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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 11:45

Comme le jour des élections se rapproche en Thaïlande, les partisans de la Première ministre Yingluck Shinawatra promettent de la défendre

Un reportage de David Eimer à Khon Kaen

Lien de l'article:

http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/asia/thailand/10606562/Thai-red-shirts-leader-says-Its-time-to-get-rid-of-the-elite.html

Vêtu d'un béret rouge, d'une veste de combat et de lunettes de soleil, Ko Tee ressemble à un cliché d'un révolutionnaire des années 1970. Il rassemble des militants en colère sous son commandement.
Mais avec des milliers de Chemises rouges, il n'est pas là pour renverser un gouvernement, c'est en fait tout le contraire. Ko Tee se prépare à monter sur les barricades pour sauver la Première ministre de Thaïlande, Yingluck Shinawatra, des manifestants anti-gouvernementaux qui ont bloqués des quartiers de Bangkok et qui essaient de renverser le parti Pua Thai au pouvoir.
A quelques jours de l'élection générale convoquée par Yingluck dans une tentative pour calmer les protestations, ses partisans les plus fidèles se préparent au pire.
"C'est déjà une guerre, mais jusqu'à présent, il s'agit d'une guerre sans armes", a déclaré Ko Tee. "S'il y a un coup d'Etat ou une annulation de l'élection, alors cela deviendra certainement une guerre armée."
Si quelqu'un doutait de la réalité de l'abîme dans lequel la Thaïlande se trouve, Ko Tee, qui a été accusé d'avoir orchestré des attaques à la grenade contre des marches anti-gouvernementales dans la capitale thaïlandaise, en est la preuve vivante.

"Je veux qu'il y ait beaucoup de violence pour mettre fin à tout cela", dit-il. "J'en ai marre des discours. Il est temps de nettoyer le pays, pour se débarrasser de l'élite, de la totalité d'entre eux."
Neuf personnes sont déjà mortes et des centaines d'autres blessées l'ors d'affrontements à petite échelle entre les chemises rouges et leurs adversaires depuis que la phase actuelle des manifestations anti-gouvernementales a débuté en Novembre.
Maintenant, il y a des signes croissants comme quoi ces attaques ne seraient que le prélude d'un conflit qui pourrait être beaucoup plus meurtrier que les affrontements entre les Chemises rouges et l'armée à Bangkok en 2010 lors desquels 90 personnes ont été tués.
Avec le Parti Démocrate d'opposition boycottant les élections du 2 février, pour la raison qu'il sait qu'il perdra presque certainement avec une marge importante, et la Cour constitutionnelle déclarant que l'élection pouvait être légalement reportée, la Thaïlande est amèrement divisé selon des lignes politiques et de classe qui menacent de submerger sa fragile démocratie.
Ces divisions opposent les populations rurales pauvres du Nord et du Nord-est du pays, qui soutiennent massivement le Pua Thai, à la classe moyenne métropolitaine , la classe dirigeante traditionnelle et les partisans du Parti Démocrate dans leur fief du Sud de la Thaïlande[...]
Alors que les forces anti-Thaksin, connues sous le nom de Chemises jaunes, ont maintenu leur présence dans les rues , une mentalité de siège s'est emparée des différentes organisations chemises rouges, presque toutes convaincues que Yingluck va subir le même sort que son frère .
La Thaïlande a subie 18 coups d'État ou tentatives de coups depuis la fin du règne de la monarchie absolue en 1932, et les Thaïlandais savent que les leaders de la contestation veulent que l'armée intervienne une fois de plus pour résoudre la crise actuelle.
"Je pense qu'il y aura un coup d'Etat. C'est la seule façon pour l'élite de se maintenir au pouvoir", explique Sabina Cha, un leader chemise rouge de la province de Khon Kaen située dans le Nord-est de la Thaïlande.
Une telle intervention provoquerait un soulèvement de masse des chemises rouges.
"S'il se produisait un coup d'Etat, j'irais à Bangkok bien sûr et me battrait", a déclaré Phutthiphong Khamhaengphon, le chef de la sécurité pour les Chemises rouges de Khon Kaen. "Des millions d'entre nous iront se battre. Nous nous battrons de nombreuses manières différentes et, si nécessaire, ce sera comme la lutte du Vietcong contre les Américains au Vietnam, une guerre de guérilla."
Le soutien à Yingluck est si profonds dans le Nord-est, où près d'un tiers des 67 millions de Thaïlandais vivent et Pua Thai détiennent presque tous les sièges du Parlement.
Dans les villages de riziculteurs de la région, Thaksin reste un héros. "Avant Thaksin, les gens de la campagne étaient oubliés", explique Tongkoon Tongmee, un agriculteur de 55 ans, dans l'ouest de Khon Kaen.

