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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 03:38

Le chef de l'opposition d'extrême-droite cambodgienne, Sam Rainsy, a envoyé une lettre de félicitations à Abhisit Vejjajiva apres que celui-ci ait réussi à devenir premier ministre en Thaïlande sans avoir été élu.

Lien de la lettre de Sam Rainsy à Abhisit Vejjajiva (en anglais):

http://ki-media.blogspot.com/2008/12/sam-rainsys-congratulation-letter-to.html

En décembre 2008, le chef de l'opposition de l'extrême-droite cambodgienne, Sam Rainsy, a envoyé une lettre de félicitations à Abhisit Vejjajiva après que le chef du Parti Démocrate ait réussit à devenir premier ministre en Thaïlande sans avoir été élu démocratiquement
La lettre de félicitation de Sam Rainsy à Abhisit Vejjajiva, le 27eme premier ministre de Thaïlande:
“Phnom Penh, le 16 décembre 2008
Monsieur le Premier ministre Abhisit Vejjajiva ,
Je tiens à me joindre à tous les membres démocrates et libéraux du Conseil de l'Asie pour exprimer mes plus sincères félicitations à tous les membres du Parlement thaïlandais qui vous ont choisit comme Premier ministre, le 27eme premier ministre de Thaïlande. J'ai pleine confiance en vous pour assurer la concorde nationale et pour trouver les bonnes solutions pour votre peuple à une époque où l'économie de la Thaïlande connaît un climat d'incertitude.
Il y a de nombreux obstacles qui nous attendent, mais avec votre engagement à lutter contre la corruption et à respecter les principes démocratiques, ces obstacles seront surmontés. Votre position ferme pour un gouvernement propre et pour le respect des libertés, mènera à des actions qui profiteront à tous les Thaïlandais. C’est également ma conviction et j’espère que votre vision de l'harmonie régionale verra des solutions pacifiques prendre place ainsi que le renforcement des liens économiques et culturels qui permettent d'avancer dans la prospérité mutuelle de nos peuples .
Cordialement,
Sam Rainsy, député”

Etant donné qu’Abhisit Vejjajiva avait utilisé, entre autres, le prétexte du Preah Vihear, qui, selon lui, aurait dû revenir à la Thaïlande, pour se saisir du pouvoir sans avoir été élu, cette lettre du député de l’opposition cambodgienne s’apparente à une trahison du peuple khmer.

De plus, il est à noter que Sam Rainsy n'a envoyé aucune lettre de félicitation à Yingluck Shinawatra lorsqu'elle a été élue démocratiquement en juillet 2011... Il a même osé faire un commentaire sexiste en suggérant qu'Hun Sen était "plus faible qu'une femme" faisant allusion à la dissolution du parlement thaïlandais par Yingluck Shinawatra en décembre dernier (lien: http://www.cambodiadaily.com/archives/rainsy-cnrp-women-defend-weaker-than-a-woman-comment-49142/). Il ne cesse de se plaindre comme quoi Hun Sen serait un dictateur… mais connaissez-vous un dictateur dans le monde qui accepterait de telles insultes de la part d’un opposant sans réagir? 

Mais ne nous étonnons pas car auparavant Sam Rainsy, un homme sans scrupules, avait fait l’éloge de Khieu Samphan et des Khmers Rouges. A Liberez Somyot, nous avions autrefois dénoncé cet imposteur (lien: http://liberez-somyot.over-blog.com/article-elections-cambodgiennes-pourquoi-c-est-mieux-qu-hun-sen-ait-gagne-119314914.html).

Des Cambodgiens exilés en France ont surnommé Sam Rainsy le "Le Pen" cambodgien. En fait, le violent et implacable racisme antivietnamien de Sam Rainsy ferait presque passer Le Pen pour un homme de gauche...

