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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 09:54

Le professeur historien de l'Université Thammasat, Somsak Jeamteerasakul, a fait face à plusieurs menaces de procès pour lèse-majesté dans le passé.

Khaosod rapporte que l'armée thaïlandaise envisage de nouveau
une action en justice contre lui pour ses propos sur la monarchie. Selon un porte-parole de l'armée, Somsak aurait "gravement insulté la famille royale sur Facebook." Somsak semble penser que l'armée n'aurait tout simplement pas compris ses commentaires où il parodiait et critiquait tout simplement certains royalistes. "Et Dieu sait qu'ils méritent d'être parodiés" a affirmé Somsak.
L'armée a prévenue que toute nouvelle action qui insulterait la famille royale se heurterait à une action en justice des militaires. Et comme d'habitude quand les tensions politiques sont élevées, l'armée se lance dans une chasse aux sorcières, exigeant que "tous les secteurs soient attentif, afin d’empêcher quiconque de diffamer ou d'insulter la monarchie"

Sources:

http://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2014/02/06/somsak-faces-another-lese-majeste-threat/

et

http://www.khaosod.co.th/en/view_newsonline.php?newsid=TVRNNU1UWTNNamsxT1E9PQ==&sectionid=TURFd01BPT0=

Photo ci-dessous: le professeur Somsak Jeamteerasakul

somsak.jpg

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 03:44

Un article du Journal du Cambodge

Lien de l'article:

http://lejournalducambodge.blogspot.com/2014/02/au-moins-30-cambodgiens-tues-par-des.html

 

Selon Le Cambodge Herald , l' Association cambodgienne des droits de l'homme et du développement (ADHOC) a déclaré qu'au moins 30 personnes cambodgiens ont été tués par des soldats thaïlandais l'an dernier.
Chuon Chamrong, responsable des femmes et des enfants de ADHOC a indiqué que ces personnes ont été abattues alors qu'elles traversaient illégalement la frontière pour trouver du travail ou abattre des arbres en Thaïlande.
L' ADHOC a reçu 200 plaintes concernant des cas de violations des droits de l'homme, de trafic et d'abus de travailleurs migrants en 2013. Parmi 560 victimes, 200 travailleurs migrants cambodgiens ont été maltraités en Thaïlande.
ADHOC a coopéré avec le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et ministre de l'Intérieur pour sauver et rapatrié 164 victimes.
L'association a exhorté le gouvernement cambodgien et les responsables des ambassades du Cambodge dans les pays étrangers d'être plus conscients et plus attentifs aux Cambodgiens qui travaillent en Thaïlande.

Photo ci-dessous: un soldat thaïlandais

Thai_coup_soldier.jpg

 

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 04:54

Un article de Thai Intelligent News

Lien:

http://thaishortnews.wordpress.com/2014/02/02/massive-no-vote-in-todays-general-election-signal-thais-rejection-of-fascist-suthep/

L'unité de contrôle des élections par l'élite, la Commission électorale, n'annoncera pas les résultats de l'élection législative, citant les autres élections pour compenser la réussite du blocage d'environ 10% des votes par le fasciste Suthep. Cependant, lors du comptage dans les bureaux de vote, la presse thaïlandaise rapporte l'importance du nombre de bulletins nuls lors du dépouillement des votes. Le fasciste Suthep, a appelé ceux qui s'opposent aux soi-disant "régime" Thaksin, à boycotter cette élection législative et à se joindre à son appel pour réformer la Thaïlande d'abord en mettant en place un conseil de personnes non élues au pouvoir afin de suspendre la démocratie pendant quelques années. Le vote nul ou "Vote No" comme disent les Thaïlandais, démontre clairement  que ceux qui ne soutiennent pas Thaksin ou Yingluck, ont rejeté les appels à l'abstention du fasciste Suthep. Si les rapports de presse à propos du "Vote No" sont correct, cela signifie que le fasciste Suthep aurait subi une défaite massive et que de nombreux Thaïlandais, qui ne soutiennent ni Thaksin ni Yingluck, appuient cependant la démocratie.

 

Photo ci-dessous: des Thaïlandais faisant la queue pour voter

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 04:42

La Thaïlande, autrefois connue comme le pays du sourire, a remplacé maintenant ce dernier par une grimace permanente.