Photo ci-dessous: Ko Tee

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 09:42

DECLARATION
du porte-parole de la Haute Représentante de l'Union Européenne Catherine Ashton sur les prochaines élections en Thaïlande
Bruxelles, le 30 Janvier 2014
Le porte-parole de Catherine Ashton, la Haute Représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission, a fait la déclaration suivante aujourd'hui:
"La Haute Représentante déplore la recrudescence de la violence en Thaïlande et continue d'exhorter toutes les parties à s'engager dans un dialogue politique pour résoudre les différences, à respecter le processus démocratique et à faire respecter la primauté du droit.
Bien que nous respections le fait que cela soit une question qui doit être résolue par le peuple thaïlandais, la Haute Représentante est préoccupée par les actions qui sapent le cadre démocratique de la Thaïlande: le peuple thaïlandais devrait être aussi libre d'exercer son droit démocratique de voter que d'exprimer son droit à manifester pacifiquement.
En cette période difficile pour la Thaïlande, il est essentiel d'éviter une détérioration de la situation. La Haute Représentante appelle tous les acteurs à la plus grande retenue. L'avenir de la Thaïlande est sous la responsabilité partagée de toutes les parties. Seul un véritable dialogue entre les autorités et l'opposition en vue de trouver une solution politique durable, fondée sur des principes démocratiques dans le cadre constitutionnel offre une voie à suivre."

Lien:

http://www.eeas.europa.eu/statements/docs/2014/140130_02_en.pdf

UNION-EUROPEENNE.jpg

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 05:13

Prachatai rapporte la libération d'un condamné saoudien pour crime de lèse majesté.

"Ibrahim A." a été libéré "la semaine dernière après avoir bénéficié d'une grâce royale." Il s'agit d'un cas dont PPT avait entendu parler, mais n'avait pas eu de sources suffisantes pour écrire un article. Prachatai explique qu'il "a été condamné à deux ans de prison pour avoir publié des rumeurs sur la santé du roi sur le forum internet d'un investisseurs en août 2010."
Ibrahim, âgé de 42 ans, et sa famille font face à un avenir sombre. Les autorités sont maintenant sur ​​le point de l'expulser et le mettre sur liste noire, ce qui l'empêchera définitivement de revoir sa femme et son fils en Thaïlande. Son épouse thaïlandaise explique que les "liens fragiles entre la Thaïlande et l'Arabie saoudite" [en raison de l'affaire non résolue des bijoux saoudiens et des meurtres qui ont suivi], il sera presque impossible pour elle d'enregistrer leur certificat de mariage et de rester avec lui dans ce pays du Moyen-Orient ...".
Sa femme observe : "Cela semble injuste. Nous devons nous séparer, même si le crime qu'il a commis n'a tué personne. Il n'avait pas l'intention de commettre un crime. Le roi l'a gracié, mais l'immigration exige qu'il quitte la Thaïlande."
Ibrahim était auparavant un investisseur et quand il a posté sur le forum internet d'un des investisseurs d'une société de valeurs mobilières, la société a déposé une plainte à la police.
Le Tribunal de première instance de mars 2012 avait jugé Ibrahim coupable de violation de l'article 112 du Code criminel, la lèse-majesté, et de l'article 14 de la loi sur la cybercriminalité et l'a condamné à deux ans de prison. En août 2013, la Cour d'appel a confirmé la décision et ne lui a pas accordé la libération sous  caution. Sa famille et lui-même ont alors décidé de demander une grâce royale. Il a obtenu sa grâce, le 22 Janvier 2014. Il a été libéré, mais pour être plus tard placé sous la garde de la police de l'immigration. Il est maintenant libéré sous caution.
Prachatai ajoute: "Il y a au moins deux autres cas de lèse-majesté impliquant des rumeurs sur la santé du Roi."
Sources:

http://prachatai.com/english/node/3843

et

http://politicalprisonersofthailand.wordpress.com/2014/01/30/lese-majeste-convict-released/

