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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 05:42

Un article de l’AFP

Lien de l’article:

http://www.liberation.fr/monde/2014/01/03/thailande-la-crise-politique-compromet-la-paix-avec-la-rebellion_970350

 

Pour une analyse complète sur le conflit du sud de la Thaïlande, voir:

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-les-malheurs-du-sud-de-la-thailande-111914180.html

Souththailandmap

 

Les négociations de paix entre la rébellion du sud de la Thaïlande et le pouvoir central à Bangkok, déjà mal en point, sont un peu plus compromises avec la crise politique qui secoue la capitale depuis deux mois, alors que le conflit dans le sud du royaume dure depuis dix ans.

Près de 6.000 personnes ont été tuées en cette décennie marquée par des fusillades ou des attaques à la bombe quasi quotidiennes dans les trois régions de l’extrême-sud thaïlandais, Pattani, Yala et Narathiwat.

Ce conflit complexe mené par des insurgés musulmans se poursuit, avec son cortège de victimes souvent civiles, des bouddhistes ou des musulmans soupçonnés de pactiser avec Bangkok, sans réel impact ni prise de conscience dans le reste du pays.

Tout a commencé le 4 janvier 2004 avec une attaque de la rébellion sur un entrepôt de l’armée, dans cette zone frontalière de la Malaisie qui n’est rattachée à la Thaïlande que depuis un siècle.

La date a été retenue comme marquant le début du conflit, bien que des groupes rebelles armés aient été actifs depuis longtemps dans la région, notamment dans les années 1970 et 1980.

Population musulmane, état bouddhiste

Le conflit puise ses racines dans une colère profonde contre les tentatives d’assimilation de la population musulmane locale, d’ethnie malaise, par un Etat majoritairement bouddhiste.

Les rebelles, sans lien avec la mouvance terroriste internationale, ne cessent depuis d’affronter l’armée thaïlandaise, dont 30.000 hommes sont stationnés dans la zone.

En 2013, plusieurs «rounds» de négociations sans précédent avaient été accueillis avec un optimisme prudent. L’un des principaux groupes armés, le Barisan Revolusi Nasional (BRN, Front national révolutionnaire, BRN), fuyant jusqu’alors toute publicité, avait même émis des revendications en cinq points et une feuille de route de 32 pages, levant un peu la confusion sur les motivations d’une rébellion très secrète.

Mais à l’automne, les discussions se sont interrompues, faute de réponse du gouvernement sur ces cinq principales revendications.

Et la rencontre prévue en décembre a été repoussée sine die, le gouvernement thaïlandais de Yingluck Shinawatra étant alors aux prises avec une contestation massive dans les rues de Bangkok.

Des négociations conditionnées par les manifestations

Le chef du Conseil de sécurité nationale, Paradorn Pattanatabut, a affirmé que le processus de paix pourrait reprendre en janvier «si la situation s’améliore du côté des manifestations». Mais la situation ne donne aucune signe d’amélioration, l’opposition ayant annoncé le boycott des législatives de février et menaçant de redescendre d’ici là massivement dans la rue.

«Il n’y aura aucune discussion en janvier», a confié à l’AFP une source proche des discussions. Ce nouveau retard pourrait remettre en cause un processus de paix fragile.

De plus, du côté du pouvoir central, des personnalités respectées comme Paradorn et Tawee Sodsong, à la tête de l’administration des provinces du sud, pourraient ne plus être là lors des prochaines rencontres.

«Les personnalités ont leur importance lors d’un processus. Au fil du temps, ils ont noué de bonnes relations avec l’autre partie», souligne Srisompob Jitpiromsri, de l’université de Pattani et observateur des pourparlers.

Certains observateurs voient comme un bon signe le fait que le BRN ait émis une feuille de route et envisage désormais une possible fin négociée des violences, un changement d’attitude notable par rapport à son intransigeance des débuts.

Les rebelles revendiquent une reconnaissance du BRN comme une «organisation de libération», la libération de leurs partisans emprisonnés, la présence d’observateurs internationaux aux discussions, et, point essentiel, la «souveraineté» de la Nation de Pattani.

Sans être un Etat autonome, détaché de la Thaïlande, elle jouirait d’une plus grande autonomie, ce qui supposerait une politique de décentralisation, peu probable en cette période de troubles où le gouvernement marche sur des oeufs.

