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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 09:50

Un article de Thomas Fuller du New York Times

Lien de l'article:

http://www.nytimes.com/2014/02/02/world/asia/gun-battle-in-bangkok-escalates-election-protest.html?_r=0


BANGKOK - Au moins six personnes ont été blessées samedi dans une fusillade déclanchée par les manifestants qui cherchent à bloquer la distribution des bulletins de vote à Bangkok contre les futurs électeurs exigeants que les manifestants cessent leurs tentatives d'obstruction des élections nationales de dimanche.
Après trois mois d'une campagne de provocation par des manifestants afin de renverser le gouvernement de la Première ministre Yingluck Shinawatra, le choc samedi semblait cristalliser la lutte de pouvoir qui se joue dans les rues de Bangkok.
Ignorant les appels des États-Unis et de l'Union européenne, qui exigent le respect du processus démocratique, et attisant la colère de nombreux Thaïlandais désireux de voter - les manifestants ont bloqué la distribution des bulletins de vote et des urnes dans certaines parties de Bangkok et du Sud de la Thaïlande, un bastion de l'opposition. La fusillade de ce samedi présage sans doute des heurts au cours de cette journée de dimanche. Les manifestants vont tenter d'empêcher les électeurs de se rendre aux bureaux de vote. En dépit des affirmations répétées du leader du mouvement, Suthep Thaugsuban, qui prétend que ses partisans se battent "sans armes", les images, largement diffusées sur l'internet, montrent qu'ils disposent d'une vaste panoplie d'armes à feu.
Bien qu'ils ne représentent qu'une minorité parmi les 65 millions de Thaïlandais, les centaines de milliers de manifestants qui ont défilé à Bangkok depuis le début du mouvement, affirment être à l'avant-garde d'un mouvement social qui souhaiterait réformer la démocratie en Thaïlande. Pour ce faire, cependant, ils prétendent avoir besoin de suspendre la démocratie et de gouverner le pays par l'intérmediaire d'un "conseil du peuple" non élu.
Les dirigeants du mouvement et leurs alliés du Parti Démocrate qui boycottent les élections, sont persuadés que ces dernières seront annulées du fait qu'ils ont empêchés l'inscription des candidats et le vote dans plusieurs circonscriptions. Même si les élections ne sont pas annulées, le processus va durer encore plusieurs mois, le temps de permettre aux électeurs de voter partout dans le pays.
Abhisit Vejjajiva, le chef du Parti démocrate, a affirmé samedi qu'il n'irait pas voter dimanche parce que l'élection était "inconstitutionnelle" et ne permettait pas "d'atteindre l'objectif d'une élection dans un système démocratique". L'ancien Premier ministre, inculpé de "crime" pour son rôle dans la répression sanglante contre les manifestants pro-Thaksin en 2010, est accusé de vouloir s'emparer du pouvoir par des moyens extra-constitutionnels, en cherchant le soutien des élites et des militaires.
Somchai Srisuthiyakorn, un membre de la Commission électorale accusée de complicité avec les manifestants qui s'opposent aux élections, a déclaré à la télévision thaïlandaise samedi que des responsables électoraux locaux avaient démissionné dans le sud de la Thaïlande, et qu'un certain nombre de bureaux de vote seraient fermés dimanche. " Tout peut arriver",a déclaré a conclu Somchai.

Photo ci-dessous: des manifestants antidémocratiques armés

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 15:51

Le bureau de vote de Laksi, à Bangkok, a été pris d'assaut par des gangs d'extrême-droite bouddhiste et des voyous du Parti Démocrate originaires du Sud, afin d'empêcher les gens de voter lors de l'élection de dimanche. Comme les populations locales et les chemises rouges se sont réunis pour exiger l'accès au bureau de vote et aux urnes, les dirigeants du Parti Démocrate, Satit Wong-nongtuay et Sutep Tueksuban, ont envoyés des renforts se précipiter à Laksi. Parmi ces renforts se trouvaient de nombreux voyous armés.

