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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 15:14

Le journaliste australien, qui s'est refugié dans le temple Pathumwanararm à Bangkok après que les forces militaires aient dispersés le campement principal des chemises rouges le 19 mai 2010, a témoigné devant le tribunal le 13 Juin dernier qu'il n'avait vu aucun éléments armés parmi les manifestants.

M. Steve Tickner a ajouté que le temple, désigné comme "zone de sécurité" pour les manifestants par les autorités de l'époque, avait subi une grêle de coups de feu pendant des heures.

M. Tickner était convoqué comme témoin à la Cour pénale de Thaïlande à Bangkok, qui tente d'établir qui est responsable des 6 décès du temple, dont certains étaient des médecins bénévoles.

Les Chemises rouges ont accusé les militaires d'avoir tirés sur le temple à partir du BTS en montrant une vidéo de l'incident comme preuve, mais l'armée et les membres de l'ancien gouvernement de M. Abhisit Vejjajiva ont toujours nié ce fait.

Le journaliste australien a déclaré au tribunal qu'il s'est rendu au camp principal des Chemises rouges au centre commercial Central World les 15-17 mai portant un brassard vert pour signifier son statut de représentant de la presse. Il a expliqué que la plupart des manifestants étaient des agriculteurs, des enfants et des gens ordinaires. Il a affirmé qu'il n'a pas vu de groupes armés parmi les manifestants.

Néanmoins, le 18 mai, il a vu un groupe d'hommes équipés de bombes artisanales près du Parc Lumpini, mais ils se tenaient à part des manifestants, selon son témoignage.

Le 19 mai 2010, le jour de l'assaut final de l'armée, M. Tickner est retourné à la galerie marchande du Central World de 6 à 7 heures, ce qui était très difficile parce que les militaires assiégeaient la zone. Il a témoigné qu'il avait vu des soldats armés de fusils d'assauts M-16 et de fusils de sniper autour du périmètre.

Il a dit à la cour qu'après que les dirigeants chemises rouges ont annoncé leur reddition à 13 heures, certains manifestants ont trouvé refuge au Temple Pathumwanararm (également connu sous le nom de Wat Pathum). Il a dit qu'il se promenait devant le temple vers 18 heures quand il a entendu des coups de feu venus de la direction du centre commercial Siam Paragon et a ensuite vu environ 20 personnes non armés courir vers le temple.

M. Tickner a dit avoir vu un homme tomber et qu'il l'a lui-même aidé à se relever. L'homme saignait abondamment d'une blessure par balle à la poitrine. Ensuite un moine l'a aidé à transporter le blessé au temple. L'homme a été identifié plus tard comme étant M. Atchai Chumchan.

M. Tickner a déclaré à la cour qu'il avait ensuite rencontré le journaliste britannique Andrew Buncombe à l'intérieur du temple. M. Buncombe aurait dit à M. Tickner avoir vu des tireurs embusqués tirer à partir du métro aérien BTS, mais M. Tickner a affirmé n'avoir rien vu. Néanmoins, il a déclaré que des tirs ont visés sans cesse le temple pendant des heures et que les gens à l'intérieur du temple se précipitaient vers des abris.

Pendant cette fusillade soutenue, a-t-il témoigné, M. Buncombe a été blessé à la hanche, mais il n'a pas assisté au moment où le Britannique a été touché.

Il a expliqué qu'il avait pris quelques photos de la fusillade, qui a recommencé à nouveau autour de 21/22 heures. M. Tickner a quitté le temple vers 8 heures du matin le jour suivant.

Un avocat lui a demandé s'il avait vu des hommes armés parmi les Chemises rouges quand il observait la scène, et s'il avait vu des Chemises noires actives le 19 mai 2010. M. Tickner a répondu non aux deux questions.