L’absence du conflit dans les revendications des manifestants suscite une certaine aigreur dans l’extrême sud de la Thaïlande, où les habitants ont l’impression d’être oubliés.

«Nous n’en pouvons plus des manifestants anti-gouvernement», explique Danyal Abdulloh, membre à Pattani d’un mouvement de jeunesse en faveur de la paix, soucieux du retour des dirigeants actuels à la table des négociations.

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 05:37

Un article de Pierre-Alain Depauw

Lien de l’article:

http://medias-presse.info/le-lobby-lgbt-envisage-de-presenter-un-parti-politique-en-thailande/4633

 

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Thaïlande – Le lobby homosexuel thaïlandais a l’intention de présenter un nouveau parti lors des prochaines élections. Les organisations LGBTI ont annoncé la création du Sexual Orientation, Gender Identity and Expression Rights Party, ou SOGIE Rights Party (SRP).

C’est le 2 février prochain que les Thaïlandais sont appelés aux urnes pour élire les 500 députés qui composent l’Assemblé nationale.

Autant dire que le lobby homosexuel a peu de temps pour s’organiser. Et on ne voit pas bien l’intérêt d’un parti politique basé sur la sexualité. Même parmi la communauté homosexuelle, bisexuelle et transsexuelle, un tel projet politique ne doit pas susciter un énorme intérêt.

Le positionnement politique de ce parti communautariste LGBTI est d’autant plus farfelu que ses fondateurs ambitionnent de rassembler des Chemises rouges et des Chemises jaunes qui se heurtent violemment depuis des semaines.

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 18:37

Selon Andrew Spooner du site "Asia Provocateur" et "Nathan Vanderklippe" du journal "The Globe and Mail", les Chemises jaunes feraient circuler parmi eux une liste de 3000 Chemises rouges à exécuter en cas de coup d'Etat.

Liens:
http://www.theglobeandmail.com/news/world/rising-tensions-in-thailand-pit-urbanites-against-rural-poor/article16193807/

et

https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=714222921921470HYPERLINK "https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=714222921921470&id=249235548420212"&HYPERLINK "https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=714222921921470&id=249235548420212"id=249235548420212

 

Photo ci-dessous: Des Chemises rouges et des aides soignants exécutés par les militaires en mai 2010 lors de la répression ordonnée par le gouvernement d'alors dirigé par Abhisit Vejjajiva et Suthep Taugsuban

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 14:13

Un article de David Streckfuss

Lien de l’article:
http://www.bangkokpost.com/opinion/opinion/387684/devolve-state-powers-to-stave-off-civil-war

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Alors que la Thaïlande est proche de quelque chose qui ressemble beaucoup à une guerre civile, il pourrait être temps de prendre du recul par rapport au débat immédiat sur ​​les élections et les réformes et d'examiner avec beaucoup de soin d'où cette crise vient et dans quelle direction elle pourrait être résolue pacifiquement.
Depuis qu'il y a un état siamois/thaïlandais en tant que tel à la fin du 19ème siècle, il n'a eu qu'une seule mission dévorante: Une impulsion vers "l'unité" grâce à la centralisation développée par l'élite de Bangkok. Elle a cherchée à lier physiquement le pays par des routes et des chemins de fer ainsi qu'une seule bureaucratie administrative.
Mais, c'est peut-être aussi important, cette centralisation a cherché à créer un état d'esprit unifié par l'inculcation de la "Thainess". Les identités ethniques ont été dissoutes. Les conflits religieux supprimés. Les langues de Thaïlande autres que le thaï-central (ou le siamois) ont été rétrogradées au rang de dialectes. Les écoles ne peuvent enseigner qu'en thaï-central. Une version unique de l'histoire, comme quoi il n'y aurait qu'une seule race thaïe dirigée par des rois mages, a été, et est toujours, enseignée.
Il a été soutenu par de nombreux chercheurs que cette politique, qui visait à lutter contre le colonialisme occidental, était aussi à l'époque celle de la colonisation interne par les Thaïs d'une périphérie non-thaïe. Beaucoup de divisions potentielles ont été mises sous le tapis ou apparemment oubliées. En 1932, le pays est devenu une monarchie constitutionnelle et il y a eu un petit espace de temps où la nature et la composition du gouvernement et de l'État ont été débattues. Un "Siam" aurait créé un espace pour qu'une variété de différences politiques, ethniques, culturelles, linguistiques, religieuses, puissent, dans une certaine mesure, coexister. Cependant, avec les militaires se nommant eux-mêmes protecteurs d'une monarchie récemment revitalisé au début des années 1960, ces débats ont été clos. "La Thaïlande" et une Thainess très étroitement définie l'ont emportées. À bien des égards, l'unité basée sur ce type de centralisation a réussie. Elle arrêta dans une certaine mesure l'expansion coloniale occidentale et la Thaïlande se "développa". Mais la primauté de super urbanité (Bangkok était dans les années 80 soixante fois plus grande que Chang Mai, la deuxième ville du pays) signifie que cette évolution a été fortement centrée sur Bangkok. Administrativement, elle a également été fortement centralisée.

