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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 18:25

Interview du journal en ligne "Thai Red Shirts (TRS)" de M. Thantawut Thaweewarodomkul le 5 Juillet 2013.

Lien de l’interview en anglais:

http://thairedshirts.org/2013/07/10/interview-with-thantawut-num-red-non/

 

Thantawut a passé trois ans de prison pour avoir violé l'article 112 du Code pénal (diffamation de la famille royale). Il a donné cette interview à "TRS" le jour de sa sortie de prison.

- TRS: Comment vous sentez-vous après avoir reçu un pardon royal et être sorti de prison?

- Thantawut: Il est normal de se sentir heureux, 3 ans de prison, c’est long. Malheureusement, si toutes les organisations impliquées dans mon cas avaient travaillées ensemble dès le début, j'aurais pu être libéré de prison beaucoup plus rapidement, mais c'est aussi de ma faute parce que j'ai attendu trop longtemps avant de demander un pardon royal.

- TRS: Comment s'est passé votre séjour en prison?

- Thantawut: C'était mieux vers la fin de ma détention, puisque le gouvernement et l'UDD s’occupaient davantage des prisonniers politiques et des 112. En 2010, les partisans des Chemises rouges étaient arrêtés et emprisonnés plus fréquemment que maintenant. Au début, c'était un moment difficile pour nous tous. Surtout pour les prisonniers 112 qui ont été particulièrement visés.


- TRS: Quel a été votre sentiment lorsque vous avez pénétré dans la maison d'arrêt de Bangkok?

- Thantawut: C'était une nouvelle expérience pour en dire le minimum. Je n'avais jamais été en prison avant. Dans mon cœur, je croyais que je ne serais pas là-bas pour longtemps car je pensais bénéficier bientôt de la liberté sous caution. Je n'avais jamais imaginé devoir rester en prison tout ce temps. En raison de la procédure judiciaire injuste, on m'a refusé la liberté sous caution et je suis resté incarcéré jusqu'à aujourd’hui.


- TRS: Vous avez combattu pour votre cause devant le tribunal et la liberté sous caution vous a été refusée à plusieurs reprises jusqu'à ce que vous ayez demandé une grâce royale?


- Thantawut: Oui. La dernière fois que Ah-Kong (Ampon Tangnoppakul) s’est vu refuser la liberté sous caution, il est mort à l'infirmerie de la prison. Quand j’ai su cela, j’ai pris ma décision. Je devais demander un pardon royal si je voulais survivre. Ah-Kong était bien connu et beaucoup de gens voulait l'aider. De nombreux universitaires à travers le pays avaient rassemblé une importante somme d'argent et l’avaient proposé comme caution mais sa liberté sous caution a été refusée. J'ai discuté avec lui avant sa mort. Il m’a affirmé qu'il n'y a pas d'autre moyen pour nous que de demander un pardon royal et je l'ai cru.


- TRS: Avez-vous un commentaire sur l'article 112 du Code pénal?


- Thantawut: La gravité de la punition pour avoir enfreint la loi lèse-majesté doit être différenciée entre la haute réputation de gens comme le professeur Surachai et M. Somyot et de simples roturiers comme Yutthaphoom, Ekkachai et moi. Je crois qu’un citoyen normal, qui a été arrêté pour violation de l'article 112, devrait recevoir une peine plus légère qu’une personne reconnue parce que nous n'avons pas d'effet sur la société.


- TRS: Comment vont les autres prisonniers 112?

- Thantawut: Nous avons été bien pris en charge depuis que le gouvernement et l'UDD s’occupent des prisonniers, de nous, plus qu'avant. Les matons ne nous dérangent pas autant. Bien que quelques-uns d'entre eux nous haïssent, ils nous laissent tranquilles, contrairement à auparavant.


- TRS: Vous avez écrit de nombreuses lettres à Assoc. La professeure Tida (NDT: Tida Tawornseth, présidente de l’UDD) vous a-t-elle répondu?


- Thantawut: Je n'aurais jamais pensé que Mme Tida aurait payé autant d'attention à mes lettres, car je pensais que personne ne se souciait des prisonniers 112, mais elle m’a prouvé le contraire. Elle n’a pas cessé de nous rendre visite et de nous encourager à ne pas perdre espoir. Pour chaque lettre que nous avons envoyé, Ajan (NDT: professeur) Tida a répondu elle-même d'une façon ou d'une autre.


- TRS: Quelles sont vos réflexions sur les prisonniers politiques qui sont encore incarcérés?

- Thantawut: Lors de la révolte de palais de 1912, les prisonniers politiques, et même les gens qui ont été étiquetés comme «traître» à l’époque, ont reçu un pardon royal et la protection du gouvernement, pourquoi n’est-ce-pas la même chose maintenant? Comment se fait-il qu’aujourd’hui les prisonniers politiques doivent être détenus sans droits à la liberté sous caution? Il est inutile d’enfermer ces gens. Si c'est possible, tous les prisonniers politiques de toutes les couleurs de chemise devraient être libérés par grâce royale, comme moi.