Source:

http://www.khaosod.co.th/en/view_newsonline.php?newsid=TVRNM01USXdOVGt5TVE9PQ%3D%3D&sectionid=TURVd01BPT0%3D

Photo ci-dessous: Mai 2010, un sniper de l'armée tire sur les Chemises rouges

 

Snipers

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 20:07

Un article de l’exilé politique Giles Ji Ungpakorn (les passages pouvant être considérés comme lèse-majesté ont été supprimés sur ce blog. Pour lire l’article dans sa totalité, cliquez sur le lien de l’article)

 

 

giles

 

Lien de l’article:

http://redthaisocialist.com/francais/424-qle-jeu-des-corpsq-de-la-thailande.html


On pourrait être tenté de célébrer le fait que Tarit Pengdit, chef du Département des enquêtes spéciales, ait transmis les affaires contre l'ancien Premier ministre Abhisit Vejjajiva et son adjoint Sutep Tuaksuban au procureur. Tarit a déclaré qu'il y avait suffisamment de preuves comme quoi ils avaient commandés le massacre des manifestants chemises rouges pro-démocratie en 2010.
Cependant, j'ai un point de vue différent. Premièrement, il n'y a aucune garantie que le procureur inculpera effectivement Abhisit et Sutep. Deuxièmement, même s'ils devaient finalement aller au tribunal, il faudrait s'interroger sur les raisons de croire qu'ils seront effectivement condamnés à la prison à vie pour assassinat en masse. Je ne crois pas en la peine de mort et je ne souhaiterais jamais qu'ils soient exécutés comme autant de "meurtriers" l'ont été dans ce pays. Troisièmement, et surtout, Tarit a annoncé qu'aucun des soldats ne seront poursuivis, continuant ainsi la tradition effroyable de permettre à l'armée d'agir en toute impunité.
C'est l'armée qui a renversé le gouvernement démocratiquement élu de Taksin Shinawat en 2006. Les putschistes ont ensuite nommés une junte militaire pour diriger le pays pendant un an. Lorsque les élections ont eu lieu, ce sont les militaires qui ont à nouveau organisés en coulisse, avec les juges, le renversement du gouvernement élu. Ensuite, l'armée, sous le commandement des généraux Anupong Paojinda et son adjoint Prayut Junocha a "mis en place" un gouvernement soutenu par les militaires dirigé par Abhisit Vejjajiva et son mal nommé "Parti Démocrate". Le Parti Démocrate n'avait jamais remporté la majorité aux élections et était totalement redevable à l'armée. Formellement Abhisit était premier ministre, mais le pouvoir réel restait entre les mains de l'armée commandée par les généraux Anupong et Prayut. Ces deux officiers de l'armée avaient déjà joué un rôle clé dans le coup d'Etat de 2006.
Lorsque le Centre pour la résolution de la situation d'urgence (CRES) a été créé en réponse aux protestations des Chemises rouges exigeant des élections démocratiques, il a été créé et exploité à l'intérieur d'un camp de l'armée et a été contrôlé par les plus importants généraux de l'armée, y compris Anupong et Prayut. Prayut était le responsable pour les opérations militaires. Abhisit et Sutep avaient également un rôle central et Sutep avait la position officielle de "directeur". Cependant, il aurait été impossible pour ces deux politiciens civils d'avoir eu un réel pouvoir sur l'armée et d'avoir ordonné les opérations militaires contre les chemises rouges qui ont abouti à près de 90 morts. Les ordres devaient provenir de Prayut et d'Anupong et ont dus été approuvés par Abhisit et Sutep. Tous les quatre sont coupables d'assassinat en masse […]
Les militaires ont été laissés hors du coup dans "le jeu des corps" de la Thaïlande parce que Taksin, Yingluk et le parti Pua Thai au pouvoir ont fait il y a longtemps un pacte avec les militaires. En contrepartie d'avoir toléré l'élection du gouvernement Pua Thai en 2011, l'armée a été absous de tout acte répréhensible. Dans l'avenir Taksin sera également autorisé à retourner en Thaïlande. La loi de lèse-majesté, qui a été utilisée contre les Chemises rouges progressistes, ne sera également ni amendée ni abolie. Au début de 2012 Taksin a prononcé un discours au Cambodge, où il a affirmé qu'il n'avait pas de querelle avec l'armée et que son seul adversaire était le Parti Démocrate.
L'affaire contre Abhisit et Sutep sert un certain nombre de buts importants. Tout d'abord, il s'agit d'une "activité de déplacement" pour créer une image d'un gouvernement qui cherche à conduire les assassins des Chemises rouges devant la justice. Le gouvernement dépend du vote des Chemises rouges. Mais à moins que le fondement même de la société thaïlandaise ne soit modifié par les actions de puissants mouvements sociaux, Abhisit et Sutep ne passeront jamais le reste de leur vie en prison. Si cela se produisait, cela créerait un précédent qui pourrait conduire Taksin au tribunal pour avoir ordonné les massacres de la Guerre contre la Drogue et à Tak Bai dans le Sud. Deuxièmement, une affaire qui pèse sur Abhisit et Sutep est aussi une bonne monnaie d'échange dans les négociations pour faire revenir Taksin et modifier la Constitution en faveur des politiciens du Pua Thai. Il n'est pas prévu par le parti Pua Thai de modifier la Constitution ou de rédiger une Constitution qui assurerait une véritable démocratie. Les propositions de loi des universitaires progressistes du groupe Nitirat n'ont pas le soutien du Pua Thai. Surtout cette monnaie d'échange ne sera pas contesté par l'armée car celle-ci et le Pua Thai estiment que Abhisit et Sutep peuvent être utilisés et abusés.
Les élites des deux camps aimeraient voir un retour à leur forme de stabilité où les crimes des généraux et des politiciens sont blanchis et les prisonniers de lèse-majesté pourrissent en prison. Le seul défi contre ce plan proviendra d'un fort mouvement progressiste pro-démocratie qui peut se développer grâce aux meilleurs éléments des Chemises rouges. Ces éléments devront rejeter le Pua Thai, Taksin et la direction de l'UDD. Ils devront également à rejeter les tactiques brutales et réactionnaires des Chemises rouges du groupe "51" de Chiang Mai qui se sont comportés comme des voyous et ont eu un comportement homophobe.

