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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 01:23

Contexte hostile pour les journalistes à la veille des élections

Deux journalistes, un Thaïlandais et un Américain ont été blessés le 1er février 2014 à Laksi, dans la banlieue de Bangkok alors qu’ils couvraient des affrontements entre partisans et opposants du gouvernement, à la veille des élections.

“Nous déplorons que des journalistes dans l’exercice de leurs fonctions soient victimes de violences. Nous réitérons notre appel, lancé au début des manifestations, aux forces de l’ordre et aux manifestants des deux bords, à ne pas prendre les reporters et leurs collaborateurs pour cible. Les journalistes doivent être en mesure de poursuivre leur activité d’information du grand public, une activité rendue d’autant plus compliquée dans un contexte aussi sensible. Nous condamnons le choix des opposants au régime de porter des brassards de la même couleur que ceux des journalistes, ce qui entraîne une confusion pouvant avoir de graves conséquences” déclare Lucie Morillon, directrice de la recherche de Reporters sans frontières.

Le 1er février, des affrontements ont éclaté à Lak Si après que les membres de l’opposition ont bloqué le bureau du district, qui devait faire office de bureau de vote pour les élections du dimanche 3 février. Six personnes ont été blessées, parmi lesquelles le photographe américain James Nachtwey, et Jirawan Soukanan, "Jack", 30 ans qui travaille pour le quotidien thaïlandais Daily News. Alors que le premier qui souffrait de légères blessures à la jambe est sorti de l’hôpital, le second a été touché plus sérieusement au visage et à l’épaule, probablement par des éclats de verre d’un cocktail Molotov.

Depuis quelques mois, les manifestants pro et anti-gouvernement s’affrontent dans un climat nauséabond. Dans ce contexte, les médias sont souvent pris à parti et désignés comme appartenant à un camp plutôt qu’à un autre. Ainsi, en décembre dernier, une animatrice de la chaîne Channel 9, Penphan Leamluang, a été aspergée d’eau et malmenée par des manifestants qui lui reprochaient d’avoir donné à l’antenne un faux nombre de manifestants.

En janvier 2014, un animateur de la chaîne d’opposition Bluesky, Teemah “Judd” Kanjanapairin avait été visé à son domicile par un cocktail Molotov, mais n’avait pas été blessé.

Enfin, le 29 janvier 2014, la chaîne satellitaire TNN24 a décidé de retirer ses journalistes du QG du parti d’opposition, le PDRC après que leur leader, Suthep Thaugsuban l’a publiquement accusée de “travailler depuis longtemps pour le gouvernement Thaksin”. Cette déclaration faisait suite à un reportage diffusé par la chaîne à propos d’une échauffourée survenue le 28 janvier entre la police et une foule d’opposants au régime.

La Thaïlande se situe à la 135ème place sur 179 du classement de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières en 2013.

Lien:

http://fr.rsf.org/thailande-contexte-hostile-pour-les-03-02-2014,45822.html#

 

Photos ci-dessous: un des gardes armés du PDRC

Shooting

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 03:42

Le blog d'actualités pro-chemises jaunes sur la Thaïlande, thailande.fr, donne l'information suivante:
"La route reliant Bangkok et le Sud de la Thaïlande est complètement bloquée au niveau de Wang Manao aujourd’hui suite à une manifestation organisée par les agriculteurs mécontents qui réclament le paiement par le gouvernement de leur récolte de riz.
Les agriculteurs de six provinces du sud-ouest, Ratchburi, Kanchanaburi, Prachuap Khiri Khan, Phetchburi, Nakhon Pathom et Samut Songkram veulent obtenir du gouvernement le paiement de leur récolte de riz, conformément aux engagements pris dans le cadre du programme de mise en gage (soutient aux cours du riz) du gouvernement de Yingluck Shinawatra.

La route de Rama II qui dessert Hua Hin au sud de Bangkok a été fermée dans les deux sens au niveau du kilomètre 84 au niveau du district de Pak Tho, perturbant le trafic entre Bangkok et 14 provinces du sud.

