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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 10:01

 Lors d'une conférence de presse qui a eu lieu le mercredi 13 février 2013, les dirigeants de l'UDD ont discuté de la nécessité d'une amnistie pour les prisonniers politiques en Thaïlande. L'amnistie, qui concernerait les prisonniers politiques de toutes les couleurs, à l'exception des chefs de mouvements, est actuellement la principale priorité de l'UDD. L'organisation a soumis une proposition de projet de décret d'amnistie du gouvernement qui pourrait accorder une amnistie rapide à ceux qui souffrent en prison en raison de charges découlant du conflit politique actuel.

Jatuporn Prompan a affirmé: "Nos frères et sœurs sont emprisonnés dans la prison de Laksi depuis trop longtemps. Il ne faut pas être égoïste et prioriser notre propre succès sur leur libération. Les dirigeants ont expliqué que les élites puissantes en Thaïlande ne souhaitent pas de décret d'amnistie."

La dirigeante de l'UDD Tida Tawornseth a dit: "Une amnistie est impérative. Nous devons continuer ce combat jusqu'à ce qu'il y ait une véritable démocratie en Thaïlande. Nous avons également besoin de nous renforcer en tant que mouvement, car les élites ne veulent pas de nous."

Tida a décrit deux objectifs à court terme qui permettront de renforcer le mouvement pour la démocratie en Thaïlande. Tout d'abord, l'UDD accueillera plus d'écoles politiques dans tout le pays, pour diffuser le message et les objectifs des Chemises rouges. Deuxièmement, l'UDD formera 10.000 chemises rouges pour observer les élections à venir pour élire le gouverneur de Bangkok. Elle a expliqué que, pour cette élection, les élites vont utiliser tous les moyens disponibles pour se maintenir au pouvoir. Les Chemises rouges veilleront à ce que ces élections soient transparentes. Les dirigeants de l'UDD ont également appelé à l'unité des Chemises rouges face aux tentatives pour promouvoir la division au sein du mouvement.

 

Photo ci-dessous: Tida Tawornseth

 

Thida

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 03:37

Ratree Pipattanapaiboon avait été emprisonnée par les Cambodgiens lorsqu'elle avait suivie le fanatique chemise jaune Veera Somkwankid et le député du soi-disant parti démocrate Panich Vikitsreth alors qu'ils avaient violés la frontière cambodgienne dans le but de provoquer une guerre entre la Thaïlande et le Cambodge en décembre 2010.

Panich avait été libéré après quelques jours de détention alors que Veera avait été condamné à 8 ans de prison et Ratree à 6.

Yingluck Shinawatra, grâce aux relations de son frère avec le Premier ministre du Cambodge Hun Sen, a réussi à obtenir la libération de Ratree.

Il est dommage que ses relations ne soient pas suffisantes pour lui permettre d'obtenir aussi la libération des Chemises rouges emprisonnés.

Après sa libération,Top of Form 1

 Ratree Pipattanapaiboon a affirmée lors d'une réunion du Comité Sénatorial pour les Droit de l'Homme, qu'on lui avait ordonné lorsqu'elle était en prison, en la menaçant, de ne pas critiquer l'ancien gouvernement thaïlandais dirigé par Abhisit Vejjajiva.

Veera Somkwankid quant à lui, est toujours en prison au Cambodge.

Photo ci-dessous: Ratree Pipattanapaiboon (à gauche) reçue par Yingluck Shinawatra, Premier ministre de Thaïlande

 

Ratree.jpg

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 10:51

Traduction d'un article de Thai Political Prisoners

Lien de l'article:

http://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2013/02/11/a-walk-through-silence/

 

Nos lecteurs de Bangkok pourront se rendre à cette exposition d'art qui se tiendra à l'Institut Pridi Banomyong à Thonglor.

