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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 11:00

Le jeudi 6 Juin 2013, Sukanya Pruksakasemsuk, l'épouse de l'éditeur Somyot, qui purge une peine de 11 ans de prison, a soumis une lettre ouverte de son mari à Jacob Mathew, le président de l'Association mondiale des journaux et des éditeurs de nouvelles au cours du 65eme Congrès mondial de l'association à Bangkok.
Sukanya a soumis la lettre de son mari qui demande l'aide internationale pour mettre en évidence les problèmes de la loi de lèse-majesté (article 112 du Code criminel) et ses effets néfastes sur la liberté de la presse. La lettre appelle également à soutenir une loi d'amnistie pour les prisonniers politiques et prisonniers de conscience en Thaïlande.
Mathew a déclaré que, lors de son entretien avec le Premier ministre Yingluck Shinawatra mardi 4 juin, cette dernière avait admis que des abus avaient été commis du fait de la loi de lèse-majesté, mais a ajouté que le processus de changement de la loi était compliqué. "Le Premier ministre a déclaré que son gouvernement allait effectivement travailler sur cela", a-t-il affirmé.
Il a également critiqué la loi de lèse majesté de Thaïlande au cours d'une session du Congrès et affirmé que cette loi créait un "climat de peur" qui allait à l'encontre du principe de la liberté de la presse.

Lettre de Somyot Pruksakasemsuk à M. Jacob Mathew, président de l'Association mondiale des journaux et éditeurs de nouvelles

Le 4 Juin 2013

Sujet: un éditeur thaïlandais condamné à 11 ans de prison en vertu de l'article 112 (loi de lèse-majesté)


Je, M. Somyot Pruksakasemsuk, ancien rédacteur en chef du magasine Voice of Taksin, souhaite attirer votre attention sur mon cas.

J'ai été accusé de lèse-majesté en vertu de l'article 112 du Code pénal et je suis détenu à la maison d'arrêt de Bangkok depuis le 30 Avril 2011, sans droit de libération sous caution, ce qui constitue une violation de la pratique juridique en vertu des articles 39 et 40 de la Constitution de 2007. J'ai été condamné à une peine d'emprisonnement de 11 ans. Mon cas est maintenant à la Cour d'appel.
Les syndicats, les universitaires, les journalistes et les organisations de défense des droits humains à travers le monde se sont réunis pour condamner l'article 112 et le système de justice en Thaïlande, qui ont été utilisées pour intimider et menacer le droit à la liberté d'expression, en particulier dans mon cas en ce qui concerne mon emprisonnement sans droit de libération sous caution. L'image du système de justice du pays est très mauvaise.
Les accusations de lèse-majesté et l'article 112 violent le droit fondamental à la liberté sous caution et les défendeurs sont empêchés de recueillir des preuves pour prouver leur innocence [...]

J’ai longtemps lutté pour la liberté et les droits du travail, pour un système de sécurité sociale, le droit au congé de maternité et pour la création de syndicats de travailleurs. J'ai protesté contre les coups d'Etat et soutenu la démocratie toute ma vie.
A l'occasion du 2ème anniversaire de mon emprisonnement et de ma perte de liberté, je voudrais demander votre soutien pour demander à Son Excellence Yingluck Shinawatra ce qui suit:
1. Passer une loi d'amnistie pour libérer tous les prisonniers politiques et les prisonniers de conscience afin de rétablir la justice et la légitimité et commencer le processus de réconciliation pour les citoyens thaïlandais.
2. En attendant une loi d'amnistie, s'assurer que les prisonniers accusés qui attendent d'être jugé à la Cour d'appel et la Cour suprême en vertu de l'article 112 soient libérés sous caution, sans discrimination et dans le respect des droits humains fondamentaux.
3. Modifier le Code criminel et la Constitution de 2007 pour prévenir la discrimination et la violation des droits à la liberté sous caution. Ceci est en accord avec la Déclaration universelle des droits de l'homme et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
S'il vous plaît, ayez la gentillesse de parler en mon nom en tant que prisonnier et encouragez le gouvernement à prendre des mesures.
Cordialement,
M. Somyot Prueksakasemsuk
Prisonnier en vertu de l'article 112
Thaïlande

Source:

http://www.prachatai.com/english/node/3616

 

FREEPP9Fr

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 16:48

Les fascistes ultra-royalistes chemises jaunes de Thaïlande, ont décidés d'utiliser le masque de Guy Fawkes, symbole du groupe de hackers "Anonymous" pour protester contre le gouvernement de Yingluck Shinawatra.

