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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 18:19

Un dirigeant du mouvement menace de représailles si le gouvernement de Yingluck se retrouvait contraint de céder le pouvoir

Un article du Straits Times

Lien:

http://www.straitstimes.com/the-big-story/asia-report/thailand/story/thai-protests-red-shirts-plan-hit-back-20131230

Les Chemises rouges du nord de la Thaïlande se préparent à riposter alors que les manifestations anti-gouvernementales à Bangkok sont entrées dans leur troisième mois.

Les Chemises rouges, qui ont propulsé le parti Pua Thai au pouvoir en 2011, sont bouleversés par ce qu'ils considèrent comme une faible réponse du gouvernement face aux tentatives des manifestants de paralyser la capitale et de perturber l'élection du 2 février prochain.

Et ils préparent des mesures de rétorsion pour le cas ou le gouvernement intérimaire de Mme Yingluck Shinawatra serait contraint, par un coup d'Etat militaire ou d'autres moyens, de céder le pouvoir à une administration non élue.

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Le dirigeant chemise rouge Pichit Tamool affirme que les Chemises rouges des 17 provinces du nord de la Thaïlande ont convenu entre eux d'envoyer des dizaines de milliers de partisans à Bangkok en cas d’intervention de l'armée.

"La situation à Bangkok deviendrait assez horrible", a-t-il averti.

Le chef de l'armée Prayuth Chan-ocha a ajouté une incertitude dans la crise politique vendredi dernier, quand il a refusé d'écarter la possibilité d'un coup d'Etat militaire, en disant que “cela dépendrait de la situation”.

Les manifestants, qui sont soutenus par l’établissement royaliste et la classe moyenne urbaine, tentent depuis la fin d’octobre de renverser le gouvernement dirigé par Mme Yingluck, qui est la sœur de Thaksin. Bien que destitué par un coup en 2006, Thaksin continue à bénéficier d’une grande loyauté parmi les masses rurales du nord-est et du nord de la Thaïlande.

DSC05654.JPG

Le dirigeant des manifestants anti-gouvernementaux, Suthep Thaugsuban, a promis samedi "d’utiliser agressivement tous les mécanismes à notre disposition” pour fermer la capitale après la nouvelle année.

Les chemises rouges tirent leur force en grande partie de la Thaïlande rurale et sont soutenus par des intellectuels qui remettent en question l'ordre politique dominée par les élites de Bangkok. Cependant, ils ne soutiennent pas tous Thaksin.

En 2010, les chemises rouges avaient exigés que le gouvernement d'alors, dirigé par le Parti Démocrate, organise de nouvelles élections. Plus de 90 personnes ont été tuées dans la répression militaire qui a suivie.

Dans les manifestations actuelles, la police thaïlandaise a montré une grande retenue de peur que tout signe de brutalité donne une légitimité aux manifestants et provoque une intervention militaire.

“Je suis extrêmement frustré”, a affirmé le Dr Pechawat Wattanapongsirigul, un chef de file du groupe chemise rouge militant, Rak Chiang Mai 51. 

“Si les manifestants réussissent à installer une administration non élue, nous allons nous séparer du gouvernement central”, a-t-il continué, “Nous n'allons pas vivre sous leur contrôle.”

Selon le politologue Tanet Charoenmuang, basé à Chiang Mai, les Chemises rouges ont sérieusement pensés à l’idée d’une sécession ces derniers mois.

“Si cette situation politique s'éternise, la question de la sécession sera plus fortement discutée,” a-t-il précisé.

Bien que les analystes pensent qu'une telle possibilité est trop éloignée pour le moment, cela montre néanmoins que le risque de grands affrontements est grand.

Le politologue de l’Université Chulalongkorn, Puangthong Pawakapan, explique: "Cela reflète le fait que les gens du Nord en en marre des Bangkokians, qui tentent de dicter la façon dont la Thaïlande doit être gouverné, même si Bangkok est juste une petite partie de la Thaïlande."

