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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 11:25

Environ un millier de manifestants ont défilé à Bangkok en Thaïlande à l'occasion de la Fête du Travail. La manifestation, organisée par plusieurs mouvements dont Labour Workers in Thailand, Turn Left, 24 Juin pour la Démocratie, a commencé à 8 heures du matin devant la statue du roi Rama V et s'est terminé au Monument de la Démocratie en milieu d'après-midi. La principale revendication était la libération de Somyot Prueksakasemsuk détenu depuis deux ans ainsi que celle de tous les prisonniers politiques.

Ci-dessous, quelques photos de la manifestation:

 

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 13:12

Le 24 Avril, la Cour pénale de Thaïlande a tenu une nouvelle audience dans l'enquête sur la mort de Amphon Tangnoppakul, un détenu pour lèse-majesté qui est décédé en prison en mai dernier.
L'enquête a débuté en Février de cette année, avec quatre témoins, dont l'épouse de Amphon, Rosmalin ainsi qu'un enquêteur, un médecin de la prison et un responsable de la prison.
Thantawut Taweewarodomkul est lui-aussi emprisonné pour crime de lèse-majesté et il a pris soin de Amphon alors qu'ils étaient en prison ensemble. C'est aussi l'une des dernières personnes à l'avoir vu vivant.
Selon le témoignage de Thantawut, Amphon a été emprisonné dans la zone 8, une zone de haute sécurité où les prisonniers condamnés pour des crimes graves sont incarcérés, certains atteints de maladies contagieuses telles que la tuberculose ou le sida.
Depuis sa première journée en prison, Amphon avait été affecté à produire 5 kg de gobelets en papier (soit environ 2500 par jour). En raison de sa santé fragile, il n'a jamais atteint le but quotidien de 2500 gobelets, mais il a été aidé par d'autres prisonniers sympathiques, a déclaré Thantawut.
Dans la zone 8, Thantawut explique qu’il y avait 32 cellules, chacune mesurant 3 x 5 mètres et pouvant accueillir environ 20-24 prisonniers, voire jusqu'à 35 lors des inondations en 2011. Les repas sont servis trois fois par jour, avec de la nourriture spéciale seulement pour des raisons religieuses, pas pour toute autre raison, comme une nourriture appropriée pour les malades ou les vieux.
La maison d'arrêt de Bangkok a un seul centre médical pour plus de 5000 prisonniers. Les médecins viennent les mardis et jeudis, et les infirmières et infirmiers sont régulièrement disponibles. Chaque jour, 20 prisonniers sont autorisés à se rendre à l'établissement médical, et chaque détenu est autorisé à y aller une fois par semaine. Thantawut y a été et a constaté que les médecins n'ont pas examinés de près son état. Demander un transfert à l'hôpital des services correctionnels en dehors de la prison est très difficile, sauf dans des cas très graves. En cas d'urgence pendant la nuit, les prisonniers appellent les gardes en appuyant sur un tube de bambou.
Amphon avait dit à Thantawut que quand il était allé au centre médical pour la première fois, les médecins n'avaient pas diagnostiqué sa maladie, mais lui avaient donné des analgésiques pour sa douleur à l'estomac. C'est seulement quand il a crié la deuxième fois que les médecins l'ont examiné, mais en faisant quelques remarques méprisantes au sujet de ses prétendues infractions à la monarchie.
Ensuite Amphon a souffert de douleurs au ventre qui était dur et gonflé. Il ne pouvait pas déféquer normalement, ne pouvait pas manger et ne pouvait pas marcher. Il a été envoyé à l'hôpital des services correctionnels, le 4 mai 2012 et est décédé quatre jours plus tard.
Le 8 mai prochain, le tribunal entendra des témoignages des médecins impliqués dans l'autopsie de Amphon.

Source Prachatai:

http://prachatai.com/english/node/3578

 

Photos ci-dessous: 1 Amphon Tangnoppakul et sa famille, 2 Thantawut Taweewarodomkul

 

Akong

 

tanthawut

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 18:42

Liens en anglais:

 

http://robertamsterdam.com/thailand/2013/04/29/thai-pm-yingluck-aims-to-strengthen-thai-democracy/

 

http://thaiintelligentnews.wordpress.com/2013/04/29/democracy-5-yingluck-statement-at-7th-conference-of-the-community-of-democracies-29-april-2013/

 

Discours de Yingluck Shinawatra:

Déclaration de Son Excellence Mme Yingluck Shinawatra, Premier Ministre du Royaume de Thaïlande à la 7ème Conférence ministérielle de la Communauté des démocraties

Oulan-Bator, Mongolie, le 29 Avril 2013.