Les agriculteurs ont déclaré que la route resterait bloquée jusqu’à ce qu’ils reçoivent un paiement du gouvernement (lien: http://www.thailande-fr.com/actu/28429-les-riziculteurs-bloquent-les-routes-au-sud-de-bangkok)"

A Liberez-Somyot, nous souhaitons donner une petite explication au rédacteur pro-jaunes du blog thailande.fr. La voici:

Ces pauvres agriculteurs, manipulés par le PDRC de Suthep Thaugsuban, ne savent probablement pas que la Banque de Thaïlande a été rendue complètement indépendante du gouvernement élu de Thaïlande par la constitution de 2007 écrite par les militaires et que son directeur, qui a été nommé par ces mêmes militaires, refuse d'accorder à Yingluck Shinawatra l'argent pour les payer. Imaginez une "Banque de France", indépendante du gouvernement français, qui refuserait d'accorder les subventions gouvernementales aux agriculteurs de l'hexagone et vous aurez l'image.

Photo ci-dessous: Yingluck Shinawatra

YL2

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 02:56

Ce qui suit sont des actifs et passifs du Comité pour la Réforme Démocratique Populaire (PDRC), dirigé par Suthep Thaugsuban, comme l'a révélé la Commission nationale anti-corruption et a été reproduit dans le journal thaïlandais The Nation.
La question intéressante est de savoir comment il se fait que Suthep Thaugsuban puisse avoir autant de dette et ensuite encore prétendre que sa famille et lui sont les principaux bailleurs de fonds de son mouvement anti-démocratique? :
- Suthep Thaugsuban, secrétaire général du PDRC:
Actifs: 210 millions de baths, y compris 3.57 millions de baths de dépôts bancaires, 177 millions de baths de terrains et 26 millions de baths de véhicules automobiles.
Passif: 323 millions  de baths de dettes, la plupart de prêts bancaires.
- Nataphol Teepsuwan, ancien député du Parti Démocrate pour Bangkok:
Actifs combinés avec l'épouse: 1.59 milliards de baths y compris 261 millions de baths en argent d'investissement.
Passifs combinés avec l'épouse: Moins de 1 million de baths.
- Satit Wongnongtaey, ancien député du Parti Démocrate pour Trang:
Actifs combinés avec l'épouse: 66 millions de baths, principalement en terrains.
Passif: 9.1 millions de baths de dettes, la plupart venu de prêts bancaires.
- Akanat Promphan, ancien député du Parti Démocrate pour Bangkok:
Actifs après déduction de la dette: 101 millions de baths. Cela inclut des dépôts bancaires de 2.4 millions de baths ainsi que 10 millions de baths dans ses investissements.
Il possède également une montre-bracelet Patek Philippe qui vaut 1,8 million de baths et une voiture qui vaut 4.4 millions de baths.
- Thaworn Senneam, ancien député du Parti Démocrate pour Songkhla:
Actifs combinés avec sa femme après déduction de la dette: 100 millions de baths.
- Witthaya Kaewparadai, ancien député du Parti Démocrate pour Nakhon Si Thammarat:
Actifs combinés avec sa femme après déduction de la dette: 20 millions de baths.
- Issara Somchai, ancien député de liste pour le Parti Démocrate:
Actifs combinés avec sa femme après déduction de la dette: 15 millions de baths.
- Buddhipongse Punnakanta, ancien député du Parti Démocrate pour Bangkok:
Actifs combinés avec sa femme après déduction de la dette: 83 millions de baths.
- Chumphon Junsai, ancien député du Parti Démocrate pour Chumphon:
Actifs combinés avec sa femme après déduction de la dette: 81 millions de baths.

Le spécialiste de la politique thaïlandaise, Bruno Jetin, a affirmé lors d'une interview pour Radio France Internationale: "Les manifestants qui tiennent – à peu nombreux d’ailleurs – les barrages dans Bangkok, ne sont pas des gens qui sont là spontanément par conviction idéologique. Mais ils sont payés environ 15 euros par jour et tout ceci commence à faire beaucoup d’argent dépensé depuis trois mois."

Pour information, 15 euros par jour = environ 700 baths.