 

Photo ci-dessous: Ibrahim et sa famille

Ibrahim.jpg

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 16:35

Un article de Thomas Fuller du New York Times

Lien de l'article:

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BANGKOK - Avec une sonnette installée dans sa maison pour appeler ses serviteurs et un titre royal qui aide à lui obtenir les tables de choix dans les restaurants de Bangkok, Malinee Chakrabandhu est une véritable membre de l'aristocratie thaïlandaise.
Elle se décrit elle-même comme le "mouton noir" de sa famille, une championne des élections à un moment où nombreux sont ceux, parmi les classes supérieures de la Thaïlande, qui appellent à la chute du gouvernement et la suspension de la démocratie.
"Ma fille voudrait me faire taire," a déclaré Malinee, 66 ans, lors d'une interview dans son salon, décoré avec des photos du roi de Thaïlande et d'autres membres de la famille royale. "Je lui ai répondu: "Si tu ne te soucies pas des gens pauvres, c'est très bien. Tu peux rester avec les riches."
La crise politique prolongée de Thaïlande, si grave que certains analystes mettent en garde contre une guerre civile, est une lutte de pouvoir entre un mouvement politique qui a remporté toutes les élections depuis 2001 et une opposition qui prétend que le parti au pouvoir représente une "dictature de la majorité". Les deux côtés disent que si les élections ont lieu dimanche comme prévu, le parti au pouvoir gagnera presque certainement à nouveau.
D'une manière générale, la crise a également polarisé le pays entre le nord et le sud, entre les anciens et les nouveaux riches et entre Bangkok et les provinces.
Mais au niveau des Thaïs en tant qu'individus, l'éclatement de la société est plus complexe et plus personnelle. Les batailles politiques font rage au sein des familles, entre les patrons et leurs employés, dans les salles de classe de l'université et parmi les membres des organismes gouvernementaux.
Même les familles au sommet de la hiérarchie politique du pays font scission. Abhisit Vejjajiva, le chef du Parti Démocrate de l'opposition, est allié avec les manifestants et appelle au boycott des élections de dimanche prochain. Son cousin Suranand Vejjajiva est un haut conseiller de la Première ministre Yingluck Shinawatra, dont le parti se bat pour s'assurer que les élections puissent se tenir.
Malinee raconte qu'elle a vécu beaucoup de turbulences en Thaïlande, y compris un certain nombre de coups d'Etat militaires, et, selon elle, l'impasse actuelle est "la pire situation que j'ai vu dans ma vie."
Les passions politiques ont provoqué une querelle au sein de sa famille et elle-même a bloquée ses quatre sœurs sur les médias sociaux. Elle est aussi assiégée par les critiques des adversaires du gouvernement.
Quand un article sur Malinee a paru la semaine dernière dans une publication qui soutient les manifestants, les lecteurs ont publiés des centaines de commentaires désobligeants et mordants. Dans un pays réputé pour l'étiquette et la politesse, de telles invectives contre un membre de la famille royale élargie étaient autrefois impensable, maintenant cela illustre à quel point la civilité du discours public a plongé en Thaïlande. Les manifestants de tous bords ont, au cours de ces dernières années, librement utilisé des épithètes grossières, souvent sous les acclamations de la foule.
Malinee, une descendante directe de Rama IV, un roi du 19ème siècle, affirme que les manifestants l'ont conduite à prendre des positions plus publiques au sujet de ses idées.
Elle a éprouvé du ressentiment quand les manifestants ont bloqué certaines parties de la ville. "Les rues sont aussi à nous", explique-t-elle. Elle est furieuse contre le chef de la protestation, Suthep Thaugsuban, qui a dit que quiconque était en désaccord avec lui devait quitter la ville.
Suthep a promis de faire obstacle aux élections et veut remplacer le Parlement élu du peuple par un conseil non élu qui organiserait la "réforme" du pays. Malinee décrit ce conseil non élu comme un "conseil de chiens".
La semaine dernière, elle a été interviewé par la télévision et s'en est pris aux manifestants qui cherchent à supprimer les élections, les qualifiant de "voleurs avides de pouvoir".