Monsieur le Président, Vos Excellences, les délégués à la Conférence, Mesdames et Messieurs,
Je voudrais tout d'abord exprimer ma gratitude à Son Excellence le Président de la Mongolie pour m'avoir invité à prendre la parole lors de cette conférence de la Communauté des Démocraties.
J'ai accepté cette invitation, non seulement parce que je voulais visiter un pays qui a fait de nombreuses réalisations en matière de démocratie, d'échange d’idées et de points de vue sur la démocratie mais aussi parce que la démocratie est si importante pour moi, et surtout pour les gens de Thaïlande, ma maison bien-aimée.
La démocratie n'est pas un concept nouveau. Au fil des années, elle a apporté des progrès et de l'espoir à beaucoup de gens. Dans le même temps, beaucoup de gens ont sacrifié leur sang et leur vie pour protéger et construire une démocratie.
Un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ne vient pas sans un prix. Des gens ont combattus pour les droits, les libertés et la conviction que tous les hommes et les femmes sont créés égaux et, malheureusement, beaucoup sont morts pour cela.
Pourquoi? C'est parce qu'il y a des gens dans ce monde qui ne croient pas en la démocratie. Ils sont prêts à s'emparer du pouvoir et des richesses grâce à la suppression des libertés. Cela signifie qu'ils sont prêts à tirer profit d'autres personnes sans le respect des droits et des libertés. Ils utilisent la force pour obtenir la soumission et abuser du pouvoir. C'est ce qui s'est passé auparavant et qui continue de représenter un défis pour nous tous dans le présent.
Dans de nombreux pays, la démocratie a pris racine fermement. Et il est certainement rafraîchissant de voir une nouvelle vague de démocratie naitre dans les temps modernes, à partir du printemps arabe et de la réussite de la transition au Myanmar grâce aux efforts du président Thein Sein, ainsi qu'aux changements dans mon propre pays, où le pouvoir du peuple en Thaïlande m'a amené ici aujourd'hui.
Au niveau régional, les principes fondamentaux de la Charte de l'ASEAN sont l'engagement de l'État de droit, de la démocratie et d'un gouvernement constitutionnel. Cependant, il faut toujours se méfier car les forces anti-démocratiques ne s'estompent jamais. Permettez-moi de partager mon histoire.
En 1997, la Thaïlande a eu une nouvelle constitution qui a été créé grâce à la participation de la population. Pour cette raison, nous avons tous pensé qu'une nouvelle ère de démocratie était enfin arrivé, une ère sans cycles de coups d'État.
Ce n'était malheureusement pas le cas. Un gouvernement élu, qui a remporté deux élections avec une majorité a été renversé en 2006. La Thaïlande a perdu sa démocratie et le peuple a passé presque une décennie pour retrouver sa liberté démocratique.
Beaucoup d'entre vous savent que le gouvernement dont je parle est celui de mon frère, Thaksin Shinawatra, un Premier ministre légitimement élu.
Beaucoup de ceux qui ne me connaissent pas me demandent pourquoi je me plain? Il s'agirait d'un processus normal où les gouvernements vont et viennent. Et si ce n'était que ma famille et moi qui étions les seuls à souffrir, je laisserais tomber.
Mais ce n'était pas le cas. La Thaïlande a subi un revers et a perdu sa crédibilité internationale. La primauté du droit dans ce pays a été détruite. Les projets et programmes lancés par le gouvernement de mon frère qui venaient de la volonté du peuple ont été détruits. Les gens estimaient que leurs droits et leurs libertés leur ont été indûment retirés.
Thaï signifie libre, et le peuple de la Thaïlande a riposté pour obtenir sa liberté. En mai 2010, une vague de répression contre les manifestants, le mouvement des chemises rouges, a conduit à 91 décès dans le coeur du quartier commercial de Bangkok.
Beaucoup de gens innocents ont été tués par des tireurs embusqués, et le mouvement a été écrasé, ses leaders ont été emprisonnés ou ont dû fuir à l'étranger. Encore aujourd'hui, de nombreuses victimes politiques sont toujours en prison.
Cependant, le peuple a fait pression et finalement le gouvernement d'alors a du appeler à une élection, qui selon lui, pourrait être manipulée. En fin de compte, la volonté du peuple n'a pas pu être niée. J'ai été élu avec une majorité absolue.
Mais l'histoire n'est pas finie. Il est clair que des éléments du régime anti-démocratique existent encore. La nouvelle constitution, élaborée par les putschistes, a mis en place des mécanismes pour restreindre la démocratie.
Un bon exemple de ceci est que la moitié du Sénat thaïlandais est élu, mais l'autre moitié est nommée par un petit groupe de personnes. En outre, les organismes dits indépendants ont abusé du pouvoir qui devrait appartenir au peuple, pour le bénéfice de quelques-uns plutôt qu'à la société thaïlandaise dans son ensemble.
C'est le défi de la démocratie thaïlandaise. Je voudrais voir la réconciliation et la démocratie gagner contre la force. Cela ne peut être atteint qu'à travers le renforcement de la primauté du droit et des procédures. C'est alors seulement que toutes les personnes de tous les horizons de la vie pourront se sentir confiants par le fait qu'ils seront traités équitablement. J'ai annoncé cela au Parlement comme faisant partie de la politique du gouvernement avant d’assumer pleinement mes fonctions de Premier ministre.
En outre, la démocratie devra également promouvoir la stabilité politique, en fournissant un environnement pour les investissements, la création d'emplois et de revenus. Et le plus important, je crois que la liberté politique porte sur les disparités sociales à long terme, il faut ouvrir des débouchés économiques qui permettraient de réduire l'écart de revenu entre les riches et les pauvres.
C'est pourquoi il est si important de renforcer la base. Nous pouvons y parvenir grâce à des réformes de l'éducation. L'éducation crée des opportunités grâce à la connaissance et à la culture démocratique fondée sur les modes de vie des gens.
C'est alors seulement que les gens auront les connaissances nécessaires pour être en mesure de faire des choix éclairés et défendre leurs convictions contre ceux qui souhaitent supprimer leurs droits. C'est pourquoi la Thaïlande appuie la résolution opportune mongole de l'UNGA sur l'éducation pour la démocratie.
Il est également important de combler les lacunes entre les riches et les pauvres. Tout le monde devrait avoir des possibilités et personne ne devrait être laissé pour compte. Cela permettrait aux gens de devenir des acteurs actifs dans la construction de l'économie et de la démocratie dans le pays.
C'est pourquoi mon gouvernement a lancé des politiques visant à offrir aux gens des occasions de gagner leur vie et contribuer au développement de notre société. Il s'agit notamment de la création du Fonds de développement pour les femmes, au soutien des produits et des PME locales ainsi que l'aide à l'augmentation des revenus pour les agriculteurs.
Et je crois que vous avez besoin d'un leadership efficace et innovant. Efficace dans la mise en œuvre de la règle du droit. Novateur dans la recherche de solutions pacifiques créatives pour résoudre les problèmes du peuple.
Vous avez besoin de leadership non seulement de la part des gouvernements, mais aussi de la part de l'opposition et de toutes les parties prenantes. Tout le monde doit respecter la règle du droit et contribuer à la démocratie.
Et aussi messieurs mesdames,
Une autre leçon importante que nous avons appris, c'est l'importance des amis internationaux. La pression exercée par les pays qui valorisent la démocratie a permis aux forces démocratiques en Thaïlande de rester en vie. Les sanctions et la non-reconnaissance sont des mécanismes essentiels pour mettre fin à des régimes anti-démocratiques.
Un forum international comme la Communauté des Démocraties, visant à promouvoir et protéger la démocratie par le dialogue et la coopération, aide à soutenir la démocratie. Plus important encore, si un pays a pris un mauvais tournant contre les principes de la démocratie, nous sommes tous ici près à nous unir afin de faire pression pour le changement et le retour à la liberté des gens.
Je soutiendrai toujours la Communauté des Démocraties et les travaux du Conseil d'administration. Je salue également l'initiative du président pour le partenariat asiatique de soutient à la démocratie et vais étudier les moyens d'étendre notre coopération avec lui.
Mesdames et Messieurs,
Je voudrais terminer mon discours en déclarant que, j'espère que les souffrances de ma famille, des familles des victimes politiques, et des familles des 91 personnes qui ont perdu la vie en défendant la démocratie au cours de l'effusion de sang de mai 2010, seront les dernières que nous auront à endurer.
Nous continuons à soutenir la démocratie afin que les droits et les libertés de tous les êtres humains soient protégés pour les générations à venir!
Je vous remercie.

