Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 04:27

Une personne anonyme (probablement un membre important du PDRC en désaccord avec le plan) a pris discrètement avec son téléphone portable une photo du tableau sur lequel Suthep avait exposé le plan de fermeture de Bangkok pour le 13 janvier aux cadres du mouvement anti-démocratique.

Le plan est effrayant.

Quelques points sont à noter:

Les guerriers de Srivijaya, composé de voyous du sud de la Thaïlande, et l'armée du Dharma (la secte bouddhiste extrémiste Santi Asoke), qui avaient déjà participés à l'occupation des aéroports internationaux de Bangkok en 2008, feront partie des troupes de choc. De même que le "Student and People Network for Thailand's Reform (SRT) composé d'étudiants voyous de l'Université Ramkhamhaeng connus pour leurs fameuses bagarres d'étudiants qui ont coutées la vie à de nombreuses personnes.

Les grandes lignes du plan sont:

- L'occupation de 20 points centraux pour fermer les rues de la capitale thaïlandaise.

- La coupure de l'eau et de l'électricité dans la ville.

- L'occupation des bureaux des entreprises de télécommunications CAT et de TOT et la coupure des signaux internet.

- La fermeture du métro aérien et de l'aéroport international de Bangkok.

- L'occupation de la résidence privée de Yingluck Shinawatra.

- La création d'un "chaos" dans de nombreuses villes du sud, Chumpon et Surat Thani entre autres.

 

Les troupes de chocs seront en possession d'armes à feu.

Photos ci-dessous: le plan

 

plan.jpg

 

plan3.jpg

 

plan4.jpg

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 15:06

Un article de Thai Intelligent News

Lien de l’article :

http://thaishortnews.wordpress.com/2014/01/03/thaksins-latest-economic-thinking-key-to-asia-success-is-in-diversify-diversity/


Voici les points clés d'un rapport de presse basée à Dubaï :
Dubaï (Décembre 2013) : Thaksin Shinawatra , le controversé ex-Premier ministre de Thaïlande , a appelé les pays asiatiques à renforcer l'intégration économique entre eux dans un discours lors d’une cérémonie à Dubaï le samedi soir . Dans le discours de clôture de l’année 2013 des dirigeants d’

Asian Business Leaders Forum (ABLF), l'ancien Premier ministre a expliqué que la nécessité pour l'Asie de se réunir n'a jamais été aussi grande, en soulignant que les pays occidentaux n’importent plus autant de produits asiatiques qu’auparavant.
"C'est en effet le moment de se métamorphoser en une Asie unie. Il est maintenant temps de bâtir sur le potentiel de l'Asie pour en faire le moteur économique qu'elle devrait être", a déclaré Thaksin."C'est là que réside la clé pour l'Asie afin qu’elle diversifie ses sources de croissance et développe la force de sa diversité", a-t-il dit.
Les prix ABLF récompensent les personnalités politiques et économiques de toute l'Asie et du Moyen-Orient. Thaksin Shinawatra est un ancien lauréat du Prix.
Dans son discours, Thaksin a déclaré que l'Asie était unie dans sa vision d'un continent dynamique et confiant, mais qu'elle avait regardé trop vers l’occident.
"Pendant de nombreuses décennies, nous avons compté sur le modèle occidental de développement. Même dans nos interactions régionales, nous avons toujours eu un œil sur l'Europe", a-t-il dit. Il a parlé de l'Union européenne et la façon dont le coût de l'intégration avait "produit un grand degré de similitude et de normalisation" conduisant à une "incapacité de se concurrencer, réduisant ainsi l'interaction et la diversification économique."
Thaksin Shinawatra n’a pas précisé le rôle que les gouvernements asiatiques devraient jouer dans sa notion économique d’Asie unie mais a plus tard dit qu'il espérait que "le message d’Asie unie allait générer un soutien et une vue politique de l'appel."
Selon Thaksin, l'Asie aura besoin de diversifier ses actifs et d'améliorer la connectivité entre les pays si elle veut développer son économie. Il a expliqué que les pays asiatiques devraient à nouveau se concentrer sur la production, mais aussi augmenter les exportations et les importations intra-régionales. Il a également parlé de la grande disparité des revenus à travers l'Asie et proposé de renforcer le pouvoir d'achat de tous les Asiatiques, ce qui contribuerait à la croissance économique mondiale.
Cependant, Thaksin a prévenu que le problème de l'Asie, c'est qu'elle a suivi le mode occidental de production en mettant l'accent sur ​​l'exportation de marchandises produites en masse.
"Pour la réalisation du droit et du potentiel des personnes en Asie, nous devons reconnaître que le processus de qualification du rôle de l'Asie dans la production et des actifs dans le passé peut être un facteur important dans l'amélioration de la qualité de vie de nos peuples mais nous ne devrions pas copier la méthode de production du début du 20e siècle", a-t-il continué.
Il a expliqué que, bien que l'Asie soit un producteur de masse réussi, elle risquait de tomber dans le même piège que l'Union européenne, qui selon lui, a cessé de penser à la diversité.
"C'est là que réside la clé pour la réussite de l'Asie, diversifier ses sources de croissance et développer la force de sa diversité ", a-t-il conclu.
Photo ci-dessous: Thaksin Shinawatra et Nelson Mandela s'estimaient mutuellement