Sources:

http://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2014/02/07/where-does-the-money-come-from/

http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20140202-thailande-crise-touche-certainement-pas-fin

et

http://www.nationmultimedia.com/politics/Yinglucks-assets-rose-by-Bt50m-NACC-30226088.html

Photo ci-dessous: des manifestants payés 15 euros par jour

sifflet

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 18:29

Une nouvelle rubrique de Liberez-Somyot:

Marre! Plein le cul de lire, voir entendre toute cette désinformation, ces avis à deux bahts d'abrutis congénitaux juste bons à annoner ce que des médiastases à la botte leur serinent.

Mes sources?

Trop! Des personnes, journaux, TVs, plus ou moins indépandants, plus que moins, moins que rien... Et de “La rue”, du “ Café du Commerce” avec les gens du cru dont la plupart sont moins cons que les lumières farangs aux travers de leur blogs, forum et autres Face Book.

Je ne cite pas mes “ sources” car …

Trop! Le net est immense par exemple: je lis, je zappe, je surfe, je lis entre les lignes et au résultat, un travail de mémorisation et de réflexion.

Ok! Il y aura des approximations, des erreurs dans les chiffres, des noms tordus , des gros mots, ô mon Dieu mais un fond globalement réfléchi et pas piqué des hannetons!

Expression à la con qui me fait passer au sujet du jour :

LES SUBVENTIONS SUR LE RIZ EN THAILANDE.

Refrain : ces subventions entrainent la Thailande dans le gouffre économique. Tous les paysans thais se révoltent. La corruption du gouvernement aggrave la situation. Des mesures populistes pour obtenir les votes des péquenots et que c'est terra, etc.

Bêêêh! Les bêlements sont si nombreux qu'on ne sait par où commencer...

Une majorité des pays économiquement forts, subventionnent leur agriculture : Communauté Européenne, Japon, Australie, etc. 2,5% seulement de la population nord-américaine bosse autour de l'agriculture mais ce sont des millions et millions de dollars qui leur sont attribués!

Rien à redire, pour ces pays?

La Thailande? Non? Pas le droit?

Quand ce système a été mis en place, les “experts” ont approuvé en calculant que l'argent distribué était réinvesti dans l'économie nationale et faisait tourner le marché intérieur. Que le paysan s'achète une nouvelle pompe, un téléphone portable, une bouteille de Lao Kao ( alcool dévastateur du coin) ou aille aux putes, n'est-ce pas ce qui fait tourner le commerce?

Un point que je ne comprends pas pourtant, ces fameux experts auraient trouvé, comme le fils de l'autre qui marchait sur l'eau et multipliait les croutons de pain, que cet argent était réinvesti dans l'économie multiplié par trois!!! On te refourgue 10 000 bahts, t'en dépensent 30 000?

Tu empruntes! Mais, c'est dans le système...

De plus, l'argent mis au service de ces subventions serait une infime partie du budget national thailandais.

Maintenant, le gouvernement ne peut plus payer car, ce serait un gouffre financier!

Non!

Le gouvernement est “empêché” de tenir ses engagements : les manifestations avec leurs blocages d'administrations, leur taupes au seing de l'appareil d'état, ça, oui!

Comment veux-tu payer tes dettes alors que tu es occupé à louvoyer de droite à gauche afin d'éviter que ton pays parte dans un chaos organisé?

De plus, à cause du bordel ambiant, les “ investisseurs étrangers” retirent leur billes ( on parle de milliard de bahts) de l'économie thaie, Toyota a même annulé la construction d'une nouvelle usine en Thailande et, accessoirement les touristes vont voir ailleurs si le ciel est plus bleu, les plages plus sableuses et les tapins moins chers...

J'insiste lourdement, tous ces acteurs se retirent à cause du résultat de ces manifestations bitumières mais aussi et surtout, des manoeuvres limpides mais secrètes de ceux qui tirent les ficelles dans ce

pays.

Le riz?

Une excuse!

La corruption du gouvernement?

Normale, comme d'habitude, comme d'us et de coutumes, un facteur déjà intégré dans le système quelque soit le parti au pouvoir mais, sur la corruption, nous y reviendrons dans un sujet spécial “Taksin”.