 

Photo ci-dessous: Couverture du magasine "Red Power" Super Yingluck

 

Red Power

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 14:14

L'emprisonnement de Korkaew Pikulthong est un inversement de la démocratie thaïlandaise

Un article de Robert Amsterdam

Lien de l'article en anglais:

http://robertamsterdam.com/thailand/2013/04/27/reversing-thai-democracy-the-imprisonment-of-korkaew-pikulthong/


Ça a été une semaine terrible pour la démocratie thaïlandaise avec le système judiciaire du royaume ajoutant un prisonnier politique de plus à ses prisons, le député démocratiquement élu du Parti Pua Thai et dirigeant chemise rouge, Korkaew Pikulthong.
Cette fois, l'acte d'emprisonnement n'a même pas eu droit au prétexte d'une condamnation pénale et personne n'a été reconnu coupable d'une infraction. L'emprisonnement de Korkaew est venu au moment ou sa liberté sous caution (pour des accusations liées à ce que beaucoup considèrent comme des raisons totalement politisées) a été annulée par la Cour pénale après qu'il ait osé exprimer publiquement une opinion sur la tristement célèbre Cour constitutionnelle de Thaïlande.
Les accusations initiales contre Korkaew venaient de la décision politique prise par le régime illégitime d'Abhisit d'utiliser des menaces juridiques pour intimider la direction du mouvement des Chemises rouges pro-démocratie. En 2010, après qu'une centaine de Chemises rouges aient été massacrées dans les rues de Bangkok, le Parti Démocrate du gouvernement d'Abhisit lançait de fausses accusations de terrorisme contre Korkaew et 23 autres dirigeants des chemises rouges. Bien sûr, seul Abhisit a pu utiliser une telle interprétation abjecte de la primauté du droit pour créer des allégations de terrorisme contre une manifestation pro-démocratie tout à fait légitime et largement pacifique. Pourtant, l'objectif à long terme de ces inculpations n'était pas nécessairement d'obtenir des condamnations. Au contraire, il s'agissait de créer un climat d'intimidation dans lequel les dirigeants des Chemises rouges pourraient être renvoyés en prison à tout moment jugé nécessaire.
En outre, il est désormais clair que l'emprisonnement de Korkaew et l'annulation de sa liberté sous caution sont destinés à nous faire réfléchir sur deux autres questions.