Dans le clip vidéo ci-dessous vous verrez un des voyous de Suthep en cagoule noire tenant un sac de plastique vert et jaune. Il y a un fusil automatique à l'intérieur du sac et le tireur commence à tirer sur les habitants et sur la police:

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 04:19

Hier, le 31 janvier 2014, à Bangkok, une personne qui avait rejoint un rassemblement pour le respect du vote, a été tué par des manifestants du PDRC de Suthep alors qu'il rentrait chez lui. L'homme conduisait une moto et vêtu d'un T-shirt "Respect My Vote". Une voiture, conduite par des voyous du PDRC, l'a alors pris en chasse et a heurté sa moto. L'homme est tombé, s'est cogné la tête contre la route et il est mort. Le conducteur de la voiture a crié: "Ceux qui n'aiment pas le pays méritent de mourir" et s'est enfui.

Homme-assassine.jpg

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 04:17

Déclaration de Reporters sans frontières

La Royal Thai Navy poursuit des journalistes ayant relayé une information de Reuters

Le 18 décembre 2013, Alan Morison et Chutima Sidasathian, respectivement rédacteur en chef et journaliste au sein du site d’information en ligne Phuketwan ont été inculpés pour diffamation.

Reporters sans frontières dénonce avec fermeté l’inculpation de ces deux journalistes. « Nous ne pouvons tolérer que des journalistes soient poursuivis pour n’avoir fait que leur métier en relayant des informations d’intérêt général déjà rendues publiques. Le recours au très controversé Computers Crimes Act pour une affaire de diffamation témoigne du niveau critique de la liberté de l’information dans le pays, et s’apparente à une tentative de musellement. Nous apportons notre soutien aux journalistes, qui risquent jusqu’à cinq ans de prison, et demandons l’abandon immédiat des poursuites judiciaires », a déclaré l’organisation.

La Royal Thai Navy a engagé des poursuites à l’encontre de Alan Morison et Chutima Sidasathian pour avoir relayé le 17 juillet dernier sur le site du Phuketwan, un article de Reuters relatif aux réfugiés Rohinga. L’institution militaire reproche aux deux journalistes d’avoir porté atteinte à sa réputation, et d’avoir violé le Computer Crimes Act. L’article original accusait la Royal Thai Navy de fermer les yeux sur le passage de certains bateaux de réfugiés illégaux contre de l’argent.

Les deux journalistes, qui ont plaidé non coupable, ont été entendus par la police qui a enregistré leurs empreintes digitales. Ils vont être entendus à nouveau le 24 décembre 2013. Ils risquent une amende de 100 000 bath (2 000 euros) et une peine de prison allant jusqu’à cinq ans.

Alan Morison, Australien de 65 ans est rédacteur en chef du Phuketwan, et travaille en collaboration avec divers médias internationaux tels que CNN ou le South China Morning Post. Il a confié à Reporters sans frontières : “Dans ce contexte particulier, qui rend incertain l’avenir de la Thaïlande en tant que démocratie, le moment est vraiment mal choisi par les militaires pour poursuivre en justice des médias à l’aide de lois oppressives. Lorsqu’une branche respectée de l’armée fait le choix de se tourner vers la justice au lieu de régler l’affaire par un simple coup de téléphone ou un communiqué de presse, on peut se demander où va la Thaïlande”.

La problématique des Rohinga, considérés par les Nations Unies comme l’une des minorités les plus persécutées n’est pas nouvelle en Thailande, qui fait face à ces afflux de réfugiés en provenance de Birmanie.

La Thaïlande se situe à la 135ème position sur 179 selon le classement de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières en 2013.

Liens:

http://fr.rsf.org/thailande-la-royal-thai-navy-poursuit-des-23-12-2013,45665.html

http://phuketwan.com/tourism/stop-repressive-assault-press-freedom-thai-government-urged-19657/

http://phuketwan.com/tourism/phuket-defamation-case-british-ambassador-speaks-democracy-rohingya-19651/

 

Photo ci-dessous: Alan Morison et Chutima Sidasathian

Phuketwan-010.jpg

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 11:45

Comme le jour des élections se rapproche en Thaïlande, les partisans de la Première ministre Yingluck Shinawatra promettent de la défendre

Un reportage de David Eimer à Khon Kaen

Lien de l'article:

http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/asia/thailand/10606562/Thai-red-shirts-leader-says-Its-time-to-get-rid-of-the-elite.html