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 15:35

La journaliste thaïlandaise Thaweporn Kummetha explique pourquoi elle a décidée de lutter contre la loi de lèse-majesté. Voici sa déclaration:


Je me perçois moi-même comme une "journaliste-militante". Certaines personnes peuvent désapprouver cela, en prétendant qu'un journaliste doit rester neutre à l'égard de l'actualité et ne pas prendre parti. Cependant, je crois que la Thaïlande a besoin de journalistes qui écrivent pour dire ce qui se passe vraiment ici.
"Nous ne pouvons jamais être sûrs que l'opinion que nous nous efforçons d'étouffer soit une fausse opinion, et même si nous en étions sûrs, ce serait un mal de l'étouffer. Premièrement: l'opinion que l'on cherche à supprimer de force peut être vraie. Ceux qui veulent la supprimer veulent bien sûr nier sa vérité, mais ils ne sont pas infaillibles. Ils n'ont pas le pouvoir de trancher la question pour toute l'humanité, et excluent ainsi toute autre personne de la possibilité de juger par elle-même. Refuser le droit à une opinion de s'exprimer parce qu'on est sûrs que cette dernière est fausse, c'est supposer que sa propre certitude est une vérité absolue. Supprimer toute discussion suppose l'infaillibilité."
Le paragraphe ci-dessus est tiré du livre "On Liberty" (John Straut Mill, On Liberty, The Pennsylvanie State University. 1998) écrit par le philosophe anglais John S. Mill. Ce livre a été publié en 1859 et propose des principes pour éviter ce mal. Selon lui, les actions des individus ne devraient être limitées que pour prévenir des dommages à d'autres personnes. Du principe du préjudice, il a développé l'idée de défendre la liberté d'expression.
J'ai lu ce livre lors de mes études de philosophie au cours de ma deuxième année à l'université. Il m'a profondément touché et a énormément influencé ma vie. Il m'a transformé en une personne qui se bat pour la liberté d'expression. Je suis devenue une personne qui s'engage à supporter tous les types de discours, même s'ils sont indignes et provoquent la haine. "Les discours ne causent aucun dommage mais l'homme si" est devenu la devise de ma vie. Même si les controversés "Fighting Words", ce qui signifie "discours pour convaincre de tuer", sont considérés comme "nuisibles", je préfère encore d'autres approches que la censure qui conduit à plus de censure.
Revenons au "pays du sourire" comme les Thaïlandais aiment à l'appeler, où la liberté d'expression est une notion plutôt aliénante pour la société thaïlandaise. Les Thaïlandais ne sont pas encouragés à parler franchement, surtout avec les personnes qui ont un statut élevé dans la société. Le "bon comportement", que la plupart des Thaïlandais adoptent, est d'être doux, humble et obéissant. Quand il s'agit de politique, c'est plus compliqué car, vis-à-vis de la puissance intouchable, nous devons nous taire.
En 2009, Chiranuch Premchaiporn, la directrice du journal en ligne Prachatai.com a été arrêté. Elle a été confrontée à une peine de prison de cinquante ans. Elle a été accusée, non pas parce qu'elle avait écrit quelque chose, mais pour les commentaires anti-monarchie d'un lecteur qui avait été postés sur son site internet.
Cette information m'a vraiment dérangée. A partir de là, j'ai appris qu'il y avait des dizaines de personnes arrêtées pour des charges liées à la lèse-majesté, une loi qui interdit tout discours contre le roi. Je n'ai aucune idée sur la raison pour laquelle les Thaïlandais continuent à appeler leur pays "le pays du sourire" alors que nous avons une loi si sévère. Cela doit être un faux sourire ou un sourire ignorant, je pense.
Conformément à la loi lèse-majesté ou l'article 112 du Code pénal de Thaïlande, la durée maximale de la peine pour crime de critique vis-à-vis de la monarchie est de 15 ans [...]