Premièrement, il s'agit de faire taire toute critique de la Cour constitutionnelle ainsi que de mettre fin aux tentatives [de Korkaew] pour mettre en place des changements parfaitement légaux de la Constitution thaïlandaise tel que proposé par le peuple thaïlandais et de ses représentants démocratiquement élus.

Deuxièmement, l'emprisonnement de Korkaew est un autre signal que le non élu "Etat profond" de Thaïlande est disposé et en mesure d'utiliser le système judiciaire pour réduire le processus démocratique.
Pour mieux comprendre la nature politisée de la révocation de la liberté sous caution de Korkaew, il faut la comparer au traitement par la cour du cas du député du Parti Démocrate Kanchit Tabsuwan. Kanchit a été inculpé dans le cadre d'un assassinat brutal après qu'un homme ait été filmé par CCTV dans une station service, tirant plusieurs balles dans la tête de sa victime, le tuant instantanément. Les policiers ne cherchent personne d'autre en ce qui concerne cette affaire [car ils ont toutes les preuves nécessaires] et il n'a pas été question que Kanchit voit sa liberté sous caution refusée. Il n'est donc pas déraisonnable de s'interroger sur le fait que des protestations légitimes soient considérées comme étant du "terrorisme" et qu'un assassinat soit considéré comme un moindre mal, un délit pouvant bénéficier de la libération sous caution.

Bien sûr, le fait que Kanchit soit un député du Parti Démocrate explique qu'il n'est donc pas soumis à la même règle de droit qui a toujours été impitoyablement invoquée contre quiconque ose être un Chemise rouge.
Ceux qui analysent la situation politique actuelle en Thaïlande ne devraient avoir aucune illusion sur le fait que le lien entre les actes tels que l'emprisonnement de Korkaew et l'utilisation de la fameuse loi 112 sur la lèse-majesté soient explicite. Les décisions de la démocratie affectant les droits constitutionnels fondamentaux doivent être entièrement ouvertes à l'examen, à la discussion et à l'objection. Les décisions de la Cour constitutionnelle et leur validité doivent devenir partie intégrante du discours public pour que la démocratie thaïlandaise puisse prospérer. L'emprisonnement de Korkaew est clairement une violation de la liberté d'expression et du droit. Il doit être immédiatement remis en liberté sans condition et l'intimidation menée par la Cour constitutionnelle contre ses détracteurs doit prendre fin.

 

Photo ci-dessous: le député Korkaew Pikulthong lors de son arrestation

 

Korkeaw

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 03:03

Bonjour à tous

S'il vous plaît veuillez utiliser ce poster:

 

free-them.jpg

 

S'il vous plaît téléchargez ce poster sur votre page Facebook, sur le blog de votre organisation ainsi que toute déclaration de solidarité que vous lirez pendant le 1er Mai et aussi des photos du rassemblement.

S'il vous plaît utilisez l'affiche des liens ci-dessous pendant la manifestation afin que les visages des prisonniers politiques soient visibles:

https://www.facebook.com/pages/Free-Somyot/122999694453000?fref=ts

https://www.facebook.com/pages/International-Solidarity-for-Thailand/120794617952386?fref=tsdésolé

Si vous souhaitez imprimer l'affiche, téléchargez-la directement à partir des liens ci-dessous:

Forma A3
http://www.mediafire.com/view/?pq3eihvkede16hd

Forma A4
http://www.mediafire.com/view/?3iiprxod54vuaft

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 04:43

Un article du journal en ligne "Political Prisoners of Thailand"

Lien de l'article:

https://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2013/04/23/amnesty-for-lese-majeste-prisoners/

 