Par contre, le puissant lobby du riz ne s'est pas gêné pour profiter , spéculer sur la tonne à 15 000 bahts!

Car, techniquement parlant, on n'achète pas à 15 000! En gros : taux d'humidité, qualité du riz vendu par le paysan et cela baisser jusquà près de la moitié.

Sans parler des magouilles de ceux qui , par exemple, achetaient du riz cambodgien ou birman à bas prix pour le revendre étiqueté “made in Thailand”.

Tu suis?

C'est pas fini!

Autre exemple de bâtons dans les roues.

On a vu que le gouvernement était dans l'impossibilité de régler ses dettes aux paysans suite aux nombreuses embuches semées exprès sur sa route.

Que fait un gouvernement quand il est endetté? Il se retourne sur sa banque centrale ici, la banque de Thailande.

Niet, no, non! “La banque de Thailande n'a pas pour fonction d'aider le gouvernement de Thailande a régler ses problèmes financiers”, dixit le directeur de cette fameuse banque, nommé antérieurement par... Par qui?

Alors, ce gouvernement se retourne vers les banques privées afin de combler le trou en attendant des jours meilleurs.

Non, niet, no!

Car, ce sont des banques privées et qui dirigent les banques privées?

Au moins, ils n'auront pas comme en France, en Europe, de gros blèmes de dette au privé qui nous mettent dedans!!!

Des mesures populistes...

Je ne crois pas : ce gouvernement n'a pas vraiment vocation à faire du “socialisme”. Faut pas rêver. On veut bien partager un peu mais la tendance taksinienne serait plutôt capitaliste! Le bisness, y'a qu'ça d'vrai ma bonne Dame!

Mais c'est quand même gentil d'y avoir pensé, c'est pas tous les jours que l'on essaie d'améliorer le quotidien du brave péqueux qui courbe l'échine sous un soleil de plomb afin de remplir le ventre et le compte en banque de ces bonnes gens de la ville!

Tous les paysans...

Non!

Encore, faut pas tous les prendre pour des cons. Comme l'on nous sevrait de ces millions de thais qui soutenaient les manifestations, des TOUS ces étudiants qui, de même... Ce sont maintenant tous les paysans qui sont en colère! Faites un tour dans les campagnes, la plupart ont compris que s'ils ne sont pas payé, c'est pas la faute au gouvernement mais à ceux qui veulent le faire tomber!

Regardez d'ailleurs d'où viennent ces soi-disant monstrueuses manifestations paysannes si ce n'est de fiefs à la botte. Et en fait, combien sont-ils réellement?

Juste une, une seule photo mais il y en a d;autres. Regardez l'accoutrement de ces fiers riziculteurs en colère, cela ne vous rappelle-t'il rien?

Mais oui!

Le sifflet nom de diou!!!

sifflet2 

Enfin et tu en auras fini avec ce pavé de “vraies” informations, un article du WSJ qui résume juste en son titre une autre vue du problème:

Thai Effort to Control Rice Market Backfires

Retour de flammes sur le contrôle du marché du riz pour le gouvernement thailandais...

Sur le marché local, la Thailande mais, mais...

Sous-entendu, qui régule le prix mondial des matières premières ? La bourse de Londres est la première place boursière de la planète pour ce genre de produits dont, les denrées alimentaires. Or, le but est d'engrosser les actionnaires, pas d'améliorer la vie du petit con de péquenot de l'Issan. On bloque, on gifle, on enc... le gouvernement thai qui a voulu mettre son grain de sel dans un bisness réservé aux “GRANDS”! Retourne dans ton bac à sable, on va te mettre à genoux.

En achetant pas ou peu de riz siamois, en privilégiant le viet ou l'indien, qu'importe la qualité, qu'importe surtout la condition du paysan viet ou hindou, le but, c'est le pognon!

Si même les pointures s'attaquent aux subventions, on n'en a pas fini...

Disons pour finir que, à mon humble avis, la seule faute dans cette affaire du gouvernement thailandais a été (mais il y a des raisons humanitaires: éviter coute que coute un bain de sang) de gérer cette crise, ces manifestations et ce qui va avec, de manière trop douce, trop gandhienne et de se laisser du coup affaiblir.