Du fait de cette bureaucratie centralisée, les manifestants du monde rural devaient faire des centaines de kilomètres afin d'exercer une quelconque pression (la plupart du temps, par de longues démonstrations épuisantes) afin de se faire entendre. Des comités ont été mis en place pour disparaître lorsque les fragiles gouvernements de coalition dissolvaient le parlement.
L'espace démocratique a grandi, d'abord par à-coups, et puis plus uniformément sous la constitution de 1997. Les Organisations Administratives des Tambon (TAO) sont un nouvel espace démocratique où les zones locales, grâce à des représentants élus, pouvaient déterminer leur propre voie de développement. Un grand pourcentage des impôts locaux a été consacré à des conseils municipaux élus afin d'être utilisé pour les initiatives locales. Il y avait des plans pour que certaines provinces élisent leurs propres gouverneurs et que les écoles dépendent des TAO locales.
Alors que la démocratie progressait, que la diversité trouvait son expression, le modèle de Thainess sous un gouvernement centralisé a commencé à s'effriter.
Depuis 2006, les événements à Bangkok ont largement interrompu cette décentralisation progressive. Comme d'habitude, Bangkok est au centre de tout. Mais peut-il en être autrement? La société thaïlandaise a un choix difficile à faire. Deux scénarios possibles se présentent à elle.
Le premier scénario est la guerre civile, et même le démembrement du pays.
Le Comité de la Réforme Démocratique Populaire (
PDRC) a montré qu'il a bien l'intention de se saisir de l'Etat et d'assumer les pouvoirs du gouvernement. Une annonce récente faite par l'Association de la Fonction Publique indique qu'au moins certains segments au sein de l'association sont prêts à agir conformément à l'ordre du jour du PDRC.
Les divisions sont en croissance. Comme indiqué dans le journal Straits Times de Singapour, les Chemises rouges du Nord n'accepteraient pas un coup silencieux du
PDRC. Dans le pire des cas, les Chemises rouges et d'autres groupes pro-gouvernementaux dans le Nord se préparent à se "séparer du gouvernement central". A Khon Kaen, la station de radio des Chemises rouges appelle à un boycott des entreprises perçues comme soutenant le mouvement anti-gouvernemental de Bangkok et fournissent de la publicité gratuite pour celles qui ne le soutiennent pas.
Les vieilles divisions ethniques, de classe, linguistiques et religieuses se creusent. Un grand nombre de mauvaises graines ont été agitées par les manifestants du
PDRC, composés principalement de riches Bangkokiens et de gens du sud de la Thaïlande. Les pauvres principalement d'ethnie "Lanna" du Nord et "Lao" du Nord-est ont observés tout cela de près, avec patience. Un sentiment d'indignation grandit. Pendant ce temps, l'insurrection des musulmans malais se poursuit.
Si le scénario du
PDRC se réalisait ou que ce dernier arrivait au pouvoir par un coup d'Etat et si les chemises rouges avaient, face à cela, la réponse que l'on attend, il est probable que ça entrainerait des souffrances indicibles, de l'anarchie et des effusions de sang. Ce serait la fin de la Thaïlande tel que nous la connaissons.
Une guerre civile est-elle le seul moyen de résoudre cette impasse? Est-ce vraiment ce que les manifestants anti-gouvernementaux veulent?
Le deuxième scénario est que les élections du 2 février aient lieu et une sorte de plan de réforme se dégage de cela. Il y a tellement de façons de piéger les élections mais elles offrent l'espoir, bien mince, que le premier scénario puisse être évité. Mais même si les élections réussissent, y aura-t-il assez d'engagement du nouveau gouvernement à penser autrement qu'à une solution centrale dirigée par Bangkok?
S'il est vrai que la plupart des conflits politiques des huit dernières années ont été caractérisés par des propositions du genre "le gagnant remporte toute la mise", alors je voudrais vous suggérer de changer le centre du conflit et de permettre l'émergence d'une situation "gagnant-gagnant" partielle. Le
PDRC a fondé son mouvement sur des idées de bonne gouvernance et de plus grande participation des citoyens. Les chemises rouges veulent plus de démocratie. Alors, comment concilier cela?
La réforme devrait se concentrer sur le gouvernement central déléguant ses pouvoirs aux organes représentatifs régionaux élus démocratiquement. Tout bien considéré, un contrôle local de la santé publique, de l'administration du gouvernement, de l'éducation, des affaires culturelles, de la langue, de la politique environnementale et de la sécurité publique (la police), permettrait une plus grande participation et un examen du public.
Dans ce plan, les manifestants n'auraient plus à faire le long voyage à Bangkok, ou du moins pas aussi souvent. Le gouvernement national travaillerait sous une constitution qui garantirait les droits de tous les citoyens et protégerait les aspirations locales et régionales dans le cadre de l'Etat thaï. Le gouvernement national superviserait également certains domaines qui nécessitent une gestion centralisée tels que les affaires étrangères, la redistribution des revenus, la défense, et certains types de politiques environnementales.
Cette disposition permettrait de décentraliser les conflits vers des ensembles d'organismes régionaux, provinciaux et locaux élus qui pourraient répondre plus rapidement et avec une plus grande sensibilité. Cela irait plus loin que de simplement laisser dans les zones locales un pourcentage plus élevé des impôts nationaux ou leur permettre d'élire leurs gouverneurs provinciaux afin de travailler avec l'administration centrale basée à Bangkok.
L'unité de la Thaïlande a toujours été envisagée sous un gouvernement hautement centralisé et un certain niveau de contrainte. Ce modèle est devenu impraticable. Il est temps d'envisager un autre type d'unité basé sur l'égalité, le respect de la diversité et une meilleure gouvernance fondée sur le contrôle local et régional.
Cela peut sembler déroutant, mais c'est beaucoup moins confus et sanglant qu'une guerre civile et une partition.
Le fait est que "la société thaïlandaise" ne peut se prononcer sur cette proposition et d'autres qu'à travers des élections. Mais elles sont en elles-mêmes insuffisantes. La participation et la pression du public est nécessaire pour s'assurer que toute une gamme de propositions de réforme soient mise sur la table, que le processus de sélection soit transparent et représente assez de diversité.
Cet appel au transfert des pouvoirs de l'État n'est qu'une proposition. Elle donnerait aux citoyens engagés, chemises rouges, chemises jaunes ou n'importe quelle autre couleur de chemises, un terrain plus facile à gérer sur lequel construire une vision commune pour une nouvelle et plus pacifique Thaïlande.
David Streckfuss est un chercheur indépendant basé à Khon Kaen.