- TRS: Y a-t-il quelque chose que vous voulez dire aux partisans des Chemises rouges?


- Thantawut: En tant qu'ancien prisonnier 112, je ne veux pas que les Chemises rouges fassent de différences entre les prisonniers politiques de la prison Laksi et les prisonniers 112 de la maison d'arrêt de Bangkok parce que nous partageons tous la même idéologie. Nous sommes issus de la même origine, nous avons participés aux mêmes manifestations et nous écoutons les mêmes discours. Pourquoi est-il nécessaire de nous séparer des autres prisonniers politiques? Pourquoi les prisonniers 112 devraient recevoir moins de soutien de la part des chemises rouges? Je veux que les Chemises rouges pensent à nous de la même façon qu'ils pensent aux autres prisonniers politiques, car être en prison c’est comme vivre en enfer.

 

Photo ci-dessous: Thantawut lors de sa libération, accueilli par le Docteur Weng Tojirakarn, un des dirigeants de l'UDD et par l'universitaire Somsak Jiamteerasakul

  

tatawutlibre

 

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 16:09

Déclaration du Groupe de Soutien de Malaisie pour la Démocratie en Thaïlande et du Parti Socialiste de Malaisie

La solidarité internationale, qui continue d'appeler à la libération de Somyot ainsi que celle de tous les prisonniers politiques et à l'abolition de la loi de lèse-majesté, est toujours en cours à travers l'Asie.  

Le 9 Juillet 2013, le Groupe de Soutien de Malaisie pour la Démocratie en Thaïlande ainsi que le Parti Socialiste de Malaisie ont parlé à des groupes de syndicalistes et de militants de Hong Kong et d'Asie à Hong Kong.

Le mouvement "Thai Labour Campaign" a également participé à cette table ronde à travers Skype.

Nous allons continuer à etre solidaires de la Thaïlande pour la libération de Somyot et de tous les prisonniers politiques pour lèse-majesté.

Le mouvement syndical et le mouvement de la démocratie sont inséparables.

Les travailleurs ne peuvent défendre leurs droits en tant que travailleurs que quand une vraie démocratie est en place.

Lien :

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=489246044495028&set=a.123790911040545.33798.122999694453000&type=1&theater

 

FREEPP9Fr

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 18:54

Un article de Gj Bkk

Lien de l’article:

http://gjbkkblog.wordpress.com/2013/07/08/killing-unarmed-men-women-and-children-with-weapons-of-war-and-snipers-is-amusing/#comment-362

 

Alors que le journal "The Nation" essaye de "Laver Plus Blanc" et de sympathiser avec un homme accusé d'avoir ordonné l'assassinat en masse des manifestants chemises rouges en 2010, l'ancien premier ministre thaïlandais Mark Abhisit Vejjajiva, sourit et affirme... "Je suis maintenant un visiteur régulier du Palais de Justice.

"The Nation" continue et explique que cela n'empêche pas Abhisit de dormir et que ce dernier aurait même pris du poids - rejetant la faute sur les gâteaux préparés par son secrétaire particulier Somkiet Krongwatanasuk, et le journal a même ajouté qu'Abhisit semblait être de bonne humeur, plaisantant et riant avec son personnel.

Le reportage se poursuit par une déclaration trompeuse d'Abhisit affirmant que: "Cela dépendait des gens s'ils le trouvaient coupable ou non" suggérant qu'il y aurait un jury pour décider de sa culpabilité ou non.

Remarque: Le système judiciaire en Thaïlande n'est pas composé de jurys mais normalement de trois juges nommés qui statuent sur les questions de droit et de fait. Ces jugements sont également connus sous le nom de procès banc. Malheureusement, la réputation des tribunaux en Thaïlande est loin d'être bonne et ses juges politisés semblent souvent favoriser les riches au détriment des pauvres.

Donc, pas de remords ou d'excuses de la part d'un homme qui aurait pu conserver une certaine crédibilité, s'il avait démissionné le jour où l'armée a commencé le massacre.

Mais alors Abhisit a ajouté en riant..."Après avoir tout pris en considération, y compris mon avenir, je veux toujours être Abhisit - pas Thaksin".  Autrement dit, le reportage en dit long sur cet homme qui pense que tuer des hommes, femmes et enfants désarmés avec des armes de guerre et des tireurs d'élite était en quelque sorte amusant.

 

Photo ci-dessous: Abhisit Vejjajiva

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 12:05

Ci-dessous, l'article de l'AFP:

BANGKOK: Un Thaïlandais qui purgeait une peine de 13 ans de prison pour lèse-majesté pour avoir posté sur internet des propos jugés insultants pour la monarchie a été libéré après une grâce royale, a-t-il indiqué à l'AFP.

