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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 14:38

Hun Sen a gagné mais Sam Rainsy était-il un démocrate?


Ces élections n'étaient pas une lutte de la démocratie contre la dictature mais un combat entre un premier ministre stalinien, Hun Sen, et un outsider fasciste, Sam Rainsy
Tout le monde sait qui est Hun Sen donc nous allons parler de Sam Rainsy.
Sam Rainsy est le fils du nationaliste d'extrême droite Sam Sary (au Cambodge, les noms de famille sont placés derrière les prénoms).
Sam Sary, (le père de Sam Rainsy), un ancien officier de police pendant la domination coloniale française au Cambodge, était un homme très ambitieux. Quand le Cambodge est devenu indépendant, il est devenu ministre de l'Education et membre du Conseil privé du roi. En 1958, le prince Sihanouk, qui était le souverain du Cambodge à ce moment là, a étouffé une énorme affaire de marché noir de poivre organisée par son ministre, Sam Sary. Mais le prince Sihanouk a préféré se séparer d'un tel collaborateur corrompu donc il l'a envoyé à Londres en tant que nouvel ambassadeur du Cambodge au Royaume-Uni.
Peu de mois après, Sam Sary a provoqué un scandale dans la presse britannique. L'ambassadeur cambodgien nouvellement nommé avait violemment battu une femme de ménage, qui était cambodgienne elle-aussi, et qui a demandé la protection de la police londonienne.
Quand la presse anglaise l'a interrogé sur ce fait, Sam Sary a juste répondu: "C'est une pratique normale au Cambodge".
Sihanouk, qui était très en colère, a forcé Sam Sary à revenir au Cambodge et à quitter l'ambassade du Cambodge à Londres. Sam Sary, furieux, a décidé, pour se venger, de créer un parti fasciste d'opposition. Mais Sihanouk n'a pas toléré cela et Sam Sary a dû s'enfuir au Vietnam pour échapper à la police secrète de Sihanouk. Au Vietnam, il a rencontré l'ancien collaborateur des fascistes japonais pendant la Seconde Guerre mondiale,
Son Ngoc Tranh et a décidé de travailler avec lui pour mettre en place un Etat fasciste au Cambodge.
Mais en 1963, il a été assassiné au Laos, probablement par des tueurs envoyés par le prince Sihanouk.
Son fils, Sam Rainsy, qui était conseillé de banque en France durant le génocide cambodgien commis par les Khmers rouges (1975/1979) est retourné au Cambodge en 1992 et est devenu membre du parti FUNCINPEC présidé par le fils de Sihanouk, Norodom Rannaridh.
Après avoir dénoncé la corruption au Cambodge, il a été contraint de fuir, mais est revenu quelques années plus tard pour mettre en place son propre parti politique, Le "Parti Sam Rainsy" (il est a noter que si le "Parti du Peuple Cambodgien" avait osé s'appeler le "Parti Hun Sen", tout le monde se serait empressé de dénoncer un culte de la personnalité... Mais ce "tout le monde" est resté bizarrement bien silencieux sur l'appellation du parti de Sam Rainsy).
Sam Rainsy a dit un jour à Raoul Marc Jennar, un universitaire belge, que Hun Sen était un traître mais que Khieu Samphan (ancien dirigeant des Khmers rouges) était un vrai nationaliste et qu'il admirait les Khmers rouges parce qu'ils n'étaient pas corrompus (normal, ils avaient supprimés l'argent, mais cela n'empêchait pas les dirigeants khmers rouges de manger bien mieux que le "petit peuple" qui crevait de faim).
En Juin 2003 La candidate du Parti Sam Rainsy pour l'élection législative à Pailin était Ven Dara, la nièce de Ta Mok, l'ancien criminel khmer rouge mort en prison et qui a été surnommé "le boucher".
Sam Rainsy est allé lui rendre visite pour la soutenir lors de l'élection. Il a fait un discours à cette occasion. Le voici:
"Je n'oublierai jamais les résistants patriotes khmers rouges qui ont protégé le pays au péril de leur vie! Maintenant, seul le PSR est capable de faire la même chose alors que ce gouvernement pro-vietnamien autorise les étrangers à voler de grandes étendues de notre terre, et permet aux immigrants de s'établir ici, ce qui provoque la déforestation"...