Vêtu d'un béret rouge, d'une veste de combat et de lunettes de soleil, Ko Tee ressemble à un cliché d'un révolutionnaire des années 1970. Il rassemble des militants en colère sous son commandement.
Mais avec des milliers de Chemises rouges, il n'est pas là pour renverser un gouvernement, c'est en fait tout le contraire. Ko Tee se prépare à monter sur les barricades pour sauver la Première ministre de Thaïlande, Yingluck Shinawatra, des manifestants anti-gouvernementaux qui ont bloqués des quartiers de Bangkok et qui essaient de renverser le parti Pua Thai au pouvoir.
A quelques jours de l'élection générale convoquée par Yingluck dans une tentative pour calmer les protestations, ses partisans les plus fidèles se préparent au pire.
"C'est déjà une guerre, mais jusqu'à présent, il s'agit d'une guerre sans armes", a déclaré Ko Tee. "S'il y a un coup d'Etat ou une annulation de l'élection, alors cela deviendra certainement une guerre armée."
Si quelqu'un doutait de la réalité de l'abîme dans lequel la Thaïlande se trouve, Ko Tee, qui a été accusé d'avoir orchestré des attaques à la grenade contre des marches anti-gouvernementales dans la capitale thaïlandaise, en est la preuve vivante.

"Je veux qu'il y ait beaucoup de violence pour mettre fin à tout cela", dit-il. "J'en ai marre des discours. Il est temps de nettoyer le pays, pour se débarrasser de l'élite, de la totalité d'entre eux."
Neuf personnes sont déjà mortes et des centaines d'autres blessées l'ors d'affrontements à petite échelle entre les chemises rouges et leurs adversaires depuis que la phase actuelle des manifestations anti-gouvernementales a débuté en Novembre.
Maintenant, il y a des signes croissants comme quoi ces attaques ne seraient que le prélude d'un conflit qui pourrait être beaucoup plus meurtrier que les affrontements entre les Chemises rouges et l'armée à Bangkok en 2010 lors desquels 90 personnes ont été tués.
Avec le Parti Démocrate d'opposition boycottant les élections du 2 février, pour la raison qu'il sait qu'il perdra presque certainement avec une marge importante, et la Cour constitutionnelle déclarant que l'élection pouvait être légalement reportée, la Thaïlande est amèrement divisé selon des lignes politiques et de classe qui menacent de submerger sa fragile démocratie.
Ces divisions opposent les populations rurales pauvres du Nord et du Nord-est du pays, qui soutiennent massivement le Pua Thai, à la classe moyenne métropolitaine , la classe dirigeante traditionnelle et les partisans du Parti Démocrate dans leur fief du Sud de la Thaïlande[...]
Alors que les forces anti-Thaksin, connues sous le nom de Chemises jaunes, ont maintenu leur présence dans les rues , une mentalité de siège s'est emparée des différentes organisations chemises rouges, presque toutes convaincues que Yingluck va subir le même sort que son frère .
La Thaïlande a subie 18 coups d'État ou tentatives de coups depuis la fin du règne de la monarchie absolue en 1932, et les Thaïlandais savent que les leaders de la contestation veulent que l'armée intervienne une fois de plus pour résoudre la crise actuelle.
"Je pense qu'il y aura un coup d'Etat. C'est la seule façon pour l'élite de se maintenir au pouvoir", explique Sabina Cha, un leader chemise rouge de la province de Khon Kaen située dans le Nord-est de la Thaïlande.
Une telle intervention provoquerait un soulèvement de masse des chemises rouges.
"S'il se produisait un coup d'Etat, j'irais à Bangkok bien sûr et me battrait", a déclaré Phutthiphong Khamhaengphon, le chef de la sécurité pour les Chemises rouges de Khon Kaen. "Des millions d'entre nous iront se battre. Nous nous battrons de nombreuses manières différentes et, si nécessaire, ce sera comme la lutte du Vietcong contre les Américains au Vietnam, une guerre de guérilla."
Le soutien à Yingluck est si profonds dans le Nord-est, où près d'un tiers des 67 millions de Thaïlandais vivent et Pua Thai détiennent presque tous les sièges du Parlement.
Dans les villages de riziculteurs de la région, Thaksin reste un héros. "Avant Thaksin, les gens de la campagne étaient oubliés", explique Tongkoon Tongmee, un agriculteur de 55 ans, dans l'ouest de Khon Kaen.