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 08:26

Environ 500 policiers thaïlandais ont manifestés à Bangkok, lundi 30 décembre, pour montrer leur frustration après des semaines de confrontations face à des manifestants anti-gouvernementaux agressifs et souvent violents. Selon eux, l'ordre qui leur a été donné de faire preuve de retenue les a laissés vulnérables et humiliés.

Les policiers, accompagnés de leurs familles et des amis, se sont réunis sur une place publique près du camp principal de la protestation du PDRC, quatre jours après qu'un policier ait été abattu lors d'une bataille rangée contre des manifestants qui tentaient d'empêcher les candidats de s'inscrire pour les élections de février.

Photo ci-dessous: le policier abattu par les manifestants

Policier

Les policiers ont pleurés pour l'agent tué par les manifestants, mais se sont aussi plaint de n'être pas correctement équipés ni organisés pour pouvoir se défendre efficacement. Ils ont également protesté contre les ordres de retenue de l'usage de la force qui autorisent, selon eux, les manifestants à les humilier.

"Nous sommes venus ici aujourd'hui pour dire que nous sommes restés patients à l'extrême. Mais nous voulons dire que nous avons de la dignité et que nous voulons la protéger aussi", a déclaré le colonel de police Niwat Puenguthaisri, qui dirigeait la manifestation.

Photo ci-dessous: la manifestation des policiers

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Suite aux ordres du gouvernement, la police a réagi avec une grande retenue malgré de graves provocations.

Niwat dit que les policiers sont inquiets pour leur propre sécurité en raison du manque d'équipement de protection pour beaucoup et d'une mauvaise planification de la répression des émeutes. La plupart des policiers ne sont autorisés à transporter que de matraques et des boucliers anti-émeute tandis que quelques officiers sélectionnés sont équipés de gaz lacrymogènes et de fusils pour tirer des balles en caoutchouc.

Les ordres de faire preuve de retenue ont abouti ce qu'à plusieurs reprises des policiers se sont retrouvés pris au piège par des manifestants et ont été forcés de négocier leur libération.

Ce lundi a été un jour rare de calme à Bangkok, mais les manifestants ont continué à bloquer l'enregistrement des candidats dans environ une demi- douzaine de provinces du sud, qui sont des bastions du Parti Démocrate. Si les élections ne peuvent pas se tenir dans un certain nombre de circonscriptions, il se peut qu'il ne soit pas possible d'obtenir suffisamment de députés pour ouvrir légalement le Parlement.

Le Parti Démocrate boycotte les élections, prétendant qu’il veut des réformes politiques avant la tenue d'élection, mais la vraie raison est probablement parce qu'il sait qu'il ne peut pas gagner.

Source:

http://bigstory.ap.org/article/thai-police-protest-treatment-protesters

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 16:50

Un article de Robert Amsterdam

Lien de l’article:

http://robertamsterdam.com/thailand/2013/12/28/the-strategy-of-electoral-tension/

 

Le 3 décembre 2013, quelques heures seulement après que les rues autour du Stade Rajamangala aient été évacuée par une foule violente envoyé par le PDRC de Suthep pour attaquer un paisible rassemblement de Chemises rouges, le chef du Parti Démocrate, Abhisit Vejjajiva, a été interviewé par CNN. Outre ses demi-vérités et faux-fuyants habituels, Abhisit était sans équivoque lorsque CNN lui a demandé s'il était prêt à "accueillir avec joie une élection". Abhisit a répondu: "Je pense que c'est la première étape pour essayer de résoudre les problèmes du pays."

Photo ci-dessous: Abhisit Vejjajiva.

