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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 14:37

Alors qu'ils en sont à leur troisième année d'emprisonnement dans la prison temporaire de Lak Si, les Chemises rouges partisans de l'UDD sont mécontents des manifestations anti-gouvernementales de Bangkok. La prison accueille 23 détenus qui ont été condamnés en relation avec les troubles politiques de 2010. Tous sont des militants chemises rouges de base et partisans du Parti Pua Thai. La plupart d'entre eux ont été condamnés à de lourdes peine pour incendie criminel et infractions relatives aux armes illicites (avec des preuves très minces ou inexistantes). Bien qu'ils regrettent le projet de loi d'amnistie qui a conduit à la dissolution du gouvernement de Yingluck Shinawatra, ils considèrent les manifestations comme indécentes et illégitimes.

"Notre Première ministre Yingluck a cédée à plusieurs exigences injustifiées, mais malgré cela, les réseaux de l'élite et de la noblesse [les manifestants] ne sont pas satisfaits", a déclaré la détenue Pattama Moolmil originaire de Ubon Ratchathani et condamnée à 34 ans de prison pour avoir soi-disant mit le feu à sa salle provinciale en mai 2010. "Ils ont des exigences de plus en plus ridicules tels que celle qui insiste pour que la famille Shinawatra quitte le pays". Elle est furieuse contre le Comité de Réforme Populaire Démocratique (People's Democratic Reform Committee ou PDRC) qui tente de paralyser la capitale et de perturber l'élection du 2 février. "Les dirigeants de la protestation prétendent que les paysans et les pauvres n'ont aucune éducation. Je pense qu'ils doivent être fous de penser qu'ils sont au dessus des autres. Ils ne comprennent pas vraiment les notions de base sur l'égalité des droits dans une démocratie", dit-elle. "Leurs insultes contre les gens du monde rural sont inacceptables et je me demande s'ils seraient capables de cultiver du riz et des fruits, faire les tâches ménagères, s'occuper du transport et nettoyer leurs bureaux par eux-mêmes si nous nous révoltons". Elle voudrait que les Thaïlandais évoluent et apprennent à vivre selon les règles démocratiques. "La plupart des gens préfèrent avoir un système de représentation et pensent que les élections sont un moyen d'avancer. La minorité de Bangkok doit respecter ça," conclue Pattama.

Sanong Ketsuwan, également d’Ubon Ratchathani, a expliqué que les prisonniers de Lak Si ont initialement soutenus le projet de loi qui prévoyait une amnistie générale pour tous les délinquants politiques depuis le coup d'Etat de 2006 parce qu'ils voulaient que le pays aille de l'avant. "Nous compatissons avec les familles qui ont perdu leurs proches et ceux qui ont été blessés durant la répression des manifestants chemises rouges par le gouvernement d'Abhisit Vejjajiva il y a trois ans. Mais nous sommes aussi des prisonniers politiques qui avons été privés de notre liberté. Nous voulons la réconciliation", a déclaré Sanong.

Photo ci-dessous: le prisonnier politique Sanong Ketsuwan visité par sa famille

Sanong

Une autre détenue, qui a demandé à rester anonyme, pense que les dirigeants du PDRC, tels que Suthep Thaugsuban, pourraient encore causer des ennuis au gouvernement malgré avoir brisés tant de lois. "Il semble que la loi est appliquée de façon inégale contre les manifestants chemises rouges tandis que les conservateurs de la noblesse sont épargnés", a déclaré la détenue originaire de Khon Kaen. "J'ai été condamnée pour avoir empêché les autorités de faire leurs devoirs en 2010, mais les manifestants du PDRC agissent de façon bien pire et ils continuent d'agir en toute liberté. "Quelle sorte de justice est-ce là?"