Photo ci-dessous: Ko Tee

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 09:42

DECLARATION
du porte-parole de la Haute Représentante de l'Union Européenne Catherine Ashton sur les prochaines élections en Thaïlande
Bruxelles, le 30 Janvier 2014
Le porte-parole de Catherine Ashton, la Haute Représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission, a fait la déclaration suivante aujourd'hui:
"La Haute Représentante déplore la recrudescence de la violence en Thaïlande et continue d'exhorter toutes les parties à s'engager dans un dialogue politique pour résoudre les différences, à respecter le processus démocratique et à faire respecter la primauté du droit.
Bien que nous respections le fait que cela soit une question qui doit être résolue par le peuple thaïlandais, la Haute Représentante est préoccupée par les actions qui sapent le cadre démocratique de la Thaïlande: le peuple thaïlandais devrait être aussi libre d'exercer son droit démocratique de voter que d'exprimer son droit à manifester pacifiquement.
En cette période difficile pour la Thaïlande, il est essentiel d'éviter une détérioration de la situation. La Haute Représentante appelle tous les acteurs à la plus grande retenue. L'avenir de la Thaïlande est sous la responsabilité partagée de toutes les parties. Seul un véritable dialogue entre les autorités et l'opposition en vue de trouver une solution politique durable, fondée sur des principes démocratiques dans le cadre constitutionnel offre une voie à suivre."

Lien:

http://www.eeas.europa.eu/statements/docs/2014/140130_02_en.pdf

UNION-EUROPEENNE.jpg

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 05:13

Prachatai rapporte la libération d'un condamné saoudien pour crime de lèse majesté.

"Ibrahim A." a été libéré "la semaine dernière après avoir bénéficié d'une grâce royale." Il s'agit d'un cas dont PPT avait entendu parler, mais n'avait pas eu de sources suffisantes pour écrire un article. Prachatai explique qu'il "a été condamné à deux ans de prison pour avoir publié des rumeurs sur la santé du roi sur le forum internet d'un investisseurs en août 2010."
Ibrahim, âgé de 42 ans, et sa famille font face à un avenir sombre. Les autorités sont maintenant sur ​​le point de l'expulser et le mettre sur liste noire, ce qui l'empêchera définitivement de revoir sa femme et son fils en Thaïlande. Son épouse thaïlandaise explique que les "liens fragiles entre la Thaïlande et l'Arabie saoudite" [en raison de l'affaire non résolue des bijoux saoudiens et des meurtres qui ont suivi], il sera presque impossible pour elle d'enregistrer leur certificat de mariage et de rester avec lui dans ce pays du Moyen-Orient ...".
Sa femme observe : "Cela semble injuste. Nous devons nous séparer, même si le crime qu'il a commis n'a tué personne. Il n'avait pas l'intention de commettre un crime. Le roi l'a gracié, mais l'immigration exige qu'il quitte la Thaïlande."
Ibrahim était auparavant un investisseur et quand il a posté sur le forum internet d'un des investisseurs d'une société de valeurs mobilières, la société a déposé une plainte à la police.
Le Tribunal de première instance de mars 2012 avait jugé Ibrahim coupable de violation de l'article 112 du Code criminel, la lèse-majesté, et de l'article 14 de la loi sur la cybercriminalité et l'a condamné à deux ans de prison. En août 2013, la Cour d'appel a confirmé la décision et ne lui a pas accordé la libération sous  caution. Sa famille et lui-même ont alors décidé de demander une grâce royale. Il a obtenu sa grâce, le 22 Janvier 2014. Il a été libéré, mais pour être plus tard placé sous la garde de la police de l'immigration. Il est maintenant libéré sous caution.
Prachatai ajoute: "Il y a au moins deux autres cas de lèse-majesté impliquant des rumeurs sur la santé du Roi."
Sources:

http://prachatai.com/english/node/3843

et

http://politicalprisonersofthailand.wordpress.com/2014/01/30/lese-majeste-convict-released/

 