ThaksinNelson.jpg

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 09:20

Thaïlande: les élections à l'épreuve de la "révolution lente"

Un article de l’AFP

Lien:

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/thailande-les-elections-a-l-epreuve-de-la-revolution-lente-04-01-2014-3461923.php

 

L'opposition en Thaïlande a annoncé son retour massif dans les rues de Bangkok le 13 janvier: un repli temporaire stratégique, afin d'être en pleine forme pour perturber les législatives du 2 février et faire aboutir sa "révolution lente" lancée il y a plus de deux mois.
Alors que les Thaïlandais s'attendaient à une reprise des manifestations cette semaine, après une pause pour cause de nouvel an, le tonitruant meneur des manifestants, Suthep Thaugsuban, les a pris de court en ajournant son "shutdown", ou bouclage, de la capitale.

"Notre vrai jour d'action sera le 13 janvier (...). Nous allons bloquer tout Bangkok, vous pouvez bloquer vos provinces. Le gouvernement ne pourra plus travailler, ce sera la fin du jeu", a-t-il lancé mercredi devant ses partisans.

Photos ci-dessous: Suthep Taugsuban

Suthep-copie-1

"Le problème aujourd'hui en Thaïlande, c'est que nous avons atteint le stade d'une guerre civile imminente, qui avance lentement", analyse Paul Chambers, directeur de recherche à l'université de Chiang Mai, dans le nord de la Thaïlande.
Le lendemain de l'annonce de Suthep, la
Bourse de Thaïlande a chuté de plus de 5%, à sa réouverture après les fêtes du nouvel an. Et la monnaie nationale, le baht, a atteint son plus bas niveau depuis près de quatre ans.
Mercredi 1er janvier, la Première ministre Yingluck Shinawatra avait pourtant été reçue par le conseiller principal du roi, le général Prem Tinsulanonda, comme si de rien n'était.
Comme le veut la tradition, elle était accompagnée des plus hauts responsables de l'armée, dont le puissant chef de l'armée de terre, Prayuth Chan-O-Cha. Celui-là même qui avait suscité la polémique quelques jours plus tôt en affirmant que la porte restait "ouverte" à un coup d'Etat.
Suthep et ses manifestants prévoient de perturber au maximum la vie de la capitale à partir du 13 janvier.
"Ils utilisent ce délai pour apporter des vivres, coordonner les groupes de manifestants et trouver un accord avec l'armée et les forces royalistes", assure Paul Chambers.
De plus, dans l'intervalle, les manifestants restent actifs, avec un noyau dur à Bangkok mais surtout dans le sud du royaume, fief de l'opposition, où cette semaine, ils ont bloqué l'enregistrement des candidatures aux législatives.
Dans le même temps, les préparatifs électoraux ont avancé, à moins d'un mois de ces législatives anticipées, malgré l'annonce de leur boycott par la principale formation d'opposition, le Parti démocrate.
Campagne lancée samedi
La campagne du parti au pouvoir, le Puea Thai, débutait ainsi samedi, avec un grand meeting près de Bangkok.
"Tenez-vous en aux règles, afin de préserver la démocratie, respectez la décision du peuple", pouvait-on lire sur les affiches électorales du Puea Thai apparues dans les rues de Bangkok, sous une photo de sa tête de liste Yingluck.

