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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 01:53

Lien de l’article:

http://www.generation-nt.com/facebook-thailande-prison-pour-utilisateurs-qui-like-rumeurs-politiques-actualite-1771742.html

La semaine dernière, la Thaïlande a durci sa législation dans le domaine des activités numériques et interdit les échanges Bitcoin. Aujourd’hui le pays vise Facebook et compte sanctionner les rumeurs politiques qui pullulent sur le réseau.

La police thaïe enquête actuellement sur quatre personnes dont un journaliste d’une télévision locale pour avoir " créé la panique" en publiant des statuts Facebook suggérant qu’un coup d’état militaire était sur le point d’intervenir dans la capitale Bangkok.

Les messages partagés sur le réseau social invitaient alors les résidents de la capitale à constituer des stocks de provisions.

Les personnes impliquées encourent jusqu’à 5 années de prison et une amende de 3200 $ et la police n’a pas hésité à mettre en garde les utilisateurs du réseau que le fait " d’aimer " ce type de publication pouvait également entrainer des poursuites et des peines d’emprisonnement.

" Ceux qui "like" et " partagent" les publications seront également poursuivis, donc nous demandons au public de bien faire attention à la façon dont ils utilisent les médias sociaux" a déclaré le chef de la police à la presse lors d’une conférence ce lundi.

Par le passé, certaines facettes de la loi thaïlandaise ont déjà été utilisées pour poursuivre des webmasters responsables de commentaires diffamatoires à l’encontre de la famille royale publiés sur des sites politiques populaires.

Si la Thaïlande n’impose pas encore de censure totale du Web, la répression est très active et le contrôle de l’information est au coeur des débats à l’heure actuelle.

En outre, les états du monde entier ont pu constater combien les réseaux sociaux pouvaient devenir le moteur de révolutions. Aussi, la propagation des rumeurs et propos diffamatoires est actuellement très surveillée dans les zones politiques dont la stabilité n’est pas parfaite.

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 14:28

La Chambre des représentants de Thaïlande a adopté jeudi en première lecture le projet de loi d'amnistie, proposé par le député du Parti Phua Thai Worachai Hema, avec un vote de 300 "pour" face à 124 "contre".

Charoen Chankomol, le premier président adjoint de la Chambre, qui a présidé la réunion, a demandé aux députés de voter pour soit continuer le débat sur le projet de loi, soit y mettre fin et voter pour ou contre la loi. Un total de 300 députés ont voté pour la fin du débat, tandis que 125 ont voté pour sa continuation.

Cela a permis à M. Charoen d'appeler les députés à voter sur le projet de loi. Le projet de loi a été adopté en première lecture par un vote de 300 "pour" face à 124 "contre", 14 abstentions et deux votes "non".

L'assemblée a décidé de mettre en place un comité de 35 membres pour examiner le projet de loi. Les membres du comité comprennent trois membres du gouvernement, 17 du Parti Phua Thai, 10 du Parti démocrate, deux de Bhumjaithai, un de Chartthaipattana et un de Palang Chon.

Source:

http://bangkokpost.com/news/local/363682/amnesty-bill-passed-in-first-reading

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 14:02

Un rapport de l'Organisation internationale du Travail (OIT) condamne l'utilisation de la main-d'œuvre forcée de prisonniers, y compris celle des Thaïlandais condamnés en vertu de l'article 112

Les États membres de l'Organisation internationale du Travail (OIT) se réunissent tous les ans lors de la Conférence internationale du Travail qui se tient chaque année à Genève, en Suisse, au mois de Juin.
Lors de la dernière réunion, en Juin 2013, le rapport annuel de la Conférence internationale du Travail avait soulevé la question du travail forcé en prison y compris celui des Thaïlandais condamnés en vertu de l'article 112 (la loi de lèse-majesté).
Le rapport de l'OIT a condamné l'utilisation du travail forcé sur les prisonniers de lèse-majesté et recommencé l'amendement de la loi 112.
L'OIT a fait part de cette prise de position officielle sur la question des prisonniers politiques et de ceux condamné en vertu de la loi 112, au gouvernement thaïlandais.
Dans ce document, l'OIT a fait une référence aux droits de l'homme et au Rapporteur Spécial des Nations Unies dans sa recommandation au gouvernement thaïlandais sur la question du travail forcé des prisonniers condamné en vertu de la loi 112 et sur l'amendement de la loi de lèse-majesté.
Consulter la page 279 de ce lien en anglais:
http://www.ilo.org/ilc/ILCSessions/102/reports/reports-submitted/WCMS_205472/lang--en/index.htm