Mais le symbole est peut-être mal choisi...

Guy Fawkes (13 Avril 1570/31 Janvier 1606), aussi connu comme Guido Fawkes, le nom qu'il a adopté en combattant pour les Espagnols aux Pays-Bas, a été membre d'un groupe provincial catholique anglais qui a planifié le Conspiration des poudres de 1605 visant à tuer le roi et pour le remplacer par une reine catholique...

Est-ce que le but de ces ultra-monarchistes chemises jaunes??? Ou ne sont-ils jamais allé à l'école pour en apprendre davantage sur l'histoire et sont-ils aussi trop bête pour se renseigner sur Google?

 

Lien sur l'histoire de Guy Fawkes:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_Fawkes

 

Photo ci-dessous: un montage humoristique fait par Gj Bkk, un cameraman anglais vivant en Thaïlande

 

YellowGuy.jpg

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 04:09

"Le monde est étonné de constater que les médias ne jouissent pas d'une liberté sans entraves dans ce pays", a déclaré Jacob Mathew, président de l'Association mondiale des journaux et des éditeurs de nouvelles. S'exprimant lors du 65eme Congrès Mondial annuel des Journaux à Bangkok le lundi 3 juin 2013, Mathew a dénoncé cette loi qui rend illégal le fait de critiquer la famille royale. "L'utilisation abusive de la loi a créé un climat de peur", a déclaré Mathew, reconnaissant que le niveau de liberté de la presse en Thaïlande a dépassé celui de nombreux pays asiatiques. Il y a eu une augmentation spectaculaire des cas de lèse-majesté au cours des six dernières années de troubles politiques alors que l'institution de la monarchie devenait un point focal pour les divisions profondes entre l'ordre établi et les forces rivales. "Le problème avec l'article 112, est que n'importe qui, que ce soit une personne publique ou privée, peut poursuivre en justice ceux qu'il pense avoir commis un crime de lèse-majesté", a déclaré Mathew. La loi prévoit une peine d'emprisonnement maximale de 15 ans en cas d’infraction. Les critiques ont appelé à des modifications de la loi afin de permettre le dépistage des cas afin de prévenir les abus pour des raisons politiques.

Source:

http://finance.ninemsn.com.au/newsbusiness/aap/8669052/thailands-lese-majesty-laws-criticised

 

free-them

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 11:26

La Thaïlande a amnistié, Wanchai Saetan, un ressortissant de Singapour condamné à quinze années de prison en 2009 pour lèse-majesté. Wanchai, qui vivait dans le pays depuis plus de 30 ans, devrait être expulsé en raison de l’expiration de son permis de séjour.

"Il sera renvoyé à Singapour dans les prochains jours", a déclaré l'avocat Arnon Nampa. Wanchai avait été arrêté pour avoir distribué des tracts politiques jugés offensants pour la monarchie.

Lien pour en savoir plus sur Wanchai Saetan:

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-un-autre-prisonnier-pour-lese-majeste-wanchai-saetan-103861506.html

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 10:31

Un article de Reporters sans frontières:

Lien:

http://fr.rsf.org/thailande-les-proches-de-fabio-polenghi-31-05-2013,44692.html

Les proches de Fabio Polenghi redoutent l’amnistie de ses meurtriers

La Cour pénale de Bangkok a reconnu, le 29 mai 2013, les forces de sécurité thaïlandaises responsables du décès du journaliste italien Fabio Polenghi, tué par balle le 19 mai 2010 au cours d’affrontements entre le régime et les “chemises rouges”. Aucun de ces militaires n’a nommément été désigné. Reporters sans frontières s’est entretenue avec Elisabetta Polenghi, la sœur du défunt, qui appelle le gouvernement à ne pas accorder d’amnistie aux auteurs des tirs.