Abe

Il n'a pas fallu longtemps pour que le Parti Démocrate d'Abhisit renonce à une autre de ses déclarations d'intention "de principe" pour le genre de discours pas cher que nous avons tous pris l'habitude d'entendre de la part de "l'Ancien Etonien" de Thaïlande (NDT: Abhisit a étudié à l'université d'Eton en Grande Bretagne). Retournant de nouveau sa veste, il n'a fallu que deux semaines pour qu'Abhisit et son Parti Démocrate décident de boycotter la même élection qu'ils avaient, jusqu'à très récemment, appelés de leurs vœux.
Ce faisant, le Parti Démocrate d'Abhisit, qui en est maintenant à son deuxième boycott d'élections législatives thaïlandaises, a révélé son mépris, non seulement pour l'électorat thaïlandais en général, mais aussi pour ses supporters. Il devrait maintenant être clair, même pour l'observateur le plus impartial, que les objectifs d'Abhisit, de Suthep, et des manifestants, sont fondamentalement anti-démocratiques et pro-autoritaire. Ils savent qu’en cas d'élections, leur parti est sur d’obtenir encore moins de sièges de députés élus qu'en 2011. Face à ce fait, la réaction d'Abhisit, en phase avec celle de ses proches alliés du PDRC de Suthep, a été de tenter de faire monter la tension au point de rupture.

Photo ci-dessous: Suthep Thaugsuban

Suthep-copie-1 

Au cours des dernières 48 heures, Bangkok a dû supporter une violence et un chaos organisé, et pas seulement dans les rues. Tôt le 26 décembre, les voyous les plus violents de Suthep et d'Abhisit ont déclenchés une attaque contre les policiers thaïlandais qui gardaient le site où les candidats aux élections de février 2014 devaient s'inscrire. Un policier est mort, apparemment à la suite de tirs dirigés contre lui par les manifestants d'Abhisit, tandis que des citoyens thaïlandais innocents qui tentaient de vaquer à leurs occupations légitimes ont été battus violements par ces frénétiques voyous et, lors d'un autre développement épouvantable, un manifestant du PDRC a succombé à ses blessures.
Abhisit et Suthep ne se sont jamais opposés à la violence, ils ont toujours préféré que d'autres sacrifient "malheureusement" leur vie pour eux.
Avec des émeutes toujours en cours, il n'a pas fallu longtemps pour que la prétendument neutre Commission électorale de Thaïlande (CE) se joigne à la mêlée. Dans ce qui semblait être une étape chorégraphié pour aider le Parti Démocrate et le PDRC, les membres de la commission ont émis une déclaration conjointe menaçant de retirer leur soutien à l'élection et ont appelés à un report de cette dernière pour une durée "indéterminée".