Photos ci-dessous: Yingluck Shinawatra

YL2

Mais malgré cette apparente normalité et le sourire de la Première ministre sur ses affiches de campagne, la situation reste tendue.
Et tenace la haine qu'inspire chez une partie de la population le "régime Thaksin", du nom du frère de Yingluck, lui-même ex-Premier ministre, chassé par un coup d'Etat en 2006 mais qui continue malgré son exil de régner à travers elle, selon l'opposition.
Cette dernière a promis de redescendre dans la rue dès dimanche, un avant-goût de la grande opération de bouclage de la capitale. Alors que depuis novembre les violences ont fait huit morts et des centaines de blessés, le but est clairement affiché: créer un chaos tel que les élections devront être ajournées.

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 08:10

Un article de Giles Ji Ungpakorn

 

giles-copie-1

Lien:

http://redthaisocialist.com/francais/496-la-commission-electorale-de-thailande-permet-que-le-processus-electoral-devienne-lotage-de-sutep.html


La commission électorale de Thaïlande se lave les mains en refusant  d'organiser une élection démocratique pour début février. Ses actions sont assimilables à un soutien pour le mouvement anti- démocratique de Sutep.
Dans 28 circonscriptions, situées dans une partie des provinces du sud contrôlées par le système patron-client du Parti Démocrate, les candidats qui désiraient s'inscrire pour l'élection ont été bloqués par des foules violentes. Pourtant, la commission électorale refuse d'organiser les enregistrements dans les postes de police ou les casernes militaires ainsi que de prolonger le délai pour l'enregistrement et prendre d'autres dispositions.
Le Parti Pua Thai se prépare à attaquer en justice la commission électorale, mais il est peu probable que cela résolve la crise.
Les actions de la commission électorale sont identiques à celles d'autres institutions où les élites conservatrices ont de l'influence. Les tribunaux ont bloqué le droit d'un parlement élu à amender la constitution militaire et ils ont refusés de sanctionner Sutep et sa bande pour leur utilisation de la violence afin d’entraver le processus démocratique. Un policier a été tué à Bangkok alors que cette foule a tenté sans succès d'empêcher l'enregistrement des candidats.
Les militaires ont eux-aussi refusé

 de garantir la bonne marche d’une élection. Mais il serait faux de croire qu'ils soutiennent secrètement les bandes de Sutep. Contrairement à des politiciens comme Sutep, le pouvoir et l’influence des militaires ne dépendent pas des élections. Ce qu'ils veulent, c'est que le gouvernement leur donne un énorme budget, les laisse s’en tirer librement et sans avoir à rendre des comptes après avoir tués des manifestants ou organisés des coups d’Etat dans le passé, leur permette de contrôler leurs propres nominations, les laisse continuer à faire d'énormes profits grâce aux médias contrôlés par l'armée et leur permettre d'engranger les énormes salaires des entreprises d'Etat . Le gouvernement de Yingluk leur a accordé tout cela et plus encore. Quand il est question de la réforme politique, ils veulent être au centre du processus, afin de protéger leurs intérêts. Donc, les militaires n'ont pas besoin de soutenir les manifestants de Sutep. Cela ne signifie pas cependant qu'ils lèveront le petit doigt pour défendre le Pua Thai ou le processus électoral. Ils peuvent simplement s'asseoir avec un sourire béat sur le visage et attendre de voir ce qui se passe, prêt à tout moment à défendre leur veau d'or ou à protéger "la stabilité de l'Etat" et agir comme des "héros".
Pour qu’un régime autoritaire soit installé en Thaïlande et qu’il se maintienne longtemps, il faudrait une répression sévère et un état policier. Les dirigeants du Parti Démocrate de Sutep et d’Abhisit ne se soucient pas des conséquences à long terme qu’entraineraient une limitation de la démocratie pourvu qu'ils exercent une influence politique plus immédiate, mais les hauts gradés militaires et les sections les plus intelligentes de l'élite conservatrice savent qu'ils ne peuvent pas simplement se montrer rudes et aller contre la volonté de la majorité de l'électorat en abolissant la démocratie. C'est la logique de la situation. Mais en politique, il faut toujours prévoir les accidents et les décisions illogiques d’un certain nombre d'acteurs.
Il faudrait la mobilisation d'un mouvement pro-démocratie de masse pour rendre moins probable le succès de Sutep dans sa quête. Les Chemises rouges peuvent effectuer cette fonction, mais nombreux sont ceux qui ne sont pas prêts à être simplement des pions dans la stratégie politique de Pua Thai. Il y en a d'autres qui souhaitent fermer les yeux et espérer à tort que le mauvais rêve disparaîtra de lui-même. Ils soutiennent qu’une mobilisation des Chemise rouge conduirait tout simplement à un coup d'Etat militaire. Mais sans une telle mobilisation, on ne peut pas rappeler aux élites que la majorité ne tolérera pas une dictature. Sans une telle mobilisation, la probabilité d'un coup d'Etat militaire serait plus grande
.