Photo ci-dessous: Sam Rainsy 

Sam-Rainsy.jpg 

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 17:45

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Lien de l'article:

http://redthaisocialist.com/francais/537-sans-justice-pas-de-paix.html


L'organisation de la jeunesse musulmane malaise ou "PerMAS" à Patani a organisé une conférence très suivie intitulé "Guerre et Paix. Comment les gens de Patani peuvent déterminer leur propre avenir?"
La conférence a eu lieu sur le campus de l'Université de Pattani. Cela suit la mort de 16 combattants de la libération, le 13 février de l'année dernière et les meurtres épouvantables de 3 enfants, le 3 février 2014. La maison des enfants a été ratissée par des tirs automatiques aveugles d'armes à feu. Les habitants du pays pensent que c'est le travail de l'armée.
Les forces de sécurité du gouvernement thaïlandais ont une longue histoire déshonorante d'assassinats de sang-froid de civils qui sont soupçonnés d'être actif politiquement dans le mouvement de "Patani". "Patani" est le nom donné par les habitants de toute la région aux trois provinces les plus méridionales.
Les orateurs ont expliqué l'importance de la paix, de la sécurité et de la justice pour la population locale. Beaucoup ont souligné la nécessité pour les habitants de réaffirmer la "propriété" de Patani. L'Etat thaïlandais veut les forcer à être "des musulmans thaïlandais" mais ce n'est pas ce que la population désire. Certains ont suggéré que la lutte armée ne suffirait pas à gagner le droit à l’autodétermination. Il faudrait une lutte politique avec une participation de masse. Souvent ces voix, qui lancent des appels pour la "paix", ne reflètent pas les vues de la population locale et, pour l'instant, l'état thaïlandais est resté sourd aux demandes des gens lors des négociations de paix officielles.
Seulement, le 13 février dernier, un moine bouddhiste et 3 autres personnes ont été abattus par des tueurs inconnus tandis que le moine collectait de la nourriture pour des villageois bouddhistes. Il est probable qu'il s'agissait d'une vengeance en réponse à l'assassinat des 3 enfants. Toutefois, il s'agit d'une tactique criminelle inacceptable parce qu'elle contribue à attiser les tensions communautaires. La guerre de Patani n'est pas une guerre des musulmans contre les bouddhistes. Il s'agit d'une lutte des musulmans malais contre l'Etat thaïlandais.
Lorsque l'on considère l'assassinat inacceptable du moine bouddhiste nous devons réaliser que l'état thaïlandais a militarisé les temples bouddhistes dans la région. Les moines ont des escortes armées de forces spéciales de police et l'armée a auparavant encouragé les soldats à devenir moines dans la région. Dans le passé, les enfants musulmans ont également été forcés de prendre part à des cérémonies bouddhistes à l'école dans le cadre du programme de l'assimilation forcée de l'Etat.
Le violent conflit de Patani a pour origine le processus de construction de la nation thaïlandaise et la colonisation subséquente de diverses communautés ethniques dans un Etat centralisé, gouverné directement à partir de Bangkok, à la fin du 19ème siècle. La répression violente du peuple de Patani a été une méthode constante de l'État Thaïlandais jusqu'à présent.
Le 25 octobre 2004, les forces de sécurité du gouvernement thaïlandais ont dispersées une manifestation pacifique à Takbai, dans la province méridionale de Naratiwat. Il y avait des villageois de tous les âges et des deux sexes dans la foule. Après cela, les troupes ont capturé les jeunes hommes musulmans malais. Alors que les femmes et les enfants se sont blottis dans un coin, les hommes ont été mis torse nu et on leur a lié les mains dans le dos. Les prisonniers devaient ramper sur le sol tandis que les soldats leurs donnaient des coups de pied sur la tête et le corps et les battaient avec des bâtons. Beaucoup de ces prisonniers ont été encordés ensemble dans une longue lignée et obligés de se coucher face contre terre. Ensuite, les prisonniers liés ont été jetés dans les bennes des camions de l'armée et contraints de s'allonger, couche sur couche, les uns au dessus des autres. Les troupes se tenaient au-dessus de leur cargaison humaine et écrasaient par moment ceux qui suppliaient qu'on leur donne de l'eau ou de l'air et leur répétaient que bientôt ils sauraient "comment était le véritable enfer". Plusieurs heures plus tard, quand le dernier camion est arrivé au camp militaire d'Inkayut, près de 80 prisonniers avaient trouvé la mort. Apres l'incident, la première déclaration du Premier ministre Taksin a été de faire l'éloge des forces de sécurité pour leur "bon travail" (Note de LS: Taksin s'est ensuite rétracté).
À court terme, nous devons exiger le retrait des troupes thaïlandaises de Patani et une démilitarisation générale de la zone. Les lois sur la sécurité en cas d'urgence devraient également être abrogées. Les normes de droits de l'homme devraient être établies à Patani et dans toutes les régions de Thaïlande. Il faut punir les crimes de l'État, réduire la puissance de l'armée et libérer tous les prisonniers politiques. Si les émeutiers antidémocratiques à Bangkok et leurs alliés de l'élite réussissent à détruire la démocratie, cela ne fera que retarder davantage un règlement pacifique de la guerre à Patani .
Pour un compte rendu plus détaillé de la guerre à Patani, voir le lien suivant (en anglais):