Photo ci-dessous: Ibrahim et sa famille

Ibrahim.jpg

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 16:35

Un article de Thomas Fuller du New York Times

Lien de l'article:

http://www.nytimes.com/2014/01/29/worHYPERLINK "http://www.nytimes.com/2014/01/29/world/asia/thai-aristocrat-sides-with-the-poor.html?partner=rss&emc=rss&smid=tw-nytimesworld&_r=0"ld/asia/thai-aristocrat-sides-with-the-poor.html?partner=rssHYPERLINK "http://www.nytimes.com/2014/01/29/world/asia/thai-aristocrat-sides-with-the-poor.html?partner=rss&emc=rss&smid=tw-nytimesworld&_r=0"&HYPERLINK "http://www.nytimes.com/2014/01/29/world/asia/thai-aristocrat-sides-with-the-poor.html?partner=rss&emc=rss&smid=tw-nytimesworld&_r=0"emc=rssHYPERLINK "http://www.nytimes.com/2014/01/29/world/asia/thai-aristocrat-sides-with-the-poor.html?partner=rss&emc=rss&smid=tw-nytimesworld&_r=0"&HYPERLINK "http://www.nytimes.com/2014/01/29/world/asia/thai-aristocrat-sides-with-the-poor.html?partner=rss&emc=rss&smid=tw-nytimesworld&_r=0"smid=tw-nytimesworldHYPERLINK "http://www.nytimes.com/2014/01/29/world/asia/thai-aristocrat-sides-with-the-poor.html?partner=rss&emc=rss&smid=tw-nytimesworld&_r=0"&HYPERLINK "http://www.nytimes.com/2014/01/29/world/asia/thai-aristocrat-sides-with-the-poor.html?partner=rss&emc=rss&smid=tw-nytimesworld&_r=0"_r=0