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 12:05

En Thaïlande, la crise politique menace l’économie

Un article de Bruno Philip

Lien de l’article:

http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/04/en-thailande-la-crise-politique-menace-l-economie_4342989_3234.html

Les conséquences économiques de la crise politique thaïlandaise, qui s'est installée depuis presque deux mois dans le royaume, alors qu'un mouvement d'opposition menace de bloquer Bangkok le 13 janvier, commencent à se faire sentir.
Jeudi 2 janvier, le baht, la monnaie thaïlandaise, a chuté de plus de 5 % pour atteindre son plus bas depuis le début de 2010, 45 bahts pour 1 euro. En même temps, la Bourse s'est effondrée, l'indice du Stock Exchange of Thailand (SET) clôturant le même jour à 1 230 points, soit sa cote la plus basse depuis plus d'un an. Vendredi 3, il clôturait à 1 224 points.
"La raison principale des chutes des valeurs boursières est la situation politique. Si elle n'évolue pas, le baht et la Bourse risquent de rester à des niveaux très faibles", redoute Chai Chirasevenupraphand, directeur de Nomura Capital Securities.
Les prévisions de la croissance du produit intérieur brut (PIB) pour 2014, qui a déjà marqué le pas fin 2013, notamment en raison du ralentissement chinois, naviguent autour de 4 %. Un chiffre relativement bas quand on le compare aux 6,5 % en 2012.
L'annonce par le leader du mouvement d'opposition, Suthep Thaugsuban, que ses partisans bloqueront les principales artères de Bangkok le 13 janvier pour empêcher les fonctionnaires d'aller au travail, dans le but de forcer la première ministre à la démission, et la tenue d'élections anticipées le 2 février, fait frémir les milieux d'affaires.
Photo ci-dessous: Suthep et une fillette qu'il a utilisé pour insulter les Chemises rouges