"Nous voulons voter, nous sommes tous des êtres humains ici," explique-t-elle lors de l’interview. "Tout le monde devrait être égal, les vendeurs de rue et moi, tout le monde."
Malinee, dont le titre de noblesse est Mom Rajawongse, une estimée et signifiante preuve d'ascendance royale, a un style personnel décomplexé qui a attiré l'attention sur elle lors des soirées de cocktail à Bangkok. Lors de l'entrevue [avec Thomas Fuller du New York Times], elle portait un T-shirt arborant "Respectez mon vote".
Les divisions parmi d'autres grandes familles apparaissent à ​​la télévision et sur ​​les médias sociaux. Dimanche dernier, après que des manifestants aient empêché plusieurs centaines de milliers d'électeurs d'aller voter, Ongart Klampaiboon, le dirigeant adjoint du Parti Démocrate, a déclaré aux journalistes que la position du gouvernement à propos des élections était "irréaliste" et dit que le vote était un "déchet". Quelques heures plus tard, son frère, Sirote Klampaiboon, un éminent érudit avec des vues diamétralement opposées, est allé à la télévision pour dénoncer le blocage du vote comme étant du "banditisme politique" et a affirmé que l'élection serait la "victoire des gens ordinaires qui sont contre les règle de la foule."
Les querelles au sein de la famille de Malinee sont, à certains égards, plus frappants, car les points de vue de la famille royale élargie sont rarement abordés en Thaïlande, en partie à cause d'une loi [la loi de lèse-majesté], interprétée largement par les tribunaux au cours de ces dernières années, qui impose une peine d'emprisonnement pour toute personne qui "diffame, insulte ou menace" les membres les plus anciens de la monarchie.
Seul un membre de la famille royale directe a pris publiquement parti dans la crise politique. La Princesse Chulabhorn Walailak, la plus jeune fille du Roi Bhumibol Adulyadej, a posté des photos d'elle portant ce qui semblait être l'ornementation rouge-blanc-bleu favorisée par les manifestants. Un hebdomadaire l'a appelée la "princesse de la grande masse du peuple", une référence à un slogan des manifestants.
Dans le cas de Malinee, cette dernière reste fermement ancrée dans l'aristocratie, à certains égards. Elle parle avec enthousiasme au sujet du roi et est une fervente partisane du prince héritier Maha Vajiralongkorn. Sa fille, qui travaille pour l'entreprise qui importe des voitures Ferrari en Thaïlande, a épousé un membre de la famille Bhirombhakdi, qui possède la plus ancienne brasserie du pays (Singha) et a de nombreuses connexions avec le palais. Une membre de la famille Bhirombhakdi (Chitpas Bhirombhakdi, l'héritière Singha) est une dirigeante de la protestation.
Malinee, dont le surnom est Yingmud, affirme avoir obtenu ses attitudes "libérales" de son défunt père, le prince Chakrabandh Pensiri, un musicien, proche ami du roi Bhumibol, qui a composé des chansons avec lui.
Dans le code couleur de la crise politique en Thaïlande, Malinee se définie comme rouge, tandis que le reste de sa famille est jaune.
Les rouges sont souvent considérés comme des partisans du parti fondé par le frère de la Première ministre, Thaksin Shinawatra, lui-même ancien Premier ministre, qui a été renversé par un coup d'Etat militaire de 2006. Mais la définition est en train de changer, et Malinee interprète le rouge comme la couleur des combattants pour la justice et le soutien aux Thaïlandais les plus pauvres.
Etre "jaune" en Thaïlande signifie traditionnellement soutenir fermement la monarchie. Maintenant, cependant, cela en est venu à signifier une méfiance générale de la démocratie électorale par ceux qui se sentent piétinés par la majorité.
Malinee explique qu'elle ne connait pas Thaksin, à part deux rencontres lors d'événements publics, mais qu'elle le loue pour avoir introduit des mesures visant à aider les gens à bénéficier des soins de santé universels. Quant aux allégations selon lesquelles Thaksin aurait élevé le niveau de corruption dans le pays, Malinee explique que la corruption généralisée était répandue bien avant qu'il ne devienne Premier ministre en 2001.
"Et quand vous l'avez expulsé du pouvoir, la corruption est restée", a-t'elle-dit à la télévision la semaine dernière.