BANGKOK - Avec une sonnette installée dans sa maison pour appeler ses serviteurs et un titre royal qui aide à lui obtenir les tables de choix dans les restaurants de Bangkok, Malinee Chakrabandhu est une véritable membre de l'aristocratie thaïlandaise.
Elle se décrit elle-même comme le "mouton noir" de sa famille, une championne des élections à un moment où nombreux sont ceux, parmi les classes supérieures de la Thaïlande, qui appellent à la chute du gouvernement et la suspension de la démocratie.
"Ma fille voudrait me faire taire," a déclaré Malinee, 66 ans, lors d'une interview dans son salon, décoré avec des photos du roi de Thaïlande et d'autres membres de la famille royale. "Je lui ai répondu: "Si tu ne te soucies pas des gens pauvres, c'est très bien. Tu peux rester avec les riches."
La crise politique prolongée de Thaïlande, si grave que certains analystes mettent en garde contre une guerre civile, est une lutte de pouvoir entre un mouvement politique qui a remporté toutes les élections depuis 2001 et une opposition qui prétend que le parti au pouvoir représente une "dictature de la majorité". Les deux côtés disent que si les élections ont lieu dimanche comme prévu, le parti au pouvoir gagnera presque certainement à nouveau.
D'une manière générale, la crise a également polarisé le pays entre le nord et le sud, entre les anciens et les nouveaux riches et entre Bangkok et les provinces.
Mais au niveau des Thaïs en tant qu'individus, l'éclatement de la société est plus complexe et plus personnelle. Les batailles politiques font rage au sein des familles, entre les patrons et leurs employés, dans les salles de classe de l'université et parmi les membres des organismes gouvernementaux.
Même les familles au sommet de la hiérarchie politique du pays font scission. Abhisit Vejjajiva, le chef du Parti Démocrate de l'opposition, est allié avec les manifestants et appelle au boycott des élections de dimanche prochain. Son cousin Suranand Vejjajiva est un haut conseiller de la Première ministre Yingluck Shinawatra, dont le parti se bat pour s'assurer que les élections puissent se tenir.
Malinee raconte qu'elle a vécu beaucoup de turbulences en Thaïlande, y compris un certain nombre de coups d'Etat militaires, et, selon elle, l'impasse actuelle est "la pire situation que j'ai vu dans ma vie."
Les passions politiques ont provoqué une querelle au sein de sa famille et elle-même a bloquée ses quatre sœurs sur les médias sociaux. Elle est aussi assiégée par les critiques des adversaires du gouvernement.
Quand un article sur Malinee a paru la semaine dernière dans une publication qui soutient les manifestants, les lecteurs ont publiés des centaines de commentaires désobligeants et mordants. Dans un pays réputé pour l'étiquette et la politesse, de telles invectives contre un membre de la famille royale élargie étaient autrefois impensable, maintenant cela illustre à quel point la civilité du discours public a plongé en Thaïlande. Les manifestants de tous bords ont, au cours de ces dernières années, librement utilisé des épithètes grossières, souvent sous les acclamations de la foule.
Malinee, une descendante directe de Rama IV, un roi du 19ème siècle, affirme que les manifestants l'ont conduite à prendre des positions plus publiques au sujet de ses idées.
Elle a éprouvé du ressentiment quand les manifestants ont bloqué certaines parties de la ville. "Les rues sont aussi à nous", explique-t-elle. Elle est furieuse contre le chef de la protestation, Suthep Thaugsuban, qui a dit que quiconque était en désaccord avec lui devait quitter la ville.
Suthep a promis de faire obstacle aux élections et veut remplacer le Parlement élu du peuple par un conseil non élu qui organiserait la "réforme" du pays. Malinee décrit ce conseil non élu comme un "conseil de chiens".
La semaine dernière, elle a été interviewé par la télévision et s'en est pris aux manifestants qui cherchent à supprimer les élections, les qualifiant de "voleurs avides de pouvoir".
"Nous voulons voter, nous sommes tous des êtres humains ici," explique-t-elle lors de l’interview. "Tout le monde devrait être égal, les vendeurs de rue et moi, tout le monde."
Malinee, dont le titre de noblesse est Mom Rajawongse, une estimée et signifiante preuve d'ascendance royale, a un style personnel décomplexé qui a attiré l'attention sur elle lors des soirées de cocktail à Bangkok. Lors de l'entrevue [avec Thomas Fuller du New York Times], elle portait un T-shirt arborant "Respectez mon vote".
Les divisions parmi d'autres grandes familles apparaissent à ​​la télévision et sur ​​les médias sociaux. Dimanche dernier, après que des manifestants aient empêché plusieurs centaines de milliers d'électeurs d'aller voter, Ongart Klampaiboon, le dirigeant adjoint du Parti Démocrate, a déclaré aux journalistes que la position du gouvernement à propos des élections était "irréaliste" et dit que le vote était un "déchet". Quelques heures plus tard, son frère, Sirote Klampaiboon, un éminent érudit avec des vues diamétralement opposées, est allé à la télévision pour dénoncer le blocage du vote comme étant du "banditisme politique" et a affirmé que l'élection serait la "victoire des gens ordinaires qui sont contre les règle de la foule."
Les querelles au sein de la famille de Malinee sont, à certains égards, plus frappants, car les points de vue de la famille royale élargie sont rarement abordés en Thaïlande, en partie à cause d'une loi [la loi de lèse-majesté], interprétée largement par les tribunaux au cours de ces dernières années, qui impose une peine d'emprisonnement pour toute personne qui "diffame, insulte ou menace" les membres les plus anciens de la monarchie.
Seul un membre de la famille royale directe a pris publiquement parti dans la crise politique. La Princesse Chulabhorn Walailak, la plus jeune fille du Roi Bhumibol Adulyadej, a posté des photos d'elle portant ce qui semblait être l'ornementation rouge-blanc-bleu favorisée par les manifestants. Un hebdomadaire l'a appelée la "princesse de la grande masse du peuple", une référence à un slogan des manifestants.
Dans le cas de Malinee, cette dernière reste fermement ancrée dans l'aristocratie, à certains égards. Elle parle avec enthousiasme au sujet du roi et est une fervente partisane du prince héritier Maha Vajiralongkorn. Sa fille, qui travaille pour l'entreprise qui importe des voitures Ferrari en Thaïlande, a épousé un membre de la famille Bhirombhakdi, qui possède la plus ancienne brasserie du pays (Singha) et a de nombreuses connexions avec le palais. Une membre de la famille Bhirombhakdi (Chitpas Bhirombhakdi, l'héritière Singha) est une dirigeante de la protestation.
Malinee, dont le surnom est Yingmud, affirme avoir obtenu ses attitudes "libérales" de son défunt père, le prince Chakrabandh Pensiri, un musicien, proche ami du roi Bhumibol, qui a composé des chansons avec lui.
Dans le code couleur de la crise politique en Thaïlande, Malinee se définie comme rouge, tandis que le reste de sa famille est jaune.
Les rouges sont souvent considérés comme des partisans du parti fondé par le frère de la Première ministre, Thaksin Shinawatra, lui-même ancien Premier ministre, qui a été renversé par un coup d'Etat militaire de 2006. Mais la définition est en train de changer, et Malinee interprète le rouge comme la couleur des combattants pour la justice et le soutien aux Thaïlandais les plus pauvres.
Etre "jaune" en Thaïlande signifie traditionnellement soutenir fermement la monarchie. Maintenant, cependant, cela en est venu à signifier une méfiance générale de la démocratie électorale par ceux qui se sentent piétinés par la majorité.
Malinee explique qu'elle ne connait pas Thaksin, à part deux rencontres lors d'événements publics, mais qu'elle le loue pour avoir introduit des mesures visant à aider les gens à bénéficier des soins de santé universels. Quant aux allégations selon lesquelles Thaksin aurait élevé le niveau de corruption dans le pays, Malinee explique que la corruption généralisée était répandue bien avant qu'il ne devienne Premier ministre en 2001.
"Et quand vous l'avez expulsé du pouvoir, la corruption est restée", a-t'elle-dit à la télévision la semaine dernière.