Source:

http://www.bangkokpost.com/news/politics/387560/red-shirt-inmates-still-back-govt

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 15:54

Elle a tout accepté pour éviter un bain de sang, la dissolution du parlement et une répression policière extrêmement douce entre autres. Mais il y a des limites. Lorsque le général Prayuth, le chef de l'armée thaïlandaise, la menace d'un coup d'Etat, ou quand Suthep, le dirigeant des manifestants anti-démocratie, ordonne à ses voyous de la capturer, elle a le courage de faire cette déclaration:

"Si un coup d'Etat peut régler les problèmes du pays, allez-y et faites ce coup. Si quelqu'un veut faire ce putsch et ensuite m'arrêter, j'irais vers lui et me rendrais. J'ai été d’accord pour dissoudre le parlement afin de rendre le pouvoir au peuple mais je ne laisserai jamais le pouvoir, qui est en dehors du système, contrôler le pays !"

Red Power

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 13:24

Depuis qu’elle a changée son nom en ajoutant le surnom “Tant”, Chitpas Tant Bhirombhakdi déclare ouvertement que tous les Thailandais ne devraient pas bénéficier des mêmes droits.

La déclaration de l’héritière Singha, Chitpas Tant Bhirombhakdi:

“Les gens ne devraient pas avoir les mêmes droits. Les mauvaises personnes ne devraient pas bénéficier des mêmes droits que les bonnes personnes. Les gens stupides ne devraient pas avoir les mêmes droits que les gens intelligents”…

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 En bref, les paysans thaïlandais sont trop cons pour avoir le droit de voter comme elle l’avait suggérée auparavant en déclarant: “Le problème est que beaucoup de Thaïs ne comprennent pas bien la démocratie…  Spécialement ceux des zones rurales”.

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Il est temps de sérieusement boycotter les bières Leo et Singha. Buvez plutôt de la Chang, de l’Archa, ou des bières étrangères:

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 09:28

Le journaliste israélien Asaf Ronel explique dans le journal Haaretz qu’en 2013, de nombreuses manifestations de masse dans le monde étaient anti-démocratiques

Lien de l’article:

http://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.566492

De Singapour au Canada: En 2013, les manifestants mondiaux ont dit non à la démocratie
Beaucoup de manifestations de masse populaires dans le monde en 2013 étaient essentiellement anti-démocratique dans leur nature.
Quel est le point commun entre la loi anti-surveillance récemment approuvée au Japon, les travailleurs en Inde et à Singapour qui protestaient avec des revendications pour de meilleures conditions de travail, les manifestations des Autochtones canadiens exigeant la reconnaissance accrue de leurs droits, les étudiants bulgares qui protestaient contre la corruption et les dizaines de milliers de Français descendus dans la rue pour protester contre la légitimation du mariage de même sexe? Toutes ces manifestations ont eu lieu au cours de l'année qui vient de s'achever, la troisième année du "mouvement de protestation mondial".
Le dénominateur commun qui relie toutes ces manifestations c'est la nouvelle technologie des réseaux sociaux qui rend l'organisation de manifestations plus facile que jamais.
Il y a eu moins de manifestations en Europe centrale et occidentale en 2013 que dans les deux années précédentes. Les émotions et les énergies qui ont conduits aux manifestations antérieures, exprimant surtout le sentiment de ras-le-bol de l'ordre existant avec sa crise économique et l'incapacité de son système politique à améliorer les choses ou à offrir un espoir réaliste, se sont canalisées dans des voies moins démocratiques.
Le score du comédien Beppe Grillo à l'élection italienne est l'exemple le plus frappant des succès électoraux des politiciens populistes qui misent tous sur ces sentiments de répulsion. En République tchèque, un milliardaire est devenu le leader du deuxième parti au Parlement un an après l'avoir créé sans aucune idéologie sous-jacente claire. Un autre milliardaire est entré dans l'histoire au Portugal en devenant le maire de Porto, la deuxième plus grande ville, après s'être présenté comme candidat indépendant en novembre dernier.
En Israël, il est fort probable que la plupart de ceux qui ont participés à la révolte des tentes sur le boulevard Rothschild durant l'été de 2011 ont voté pour Yesh Atid au printemps de 2013, même si, contrairement à ses homologues en Europe, Yair Lapid se mélange tout à fait bien dans le cirque qui constitue le monde politique israélien.
Cependant, l'émergence de politiciens populistes à partir des émotions qui ont alimentées les protestations antérieures n'est pas la tendance la plus inquiétante. Les partis d'extrême droite en Europe ont adopté les slogans des mouvements de protestation, telles que les appels à renforcer les systèmes de protection sociale ou à s'opposer aux sociétés, et ont bénéficié d'un large soutien, à un degré jamais vu depuis de nombreuses années.
Le Parti de l'Indépendance du Royaume-Uni, un parti populiste de droite qui demande le retrait de l'Union européenne, a remporté 23 % des voix aux élections locales. Le Front National de Marine Le Pen est le favori dans les sondages d'opinion publique en France. En Hollande, la popularité de Geert Wilders, le chef du Parti pour la Liberté, un parti d'extrême droite, est à son apogée. L'extrême droite s'est également renforcée lors des élections autrichiennes et, avec des partis siégeant au parlement autrichien pour la première fois, la puissance des grands partis s'est retrouvée à son plus bas depuis la Seconde Guerre mondiale. Au Danemark aussi, le Parti populaire d’extrême droite a augmenté au détriment du Parti libéral de droite centriste.
Dans d'autres parties du monde, les masses ont poursuivies leurs protestations, pas toujours en faveur des idéaux démocratiques. Les millions d'Egyptiens, qui sont descendus dans les rues en juin, exprimaient des sentiments authentiques reflétant la perte de leur soutien au président Mohamed Morsi. Mais, même si leurs intentions étaient nobles, ils ont tournés le dos à la roue de la démocratie en Egypte. Le premier président librement élu dans ce pays a été déposé par les militaires. Le régime militaire qui l'a remplacé, a réprimé les Frères musulmans avec une grande brutalité. L'armée a également mis en avant une loi interdisant les manifestations sans autorisation, tout en arrêtant et condamnant la plupart des leaders de l'opposition laïque à l'ancien président Hosni Moubarak. Elle a également rédigée une nouvelle constitution qui garantit le statut privilégié de l'armée dans la société égyptienne.
La Thaïlande est un autre exemple flagrant dans lequel un groupe de manifestants utilise des slogans et des méthodes du "mouvement de protestation mondial" afin de lutter contre la démocratie. Les centaines de milliers de manifestants qui se sont déplacés pour s'opposer à la Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra, ont déclarés ouvertement qu'ils s'opposaient à des procédures démocratiques. Ils perçoivent l'annonce d'élections anticipées comme une défaite. Ils ont annoncés qu'ils allaient boycotter l'élection et utiliser la force dans le but d'empêcher l'enregistrement des partis politiques avant le scrutin.
L'affaire de corruption immobilière qui est en train d'engloutir le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, met de nouveau en évidence les manifestations de l'été dernier qui ont tenté d'arrêter un projet de construction massif dans le parc Gezi, situé dans le centre-ville d'Istanbul. La vague de manifestations en juin s'est rapidement développé en protestations contre le régime de M. Erdogan et les changements qu'il impose aux espaces publics de la Turquie. Les manifestants luttaient dans les rues afin de protéger les valeurs qui leur sont chères, et Erdogan a effectivement agi sans prendre en considération les droits d'une minorité de la population. Néanmoins, Erdogan jouit d'un large soutien parmi les Turcs qui sont principalement religieux. Cette année, il a lancé la réforme démocratique la plus importante de l'histoire de la Turquie moderne.
Les manifestants dans les rues d'Ukraine expriment leurs vœux sincères que leur pays se rapproche de l'Union européenne, mais ils ne sont qu'une minorité qui veut imposer son point de vue à la majorité qui s'est exprimée lors des dernières élections. Il ne faut pas oublier que le président Viktor Ianoukovitch et son Parti des Régions a remporté ces élections avec le soutien massif des habitants des zones russes dans l'est de l'Ukraine grâce à un programme clairement pro-russe.
Enfin, beaucoup de cœurs sont avec les militants de l'opposition qui se sacrifient dans leur lutte contre le régime oppressif de Vladimir Poutine, le président de la Russie. Encore une fois, on ne peut pas ignorer le fait que Poutine bénéficie du soutien authentique de la majorité des Russes. En outre, on ne peut que s'interroger sur le jeu de Mikhaïl Khodorkovski, un oligarque qui a volé des trésors nationaux de la Russie jusqu'à ce qu'il ait fini par déplaire au régime et devenir une figure de proue de la lutte contre Poutine au point que sa libération soit devenue un motif de célébration par l'opposition.