Photo ci-dessous: Malinee Chakrabandhu portant un T-shirt sur lequel est écrit "Je soutiens le Prince Héritier"

MalineeChakrabandhu

Photo ci-dessous: Une couverture du magasine ASTV du dirigeant des Chemises jaunes, Sonthi Limtongkul, remerciant la Princesse Chulabhorn Walailak, la fille benjamine du Roi, pour son soutient au mouvement de Suthep Thaugsuban

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Photo ci-dessous: la Princesse Ubol Ratana Rajakanya, fille ainée du Roi, a publié récemment sur sa page facebook plusieurs photos d'elle habillée en rouge avec le poing levé

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 12:21

Les partisans de la Première ministre Yingluck Shinawatra affirment qu'elle peut mettre en place son gouvernement à Chiang Mai si l'armée prend le pouvoir à Bangkok et qu'ils sont prêts à résister à toute tentative de coup d'Etat par l'armée.
Le militant chemise rouge, Mahawang Kawang, est sûr que le mouvement est assez grand pour contester l'armée.
"Nous n'avons pas peur. Tous les groupes chemises rouges vont s'unir. Nous sommes prêts à sacrifier nos vies", explique Kawang, qui est président de l'association des anciens élèves de l'école Yupparaj à Chiang Mai où Yingluck était étudiante auparavant.
"Il est probable que le gouvernement gagnera à Chiang Mai. Nous pouvons vaincre les blindés de l'armée parce que nous sommes les plus nombreux," ajoute Kawang.

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Depuis la répression contre les chemises rouges à Bangkok en 2010 par l'ancien gouvernement d'Abhisit Vejjajiva et de Suthep Thaugsuban, des milliers de villages dans le nord et le nord-est de la Thaïlande se sont proclamés "villages rouges".
Le partisan du gouvernement, Pichit Tamoon, qui est le secrétaire général du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (UDD) pour Chiang Mai, a déclaré: "Nous avons les forces de police de notre côté et, avec le nord-est, nous avons le soutien de 37 provinces. Yingluck va gagner."

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L'organisateur chemise rouge, Supon Fumuljaroen, un ancien camarade de classe de Thaksin, est maintenant vice-président de l'UDD dans la province de Chiang Mai. Ils sont tous deux originaires de la petite ville de San Kamphaeng, à quelques kilomètres de la ville de Chiang Mai.
Supon, qui est un ancien policier, explique: "La majorité des chemises rouges aiment vraiment l'idée d'un Etat séparé. S'ils font un coup d'Etat, alors nous pourrions vivre sans Bangkok".

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Selon Pinkaew Laungaramsri, une sociologue de l'Université de Chiang Mai, la fracture nord-sud signifie que la Thaïlande est en train de se disloquer.
"Si le gouvernement est renversé alors Yingluck sera invitée à mettre en place un gouvernement ici à Chiang Mai," explique-t-elle.
Cependant, selon Pavin Chachavalpongpun, un analyste de l'Asie du Sud-est à l'Université de Kyoto, l'état de rupture était possible, mais que, sans reconnaissance internationale, il était peu probable.
Dix personnes ont été tuées depuis le début des manifestations en Novembre (quatre Chemises rouges, trois policiers et trois Chemises jaunes).
Le 22 janvier dernier, Kwanchai Praipana, un chef de file du mouvement des chemises rouges, a été grièvement blessé après qu'un tireur non identifié ait ouvert le feu alors qu'il était assis à lire un journal devant sa maison. Juste un jour plus tôt, il avait averti qu'une "lutte" à l'échelle nationale serait à craindre si l'armée faisait un autre coup d'Etat.
Un rapport récent du Bangkok Post a affirmé que les réseaux souterrains des Chemises rouges avaient stocké des armes. Mais quand le South China Morning Post a demandé aux Chemises rouges s'ils avaient des armes, ces derniers ont donné des réponses mitigées.
Kamsai Audomsi, le dirigeant de l'UDD pour San Khamphaeng, a déclaré: "Nous ne pouvons pas dire ce que nous préparons. Nous ne pouvons pas parler d'armes ni dire si nous en avons ou non."
L'organisateur de l'UDD, Tamoon, explique: "Nous n'avons pas d'armes, mais nous avons la police de notre côté."
Si un coup d'Etat se produisait, beaucoup de Chemises rouges de l'UDD pensent que les militaires de rang intermédiaire basés dans le nord refuseraient d'obéir aux ordres.