Thantawut Thaweewarodomkul, ancien administrateur du site Nor Por Chor USA hébergé aux États-Unis, lié au mouvement politique des «chemises rouges», avait été condamné en vertu de la très controversée loi de protection de l'image de la famille royale.

"J'ai passé là-dedans trois ans, trois mois et cinq jours. Le monde extérieur me trouble un peu après avoir été habitué à vivre derrière un mur", a expliqué à l'AFP au téléphone cet homme de 41 ans, peu après sa sortie de la prison de haute sécurité de Bangkok.

L'an passé, Thantawut avait affirmé à l'AFP dans une interview que ses codétenus avaient reçu l'ordre de le frapper par des responsables de l'établissement.

Le roi Bhumibol, âgé de 85 ans, jouit auprès de certains de ses sujets d'un statut de demi-dieu.

Et si la famille royale n'a aucun rôle politique officiel, elle est protégée par l'une des lois les plus sévères du monde. La justice a ainsi multiplié ces dernières années les lourdes peines et les arrestations pour des propos jugés insultants à son endroit.

De nombreux intellectuels et organisations estiment que beaucoup de ces dossiers sont politiques, relevant qu'un grand nombre d'accusés ont des liens avec le mouvement des «chemises rouges», proche de l'ex-premier ministre Thaksin Shinawatra, aujourd'hui en exil malgré l'arrivée de sa soeur Yingluck au poste de premier ministre.

En juin, la Thaïlande a gracié un Singapourien condamné à 15 ans de prison en 2009 pour avoir distribué des tracts jugés offensants pour la monarchie.

Agence France-Presse

 

Photo ci-dessous: Thantawut, accueilli par le Docteur Weng Tojirakarn, un des dirigeants de l'UDD et par l'universitaire Somsak Jiamteerasakul

 

tatawutlibre.jpg

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 05:18

Pourquoi l'Égypte du 3 Juillet 2013 est totalement différente de la Thaïlande du 19 Septembre 2006

Lien de l'article:

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10151728112719925&set=a.60829034924.67115.537184924&type=1&theater


Nul doute que les Chemises jaunes ou "masques blancs" de Thaïlande vont prétendre que ce qui est arrivé en Égypte le 3 Juillet était juste un coup d'Etat militaire comme celui qui s'est produit en Thaïlande le 19 Septembre 2006. Mais ces deux événements sont totalement différents.
L'armée égyptienne et l'armée thaïlandaise n'ont jamais été du côté du peuple mais l'intervention militaire en Égypte n'était pas qu’un simple coup d'Etat. Elle doit être comprise dans son contexte historique et social.
Malgré le fait que les grands médias affirmant que "la seule force politique en Egypte est l'armée", le pouvoir réel qui s'est débarrassé de Morsi était un mouvement de masse qui se chiffre à plusieurs millions de personnes. Ces manifestations anti-Morsi ont été les plus importantes de l'histoire humaine, mais cela ne nous surprend pas, nous les marxistes, que les médias continuent d'ignorer totalement les mouvements de masse du peuple. Les manifestations anti-Morsi étaient constituées de gens ordinaires et il y avait un plan pour une grève générale des travailleurs prévue pour ce jeudi. L'armée est intervenue pour essayer d'arrêter ce mouvement de masse, ces grèves et cette révolution égyptienne. L'armée sait très bien qu'elle est surveillée par un mouvement de masse qui a renversé deux présidents. Ce mouvement pourrait renverser les militaires s'ils sortaient de la ligne. Bien sûr, il y a beaucoup de courants politiques au sein du camp anti-Morsi et les choses sont loin d'être simple.
Ce mouvement de masse égyptien était en colère contre Morsi car celui-ci n'a pas essayé d'aller de l'avant pour changer la société. Leurs protestations sont une partie légitime du processus démocratique et révolutionnaire. Cela s'est produit parce que les questions économiques n'ont pas été résolus, le chômage était resté très élevé et que Morsi avait coopéré avec l'armée et les Etats-Unis. Ce dernier cherchait à arrêter la progression de la révolution.
Le coup d'Etat militaire thaïlandais de 2006 a eu lieu suite à des manifestations de royalistes contre un gouvernement élu dirigé par un riche homme d'affaires. Ce gouvernement avait promis des politiques pro-pauvres et avait tenu ses promesses. C'est ce qui a irrité les royalistes et l'armée thaïlandaise. Ils voulaient revenir en arrière à l'époque d'avant l'élection de Taksin. Ils ont appelé le Roi à limoger le Premier ministre et ont préparés le chemin pour un coup d'État. C'était totalement antidémocratique. Ces royalistes ne représentaient qu'un faible mouvement de masse principalement composé de gens des classes moyennes. Cela n'a rien à voir avec l'Égypte.
Sameh Naguib, dirigeant des socialistes révolutionnaires égyptiens, a écrit:
"Les gens ont forcé l'armée à agir, et l'armée ne l'a fait que parce qu'elle était inquiète au sujet de son propre avenir. C'est la deuxième fois qu'elle l'a fait. Elle est à court de choix. Si Morsi a été un échec alors les alternatives bourgeoises, comme Mohamed El Baradei, sont faibles. Les attentes de changement sont très élevées. Elles sont plus élevées qu'elles ne l'étaient même lorsque nous avons renversé Moubarak. Mais la possibilité qu'un nouveau gouvernement puisse être en mesure d'offrir de véritables réformes est très limitée. Les gens se sentent responsabilisés et renforcés par les événements de ces derniers jours. Ils ont renversé le président après un an seulement parce que celui-ci n'avait pas répondu à leurs espérances et ils le feront à nouveau si nécessaire."