Mais est-ce un reproche? Qu'aurait fait Gandhi?

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 14:35

Pris au piège dans une fusillade.

Un témoignage poignant du correspondant de CNN sur la violence électorale en Thaïlande
Par Kocha Olarn de CNN

Lien de l'article:

http://edition.cnn.com/2014/02/03/world/asia/thai-protests-gunfight-kocha/index.html


C'était la fin de la matinée ce samedi [1er février] et ce jour, jusqu'à présent, avait été relativement calme.

Les craintes d'affrontements sanglants généralisés pendant le processus électoral en Thaïlande ne s'étaient pas transformé en réalité.
Nous avions décidé d'aller dans une banlieue de Bangkok, une zone appelée Lak Si, car j'avais entendu dire qu'un groupe de militants pro-élections marchaient vers le bureau de l'administration où les bulletins de vote pour la circonscription étaient conservés.

Ce bureau avait été bloqué par des manifestants anti-élections.
Quelques heures plus tard, les manifestants pro-élections sont arrivés, mais se sont maintenus à une distance de plusieurs centaines de mètres de leurs homologues [du PDRC].  Tout d'un coup, j'ai entendu un bruit de pétards jetés en arrière mais je n'ai pas pu deviner exactement d'où le bruit venait.
Puis le bruit d'un coup de feu.
J'ai vu les manifestants pro-élections tressaillir et se jeter au sol. Les choses se sont ensuite calmées provisoirement.

Ensuite, certains manifestants pro-élections ont commencé à se rassembler, et j'ai couru pour voir ce qui se passait.
Il y avait un homme allongé sur le sol. Il avait reçu une balle dans la poitrine, mais pourrait encore parler. Une manifestation, qui avait été relativement calme ce jour-là, a tourné à la violence sans avertissement et cet homme en était la première victime.

D'autres allaient suivre.
Les manifestants pro-élections ont commencé à crier contre un groupe de manifestants anti-gouvernementaux qui venait d'arriver, accompagnés d’un gros camion avec un haut-parleur, de l'autre côté de l'intersection Lak Si à Bangkok.

Un manifestant pro-élection m'a dit que le coup de feu venait de leur côté.
J'ai pensé que je devrais me retirer, et ai décidé de rattraper mes collègues, qui venaient de traverser la rue.
Alors que je traversais la rue, le haut-parleur sur le camion a aboyé "S'il vous plaît restez caché derrière le côté gauche de notre camion, et marchez lentement."
Je me suis déplacé derrière une barrière de ciment de forme carrée, et pensé que je pourrais mettre ma camera sur le dessus de la barrière afin de pouvoir prendre une prise de vue stable tandis que le camion passait.
C'est alors qu'un groupe de trois hommes masqués a couru devant le camion. Sur le moment, j'ai pensé: "C'est étrange, leur chef leur a dit de marcher le long du camion."
Soudain, j'ai réalisé que ces hommes couraient vers moi, vers ma camera. Ils m'avaient vu à coup sûr.
Le groupe d'hommes a atteint ma position et il y avait seulement une barrière de ciment entre nous. Ensuite, ils ont commencé à tirer des coups de feu en direction des manifestants pro-élections. Un de ces hommes portait un grand sac vert, qui avait l'air de cacher un fusil.
J'étais assis en position verticale, mais je me suis laissé tomber par terre immédiatement. Tout ce à quoi je pouvais réflechir était que je devais continuer à filmer avec ma caméra. Mon objectif pourrait-il capturer ces hommes armés?

Une fois que j'ai senti que j'avais eu le film, ma pensée suivante a été: "Je dois m'en aller d'ici."

Le bruit des coups de feu continuait.

J'ai levé la tête derrière la barricade de ciment afin de jeter un coup d'œil et j'ai demandé à un homme à proximité, "Puis-je passer, s'il vous plaît? Ou dois-je rester?"