Ce qu’il y a de pire chez Sam Rainsy, c’est qu’il a deux discours. Un en français ou il se présente en défenseur de la démocratie et un en khmer ou il appelle ses partisans à tuer les envahisseurs vietnamiens au nom de la "pureté khmère".
Sam Rainsy est le pire ennemi du Vietnam, des Chemises rouges pro-démocratique de Thaïlande, ainsi que des citoyens cambodgiens qui aimeraient vivre en paix avec leurs voisins thaïlandais et vietnamiens.
Pour conclure: Sam Rainsy a aussi de bonnes connexions avec l'armée thaïlandaise et le magnat de la presse chemise jaune Sondhi Limtongkul qui a poussé à la guerre entre la Thaïlande et le Cambodge pour le temple de Preah Vihear.

Ainsi, entre un Staline (Hun Sen) et un Hitler (Sam Rainsy), Staline est un meilleur choix car au moins il n'est pas raciste.

 

Photo ci-dessous: le temple de Preah Vihear qui est resté cambodgien grace à Hun Sen

Preah Vihear

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 11:29

Le Cambodge, les symptômes du changement

 

Cet article a été écrit par un ami expatrié français au Cambodge qui tient à rester anonyme pour des raisons évidentes de sécurité.

  

Ces derniers jours des manifestations politiques de masse ont animées les grandes villes du Cambodge et apparaissent comme un symptôme incontestable d'une évolution de la société cambodgienne. Indépendamment de la question politique de qui sortira vainqueur de la bataille électorale, il me semble évident que le parti qui gagnera les élections devra tenir compte de cet élément nouveau, au risque de glisser vers une situation à la Thaïlandaise. Si le riz et la paix fut pendant longtemps l'aspiration majeure d'une génération marquée dans sa chair et dans sa psyché par la période khmère rouge, aujourd'hui le paysage démographique a changé. Le Cambodge est un pays démographiquement jeune . Le Cambodge est aussi un pays économiquement naissant dans lequel apparait une couche moyenne urbaine voulant prendre sa part au (et du) développement. Cela quelque soit le pouvoir, devra déterminer de nouvelles actions politiques. Dans un contexte fort de bipolarisation la réussite politique passera obligatoirement par l'écoute des aspirations populaires. Afin d'éviter un conflit chaque parti devra faire un effort de conciliation, et il me semble nécessaire que des voies de dialogue se mettent réellement en place et notamment au sein des institutions démocratiques telles l'assemblée nationale, entre autre, sauf à souhaiter une nouvelle guerre civile. Alors que tous les partis disent oeuvrer dans le cadre d'une réconciliation nationale les positions théoriques ou pratiques des deux principaux semblent inconciliables un capitalisme sauvage sous fond autoritaire ou un ultra libéralisme sous fond xénophobe ne peuvent constituer des réponses politiques et sont les sources d'un futur chaos. J'espère seulement pour ma part que les cambodgiens sauront tirer les leçons de l'histoire et qu'ils avancent vers des jours meilleurs.

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 16:38

Un article de Pravit Rojanaphruk

Lien de l'article:

http://www.nationmultimedia.com/politics/Somyos-to-seek-bail-for-15th-time;-Red-Siam-man-ma-30210972.html


Le détenu pour lèse-majesté Somyot Prueksakasemsuk fera une nouvelle demande de libération sous caution demain. Ce sera la 15eme a précisé sa femme Sukanya Prueksakasemsuk.

Sukanya a ajouté que cette énième demande de libération sous caution serait, pour la première fois, accompagnée de signatures de membres du public qui soutiennent la demande avec une caution accrue pour garantir que son mari ne s'enfuira pas.

Somyot est en processus d'appel après avoir reçu une peine d'emprisonnement de 11 ans au début de cette année, bien qu'il ait été emprisonné depuis son arrestation en Avril 2011.