et aussi ce lien en anglais:

https://www.facebook.com/notes/free-somyot/ilo-report-condemned-the-use-of-the-forced-prisoner-labour-including-those-thai-/502748413144791

 

Liberez Somyot2

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 13:45

Un article de l'Agence France Presse (AFP)

Lien:

http://www.20minutes.fr/ledirect/1206959/20130805-thailande-leader-pacifiste-communaute-musulmane-abattu

 

Un leader de la communauté musulmane du sud thaïlandais a été abattu lundi, ont annoncé les autorités, inquiètes de la mort d'un important soutien au processus de paix entre le gouvernement et les rebelles séparatistes de l'extrême sud du royaume.

Yacob Raimanee, imam de la très influente mosquée de Pattani, "a été abattu" lundi après-midi, a déclaré la police de la ville à l'AFP, sans pouvoir donner plus de détails sur les circonstances.

Ce meurtre intervient alors que le pouvoir thaïlandais et le Barisan Revolusi Nasional (BRN, Front national révolutionnaire), un des groupes rebelles avec qui Bangkok a entamé il y a quelques mois des pourparlers inédits, s'étaient mis d'accord pour réduire les violences pendant le ramadan qui se termine dans quelques jours.

L'insurrection a fait plus de 5.700 morts depuis 2004, frappant indistinctement bouddhistes et musulmans dans cette région rattachée à la Malaisie jusqu'au début du XXe siècle et où quelque 60.000 soldats thaïlandais sont postés.

Les insurgés, des musulmans, ne font pas partie d'un mouvement jihadiste mondial, mais se rebellent contre ce qu'ils vivent comme une discrimination contre la population d'ethnie malaise et de religion musulmane dans un pays essentiellement bouddhiste.

La mort de l'imam "est inquiétante", a commenté Paradorn Pattanatabut, chef du Conseil national de sécurité et négociateur en chef thaïlandais. "L'un de ceux qui acceptaient (les discussions) a été tué, alors nous sommes inquiets".

"La façon dont (les insurgés) opèrent est destinée à faire peur aux gens", a-t-il ajouté à l'AFP, assurant malgré tout que les discussions se poursuivraient.

L'organisation Human Rights Watch s'est également inquiétée de l'impact de ce meurtre sur le soutien local aux discussions entre le gouvernement et les rebelles. "Il était la force motrice derrière les efforts pour déradicaliser la jeunesse musulmane dans la province de Pattani et il a également essayé de rassembler du soutien" en faveur des efforts de paix, a souligné Sunai Phasuk, de l'ONG.

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 16:38

La Cour pénale de Bangkok a statué que les six personnes assassinées à l'intérieur du Wat Pathum Wanaram le 19 mai 2010, ont été tués par des tirs de l'armée.

Les balles ont été tirées par les troupes à partir de la voie ferrée du métro aérien BTS.

Les six personnes décédées ont été touchés par des balles de 213 et 56mm, des munitions de calibre militaire.

Sources:

http://www.bangkokpost.com/breakingnews/363262/wat-pathum-wanaram-victims-killed-by-military-on-may-19-2010-court-decides

et

http://www.khaosod.co.th/en/view_newsonline.php?newsid=TVRNM05UYzRORFF6TWc9PQ==&sectionid=TURNd01BPT0=

 

Photo ci-dessous: des snipers de l'armée en train de tirer sur les manifestants chemises rouges

 

Snipers

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 02:38

Lien en français:

http://journalmetro.com/culture/353916/birmanie-les-punks-contre-la-violence-des-moines/

Lien en anglais:

http://www.irrawaddy.org/archives/41316

 

RANGOON, Myanmar – Les rockeurs punks sont habitués à attirer l’attention, mais cette fois cela n’est pas dû uniquement à leurs cheveux roses, leurs vestes de cuir ou leurs tatouages de crânes: ces jeunes rebelles n’hésitent pas à dénoncer les moines bouddhistes qui incitent à la violence contre les musulmans, alors que le reste de la société birmane garde le silence.

