repose, ça relaxe, c'est bucolique.
Nique...

 

Une caricature de la page facebook "Shucking Korn - The Unauthorized Korn Chatikavanij Page":

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 06:44

Suthep Thaugsuban a annoncé que les manifestants vont traquer la Première ministre Yingluck Shinawatra partout où elle ira.
Les manifestants utiliseront des véhicules et la suivront partout même si elle va à Chiangmai, a ajouté Suthep.

Source:
http://www.nationmultimedia.com/breakingnews/Suthep-vows-to-have-protesters-hound-Yingluck-ever-30227209.html

Photo ci-dessous: Suhep Thaugsuban

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 20:37

Lors de notre dernier post, à Libérez Somyot, nous avions fait état d'un policier thaïlandais qui aurait donné un coup de pied à une bombe "ping pong" (bombes artisanales nommées ainsi parce qu'elles rebondissent comme une balle de ping pong) hier. En fait, selon Klaus Berthelsen, un ancien militaire allemand lecteur de Libérez Somyot, il s'agirait d'une grenade à main de l'armée. Ce qui semblerait suggérer que des militaires font partie des miliciens du PDRC.

Cela n'enlève rien à l'héroïsme de Tiradet Lekpoo (le policier blessé) au contraire.

Photo ci-dessous: Tiradet Lekpoo, le policier héros, donnant un coup de pied à la grenade

PoliceJambe

Aujourd'hui, Tiradet Lekpoo récupère à l'hôpital. Il ne pourra sans doute pas reprendre son métier de policier mais sera toujours vénéré par ses collègues. 

Photo ci-dessous: Tiradet Lekpoo à l'hôpital

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 17:29

Une bombe "ping pong" a été lancée sur les policiers par les miliciens du Comité pour la Réforme Démocratique Populaire (PDRC). Un policier a donné un coup de pied à la bombe qui a malheureusement explosé trop tôt.

L'homme a perdu une jambe mais a sauvé la vie de ses collègues.

PoliceJambe.jpg

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