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 18:25

La Première ministre Yingluck Shinawatra s’est rendue avec la hiérarchie militaire chez l’ancien Premier ministre, ancien général et planificateur du coup d'Etat du 19 septembre 2006, le président du Conseil privé, Prem Tinsulanonda .
Elle était accompagnée par le vice- commandant suprême, le général Worapong, le chef de l'armée, le général Prayuth Chan-ocha, le chef de la marine, l'amiral Narong Pipattanasai et le chef de l’armée de l'air, Prachin Chanthong.
Sur cette photo, publié par l’ancien prisonnier politique pour lèse-majesté Joe Gordon sur sa page facebook, on peut voir l’expression faciale de Yingluck avant la rencontre (
à gauche) et après (à droite):

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Sources:

http://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2014/01/01/yingluck-and-prem/

http://www.khaosod.co.th/en/view_newsonline.php?newsid=TVRNNE9EVTJOVFV6TkE9PQ%3D%3D

http://www.facebook.com/photo.php?fbid=10202995495676918&set=a.4707464533142.2193487.1490165734&type=1&theater

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 18:19

Un dirigeant du mouvement menace de représailles si le gouvernement de Yingluck se retrouvait contraint de céder le pouvoir

Un article du Straits Times

Lien:

http://www.straitstimes.com/the-big-story/asia-report/thailand/story/thai-protests-red-shirts-plan-hit-back-20131230

Les Chemises rouges du nord de la Thaïlande se préparent à riposter alors que les manifestations anti-gouvernementales à Bangkok sont entrées dans leur troisième mois.

Les Chemises rouges, qui ont propulsé le parti Pua Thai au pouvoir en 2011, sont bouleversés par ce qu'ils considèrent comme une faible réponse du gouvernement face aux tentatives des manifestants de paralyser la capitale et de perturber l'élection du 2 février prochain.

Et ils préparent des mesures de rétorsion pour le cas ou le gouvernement intérimaire de Mme Yingluck Shinawatra serait contraint, par un coup d'Etat militaire ou d'autres moyens, de céder le pouvoir à une administration non élue.

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Le dirigeant chemise rouge Pichit Tamool affirme que les Chemises rouges des 17 provinces du nord de la Thaïlande ont convenu entre eux d'envoyer des dizaines de milliers de partisans à Bangkok en cas d’intervention de l'armée.

"La situation à Bangkok deviendrait assez horrible", a-t-il averti.

Le chef de l'armée Prayuth Chan-ocha a ajouté une incertitude dans la crise politique vendredi dernier, quand il a refusé d'écarter la possibilité d'un coup d'Etat militaire, en disant que “cela dépendrait de la situation”.

Les manifestants, qui sont soutenus par l’établissement royaliste et la classe moyenne urbaine, tentent depuis la fin d’octobre de renverser le gouvernement dirigé par Mme Yingluck, qui est la sœur de Thaksin. Bien que destitué par un coup en 2006, Thaksin continue à bénéficier d’une grande loyauté parmi les masses rurales du nord-est et du nord de la Thaïlande.

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Le dirigeant des manifestants anti-gouvernementaux, Suthep Thaugsuban, a promis samedi "d’utiliser agressivement tous les mécanismes à notre disposition” pour fermer la capitale après la nouvelle année.

Les chemises rouges tirent leur force en grande partie de la Thaïlande rurale et sont soutenus par des intellectuels qui remettent en question l'ordre politique dominée par les élites de Bangkok. Cependant, ils ne soutiennent pas tous Thaksin.