http://www.scribd.com/doc/207169526/The-Bloody-Civil-War-in-Patani

 

 Photo ci-dessous: Takbai 2004 

takbai

 

Carte du Sud de la Thaïlande:

Souththailandmap

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 12:22

Des retraits inhabituels de trésorerie de la Banque d'épargne du gouvernement (Government Savings Bank GSB) à Bangkok et dans certaines provinces du sud, ont été signalés après que le président de la banque ait déclaré qu'elle avait accordé des prêts interbancaires aux coopératives agricoles pour renforcer leurs liquidités.
Dans la province de Trang, les clients de la Banque d'épargne du gouvernement se sont précipités à la succursale de la banque afin de retirer leur argent de la banque après avoir appris que la banque avait accordé des prêts à la Banque de l'agriculture et aux coopératives agricoles pour soutenir le projet de riz subventionné du gouvernement.
La Thai News Agency de Trang a indiqué que moins d'une heure après l'ouverture de la banque, plus de 10 millions de baht en espèces avaient été retirés par des clients.
Ailleurs, à Bangkok, il y a aussi eu des retraits inhabituels de la part de clients de la banque. Un total de 58 millions de baht en espèces a été retiré exceptionnellement à partir de 80 comptes .
Le personnel de la Banque a déclaré que les clients avaient cité deux raisons pour leurs retraits. La première est l'octroi de prêts pour soutenir le riz subventionné du gouvernement, et le second est que les taux d'intérêts seraient plus faible que ceux des autres banques commerciales.
Il y a eu au total 279 retraits, mais 80 ont été décrits comme des retraits inhabituels par le personnel de la banque.
Mais le même jour, il y a eu 171 dépôts pour un montant total de 51,6 millions de bahts.
Il semblerait que les partisans du Comité pour la Réforme Démocratique Populaire (PDRC), dirigé par Suthep Thaugsuban, chercheraient à empêcher que les riziculteurs ne soient payés, bien qu'ils prétendent les soutenir.

http://englishnews.thaipbs.or.th/unusual-money-withdrawal-cash-gsb/

et

https://www.facebook.com/UDDInternationalNews/posts/746740408669522

 

GSB.jpg 

 

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 06:13

Pascal Engelmajer s'insurge contre les mensonges grossiers de Tony Cartalucci publiés par le site Alterinfo et souhaite répondre.

Le lien de l'article mensonger de Tony Cartalucci

http://www.alterinfo.net/Thailande-Le-peuple-a-parle-aucune-confiance-dans-le-regime-ou-le-systeme_a99555.html