 

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 05:42

Un article de l’AFP

Lien de l’article:

http://www.liberation.fr/monde/2014/01/03/thailande-la-crise-politique-compromet-la-paix-avec-la-rebellion_970350

 

Pour une analyse complète sur le conflit du sud de la Thaïlande, voir:

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-les-malheurs-du-sud-de-la-thailande-111914180.html

Souththailandmap

 

Les négociations de paix entre la rébellion du sud de la Thaïlande et le pouvoir central à Bangkok, déjà mal en point, sont un peu plus compromises avec la crise politique qui secoue la capitale depuis deux mois, alors que le conflit dans le sud du royaume dure depuis dix ans.

Près de 6.000 personnes ont été tuées en cette décennie marquée par des fusillades ou des attaques à la bombe quasi quotidiennes dans les trois régions de l’extrême-sud thaïlandais, Pattani, Yala et Narathiwat.

Ce conflit complexe mené par des insurgés musulmans se poursuit, avec son cortège de victimes souvent civiles, des bouddhistes ou des musulmans soupçonnés de pactiser avec Bangkok, sans réel impact ni prise de conscience dans le reste du pays.

Tout a commencé le 4 janvier 2004 avec une attaque de la rébellion sur un entrepôt de l’armée, dans cette zone frontalière de la Malaisie qui n’est rattachée à la Thaïlande que depuis un siècle.

La date a été retenue comme marquant le début du conflit, bien que des groupes rebelles armés aient été actifs depuis longtemps dans la région, notamment dans les années 1970 et 1980.

Population musulmane, état bouddhiste

Le conflit puise ses racines dans une colère profonde contre les tentatives d’assimilation de la population musulmane locale, d’ethnie malaise, par un Etat majoritairement bouddhiste.

Les rebelles, sans lien avec la mouvance terroriste internationale, ne cessent depuis d’affronter l’armée thaïlandaise, dont 30.000 hommes sont stationnés dans la zone.

En 2013, plusieurs «rounds» de négociations sans précédent avaient été accueillis avec un optimisme prudent. L’un des principaux groupes armés, le Barisan Revolusi Nasional (BRN, Front national révolutionnaire, BRN), fuyant jusqu’alors toute publicité, avait même émis des revendications en cinq points et une feuille de route de 32 pages, levant un peu la confusion sur les motivations d’une rébellion très secrète.

Mais à l’automne, les discussions se sont interrompues, faute de réponse du gouvernement sur ces cinq principales revendications.

Et la rencontre prévue en décembre a été repoussée sine die, le gouvernement thaïlandais de Yingluck Shinawatra étant alors aux prises avec une contestation massive dans les rues de Bangkok.

Des négociations conditionnées par les manifestations

Le chef du Conseil de sécurité nationale, Paradorn Pattanatabut, a affirmé que le processus de paix pourrait reprendre en janvier «si la situation s’améliore du côté des manifestations». Mais la situation ne donne aucune signe d’amélioration, l’opposition ayant annoncé le boycott des législatives de février et menaçant de redescendre d’ici là massivement dans la rue.

«Il n’y aura aucune discussion en janvier», a confié à l’AFP une source proche des discussions. Ce nouveau retard pourrait remettre en cause un processus de paix fragile.

De plus, du côté du pouvoir central, des personnalités respectées comme Paradorn et Tawee Sodsong, à la tête de l’administration des provinces du sud, pourraient ne plus être là lors des prochaines rencontres.

«Les personnalités ont leur importance lors d’un processus. Au fil du temps, ils ont noué de bonnes relations avec l’autre partie», souligne Srisompob Jitpiromsri, de l’université de Pattani et observateur des pourparlers.

Certains observateurs voient comme un bon signe le fait que le BRN ait émis une feuille de route et envisage désormais une possible fin négociée des violences, un changement d’attitude notable par rapport à son intransigeance des débuts.

Les rebelles revendiquent une reconnaissance du BRN comme une «organisation de libération», la libération de leurs partisans emprisonnés, la présence d’observateurs internationaux aux discussions, et, point essentiel, la «souveraineté» de la Nation de Pattani.

Sans être un Etat autonome, détaché de la Thaïlande, elle jouirait d’une plus grande autonomie, ce qui supposerait une politique de décentralisation, peu probable en cette période de troubles où le gouvernement marche sur des oeufs.