En 2010, les chemises rouges avaient exigés que le gouvernement d'alors, dirigé par le Parti Démocrate, organise de nouvelles élections. Plus de 90 personnes ont été tuées dans la répression militaire qui a suivie.

Dans les manifestations actuelles, la police thaïlandaise a montré une grande retenue de peur que tout signe de brutalité donne une légitimité aux manifestants et provoque une intervention militaire.

“Je suis extrêmement frustré”, a affirmé le Dr Pechawat Wattanapongsirigul, un chef de file du groupe chemise rouge militant, Rak Chiang Mai 51. 

“Si les manifestants réussissent à installer une administration non élue, nous allons nous séparer du gouvernement central”, a-t-il continué, “Nous n'allons pas vivre sous leur contrôle.”

Selon le politologue Tanet Charoenmuang, basé à Chiang Mai, les Chemises rouges ont sérieusement pensés à l’idée d’une sécession ces derniers mois.

“Si cette situation politique s'éternise, la question de la sécession sera plus fortement discutée,” a-t-il précisé.

Bien que les analystes pensent qu'une telle possibilité est trop éloignée pour le moment, cela montre néanmoins que le risque de grands affrontements est grand.

Le politologue de l’Université Chulalongkorn, Puangthong Pawakapan, explique: "Cela reflète le fait que les gens du Nord en en marre des Bangkokians, qui tentent de dicter la façon dont la Thaïlande doit être gouverné, même si Bangkok est juste une petite partie de la Thaïlande."

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 08:26

Environ 500 policiers thaïlandais ont manifestés à Bangkok, lundi 30 décembre, pour montrer leur frustration après des semaines de confrontations face à des manifestants anti-gouvernementaux agressifs et souvent violents. Selon eux, l'ordre qui leur a été donné de faire preuve de retenue les a laissés vulnérables et humiliés.

Les policiers, accompagnés de leurs familles et des amis, se sont réunis sur une place publique près du camp principal de la protestation du PDRC, quatre jours après qu'un policier ait été abattu lors d'une bataille rangée contre des manifestants qui tentaient d'empêcher les candidats de s'inscrire pour les élections de février.

Photo ci-dessous: le policier abattu par les manifestants

Policier

Les policiers ont pleurés pour l'agent tué par les manifestants, mais se sont aussi plaint de n'être pas correctement équipés ni organisés pour pouvoir se défendre efficacement. Ils ont également protesté contre les ordres de retenue de l'usage de la force qui autorisent, selon eux, les manifestants à les humilier.

"Nous sommes venus ici aujourd'hui pour dire que nous sommes restés patients à l'extrême. Mais nous voulons dire que nous avons de la dignité et que nous voulons la protéger aussi", a déclaré le colonel de police Niwat Puenguthaisri, qui dirigeait la manifestation.

Photo ci-dessous: la manifestation des policiers

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Suite aux ordres du gouvernement, la police a réagi avec une grande retenue malgré de graves provocations.

Niwat dit que les policiers sont inquiets pour leur propre sécurité en raison du manque d'équipement de protection pour beaucoup et d'une mauvaise planification de la répression des émeutes. La plupart des policiers ne sont autorisés à transporter que de matraques et des boucliers anti-émeute tandis que quelques officiers sélectionnés sont équipés de gaz lacrymogènes et de fusils pour tirer des balles en caoutchouc.

Les ordres de faire preuve de retenue ont abouti ce qu'à plusieurs reprises des policiers se sont retrouvés pris au piège par des manifestants et ont été forcés de négocier leur libération.

Ce lundi a été un jour rare de calme à Bangkok, mais les manifestants ont continué à bloquer l'enregistrement des candidats dans environ une demi- douzaine de provinces du sud, qui sont des bastions du Parti Démocrate. Si les élections ne peuvent pas se tenir dans un certain nombre de circonscriptions, il se peut qu'il ne soit pas possible d'obtenir suffisamment de députés pour ouvrir légalement le Parlement.