Source:

http://www.scmp.com/news/asia/article/1416916/red-shirts-ready-resist-thai-army-coup-set-capital-chiang-mai

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 09:44

Un article de PPT (Political Prisoners in Thailand)

Lien de l'article:

http://politicalprisonersofthailand.wordpress.com/2014/01/29/courts-and-independent-agencies-dont-want-democracy/


Beaucoup de lecteurs se souviennent que les tribunaux étaient lents et laxistes pour les Chemises jaunes quand ils enfreignaient la loi mais qu'ils ont emprisonnés les Chemises rouges aussi vite qu'ils le pouvaient. Ce sont ces doubles normes qui ont motivé beaucoup de Chemises rouges à protester.
Ca recommence. Le journal Nation rapporte que:
"La Cour pénale a refusé d'approuver la demande du Département des enquêtes spéciales (DSI) de mandats d'arrêt à l'encontre du secrétaire général du Comité pour la Réforme Démocratique Populaire, Suthep Thaugsuban, et de 15 autres leaders de la contestation, pour violation du décret d'urgence.
Le tribunal a déclaré que le directeur général du DSI, Tarit Pengdith ainsi qu'un enquêteur de la police n'ont pas réussi à apporter suffisamment de preuves pour soutenir leur demande.
La demande du DSI cite 16 dirigeants du PDRC soupçonnées d'actions qui violent le décret d'urgence. Lien: http://www.nationmultimedia.com/politics/Court-refuses-to-issue-arrest-warrants-against-Sut-30225469.html "
Ce langage est une réplique de l'absurdité juridique dont ils faisaient preuve quand les dirigeants du PAD enfreignait également la loi sans limite.
Là où le "pas assez de preuves" n'est jamais un problème, c'est quand la Commission nationale anti-corruption (NACC) politisée se met au travail. Le Bangkok Post rapporte que la Première ministre Yingluck Shinawatra va devoir se battre pour une affaire devant la NACC.

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Elle est citée comme disant qu'elle "espère de l'équité de la part de l'agence anti-corruption" (lien: http://www.bangkokpost.com/news/politics/392153/yingluck-ready-to-defend-rice-scheme).

Nous espérons avoir tort, mais notre première réaction est: Ha! Peu de chance!
La NACC a décidé "d'enquêter sur le fait supposé que la Première ministre par intérim n'aurait pas changé ses plans [d'aide aux riziculteurs] en dépit des avertissements comme quoi cela aurait causé une énorme perte d'argent". Peut-être qu'ils devraient revenir en arrière et enquêter sur tous les politiciens qui étaient en charge lorsque la crise a frappé l'Asie (NDT celle de 1997)? Peut-être qu'ils pourraient enquêter sur Suthep pour les pertes sur ses transactions foncières corrompues?
L'idée derrière l'enquête de la NACC est de le faire rapidement et de manière sale afin d'obtenir sa destitution.
La grande idée semble être de conserver la direction des manifestants antidémocrates hors de prison pour qu'ils puissent continuer à mobiliser les sudistes et quelques autres dans les rues, avec quelques manifestations importantes de temps en temps, afin de maintenir la pression le temps que les tribunaux et organismes "indépendants" puissent organiser le renversement du gouvernement.