Giles Ji Ungpakorn

Photo ci-dessous: Giles Ji Ungpakorn

 

giles

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 23:20

Un article de Robert Amsterdam

Lien de l’article en anglais:

http://robertamsterdam.com/thailand/2013/06/30/yellow-shirts-in-white-masks-reactionary-and-anti-democratic/

Au cours des dernières semaines, un groupe de "protestation", petit mais géré efficacement et d'une façon soigneusement stratégique a émergé dans les rues de Bangkok et dans d'autres villes thaïlandaises. Surnommé le groupe des "masque blanc", parce qu'ils ont adopté le masque blanc de "V pour Vendetta", le masque de Guy Fawkes longtemps associé aux mouvements progressistes et au mouvement des anonymes, mais l'incarnation thaïlandaise est à peu près aussi loin de la notion de démocratie, de spontanéité et de politique progressiste que quiconque pourrait l'imaginer.
Comme l'a expliqué le blog "New Mandala" lors de deux articles (liens en anglais: http://asiapacific.anu.edu.au/newmandala/2013/06/10/white-masks-red-masks-and-royalist-communists/ et http://asiapacific.anu.edu.au/newmandala/2013/06/24/a-sign-of-progress/), le groupe des masques blancs ne sont qu'une réincarnation des groupes nationalistes violents d'extrême droite qui, auparavant, avaient fusionné autour du PAD, de Pitak Siam et d'autres groupes néo-fascistes. Ces groupes se proclament eux-mêmes "anti-Thaksin" mais leur véritable ennemi, c'est la démocratie elle-même. Le groupe des "masques blancs" sont connus pour faire des appels afin que le gouvernement démocratiquement élu du Parti Phua Thai soit "renversé". Les masques blancs n'ont également pas peur de lancer des attaques violentes contre des militants pro-démocratie comme ce rapport du journal thaïlandais en ligne "Khao Sod" le révèle, dans le centre de Bangkok, il y a deux semaines, ils ont tenté d'agresser des Chemises rouges avec des barres de fer (lien en anglais: http://www.khaosod.co.th/en/view_newsonline.php?newsid=TVRNM01UTTROalk1TXc9PQ==&sectionid=TURFd01BPT0=).
Telle est la collusion entre ces groupes de masques blancs et l'extrême-droite thaïlandaise. Ces militants masqués auraient pris comme chant de guerre la chanson thaïlandaise néo-fasciste notoire intitulé "Nak Phaen Din" ou" en anglais, "Scum of the Earth" (lien en anglais: http://asiapacific.anu.edu.au/newmandala/2007/09/11/scum-of-the-earth/). En outre, la direction associée aux masques blancs, tels que le coordinateur du parti "Green Politics", Suriyasai Katasila (un des principaux dirigeants des Chemises jaunes du PAD), commence à faire des déclarations bizarres et extravagantes comme quoi le gouvernement de Thaïlande du Parti Phua Thai dirigé par Yingluck Shinawatra "créerait les conditions d'un coup d'Etat".
Ce qui ne devrait pas être sous-estimé est la sophistication du groupe des masques blancs. L'air, artificiel et soigneusement calibré, soi-disant "spontané", leur donne l'image d'un mouvement de "base" de protestation similaire dans le ton à ceux des groupes de protestation du printemps arabe de ces dernières années. En outre, leur cooptation de la symbolique de l'occupation progressive et des mouvements de protestation anonyme a conduit à une certaine couverture bénigne, même si profondément vicié, de la presse internationale. Cette couverture bénigne est poussée par le journal thaïlandais, pro-Parti Démocrate de langue anglaise Bangkok Post, qui déploye des efforts tout à fait ridicules de tromperie pour dépeindre les masques blancs comme un groupe de protestation légitime, plutôt que comme une confection des plus anti-démocratiques éléments de Thaïlande.
Alors, qui est derrière le groupe des masques blancs? Le puissant et riche magnat des médias, Sonthiyan Chuenruethainaitham, fondateur du Réseau de Nouvelles soi-disant indépendant "News Network" et "T-News", deux médias qui soutiennent sans cesse l'extrême droite anti-démocratique, a émergé comme l'un des bailleurs de fonds des masques blancs.
Le Bangkok Post a récemment rapporté que Sonthiyan avait déclaré "qu'il soutenait le groupe [des masques blancs], car il estimait qu'ils étaient en train de bien agir et qu'il était confiant que ce groupe allait continuer à croître." Sonthiyan a poursuivi en disant que sa compagnie avait vendu des masques blancs aux manifestants et que "10.000 masques avaient été vendus à ce jour et que de nouvelles commandes étaient encore à venir". Pourtant Sonthiyan semble être un peu en décalage avec ses compatriotes thaïlandais quand il suggère que "Thaksin et sa famille doivent maintenant se demander comment ils peuvent continuer à vivre dans un endroit où les gens les détestent." Peut-être que Sonthiyan a commodément oublié les cinq derniers résultats des élections générales depuis 12 années et les mandats électoraux démocratiques qui ont toujours été régulièrement gagnés par le parti politique pro-Thaksin et que le mouvement des masques blancs cherche toujours à augmenter le nombre de ses manifestants dans les rues de Bangkok?
Le groupe des masques blancs thaïlandais, alors qu'il présente certainement une sophistication accrue en termes de la façon dont il dépeint son message, n'est rien de plus que les mêmes forces réactionnaires et anti-démocratiques apparaissant dans une nouvelle forme de protestation. Il ne doit pas être sous-estimé, mais nous devons admettre que l'emprunt de ce mode de protestation symbolique ne le rend pas moins réactionnaire.