Le Parti Démocrate boycotte les élections, prétendant qu’il veut des réformes politiques avant la tenue d'élection, mais la vraie raison est probablement parce qu'il sait qu'il ne peut pas gagner.

Source:

http://bigstory.ap.org/article/thai-police-protest-treatment-protesters

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 16:50

Un article de Robert Amsterdam

Lien de l’article:

http://robertamsterdam.com/thailand/2013/12/28/the-strategy-of-electoral-tension/

 

Le 3 décembre 2013, quelques heures seulement après que les rues autour du Stade Rajamangala aient été évacuée par une foule violente envoyé par le PDRC de Suthep pour attaquer un paisible rassemblement de Chemises rouges, le chef du Parti Démocrate, Abhisit Vejjajiva, a été interviewé par CNN. Outre ses demi-vérités et faux-fuyants habituels, Abhisit était sans équivoque lorsque CNN lui a demandé s'il était prêt à "accueillir avec joie une élection". Abhisit a répondu: "Je pense que c'est la première étape pour essayer de résoudre les problèmes du pays."

Photo ci-dessous: Abhisit Vejjajiva.

Abe

Il n'a pas fallu longtemps pour que le Parti Démocrate d'Abhisit renonce à une autre de ses déclarations d'intention "de principe" pour le genre de discours pas cher que nous avons tous pris l'habitude d'entendre de la part de "l'Ancien Etonien" de Thaïlande (NDT: Abhisit a étudié à l'université d'Eton en Grande Bretagne). Retournant de nouveau sa veste, il n'a fallu que deux semaines pour qu'Abhisit et son Parti Démocrate décident de boycotter la même élection qu'ils avaient, jusqu'à très récemment, appelés de leurs vœux.
Ce faisant, le Parti Démocrate d'Abhisit, qui en est maintenant à son deuxième boycott d'élections législatives thaïlandaises, a révélé son mépris, non seulement pour l'électorat thaïlandais en général, mais aussi pour ses supporters. Il devrait maintenant être clair, même pour l'observateur le plus impartial, que les objectifs d'Abhisit, de Suthep, et des manifestants, sont fondamentalement anti-démocratiques et pro-autoritaire. Ils savent qu’en cas d'élections, leur parti est sur d’obtenir encore moins de sièges de députés élus qu'en 2011. Face à ce fait, la réaction d'Abhisit, en phase avec celle de ses proches alliés du PDRC de Suthep, a été de tenter de faire monter la tension au point de rupture.

Photo ci-dessous: Suthep Thaugsuban

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Au cours des dernières 48 heures, Bangkok a dû supporter une violence et un chaos organisé, et pas seulement dans les rues. Tôt le 26 décembre, les voyous les plus violents de Suthep et d'Abhisit ont déclenchés une attaque contre les policiers thaïlandais qui gardaient le site où les candidats aux élections de février 2014 devaient s'inscrire. Un policier est mort, apparemment à la suite de tirs dirigés contre lui par les manifestants d'Abhisit, tandis que des citoyens thaïlandais innocents qui tentaient de vaquer à leurs occupations légitimes ont été battus violements par ces frénétiques voyous et, lors d'un autre développement épouvantable, un manifestant du PDRC a succombé à ses blessures.
Abhisit et Suthep ne se sont jamais opposés à la violence, ils ont toujours préféré que d'autres sacrifient "malheureusement" leur vie pour eux.
Avec des émeutes toujours en cours, il n'a pas fallu longtemps pour que la prétendument neutre Commission électorale de Thaïlande (CE) se joigne à la mêlée. Dans ce qui semblait être une étape chorégraphié pour aider le Parti Démocrate et le PDRC, les membres de la commission ont émis une déclaration conjointe menaçant de retirer leur soutien à l'élection et ont appelés à un report de cette dernière pour une durée "indéterminée".