La réponse de Pascal Engelmajer

Dans un article d’une attristante nullité Tony Cartalucci se livre à une débauche de haine contre Thaksin, les Chemises rouges, et au final de tous ceux qui des plus modestes soutiennent peu ou prou un gouvernement élu.
Comme à son habitude le chercheur, prétendument immergé dans la société bangkokaise, très certaine plus du côté de Khao San Road que des quartiers populaires peuplés de migrants de l’intérieur à qui le gouvernement de Thaksin a apporté une indiscutable mieux-être.
Que Tony Cartalucci se gorge d’expressions gauchistes et se lance dans une diatribe délirante ne masque pas le côté à la fois dérisoire et pathétique de son discours.
“Avec un régime et un système rendus illégitimes par un boycott largement suivi d’élections bidons, la Thaïlande doit trouver des alternatives pour se retrouver au-delà des urnes brisées”, Le chapeau de l’article est déjà criant de la prétention de l’auteur. En fait, Les élections n’ont été que partiellement, très partiellement boycottées. Dans la majorité des cas l’accès aux urnes a été empêché par des voyous armés au service de la pire réaction thaïlandaise.
Je vis dans un petit village ou les deux tiers des électeurs sont favorables au gouvernement actuel. Ma famille thaïlandaise avait peur des bandits jaunes et les voisins se sont regroupés pour aller voter en sécurité.
Ce qui montre la mauvaise fois de Cartalucci c’est qu’il trouve une quelconque légitimité aux élections? Pour avoir un argument dans son article?

Au delà de la qualité exécrable de la traduction voyons quelques assertions autant définitives d'ineptes.
Cartalucci développe une étrange analyse qui attribue une conscience politique très élevée aux électeurs. Les Thaïlandais seraient devenus des citoyens politisés au plus haut niveau du jour au lendemain. Ils seraient capables de penser avec la même dialectique que Cartalucci.
Le mouvement anti-Thaksin a orchestré un sabotage en règle du vote dans la capitale et son bastion du sud du pays avec la complicité active de l’armée, des institutions et de l’élite financière du pays. Dans ses condition et alors qu’il n’y avait pas de liste d’opposition on peu considérer que 46 pour cent de participation est un bon score.
“Les élections étaient très controversives (je ne connais personnellement pas ce terme dans la langue française; NDLA) dans la mesure où tous les partis politiques d’opposition les avaient boycotté et que le seul parti politique d’importance au scrutin était ouvertement piloté par un criminel condamné et en fuite, Thaksin Shinawatra, actuellement planqué à l’étranger afin d’éviter une condamnation à deux ans de prison, de multiples mandats d’arrêt et une longue liste de casseroles judiciaires à ses basques,” poursuit Cartalucci, qui n’en est pas à une contre-vérité près. En effet seul le Parti Démocrate et quelques formations satellites ont refusé de présenter des candidats et de se confronter à la démocratie. Il y avait même un parti d’opposition à la gauche du Pheua Thai créé par des Chemises rouges progressistes. Un que Cartalucci se garde bien d’évoquer, alors que ce fait va dans le sens de son discours.

Comment peut-on concilier l’idée qu’il développe d’une “opposition qui clairement commanda la majorité de l’opinion thaïlandaise en ce 2 février” . Avec le refus du Parti Démocrate de présenter des candidats et la majorité des analystes politiques qui pensent que la majorité est précisément du côté des Rouges ?


Cartalucci n’innove pas lorsqu’il prétend que Thaksin est un criminel condamné. Que ce fouille-merde ne fasse pas la différence entre crime et délit financier ne m’étonne pas, mais qu’il puise ses informations directement dans les poubelles de propagande de Suthep sans la moindre objectivité est sans équivoque sur ses motivations. Si Thaksin a bien été poursuivi et menacé de peine de mort pour incitation à la rébellion en 2009, c’est précisément par les auteurs du coup d'état qui l’avait déposé en 2006. L’observateur objectif sait que de toutes les mises en accusation portée à son encontre par une justice au service de ses ennemis, une seule a donné suite à une inculpation pour prise d'intérêt illicite et a permis de le condamner à deux ans de prison. Une affaire qui fait rire tout le monde dans un pays ou les riches ont tous les droits et ne sont jamais condamnés comme c’est le cas de bon nombre des leaders des Chemises jaunes.