Un article de Peter Hartcher

Lien de l'article:

http://www.smh.com.au/comment/thailand-elections-opposition-are-democrats-in-name-only-20140204-31z12.html#ixzz2sP0T8XtY


La Thaïlande a passé près de quatre décennies à essayer d'établir une démocratie fonctionnelle.

Mais l'élection de dimanche n'a pas poussée le pays plus près de cet objectif.
La Première ministre de Thaïlande, Yingluck Shinawatra, 46 ans, première femme chef d'Etat de ce pays, a accepté d'organiser une élection anticipée afin de répondre à l'accusation [du Parti Démocrate] comme quoi son gouvernement était illégitime.
Le Parti Démocrate de l'opposition avait réclamé cela et avait bloqué les intersections de Bangkok pendant des mois pour montrer sa colère mais, a bizarrement refusé de participer à l'élection organisée afin de régler la question.
L'image la plus révélatrice de l'élection a été la vue de militants de l'opposition cadenassant les portes des bureaux de vote afin de les fermer pour empêcher les citoyens de voter.

Selon la Commission électorale de Thaïlande, environ un bureau de vote sur 10 a été bloqué par l'opposition.
Le Parti Démocrate a refusé de participer à l'élection parce qu'il prétendait qu'elle était illégitime, et affirmait qu'elle était illégitime parce qu'il n'y participait pas. "C'est un argument circulaire,'' explique un expert de la politique thaïlandaise, le professeur Andrew Walker de l'ANU.
Alors pourquoi le Parti Démocrate refuse-t-il de participer à l'élection?
Tout simplement parce qu'il ne peut pas gagner. Il n'a pas gagné une élection depuis deux décennies.

Ce parti de l'élite des villes, soutenu par la hiérarchie militaire, n'a aucune idée de la façon de rivaliser avec le Parti Pua Thai de Yingluck, le parti des agriculteurs et les masses rurales dans un pays où 40 pour cent de la population active travaille la terre.
"Le Parti Démocrate a été incapable de répondre aux changements fondamentaux qui sont intervenus dans cette Thaïlande rurale qui souhaite une hausse de ses revenus", explique Walker. "Il utilise donc toutes les autres tactiques possible afin d'obtenir le pouvoir''.
C'est le problème fondamental. La moitié du système politique thaïlandais refuse de respecter la volonté du peuple. Le Parti Démocrate est un parti profondément antidémocratique. Il a organisé le blocus de la capitale afin de perturber le gouvernement et d'éliminer Yingluck Shinawatra.
Le Parti Démocrate exige qu'elle remettre le pouvoir à un ''conseil populaire'' non élu. Yingluck ne peut pas convoquer le Parlement en raison d'une loi qui exige qu'au moins 95 pour cent des sièges soient occupés. En perturbant l'élection, le Parti Démocrate a refusé au parlement ce minimum pour fonctionner.
Yingluck reste cependant la Première ministre par intérim et va tenter de relancer l'élection dans les zones bloquées où 6 millions de Thaïlandais ont été privés de leur droit de vote.
Huit années de troubles politiques, qui représentent la dernière convulsion d'un dysfonctionnement démocratique de 40 ans, doivent se poursuivre. 

Une des grandes questions est de savoir si, à Bangkok, l'armée fera un coup d'Etat, comme elle l'a fait 18 fois depuis l'établissement de la monarchie constitutionnelle en Thaïlande en 1932.
Les experts ne s'accordent pas sur cette question, cependant, il y avait un consensus de ces experts pour dire qu'un coup d'Etat était impossible juste avant que l'armée ne prenne le pouvoir en 2006. Même si elle n'organise pas de coup d'Etat, l'armée possède toujours un énorme pouvoir dans les coulisses.

Le gouvernement de Yingluck serait en négociation secrète avec d'anciens officiers supérieurs de l'armée pour tenter de trouver une solution.
"Le point faible de la Thaïlande est la politique," a déclaré un ancien gouverneur de la banque centrale du pays, Pridiyathorn Devakula. ''Si nous avions la stabilité politique, nous serions en avance sur les autres pays de l'ASEAN. Mais c'est un gros "si". Malheureusement pour un pays si bien doté et huitième plus grand partenaire commercial de l'Australie, cela semble un espoir de plus en plus désespéré." [...]