Une des questions souvent posées au sujet de projets de loi d'amnistie est de savoir s'ils comprennent ceux qui sont accusés ou reconnus coupables en vertu de la loi draconienne de lèse-majesté.
Un article du journal "The Nation" indique aux lecteurs que:
Le député du Parti Pheu Thai, Vorachai Haema, a dévoilé son propre projet de loi d'amnistie .... Elle diffère de la loi d'amnistie en vigueur par sa proposition comme quoi les personnes reconnues coupables de lèse-majesté entre le 19 septembre 2006 et mai 2010 seraient amnistiées de meme que les manifestants chemises rouges emprisonnés pour les incendies d'Hôtels de Ville dans plusieurs provinces.
Une partie de ces derniers ont été condamné à 20 ans de prison mais, peut-être miraculeusement, ont pu bénéficier de la liberté sous caution.
Il est signalé que le projet de loi proposé par Vorachai aurait un impact sur plusieurs affaires, notamment celle du cas très médiatisé de Somyot Prueksakasemsuk, condamné à 10 ans de prison ainsi que celle de Surachai Danwattanusorn, du groupe Red Siam, condamné à 12 ans et six mois d'emprisonnement.
Cela permettrait également de libérer l'indomptable Darunee Charnchoensilpakul (Da Torpedo), condamné à 15 ans pour des commentaires qu'elle a faits en 2008. Il est remarquable que Da ne soit pas oubliée.
Les victimes de la loi de lèse-majesté et leurs partisans gardent naturellement bon espoir que ces prisonniers politiques soient bientôt libérés. Mais les royalistes seraient furieux car ils fonctionnent avec une mentalité féodale qui exige la punition pour ceux qui pensent différemment.

 

Photos ci dessous: 1 Somyot, 2 Surachai, 3 Da Torpedo

Somyot Pechabun

 

Surachai

 

Da

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 06:06

Le vendredi 19 Avril, quatre prisonniers chemises rouges ont été libérés sous caution de la prison de Laksi à Bangkok alors qu'ils ont fait appel de leurs condamnations pour l'incendie criminel de l'Hôtel de ville d'Udon Thani qui a eu lieu le 19 mai 2010.
La Cour provinciale d'Udon Thani a accepté de libérer Arthit Saithong, Kittipong Chaikung, Daycha Komkhum et Buarian Pangsa, après que sept témoins aient appuyés les demandes de libération sous caution. Bien que confrontée à de lourdes peines allant jusqu'à 22 ans, ces quatre hommes se sont engagés à prouver leur innocence lors du jugement en appel.
M. Daycha Komkhum pense que les Chemises rouges ont été utilisés comme boucs émissaires dans cet incendie criminel. Les acquittements récents des Chemises rouges Saichon Paebua et Pinit Chanarong, accusées de l'incendie criminel de Central World à Bangkok, vont dans le sens de la théorie de Daycha.
Dans son cas, Daycha a été arrêté un mois après l'incendie criminel sur la base d'une photo qui le montrait transportant ce qu'il prétend être une bouteille d'eau.
Il a affirmé que la police cherchait à tout prix des coupables, même s'il n'y avait pas de preuves contre eux.
Des militants chemises rouges et la présidente de l'UDD, Tida Tawornseth, ont été accueillir les quatre prisonniers à leur sortie de prison. Ils passèrent le reste de la journée entre amis au siège de l'UDD. Daycha a dit qu'il allait rejoindre sa femme et sa fille à Udon Thani.
Source: http://thairedshirts.org/2013/04/22/bailed-red-shirt-prisoners-to-fight-for-innocence/

 

Photo ci-dessous: la présidente de l'UDD, Tida Tawornseth (au milieu sur la photo)

Thida

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 11:43

Un article de Giles Ji Ungpakorn, exilé politique thaïlandais

Lien de l’article:

http://redthaisocialist.com/francais/411-les-marionnettes-dansent-sur-lair-de-larmee.html