Dans le sud de la Thaïlande, où le soutien pour le Parti Démocrate et le PDRC est à son plus fort, il a été rapporté que, dans 8 provinces, les commissaires des élections ont refusé l'enregistrement des candidats et "démissionné" après que des manifestants du PDRC aient pris d'assaut les bâtiments où l'enregistrement aurait dû avoir lieu. Tout cela afin de gagner du temps pour que la stratégie de la tension électorale fasse son travail et sème l'instabilité.
Le fait que les manifestants aient constamment changé leurs exigences indique que le but n'est pas une résolution civile ou un compromis, mais plutôt la poursuite d'une tension maximale et de la violence dans le but de provoquer l'armée pour qu'elle intervienne. Plus récemment, ils ont prétendu se battre pour une "réforme", un argument qui n'est pas très crédible étant donné que le Parti Démocrate d'Abhisit a continuellement bloqué toutes les tentatives de réforme lorsqu'il était au pouvoir.
Il ne devrait aussi n'y avoir aucune équivoque à ce sujet, ce parti a été un architecte de la récente violence pour des fins politiques. Le violent PDRC de Suthep est le bras de facto des Démocrates d'Abhisit. La direction du PDRC est composée d'anciens députés du Parti Démocrate dont la plupart ont démissionnés il y a quelques semaines. Les rassemblements du PDRC sont continuellement diffusées sur la chaine de télévision affiliée au Parti Démocrate, Blue Sky TV, et Suthep lui-même est un ancien vice-premier ministre et député du Parti Démocrate. De nombreux députés et membres de premier plan du Parti Démocrate, y compris l'ancien Premier ministre Abhisit Vejjajiva, l'ancien ministre des Finances Korn Chatikavanij et l'ancien ministre des Affaires étrangères Kasit Piromya ont tous pris part aux manifestations du PDRC ou ont offert un soutien continu par d'autres moyens.
Comme nous avons été témoins au cours de ces derniers jours, le boycott des élections législatives thaïlandaises du 2 février 2014 par le Parti Démocrate d'Abhisit s'adapte main dans la main avec le programme du PDRC pour empêcher l'élection en mettant en scène l'action violente directe. Leur message est clair, ils veulent intimider ceux qui cherchent à exercer leur droit de vote légitime. La stratégie du Parti Démocrate et du PDRC est de créer, par la violence et par le soutien d'éléments politisés clé dans l'établissement thaïlandais comme la Commission électorale, une situation de guerre civile violente qui obligerait l'armée thaïlandaise à intervenir dans le conflit.
Cela semble déjà porter ses fruits. Le 27 décembre, le chef de l'armée thaïlandaise, le général Prayuth, a donné une conférence de presse où il a fait une série de déclarations très troublantes. Il a blâmé le gouvernement et a donné un indice sérieux quant à une éventuelle intervention militaire. Le général Prayuth a déclaré que l'armée "n'ouvrira ni ne fermera la porte à un coup d'Etat" et que "cela dépendra de la situation." Prayuth a condamné la police et à offert des mots de conciliation aux manifestants du PDRC affirmant qu'ils ont été "traités durement", un commentaire qui peut sembler d'une ironie macabre pour les survivants du massacre des manifestants chemises rouges de 2010.
Il y a peu de doute qu'un point de crise est atteint. Dans les prochains jours, nous sommes susceptibles de voir un désespoir croissant parmi les rangs des manifestants de Suthep et d'Abhisit ainsi que, malheureusement, plus de violence et de morts. Cependant, il sera également plus clair pour ceux qui s'opposent à la démocratie en Thaïlande que la stratégie de la tension électorale n'intimidera pas les électeurs thaïlandais ordinaires qui se sont avérés être infatigable dans leur désir d'exercer leurs droits démocratiques.

Photo ci-dessous: des Chemises rouges thaïlandais réclament le droit à la liberté d'expression

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Cela pourrait alors s'avérer le moment le plus dangereux. Le PDRC/Parti Démocrate et leurs alliés de l'établissement, de l'armée thaïlandaise et autres, ont de nombreuses personnes au sein de leurs rangs, y compris Abhisit et Suthep eux-mêmes, qui préfèrent la violence à grande échelle à une élection légitime.
Par conséquent, la prudence doit être de mise pour tous ceux qui se sont engagés dans la lutte pour une Thaïlande pacifique et démocratique. Il y aura probablement des provocations plus fortes du PDRC/Parti Démocrate dans les jours à venir. Elles mèneront à un point où les principes fondamentaux de la justice et de la démocratie seront encore plus testés et c'est à ce moment précis où ces principes fondamentaux devront également se révéler les plus forts.
L'histoire n'est pas du côté d'Abhisit et de Suthep. Ces derniers représentent le passé féodal agonisant de la Thaïlande et ne parviennent pas à comprendre qu’une nouvelle conscience civique a été réveillée parmi les citoyens thaïlandais et qu’elle ne pourra jamais disparaitre. Si l'engagement des Thaïlandais pour la démocratie reste fort, alors leur stratégie de tension électorale est vouée à un abject échec.

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 11:04

Un article de Thai Intelligent News

Lien de l'article:
http://thaishortnews.wordpress.com/2013/12/23/thailand-is-a-strange-country-with-thais-saying-openly-they-are-against-democracy-says-tokyo-university-lecturer/