Sukanya a témoigné à "The Nation" que le montant des actifs pour mettre en place une garantie de caution serait porté à 3,7 millions de baths. La somme précédente était de 2.2 millions en dépit de son calcul qu'1,1 million aurait normalement dû suffire.

Cela signifie, dit-elle, que si Somyot s'enfuyait après avoir été libéré sous caution, ses biens et ceux de son mari, d'une valeur de 3,7 millions, seraient confisqués.

"Ce sont nos propriétés et s'il s'enfuyait, ce serait moi, sa femme, qui supporterait le fardeau," a-t-elle continué.

Plus de 100 signatures en faveur de la dernière offre de libération sous caution ont été recueillies jusqu'à présent, a déclaré Sukanya et d'autres sont attendus dans les prochains jours.

Somyot était le rédacteur en chef de "Voice of Taksin", une publication des Chemises rouges, qui a publié deux articles coupables d'avoir enfreint la loi lèse-majesté, connu comme l'article 112 du Code criminel.

Dans un développement connexe, Pranee Danwattananusorn, épouse d'un autre détenu pour lèse-majesté, Surachai, a dit que bien que son mari, qui est âgé de 71 ans attendait une possible grâce royale après avoir passé plus de deux ans en prison, le Département des enquêtes spéciales (DSI) l'avait contacté récemment et lui avait dit qu'une autre accusation de lèse-majesté avait été lancée contre lui.

Elle a précisé que Surachai, dirigeant de la faction Red Siam des Chemises rouges, était très bouleversé et s'est senti trahi par le Parti Phua Thai, qu'il avait soutenu. La possible inculpation se rapporte à un discours prononcé par Surachai dans la province de Chiang Mai en Février 2011.

"Surachai a déclaré qu'il ne comprenait pas pourquoi ils s'acharnaient sur lui. Il a demandé pourquoi le gouvernement faisait cela à un Chemise rouge qui est pour la démocratie et membre du parti Pheu Thai", a ajouté Pranee.

"Si c'était le Parti Démocrate, il aurait compris ... Il était vraiment bouleversé et a dit que si le gouvernement était sincère, il devrait parler avec le DSI."

Surachai prend des médicaments tous les jours pour le diabète et l'hypertension artérielle, a-t-elle ajouté.

 

Photos ci-dessous: 1 - Somyot Prueksakasemsuk, 2 - Surachai Danwattananusorn

 

Somyot Pechabun

 

Surachai

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 18:29

Abhisit Vejjajiva, l'ancien premier ministre de Thaïlande, est accusé de crimes contre l'humanité lors d'opérations militaires dont le but était de briser les émeutes de Bangkok en 2010. Une plainte a été déposée à la Cour pénale internationale cette même année.
Abhisit est accusé d'avoir ordonné une opération militaire contre les manifestants chemises rouges qui a causé au moins 91 morts et plus de 2000 blessés.
Abhisit est aussi accusé d'être responsable d'assassinats ciblés, de torture, de détentions illégales et d'actes inhumains commis sous son ordre par les forces militaires contre les membres du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature.
Les Chemises rouges, pour la plupart, mais pas tous, partisans de Thaksin Shinawatra, l'ex-premier ministre renversé en 2006, avaient bloqués le centre de Bangkok pour tenter de forcer le gouvernement d'Abhisit, qui avait été installé grâce à une importante pression des militaires et des royalistes sur les députés, à démissionner. Après quelques semaines de manifestations, l'armée est intervenue pour vider les rues des manifestants. Des quartiers de Bangkok ont été déclarées "zone de tir réelles".
Le rapport de l'accusation a déclaré que de nombreux documents avaient été rassemblés sur l'exécution d'un certain nombre de personnes par des snipers de l'armée. Parmi les victimes figurent le major-général Khattiya Sawasdipol, connu sous le nom Seh Daeng, une infirmière qui cherchait à secourir les victimes dans un temple et Fabio Polenghi, un photographe italien.