C'est seulement après lui avoir parlé que j'ai remarqué qu'il avait un pistolet à la main. Son visage était sévère. "Vous le journaliste, ne filmez pas cela. Sinon je devrais détruire votre caméra, alors ne me blâmez pas."
Donc, j'ai dû baisser ma caméra.

En dehors de moi, il y avait au moins une demi-douzaine d'autres journalistes qui sont restés coincé et piégé le long de ces hommes armés, pendant 40 minutes ou plus.
Finalement, j'ai essayé de nouveau. J'ai demandé au même homme, "Est-ce le bon moment pour nous de partir?"
Il m'a donné son accord. "Restez plus bas que les obstacles et rampez."
Nous sommes donc partis, je me suis en-allé.

Nous avons rampé le long de la rue, en restant à côté des barrières de ciment le long du chemin.
En rampant, je suis passé devant six hommes armés de pistolets-mitrailleurs qui se mêlaient aux manifestants anti-gouvernementaux. Certains hommes armés portaient des masques, d'autres pas. Ils ont tirés en direction des manifestants pro-élections tout le temps. Je pouvais sentir les balles passer comme un éclair non loin mes oreilles.
En rampant, j'ai également vu deux autres hommes non masqués, armés de fusils. Eux aussi tiraient en direction des manifestants pro-élections.
En fin de compte, cela m'a probablement pris environ 15 minutes pour me réunir avec mes collègues de l'autre côté de la route.
Mais cela m'avait semblé une éternité. Et ce n'était seulement qu'un petit moment dans ce qui a été des mois de manifestations. Il a servi de rappel et d'avertissement comme quoi la situation est loin d'être résolue en Thaïlande, que les passions restent élevés et que ces effusions de sang ne sont seulement, malheureusement, qu'un des moments de la folie en cour.

Kocha Olarn est un journaliste de CNN International basé à Bangkok. Pour voir les vidéos qu'il a tourné, cliquez sur le lien suivant:

http://edition.cnn.com/2014/02/03/world/asia/thai-protests-gunfight-kocha/index.html

Photos ci-dessous: quelques-uns des hommes armés du PDRC qui ont tirés contre les manifestants pro-élections ce jour-là

 

Shooting3.jpg 

Shooting2

 

Shooting

 

Shooting4

 

Shooting5

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 09:57

Bangkok: La Thaïlande a annoncé aujourd'hui qu'elle expulser un homme d'affaires d'origine indienne de premier plan pour avoir défié l'état d'urgence et prit la tête de manifestations anti-gouvernementales.
Le Centre pour le maintien de la paix et de l'ordre (CMPO), qui supervise la réponse du gouvernement aux protestations, les autorités de l'immigration et de la police, ont engagés des procédures afin d'expulser Satish Sehgal.
Satish Sehgal, président de la Thai-Indian Business Association, est un élément central des manifestations anti-gouvernementales visant à évincer la Première ministre Yingluck Shinawatra.
Les autorités avaient averti le mois dernier que des mesures seraient prises contre cinq individus non-thaïlandais pour leur rôle actif dans les manifestations dirigé par l'ancien député du Parti Démocrate Suthep Thaugsuban.
Le mois dernier, Satish Sehgal a dirigé un groupe de manifestants dans le quartier des affaires de Bangkok et a appelé le gouvernement élu à démissionner.
Il a également critiqué publiquement le gouvernement et a montré son fort sentiment d'appartenance au Parti Démocrate d'Abhisit Vejjajiva.
Source:

http://www.indiatvnews.com/news/world/latest-news-thailand-deport-indian-businessman-leading-protest-16029.html

Photo ci-dessous: Satish Sehgal

satish.jpg

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 09:54

Le professeur historien de l'Université Thammasat, Somsak Jeamteerasakul, a fait face à plusieurs menaces de procès pour lèse-majesté dans le passé.