 

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 05:12

20 minutes séparés par des barreaux de fer

Lien de la version originale en anglais:

http://www.prachatai.com/english/node/3634


Ma visite de prison à Somyot le 27 Juin 2013
C'était jeudi matin à 8 heures 30 quand Somyot et moi avons eu notre rencontre hebdomadaire régulière. Des barreaux de fer et des fenêtres sécurisées nous séparaient mais ne pouvaient séparer nos âmes. On m'a dit de me rendre à la salle 1 qui était la dernière salle de réunion de la maison d'arrêt de Bangkok. Somyot marchait vite et sans hésitation. Il m’a regardé fixement et a sourit. Son sourire a rendu le monde si lumineux et plein d'espoir et de paix. J'étais tellement soulagé de le rencontrer ce matin là.
Comme il n'y avait pas d'hygiaphone dans cette salle, je devais crier sinon il ne m'entendait pas ce qui m'a rendue malheureuse. Heureusement, il était calme ce jour-là et seulement une dame et son mari partagent la salle avec nous. Le temps a semblé s'arrêter pour nous permettre de rester ensemble. À ce moment, nous avons partagé notre sentiment d'amour l'un pour l'autre sans dire un mot et j'ai oublié que nous avions juste 20 minutes jusqu'à que la sonnette d'alarme sonne. Il m'a posé à plusieurs reprises les mêmes questions qu'il me posait chaque semaine. Vis-tu seule? Nos enfants sont-ils avec toi? Comment vont-ils? Je ne m'ennuyais pas d'entendre ces mêmes questions, je savais ce qu'il ressentait, mais il est probable qu'il ne réalisait pas combien de fois il me les avait déjà posé. Parfois, je me disais que ces questions étaient illogiques, mais je le comprenais ce jour-là. Il était probablement inquiet au sujet de notre sécurité, mais il avait peur de le dire à haute voix.
Je ne sais pas exactement ce qu'un homme désire, mais je suppose que tout le monde veut la même chose; un tendre amour! Il ne s'agit pas seulement de nourriture, de médecine, d'air et d'eau, mais aussi de nourriture pour la pensée et de quelque chose pour son âme. Il a besoin de quelqu'un pour s'occuper de lui, lui parler, lui donner un soutien moral, lui assurer qu'il est grand et qu'il est aimé. Une collègue m'a expliquée qu'elle traitait ses subordonnés masculins avec plus de douceur et de soins et que cela fonctionnait bien. Ainsi, un homme fort comme Somyot aura toujours besoin d'une accolade chaleureuse et stimulante.
Ses 26 mois d'emprisonnement ont été une crise pour notre vie, mais j'ai beaucoup appris. C'est dommage, qu'alors que nous avions beaucoup de temps avant sa détention, nous ne nous parlions à peine et partagions peu nos sentiments. Maintenant, nous avons seulement 20 minutes par semaine mais nous nous comprenons mieux l'un et l'autre. Auparavant, j'étais très réticente à parler de moi, de ma carrière et de mon bien-être et il en était de même pour lui. Maintenant, nous devons utiliser chaque minute aussi précieusement que nous pouvons alors je m'exprime plus en lui parlant ou en lui écrivant.
La vie est si courte et je ne peux pas me permettre de perdre une occasion de lui montrer à quel point je me soucie de lui. Je ne veux pas me retrouver dans la même situation que Pa-Ueh (Rosmarin) qui n'a même pas eu le temps de dire au revoir à son mari, Ah-Kong (Amphon) avant son dernier souffle.
Joop
Le 29 Juin 2013