Source:

http://fr.scribd.com/doc/154313656/White-Paper-The-Judicial-Attack-on-Thailand-s-Democracy

 

Photo ci-dessous: Abhisit Vejjajiva

Abe

 

Photo ci-dessous: les snipers de l'armée thaïlandaise

Snipers

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 13:58

La Présidente de l'UDD, Tida Tavonseth, a assisté aux commémorations de la Prise de la Bastille le 14 Juillet dernier à l'ambassade de France de Bangkok

Un article du journal en ligne "Thai Red Shirt"

Lien de l'article en anglais:

http://thairedshirts.org/2013/07/15/udd-president-attended-the-bastille-day/#

Le dimanche 14 Juillet 2013, la professeure Tida Tavonseth, présidente du Front uni de la démocratie contre la dictature (les Chemises rouges de l’UDD) a assisté à l'anniversaire de la Fête Nationale Française, anniversaire de la Prise de la Bastille (le 14 Juillet 1789), avec d'autres dirigeants de l'organisation dont le professeur Jaran Ditapichai (qui a étudié à l'université Paris VII en France) et le Dr Weng Tojilakarn (son mari), à l'Ambassade de France de Bangkok.
Lors de l'événement, il y avait une mini-sculpture de glace d'une forteresse française appelée "La Bastille" (qui a été reconnue comme l'un des sites du patrimoine mondial en 2008) au lieu des traditionnelles sculptures de glace de la Tour Eiffel et de l'Arc de Triomphe des commémorations des années passées.

La Bastille a été prise par les citoyens de Paris le 14 Juillet 1789.

La chute de la Bastille a été le signal de la fin du contrôle absolu dans ce pays et a donné naissance à l'expression "liberté, égalité, fraternité". La forteresse médiévale et prison parisienne de la Bastille représentait l'autorité royale dans le centre de Paris. La prison ne contenait que sept détenus au moment de sa prise d'assaut, mais était un symbole des abus de la monarchie; sa chute a été le détonateur de la Révolution française.

De nombreux ambassadeurs basés à Bangkok ont également assisté à l'événement. Mme Tida a rencontré M. Osamu Isawa de l'ambassade du Japon à Bangkok, et a posé pour une photo commémorative avec M. Thierry Viteau, l'ambassadeur français en Thaïlande.
L'ambassadeur Thierry Viteau déclaré dans son discours lors de l'événement que les relations Thaïlande/France étaient aujourd’hui plus fortes que jamais comme le précise son discourt ci-dessous:


"Non seulement la Thaïlande et la France partagent la même histoire mais nous sommes aussi également semblable à bien des égards, y compris par le fait que nous participons ensembles à diverses organisations internationales comme les Nations Unies. Il y a plus de 20.000 Français qui vivent en Thaïlande et je voudrais profiter de cette occasion pour leur adresser mes meilleurs sentiments. 600.000 Français viennent passer leurs vacances dans ce beau pays qu'est la Thaïlande chaque année. 360 entreprises françaises ont choisi d'investir ici et elles emploient environ 50.000 Thaïlandais. Sur le plan politique, nos premiers ministres ont co-signé de nombreux traités entre nos pays, y compris notre coopération dans l'amélioration du système éducatif des deux pays et nos accords militaires. Ces traités renforcent notre relation et ont souligné l'importance que Paris a donné à cette association afin d'accroître nos relations dans l'avenir ".

 

Photo ci-dessous: l'ambassadeur Thierry Viteau et son épouse saluent Tida Tavonseth et son mari Weng Tojilakarn

 

ViteauTida.jpg

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 13:13

Un article de Pravit Rojanaphruk du journal The Nation

Liens de l'article:

http://www.nationmultimedia.com/politics/Thai-Buddhism-Much-deeper-things-have-gone-wrong-30210084.html

et

http://www.prachatai.com/english/node/364


Des semaines de première page dans les journaux parlant des scandales impliquant le moine bouddhiste Luang Pu Nenkham ont laissé de nombreux Thaïlandais dans la consternation et l’incrédulité alors que des détails plus sordides sur le moine jet-set émergent, impliquant de la drogue, des richesses incalculables, un style de vie somptueux et des relations sexuelles avec des jeunes filles mineures.
De même, la décision soudaine du moine japonais basé en Thaïlande, Phra Ajan Mitsuo Gavesako, bien connu pour ses prédications qui enseignaient les vertus de la chasteté, de se défroquer et de se marier presque instantanément avec une de ses groupies thaïlandaises a choqué beaucoup de ses disciples.