"S’ils étaient de vrais moines, je ne dirais rien, mais ce n’est pas le cas", a dit Kyaw Kyaw, le chanteur du groupe Rebel Riot, pendant que son batteur reprenait le rythme d’une nouvelle chanson qui dénonce l’hypocrisie religieuse et un mouvement antimusulman baptisé "969".

"Ce sont des nationalistes, des fascites. Personne ne veut l’entendre, mais c’est vrai", a-t-il ajouté.

Les moines radicaux se trouvent au premier rang d’une campagne sanglante lancée contre les musulmans, et rares sont ceux qui acceptent de les dénoncer au sein de cette société de 60 millions d’habitants principalement bouddhistes. Pour plusieurs, le bouddhisme est une composante fondamentale de leur identité birmane et les moines, les membres les plus vénérables de la société, sont au dessus de tout reproche.

D’autres refusent tout simplement de se rendre à l’évidence ou croient ceux qui racontent que les «étrangers» musulmans représentent une menace à leur culture et à leurs traditions.

Ce silence est aussi dangereux que les foules qui détruisent des mosquées ou qui applaudissent pendant que les musulmans sont pourchassés et battus à mort, a dit Michael Salberg, le directeur des affaires internationales pour la Ligue antidéfamation, un organisme américain.

"Ce ne sont pas les auteurs de ces crimes qui posent problème, a-t-il affirmé, en évoquant les conditions qui ont mené à l’Holocauste en Allemagne ou au génocide rwandais. Ce sont les témoins qui ne font rien."

Après un demi-siècle de règne militaire impitoyable, un gouvernement quasi-civil arrivé au pouvoir il y a deux ans a mis en place de vastes réformes, libérant la dissidente Aung San Suu Kyi de son assignation à domicile, relâchant les restrictions contre les rassemblements pacifiques, libéralisant les médias et abolissant la censure.

Ces mêmes libertés ont permis à des moines comme Wirathu, un orateur charismatique partisan de 969, de se faire entendre. Il récolte de plus en plus d’adeptes alors qu’il traverse le pays pour appeler à un boycott des commerces musulmans, pour demander une interdiction des mariages entre musulmans et bouddistes et pour prévenir que les musulmans pourraient bientôt représenter la majorité en Birmanie — même s’ils ne forment actuellement que 4 pour cent de la population.

"Tout ce que je peux dire, c’est que les gens devraient étudier les enseignements du Bouddha et se demander, est-ce que c’est ce qu’il voulait dire?", a lancé Ye Ngew Soe, le chanteur de 27 ans de No U Turn, le groupe de punk rock le plus populaire du pays.

Il a écrit la chanson «Human Wars» quand la violence dont faisaient l’objet les musulmans rohingya dans l’État de Rakhine a commencé à se propager ailleurs au pays. "Quand je visite des régions urbaines, j’entends parler de 969, de haine contre les musulmans, de violence. Ça ne devrait pas se passer comme ça", a-t-il dit.

Rares sont ceux qui osent dénoncer la situation. Le président Thein Sein a interdit la distribution au pays d’une copie du magazine Time qui présentait Wirathu comme "le visage de la terreur bouddhiste". Il a ensuite émis un communiqué dans lequel il déclare son appui à 969 et affirme considérer le moine extrémiste comme "un fils du seigneur Bouddha".

Pour sa part, l’opposante Aung San Suu Kyi se fait discrète à l’approche des élections de 2015, par crainte qu’elle ne soit punie lors du scrutin si elle est perçue comme étant antibouddhiste.