Photo ci-dessous: Malinee Chakrabandhu portant un T-shirt sur lequel est écrit "Je soutiens le Prince Héritier"

MalineeChakrabandhu

Photo ci-dessous: Une couverture du magasine ASTV du dirigeant des Chemises jaunes, Sonthi Limtongkul, remerciant la Princesse Chulabhorn Walailak, la fille benjamine du Roi, pour son soutient au mouvement de Suthep Thaugsuban

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Photo ci-dessous: la Princesse Ubol Ratana Rajakanya, fille ainée du Roi, a publié récemment sur sa page facebook plusieurs photos d'elle habillée en rouge avec le poing levé

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 12:21

Les partisans de la Première ministre Yingluck Shinawatra affirment qu'elle peut mettre en place son gouvernement à Chiang Mai si l'armée prend le pouvoir à Bangkok et qu'ils sont prêts à résister à toute tentative de coup d'Etat par l'armée.
Le militant chemise rouge, Mahawang Kawang, est sûr que le mouvement est assez grand pour contester l'armée.
"Nous n'avons pas peur. Tous les groupes chemises rouges vont s'unir. Nous sommes prêts à sacrifier nos vies", explique Kawang, qui est président de l'association des anciens élèves de l'école Yupparaj à Chiang Mai où Yingluck était étudiante auparavant.
"Il est probable que le gouvernement gagnera à Chiang Mai. Nous pouvons vaincre les blindés de l'armée parce que nous sommes les plus nombreux," ajoute Kawang.

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Depuis la répression contre les chemises rouges à Bangkok en 2010 par l'ancien gouvernement d'Abhisit Vejjajiva et de Suthep Thaugsuban, des milliers de villages dans le nord et le nord-est de la Thaïlande se sont proclamés "villages rouges".
Le partisan du gouvernement, Pichit Tamoon, qui est le secrétaire général du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (UDD) pour Chiang Mai, a déclaré: "Nous avons les forces de police de notre côté et, avec le nord-est, nous avons le soutien de 37 provinces. Yingluck va gagner."

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L'organisateur chemise rouge, Supon Fumuljaroen, un ancien camarade de classe de Thaksin, est maintenant vice-président de l'UDD dans la province de Chiang Mai. Ils sont tous deux originaires de la petite ville de San Kamphaeng, à quelques kilomètres de la ville de Chiang Mai.
Supon, qui est un ancien policier, explique: "La majorité des chemises rouges aiment vraiment l'idée d'un Etat séparé. S'ils font un coup d'Etat, alors nous pourrions vivre sans Bangkok".