Face à ces révélations, de nombreux Thaïlandais se demandent: Qu'est-ce qui a mal tourné avec le bouddhisme thaï?

Ces déceptions dramatiques sont néanmoins presque insignifiantes par rapport à d'autres aspects de l'échec collectif du bouddhisme en Thaïlande. On peut se rendre compte, par exemple, combien il est dérangeant de réaliser que les moines, ainsi que les laïcs thaïlandais, sont muets sur la propagation de la haine et de l'islamophobie prônées par les moines bouddhistes et les laïcs dans un pays voisin, le Myanmar (Birmanie), un pays qui est aussi soi-disant majoritairement bouddhiste.

C'est une déception beaucoup plus grande que celle que les deux bonzes, Luang Pu Nenkham et Phra Ajan Mitsuo, ne pourraient jamais nous apporter, et il est encore plus décevant de constater que les moines thaïlandais et laïcs bouddhistes, et même les médias en général, se refusent de reconnaître notre échec collectif en tant que bouddhistes à tenter de prévenir ou d'atténuer l'exacerbation de la haine contre les musulmans, en envoyant par exemple un message fort à nos compatriotes bouddhistes du Myanmar pour qu'ils cessent leurs prédications haineuses. Malheureusement, pour les moines bouddhistes thaïlandais et les gens ordinaires, ce n'est même pas un problème.

Si vous pensez que c'est "trop demander" que d'attendre que les moines thaïlandais et les laïcs s'intéressent à l'état du bouddhisme en Birmanie et au sort des Rohingyas et des autres musulmans, penchons-nous sur la question de combien de temples en Thaïlande sont inutilement et richement construit dans les communautés les plus pauvres à l'intérieur du pays. Cet argent pourrait aider à construire un hôpital, une école, une bibliothèque ou même une coopérative agricole, mais il va plutôt dans la construction et l'entretien de temples grandioses, hors de prix et plein de fantaisie mais rien n'est fait pour condamner cela, contrairement aux modes de vie fantaisistes de moines comme Luang Pu Nenkham.

De nombreux bouddhistes thaïlandais sont aussi profondément ancrés dans l'habitude de donner de l'argent pour la construction de gigantesques statues de Bouddha ou de moines vénérables, malgré le fait que n'importe quel bouddhiste bien éduqué devrait être pleinement conscient que le Bouddha historique a interdit la fabrication de statues de Bouddha pour le culte.

Ensuite, il y a la croyance répandue dans les prières pour la santé, la richesse, et ce que vous voulez à partir du moment ou l’on vénère les moines, les statues de Bouddha, les statues hindoues, les amulettes bouddhistes et hindouistes fabriquées par ceux qui sont censés être des bouddhistes. Tant pis si le Bouddha lui-même a dit qu’il fallait dépendre de soi-même et pas des autres.

Une telle pratique n'est pas seulement non bouddhiste dans sa réflexion, mais constitue également l'une des racines d'une culture de corruption dans laquelle les gens promettent toujours de donner quelque chose en retour si et quand leurs vœux sont exaucés. Pourtant, ceux qui crient si fort contre la corruption, ne parviennent pas à voir le lien sur la façon dont la culture quotidienne de la corruption est profondément propagée et entretenue par les pratiques de ces soi-disant "bouddhistes".

Une dernière mais importante conclusion, c'est l'incapacité de nombreux moines thaïlandais et de laïcs à embrasser l'enseignement du Bouddha, qui préconise de pardonner et de s'abstenir de se venger, qui est aussi en cause. Beaucoup de moines et de Thaïlandais ordinaires soutiennent encore la peine de mort comme la forme ultime de vengeance et de punition pour les crimes hideux, malgré le fait que le Seigneur Bouddha ait précisé clairement que la vengeance n'a aucun rôle dans sa foi. Les militants opposés à la peine capitale ont pu constater qu'un des obstacles majeurs à l'abolition de la peine de mort venait des moines bouddhistes qui voient l'exécution des criminels comme un droit naturel.