Khaosod rapporte que l'armée thaïlandaise envisage de nouveau
une action en justice contre lui pour ses propos sur la monarchie. Selon un porte-parole de l'armée, Somsak aurait "gravement insulté la famille royale sur Facebook." Somsak semble penser que l'armée n'aurait tout simplement pas compris ses commentaires où il parodiait et critiquait tout simplement certains royalistes. "Et Dieu sait qu'ils méritent d'être parodiés" a affirmé Somsak.
L'armée a prévenue que toute nouvelle action qui insulterait la famille royale se heurterait à une action en justice des militaires. Et comme d'habitude quand les tensions politiques sont élevées, l'armée se lance dans une chasse aux sorcières, exigeant que "tous les secteurs soient attentif, afin d’empêcher quiconque de diffamer ou d'insulter la monarchie"

Sources:

http://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2014/02/06/somsak-faces-another-lese-majeste-threat/

et

http://www.khaosod.co.th/en/view_newsonline.php?newsid=TVRNNU1UWTNNamsxT1E9PQ==&sectionid=TURFd01BPT0=

Photo ci-dessous: le professeur Somsak Jeamteerasakul

somsak.jpg

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 03:44

Un article du Journal du Cambodge

Lien de l'article:

http://lejournalducambodge.blogspot.com/2014/02/au-moins-30-cambodgiens-tues-par-des.html

 

Selon Le Cambodge Herald , l' Association cambodgienne des droits de l'homme et du développement (ADHOC) a déclaré qu'au moins 30 personnes cambodgiens ont été tués par des soldats thaïlandais l'an dernier.
Chuon Chamrong, responsable des femmes et des enfants de ADHOC a indiqué que ces personnes ont été abattues alors qu'elles traversaient illégalement la frontière pour trouver du travail ou abattre des arbres en Thaïlande.
L' ADHOC a reçu 200 plaintes concernant des cas de violations des droits de l'homme, de trafic et d'abus de travailleurs migrants en 2013. Parmi 560 victimes, 200 travailleurs migrants cambodgiens ont été maltraités en Thaïlande.
ADHOC a coopéré avec le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et ministre de l'Intérieur pour sauver et rapatrié 164 victimes.
L'association a exhorté le gouvernement cambodgien et les responsables des ambassades du Cambodge dans les pays étrangers d'être plus conscients et plus attentifs aux Cambodgiens qui travaillent en Thaïlande.

Photo ci-dessous: un soldat thaïlandais

Thai_coup_soldier.jpg

 

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 04:54

Un article de Thai Intelligent News

Lien:

http://thaishortnews.wordpress.com/2014/02/02/massive-no-vote-in-todays-general-election-signal-thais-rejection-of-fascist-suthep/

L'unité de contrôle des élections par l'élite, la Commission électorale, n'annoncera pas les résultats de l'élection législative, citant les autres élections pour compenser la réussite du blocage d'environ 10% des votes par le fasciste Suthep. Cependant, lors du comptage dans les bureaux de vote, la presse thaïlandaise rapporte l'importance du nombre de bulletins nuls lors du dépouillement des votes. Le fasciste Suthep, a appelé ceux qui s'opposent aux soi-disant "régime" Thaksin, à boycotter cette élection législative et à se joindre à son appel pour réformer la Thaïlande d'abord en mettant en place un conseil de personnes non élues au pouvoir afin de suspendre la démocratie pendant quelques années. Le vote nul ou "Vote No" comme disent les Thaïlandais, démontre clairement  que ceux qui ne soutiennent pas Thaksin ou Yingluck, ont rejeté les appels à l'abstention du fasciste Suthep. Si les rapports de presse à propos du "Vote No" sont correct, cela signifie que le fasciste Suthep aurait subi une défaite massive et que de nombreux Thaïlandais, qui ne soutiennent ni Thaksin ni Yingluck, appuient cependant la démocratie.

 

Photo ci-dessous: des Thaïlandais faisant la queue pour voter

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 04:42

La Thaïlande, autrefois connue comme le pays du sourire, a remplacé maintenant ce dernier par une grimace permanente.

Un article de Peter Hartcher

Lien de l'article:

http://www.smh.com.au/comment/thailand-elections-opposition-are-democrats-in-name-only-20140204-31z12.html#ixzz2sP0T8XtY


La Thaïlande a passé près de quatre décennies à essayer d'établir une démocratie fonctionnelle.