Comme on l'a vu, le fasciste Suthep a fermé le bâtiment où la Commission électorale (CE) enregistrait les inscriptions des Thaïlandais qui veulent postuler pour un siège de député lors de la prochaine élection. La CE a expliqué plus tôt que si les personnes intéressées ne pouvaient pas enregistrer leur candidature, ces dernières pouvaient déposer une plainte à la police et qu'elles ne perdraient pas leur droit à la candidature. Toutefois, les voyous du fasciste Suthep sont allés encercler le poste de police.
Tous les sondages en Thaïlande montrent que de 70% à 80 % des Thaïs veulent la démocratie, mais qu'environ 25 % souhaitent une certaine forme de dictature. Suthep est capable de galvaniser ces 25 %, principalement à Bangkok en combinant cela avec la base électorale sudiste du Parti Démocrate, dans un mouvement qui à certains moments, a organisé de grands rassemblements de protestation contre la démocratie d'environ 100,000 à 200,000 manifestants.

Photo ci-dessous: carte du résultat des dernières élections thaïlandaises (2011) ou le Parti Pua Thai a remporté la majorité absolue

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"Dans chaque pays, il y a des gens qui sont contre la démocratie. Par exemple, au Japon, il y en a qui n’aiment pas la démocratie, mais le cas de la Thaïlande est étrange. En Thaïlande, ceux qui ne veulent pas de la démocratie sont quelque peu puissants. Ces Thaïlandais disent ouvertement qu'ils sont contre la démocratie et ne veulent pas des élections. Dans d'autres pays, les gens ne revendiquent pas ouvertement une telle chose, mais dans cette bizarre Thaïlande, des Thaïlandais affirment, sans être embarrassés, qu'ils sont opposés à la démocratie", a expliqué Tamada Yoshifumi, maître de conférences à l'Université de Tokyo au Japon, lors d'une récente conférence d'étude sur la Thaïlande.

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 18:41

La police a arrêté ce dimanche un des principaux leaders de la protestation.

Pichit Chaimongkon, le dirigeant du Réseau des étudiants et des personnes pour la réforme en Thaïlande, accusé d'avoir envahi le ministère des Affaires étrangères, a été appréhendé à 20h55 alors qu'il se trouvait au Season Square Deparment Store situé à Srinakarin Road.

Photo ci-dessous: Pichit Chaimongkon

Pichit.jpg 

Pichit est accusé d'avoir dirigé un groupe de manifestants anti-gouvernementaux lors de l'attaque du ministère.

C'était l'ancien secrétaire général de la Fédération des étudiants de Thaïlande en 2003 et c'est un proche collaborateur de Suriyasai Katasila, un ancien coordinateur de l'Alliance du peuple pour la démocratie (PAD), le fameux mouvement des Chemises jaunes.

Source:

http://www.nationmultimedia.com/breakingnews/Core-protest-leader-arrested-30223242.html

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 14:45

Un article de Thai Intelligent News

Lien de l'article:

http://thaiintelligentnews.wordpress.com/2013/12/25/what-is-going-on-in-thailand-according-to-the-latest-from-yingluck/


Le fasciste Suthep, soutenu par les électeurs du Parti Démocrate d'Abhisit ainsi que par la classe moyenne et l'élite de Bangkok qui haïssent Yingluck, continue ses protestations déchainées. Il est capable de rassembler environ 100.000 à 300.000 manifestants à l'occasion de grands événements de protestation qui, selon lui, vont continuer à se produire. Le fasciste Suthep a un noyau dur de petits groupes de protestations, environ 5000 personnes qui sont mobilisées 24 heures sur 24 heures afin de provoquer des ravages inutiles.

Photo ci-dessous: Suthep Thaugsuban

Suthep 

Des organismes indépendants de Thaïlande, comme la Cour constitutionnelle, la Commission anti-corruption et la Commission électorale, qui font tous partie de l'établissement de l'élite, conspirent contre Yingluck.

L’armée thaïlandaise est préoccupée par une possible guerre civile. Une élection, que les deux fascistes, Suthep et Abhisit, cherchent à saboter, doit être organisée en février. Le fasciste Suthep réclame un conseil pour réformer la Thaïlande ainsi que le gel de la démocratie et le report des élections à une date indéterminée, tandis que Yingluck propose elle-aussi un conseil de réforme mais en parallèle avec les élections.
Donc qu’est ce qui se passe en Thaïlande?
La dernière déclaration de Yingluck sur ce qui se passe en Thaïlande, est qu'elle dit qu'elle va laisser les gens décider de ce qui est bon ou mauvais, selon le porte-parole adjoint du gouvernement Sunisa Lertpakawat.