Et donc, je me moque de la petite farce entourant des moines comme Luang Pu Nenkham. Un jet privé, une limousine, ou des rapports sexuels présumés dans un cimetière, ne me choquent pas tant que cela. Ce qui me choque le plus, c'est notre échec collectif, en tant que société, d'assumer nos devoirs de bouddhistes.

 

Légende de la photo ci-dessous: "Pourquoi aller ailleurs ? Venez donc me voir si vous avez besoin d'un prêt."

 

BonzeSisaket

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 18:25

Interview du journal en ligne "Thai Red Shirts (TRS)" de M. Thantawut Thaweewarodomkul le 5 Juillet 2013.

Lien de l’interview en anglais:

http://thairedshirts.org/2013/07/10/interview-with-thantawut-num-red-non/

 

Thantawut a passé trois ans de prison pour avoir violé l'article 112 du Code pénal (diffamation de la famille royale). Il a donné cette interview à "TRS" le jour de sa sortie de prison.

- TRS: Comment vous sentez-vous après avoir reçu un pardon royal et être sorti de prison?

- Thantawut: Il est normal de se sentir heureux, 3 ans de prison, c’est long. Malheureusement, si toutes les organisations impliquées dans mon cas avaient travaillées ensemble dès le début, j'aurais pu être libéré de prison beaucoup plus rapidement, mais c'est aussi de ma faute parce que j'ai attendu trop longtemps avant de demander un pardon royal.

- TRS: Comment s'est passé votre séjour en prison?

- Thantawut: C'était mieux vers la fin de ma détention, puisque le gouvernement et l'UDD s’occupaient davantage des prisonniers politiques et des 112. En 2010, les partisans des Chemises rouges étaient arrêtés et emprisonnés plus fréquemment que maintenant. Au début, c'était un moment difficile pour nous tous. Surtout pour les prisonniers 112 qui ont été particulièrement visés.


- TRS: Quel a été votre sentiment lorsque vous avez pénétré dans la maison d'arrêt de Bangkok?

- Thantawut: C'était une nouvelle expérience pour en dire le minimum. Je n'avais jamais été en prison avant. Dans mon cœur, je croyais que je ne serais pas là-bas pour longtemps car je pensais bénéficier bientôt de la liberté sous caution. Je n'avais jamais imaginé devoir rester en prison tout ce temps. En raison de la procédure judiciaire injuste, on m'a refusé la liberté sous caution et je suis resté incarcéré jusqu'à aujourd’hui.


- TRS: Vous avez combattu pour votre cause devant le tribunal et la liberté sous caution vous a été refusée à plusieurs reprises jusqu'à ce que vous ayez demandé une grâce royale?


- Thantawut: Oui. La dernière fois que Ah-Kong (Ampon Tangnoppakul) s’est vu refuser la liberté sous caution, il est mort à l'infirmerie de la prison. Quand j’ai su cela, j’ai pris ma décision. Je devais demander un pardon royal si je voulais survivre. Ah-Kong était bien connu et beaucoup de gens voulait l'aider. De nombreux universitaires à travers le pays avaient rassemblé une importante somme d'argent et l’avaient proposé comme caution mais sa liberté sous caution a été refusée. J'ai discuté avec lui avant sa mort. Il m’a affirmé qu'il n'y a pas d'autre moyen pour nous que de demander un pardon royal et je l'ai cru.


- TRS: Avez-vous un commentaire sur l'article 112 du Code pénal?


- Thantawut: La gravité de la punition pour avoir enfreint la loi lèse-majesté doit être différenciée entre la haute réputation de gens comme le professeur Surachai et M. Somyot et de simples roturiers comme Yutthaphoom, Ekkachai et moi. Je crois qu’un citoyen normal, qui a été arrêté pour violation de l'article 112, devrait recevoir une peine plus légère qu’une personne reconnue parce que nous n'avons pas d'effet sur la société.


- TRS: Comment vont les autres prisonniers 112?