Mais l'élection de dimanche n'a pas poussée le pays plus près de cet objectif.
La Première ministre de Thaïlande, Yingluck Shinawatra, 46 ans, première femme chef d'Etat de ce pays, a accepté d'organiser une élection anticipée afin de répondre à l'accusation [du Parti Démocrate] comme quoi son gouvernement était illégitime.
Le Parti Démocrate de l'opposition avait réclamé cela et avait bloqué les intersections de Bangkok pendant des mois pour montrer sa colère mais, a bizarrement refusé de participer à l'élection organisée afin de régler la question.
L'image la plus révélatrice de l'élection a été la vue de militants de l'opposition cadenassant les portes des bureaux de vote afin de les fermer pour empêcher les citoyens de voter.

Selon la Commission électorale de Thaïlande, environ un bureau de vote sur 10 a été bloqué par l'opposition.
Le Parti Démocrate a refusé de participer à l'élection parce qu'il prétendait qu'elle était illégitime, et affirmait qu'elle était illégitime parce qu'il n'y participait pas. "C'est un argument circulaire,'' explique un expert de la politique thaïlandaise, le professeur Andrew Walker de l'ANU.
Alors pourquoi le Parti Démocrate refuse-t-il de participer à l'élection?
Tout simplement parce qu'il ne peut pas gagner. Il n'a pas gagné une élection depuis deux décennies.

Ce parti de l'élite des villes, soutenu par la hiérarchie militaire, n'a aucune idée de la façon de rivaliser avec le Parti Pua Thai de Yingluck, le parti des agriculteurs et les masses rurales dans un pays où 40 pour cent de la population active travaille la terre.
"Le Parti Démocrate a été incapable de répondre aux changements fondamentaux qui sont intervenus dans cette Thaïlande rurale qui souhaite une hausse de ses revenus", explique Walker. "Il utilise donc toutes les autres tactiques possible afin d'obtenir le pouvoir''.
C'est le problème fondamental. La moitié du système politique thaïlandais refuse de respecter la volonté du peuple. Le Parti Démocrate est un parti profondément antidémocratique. Il a organisé le blocus de la capitale afin de perturber le gouvernement et d'éliminer Yingluck Shinawatra.
Le Parti Démocrate exige qu'elle remettre le pouvoir à un ''conseil populaire'' non élu. Yingluck ne peut pas convoquer le Parlement en raison d'une loi qui exige qu'au moins 95 pour cent des sièges soient occupés. En perturbant l'élection, le Parti Démocrate a refusé au parlement ce minimum pour fonctionner.
Yingluck reste cependant la Première ministre par intérim et va tenter de relancer l'élection dans les zones bloquées où 6 millions de Thaïlandais ont été privés de leur droit de vote.
Huit années de troubles politiques, qui représentent la dernière convulsion d'un dysfonctionnement démocratique de 40 ans, doivent se poursuivre. 

Une des grandes questions est de savoir si, à Bangkok, l'armée fera un coup d'Etat, comme elle l'a fait 18 fois depuis l'établissement de la monarchie constitutionnelle en Thaïlande en 1932.
Les experts ne s'accordent pas sur cette question, cependant, il y avait un consensus de ces experts pour dire qu'un coup d'Etat était impossible juste avant que l'armée ne prenne le pouvoir en 2006. Même si elle n'organise pas de coup d'Etat, l'armée possède toujours un énorme pouvoir dans les coulisses.

Le gouvernement de Yingluck serait en négociation secrète avec d'anciens officiers supérieurs de l'armée pour tenter de trouver une solution.
"Le point faible de la Thaïlande est la politique," a déclaré un ancien gouverneur de la banque centrale du pays, Pridiyathorn Devakula. ''Si nous avions la stabilité politique, nous serions en avance sur les autres pays de l'ASEAN. Mais c'est un gros "si". Malheureusement pour un pays si bien doté et huitième plus grand partenaire commercial de l'Australie, cela semble un espoir de plus en plus désespéré." [...]

Photo ci-dessous: Abhisit Vejjajiva, le dirigeant de l'antidémocratique Parti Démocrate

Abe

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Published by liberez-somyot
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