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 03:45

Frustrés par la contestation antidémocratique qui a fermé les écoles, de nombreux étudiants se sont réunis pour une veillée aux chandelles en demandant aux manifestants de respecter leur avenir.
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Des groupes d'élèves et d'étudiants se sont réunis dans le quartier de Phra Nakhon à Bangkok le soir du 25 janvier, pour demander la paix et le respect de leur avenir, après que de nombreuses écoles aient été fermées en raison de la protestation menée par le Comité pour la Réforme Démocratique Populaire (PDRC) dirigée par Suthep Thaugsuban.
La veillée a été suivi par des étudiants et des élèves de différentes, universités, écoles et collèges de Bangkok tels que l'école Bavorn Niwet, l'école du Wat Rajabopit, l'Université Bansomdejchaopraya Rajabhat , l'Université Phranakhon Rajabhat et l'Université Thammasat.
Un certain nombre de résidents locaux ont également rejoint l'événement par solidarité.
Certains élèves ont écrit sur ​​des tableaux blancs afin d'exprimer leur frustration face à la crise politique en cours tandis que d'autres ont entassés leurs manuels sur le sol pour symboliser leur incapacité à suivre les cours.

Ils ont ensuite allumés des bougies ensemble pour symboliser la paix et ont réclamés que l'élection du 2 février aille de l'avant.
Source:

http://www.khaosod.co.th/en/view_newsonline.php?newsid=TVRNNU1EazVPRGszTUE9PQ%3D%3D&sectionid=TURFd01BPT0%3D

 

 

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 03:41

Des gardes de la manifestation ont voulu fouiller le sergent major Kongphet Phetkanha. Celui-ci a refusé. Il a alors été violemment pris à parti par des manifestants et avait tiré une fois pour se défendre, blessant l’un d’entre eux. Il a ensuite été passé à tabac et gravement blessé. Sur la photo ci-dessous, on peut voir un manifestant lui donner un coup de pied alors qu'il est transporté, inconscient et la tête ensanglantée, à l'hôpital:

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 11:02

Thaïlande: un moine bouddhiste leader des manifestants, devoir ou sacrilège?

Sur scène devant des manifestants à Bangkok, un moine drapé dans sa robe safran exhorte ses "guerriers" à combattre un pouvoir au "coeur noir".

Un engagement public inhabituel dans une Thaïlande profondément bouddhiste où certains jugent primordial que les religieux observent une stricte neutralité politique.

Depuis trois mois, le gouvernement de la Première ministre Yingluck Shinawatra est dans la ligne de mire de militants qui réclament son départ et la fin de l'influence de son frère Thaksin, ancien chef du gouvernement renversé par un coup d'Etat en 2006.

Les protestataires accusent Yingluck d'être une marionnette du milliardaire haï. Et rejettent les élections législatives prévues dimanche.

Dès les premiers jours du mouvement à l'automne, Luang Pu Buddha Issara, 58 ans, est apparu aux côtés du principal meneur, Suthep Thaugsuban, organisant des prières ou prenant la parole sur scène, l'ancien député assis à ses pieds en signe de respect.

Et depuis le lancement de l'opération de "paralysie" de Bangkok le 13 janvier, le moine est même en charge du campement de Chaeng Wattana, l'un des sites installés aux carrefours stratégiques de la capitale.

"Ce gouvernement dirigé par la famille Shinawatra, le frère et la soeur Shinawatra, n'a aucune morale, aucune éthique, ils sont corrompus, ils permettent la corruption et mentent tous les jours", explique à l'AFP le moine qui a également publiquement dénoncé de récents scandales de moines impliqués dans des affaires de corruption ou de drogue.

"La sphère religieuse a le devoir de dire à la sphère civile ce qu'elle doit ou ne doit pas faire", poursuit-il pour justifier son engagement politique.

Mais sa démarche est loin de faire l'unanimité et le moine fait même l'objet d'une plainte de l'Association des bouddhistes de Thaïlande.

"Les moines peuvent avoir des sentiments personnels mais l'expression politique (leur) est interdite", martèle Sathien Wipornmaha, responsable de cette ONG, qui l'accuse de détruire "l'image du bouddhisme".

Mise en garde restée lettre morte

Même son de cloche du côté du Bureau national du bouddhisme, organisme officiel chargé de surveiller le comportement des moines.