Alors que la Première ministre de Thaïlande, Yingluk, posait avec le sourire, main dans la main avec le Boucher de Bahreïn, Hamad bin Isa bin Salman Al Khalifa, le ministre thaïlandais des Affaires étrangères Surapong Tovichakchaikul a joué un jeu nationaliste extrême avec le Cambodge à propos du temple de Preah Vihear.
Le temple de Preah Vihear a été construit par les Khmers, dans le style khmer, lorsque les Khmers contrôlaient un grand empire couvrant la zone qui est aujourd'hui la Thaïlande, le Cambodge et le Laos. Il appartient au Cambodge. Presque tout ce que la classe dirigeante thaïlandaise revendique comme étant "Thaï" a été copié sur les Khmers, y compris la langue royale et l'architecture dite de style thaïlandais. Sukotai était une ville khmère avec un roi khmer. Ayutthaya a également eu quelques rois khmers. Par conséquent, lorsque ces idiots de Chemises jaunes nationalistes et les militaires demandent que "le territoire thaïlandais" soit rendu, ils ne font que jouer sur un mythe imbécile. C'est un mythe fait pour détourner l'attention sur l'inégalité, l'exploitation et la répression au sein de la société thaïlandaise.
Au lieu d'aller de l'avant afin de développer conjointement Preah Vihear comme monument historique et lieu touristique, pour le bénéfice pacifique de ceux qui vivent des deux côtés de la frontière, comme c'était le cas avant le coup d'Etat militaire de 2006, le ministre thaïlandais des Affaires étrangères, Surapong Tovichakchaikul, est maintenant en train de danser comme une marionnette sur l'air de l'armée ultra-nationaliste.
La dispute enfantine pour quelques mètres carrés de terrain autour du temple serait risible si des gens n'étaient pas déjà morts pour cela. Qui se soucie de qui possède réellement un lopin de terre sur le sommet de la montagne? Les gens normaux ne devraient pas s'en préoccuper. Mais les classes dirigeantes de Thaïlande et du Cambodge s'en préoccupent. Ils s'en soucient car il s'agit de montrer leur force politique et militaire. Mais n'oubliez jamais que c'est exactement ce pouvoir de l'État qui est utilisé pour exploiter, réprimer ou assassiner les citoyens thaïlandais et cambodgiens ordinaires dans leur propre pays.
Par conséquent, les ultra-nationalistes qui agitent le drapeau thaïlandais sur Preah Vihear et qui comprennent malheureusement quelques Chemises rouges et le gouvernement Pua Thai, agissent simplement comme des serviteurs de l'élite thaïlandaise. C'est l'équivalent intellectuel de ramper sur le sol.
Ce que nous voyons aujourd'hui, c'est que le gouvernement Pua Thai de Yingluk soutient le rôle de l'armée dans la société. La même armée a tué des manifestants pro-démocratie dans les rues à 5 reprises de mémoire d'homme. Des assassins comme le général Prayut Junocha sont autorisés à avoir une opinion publique sur les affaires étrangères.
L'armée peut disposer de nombreuses chaînes de télévision pour son propre usage, sous prétexte de "sécurité intérieure". Le contrôle des médias par l'armée thaïlandaise accroît son influence sur la politique et rempli les poches des hauts gradés corrompus. Leur influence sur les conseils d'administration des entreprises publiques sert le même but. Ce contrôle et cette influence proviennent tous les deux de périodes de dictature militaire dans le passé.
Les soi-disant "pourparlers de paix" dans le Sud sont dominés par les forces de sécurité. Ce n’est évidemment pas pour trouver une solution politique à la répression de l'État thaïlandais des musulmans malais. Il s'agit de souligner la sécurité intérieure.
Même la mal-nommée Commission Nationale des Droits de l'Homme est remplie d'officiers de l’armée et de la police.
L'utilisation continue de la lèse-majesté par le gouvernement Pua Thai et le refus d'abandonner cette loi barbare et de libérer les prisonniers politiques, est une autre façon d'amadouer l'armée. L'armée utilise le Roi pour légitimer toutes ses mauvaises actions et a besoin de la lèse-majesté pour se protéger. Bien sûr, les politiciens d'affaires du Pua Thai, comme Taksin, veulent aussi utiliser le Roi.
Récemment, le vice-Premier ministre et politicien gangster, Chalerm Yubamrung, a annoncé sa version d'une loi d'amnistie qui effacerait l'ardoise des généraux et les politiciens qui ont tué des Chemises rouges pro-démocratie. Cela permettrait aussi à Taksin de revenir en Thaïlande. En fait, une telle loi serait inutile, puisque, dans la pratique, les meurtriers des Chemises rouges jouissent actuellement d'une immunité totale.
Le fait que Yingluk ait serré la main du tyran sanguinaire de Bahreïn est symbolique. Cela légitime les massacres des manifestants pro-démocratie à Bahreïn et en Thaïlande.
Dans les pays qui avaient des antécédents de dictatures militaires, comme la Turquie ou de l'Argentine, des gouvernements démocratiquement élus ont sérieusement réduit le budget de l'armée et punis les généraux. Ce n'est pas que le Pua Thai "n'ose pas" le faire de peur de provoquer un coup d'Etat. C'est ce que le gouvernement veut promouvoir délibérément le rôle de l'armée dans la vie politique. Ce sont devenu des marionnettes qui dansent volontiers sur l'air des militaires. Pua Thai est le nouveau parti de l'armée et il fait un bien meilleur travail que le Parti Démocrate parce qu'il a été élu démocratiquement et peut contrôler le mouvement des Chemises rouges.

Giles Ji Ungpakorn

 

Lien pour en savoir plus sur Giles Ji Ungpakorn:

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-un-refugie-politique-pour-lese-majeste-giles-ji-ungpakorn-107494514.html

 

Photo ci-dessous: Le temple de Preah Vihear

Preah-Vihear.jpg

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 12:33

Publiée en anglais par le site New Mandala

Lien de l'interview en anglais:

http://asiapacific.anu.edu.au/newmandala/2013/04/15/interview-with-joe-gordon-lese-majeste-and-democracy/


Ceci est une interview spéciale avec Joe Gordon (Lerpong Vichaikhammart), qui a été inculpé de lèse-majesté en 2011, puis condamné à deux ans et demi d'emprisonnement.
Il a été interviewé à Los Angeles aux Etats-Unis le 24 Mars 2013 par Pavin Chachavalpongpun, professeur associé du Centre d'études sur l'Asie du Sud-est de l'Université de Kyoto