L’absence du conflit dans les revendications des manifestants suscite une certaine aigreur dans l’extrême sud de la Thaïlande, où les habitants ont l’impression d’être oubliés.

«Nous n’en pouvons plus des manifestants anti-gouvernement», explique Danyal Abdulloh, membre à Pattani d’un mouvement de jeunesse en faveur de la paix, soucieux du retour des dirigeants actuels à la table des négociations.

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 05:37

Un article de Pierre-Alain Depauw

Lien de l’article:

http://medias-presse.info/le-lobby-lgbt-envisage-de-presenter-un-parti-politique-en-thailande/4633

 

161959.jpg

Thaïlande – Le lobby homosexuel thaïlandais a l’intention de présenter un nouveau parti lors des prochaines élections. Les organisations LGBTI ont annoncé la création du Sexual Orientation, Gender Identity and Expression Rights Party, ou SOGIE Rights Party (SRP).

C’est le 2 février prochain que les Thaïlandais sont appelés aux urnes pour élire les 500 députés qui composent l’Assemblé nationale.

Autant dire que le lobby homosexuel a peu de temps pour s’organiser. Et on ne voit pas bien l’intérêt d’un parti politique basé sur la sexualité. Même parmi la communauté homosexuelle, bisexuelle et transsexuelle, un tel projet politique ne doit pas susciter un énorme intérêt.

Le positionnement politique de ce parti communautariste LGBTI est d’autant plus farfelu que ses fondateurs ambitionnent de rassembler des Chemises rouges et des Chemises jaunes qui se heurtent violemment depuis des semaines.

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 18:37

Selon Andrew Spooner du site "Asia Provocateur" et "Nathan Vanderklippe" du journal "The Globe and Mail", les Chemises jaunes feraient circuler parmi eux une liste de 3000 Chemises rouges à exécuter en cas de coup d'Etat.

Liens:
http://www.theglobeandmail.com/news/world/rising-tensions-in-thailand-pit-urbanites-against-rural-poor/article16193807/

et

https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=714222921921470HYPERLINK "https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=714222921921470&id=249235548420212"&HYPERLINK "https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=714222921921470&id=249235548420212"id=249235548420212

 

Photo ci-dessous: Des Chemises rouges et des aides soignants exécutés par les militaires en mai 2010 lors de la répression ordonnée par le gouvernement d'alors dirigé par Abhisit Vejjajiva et Suthep Taugsuban

red-shirt-rally-bangkok-may-20_-046.jpg

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 14:13

Un article de David Streckfuss

Lien de l’article:
http://www.bangkokpost.com/opinion/opinion/387684/devolve-state-powers-to-stave-off-civil-war

DSC09951

Alors que la Thaïlande est proche de quelque chose qui ressemble beaucoup à une guerre civile, il pourrait être temps de prendre du recul par rapport au débat immédiat sur ​​les élections et les réformes et d'examiner avec beaucoup de soin d'où cette crise vient et dans quelle direction elle pourrait être résolue pacifiquement.
Depuis qu'il y a un état siamois/thaïlandais en tant que tel à la fin du 19ème siècle, il n'a eu qu'une seule mission dévorante: Une impulsion vers "l'unité" grâce à la centralisation développée par l'élite de Bangkok. Elle a cherchée à lier physiquement le pays par des routes et des chemins de fer ainsi qu'une seule bureaucratie administrative.
Mais, c'est peut-être aussi important, cette centralisation a cherché à créer un état d'esprit unifié par l'inculcation de la "Thainess". Les identités ethniques ont été dissoutes. Les conflits religieux supprimés. Les langues de Thaïlande autres que le thaï-central (ou le siamois) ont été rétrogradées au rang de dialectes. Les écoles ne peuvent enseigner qu'en thaï-central. Une version unique de l'histoire, comme quoi il n'y aurait qu'une seule race thaïe dirigée par des rois mages, a été, et est toujours, enseignée.
Il a été soutenu par de nombreux chercheurs que cette politique, qui visait à lutter contre le colonialisme occidental, était aussi à l'époque celle de la colonisation interne par les Thaïs d'une périphérie non-thaïe. Beaucoup de divisions potentielles ont été mises sous le tapis ou apparemment oubliées. En 1932, le pays est devenu une monarchie constitutionnelle et il y a eu un petit espace de temps où la nature et la composition du gouvernement et de l'État ont été débattues. Un "Siam" aurait créé un espace pour qu'une variété de différences politiques, ethniques, culturelles, linguistiques, religieuses, puissent, dans une certaine mesure, coexister. Cependant, avec les militaires se nommant eux-mêmes protecteurs d'une monarchie récemment revitalisé au début des années 1960, ces débats ont été clos. "La Thaïlande" et une Thainess très étroitement définie l'ont emportées. À bien des égards, l'unité basée sur ce type de centralisation a réussie. Elle arrêta dans une certaine mesure l'expansion coloniale occidentale et la Thaïlande se "développa". Mais la primauté de super urbanité (Bangkok était dans les années 80 soixante fois plus grande que Chang Mai, la deuxième ville du pays) signifie que cette évolution a été fortement centrée sur Bangkok. Administrativement, elle a également été fortement centralisée.