Les médias traditionnels thaïlandais pratiquent l'autocensure sur les faits liés à la monarchie qui ne correspondent pas à la version officielle. La situation a été aggravée après 2006, lorsque la Loi sur les crimes informatiques (une version en ligne de la loi de lèse- majesté) a été promulguée. Cette loi est censée avoir un effet dissuasif pour les internautes thaïlandais.
Il est de plus en plus évident pour moi que la Thaïlande est démocratique seulement en surface. Il est triste que beaucoup de journalistes de ce pays se couchent devant cette loi anti-démocratique. Il n'y a aucune excuse pour les journalistes qui ne protestent pas contre cette loi qui réprime la liberté d'expression. Ce sont eux qui sont censés exercer le droit à la liberté d'expression de tous les jours.
J'ai décidé d'essayer de changer cela.
Thaweporn Kummetha

Lien:

http://www.4m.cfi.fr/4mleblog/young-thai-journalists-fight-against-lese-majeste-in-the-land-of-smile/

 

Photo ci-dessous: la journaliste thaïlandaise Thaweporn Kummetha

Taweporn.jpg

 

 

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 17:03

Ce dimanche 16 Juin 2013, Tida Tawonseth dirigeante du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (UDD) mènera un cortège d'environ 200 bénévoles chemises rouges pour observer l'élection législative partielle du district de Don Muang (Bangkok 12eme arrondissement) pour veiller à ce que l'élection se déroule selon les règles et qu’il n’y ait pas de fraude.

Le député du Parti Phua Thai de la circonscription de Bangkok 12, M. Karun Hosakul, avait été disqualifié par la Cour suprême après avoir été reconnu coupable de diffamation envers le candidat du Parti Démocrate, l'ultra-conservateur royaliste Tankhun Jittitsara. La Cour avait jugé que ses commentaires avaient influencé le résultat de l'élection précédente.

Le cortège de dimanche débutera à 8h00 du village Pinjaroen à Songprapha Soi 4 ​​Road et se rendra au bureau du district de Don Muang à Choet Wutthakat Road, où le bureau de vote principal de cette élection est situé.

L'UDD pense que c'est un des devoirs en tant que citoyens d'une nation démocratique d'aller observer et garantir la transparence du système de vote dans le pays et ces efforts sont bien reçus par de nombreux partisans des Chemises rouges qui sont prêts à participer à cet événement.

Tout le monde est invité à se joindre à cette observation avec les bénévoles chemises rouges. L'UDD demande aussi de signaler les preuves d'irrégularités s'il y en avait. Le siège de l'UDD se trouve au 5ème étage de l'immeuble Imperial, Lad Phrao Road à Bangkok. Il est possible aussi de téléphoner à l'UDD aux numéros suivants: 02-934-9481, 086-093-7706, 084-918-2636, 083-062-3315 et 089-829-0817.