Il ne reste donc que les rockeurs punks, qui sont familiers avec l’isolement et la persécution. Sous le régime militaire, ils ne pouvaient que chanter en privé ou loin des regards. Pendant que les menaces d’arrestation ou d’incarcération en réduisaient plus d’un au silence, ils dénonçaient les exactions de l’armée et demandaient pourquoi des hommes d’affaires bien branchés s’enrichissaient pendant que tous les autres souffraient.

Ils ont aujourd’hui un nouveau champ de bataille, celui de la persécution religieuse.

Kyaw Kyaw, de Rebel Riot, se plait à dire que s’il ne peut pas changer le monde, ou la Birmanie, ou même Rangoon, il peut au moins avoir une influence sur ceux autour de lui.

"Ils peuvent nous arrêter, on s’en fout, a dit le jeune homme de 26 ans, le fils d’un policier. Ou nous pouvons être attaqués par certains groupes. On s’en fout, nous sommes prêts à affronter cette mentalité. Mais nous voulons dire ce que nous pensons."

 

Photo ci-dessous: des punks birmans

punks-tolerance.jpg

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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 16:41

Suthep Thaugsuban a affirmé que s'il y avait un mort ou un blessé durant les manifestations contre le gouvernement de Yingluck Shinawatra, le Parti Démocrate se joindrait aux protestations

Le Parti Démocrate mettrait fin à ses activités parlementaires et unirait ses forces avec celles des manifestants anti-gouvernementaux si une seule personne était tuée ou blessée durant les rassemblements anti-gouvernementaux a déclaré Suthep Thaugsuban le dimanche 4 aout.

Le député du Parti Démocrate pour Surat Thani a affirmé que si le gouvernement insistait sur sa politique de destruction de l'Etat de droit et cherchait à briser ses promesses, alors différents groupes de gens sortiraient dans la rue et trouveraient les moyens de faire tomber ce gouvernement d'une manière moralement droite.

Suthep a déclaré:

"Notre combat respectera les principes de la non-violence et de la démocratie. Nous voulons dire à Thaksin (Shinawatra) et à Yingluck (Shinawatra) que la Thaïlande n'appartient pas à la famille Shinawatra.
"Ne nous menacez pas. Si un civil est blessé ou tué, je serai celui qui renversera le gouvernement et la Première ministre devra faire ses valises et vivre à l'étranger.
Je ferai de mon mieux pour continuer mes activités au parlement, mais si un manifestant est blessé ou tué, alors toutes les activités parlementaires seront suspendues et nous descendrons immédiatement dans les rues pour nous battre", a déclaré Suthep.

Il a sans doute oublié que sous son gouvernement, au moins 91 civils avaient été tués. Mais, il est vrai que, selon lui, ils n'avaient fait que courir vers les balles des militaires.

700 manifestants chemises jaunes se sont aujourd’hui rassemblé pour demander la démission du gouvernement et aucun incident n’a été à déplorer.

Source:

http://www.bangkokpost.com/breakingnews/362954/democrat-suthep-we-ll-join-anti-government-rally-if-proteste

http://asiancorrespondent.com/49822/thai-deputy-pm-protesters-died-because-they-ran-into-bullets/

et

http://www.lepoint.fr/monde/thailande-manifestation-d-opposants-au-gouvernement-04-08-2013-1711281_24.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20130804

 

Photo ci-dessous: Suthep Thaugsuban

 

Suthep.jpg

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 14:45

Libérez Somyot et tous les prisonniers politiques de la loi de lèse-majesté en Thaïlande

Lien en anglais:

http://www.facebook.com/?ref=tn_tnmn#!/notes/international-solidarity-for-thailand/latest-update-1-august-2013-free-somyot-and-all-political-prisoners-of-lese-maje/613337892031508


Chaleureuses salutations à vous tous, amis et camarades!
Nous espérons tous vous trouver de bonne humeur.