Photo ci-dessous: Abhisit Vejjajiva, le dirigeant de l'antidémocratique Parti Démocrate

Abe

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 15:17

1 - Un des partisans de Suthep Thaugsuban, qui a participé à la fusillade du 1er février dernier, a été reconnu. Lors de la répression du gouvernement d'Abhisit Vejjajiva contre les Chemises rouges en 2010, il participait aussi à des fusillades... seulement, c'était sous l'uniforme de l'armée et l'homme massacrait des Chemises rouges.

Photos ci-dessous: 1- l'homme le 1er février dernier, 2- le même homme en 2010 lors du massacre des Chemises rouges

Soldier 

2- La doctoresse Porntip Rojanasunan, soi-disant spécialiste de la science médico-légale en Thaïlande, vient de soutenir officiellement Suthep Thaugsuban.

Photo ci-dessous: la doctoresse Porntip Rojanasunan apportant son soutien à Suthep Thaugsuban

Porntip.jpg

Ci-dessous, un article élogieux du magasine des francophones de Thaïlande, Gavroche, sur la doctoresse Porntip Rojanasunan:

http://www.gavroche-thailande.com/actualites/societe/10794-thailande-dr-porntip-rojanasunan-la-mort-lui-va-si-bien

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 13:48

Ce discours de Nattawut Saikua a été fait lors d'un rassemblement de Chemises rouges dans une banlieue de Bangkok après les élections:

"On nous refuse beaucoup de choses, on nous refuse la justice, le respect dans la façon dont les organismes gouvernementaux nous traitent, des rapports précis et direct sur ​​nous dans les médias, on nous refuse la possibilité de déclarer ouvertement notre lutte, de déclarer ouvertement et directement, avec notre clarté et notre sincérité, ce pourquoi nous nous battons.
Ce qui est le plus important pour nous tous de nous rappeler, mes frères et mes sœurs, c'est que nous sommes le sel de la terre. Nous sommes les personnes qui n’ont pas de privilèges.
Nous sommes nés sur la terre. Nous avons grandi sur la terre. Chaque pas que nous faisons, c'est sur cette même terre. Nous sommes, avec nos deux pieds plantés ici, si loin du ciel.
Inclinant la tête entièrement vers le haut, nous regardons le ciel, et nous nous rendons compte combien loin le ciel est.
Debout sur cette terre, nous n'avons qu'à regarder vers le bas pour se rendre compte que nous ne valons pas plus qu'une poignée de terre.
Mais je crois en la puissance des Chemises rouges. Je crois que notre nombre augmente de jour en jour, de minute en minute. Même si nous sommes sur cette terre et que nous parlons à partir de notre place au sein de la terre, notre voix s'élèvera vers le ciel. De cela, je n'ai aucun doute.
La voix que nous faisons entendre maintenant, nos cris et nos pleurs, est la voix des personnes qui ne méritent que d'être une poignée de terre. Mais c'est la voix des gens qui sont nés et ont grandi sur cette terre, et elle montera au niveau du ciel.
Nous, les Chemises rouges, voulons dire à la terre et au ciel que nous aussi avons un cœur et une âme. Nous, les Chemises rouges, voulons rappeler à la terre et au ciel que nous aussi, nous sommes le peuple thaïlandais. Nous, les Chemises rouges, voulons demander à la terre et au ciel si nous avons été condamnés à chercher, par nous-mêmes, la bonne place pour planter nos pieds ici".

Photo ci-dessous: Nattawut Saikua

Natawut

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 11:39

Les Etats-Unis, alliés de la Thaïlande, ont pour la première fois mis en garde lundi contre tout éventuel coup d'Etat militaire dans le royaume. "Nous ne voulons certainement pas voir, en aucun cas, de coup d'Etat ou de violence" en Thaïlande, a déclaré la porte-parole du département d'Etat, Jennifer Psaki, interrogée sur une possible intervention des forces armées thaïlandaises pour tenter de résoudre le conflit politique du pays.