“Nous prenons acte de l’annonce faite par la Cour pénale de Bangkok, qui intervient trois ans après la mort de Fabio Polenghi. Nous exhortons le gouvernement à permettre à la justice d’opérer, en ne prononçant aucune amnistie en faveur des responsables de ce drame. Ces derniers doivent être identifiés et traduits en justice afin que la mort du journaliste, accidentelle ou non, ne reste pas impunie”, a déclaré Reporters sans frontières.

La Cour pénale de Bangkok a conclu que le journaliste freelance Fabio Polenghi a été tué par une balle à haute vitesse de calibre .223, identique aux modèles utilisés par l’armée. Selon l’enquête, le seul groupe présent sur les lieux à cet instant était le Second Bataillon de Garde du Roi, chargé de la dispersion des manifestants. La Cour a ainsi conclu à la responsabilité des militaires, sans pour autant identifier l’auteur du coup de feu fatal au journaliste ni déterminer la nature exacte des ordres reçus par les soldats au moment des faits. Le journaliste Robert Cox et le lieutenant colonel de police de l’Institut central de sciences judiciaires du ministère de la Justice, Watcharat Chalermsooksant, avaient confirmé que la balle provenait des rangs des soldats.

La soeur de Fabio Polenghi, Elisabetta Polenghi, a tenu le soir même une conférence de presse, organisée aux cotés du Foreign Correspondent’s Clud of Thailande. L’avocat de la famille a indiqué que cette dernière allait à présent lancer une procédure contre Abhisit Vejjajiva et Suthep Thaugsuban, respectivement Premier ministre et adjoint en charge de la sécurité au moment des faits.

“La conclusion du tribunal que la balle qui a tué Fabio provenait de l’armée est très importante. Mais ce n’est que la première étape. Nous ne connaissons toujours pas l’auteur du coup de feu. Pour l’instant, il n’y a aucune responsabilité. Je crains fortement que le gouvernement ne vote une amnistie”, a déclaré Elisabetta Polenghi à Reporters sans frontières.

Selon le commandant en chef de l’armée Gen Prayuth Chan-ocha, cité par le Bangkok Post, le verdict du tribunal donnera lieu à une condamnation criminelle. Selon lui, l’affaire se poursuivra devant la Cour d’appel, puis la Cour Suprême.

Le 17 septembre 2011, le directeur général du Département des enquêtes spéciales (DSI), Tharit Pengdit, avait déclaré à l’AFP que l’armée était responsable de la mort du cameraman japonais, Hiroyuki Muramoto, tué le 10 avril 2010.

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 14:59

Les réfugiés birmans qui se rendent en Thaïlande afin de fuir les persécutions qu’ils subissent en Birmanie, sont confrontés à des épreuves toutes aussi redoutables. Après avoir surmonté le mauvais traitement des autorités birmanes, ils doivent désormais faire face à ceux des autorités thaïlandaises. En effet, une fois interceptés, les réfugiés rohingyas sont vendus par des policiers et militaires thaïlandais à des trafiquants d’être humains. Ce trafic humain a été révélé par

la BBC, et montre comment des autorités profitent sans gêne de l’impuissance de ces réfugiés démunis.

Ahmed a été vendu pour 1 300 dollars

Les Rohingyas traversent un véritable calvaire pour atteindre des lieux où ils espèrent vivre en sécurité. C’est le cas par exemple d’Ahmed, qui a fui la Birmanie, au bord d’un bateau de fortune, avec 60 personnes à son bord. Après avoir navigué durant 13 jours, leur bateau a été intercepté et arrêté par la marine thaïlandaise. Les réfugiés ont été transférés dans un fourgon de police, puis ils ont été séparés entre plusieurs véhicules, entassés à l’arrière.
Ce n’est que par la suite qu’ils ont découvert qu’ils ont été l’objet d’une vente de la police à des trafiquants humains malaisiens. Ils ont été ensuite transportés dans une ville transfrontalière avec la Malaisie. Ahmed raconte leurs conditions de vie catastrophiques : "Ils ont creusé un trou pour nos toilettes. Nous avons mangé, dormi, et fait nos besoins dans le même endroit". Il évoque aussi les maltraitances dont ils ont été victimes, et comment ils sont battus.