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Selon Pinkaew Laungaramsri, une sociologue de l'Université de Chiang Mai, la fracture nord-sud signifie que la Thaïlande est en train de se disloquer.
"Si le gouvernement est renversé alors Yingluck sera invitée à mettre en place un gouvernement ici à Chiang Mai," explique-t-elle.
Cependant, selon Pavin Chachavalpongpun, un analyste de l'Asie du Sud-est à l'Université de Kyoto, l'état de rupture était possible, mais que, sans reconnaissance internationale, il était peu probable.
Dix personnes ont été tuées depuis le début des manifestations en Novembre (quatre Chemises rouges, trois policiers et trois Chemises jaunes).
Le 22 janvier dernier, Kwanchai Praipana, un chef de file du mouvement des chemises rouges, a été grièvement blessé après qu'un tireur non identifié ait ouvert le feu alors qu'il était assis à lire un journal devant sa maison. Juste un jour plus tôt, il avait averti qu'une "lutte" à l'échelle nationale serait à craindre si l'armée faisait un autre coup d'Etat.
Un rapport récent du Bangkok Post a affirmé que les réseaux souterrains des Chemises rouges avaient stocké des armes. Mais quand le South China Morning Post a demandé aux Chemises rouges s'ils avaient des armes, ces derniers ont donné des réponses mitigées.
Kamsai Audomsi, le dirigeant de l'UDD pour San Khamphaeng, a déclaré: "Nous ne pouvons pas dire ce que nous préparons. Nous ne pouvons pas parler d'armes ni dire si nous en avons ou non."
L'organisateur de l'UDD, Tamoon, explique: "Nous n'avons pas d'armes, mais nous avons la police de notre côté."
Si un coup d'Etat se produisait, beaucoup de Chemises rouges de l'UDD pensent que les militaires de rang intermédiaire basés dans le nord refuseraient d'obéir aux ordres.

Source:

http://www.scmp.com/news/asia/article/1416916/red-shirts-ready-resist-thai-army-coup-set-capital-chiang-mai

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 09:44

Un article de PPT (Political Prisoners in Thailand)

Lien de l'article:

http://politicalprisonersofthailand.wordpress.com/2014/01/29/courts-and-independent-agencies-dont-want-democracy/


Beaucoup de lecteurs se souviennent que les tribunaux étaient lents et laxistes pour les Chemises jaunes quand ils enfreignaient la loi mais qu'ils ont emprisonnés les Chemises rouges aussi vite qu'ils le pouvaient. Ce sont ces doubles normes qui ont motivé beaucoup de Chemises rouges à protester.
Ca recommence. Le journal Nation rapporte que:
"La Cour pénale a refusé d'approuver la demande du Département des enquêtes spéciales (DSI) de mandats d'arrêt à l'encontre du secrétaire général du Comité pour la Réforme Démocratique Populaire, Suthep Thaugsuban, et de 15 autres leaders de la contestation, pour violation du décret d'urgence.
Le tribunal a déclaré que le directeur général du DSI, Tarit Pengdith ainsi qu'un enquêteur de la police n'ont pas réussi à apporter suffisamment de preuves pour soutenir leur demande.
La demande du DSI cite 16 dirigeants du PDRC soupçonnées d'actions qui violent le décret d'urgence. Lien: http://www.nationmultimedia.com/politics/Court-refuses-to-issue-arrest-warrants-against-Sut-30225469.html "
Ce langage est une réplique de l'absurdité juridique dont ils faisaient preuve quand les dirigeants du PAD enfreignait également la loi sans limite.
Là où le "pas assez de preuves" n'est jamais un problème, c'est quand la Commission nationale anti-corruption (NACC) politisée se met au travail. Le Bangkok Post rapporte que la Première ministre Yingluck Shinawatra va devoir se battre pour une affaire devant la NACC.

YL2 

Elle est citée comme disant qu'elle "espère de l'équité de la part de l'agence anti-corruption" (lien: http://www.bangkokpost.com/news/politics/392153/yingluck-ready-to-defend-rice-scheme).

Nous espérons avoir tort, mais notre première réaction est: Ha! Peu de chance!
La NACC a décidé "d'enquêter sur le fait supposé que la Première ministre par intérim n'aurait pas changé ses plans [d'aide aux riziculteurs] en dépit des avertissements comme quoi cela aurait causé une énorme perte d'argent". Peut-être qu'ils devraient revenir en arrière et enquêter sur tous les politiciens qui étaient en charge lorsque la crise a frappé l'Asie (NDT celle de 1997)? Peut-être qu'ils pourraient enquêter sur Suthep pour les pertes sur ses transactions foncières corrompues?
L'idée derrière l'enquête de la NACC est de le faire rapidement et de manière sale afin d'obtenir sa destitution.
La grande idée semble être de conserver la direction des manifestants antidémocrates hors de prison pour qu'ils puissent continuer à mobiliser les sudistes et quelques autres dans les rues, avec quelques manifestations importantes de temps en temps, afin de maintenir la pression le temps que les tribunaux et organismes "indépendants" puissent organiser le renversement du gouvernement.

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