Il s’en suit une kyrielle d’affirmations conspirationistes, Yingluk et Thaksin sont pilotés par l’Occident et devient dans sa bouche “le dictateur Shinawatra [lié aux] intérêts corporatistes financiers de Wall Street et de la City de Londres “. et Thaksin prend ses ordre du think-thank américain. Oublié le rejet par Thaksin du plan imposé à la Thaïlande par le FMI, et le soutien octroyé aux massacreurs de mai 2010 par les ONG de la mouvance CIA comme Amnesty International. Oublié l’interdiction de s’exprimer qui lui a été faite en France par un gouvernement au service depuis longtemps de l’oncle Sam.
Je ne m’étendrais pas sur le discours fumeux qui suit et qui explique comment les Thaïlandais doivent agir pour défendre les mythes développés par Cartalucci. Mythes de ceux qui servent en fait, objectivement, la réaction et la classe dominante et, par leurs discours tentent de démotiver les vrais progressistes.
En conclusion je dirai que Alterinfo fait, une fois de plus, la preuve du caractère anti-démocratique de ses publication et ouvre se colonnes à ce qu’il y a de pire dans les pseudo-révolutionnaires.

Pascal Engelmajer

 

 

tony cartalucci

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 06:05

Bangkok : répit pour le pouvoir

Un article de Lina Sankari (L'humanité)

La Cour constitutionnelle rejette la demande d’invalidation des élections.

Un renversement du rapport de forces est-il en cours dans la crise politique qui secoue la Thaïlande depuis trois mois ? Rien n’est moins sûr. Mercredi, la Cour constitutionnelle a débouté la requête de l’opposition visant à faire invalider les législatives anticipées du 2 février. Les "chemises jaunes", qui ont perturbé le scrutin et empêché 10 % des bureaux de vote de fonctionner, comptaient sur une invalidation et sur l’interdiction du parti Puea Thai, au pouvoir, afin de rejouer le "coup d’État judiciaire" de 2008. En vain. Les juges ont estimé que ce recours en justice ne disposait "pas de bases suffisantes". "Je respecte la décision de la Cour (…) Mais si le gouvernement fait une autre erreur, nous soumettrons une nouvelle demande", a expliqué l’avocat du Parti Démocrate. Cette décision des juges, considérés comme acquis à l’opposition, laisse la crise sans issue. Et plus de 350 parlementaires de la majorité restent visés par une enquête de la commission anticorruption.

Lien de l'article:

http://new.humanite.fr/monde/bangkok-repit-pour-le-pouvoir-559131

 

court3.jpg

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 18:26

Un article de Jean Bertolino (La Voix des Allobroges)

Lien de l'article:

http://lavoixdesallobroges.org/chronique/684-la-version-mediatique-francaise-de-la-crise-thailandaise-par-jean-bertolino

Il y a vraiment de quoi s'insurger devant les comptes-rendus de presse sur la crise en Thaïlande. Imaginez un instant que l’UMP, actuellement dans l’opposition, décide de faire tomber le gouvernement social-démocrate de Hollande et que pour ce faire, ses militants se mettent à dresser des barricades, à tirer à balles réelles sur les sympathisants du gouvernement, voire sur les policiers chargés du maintien de l’ordre, à pousser les institutions du royaume - tel le conseil d’État en France - qui leur sont favorables à reporter les élections dont ils redoutent les résultats et, quand elles ont quand même lieu, à empêcher par la menace et les coups les citoyens d’aller accomplir leur devoir, que diriez vous ? Vous diriez, ça y est : l’UMP est devenu un parti fasciste. Et vous auriez raison ! Eh bien, c’est ce qui se passe en Thaïlande aujourd’hui.

Shinawatra de frère en sœur

Là-bas, l’une des droites les plus réactionnaires au monde, se reconnaissant à ses chemises jaunes - c’étaient des noires en Italie au temps de Mussolini - cherche par tous les moyens à faire tomber la première ministre Yingluk Shinawatra, pourtant démocratiquement élue. Elle est la sœur de l’ancien Premier ministre, Thaksin Shinawatra, déjà renversé par un coup d’Etat en 2006 et banni du royaume. L’homme, un affairiste sans aucun doute, était cependant vénéré par la paysannerie et le petit peuple des villes auxquels il avait accordé ce qu’aucun chef de gouvernement avant lui n’avait fait : des retraites, des aides médicales et des prêts d’Etat à faible taux d’intérêt pour combattre les usuriers qui les saignaient à blanc. C’est parce qu’ils lui en seront éternellement reconnaissants qu’ils ont voté pour sa sœur aux dernières élections. Cette sœur, qui, elle, n’est pas affairiste mais progressiste, s’efforce de poursuivre dans la stricte légalité, cette œuvre de soutien aux classes les plus défavorisées.