Source:

http://thairedshirts.org/2013/06/14/don-muang-election/#

 

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 15:46

Un article de Pravit Rojanaphruk

Lien de l'article en anglais:

http://www.nationmultimedia.com/politics/Want-the-truth-about-Thailand-Look-abroad-30208124.html


Alors que les choses semblent calme en surface, un fait révélateur à propos du débat en cours sur le rôle de la monarchie a refait surface la semaine dernière quand le journal en ligne Prachatai.com a rapporté que l'Unité spéciale 45 Ranger Task Force de l'Armée s'était engagée dans une cyber "guerre".
L'article raconte que l'Unité spéciale 45 se vantait d'être l'unité de l'armée la plus prolifique pour poster des messages en ligne faisant l'éloge de la monarchie et menacer de représailles ceux qui sont considérés comme diffamant l'institution.

L'unité, basée dans la province de Narathiwat, a déclaré sur son site Web qu'elle avait publiée 1,69 million de messages dans un délai de quatre mois entre Juin et Septembre de l'année dernière. C'est une moyenne de 13 927 messages par jour. La plupart des messages ont été envoyés sous différents alias pour apparaître comme s'ils faisaient partie d'une intervention coordonnée et systématique - et ce n'était pas la seule unité de l'armée faisant cela.

Les faits suggèrent que sous la surface calme de consensus et d'acceptation du statu quo (où la loi draconienne de lèse-majesté est en place) la supposé réalité présentée dans la réalité virtuelle ne pouvait pas être plus différente.

Dans un autre rappel brutal, la semaine dernière, lundi, deux "interventions" étrangères sur la question de la loi de lèse-majesté ont eu lieu. A Genève, le représentant de l'Allemagne auprès de l'ONU a exprimé des préoccupations au sujet du refus répété de la libération sous caution pour un certain nombre de détenus lèse-majesté et de personnes accusées de diffamation envers la monarchie. La question a été soulevée le 3 Juin au cours d'un dialogue interactif avec le Rapporteur spécial de l'ONU sur la liberté d'expression. Cela a conduit à un déni de toute irrégularité de la part de son homologue thaïlandais.

"L'Allemagne note le déni systématique de libération sous caution pour un certain nombre de personnes accusées en vertu de l'article 112 en Thaïlande et souligne que ce droit fondamental est garanti par la Constitution de la Thaïlande. Nous soulignons que tout en comprenant que le droit à la liberté sous caution peut avoir certaines limites dans certains circonstances, le refus systématique de la libération sous caution pour les personnes accusées en vertu de la loi de lèse-majesté ne semble pas raisonnable ni justifiable. Nous exhortons la Thaïlande à remédier à la situation", a déclaré le représentant de l'Allemagne lors de la session 23 du Conseil des droits de l'homme.

Thani Thongpakdi, ambassadeur thaïlandais et représentant permanent auprès de l'ONU à Genève a rapidement répondu en disant: "ceux qui sont inculpés [de lèse-majesté] voient leurs droits respectés conformément à l'application régulière de la loi."

Le même jour, la semaine dernière, ici à Bangkok, le président de l'Association mondiale des journaux (WAN-IFRA) Jacob Matthew, a passé quelques minutes lors de son discours à l'ouverture du Congrès mondial des journaux (qui a attiré quelque 1500 personnes de 66 pays différents) à rappeler que la loi de lèse-majesté thaïlandaise était mal utilisé et créait un climat de peur.

Pourtant, la plupart des journaux en langue thaï ont simplement ignorés le point soulevé par Matthew.

La vérité est que, parfois, nous pouvons mesurer la réalité de ce que nous ne pouvons pas ou ne dirons pas en Thaïlande tandis que les étrangers s'expriment à ce sujet. Parfois, ce qui se passe sur Facebook, Twitter et l'Internet nous en dit plus sur l'anxiété et les désaccords dans la société thaïlandaise concernant le rôle de l'institution de la monarchie et la loi de lèse-majesté que la plupart des médias traditionnels voudrait nous le faire croire.

Il y a quelque chose de mal dans une société où les étrangers sont plus libres de parler des problèmes de cette société que les gens du pays et où les débats et les arguments sur la réalité virtuelle nous en disent plus sur la vérité de cette société.

Dans le cas de la loi controversée de lèse-majesté, et le débat sur le rôle de la monarchie, la triste réalité est qu'il est plus facile et plus sûr pour les étrangers de critiquer. Si vous êtes un citoyen thaïlandais, votre seule option est de médire ou de poster des messages sur la monarchie et la loi, en utilisant un alias et discuter avec d'autres personnes qui peuvent être des cyber-guerriers de l'Unité spéciale 45 Ranger qui utilisent peut-être aussi de fausses identités.