Voici les mises à jour de ce qui se passe en Thaïlande sur le cas de Somyot et des autres prisonniers politiques pour lèse-majesté:


1. La 15eme demande de libération sous caution de Somyot a été rejetée:
Aujourd'hui, la Cour a de nouveau rejeté sa demande de liberté sous caution. Bien que les membres de sa famille et son avocat aient proposés un dépôt de garantie encore plus élevé, sa requête a de nouveau été refusée.
Les raisons du rejet sont presque les mêmes que celles utilisées précédemment. La Cour a publié un communiqué pour justifier ce rejet. Le voici:

"La Cour d'appel a pris cette décision car l'affaire concerne la paix de la nation et la moralité publique. C'est de la grande criminalité et le tribunal de première instance a condamné cet homme à 10 ans de prison pour les raisons mentionnées. En outre, la Cour insiste pour ne pas accorder la liberté sous caution à cet homme car elle est persuadée que, dans le cas contraire, l'accusé en profiterait pour prendre la fuite. Donc, la demande de liberté sous caution a été rejetée "


Ce nouveau rejet démontre la mauvaise volonté du système judiciaire en Thaïlande, un système qui nie les droits dont tous les citoyens thaïlandais sont censés jouir en vertu de la constitution.

2. Libération du prisonnier politique Thantawut Thaweewarodomkul:
Le 5 Juillet 2013, Num (surnom de Thantawut) a été libéré de prison. C'est une bonne nouvelle car il avait été condamné à 13 ans de prison en 2010. Après avoir passé 3 ans en prison, il peut de nouveau s'occuper de son fils âgé de11 ans.

3. Demande de grâce royale:

La seule femme prisonnière politique pour lèse-majesté, Daranee Charnchoengsilpakul, a récemment décidé de retirer sa demande de procès en appel et a demandé une grâce royale.
Daranee (surnommée Da Torpedo), la plus ancienne des prisonniers politiques pour lèse-majesté en Thaïlande, qui avait combattu vivement pour son droit à la justice et avait refusé de solliciter la grâce royale depuis plus de 5 ans, a fini par la demander.

Notre position à propos des demandes de pardon royal des prisonniers politiques condamnés en vertu de la loi de lèse-majesté:


Premièrement: La communauté internationale ne doit pas perdre de vue que la pression des Thaïlandais qui réclament l'abolition de la loi draconienne de lèse-majesté, augmente de jour en jour.
Plusieurs prisonniers politiques thaïlandais, condamnés en vertu de la loi de lèse-majesté, se sont finalement décidé à solliciter la grâce royale car ils n'ont plus aucune confiance dans le système judiciaire de Thaïlande.
Deuxièmement: Même si, un jour, tous les prisonniers politiques pour lèse-majesté étaient libérés suite à une grâce royale, nous ne changerons pas notre position comme quoi ces personnes ont été injustement et politiquement punies parce qu'elles avaient luttées pour la démocratie et la justice en Thaïlande. La loi de lèse-majesté doit être abolie!

 
Cinq prisonniers pour lèse-majesté demeurent actuellement en prison:

1- Somyot Prueksakasemsuk, rédacteur en chef du magasine Voice of Taksin, qui a été condamné à 15 ans.

2- Ekachai Honhkangwan, un homme de 38 ans qui a été condamné pour avoir vendu des documents de Wikileaks et des DVD d'un documentaire de la chaine de télévision australienne ABC sur la monarchie thaïlandaise.

3- Surachai Danwatthananusorn, le dirigeant du groupe Siam Rouge, un groupe qui fait partie de l'extrême gauche du mouvement des Chemises rouges.

4- Yuttapoom Martnok, dénoncé par son propre frère, est encore en cours de procès et n'a toujours pas été jugé. Il est en prison préventive.

5- Daranee Charnchoengsilpakul, seule femme prisonnière politique pour lèse-majesté, a récemment décidé de retirer sa demande de procès en appel et a demandé une grâce royale.

Le 1er Août 2013, un groupe d'étudiants de l'Université Thammasart, a lancé un appel pour la libération de tous les prisonniers politiques:
Ce groupe d'étudiants de l'université Thammasart a organisé une manifestation afin de faire pression pour la libération des prisonniers politiques en Thaïlande. Le fils de Somyot faisait partie de ce groupe. Leur mot d'ordre était:
"Une société qui cherche à embrasser la conscience ne tolérera pas l'existence de prisonniers politiques"

Un autre cas de lèse-majesté mal connu va être jugé le 21 Août 2013. Bundit Aneeya, un rédacteur pigiste et traducteur de 73 ans, va devoir affronter le verdict final de la Cour suprême sur son cas de lèse-majesté le 21 Août prochain. Il a été condamné à quatre ans de prison en Mars 2006 pour avoir diffamé la monarchie en distribuant des documents politiques liés à un séminaire académique. Il est actuellement en liberté sous caution.