Une révolution sanglante qui frémit

Voici la vérité et pour s’opposer aux chemises jaunes, le jaune étant aussi la couleur de la monarchie, les sympathisants de Yingluk portent des chemises rouges.

Pour lire la suite de l'article, cliquez sur le lien suivant:

http://lavoixdesallobroges.org/chronique/684-la-version-mediatique-francaise-de-la-crise-thailandaise-par-jean-bertolino

Photo ci-dessous: Yingluck Shinawatra et son fils

YLfils

 

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 15:16

La majorité des Chemises rouges n'en font pas mystère. Tous les étrangers qui ont ouvertement soutenus les jaunes seront expulsés et n'auront plus jamais le droit de revenir en Thaïlande. Les étrangers neutres pourront rester et ceux qui ont soutenus les Chemises rouges bénéficieront d'un visa à vie.

Cependant, certains Chemises rouges ne sont pas d'accord avec cela car ils soutiennent que tout le monde en Thaïlande, y compris les étrangers expatriés, devrait bénéficier du droit d'exprimer ses idées et que les étrangers qui soutiennent les Chemises jaunes ne devraient pas être expulsé pour ça.

Les Chemises jaunes sont plus divisés.

Une minorité active, dirigée par le dirigeant du PAD Pipop Thongchai, souhaiterait que la Thaïlande se referme complètement et expulse tous les étrangers, y compris ceux qui ont soutenus les jaunes. Le modèle de Pipop Thongchai est la Corée du Nord dont il vante les mérites d'autosuffisance économique.

Une autre minorité souhaiterait que tous les étrangers soient expulsés exception faite de ceux qui ont soutenus les Chemises jaunes comme Michael Yon et Tony Cartalucci.

Cependant, la majorité, qui suit la ligne de Suthep Thaugsuban, ne souhaiterait expulser que les étrangers ayant soutenu les Chemises rouges.

ImmigrationSortie

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 07:25

Un article de Pravit Rojanaphruk (The Nation)

Lien:

http://www.nationmultimedia.com/politics/Red-leader-spearheads-rice-purchase-plan-30226549.html
Le dirigeant du groupe chemise rouge Red Sunday, Sombat Boonngam-anong, va recueillir des fonds pour aider à acheter le riz des stocks gouvernementaux de soutien aux agriculteurs. Le 10 février dernier, Sombat a déclaré que deux comptes bancaires seraient créés, l'un par la Fondation Mirror et l'autre par la Fondation Duang Prateep, afin d'aider à acheter le riz invendu.
Le compte Duang Prateep sera utilisé afin d'acheter du riz pour les enfants nécessiteux pris en charge par la fondation.
Le riz acheté par la Fondation Mirror servira à la consommation personnelle des acheteurs. Sombat a expliqué que les gens seraient en mesure de stocker de nombreux sacs de riz qui allait durer un an et demi ou deux.
Il a dit qu'il allait discuter avec le gouvernement sur les détails des achats et faire une autre annonce dans les prochains jours.
Sombat a qualifié la décision de l'antigouvernemental Comité pour la Réforme Démocratique Populaire (PDRC) de lever des fonds pour aider les riziculteurs comme une tentative cynique de les manipuler afin qu'ils participent aux efforts de ce dernier pour renverser l'administration intérimaire de Yingluck Shinawatra et mettre en place un "Conseil populaire" non élu.
Beaucoup de producteurs de riz du programme de mise en gage ont été impayés depuis des mois, et des protestations ont éclaté indépendamment de la campagne du PDRC.
"Ils exploitent le sentiment des agriculteurs", a-t-il expliqué, se référant au PDRC. Il avait aussi un message pour les riziculteurs: "Ne vous lassez pas manipuler par le PDRC. Ils ne sont pas sincères quand ils parlent de vous aider."