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Pichai Naripthapan, l'un des responsables du département économique du Pheu Thai, le parti au pouvoir, a prévenu que si ce blocus a lieu, il risque d'affecter encore un peu plus des investissements étrangers qui seraient, selon lui, déjà à la baisse : cité par le quotidien anglophone Bangkok Post, M. Pichai estime que les investisseurs étrangers ont déjà vendu, en décembre 2013, quelque 200 milliards de bahts (4,5 milliards d'euros) d'actions. Selon lui, la crise politique aurait déjà coûté 70 milliards de bahts à l'économie.
Le vice-président de la Fédération des industries thaïlandaises, Tanit Sorat, a mis en garde les protestataires : "Si le siège de Bangkok a lieu, les activités bancaires, commerciales et touristiques seront gravement affectées". Il a ajouté que la crise politique a rogné la confiance en la Thaïlande d'un certain nombre d'investisseurs.
De nombreux hommes d'affaires thaïlandais, même ceux qui se déclarent hostiles au "clan" Shinawatra, estiment que la poursuite des manifestations dans Bangkok et l'entêtement des opposants à forcer le premier ministre à la démission commencent à friser l'absurdité.
Certains milieux d'affaires étrangers, notamment les Japonais, restent malgré tout assez sereins : la Thaïlande est une habituée de la violence et de l'instabilité politique, disent-ils, et par le passé son économie a toujours réussi à surmonter les crises…
Les élections du 2 février risquent cependant fort de se dérouler dans un climat tendu, alors que les partisans du chef du gouvernement et de son frère, les fameuses "Chemises rouges", pourraient bien se confronter à des "jaunes" décidés à empêcher le déroulement du vote.
En pleine saison touristique, l'avenir immédiat fait peur aux agences de voyages et aux hôteliers. Même si les plages restent bondées en ce début 2014, les commerçants de Bangkok se plaignent d'une baisse de la fréquentation touristique dans la capitale.

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 05:49

BANGKOK: Des chauffeurs de taxi ont manifestés devant le siège de la Police royale thaïlandaise dans le centre de Bangkok hier (3 janvier 2014) pour s'opposer aux manifestations anti-gouvernementales en cours.
taxi
Les chauffeurs de taxi ont garés environ 20 taxis en face du siège de la Police et soumis une lettre ouverte au chef de la Police royale thaïlandaise, le général Adul Saengsinkaew, expliquant leurs difficultés à gagner leur vie du fait des manifestations.
Ils dénoncent également le plan à venir par le Comité Populaire pour la Démocratie Absolue avec le Roi comme chef d'Etat (PCAD) afin de "fermer" Bangkok le 13 Janvier.
Sanong
On-Anong, 40 ans, l'un des chauffeurs de taxi, a déclaré au journal Khaosod que les protestations prolongées de PCAD avaient gravement affecté son entreprise. Depuis que la manifestation a commencé, ses revenus ont diminués de façon spectaculaire, entraînant sa famille à faire face à des difficultés financières et lui-même ne pouvant plus payer le crédit du taxi, a expliqué Sanong.
Les manifestants ont occupé des tronçons de l'avenue Ratchadamnoen et bloqués un certain nombre de routes.
Sanong a également exprimé sa préoccupation du fait qu’un chauffeur de taxi ait été brutalement battu par les manifestants anti-gouvernementaux au cours de leur brève occupation de l’avenue Vibhavadi-Rangsit.
"Je veux la police poursuive M. Suthep Thaugsuban, le chef du PCAD. Je souhaite aussi qu’il arrête la protestation et se rende", a déclaré Sanong, ajoutant que si Suthep voulait protester, il devait protester dans sa province natale de Surat Thani.
"S'il vous plaît arrêtez de provoquer des troubles à Bangkok ", a plaidé Sanong.
Sanong a ajouté que lui et ses collègues chauffeurs de taxi discutent à propos d’une solution pour le 13 Janvier, alors que le PCAD a annoncé la fermeture de 20 grands carrefours à Bangkok.
Source:

 http://www.khaosod.co.th/en/view_newsonline.php?newsid=TVRNNE9EYzBOelUzT0E9PQ==

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 14:37

Alors qu'ils en sont à leur troisième année d'emprisonnement dans la prison temporaire de Lak Si, les Chemises rouges partisans de l'UDD sont mécontents des manifestations anti-gouvernementales de Bangkok. La prison accueille 23 détenus qui ont été condamnés en relation avec les troubles politiques de 2010. Tous sont des militants chemises rouges de base et partisans du Parti Pua Thai. La plupart d'entre eux ont été condamnés à de lourdes peine pour incendie criminel et infractions relatives aux armes illicites (avec des preuves très minces ou inexistantes). Bien qu'ils regrettent le projet de loi d'amnistie qui a conduit à la dissolution du gouvernement de Yingluck Shinawatra, ils considèrent les manifestations comme indécentes et illégitimes.

"Notre Première ministre Yingluck a cédée à plusieurs exigences injustifiées, mais malgré cela, les réseaux de l'élite et de la noblesse [les manifestants] ne sont pas satisfaits", a déclaré la détenue Pattama Moolmil originaire de Ubon Ratchathani et condamnée à 34 ans de prison pour avoir soi-disant mit le feu à sa salle provinciale en mai 2010. "Ils ont des exigences de plus en plus ridicules tels que celle qui insiste pour que la famille Shinawatra quitte le pays". Elle est furieuse contre le Comité de Réforme Populaire Démocratique (People's Democratic Reform Committee ou PDRC) qui tente de paralyser la capitale et de perturber l'élection du 2 février. "Les dirigeants de la protestation prétendent que les paysans et les pauvres n'ont aucune éducation. Je pense qu'ils doivent être fous de penser qu'ils sont au dessus des autres. Ils ne comprennent pas vraiment les notions de base sur l'égalité des droits dans une démocratie", dit-elle. "Leurs insultes contre les gens du monde rural sont inacceptables et je me demande s'ils seraient capables de cultiver du riz et des fruits, faire les tâches ménagères, s'occuper du transport et nettoyer leurs bureaux par eux-mêmes si nous nous révoltons". Elle voudrait que les Thaïlandais évoluent et apprennent à vivre selon les règles démocratiques. "La plupart des gens préfèrent avoir un système de représentation et pensent que les élections sont un moyen d'avancer. La minorité de Bangkok doit respecter ça," conclue Pattama.

Sanong Ketsuwan, également d’Ubon Ratchathani, a expliqué que les prisonniers de Lak Si ont initialement soutenus le projet de loi qui prévoyait une amnistie générale pour tous les délinquants politiques depuis le coup d'Etat de 2006 parce qu'ils voulaient que le pays aille de l'avant. "Nous compatissons avec les familles qui ont perdu leurs proches et ceux qui ont été blessés durant la répression des manifestants chemises rouges par le gouvernement d'Abhisit Vejjajiva il y a trois ans. Mais nous sommes aussi des prisonniers politiques qui avons été privés de notre liberté. Nous voulons la réconciliation", a déclaré Sanong.

Photo ci-dessous: le prisonnier politique Sanong Ketsuwan visité par sa famille

Sanong

Une autre détenue, qui a demandé à rester anonyme, pense que les dirigeants du PDRC, tels que Suthep Thaugsuban, pourraient encore causer des ennuis au gouvernement malgré avoir brisés tant de lois. "Il semble que la loi est appliquée de façon inégale contre les manifestants chemises rouges tandis que les conservateurs de la noblesse sont épargnés", a déclaré la détenue originaire de Khon Kaen. "J'ai été condamnée pour avoir empêché les autorités de faire leurs devoirs en 2010, mais les manifestants du PDRC agissent de façon bien pire et ils continuent d'agir en toute liberté. "Quelle sorte de justice est-ce là?"