Dans le sud de la Thaïlande, où le soutien pour le Parti Démocrate et le PDRC est à son plus fort, il a été rapporté que, dans 8 provinces, les commissaires des élections ont refusé l'enregistrement des candidats et "démissionné" après que des manifestants du PDRC aient pris d'assaut les bâtiments où l'enregistrement aurait dû avoir lieu. Tout cela afin de gagner du temps pour que la stratégie de la tension électorale fasse son travail et sème l'instabilité.
Le fait que les manifestants aient constamment changé leurs exigences indique que le but n'est pas une résolution civile ou un compromis, mais plutôt la poursuite d'une tension maximale et de la violence dans le but de provoquer l'armée pour qu'elle intervienne. Plus récemment, ils ont prétendu se battre pour une "réforme", un argument qui n'est pas très crédible étant donné que le Parti Démocrate d'Abhisit a continuellement bloqué toutes les tentatives de réforme lorsqu'il était au pouvoir.
Il ne devrait aussi n'y avoir aucune équivoque à ce sujet, ce parti a été un architecte de la récente violence pour des fins politiques. Le violent PDRC de Suthep est le bras de facto des Démocrates d'Abhisit. La direction du PDRC est composée d'anciens députés du Parti Démocrate dont la plupart ont démissionnés il y a quelques semaines. Les rassemblements du PDRC sont continuellement diffusées sur la chaine de télévision affiliée au Parti Démocrate, Blue Sky TV, et Suthep lui-même est un ancien vice-premier ministre et député du Parti Démocrate. De nombreux députés et membres de premier plan du Parti Démocrate, y compris l'ancien Premier ministre Abhisit Vejjajiva, l'ancien ministre des Finances Korn Chatikavanij et l'ancien ministre des Affaires étrangères Kasit Piromya ont tous pris part aux manifestations du PDRC ou ont offert un soutien continu par d'autres moyens.
Comme nous avons été témoins au cours de ces derniers jours, le boycott des élections législatives thaïlandaises du 2 février 2014 par le Parti Démocrate d'Abhisit s'adapte main dans la main avec le programme du PDRC pour empêcher l'élection en mettant en scène l'action violente directe. Leur message est clair, ils veulent intimider ceux qui cherchent à exercer leur droit de vote légitime. La stratégie du Parti Démocrate et du PDRC est de créer, par la violence et par le soutien d'éléments politisés clé dans l'établissement thaïlandais comme la Commission électorale, une situation de guerre civile violente qui obligerait l'armée thaïlandaise à intervenir dans le conflit.
Cela semble déjà porter ses fruits. Le 27 décembre, le chef de l'armée thaïlandaise, le général Prayuth, a donné une conférence de presse où il a fait une série de déclarations très troublantes. Il a blâmé le gouvernement et a donné un indice sérieux quant à une éventuelle intervention militaire. Le général Prayuth a déclaré que l'armée "n'ouvrira ni ne fermera la porte à un coup d'Etat" et que "cela dépendra de la situation." Prayuth a condamné la police et à offert des mots de conciliation aux manifestants du PDRC affirmant qu'ils ont été "traités durement", un commentaire qui peut sembler d'une ironie macabre pour les survivants du massacre des manifestants chemises rouges de 2010.
Il y a peu de doute qu'un point de crise est atteint. Dans les prochains jours, nous sommes susceptibles de voir un désespoir croissant parmi les rangs des manifestants de Suthep et d'Abhisit ainsi que, malheureusement, plus de violence et de morts. Cependant, il sera également plus clair pour ceux qui s'opposent à la démocratie en Thaïlande que la stratégie de la tension électorale n'intimidera pas les électeurs thaïlandais ordinaires qui se sont avérés être infatigable dans leur désir d'exercer leurs droits démocratiques.