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 18:01

Birmanie: Invitation au voyage... de l'horreur

Un article de "Siné Mensuel" (Juin 2013)

En Birmanie, les moines bouddhistes massacrent à la machette la minorité musulmane dans l'indifférence générale.

Appelée "Diamant de l'Asie", la Birmanie vous étonnera, vous y découvrirez une atmosphère particulière, des odeurs de génocide bien frais et une histoire riche en émotions.

Pour découvrir le charme le plus brillant du joyau birman, il faudra vous rendre aux frontières où les minorités ethniques non bouddhistes vivent: chrétiens du Nord et musulmans du Sud ont la joie de jouir de l'épuration ethnique qu'ils méritent.

Ils luttent comme ils le peuvent contre la répression et les meurtres en masse à la sauvage.

Le plus étonnant réside dans le fait que tout cela se passe avec la participation des citoyens.

Quand aux ONG, elles sont interdites d'accès aux zones affectées. La censure, dont les autorités avaient annoncé la suppression, est rétablie à propos de toute information sur les émeutes interethniques.

Malgré la libération du Prix Nobel de la Paix, Aung San Suu Kyi, les droits de l'homme sont farouchement bafoués.

Vous remarquerez, au fil de vos balades, les casques du IIIème Reich sur la tète des motocyclistes et vous vous amuserez des moines qui défilent en scandant des discours néonazis. Vous pourrez aussi profiter d'activités plus ludiques telles que pogroms, actions pyromanes ciblées sur lieux de prière et habitations non bouddhistes.

Des ethnies, dont des femmes et des enfants, sont tués à la machette rouillée sous le regard de l'armée et avec la complicité des médias qui attisent le sentiment nationaliste bouddhiste.

Vous ne vous ennuierez pas en Birmanie! Un savant mélange d'oppression, de terrorisme d'Etat et de fascisme auquel vous ne saurez résister.

C'est dans ce pays que vous pourrez rencontrer la minorité la plus persécutée au monde selon l'ONU, celle des musulmans Rohingyas de la région de l'Arakan.

Ah non, quel dommage! Ils sont tous morts ou en fuite par centaines de milliers au Bengladesh et en Thaïlande. Etats connivents puisqu'à leur tour, ils incarcèrent ou vendent sur le marché humain cette ethnie exterminable à souhait.

Les festivités ont commencé en juin 2012, lorsqu'une femme bouddhiste est violée puis tuée. Très vite, des rumeurs se propagent qui désignent des Rohingyas comme les auteurs du meurtre. En réponse, des villageois attaquent un bus et lynchent à mort dix musulmans.

S'engage alors un cycle de représailles sans précédent. Depuis, la haine contre les ethnies non bouddhistes gagne tout le pays. La communauté internationale ne réagit guère et la "Dame de Rangoun" est occupée à fomenter sa stratégie pour la présidentielle de 2015. Il semblerait, selon certains experts, que ces conflits soient instrumentalisés à des fins politiques en vue des élections.

Dépêchez-vous d'aller voir ces vestiges de la démocratie car l'Etat tente de reconstruire et cacher le comble de l'horreur pour bâtir un pays bien bouddhiste! Le "New York Times" l'a écrit en janvier 2012: "Le pays est empreint d'une hospitalité véritable", plaçant la Birmanie à la troisième place des quarante-cinq destinations incontournables.

Alors n'hésitez plus, avec le code GENOCIDE, vous aurez 20 pour cent de réduction sur vos billets.

Rafiaa Boubaker

 

Photo ci-dessous, la couverture du magasine Siné Mensuel où est paru cet article:

 

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 12:14

Bonjour à tous
Chaleureuses salutations!
Voici les mises à jour se ce qui se passe en Thaïlande à propos du cas de Somyot et des autres prisonniers politiques pour lèse-majesté:

Une bonne nouvelle pour commencer, le Singapourien Wanchai Saetan, qui avait été arrêté en vertu de la loi de lèse-majesté et emprisonné pendant près de 5 ans suite à une peine de 15 ans de prison, a été libéré suite à une grâce royale.