Le prix que les trafiquants ont versé pour acquérir Ahmed s’élève à 1 300 dollars. Pour que le Rohingyas retrouve de nouveau sa liberté, il doit verser ce montant. Alertée, la femme d’Ahmed a vendu leur vache mais la somme n’était pas suffisante. Un Rohingya a finalement pu verser le reste du montant aux trafiquants afin de libérer Ahmed.

Le trafic humain, une solution "naturelle"

Selon les responsables thaïlandais, la vente des réfugiés musulmans birmans est une solution "naturelle" pour régler le problème de ces nouveaux arrivants. En effet, ils estiment que cela va de soi dans la mesure où ils sont vendus à des Malaisiens qui sont tout comme eux des musulmans. Ce serait aussi une manière de se débarrasser d’eux sans passer par les étapes d’expulsion du territoire.

Après la dénonciation de ce vaste trafic humain, le Gouvernement thaïlandais a projeté de lancer prochainement une enquête sur cette traite humaine.

Des bateaux de réfugiés Rohingyas, comprenant des hommes, des femmes et des enfants, accostent presque tous les jours sur le territoire thaïlandais. Les réfugiés affluent, et rencontrent d’énormes difficultés pour se faire accepter dans les pays limitrophes, et sont parfois rejetés comme au Bangladesh par exemple. La Thaïlande est allée plus loin en développant un trafic humain.

 

Source:

http://www.ajib.fr/2013/01/en-thailande-on-vend-des-refugies-rohingyas/

 

 

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 16:13

Des représentants de l'ONU et des Ambassades de France, d'Autriche, de Suède et d'Allemagne ont rendu visite aux prisonniers politiques thaïlandais

Le Bureau de l'ONU du Haut-commissaire aux Droits de l'Homme et des représentants des ambassades européennes ont visité sept prisonniers politiques détenus pour lèse-majesté

Le 21 mai 2013, en réponse à l'invitation de la coordonnatrice du Réseau des Familles 112, Sukanya Phruksakasemsuk, des représentants de l'UE et ses États membres (4 ambassades; France, Autriche, Suède et Allemagne) ont visité Daranee Charncheonsilpakul, Surachai Danwattananusorn, Somyot Phruksakasemsuk, Thantawut Thaweewarodomkul, Wanchai Saetan, Akechai Hongkangwarn et Yuttapoom Martnork et leur ont posés des questions sur leur état et le soutien dont ils auraient besoin

Les représentants des ambassades sont restés une heure avec les détenus.

 

FREEPP9Fr

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 11:04

Le sergent Sakchai Khueankaeo de Phitsanulok a annoncé sur sa page facebook qu'il allait bientôt avoir le plaisir de tirer dans la tête de "ces buffles de chemises rouges".

Le sous-officier est inscrit sur facebook sous le nom de guerre de "Golfza Infantry".

Voici une capture d'écran de sa déclaration (en thaï):

 

SoldatKillRedBuffaloes.jpg

 

Les internautes chemises rouges, scandalisés et écoeurés, ont diffusés la capture d'écran de sa déclaration. L'un d'entre eux a trafiqué la photo en y ajoutant un pied sur le visage du soldat, ce qui est une insulte particulièrement grave en Thaïlande.

Voici la photo trafiquée:

 

SoldatKillRedBuffaloes2.jpg

 

Les Chemises rouges demandent que l’homme soit inculpé pour "appel au meurtre".

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 17:43

Article de Reuters:

 

L'armée thaïlandaise jugée responsable du décès d'un Italien

 

BANGKOK (Reuters) - Le photojournaliste italien qui avait été abattu à Bangkok en 2010 alors qu'il photographiait la répression des manifestants anti-gouvernement par l'armée a été tué d'une balle tirée par un soldat, a jugé mercredi un tribunal thaïlandais.

Fabio Polenghi, 48 ans, a été tué le 19 mai 2010 au moment où l'armée tentait de déloger par la force les "chemises rouges", partisanes de l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, qui occupaient le centre de Bangkok depuis des semaines pour réclamer des élections anticipées.

"Le tribunal a jugé que les ordres donnés par le Premier ministre Abhisit et le vice-Premier ministre Suthep ce jour-là ont conduit à la mort de Fabio", a déclaré l'avocat de la famille du journaliste, Karom Ponthaklang.