Photo ci-dessous: Yingluck Shinawatra

YL2
Sunisa a cité Yingluck disant lors de la réunion du cabinet de mercredi: "Je suis comme un boxeur sur le ring qui attend que l'arbitre fasse un appel qui soit en ligne avec la primauté du droit, mais l'arbitre n'a pas encore décidé. Je me suis laissé battre à mort et laisse le public décider... et je ne vais pas demander à quelqu'un de nous aider, le gouvernement ou moi-même, mais je vais demander à quelqu'un de sauver notre pays."
Elle a ensuite expliqué que Yingluck souhaiterait que le peuple l'aide à trouver des moyens pour que le pays aille de l'avant et ne désire pas s'accrocher au pouvoir ou à sa position. Cependant, elle ne veut pas non plus que justice soit détruite à plusieurs reprises. Le premier ministre a également souhaitée ses vœux pour la nouvelle année au gouvernement et au peuple thaïlandais, disant qu'elle voulait qu'ils soient heureux et reçoivent plein de bonnes choses, pas la douleur ni la souffrance qu'elle et sa famille ont enduré, a ajouté Sunisa.

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 09:49

Jonathan Head de la BBC explique que les manifestants du mal-nommé Parti Démocrate sont déterminés à utiliser tous les moyens pour empêcher l'élection

Lien de l'article:

http://www.bbc.co.uk/news/world-asia-25519328u

 

Le gouvernement thaïlandais a rejeté aujourd’hui les appels à reporter les élections de février et ce durant de violentes manifestations qui ont vu la mort d’un policier, tué par balle. La Commission électorale avait demandé un report par souci de sécurité pour les candidats en campagne, mais le gouvernement a dit que le parlement avait déjà été dissous et qu’il n’y avait aucune raison juridiques pour reporter les élections. Les manifestants veulent que le gouvernement démissionne et qu’il soit remplacé par un "conseil populaire" non élu.


Scènes violentes


Dans une allocution télévisée, le vice-Premier ministre Phongthep Thepkanjana a rejeté la demande de la Commission électorale.
"La Commission électorale a affirmée que la tenue d'élections apportera la violence, mais le gouvernement estime que retarder l'élection causera encore plus de violence", a-t-il déclaré.
Le Premier ministre Yingluck Shinawatra a appelé à des élections législatives anticipées, prévues pour le 2 février, après des semaines de pression de la part des manifestants.
Les manifestants ont rejeté l'élection, et l'opposition officielle a refusé de présenter des candidats.
Les manifestants ont en outre rejeté une autre offre de Yingluck, celle de former un conseil national de réforme destiné à travailler aux côtés de son gouvernement.

Photo ci-dessous: les manifestants réclament, entre autres, l'abolition du salaire minimum journalier de 300 bath (environ 10 dollars US)

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Jeudi dernier se sont produits quelques-unes des scènes les plus violentes depuis que cette dernière vague de protestations a commencé.
Un groupe faisant partie du noyau dur de la manifestation, certains jetant des pierres et d'autres évidemment qui étaient armés, a tenté de pénétrer dans le stade où la commission électorale s'occupait de l'inscription des candidats.
Mais la police a répondu avec des gaz lacrymogènes, dispersant la foule.
Un officier de police a été abattu, une infirmière a subie des blessures par balles et des dizaines de policiers et manifestants ont été blessés, dont certains grièvement.
Le Parti Pua Thai de Yingluck a remporté la dernière élection en 2011 et dispose d'une grande majorité au parlement.
Cependant, les manifestants prétendent que c'est son frère, l'ancien dirigeant Thaksin Shinawatra, qui contrôlerait le gouvernement à partir de son auto-exil.
Il a été renversé par un coup d'Etat militaire en 2006 et s'est enfui avant d'être reconnu coupable de corruption [par un tribunal nommé par la junte].
La dernière crise a été déclenchée après que le gouvernement ait tenté de passer une loi d'amnistie qui aurait permis à Thaksin de revenir en Thaïlande.
Il est toujours très populaire dans les zones rurales et dans le nord, et les partis qui sont liés avec lui ont remporté des majorités convaincantes à chaque élection depuis 2001.
Mais de nombreux citadins continuent de s'opposer amèrement à Thaksin et ont plusieurs fois paralysés les gouvernements alliés avec lui en lançant des manifestations massives.