Lien:

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-amnistie-et-expulsion-du-prisonnier-politique-singapourien-wanchai-saetan-118289744.html


Le 25 mai 2013, lors d'un entretien avec Piergiorgio Moro de "Australia Asia Workers Link", celui-ci a expliqué pourquoi le mouvement syndical international soutient activement la libération de Somyot ainsi que celle de tous les prisonniers politiques et les appels pour l'abolition de la loi de lèse-majesté en Thaïlande depuis 2 ans.

Lien:

www.youtube.com/watch?v=tkWhlV-h8t8

Répondant à l'invitation de Sukanya Pruksakasemsuk, la coordonnatrice du Réseau des Familles des Victimes de la Loi 112, le 21 Mai 2013, des représentants de l'UE et de certains de ses États membres (France, Autriche, Suède et Allemagne) ont visité Daranee Charncheonsilpakul, seule femme emprisonnée pour lèse-majesté, et 6 autres détenus de sexe masculin, Surachai Danwattananusorn, Somyot Pruksakasemsuk, Thantawut Thaweewarodomkul, Wanchai Saetan (libéré depuis, voir plus haut), Akechai Hongkangwarn et Yuthapoom Martnork.

Lien:

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-des-representants-de-l-onu-et-de-la-communaute-europeenne-ont-rendu-visite-aux-prisonniers-politique-118163131.html


Le Bureau du Haut-commissaire aux Droits de l'Homme a visité sept détenus pour lèse-majesté.
Ses représentants ont visité Darunee Charnchoensilpakul pendant une heure, le 8 mai 2013 ainsi que Somyot Pruksakasemsuk, Thanthawut Thaweewarodomkul, Wanchai Saetan (libéré depuis, voir plus haut), Surachai Danwattananusorn, Yuthapoom Martnork et Akechai Hongkangwarn, également pendant une heure.
Le HCDH affirme qu'il a entendu tous les prisonniers et continuera d'encourager le gouvernement thaïlandais à faire en sorte que la loi de lèse-majesté ne soit pas en contradiction avec les normes internationales en matière de droits de l'homme.
Lien de la lettre du HCDH au Réseau des Familles des Victimes de la Loi 112:
http://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2013/05/24/un-agency-visits-lese-majeste-detainees/


Le dernier rapport du Haut-commissariat sur la Thaïlande et Somyot ainsi que les autres prisonniers politiques thaïlandais qui ont été accusés en vertu de l'article 112 (la loi de lèse-majesté) peut se lire à la page 24 du lien suivant (PDF):
http://www.ohchr.org/Documents/HRBodies/SP/A-HRC-23-51_EFS.pdf

Le jeudi 6 Juin 2013, Sukanya Pruksakasemsuk, l'épouse de Somyot, a soumis une lettre ouverte de son mari à Jacob Mathew, le président de l'Association mondiale des journaux et des éditeurs de nouvelles au cours du 65ème Congrès mondial de l'association à Bangkok. La lettre de Somyot demande l'aide internationale pour mettre en évidence les problèmes de la loi de lèse-majesté (article 112 du Code criminel) et ses effets néfastes sur la liberté de la presse. La lettre appelle également à soutenir une loi d'amnistie pour les prisonniers politiques et prisonniers de conscience en Thaïlande.

Lien:
http://liberez-somyot.over-blog.com/article-l-epouse-de-somyot-presente-une-lettre-de-son-mari-pour-la-liberte-de-la-presse-a-l-association-mond-118417725.html


Le 12 juin dernier, la Cour d'appel a confirmé la condamnation de Daranee Charnchoensilpakul, alias Da Torpedo, à 15 ans de prison pour crime de lèse-majesté. Daranee, qui est membre du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (UDD), a été accusé de lèse-majesté en vertu de l'article 112 du Code criminel pour avoir fait des discours à trois reprises à Sanam Luang en Juin et Juillet 2008, qui ont été jugés insultants pour la monarchie. Le 15 décembre 2011, le tribunal correctionnel l'avait condamné à un total de 15 ans de prison.

Lien:
http://liberez-somyot.over-blog.com/article-la-cour-d-appel-confirme-la-sentence-de-da-torpedo-pour-lese-majeste-118436742.html


Le site web PPT (Political Prisoners of Thailand) propose un guide de visite en anglais des prisonniers politiques pour lèse-majesté.
Liens:
http://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2013/05/22/visiting-lese-majeste-prisoners/
https://www.facebook.com/media/set/?set=a.576897095675467.1073741830.120794617952386&type=1

 

La Loi de lèse-majesté thaïlandaise a été critiquée lors d'un congrès mondial de la presse qui s'est tenu à Bangkok.