Nos remerciements les plus sincères pour votre soutien continu à Somyot ainsi qu'à tous les prisonniers politiques pour lèse-majesté et à l'abolition de cette loi injuste.

Ils sont toujours en prison et se voient continuellement dénier leurs droits à la liberté sous caution. Cette loi injuste est toujours en activité et continue d'agir contre la liberté d'expression et la démocratie en Thaïlande.

 

FREEPP9Fr

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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 14:38

Hun Sen a gagné mais Sam Rainsy était-il un démocrate?


Ces élections n'étaient pas une lutte de la démocratie contre la dictature mais un combat entre un premier ministre stalinien, Hun Sen, et un outsider fasciste, Sam Rainsy
Tout le monde sait qui est Hun Sen donc nous allons parler de Sam Rainsy.
Sam Rainsy est le fils du nationaliste d'extrême droite Sam Sary (au Cambodge, les noms de famille sont placés derrière les prénoms).
Sam Sary, (le père de Sam Rainsy), un ancien officier de police pendant la domination coloniale française au Cambodge, était un homme très ambitieux. Quand le Cambodge est devenu indépendant, il est devenu ministre de l'Education et membre du Conseil privé du roi. En 1958, le prince Sihanouk, qui était le souverain du Cambodge à ce moment là, a étouffé une énorme affaire de marché noir de poivre organisée par son ministre, Sam Sary. Mais le prince Sihanouk a préféré se séparer d'un tel collaborateur corrompu donc il l'a envoyé à Londres en tant que nouvel ambassadeur du Cambodge au Royaume-Uni.
Peu de mois après, Sam Sary a provoqué un scandale dans la presse britannique. L'ambassadeur cambodgien nouvellement nommé avait violemment battu une femme de ménage, qui était cambodgienne elle-aussi, et qui a demandé la protection de la police londonienne.
Quand la presse anglaise l'a interrogé sur ce fait, Sam Sary a juste répondu: "C'est une pratique normale au Cambodge".
Sihanouk, qui était très en colère, a forcé Sam Sary à revenir au Cambodge et à quitter l'ambassade du Cambodge à Londres. Sam Sary, furieux, a décidé, pour se venger, de créer un parti fasciste d'opposition. Mais Sihanouk n'a pas toléré cela et Sam Sary a dû s'enfuir au Vietnam pour échapper à la police secrète de Sihanouk. Au Vietnam, il a rencontré l'ancien collaborateur des fascistes japonais pendant la Seconde Guerre mondiale,
Son Ngoc Tranh et a décidé de travailler avec lui pour mettre en place un Etat fasciste au Cambodge.
Mais en 1963, il a été assassiné au Laos, probablement par des tueurs envoyés par le prince Sihanouk.
Son fils, Sam Rainsy, qui était conseillé de banque en France durant le génocide cambodgien commis par les Khmers rouges (1975/1979) est retourné au Cambodge en 1992 et est devenu membre du parti FUNCINPEC présidé par le fils de Sihanouk, Norodom Rannaridh.
Après avoir dénoncé la corruption au Cambodge, il a été contraint de fuir, mais est revenu quelques années plus tard pour mettre en place son propre parti politique, Le "Parti Sam Rainsy" (il est a noter que si le "Parti du Peuple Cambodgien" avait osé s'appeler le "Parti Hun Sen", tout le monde se serait empressé de dénoncer un culte de la personnalité... Mais ce "tout le monde" est resté bizarrement bien silencieux sur l'appellation du parti de Sam Rainsy).
Sam Rainsy a dit un jour à Raoul Marc Jennar, un universitaire belge, que Hun Sen était un traître mais que Khieu Samphan (ancien dirigeant des Khmers rouges) était un vrai nationaliste et qu'il admirait les Khmers rouges parce qu'ils n'étaient pas corrompus (normal, ils avaient supprimés l'argent, mais cela n'empêchait pas les dirigeants khmers rouges de manger bien mieux que le "petit peuple" qui crevait de faim).
En Juin 2003 La candidate du Parti Sam Rainsy pour l'élection législative à Pailin était Ven Dara, la nièce de Ta Mok, l'ancien criminel khmer rouge mort en prison et qui a été surnommé "le boucher".
Sam Rainsy est allé lui rendre visite pour la soutenir lors de l'élection. Il a fait un discours à cette occasion. Le voici:
"Je n'oublierai jamais les résistants patriotes khmers rouges qui ont protégé le pays au péril de leur vie! Maintenant, seul le PSR est capable de faire la même chose alors que ce gouvernement pro-vietnamien autorise les étrangers à voler de grandes étendues de notre terre, et permet aux immigrants de s'établir ici, ce qui provoque la déforestation"...