"Nous avons clairement pour preuve que la balle utilisée était du type de celles dont se servaient les soldats thaïlandais. Nous sommes satisfaits du verdict", a-t-il souligné, ajoutant qu'il demanderait au département des Enquêtes spéciales, qui fait partie du ministère de la Justice, d'engager des poursuites contre Abhisit Vejjajiva et Suthep Thaugsuban.

Les deux hommes ont été accusés l'an dernier d'avoir donné l'ordre de tirer à balles réelles sur les manifestants, ce qui avait provoqué la mort de 91 personnes, dont celle de deux journalistes, et fait 1.700 blessés.

S'ils sont reconnus coupables, ils encourent la peine capitale ou la prison à perpétuité.

Amy Sawitta Lefevre et Aukkarapon Niyomyat; Hélène Duvigneau pour le service français

 

Article de l'AFP:

 

Thaïlande: un photographe italien probablement tué par l'armée en 2010

  

BANGKOK (AFP) - Des soldats thaïlandais ont probablement tué le photographe italien Fabio Polenghi à Bangkok pendant les manifestations du printemps 2010, a estimé mercredi un tribunal, sans pour autant désigner de responsable nommément.

Polenghi, photographe indépendant de 48 ans, avait été tué le 19 mai 2010 lors de l'assaut militaire contre les "chemises rouges", en majorité fidèles à l'ancien Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra.

Jusqu'à 100.000 "rouges" avaient occupé la capitale pendant deux mois pour faire chuter le Premier ministre de l'époque Abhisit Vejjajiva. La crise, la plus grave qu'ait connue la Thaïlande moderne, avait fait plus de 90 morts et 1.900 blessés.

"Pendant l'enquête, les experts ont indiqué que la victime était décédée d'une blessure infligée par une balle à grande vitesse telle que celles utilisées par les forces de sécurité, et il n'y a aucune preuve de la présence d'autres groupes dans la zone", a indiqué une magistrate de la cour criminelle.

La cour a jugé que la photographe avait été tué par un tir qui venait de l'endroit où les forces de sécurité étaient positionnées "mais n'a pas pu identifier le tireur".

Sa soeur Elisabetta Polenghi a estimé que cette décision était "positive mais n'était pas une solution". "Maintenant, je veux que quelque chose se passe vraiment et que les responsables reçoivent une forme de sanction", a-t-elle déclaré aux journalistes.

Son avocat a pour sa part indiqué qu'il déposerait une plainte contre Abhisit.

La crise de 2010 avait mis en lumière les profondes divisions de la société entre masses rurales et urbaines défavorisés, favorables à Thaksin, et les élites gravitant autour du palais royal qui le considèrent comme une menace pour la monarchie.

Le pays, qui reste très divisé, est dirigé depuis un an par la soeur de Thaksin, Yingluck Shinawatra.

Personne n'a été jusqu'ici jugé pour les morts du printemps 2010. Abhisit et son vice-ministre ont été inculpés pour leur responsabilité dans la mort de plusieurs autres personnes.

Mais aucun militaire n'a été inculpé. Plusieurs leaders "rouges" sont en revanche poursuivis pour terrorisme.

Le gouvernement de Yingluck a déjà affirmé qu'il y avait des preuves claires que des soldats étaient également responsables de la mort d'un autre journaliste tué lors des manifestations, le Japonais Hiroyuki Muramoto, caméraman de l'agence Thomson Reuters.  

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 12:21

Lien de l'article:

http://redthaisocialist.com/francais/416-trois-ans-apres-la-sanglante-repressionpas-dillusions-sur-yingluk-ou-le-pua-thai.html

Trois ans après la sanglante répression:
Pas d'illusions sur Yingluk ou le Pua Thai