Du fait de cette bureaucratie centralisée, les manifestants du monde rural devaient faire des centaines de kilomètres afin d'exercer une quelconque pression (la plupart du temps, par de longues démonstrations épuisantes) afin de se faire entendre. Des comités ont été mis en place pour disparaître lorsque les fragiles gouvernements de coalition dissolvaient le parlement.
L'espace démocratique a grandi, d'abord par à-coups, et puis plus uniformément sous la constitution de 1997. Les Organisations Administratives des Tambon (TAO) sont un nouvel espace démocratique où les zones locales, grâce à des représentants élus, pouvaient déterminer leur propre voie de développement. Un grand pourcentage des impôts locaux a été consacré à des conseils municipaux élus afin d'être utilisé pour les initiatives locales. Il y avait des plans pour que certaines provinces élisent leurs propres gouverneurs et que les écoles dépendent des TAO locales.
Alors que la démocratie progressait, que la diversité trouvait son expression, le modèle de Thainess sous un gouvernement centralisé a commencé à s'effriter.
Depuis 2006, les événements à Bangkok ont largement interrompu cette décentralisation progressive. Comme d'habitude, Bangkok est au centre de tout. Mais peut-il en être autrement? La société thaïlandaise a un choix difficile à faire. Deux scénarios possibles se présentent à elle.
Le premier scénario est la guerre civile, et même le démembrement du pays.
Le Comité de la Réforme Démocratique Populaire (
PDRC) a montré qu'il a bien l'intention de se saisir de l'Etat et d'assumer les pouvoirs du gouvernement. Une annonce récente faite par l'Association de la Fonction Publique indique qu'au moins certains segments au sein de l'association sont prêts à agir conformément à l'ordre du jour du PDRC.
Les divisions sont en croissance. Comme indiqué dans le journal Straits Times de Singapour, les Chemises rouges du Nord n'accepteraient pas un coup silencieux du
PDRC. Dans le pire des cas, les Chemises rouges et d'autres groupes pro-gouvernementaux dans le Nord se préparent à se "séparer du gouvernement central". A Khon Kaen, la station de radio des Chemises rouges appelle à un boycott des entreprises perçues comme soutenant le mouvement anti-gouvernemental de Bangkok et fournissent de la publicité gratuite pour celles qui ne le soutiennent pas.
Les vieilles divisions ethniques, de classe, linguistiques et religieuses se creusent. Un grand nombre de mauvaises graines ont été agitées par les manifestants du
PDRC, composés principalement de riches Bangkokiens et de gens du sud de la Thaïlande. Les pauvres principalement d'ethnie "Lanna" du Nord et "Lao" du Nord-est ont observés tout cela de près, avec patience. Un sentiment d'indignation grandit. Pendant ce temps, l'insurrection des musulmans malais se poursuit.
Si le scénario du
PDRC se réalisait ou que ce dernier arrivait au pouvoir par un coup d'Etat et si les chemises rouges avaient, face à cela, la réponse que l'on attend, il est probable que ça entrainerait des souffrances indicibles, de l'anarchie et des effusions de sang. Ce serait la fin de la Thaïlande tel que nous la connaissons.
Une guerre civile est-elle le seul moyen de résoudre cette impasse? Est-ce vraiment ce que les manifestants anti-gouvernementaux veulent?
Le deuxième scénario est que les élections du 2 février aient lieu et une sorte de plan de réforme se dégage de cela. Il y a tellement de façons de piéger les élections mais elles offrent l'espoir, bien mince, que le premier scénario puisse être évité. Mais même si les élections réussissent, y aura-t-il assez d'engagement du nouveau gouvernement à penser autrement qu'à une solution centrale dirigée par Bangkok?
S'il est vrai que la plupart des conflits politiques des huit dernières années ont été caractérisés par des propositions du genre "le gagnant remporte toute la mise", alors je voudrais vous suggérer de changer le centre du conflit et de permettre l'émergence d'une situation "gagnant-gagnant" partielle. Le
PDRC a fondé son mouvement sur des idées de bonne gouvernance et de plus grande participation des citoyens. Les chemises rouges veulent plus de démocratie. Alors, comment concilier cela?
La réforme devrait se concentrer sur le gouvernement central déléguant ses pouvoirs aux organes représentatifs régionaux élus démocratiquement. Tout bien considéré, un contrôle local de la santé publique, de l'administration du gouvernement, de l'éducation, des affaires culturelles, de la langue, de la politique environnementale et de la sécurité publique (la police), permettrait une plus grande participation et un examen du public.
Dans ce plan, les manifestants n'auraient plus à faire le long voyage à Bangkok, ou du moins pas aussi souvent. Le gouvernement national travaillerait sous une constitution qui garantirait les droits de tous les citoyens et protégerait les aspirations locales et régionales dans le cadre de l'Etat thaï. Le gouvernement national superviserait également certains domaines qui nécessitent une gestion centralisée tels que les affaires étrangères, la redistribution des revenus, la défense, et certains types de politiques environnementales.
Cette disposition permettrait de décentraliser les conflits vers des ensembles d'organismes régionaux, provinciaux et locaux élus qui pourraient répondre plus rapidement et avec une plus grande sensibilité. Cela irait plus loin que de simplement laisser dans les zones locales un pourcentage plus élevé des impôts nationaux ou leur permettre d'élire leurs gouverneurs provinciaux afin de travailler avec l'administration centrale basée à Bangkok.
L'unité de la Thaïlande a toujours été envisagée sous un gouvernement hautement centralisé et un certain niveau de contrainte. Ce modèle est devenu impraticable. Il est temps d'envisager un autre type d'unité basé sur l'égalité, le respect de la diversité et une meilleure gouvernance fondée sur le contrôle local et régional.
Cela peut sembler déroutant, mais c'est beaucoup moins confus et sanglant qu'une guerre civile et une partition.
Le fait est que "la société thaïlandaise" ne peut se prononcer sur cette proposition et d'autres qu'à travers des élections. Mais elles sont en elles-mêmes insuffisantes. La participation et la pression du public est nécessaire pour s'assurer que toute une gamme de propositions de réforme soient mise sur la table, que le processus de sélection soit transparent et représente assez de diversité.
Cet appel au transfert des pouvoirs de l'État n'est qu'une proposition. Elle donnerait aux citoyens engagés, chemises rouges, chemises jaunes ou n'importe quelle autre couleur de chemises, un terrain plus facile à gérer sur lequel construire une vision commune pour une nouvelle et plus pacifique Thaïlande.
David Streckfuss est un chercheur indépendant basé à Khon Kaen.