"Les moines ne peuvent pas s'engager en politique", insiste son directeur Nopparat Benjawattantnun, qui a écrit au responsable religieux de la province de Nakhon Pathom, dont dépend Buddha Issara, pour que le moine soit mis en garde. "Mais il n'a pas arrêté" son action, constate-t-il.

Dans un pays où 95% des habitants sont des bouddhistes pratiquants, l'un des taux les plus élevés du monde, beaucoup pensent que les dizaines de milliers de moines doivent se tenir à l'écart de la politique partisane.

La participation de moines à des mouvements politiques ou sociaux n'est malgré tout pas une première.

Par exemple en 2010, des dizaines de religieux avaient participé aux côtés des "chemises rouges" pro-Thaksin à l'occupation du centre de Bangkok pendant deux mois pour réclamer la démission du gouvernement de l'époque, dont Suthep était vice-Premier ministre.

Certains avaient même été arrêtés au dernier jour du mouvement, marqué par un assaut sanglant de l'armée.

"Même si en théorie les moines sont apolitiques, en pratique, quand vous regardez sous la surface, il y a toutes sortes de politiques", explique ainsi Duncan McCargo, de l'université britannique de Leeds.

"Ce qui est inhabituel ici, c'est un moine de premier plan qui ne joue pas seulement un rôle de soutien", souligne-t-il, doutant que le moine fasse l'objet de la moindre sanction.

Malgré les critiques, le moine n'a pas perdu le soutien de ses fidèles, dont certains l'ont suivi jusqu'à Bangkok depuis son temple de Nakhon Pathom, comme Mayurachat Manothai.

"Le secteur laïc avait des problèmes, alors (Buddha Issara) devait aider", insiste la manifestante de 75 ans, après un discours du moine entouré d'une dizaine de gardes du corps avec gilets par balle et lunettes noires.

"Il y a deux leaders que les manifestants respectent. Suthep et moi", explique Buddha Issara.

"Si l'un d'entre nous est abattu, une foule massive sortira dans la rue, et ce sera une excuse pour le gouvernement pour utiliser la force", assure-t-il, alors qu'un meneur du mouvement a été abattu dimanche.

"Nous resterons assis ici (...). Nous voulons la victoire du pays", dit-il, sans donner de signe de compromis à l'approche du scrutin.

Source:

http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Thailande-un-moine-bouddhiste-leader-des-manifestants-devoir-ou-sacrilege-2014-01-28-1097536

Photo ci-dessous: Luang Pu Buddha Issara

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 03:57

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Cambodge, Koy Kuong, a rejeté hier l’accusation du chef du Comité populaire de réforme démocratique, Suthep Thaugsuban, concernant une attaque contre des manifestants anti-gouvernementaux thaïlandais.

“Suthep Thaugsuban a été cité par des médias thaïlandais que l’attaque contre des manifestants anti-gouvernementaux thaïlandais aurait été liée à des hommes armés cambodgiens. Je tiens à rejeter totalement ce commentaire”, a dit Koy Kuong.

“C’est une exagération et une accusation stupide”, a-t-il souligné.

Selon le porte-parole, il s’agit de la deuxième fois que les médias thaïlandais ont publié de fausses informations sur le Cambodge. La première fois, c’était le 22 janvier dernier quand ils ont cité un haut responsable de la marine affirmant que beaucoup de travailleurs cambodgiens étaient entrés en Thaïlande pour participer à la manifestation contre la protestation anti-gouvernementale thaïlandaise à Bangkok, mais le ministère thaïlandais des Affaires étrangères lui-même a rejeté cette information.

Jusqu’à présent, les travailleurs cambodgiens en Thaïlande ont bien travaillé pour leurs entreprises respectives, et l’Ambassade du Cambodge à Bangkok ainsi que le Consulat général du Cambodge à Sa Kaeo ont également recommandé à tous les travailleurs de s’éloigner de la manifestation, non seulement à Bangkok, mais aussi dans d’autres provinces.

Par C. Nika, AKP Phnom Penh, le 28 janvier 2014

http://www.akp.gov.kh/fr/?p=10484

Photo ci-dessous: Koy Kuong

koy-kuong1.jpg

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