Liens:

http://www.bangkokpost.com/news/politics/393221/us-warns-thailand-against-coup-d-etat

http://www.chiangmaicitynews.com/news.php?id=3158

drapeau-usa

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 01:26

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Lien de l'article:

http://redthaisocialist.com/francais/527-lelection-du-2-fevrier-en-thailande-na-rien-resolu.html

L'élection du 2 février ne peut pas résoudre la crise politique thaïlandaise parce que ceux, alignés contre le gouvernement et la tenue d'élections démocratiques, sont fondamentalement opposés à la démocratie.
L'élection a été marquée par la violence des bandits du Parti Démocrate qui étaient déterminés à empêcher le déroulement de l'élection. Ces voyous armés ont tiré avec des armes automatiques sur la foule des gens qui exprimaient leur désir de voter. Ces bandits ont agis en toute impunité pendant plus d'un mois, alors qu'ils intimidaient les électeurs et les candidats.
Les dirigeants du Parti Démocrate tels que Sutep, Satit et Abhisit souhaitent que le processus électoral soit modifié afin que la classe moyenne et les élites puissent avoir un droit de veto absolu sur les vues de la majorité de l'électorat. La démocratie ne fonctionne pas pour eux parce qu'ils sont seulement soutenus par moins de 30 % de la population. Ils sont soutenus dans leur brutalité par la Cour constitutionnelle, la haute fonction publique, les médias de masse, la Commission électorale et certaines ONG. Les militaires sont ravis de rester là à observer les problèmes de Yingluk et du Pua Thai. Ils n'envisagent peut-être pas de faire un coup d'Etat en ce moment, mais ils ne lèveront pas le petit doigt pour défendre la démocratie et les élections. Ils veulent que Yingluk fasse plus de concessions à ceux qui sont opposés à la démocratie.
Malgré la violence et l’intimidation, le vote a eu lieu dans la plupart des provinces et 20,4 millions de personnes ont voté. Ils étaient 35 millions à l'avoir fait en 2011. Étant donné que le Parti Démocrate a, par le passé remporté plus de 14 millions de voix et que, lors de cette élection, ils ont appelé au boycott, le taux de participation n'était pas trop mal. On peut supposer que plus de 20 millions de personnes souhaitent préserver la démocratie et beaucoup d'entre elles soutiennent le Pua Thai.
Aucune transaction ou négociation avec les voyous antidémocratiques ne permettrait de résoudre la crise. Le seul résultat à court terme serait un recul de l'espace démocratique et une plus grande responsabilisation de ceux qui considèrent la majorité de l'électorat avec mépris.
Aucune somme d'indignation face à la violence et à l'impunité des voyous ne poussera Yingluk, le Pua Thai ou les autorités, à la répression de ceux qui commettent des actes criminels. Comme je le disais dans un précédent article sur la "révolution permanente" en Thaïlande, Yingluk préfèrerait faire un sale compromis avec Sutep plutôt que de mobiliser les Chemises rouges, et la population dans son ensemble, afin de se battre pour la démocratie.
Cela signifie que les militants pro-démocratie, qu'ils soient des Chemises rouges progressifs, des syndicalistes pro-démocratie, des Chemises blanches, les partisans de Nitirat, les socialistes, ou les membres du Forum pour la défense de la démocratie, doivent tous travailler ensemble pour empêcher la destruction de l'espace démocratique. Ils doivent aussi aller de l'avant avec des propositions de vraies réformes qui augmenteront les droits et l'autonomisation de la majorité.
L'avenir de la démocratie thaïlandaise est entre leurs mains.

Photo ci-dessous: Giles Ji Ungpakorn

giles-copie-1

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 17:29

Une déclaration du "Réseau asiatique pour des élections libres" basé aux Philippines

Lien de la déclaration:

http://anfrel.org/in-thailand-re-engagement-with-elections-is-crucial/


BANGKOK, le 3 février 2014 - le Réseau asiatique pour des élections libres (Asian Network for Free elections, sigle en anglais ANFREL) félicite aujourd'hui ceux qui ont participé à l'élection du 2 février en Thaïlande. Les électeurs ayant des points de vue différents, dont ceux qui ont votés pour les partis qui se présentaient ainsi que ceux qui exercent leur droit de ¨"voter non" (vote nul), devraient être complimentés pour s'être engagés dans un tel élément essentiel du processus démocratique. Ces électeurs, qui sont allés aux urnes malgré le risque d'être bloqués, montrent qu'ils accordent une valeur au processus lui-même et aux droits qu'ils ont en tant que partie de ce processus. En effet, de nombreux électeurs ont exprimés leur désir admirable "d'utiliser leur droit" à l'ANFREL en sortant du bureau de vote. A noter également le courage et l'engagement du personnel des bureaux de vote, qui a travaillé afin que les élections de ce dimanche puissent se tenir. Ils ont travaillé dans un contexte d'incertitude et de risque créé par la violence politique qui a eu lieu dans la journée du vote et lors des semaines précédant le scrutin. L'engagement pour la cause de la démocratie qu'ont montrés ces gens, les électeurs et les responsables des bureaux de vote, devrait inspirer les autres à renouer avec le processus démocratique.
L'ANFREL condamne la violence sous toutes ses formes et appelle à des enquêtes impartiales et rapides sur l'affrontement entre des camps rivaux qui a eu lieu dans le quartier de Laksi, à Bangkok, à la veille de l'élection. Des enquêtes similaires sont nécessaires pour un nombre croissant d'incidents violents qui se sont produits depuis que la manifestation a débuté en novembre. Les autorités doivent assurer la sécurité en protégeant les manifestants et les contre-manifestants des attaques. L'ANFREL implore toutes les parties du conflit à rejeter catégoriquement la violence et à réengager le dialogue et utiliser des moyens pacifiques afin de résoudre les conflits.
Lors des deux jours du vote par anticipation ainsi que le jour des élections générales de dimanche dernier, l'ANFREL a été profondément troublé par le nombre tragiquement élevé de personnes qui ont été bloquées lors de l'exercice de leurs droits civils et politiques par les urnes. Bien que les droits à la liberté de réunion et de manifestation restent des valeurs profondément ancrées dans les démocraties, ces droits cessent à partir du moment où ils empêchent les droits, tout aussi importants, de leurs concitoyens à voter. Le droit de participer au processus électoral par le vote est un élément fondamental de la démocratie en Thaïlande ainsi que dans toutes les démocraties. Pour, à la fois résoudre ces conflits et aller de l'avant, l'ANFREL appelle tous les partis à dialoguer ensemble afin de se mettre d'accord pour une résolution rapide et équitable de cette situation vraiment triste en autorisant tous les citoyens thaïlandais en âge de voter, à le faire. Ils ont le droit de faire entendre leur voix par le biais des élections. Nous espérons que la Commission électorale, opérant certes dans un environnement difficile, puisse être en mesure de mieux se préparer à la nécessaire élection en se déplaçant d’une manière positive, qui aille de l'avant, avec un plan pour organiser les élections comme cela est prévu par la Constitution. Un tel plan nécessiterait une sécurité plus systématique et une planification de la logistique avec des plans de sauvegarde en place contre d'éventuelles tentatives de bloquer le scrutin.
Parce que les élections sont un moyen de résolution des conflits et sont, sans aucun doute, une partie fondamentale de toute démocratie, il est doublement important que toutes les parties du conflit politique en Thaïlande acceptent les élections comme un principe de base de la démocratie thaïlandaise. Cela n'est pas seulement bon pour le pays, mais est également bon pour les objectifs de ces manifestants qui souhaitent une bonne gouvernance. Ces objectifs louables de réforme ne seront atteints que lorsque les manifestants choisiront d'accepter la plus durable voie de réforme démocratique qui nécessite un travail minutieux, qui comprend l'éducation civique et électorale, la mise en place d'un parti politique, une réforme des médias, l'innovation politique ainsi qu'un embrassement de la démocratie et des élections. Les raccourcis anticonstitutionnels des manifestants, afin d'obtenir le pouvoir, continueront à saper ces objectifs à long terme de réforme démocratique. Les partis hostiles aux élections et désireux de ne pas tenir compte des choix des électeurs, ne font que saper ces objectifs démocratiques à long terme ainsi que leur popularité électorale. En effet, selon le président de l'ANFREL, le Philippin M. Damaso, ce n'est que quand tous les partis acceptent le processus démocratiques tels que les élections et les référendums, que la voie à suivre pour une réforme et une paix durable peut être trouvée.

Photo ci-dessous: un Thaïlandais vote lors des éléctions du 2 février

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 11:36

Le taux de participation aux élections du 2 février par régions en Thaïlande

Région Centre

Voteresult1.jpg

Région Nord

Voteresult3.jpg 

Région Nord-est

Voteresult2.jpg 

Région Sud

Voteresult4.jpg 

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