- Thantawut: Nous avons été bien pris en charge depuis que le gouvernement et l'UDD s’occupent des prisonniers, de nous, plus qu'avant. Les matons ne nous dérangent pas autant. Bien que quelques-uns d'entre eux nous haïssent, ils nous laissent tranquilles, contrairement à auparavant.


- TRS: Vous avez écrit de nombreuses lettres à Assoc. La professeure Tida (NDT: Tida Tawornseth, présidente de l’UDD) vous a-t-elle répondu?


- Thantawut: Je n'aurais jamais pensé que Mme Tida aurait payé autant d'attention à mes lettres, car je pensais que personne ne se souciait des prisonniers 112, mais elle m’a prouvé le contraire. Elle n’a pas cessé de nous rendre visite et de nous encourager à ne pas perdre espoir. Pour chaque lettre que nous avons envoyé, Ajan (NDT: professeur) Tida a répondu elle-même d'une façon ou d'une autre.


- TRS: Quelles sont vos réflexions sur les prisonniers politiques qui sont encore incarcérés?

- Thantawut: Lors de la révolte de palais de 1912, les prisonniers politiques, et même les gens qui ont été étiquetés comme «traître» à l’époque, ont reçu un pardon royal et la protection du gouvernement, pourquoi n’est-ce-pas la même chose maintenant? Comment se fait-il qu’aujourd’hui les prisonniers politiques doivent être détenus sans droits à la liberté sous caution? Il est inutile d’enfermer ces gens. Si c'est possible, tous les prisonniers politiques de toutes les couleurs de chemise devraient être libérés par grâce royale, comme moi.


- TRS: Y a-t-il quelque chose que vous voulez dire aux partisans des Chemises rouges?


- Thantawut: En tant qu'ancien prisonnier 112, je ne veux pas que les Chemises rouges fassent de différences entre les prisonniers politiques de la prison Laksi et les prisonniers 112 de la maison d'arrêt de Bangkok parce que nous partageons tous la même idéologie. Nous sommes issus de la même origine, nous avons participés aux mêmes manifestations et nous écoutons les mêmes discours. Pourquoi est-il nécessaire de nous séparer des autres prisonniers politiques? Pourquoi les prisonniers 112 devraient recevoir moins de soutien de la part des chemises rouges? Je veux que les Chemises rouges pensent à nous de la même façon qu'ils pensent aux autres prisonniers politiques, car être en prison c’est comme vivre en enfer.

 

Photo ci-dessous: Thantawut lors de sa libération, accueilli par le Docteur Weng Tojirakarn, un des dirigeants de l'UDD et par l'universitaire Somsak Jiamteerasakul

  

tatawutlibre

 

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 16:09

Déclaration du Groupe de Soutien de Malaisie pour la Démocratie en Thaïlande et du Parti Socialiste de Malaisie

La solidarité internationale, qui continue d'appeler à la libération de Somyot ainsi que celle de tous les prisonniers politiques et à l'abolition de la loi de lèse-majesté, est toujours en cours à travers l'Asie.  

Le 9 Juillet 2013, le Groupe de Soutien de Malaisie pour la Démocratie en Thaïlande ainsi que le Parti Socialiste de Malaisie ont parlé à des groupes de syndicalistes et de militants de Hong Kong et d'Asie à Hong Kong.

Le mouvement "Thai Labour Campaign" a également participé à cette table ronde à travers Skype.

Nous allons continuer à etre solidaires de la Thaïlande pour la libération de Somyot et de tous les prisonniers politiques pour lèse-majesté.

Le mouvement syndical et le mouvement de la démocratie sont inséparables.

Les travailleurs ne peuvent défendre leurs droits en tant que travailleurs que quand une vraie démocratie est en place.