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 12:05

En Thaïlande, la crise politique menace l’économie

Un article de Bruno Philip

Lien de l’article:

http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/04/en-thailande-la-crise-politique-menace-l-economie_4342989_3234.html

Les conséquences économiques de la crise politique thaïlandaise, qui s'est installée depuis presque deux mois dans le royaume, alors qu'un mouvement d'opposition menace de bloquer Bangkok le 13 janvier, commencent à se faire sentir.
Jeudi 2 janvier, le baht, la monnaie thaïlandaise, a chuté de plus de 5 % pour atteindre son plus bas depuis le début de 2010, 45 bahts pour 1 euro. En même temps, la Bourse s'est effondrée, l'indice du Stock Exchange of Thailand (SET) clôturant le même jour à 1 230 points, soit sa cote la plus basse depuis plus d'un an. Vendredi 3, il clôturait à 1 224 points.
"La raison principale des chutes des valeurs boursières est la situation politique. Si elle n'évolue pas, le baht et la Bourse risquent de rester à des niveaux très faibles", redoute Chai Chirasevenupraphand, directeur de Nomura Capital Securities.
Les prévisions de la croissance du produit intérieur brut (PIB) pour 2014, qui a déjà marqué le pas fin 2013, notamment en raison du ralentissement chinois, naviguent autour de 4 %. Un chiffre relativement bas quand on le compare aux 6,5 % en 2012.
L'annonce par le leader du mouvement d'opposition, Suthep Thaugsuban, que ses partisans bloqueront les principales artères de Bangkok le 13 janvier pour empêcher les fonctionnaires d'aller au travail, dans le but de forcer la première ministre à la démission, et la tenue d'élections anticipées le 2 février, fait frémir les milieux d'affaires.
Photo ci-dessous: Suthep et une fillette qu'il a utilisé pour insulter les Chemises rouges