 

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 11:53

Alors que, ce mercredi 12 juin, la Cour d'appel confirmait la condamnation de Daranee Chanchoengsilpakul, alias Da Torpedo, à 15 ans de prison pour crime de lèse-majesté, une fasciste thaïlandaise chemise jaune estimait que ce n'était pas assez et réclamait son exécution immédiate.

Mookhada Saythep, une chemise jaune thaïlandaise de Lampang (Nord de la Thaïlande), a réclamé sur Facebook l'exécution immédiate de Da Torpedo. La haine des chemises jaunes du PAD envers ceux qui ne pensent pas comme eux n'a malheureusement pas de limite.

 

Capture d'écran de sa déclaration:

Mookhada-Saythep2.jpg

 

Page facebook de la chemise jaune fasciste Mookhada Saythep:

https://www.facebook.com/#!/mookhada.saythep

 

Photo de profil de Mookhada Saythep publiée par elle-même sur Facebook:

Mookhada-Saythep.jpg

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 08:51

Ce mercredi 12 juin la Cour d'appel a confirmé la condamnation de Daranee Chanchoengsilpakul, alias Da Torpedo, à 15 ans de prison pour crime de lèse-majesté. Daranee, qui est membre du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (UDD), a été accusé de lèse-majesté en vertu de l'article 112 du Code criminel pour avoir fait des discours à trois reprises à Sanam Luang en Juin et Juillet 2008, qui ont été jugés insultants pour la haute institution. Le 15 décembre 2011, le tribunal correctionnel l'avait condamné à un total de 15 ans de prison - cinq ans par discourt. Les peines sont cumulatives.

 

Photo ci-dessous: Daranee Chanchoengsilpakul

 

Da

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 11:00

Le jeudi 6 Juin 2013, Sukanya Pruksakasemsuk, l'épouse de l'éditeur Somyot, qui purge une peine de 11 ans de prison, a soumis une lettre ouverte de son mari à Jacob Mathew, le président de l'Association mondiale des journaux et des éditeurs de nouvelles au cours du 65eme Congrès mondial de l'association à Bangkok.
Sukanya a soumis la lettre de son mari qui demande l'aide internationale pour mettre en évidence les problèmes de la loi de lèse-majesté (article 112 du Code criminel) et ses effets néfastes sur la liberté de la presse. La lettre appelle également à soutenir une loi d'amnistie pour les prisonniers politiques et prisonniers de conscience en Thaïlande.
Mathew a déclaré que, lors de son entretien avec le Premier ministre Yingluck Shinawatra mardi 4 juin, cette dernière avait admis que des abus avaient été commis du fait de la loi de lèse-majesté, mais a ajouté que le processus de changement de la loi était compliqué. "Le Premier ministre a déclaré que son gouvernement allait effectivement travailler sur cela", a-t-il affirmé.
Il a également critiqué la loi de lèse majesté de Thaïlande au cours d'une session du Congrès et affirmé que cette loi créait un "climat de peur" qui allait à l'encontre du principe de la liberté de la presse.

Lettre de Somyot Pruksakasemsuk à M. Jacob Mathew, président de l'Association mondiale des journaux et éditeurs de nouvelles

Le 4 Juin 2013

Sujet: un éditeur thaïlandais condamné à 11 ans de prison en vertu de l'article 112 (loi de lèse-majesté)


Je, M. Somyot Pruksakasemsuk, ancien rédacteur en chef du magasine Voice of Taksin, souhaite attirer votre attention sur mon cas.

J'ai été accusé de lèse-majesté en vertu de l'article 112 du Code pénal et je suis détenu à la maison d'arrêt de Bangkok depuis le 30 Avril 2011, sans droit de libération sous caution, ce qui constitue une violation de la pratique juridique en vertu des articles 39 et 40 de la Constitution de 2007. J'ai été condamné à une peine d'emprisonnement de 11 ans. Mon cas est maintenant à la Cour d'appel.
Les syndicats, les universitaires, les journalistes et les organisations de défense des droits humains à travers le monde se sont réunis pour condamner l'article 112 et le système de justice en Thaïlande, qui ont été utilisées pour intimider et menacer le droit à la liberté d'expression, en particulier dans mon cas en ce qui concerne mon emprisonnement sans droit de libération sous caution. L'image du système de justice du pays est très mauvaise.
Les accusations de lèse-majesté et l'article 112 violent le droit fondamental à la liberté sous caution et les défendeurs sont empêchés de recueillir des preuves pour prouver leur innocence [...]