Lien :

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=489246044495028&set=a.123790911040545.33798.122999694453000&type=1&theater

 

FREEPP9Fr

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 18:54

Un article de Gj Bkk

Lien de l’article:

http://gjbkkblog.wordpress.com/2013/07/08/killing-unarmed-men-women-and-children-with-weapons-of-war-and-snipers-is-amusing/#comment-362

 

Alors que le journal "The Nation" essaye de "Laver Plus Blanc" et de sympathiser avec un homme accusé d'avoir ordonné l'assassinat en masse des manifestants chemises rouges en 2010, l'ancien premier ministre thaïlandais Mark Abhisit Vejjajiva, sourit et affirme... "Je suis maintenant un visiteur régulier du Palais de Justice.

"The Nation" continue et explique que cela n'empêche pas Abhisit de dormir et que ce dernier aurait même pris du poids - rejetant la faute sur les gâteaux préparés par son secrétaire particulier Somkiet Krongwatanasuk, et le journal a même ajouté qu'Abhisit semblait être de bonne humeur, plaisantant et riant avec son personnel.

Le reportage se poursuit par une déclaration trompeuse d'Abhisit affirmant que: "Cela dépendait des gens s'ils le trouvaient coupable ou non" suggérant qu'il y aurait un jury pour décider de sa culpabilité ou non.

Remarque: Le système judiciaire en Thaïlande n'est pas composé de jurys mais normalement de trois juges nommés qui statuent sur les questions de droit et de fait. Ces jugements sont également connus sous le nom de procès banc. Malheureusement, la réputation des tribunaux en Thaïlande est loin d'être bonne et ses juges politisés semblent souvent favoriser les riches au détriment des pauvres.

Donc, pas de remords ou d'excuses de la part d'un homme qui aurait pu conserver une certaine crédibilité, s'il avait démissionné le jour où l'armée a commencé le massacre.

Mais alors Abhisit a ajouté en riant..."Après avoir tout pris en considération, y compris mon avenir, je veux toujours être Abhisit - pas Thaksin".  Autrement dit, le reportage en dit long sur cet homme qui pense que tuer des hommes, femmes et enfants désarmés avec des armes de guerre et des tireurs d'élite était en quelque sorte amusant.

 

Photo ci-dessous: Abhisit Vejjajiva

Abe.jpg

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 12:05

Ci-dessous, l'article de l'AFP:

BANGKOK: Un Thaïlandais qui purgeait une peine de 13 ans de prison pour lèse-majesté pour avoir posté sur internet des propos jugés insultants pour la monarchie a été libéré après une grâce royale, a-t-il indiqué à l'AFP.

Thantawut Thaweewarodomkul, ancien administrateur du site Nor Por Chor USA hébergé aux États-Unis, lié au mouvement politique des «chemises rouges», avait été condamné en vertu de la très controversée loi de protection de l'image de la famille royale.

"J'ai passé là-dedans trois ans, trois mois et cinq jours. Le monde extérieur me trouble un peu après avoir été habitué à vivre derrière un mur", a expliqué à l'AFP au téléphone cet homme de 41 ans, peu après sa sortie de la prison de haute sécurité de Bangkok.

L'an passé, Thantawut avait affirmé à l'AFP dans une interview que ses codétenus avaient reçu l'ordre de le frapper par des responsables de l'établissement.

Le roi Bhumibol, âgé de 85 ans, jouit auprès de certains de ses sujets d'un statut de demi-dieu.

Et si la famille royale n'a aucun rôle politique officiel, elle est protégée par l'une des lois les plus sévères du monde. La justice a ainsi multiplié ces dernières années les lourdes peines et les arrestations pour des propos jugés insultants à son endroit.

De nombreux intellectuels et organisations estiment que beaucoup de ces dossiers sont politiques, relevant qu'un grand nombre d'accusés ont des liens avec le mouvement des «chemises rouges», proche de l'ex-premier ministre Thaksin Shinawatra, aujourd'hui en exil malgré l'arrivée de sa soeur Yingluck au poste de premier ministre.

En juin, la Thaïlande a gracié un Singapourien condamné à 15 ans de prison en 2009 pour avoir distribué des tracts jugés offensants pour la monarchie.

Agence France-Presse

 

Photo ci-dessous: Thantawut, accueilli par le Docteur Weng Tojirakarn, un des dirigeants de l'UDD et par l'universitaire Somsak Jiamteerasakul

 

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Published by liberez-somyot
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