Suthep3

Pichai Naripthapan, l'un des responsables du département économique du Pheu Thai, le parti au pouvoir, a prévenu que si ce blocus a lieu, il risque d'affecter encore un peu plus des investissements étrangers qui seraient, selon lui, déjà à la baisse : cité par le quotidien anglophone Bangkok Post, M. Pichai estime que les investisseurs étrangers ont déjà vendu, en décembre 2013, quelque 200 milliards de bahts (4,5 milliards d'euros) d'actions. Selon lui, la crise politique aurait déjà coûté 70 milliards de bahts à l'économie.
Le vice-président de la Fédération des industries thaïlandaises, Tanit Sorat, a mis en garde les protestataires : "Si le siège de Bangkok a lieu, les activités bancaires, commerciales et touristiques seront gravement affectées". Il a ajouté que la crise politique a rogné la confiance en la Thaïlande d'un certain nombre d'investisseurs.
De nombreux hommes d'affaires thaïlandais, même ceux qui se déclarent hostiles au "clan" Shinawatra, estiment que la poursuite des manifestations dans Bangkok et l'entêtement des opposants à forcer le premier ministre à la démission commencent à friser l'absurdité.
Certains milieux d'affaires étrangers, notamment les Japonais, restent malgré tout assez sereins : la Thaïlande est une habituée de la violence et de l'instabilité politique, disent-ils, et par le passé son économie a toujours réussi à surmonter les crises…
Les élections du 2 février risquent cependant fort de se dérouler dans un climat tendu, alors que les partisans du chef du gouvernement et de son frère, les fameuses "Chemises rouges", pourraient bien se confronter à des "jaunes" décidés à empêcher le déroulement du vote.
En pleine saison touristique, l'avenir immédiat fait peur aux agences de voyages et aux hôteliers. Même si les plages restent bondées en ce début 2014, les commerçants de Bangkok se plaignent d'une baisse de la fréquentation touristique dans la capitale.

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 05:49

BANGKOK: Des chauffeurs de taxi ont manifestés devant le siège de la Police royale thaïlandaise dans le centre de Bangkok hier (3 janvier 2014) pour s'opposer aux manifestations anti-gouvernementales en cours.
taxi
Les chauffeurs de taxi ont garés environ 20 taxis en face du siège de la Police et soumis une lettre ouverte au chef de la Police royale thaïlandaise, le général Adul Saengsinkaew, expliquant leurs difficultés à gagner leur vie du fait des manifestations.
Ils dénoncent également le plan à venir par le Comité Populaire pour la Démocratie Absolue avec le Roi comme chef d'Etat (PCAD) afin de "fermer" Bangkok le 13 Janvier.
Sanong
On-Anong, 40 ans, l'un des chauffeurs de taxi, a déclaré au journal Khaosod que les protestations prolongées de PCAD avaient gravement affecté son entreprise. Depuis que la manifestation a commencé, ses revenus ont diminués de façon spectaculaire, entraînant sa famille à faire face à des difficultés financières et lui-même ne pouvant plus payer le crédit du taxi, a expliqué Sanong.
Les manifestants ont occupé des tronçons de l'avenue Ratchadamnoen et bloqués un certain nombre de routes.
Sanong a également exprimé sa préoccupation du fait qu’un chauffeur de taxi ait été brutalement battu par les manifestants anti-gouvernementaux au cours de leur brève occupation de l’avenue Vibhavadi-Rangsit.
"Je veux la police poursuive M. Suthep Thaugsuban, le chef du PCAD. Je souhaite aussi qu’il arrête la protestation et se rende", a déclaré Sanong, ajoutant que si Suthep voulait protester, il devait protester dans sa province natale de Surat Thani.
"S'il vous plaît arrêtez de provoquer des troubles à Bangkok ", a plaidé Sanong.
Sanong a ajouté que lui et ses collègues chauffeurs de taxi discutent à propos d’une solution pour le 13 Janvier, alors que le PCAD a annoncé la fermeture de 20 grands carrefours à Bangkok.
Source:

 http://www.khaosod.co.th/en/view_newsonline.php?newsid=TVRNNE9EYzBOelUzT0E9PQ==

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article