Photo ci-dessous: un T-shirt des manifestants prétend que le temple cambodgien de Preah Vihear appartiendrait à la Thaïlande

1-copie-1.JPG 

Dans la plupart des autres pays, une attaque sur un site d´élection par des manifestants armés de frondes et de bombes artisanales ayant pour résultat la mort d’un policier par balle, aurait déclenché une réponse robuste des autorités. Un état d’urgence peut-être, ou le déploiement de l’armée comme cela s’est produit à Bangkok en 2010.

Que cela ne se passe pas en Thaïlande, que des manifestants soient laissés libres de bloquer les routes, d’occuper des ministères et de lancer des assauts sur un stade où des partis politiques essayaient de préparer des élections démocratiques, en dit long sur l’état polarisé de la Thaïlande en ce moment
Le gouvernement a démontré qu'il pouvait remporter élections après élections. Mais il ne commande pas la fidélité de la plus puissante institution du pays ce qui limite vraiment ses options.

Jonathan Head, correspondant de la BBC à Bangkok

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 15:55

Un lecteur, qui tient à rester anonyme, a envoyé par mail à Libérez Somyot cet article qui vaut la peine d'être publié:

 

RÉCAPITULATIF DES FORCES ANTI-DÉMOCRATIQUES ET ANTI-GOUVERNEMENTALES PRÉSENTES À BANGKOK.

 

LES LEADERS.

 

Suthep, cas à part : un tiers esclave des familles fortunées de thailande, 1/3 lui-même riche suite aux magouilles politico-économiques-mafieuses ( corruption) qu'il a su établir dans son "Sultanat" du Sud, 1/3 de folie contagieuse. De plus, Suthep risque le plus gros en cas de "réelle" démocratie et surtout en cas de retour de Taksin Et de sa vengeance...

 

Les autre leaders sont des ersazts suthepiens, corrompus, certains illuminés ( secte Asoke, Darmha Army), politiques qui n'ont que leur ambitions pécunière et ducale en priorité.

 

LES COMMANDITAIRES.

Riches. Très riches. Cela ne veulent pas perdre leur très gros privilèges pour eux et leur famille. Ils veulent continuer à pouvoir écraser dans leur voiture de luxe un flic sur 200 mètres, le tuer et ne pas être inquiété. Tuer neufs personnes conduisant sans permis, ivre, mineure et ne récolter qu'une interdiction de passer le permis pendant 4 ans avec quelques TIG en prime. Ils veulent continuer à avoir le droit de vie et de mort sur leur concitoyens comme au Moyen Âge...

Et s'en mettre plein les fouilles sur le dos du pays!

 

LE GROS DES TROUPES.

La majorité.

Des citoyens lobotomisés qui se croient supérieurs au reste du pays car, ils habitent la capitale, ils gagnent plus de trente mille bahts par mois, qu'ils ont pu faire des études, qu'ils ont le dernier Iphone transgénique et une bonne birmane payée au lance-pierre qui sait sucer des queues depuis l'âge de 12 ans. Ils veulent continuer à manger les grosses miettes et à se sentir “ thais uber alles”.

 

Les figurants.

Comme au cinoche, ils sont payés à la journée de tournage. Pour la TV, pour faire masse.sur la photos. On va les chercher en bus de la ville de Bangkok, on leur donne des quolifichets ( Comme C. Colomb donnaient aux autochtones indiens), des sifflets, des drapeaux, des bracelets, de 200 à 500 bahts ( environ) et on leur donne un cours succint pour apprendre à siffler dans le bout de plastique et à agiter le petit étendard thai.