Pavin Chachavalpongpun: Depuis votre retour aux États-Unis, qu'avez-vous fait?
Joe Gordon: Je suis dans un processus de réajustement. Après mes expériences horribles de la vie en prison thaïlandaise, je suis toujours troublé et le fait que je n'ai jamais reçu de justice a joué dans mon esprit. Le problème est l'article 112 (loi de lèse-majesté), il permet à quiconque de déposer une plainte contre d'autres bon gré mal gré. Je ne savais pas que quelqu'un avait déposé une plainte contre moi. Plus important encore, les juges thaïlandais, ceux qui ont examinés les accusations portées contre moi, étaient politisés. Ils ne se sont jamais considérés comme caution dans mon cas. Encore aujourd'hui, ces expériences sont traumatisantes et reflètent les actions non-civilisées qui entourent la question de la lèse-majesté. Après ma libération de prison le 10 Juillet 2012, je suis immédiatement retourné aux États-Unis et j’ai subi une réhabilitation progressive, à la fois physiquement et mentalement.
Pavin Chachavalpongpun: Avez-vous le projet de retourner en Thaïlande?
Joe Gordon: Je suis allé en Thaïlande en tant que touriste américain ayant en ma possession un passeport américain. Mais quand j'ai été arrêté, les autorités thaïlandaises ont affirmé que j'étais encore citoyen thaïlandais. En d'autres termes, ils ont forcés la "Thainess" sur moi. Le processus judiciaire thaïlandais manque sérieusement de normes. Tant que la loi de lèse-majesté existera, la Thaïlande restera antidémocratique. L'article 112 supprime notre liberté d'expression. Il ne permet pas une opinion franche sur la monarchie thaïlandaise. Au lieu de cela, il crée un climat de peur parmi le peuple.
Pavin Chachavalpongpun: Votre point de vue sur la loi de lèse-majesté?
Joe Gordon: Si la Thaïlande veut devenir une nation civilisée, elle doit abolir cette loi anachronique. Le monde a changé. Et la Thaïlande n'est plus sous le régime de la monarchie absolue. La monarchie thaïlandaise devra agir comme prescrit par la Constitution. Elle devra s'adapter à l'évolution des circonstances politiques et sociales. La monarchie britannique a survécu principalement parce qu'elle a appris à vivre avec la démocratie. En outre, le budget de la monarchie doit être transparent et responsable. Et puisque les membres de la famille royale sont des personnages publics, ils doivent être ouverts à la critique. La glorification de la monarchie a lieu depuis longtemps en Thaïlande, c'est irréaliste et c'est une fabrication. D'autres institutions qui ont forgé des liens intimes avec la monarchie devront s'adapter aussi. Par exemple, le pouvoir judiciaire, connu pour être un instrument de la monarchie, est également en crise. Tant qu'ils ne sont pas prêts à vivre avec une nouvelle réalité, une véritable démocratisation de la Thaïlande ne sera pas possible.
Pavin Chachavalpongpun: Votre point de vue sur le mouvement des Chemises rouges aux Etats-Unis?
Joe Gordon: Je souhaite que les Chemises rouges de Los Angeles travaillent plus étroitement ensemble afin d'augmenter leur voix et leur potentiel. Pourtant, ils ont fait un bon travail en matière de sensibilisation sur la situation politique en Thaïlande. J'espère qu'il y aura plus d'activités parmi les chemises rouges d'ici et je suis heureux d'y participer. Pour ma part, je vais continuer à faire campagne pour l'abolition de la loi de lèse-majesté à travers les réseaux sociaux, tels que par ma propre page Facebook. J'espère que cela mettra en lumière les problèmes de cette loi, à la fois pour les Thaïlandais et pour le reste du monde. Après 14 mois de prison, il est impossible pour moi de garder le silence sur ces questions.
Pavin Chachavalpongpun: Les conditions de détention de la prison?
Joe Gordon: Terribles. Les prisons thaïlandaises sont fétides et décrépites, elles ont été délaissées pendant des années et sont dans un état de délabrement. Les médecins ne sont généralement pas disponibles et, quand ils sont sur place, ils refusent généralement de répondre aux besoins des détenus. Ils traitent les prisonniers de façon bien pire qu'ils traitent les animaux. En outre, les agents se montrent préjudiciaux, en particulier vis-à-vis des détenus pour lèse-majesté qui sont durement traités. Après qu'un certain nombre de Chemises rouges se soient plaint au gouvernement de Yingluck Shinawatra à propos des conditions de détention déplorables, il y a eu une légère amélioration avec quelques zones des prisons mise à niveau. La violence physique contre les prisonniers a aussi disparu. Je rejette personnellement l'idée de séparer ceux qui sont prisonniers politiques de ceux qui sont emprisonnés pour lèse-majesté. Mais cet appel a, jusqu'ici, été infructueux. Aujourd'hui, les prisonniers accusés d'infraction à la loi 112 sont placés dans les mêmes cellules que les autres criminels. Les prisons sont surpeuplées. Nous devons vivre côte à côte avec ceux qui souffrent du sida, de la tuberculose et d'autres maladies transmissibles.
Pavin Chachavalpongpun: Quel a été l'assistance du gouvernement américain?
Joe Gordon: Depuis que je suis revenu aux États-Unis, je n'ai pas eu de contact avec les autorités américaines. Toutefois, dans le processus pour être émancipé, l'ambassade américaine à Bangkok s'est bien occupée de moi. Alors que j'étais en prison, des agents de l'ambassade américaine m'ont rendus visite régulièrement, et les visites ont augmenté lors de mes derniers jours en prison. Ils ont suivi la pétition pour un pardon royal. Une fois libéré, j'ai été embarqué par des agents de l'ambassade dans le milieu de la nuit pour éviter l'attention des médias. Ils voulaient que je parte de Thaïlande le plus rapidement possible. Alors que j'attendais pour mon départ, j'ai été placée dans une "maison sûre", principalement pour avoir un contrôle médical complet. Les agents de l'ambassade m'ont finalement conduit à l'aéroport. Ils voulaient être sûrs que je puisse effectivement quitter la Thaïlande sans être harcelé par qui que ce soit. J'ai volé sur United Airlines. A ce moment là, la mission de l'ambassade américaine avait pris fin.
Pavin Chachavalpongpun: Comment voyez-vous le rôle des universitaires dans la campagne pour l'abolition de la loi 112?
Joe Gordon: Je les admire pour leur courage et leur prise de position claire en ce qui concerne la loi lèse-majesté et le rôle de la monarchie dans la politique. Mais la poussée de la communauté universitaire ne suffit pas. Nous avons besoin d'un soutien de masse pour apporter de réels changements. Il nous manque encore un dirigeant qui soutiendrait des rassemblements et transformerait ces appels abstraits en actions pratiques. Mais comme je l'ai dit, je suis heureux de constater le rôle courageux des universitaires qui offrent leurs connaissances et prennent des responsabilités tout en exprimant leurs opinions sans crainte.