Source:

http://www.bangkokpost.com/news/politics/387560/red-shirt-inmates-still-back-govt

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 15:54

Elle a tout accepté pour éviter un bain de sang, la dissolution du parlement et une répression policière extrêmement douce entre autres. Mais il y a des limites. Lorsque le général Prayuth, le chef de l'armée thaïlandaise, la menace d'un coup d'Etat, ou quand Suthep, le dirigeant des manifestants anti-démocratie, ordonne à ses voyous de la capturer, elle a le courage de faire cette déclaration:

"Si un coup d'Etat peut régler les problèmes du pays, allez-y et faites ce coup. Si quelqu'un veut faire ce putsch et ensuite m'arrêter, j'irais vers lui et me rendrais. J'ai été d’accord pour dissoudre le parlement afin de rendre le pouvoir au peuple mais je ne laisserai jamais le pouvoir, qui est en dehors du système, contrôler le pays !"

Red Power

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 13:24

Depuis qu’elle a changée son nom en ajoutant le surnom “Tant”, Chitpas Tant Bhirombhakdi déclare ouvertement que tous les Thailandais ne devraient pas bénéficier des mêmes droits.

La déclaration de l’héritière Singha, Chitpas Tant Bhirombhakdi:

“Les gens ne devraient pas avoir les mêmes droits. Les mauvaises personnes ne devraient pas bénéficier des mêmes droits que les bonnes personnes. Les gens stupides ne devraient pas avoir les mêmes droits que les gens intelligents”…

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 En bref, les paysans thaïlandais sont trop cons pour avoir le droit de voter comme elle l’avait suggérée auparavant en déclarant: “Le problème est que beaucoup de Thaïs ne comprennent pas bien la démocratie…  Spécialement ceux des zones rurales”.

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Il est temps de sérieusement boycotter les bières Leo et Singha. Buvez plutôt de la Chang, de l’Archa, ou des bières étrangères:

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 09:28

Le journaliste israélien Asaf Ronel explique dans le journal Haaretz qu’en 2013, de nombreuses manifestations de masse dans le monde étaient anti-démocratiques

Lien de l’article:

http://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.566492

De Singapour au Canada: En 2013, les manifestants mondiaux ont dit non à la démocratie
Beaucoup de manifestations de masse populaires dans le monde en 2013 étaient essentiellement anti-démocratique dans leur nature.
Quel est le point commun entre la loi anti-surveillance récemment approuvée au Japon, les travailleurs en Inde et à Singapour qui protestaient avec des revendications pour de meilleures conditions de travail, les manifestations des Autochtones canadiens exigeant la reconnaissance accrue de leurs droits, les étudiants bulgares qui protestaient contre la corruption et les dizaines de milliers de Français descendus dans la rue pour protester contre la légitimation du mariage de même sexe? Toutes ces manifestations ont eu lieu au cours de l'année qui vient de s'achever, la troisième année du "mouvement de protestation mondial".
Le dénominateur commun qui relie toutes ces manifestations c'est la nouvelle technologie des réseaux sociaux qui rend l'organisation de manifestations plus facile que jamais.
Il y a eu moins de manifestations en Europe centrale et occidentale en 2013 que dans les deux années précédentes. Les émotions et les énergies qui ont conduits aux manifestations antérieures, exprimant surtout le sentiment de ras-le-bol de l'ordre existant avec sa crise économique et l'incapacité de son système politique à améliorer les choses ou à offrir un espoir réaliste, se sont canalisées dans des voies moins démocratiques.
Le score du comédien Beppe Grillo à l'élection italienne est l'exemple le plus frappant des succès électoraux des politiciens populistes qui misent tous sur ces sentiments de répulsion. En République tchèque, un milliardaire est devenu le leader du deuxième parti au Parlement un an après l'avoir créé sans aucune idéologie sous-jacente claire. Un autre milliardaire est entré dans l'histoire au Portugal en devenant le maire de Porto, la deuxième plus grande ville, après s'être présenté comme candidat indépendant en novembre dernier.
En Israël, il est fort probable que la plupart de ceux qui ont participés à la révolte des tentes sur le boulevard Rothschild durant l'été de 2011 ont voté pour Yesh Atid au printemps de 2013, même si, contrairement à ses homologues en Europe, Yair Lapid se mélange tout à fait bien dans le cirque qui constitue le monde politique israélien.
Cependant, l'émergence de politiciens populistes à partir des émotions qui ont alimentées les protestations antérieures n'est pas la tendance la plus inquiétante. Les partis d'extrême droite en Europe ont adopté les slogans des mouvements de protestation, telles que les appels à renforcer les systèmes de protection sociale ou à s'opposer aux sociétés, et ont bénéficié d'un large soutien, à un degré jamais vu depuis de nombreuses années.
Le Parti de l'Indépendance du Royaume-Uni, un parti populiste de droite qui demande le retrait de l'Union européenne, a remporté 23 % des voix aux élections locales. Le Front National de Marine Le Pen est le favori dans les sondages d'opinion publique en France. En Hollande, la popularité de Geert Wilders, le chef du Parti pour la Liberté, un parti d'extrême droite, est à son apogée. L'extrême droite s'est également renforcée lors des élections autrichiennes et, avec des partis siégeant au parlement autrichien pour la première fois, la puissance des grands partis s'est retrouvée à son plus bas depuis la Seconde Guerre mondiale. Au Danemark aussi, le Parti populaire d’extrême droite a augmenté au détriment du Parti libéral de droite centriste.
Dans d'autres parties du monde, les masses ont poursuivies leurs protestations, pas toujours en faveur des idéaux démocratiques. Les millions d'Egyptiens, qui sont descendus dans les rues en juin, exprimaient des sentiments authentiques reflétant la perte de leur soutien au président Mohamed Morsi. Mais, même si leurs intentions étaient nobles, ils ont tournés le dos à la roue de la démocratie en Egypte. Le premier président librement élu dans ce pays a été déposé par les militaires. Le régime militaire qui l'a remplacé, a réprimé les Frères musulmans avec une grande brutalité. L'armée a également mis en avant une loi interdisant les manifestations sans autorisation, tout en arrêtant et condamnant la plupart des leaders de l'opposition laïque à l'ancien président Hosni Moubarak. Elle a également rédigée une nouvelle constitution qui garantit le statut privilégié de l'armée dans la société égyptienne.
La Thaïlande est un autre exemple flagrant dans lequel un groupe de manifestants utilise des slogans et des méthodes du "mouvement de protestation mondial" afin de lutter contre la démocratie. Les centaines de milliers de manifestants qui se sont déplacés pour s'opposer à la Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra, ont déclarés ouvertement qu'ils s'opposaient à des procédures démocratiques. Ils perçoivent l'annonce d'élections anticipées comme une défaite. Ils ont annoncés qu'ils allaient boycotter l'élection et utiliser la force dans le but d'empêcher l'enregistrement des partis politiques avant le scrutin.
L'affaire de corruption immobilière qui est en train d'engloutir le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, met de nouveau en évidence les manifestations de l'été dernier qui ont tenté d'arrêter un projet de construction massif dans le parc Gezi, situé dans le centre-ville d'Istanbul. La vague de manifestations en juin s'est rapidement développé en protestations contre le régime de M. Erdogan et les changements qu'il impose aux espaces publics de la Turquie. Les manifestants luttaient dans les rues afin de protéger les valeurs qui leur sont chères, et Erdogan a effectivement agi sans prendre en considération les droits d'une minorité de la population. Néanmoins, Erdogan jouit d'un large soutien parmi les Turcs qui sont principalement religieux. Cette année, il a lancé la réforme démocratique la plus importante de l'histoire de la Turquie moderne.
Les manifestants dans les rues d'Ukraine expriment leurs vœux sincères que leur pays se rapproche de l'Union européenne, mais ils ne sont qu'une minorité qui veut imposer son point de vue à la majorité qui s'est exprimée lors des dernières élections. Il ne faut pas oublier que le président Viktor Ianoukovitch et son Parti des Régions a remporté ces élections avec le soutien massif des habitants des zones russes dans l'est de l'Ukraine grâce à un programme clairement pro-russe.
Enfin, beaucoup de cœurs sont avec les militants de l'opposition qui se sacrifient dans leur lutte contre le régime oppressif de Vladimir Poutine, le président de la Russie. Encore une fois, on ne peut pas ignorer le fait que Poutine bénéficie du soutien authentique de la majorité des Russes. En outre, on ne peut que s'interroger sur le jeu de Mikhaïl Khodorkovski, un oligarque qui a volé des trésors nationaux de la Russie jusqu'à ce qu'il ait fini par déplaire au régime et devenir une figure de proue de la lutte contre Poutine au point que sa libération soit devenue un motif de célébration par l'opposition.

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Published by liberez-somyot
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