Sombat a reconnu que le régime du riz subventionné rencontrait des problèmes, mais s'est refusé d'appeler cela un échec, car l'intention était bonne.

Photo ci-dessous: Sombat Boonngam-anong

Sombat

 

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 18:55

Les questions essentielles à l'écart du débat sur la "réforme", selon une militante

Un article de Pravit Rojanaphruk (The Nation)

Lien:

http://www.nationmultimedia.com/politics/Vital-issues-left-out-of-reform-debate-activist-sa-30226713.html


Aucune réelle réforme nationale ne peut avoir lieu sans l'introduction d'un système d'impôt progressif, la modification de la loi de lèse-majesté et l'introduction d'un filet social, explique Patchanee Kamnak, un membre clé du groupe de gauche Turn Left (marxiste de tendance trotskyste).
Cependant, toute proposition de réforme ne peut être légitime que si elle est approuvée par un référendum national, continue-t-elle.
Des impôts progressifs sur le revenu, sur la terre et sur l'héritage sont essentiels pour reformer la Thaïlande.
Sur la liberté d'expression, une modification si ce n'est pas l'abolition pure et simple de la loi de lèse-majesté draconienne est impérative, affirme-t-elle.
Il est choquant qu'aucun des grands groupes qui parlent de réforme nationale aujourd'hui, ne mentionnent même pas ces questions, dit-elle.
"Ces deux questions sont un indicateur pour savoir si le discours sur la réforme est authentique ou pas."
Les impôts progressifs serviront à s'attaquer aux disparités sociales et économiques et peuvent aider à trouver des fonds pour les programmes de protection sociale.
"Comment pouvons-nous parler de la répartition des revenus, si nous ne parlons pas de taxes?" a-t-elle demandé.
Elle est également consterné de voir que les mêmes visages de membres âgés des ONG, qui ont soutenu le coup d'Etat du 19 Septembre 2006, dominent encore aujourd'hui le débat sur la réforme aux côtés du Comité pour la Réforme Démocratique Populaire (PDRC).
Ces gens ont causés beaucoup de problèmes quand ils ont soutenu le coup d'Etat de 2006 et n'ont jamais exprimé le moindre sentiment de remords [...]
Patchanee dit la réforme judiciaire est également une question clé, mais personne ne semble avoir l'audace de toucher aux tribunaux, qui sont vus par son groupe et d'autres critiques comme très politisée et partisans.
Ces questions doivent être combattues dans un débat public et par un plébiscite.
"Je ne pense pas que les conservateurs pourront facilement céder sur ces questions", a-t-elle conclue.

Photo ci-dessous: Patchanee Kamnak (01/05/2013)

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 12:40

Ukrit Mongkolnavin: "Ils auront du mal à rester en Thaïlande"

Un article de Thai Intelligent News

Lien de l'article:

http://thaishortnews.wordpress.com/2014/02/13/ukrit-mongkolnavin-they-will-find-it-difficult-to-remain-in-thailand/

Ukrit Mongkolnavin, président de l'indépendante Commission Nationale de la Règle du Droit de Thaïlande (National Rule of Law Commission, NRLC) ainsi qu'ancien président du Sénat et du Parlement a déclaré sur une chaîne de télévision locale; "Ils auront du mal à rester en Thaïlande."

Lors d'une interview pour une chaine de télévision pro-chemises rouges le 12 février dernier, Ukrit a discuté de la possibilité d'un coup d'Etat judiciaire en Thaïlande. Ukrit a expliqué que les juges avaient perdu le respect de la population thaïlandaise, avec leurs décisions et jugements qui, comme la plupart des Thaïlandais le savent, sont politiquement motivés et ne reposent pas sur la primauté du droit. Interrogé sur ce qui se passera quand les Thaïlandais en viendront au point où ils ne pourront plus accepter ces arrêts et jugements, et commenceront à se révolter contre ces unités et institutions, Urkit a répondu: "Ils auront du mal à rester en Thaïlande".

Photo ci-dessous: Ukrit Mongkolnavin

ukrit.jpg

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