Photo ci-dessous: des Chemises rouges thaïlandais réclament le droit à la liberté d'expression

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Cela pourrait alors s'avérer le moment le plus dangereux. Le PDRC/Parti Démocrate et leurs alliés de l'établissement, de l'armée thaïlandaise et autres, ont de nombreuses personnes au sein de leurs rangs, y compris Abhisit et Suthep eux-mêmes, qui préfèrent la violence à grande échelle à une élection légitime.
Par conséquent, la prudence doit être de mise pour tous ceux qui se sont engagés dans la lutte pour une Thaïlande pacifique et démocratique. Il y aura probablement des provocations plus fortes du PDRC/Parti Démocrate dans les jours à venir. Elles mèneront à un point où les principes fondamentaux de la justice et de la démocratie seront encore plus testés et c'est à ce moment précis où ces principes fondamentaux devront également se révéler les plus forts.
L'histoire n'est pas du côté d'Abhisit et de Suthep. Ces derniers représentent le passé féodal agonisant de la Thaïlande et ne parviennent pas à comprendre qu’une nouvelle conscience civique a été réveillée parmi les citoyens thaïlandais et qu’elle ne pourra jamais disparaitre. Si l'engagement des Thaïlandais pour la démocratie reste fort, alors leur stratégie de tension électorale est vouée à un abject échec.

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 11:04

Un article de Thai Intelligent News

Lien de l'article:
http://thaishortnews.wordpress.com/2013/12/23/thailand-is-a-strange-country-with-thais-saying-openly-they-are-against-democracy-says-tokyo-university-lecturer/

Comme on l'a vu, le fasciste Suthep a fermé le bâtiment où la Commission électorale (CE) enregistrait les inscriptions des Thaïlandais qui veulent postuler pour un siège de député lors de la prochaine élection. La CE a expliqué plus tôt que si les personnes intéressées ne pouvaient pas enregistrer leur candidature, ces dernières pouvaient déposer une plainte à la police et qu'elles ne perdraient pas leur droit à la candidature. Toutefois, les voyous du fasciste Suthep sont allés encercler le poste de police.
Tous les sondages en Thaïlande montrent que de 70% à 80 % des Thaïs veulent la démocratie, mais qu'environ 25 % souhaitent une certaine forme de dictature. Suthep est capable de galvaniser ces 25 %, principalement à Bangkok en combinant cela avec la base électorale sudiste du Parti Démocrate, dans un mouvement qui à certains moments, a organisé de grands rassemblements de protestation contre la démocratie d'environ 100,000 à 200,000 manifestants.

Photo ci-dessous: carte du résultat des dernières élections thaïlandaises (2011) ou le Parti Pua Thai a remporté la majorité absolue

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"Dans chaque pays, il y a des gens qui sont contre la démocratie. Par exemple, au Japon, il y en a qui n’aiment pas la démocratie, mais le cas de la Thaïlande est étrange. En Thaïlande, ceux qui ne veulent pas de la démocratie sont quelque peu puissants. Ces Thaïlandais disent ouvertement qu'ils sont contre la démocratie et ne veulent pas des élections. Dans d'autres pays, les gens ne revendiquent pas ouvertement une telle chose, mais dans cette bizarre Thaïlande, des Thaïlandais affirment, sans être embarrassés, qu'ils sont opposés à la démocratie", a expliqué Tamada Yoshifumi, maître de conférences à l'Université de Tokyo au Japon, lors d'une récente conférence d'étude sur la Thaïlande.

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 18:41

La police a arrêté ce dimanche un des principaux leaders de la protestation.

Pichit Chaimongkon, le dirigeant du Réseau des étudiants et des personnes pour la réforme en Thaïlande, accusé d'avoir envahi le ministère des Affaires étrangères, a été appréhendé à 20h55 alors qu'il se trouvait au Season Square Deparment Store situé à Srinakarin Road.

Photo ci-dessous: Pichit Chaimongkon

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Pichit est accusé d'avoir dirigé un groupe de manifestants anti-gouvernementaux lors de l'attaque du ministère.

C'était l'ancien secrétaire général de la Fédération des étudiants de Thaïlande en 2003 et c'est un proche collaborateur de Suriyasai Katasila, un ancien coordinateur de l'Alliance du peuple pour la démocratie (PAD), le fameux mouvement des Chemises jaunes.

Source:

http://www.nationmultimedia.com/breakingnews/Core-protest-leader-arrested-30223242.html

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Published by liberez-somyot
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