Lien:

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-la-loi-de-lese-majeste-en-thailande-critiquee-lors-d-un-congres-mondial-de-la-presse-118326971.html


Le Groupe de Soutien de Malaisie pour la Démocratie en Thaïlande
remercie sincèrement tous ceux qui ont offerts leur soutien continu à la campagne pour la libération de Somyot et de tous les prisonniers politiques pour lèse-majesté ainsi que pour l'abolition de cette dernière.

Ces détenus politiques sont toujours en prison et se voient dénier le droit à la liberté sous caution. La loi est toujours active contre la liberté d'expression et la démocratie en Thaïlande.

Libérez Somyot et tous les prisonniers politiques de la loi de lèse-majesté en Thaïlande !
En toute solidarité
Groupe de Soutien de Malaisie pour la Démocratie en Thaïlande

 

FREEPP9Fr

 

Liberez Somyot2

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 15:14

Le journaliste australien, qui s'est refugié dans le temple Pathumwanararm à Bangkok après que les forces militaires aient dispersés le campement principal des chemises rouges le 19 mai 2010, a témoigné devant le tribunal le 13 Juin dernier qu'il n'avait vu aucun éléments armés parmi les manifestants.

M. Steve Tickner a ajouté que le temple, désigné comme "zone de sécurité" pour les manifestants par les autorités de l'époque, avait subi une grêle de coups de feu pendant des heures.

M. Tickner était convoqué comme témoin à la Cour pénale de Thaïlande à Bangkok, qui tente d'établir qui est responsable des 6 décès du temple, dont certains étaient des médecins bénévoles.

Les Chemises rouges ont accusé les militaires d'avoir tirés sur le temple à partir du BTS en montrant une vidéo de l'incident comme preuve, mais l'armée et les membres de l'ancien gouvernement de M. Abhisit Vejjajiva ont toujours nié ce fait.

Le journaliste australien a déclaré au tribunal qu'il s'est rendu au camp principal des Chemises rouges au centre commercial Central World les 15-17 mai portant un brassard vert pour signifier son statut de représentant de la presse. Il a expliqué que la plupart des manifestants étaient des agriculteurs, des enfants et des gens ordinaires. Il a affirmé qu'il n'a pas vu de groupes armés parmi les manifestants.

Néanmoins, le 18 mai, il a vu un groupe d'hommes équipés de bombes artisanales près du Parc Lumpini, mais ils se tenaient à part des manifestants, selon son témoignage.

Le 19 mai 2010, le jour de l'assaut final de l'armée, M. Tickner est retourné à la galerie marchande du Central World de 6 à 7 heures, ce qui était très difficile parce que les militaires assiégeaient la zone. Il a témoigné qu'il avait vu des soldats armés de fusils d'assauts M-16 et de fusils de sniper autour du périmètre.

Il a dit à la cour qu'après que les dirigeants chemises rouges ont annoncé leur reddition à 13 heures, certains manifestants ont trouvé refuge au Temple Pathumwanararm (également connu sous le nom de Wat Pathum). Il a dit qu'il se promenait devant le temple vers 18 heures quand il a entendu des coups de feu venus de la direction du centre commercial Siam Paragon et a ensuite vu environ 20 personnes non armés courir vers le temple.

M. Tickner a dit avoir vu un homme tomber et qu'il l'a lui-même aidé à se relever. L'homme saignait abondamment d'une blessure par balle à la poitrine. Ensuite un moine l'a aidé à transporter le blessé au temple. L'homme a été identifié plus tard comme étant M. Atchai Chumchan.

M. Tickner a déclaré à la cour qu'il avait ensuite rencontré le journaliste britannique Andrew Buncombe à l'intérieur du temple. M. Buncombe aurait dit à M. Tickner avoir vu des tireurs embusqués tirer à partir du métro aérien BTS, mais M. Tickner a affirmé n'avoir rien vu. Néanmoins, il a déclaré que des tirs ont visés sans cesse le temple pendant des heures et que les gens à l'intérieur du temple se précipitaient vers des abris.

Pendant cette fusillade soutenue, a-t-il témoigné, M. Buncombe a été blessé à la hanche, mais il n'a pas assisté au moment où le Britannique a été touché.

Il a expliqué qu'il avait pris quelques photos de la fusillade, qui a recommencé à nouveau autour de 21/22 heures. M. Tickner a quitté le temple vers 8 heures du matin le jour suivant.

Un avocat lui a demandé s'il avait vu des hommes armés parmi les Chemises rouges quand il observait la scène, et s'il avait vu des Chemises noires actives le 19 mai 2010. M. Tickner a répondu non aux deux questions.

Source:

http://www.khaosod.co.th/en/view_newsonline.php?newsid=TVRNM01USXdOVGt5TVE9PQ%3D%3D&sectionid=TURVd01BPT0%3D

Photo ci-dessous: Mai 2010, un sniper de l'armée tire sur les Chemises rouges

 

Snipers

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