Quelques liens en français sur l'affaire Joe Gordon:

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-joe-gordon-104221998.html

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-lettre-du-prisonnier-politique-joe-gordon-au-president-obama-107802317.html

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-le-prisonnier-politique-joe-gordon-libere-108018621.html

 

Ci-dessous: une photo de Joe Gordon alors qu'il était emprisonné en Thaïlande

 

Joe Gordon

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 17:35

Un article de Pravit Rojanaphruk

 

Lien de l'article en anglais:

http://www.nationmultimedia.com/politics/Somyos-face-of-free-speech-group-30203944.html


Les dirigeants du groupe des "gens sans visage" n'ont jamais rencontré le condamné pour lèse-majesté Somyot Prueksakasemsuk. Mais troublé par le sort de l'ancien rédacteur en chef emprisonné de la défunte revue "Voice of Taksin" et par l'interdiction de lire des documents critiques envers l'institution de la monarchie, ils ont décidé d'enfiler des masques de Somyot en public.

Le groupe, composé d’une dizaine de membres, a été repéré trois fois lors de la récente "Foire Nationale du Livre" au "Queen Sirikit Convention Centre", causant tout un émoi.

"Nous avons vu la promotion de Bangkok comme capitale mondiale du livre cette année. Mais comment pouvons-nous être une capitale mondiale du livre quand les gens sont interdits de lecture? Des gens ont été emprisonnés pour avoir publié des livres, et nous devrions être une capitale mondiale du livre?" a demandé Wirapa Angkoontassaniyarat, une dirigeante des "gens sans visage" et ancienne écrivain dans un grand magazine mensuel.

Un autre membre clé du groupe, un homme qui a demandé à être appelé seulement comme "Uan", a déclaré que la formation d'un tel groupe était un moyen commode pour s'opposer à la loi de lèse-majesté, qui conduit à un emprisonnement maximal de 15 ans. Il a dit qu'il n'avait pas l'intention de rendre visite à Somyot, qui a été condamné à 10 ans suite à la publication par sa revue de deux articles jugés offensants pour la monarchie, mais qui auraient été rédigés par l'ancien ministre Jakrapob Penkair.

"Lek", une femme de 33 ans, est le troisième membre clé du groupe, et a également demandé que son identité ne soit pas révélée. Elle a dit qu'elle aurait fait la même chose si quelqu'un d'autre devait être emprisonné pour avoir simplement été l'éditeur d'une publication. "Nous voulons juste avoir la liberté de lire", a déclaré Lek.

Wirapa a expliqué que les sept volontaires s'étaient réunis après avoir médiatisés leurs activités sur Facebook. Sentant la colère croissante parmi les gens de divers horizons qui ont rejoint les protestations, elle a averti que de tels mouvements pourraient croître aussi longtemps que les Thaïlandais ne jouiraient pas de la liberté de lire des publications critique envers la monarchie. "Si vous bloquez l'information, les choses vont entrer dans la clandestinité et créer un fossé encore plus large dans la société", a-t-elle prédit.

Photo ci-dessous: lors d'une récente manifestation, des Thaïlandais ont réclamés le droit à la liberté de parole

 

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