 

Les touristes.

“Qu'est-ce que tu fais aujourd'hui? Chu à la manif, y'a des meufs, des keums, de la bouffe à l'oeil, la TV et j'ai rien d'autre à foutre!”.

 

LA MINORITÉ SILENCIEUSE MAIS VIOLENTE.

Les étudiants.

Non! Pas comme dans toutes les manifs altermondialistes, pas comme Mai 68, pas ceux-là: les petites frappes en mal de “ société” et de poils sur la poitrine qui défraient la chronique journalistique des faits divers pour les bagarres de gangs entre écoles. Ils peuvent se défouler et prendre de la thune en même temps. What else?

 

Les nervis.

En majorité du Sud. Obéissants à leur maitre avec leur cerveaux réduits au minimum vital: pognon, alcool ( ils sont pas tous pratiquants, d'ailleurs, la violence, aux origines...) et  mais si , YA BAA. Mais surtout, d'impunité.

 

Et enfin,

LES MOUTONS.

Tous.

Cerveau récuré depuis leur plus tendre enfance, prêt à croire aux promesses-démons que la première grande gueule venue leur vend, prêt à siffler dans le truc qui fait du bruit, à se prévaloir de la parole d'un Jésus compatissant, à ramasser une pierre et la jeter sur les mecs en uniforme ( de la police), et à croire en leur foi millénaire.

 

BÊÊÊÊ

 

Photo ci-dessous: un dessin publié par Oak Panthongtae Shinawatra, le fils de Thaksin, sur sa page facebook

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 11:21

[Après l'occupation de Bangkok par Suthep] le scénario suivant verra la désintégration de l'armée tandis que les bases en dehors de Bangkok ouvriront leurs portes aux partisans du gouvernement et les laisseront saisir leurs armes. Puis la guerre civile commencera. Un brillant colonel de l'armée non sélectionné par Prayuth pour commander un régiment a affirmé à RN qu'un blocus de Bangkok par le Nord où 70% de la nourriture arrive à la ville aura probablement lieu.

Ce qui se passera ensuite, sera la fuite des communautés internationales hors de Bangkok. Un tel scénario n'est pas du tout tiré par les cheveux étant donné qu'il s'est déjà produit au Cambodge après le coup d'Etat de Lon Nol en 1970 et qu'il a fallu 25 ans pour que ce pays puisse retrouver la paix et se reconstruire.

Source:

https://www.facebook.com/#!/UDDInternationalNews/posts/718686584808238

https://www.facebook.com/UDDInternationalNews/posts/718688064808090

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 11:02

Les manifestants anti-gouvernementaux se saisiront de Bangkok après le Nouvel An pour récupérer la souveraineté du peuple, a annoncé leur chef, Suthep Thaugsuban.

Photo ci-dessous: Suthep Thaugsuban
Suthep-copie-1.jpg


Dans un discours sévère adressé aux manifestants à Democracy Monument la nuit dernière, l'ancien député démocrate a appelé les gens des provinces qui voulaient se joindre au "blitz de Bangkok" d'attendre son signal et de se rendre rapidement à la capitale.

Suthep a ordonné à ses troupes: "Apportez vos vêtements, de la nourriture et des produits de première nécessité car notre victoire peut prendre des mois. Les habitants de Bangkok doivent arrêter de travailler avant la nouvelle année. Nous allons fermer et occuper Bangkok quelques jours après la nouvelle année.
"Les personnes qui se sentent mal à l'aise à Bangkok auront le temps de quitter la ville et laisser ceux qui ont le cœur de se battre pour éliminer le régime Thaksin."

Il a aussi remercié le secteur privé pour avoir pris position en faveur de la réforme nationale.
Source:

http://www.mcot.net/site/content?id=52be4abd150ba054740002e8

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Published by liberez-somyot
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