J’ai longtemps lutté pour la liberté et les droits du travail, pour un système de sécurité sociale, le droit au congé de maternité et pour la création de syndicats de travailleurs. J'ai protesté contre les coups d'Etat et soutenu la démocratie toute ma vie.
A l'occasion du 2ème anniversaire de mon emprisonnement et de ma perte de liberté, je voudrais demander votre soutien pour demander à Son Excellence Yingluck Shinawatra ce qui suit:
1. Passer une loi d'amnistie pour libérer tous les prisonniers politiques et les prisonniers de conscience afin de rétablir la justice et la légitimité et commencer le processus de réconciliation pour les citoyens thaïlandais.
2. En attendant une loi d'amnistie, s'assurer que les prisonniers accusés qui attendent d'être jugé à la Cour d'appel et la Cour suprême en vertu de l'article 112 soient libérés sous caution, sans discrimination et dans le respect des droits humains fondamentaux.
3. Modifier le Code criminel et la Constitution de 2007 pour prévenir la discrimination et la violation des droits à la liberté sous caution. Ceci est en accord avec la Déclaration universelle des droits de l'homme et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
S'il vous plaît, ayez la gentillesse de parler en mon nom en tant que prisonnier et encouragez le gouvernement à prendre des mesures.
Cordialement,
M. Somyot Prueksakasemsuk
Prisonnier en vertu de l'article 112
Thaïlande

Source:

http://www.prachatai.com/english/node/3616

 

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 16:48

Les fascistes ultra-royalistes chemises jaunes de Thaïlande, ont décidés d'utiliser le masque de Guy Fawkes, symbole du groupe de hackers "Anonymous" pour protester contre le gouvernement de Yingluck Shinawatra.

Mais le symbole est peut-être mal choisi...

Guy Fawkes (13 Avril 1570/31 Janvier 1606), aussi connu comme Guido Fawkes, le nom qu'il a adopté en combattant pour les Espagnols aux Pays-Bas, a été membre d'un groupe provincial catholique anglais qui a planifié le Conspiration des poudres de 1605 visant à tuer le roi et pour le remplacer par une reine catholique...

Est-ce que le but de ces ultra-monarchistes chemises jaunes??? Ou ne sont-ils jamais allé à l'école pour en apprendre davantage sur l'histoire et sont-ils aussi trop bête pour se renseigner sur Google?

 

Lien sur l'histoire de Guy Fawkes:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_Fawkes

 

Photo ci-dessous: un montage humoristique fait par Gj Bkk, un cameraman anglais vivant en Thaïlande

 

YellowGuy.jpg

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 04:09

"Le monde est étonné de constater que les médias ne jouissent pas d'une liberté sans entraves dans ce pays", a déclaré Jacob Mathew, président de l'Association mondiale des journaux et des éditeurs de nouvelles. S'exprimant lors du 65eme Congrès Mondial annuel des Journaux à Bangkok le lundi 3 juin 2013, Mathew a dénoncé cette loi qui rend illégal le fait de critiquer la famille royale. "L'utilisation abusive de la loi a créé un climat de peur", a déclaré Mathew, reconnaissant que le niveau de liberté de la presse en Thaïlande a dépassé celui de nombreux pays asiatiques. Il y a eu une augmentation spectaculaire des cas de lèse-majesté au cours des six dernières années de troubles politiques alors que l'institution de la monarchie devenait un point focal pour les divisions profondes entre l'ordre établi et les forces rivales. "Le problème avec l'article 112, est que n'importe qui, que ce soit une personne publique ou privée, peut poursuivre en justice ceux qu'il pense avoir commis un crime de lèse-majesté", a déclaré Mathew. La loi prévoit une peine d'emprisonnement maximale de 15 ans en cas d’infraction. Les critiques ont appelé à des modifications de la loi afin de permettre le dépistage des cas afin de prévenir les abus pour des raisons politiques.

Source:

http://finance.ninemsn.com.au/newsbusiness/aap/8669052/thailands-lese-majesty-laws-criticised

 

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