Ce qu’il y a de pire chez Sam Rainsy, c’est qu’il a deux discours. Un en français ou il se présente en défenseur de la démocratie et un en khmer ou il appelle ses partisans à tuer les envahisseurs vietnamiens au nom de la "pureté khmère".
Sam Rainsy est le pire ennemi du Vietnam, des Chemises rouges pro-démocratique de Thaïlande, ainsi que des citoyens cambodgiens qui aimeraient vivre en paix avec leurs voisins thaïlandais et vietnamiens.
Pour conclure: Sam Rainsy a aussi de bonnes connexions avec l'armée thaïlandaise et le magnat de la presse chemise jaune Sondhi Limtongkul qui a poussé à la guerre entre la Thaïlande et le Cambodge pour le temple de Preah Vihear.

Ainsi, entre un Staline (Hun Sen) et un Hitler (Sam Rainsy), Staline est un meilleur choix car au moins il n'est pas raciste.

 

Photo ci-dessous: le temple de Preah Vihear qui est resté cambodgien grace à Hun Sen

Preah Vihear

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 11:29

Le Cambodge, les symptômes du changement

 

Cet article a été écrit par un ami expatrié français au Cambodge qui tient à rester anonyme pour des raisons évidentes de sécurité.

  

Ces derniers jours des manifestations politiques de masse ont animées les grandes villes du Cambodge et apparaissent comme un symptôme incontestable d'une évolution de la société cambodgienne. Indépendamment de la question politique de qui sortira vainqueur de la bataille électorale, il me semble évident que le parti qui gagnera les élections devra tenir compte de cet élément nouveau, au risque de glisser vers une situation à la Thaïlandaise. Si le riz et la paix fut pendant longtemps l'aspiration majeure d'une génération marquée dans sa chair et dans sa psyché par la période khmère rouge, aujourd'hui le paysage démographique a changé. Le Cambodge est un pays démographiquement jeune . Le Cambodge est aussi un pays économiquement naissant dans lequel apparait une couche moyenne urbaine voulant prendre sa part au (et du) développement. Cela quelque soit le pouvoir, devra déterminer de nouvelles actions politiques. Dans un contexte fort de bipolarisation la réussite politique passera obligatoirement par l'écoute des aspirations populaires. Afin d'éviter un conflit chaque parti devra faire un effort de conciliation, et il me semble nécessaire que des voies de dialogue se mettent réellement en place et notamment au sein des institutions démocratiques telles l'assemblée nationale, entre autre, sauf à souhaiter une nouvelle guerre civile. Alors que tous les partis disent oeuvrer dans le cadre d'une réconciliation nationale les positions théoriques ou pratiques des deux principaux semblent inconciliables un capitalisme sauvage sous fond autoritaire ou un ultra libéralisme sous fond xénophobe ne peuvent constituer des réponses politiques et sont les sources d'un futur chaos. J'espère seulement pour ma part que les cambodgiens sauront tirer les leçons de l'histoire et qu'ils avancent vers des jours meilleurs.

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