Trois ans après la sanglante répression des militaires contre les manifestants chemises rouges pro-démocratie à Bangkok, il serait stupide de se faire des illusions sur le gouvernement du Parti Pua Thai de Yingluk. Ce n'est pas un gouvernement qui se soucie de la justice, de la liberté ou de la démocratie, et c'est pourquoi le général Prayut, le général Anupong, l'ancien premier ministre Abhisit et l'ancien ministre Sutep bénéficient encore de la liberté et de l’agréable vie des élites.
Toute personne, si elle se soucie d'ouvrir les yeux, peut comprendre que Yingluk, Taksin et le Pua Thai ont conclu un accord avec l'armée depuis la victoire électorale du parti en 2011. Taksin a déclaré dans le passé qu'il n'avait "pas de différend" avec l'armée et que son adversaire n'était que le Parti Démocrate d'Abhisit. Il espère être en mesure de retourner en Thaïlande dans un proche avenir. Yingluk s'est fait un devoir d'être photographié en association étroite avec Prayut et le conseiller privé Prem. Elle a aussi une relation chaleureuse avec le boucher de Bahreïn. Malheureusement, la direction chemise rouge de l'UDD soutient à fond cette trahison de la lutte pour la démocratie. Taksin pourra bientôt être en mesure de rentrer chez lui, mais les prisonniers pour lèse-majesté ne le pourront pas. Ni ne le pourront ceux qui sont exilés à l'étranger accusé en vertu de la même odieuse loi et les parents et amis de ceux qui ont été tués ne verront pas les assassins traduits en justice. Traduire les criminels de l'Etat en justice est quelque chose qui n'a jamais été fait en Thaïlande. Si cela était, ça conduirait aussi Taksin à une accusation d'assassinat, notamment pour ses crimes à Takbai et Krue Sa dans le Sud et dans la guerre contre la drogue.
Naturellement, Yingluk et le Pua Thai doivent faire semblant de "faire quelque chose" au sujet du massacre de Rajprasong et même du coup d'Etat de 2006. D'où la farce qui est jouée par le Département des Enquêtes Spéciales dans leur cas contre Abhisit et Sutep et le récent discours anti-coup d'Etat de Yingluk en Mongolie. Mais ce n'est qu'une partie de la négociation avec les militaires et cela ne donnera lieu à aucune poursuite ni peines de prison contre les assassins de l'Etat ou les putschistes.
Le Pua Thai, Yingluk et Taksin sont fermement dans le camp de la classe dirigeante thaïlandaise et celle-ci, en particulier l'armée, a une longue histoire d'utilisation de la [...] monarchie pour se donner une légitimité et attaquer ses opposants politiques. C'est ce qui explique leur refus catégorique d'abolir la loi de lèse-majesté et de libérer les prisonniers en vertu de celle-ci. Les emprisonnements pour lèse-majesté continuent sous ce gouvernement et les sites sont toujours bloqués ou censurés. Le ministre des Télécommunications a même laissé entendre que ceux qui critiquaient Yingluk pourraient aller en prison et que leurs sites Web seraient bloqués.
La dernière trahison du gouvernement de Yingluk est de proposer un système de "ticket modérateur" pour faire payer les soins de santé aux citoyens. Ceci est un retour en arrière à l'ère pré-Taksin et c'est une attaque néo-libérale contre les pauvres. Aussi bien le Parti Pua Thai que le Parti Démocrate soutiennent cette réforme. Cela montre que le gouvernement de Yingluk a abandonné le "populisme" TRT de Taksin, qui visait à répondre à certains des besoins des pauvres. Ainsi, dans leur arrogance, ils pensent que, malgré tout ce qu'ils font, les Chemises rouges vont continuer à les suivre comme des moutons naïfs. Ils pensent qu'ils peuvent marcher sur les corps des Chemises rouges et cracher au visage de ceux qui les ont élus en ignorant la nécessité de la justice, des droits démocratiques et de l'égalité et que personne ne s'opposerait. Certes, les Chemises rouges réactionnaires, comme ceux de Chiang Mai qui détestent les gays et les manifestations des pauvres, ou ceux qui appellent les rebelles malais musulmans du sud "simples criminels", continueront à applaudir ce gouvernement. Mais il y a aussi des Chemises rouges progressistes qui ont besoin de devenir plus organisés et coordonnés afin que nous n'ayons pas à commémorer les anniversaires futurs du bain de sang alors que rien n'a été fait pour créer la justice dans la société.

Giles Ji Ungpakorn

Lien pour en savoir plus sur l'exilé politique thailandais Giles Ji Ungpakorn:

 http://liberez-somyot.over-blog.com/article-un-refugie-politique-pour-lese-majeste-giles-ji-ungpakorn-107494514.html 

 

Photo ci-dessous: Giles Ji Ungpakorn

giles

 

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