Afficher sa solidarité avec les condamnés pour lèse-majesté comme Somyot Prueksakasemsuk est une activité essentielle pour attirer l'attention nationale et internationale sur le sort de ces prisonniers politiques. Espérons que l'exposition va générer un intérêt médiatique considérable pour que le "silence" devienne assourdissant…

 

Walktothesilence.jpg

 

  

Note: l’exposition aura lieu du 21 au 27 février 2013.

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 17:25

Lien:

http://www.state.gov/r/pa/prs/dpb/2013/01/203538.htm

QUESTION: Avez-vous quelque chose à dire sur la question que j'ai posé lundi à propos du directeur de magazine qui a reçu une peine de prison de 10 ans? Il a été condamné pour avoir insulté la monarchie [de Thaïlande].

MS. NULAND: Oui, je crois. Nous sommes profondément préoccupés par la décision du tribunal pénal de condamner M. Prueksakasemsuk - Je suis désolée, je mutile son nom - à 10 ans de prison pour avoir violé l'article 112 du code pénal, et à une année supplémentaire pour une peine qui avait été précédemment suspendue. Évidemment, personne ne devrait être emprisonné pour avoir exprimé pacifiquement ses opinions. Nous exhortons les autorités thaïlandaises régulièrement, aussi bien en privé qu'en public, à faire en sorte que l'expression libre ne soit pas criminalisée et que la liberté d'expression soit protégée conformément aux obligations internationales de la Thaïlande.

 

DSC09951

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 13:00

La députée Kerry McCarthy, du parti travailliste britannique, a posée des questions sur Somyot au gouvernement du Royaume Uni

Un article d'Andrew Spooner

Lien en anglais:

http://asiaprovocateur.blogspot.co.uk/2013/01/uk-labour-partys-shadow-minister-raises.html

Kerry McCarthy, une députée du Royaume Uni, ministre des Affaires étrangères de l'ombre du Parti travailliste, a posé des questions au gouvernement britannique en ce qui concerne l'emprisonnement récent du journaliste et syndicaliste thaïlandais, Somyot Pruksakasemsuk.
Somyot, le rédacteur en chef du magazine "Voice of Taksin" a été condamné à une peine de prison de 10 ans par un tribunal de Bangkok la semaine dernière pour crime de "lèse-majesté", ou diffamation envers la monarchie, suite à deux articles parus dans sa publication. La condamnation, tout en étant extrêmement draconienne, était aussi controversée car les articles en question ne contiennent pas vraiment de références directes à la monarchie thaïlandaise, mais font des représentations allégoriques et de fiction dont le tribunal a ensuite déterminé comme étant de la diffamation.

Une campagne internationale, impliquant les syndicats et d'autres activistes pour la libération de Somyot est en train d'émerger. La Secrétaire général de la "Trade Union Congress" du Royaume-Uni, Frances O'Grady, a également soulevé ses préoccupations concernant la condamnation de Somyot.

Première question de Kerry McCarthy:

- Je demande au Secrétaire d'État des Affaires étrangères et du Commonwealth quel est sa réaction face à la condamnation de Somyot Prueksakasemsuk en Thaïlande en vertu de la loi de lèse-majesté de ce pays ainsi que de nous montrer les rapports qu'il a fait au gouvernement thaïlandais pour soutenir la promotion des droits de l'Homme dans ce pays.
Réponse du gouvernement du Royaume-Uni:
- Notre ambassade à Bangkok a suivi de près le cas de Somyot Prueksakasemsuk. Trois représentants de l'ambassade ont assisté au procès, le 23 Janvier, et l'ambassade nous a, par la suite, rapporté des détails sur les résultats. Après le verdict, l'Union Européenne a publié une déclaration exprimant sa profonde inquiétude face à la décision de condamner Somyot à une peine à 10 ans d'emprisonnement. Le communiqué de la Communauté Européenne a souligné que ce verdict portait gravement atteinte au droit à la liberté d'expression et à la liberté de la presse. Notre ambassadeur a également soulevé cette question avec les autorités thaïlandaises. Le Gouvernement met souvent en avant ses préoccupations en matière de droits de l'Homme avec la Thaïlande, à la fois au niveau ministériel et officiel. Par exemple, le ministre d'Etat, M. Browne, a posé des questions relatives aux droits de l'Homme quand il a rencontré le vice-Premier ministre Chalerm Yubamrung lors de sa visite en Thaïlande en Juillet 2012. Lors de cette discussion, ils ont eu un échange de vues sur la lèse-majesté.
Deuxième question de Kerry McCarthy:
- Je demande au Secrétaire d'Etat des Affaires Etrangères et aux Affaires du Commonwealth, conformément à la réponse du 21 mai 2012, ce qu'a fait la Thaïlande pour réformer la loi de la lèse-majesté.
Réponse du gouvernement du Royaume-Uni:
Le Gouvernement soulève souvent la question de la liberté d'expression et de la loi de lèse-majesté avec ses interlocuteurs thaïlandais, tant au niveau ministériel qu'officiel. Le ministre d'État, M. Browne, a soulevé le problème de la lèse-majesté parmi d'autres questions relatives aux droits de l'Homme quand il a rencontré le vice-Premier ministre Chalerm Yubamrung lors de sa visite en Thaïlande en juillet 2012.

Photo ci-dessous: la députée Kerry McCarthy pose des questions au parlement du Royaume Uni

 

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 19:27

Surachai Sa-Darn (Surachai Danwattananusorn), et Giles Ji Ungpakorn, une étrange relation

Quand Surachai a été arrêté, le 22 fevrier 2011, Giles a écrit un étrange article le condamnant et le traitant de bouffon. Surachai est maoïste et Giles est trotskyste. Est-ce la rivalité entre ces deux tendances du communisme qui aurait inspiré cet article... Lisez donc l’artcle de Giles Ji Ungpakorn écrit en Mars 2011 peu apres l’arrestation de Surachai :

L'étrange affaire de Surachai Sa-Darn

Lien de l'article de Giles Ji Ungpakorn: http://redthaisocialist.com/francais/120-letrange-affaire-de-surachai-sa-darn-.html


Surachai Sa-Darn est la dernière victime de la draconienne et ridicule loi de lèse-majesté thaïlandaise. Il ne devrait pas être en prison pour avoir exprimé son point de vue. De même que Da Torpedo ou Red Eagle ne devraient pas l'être et Jiranut, la webmaster de Prachatai, ne devrait pas être jugée pour ne pas avoir supprimé les commentaires d'autres personnes assez rapidement. Il y a des centaines de personnes qui sont en prison ou qui souffrent à cause de la loi de lèse-majesté en Thaïlande et il y a des centaines de Chemises rouges qui sont encore en prison pour avoir exigé la démocratie. En attendant, le Premier ministre thaïlandais, divers ministres du gouvernement et les généraux, qui ont tous ordonné le massacre de 90 chemises rouges pro-démocratique non armés, ne sont pas en prison.
Pourtant le cas de Surachai n'est pas simple. Il semble refuser la liberté sous caution afin de faire un point politique sur la lèse-majesté. Tout le pouvoir à lui. Pourtant, il n'a jamais fait partie de la campagne pour libérer Da Torpedo ou Red Eagle. Ce qui est scandaleux, cependant, c'est l'affirmation par Surachai et Jakrapop, les leaders autoproclamés du mouvement Siam Rouge, comme quoi les dirigeants de l'UDD "auraient conclu un marché" avec la junte pour échanger leurs 8 chefs emprisonnés contre Surachai. Malheureusement Jim Taylor, dans un article publié par New Mandala, semble croire à ces balivernes (http://asiapacific.anu.edu.au/newmandala/2011/02/25/where-to-now-for-the-udd/)

L'idée que ces 8 dirigeants de l'UDD, représentants d'un mouvement de masse qui se chiffre en millions, puissent être "échangé" contre Surachai qui dirige un mouvement de pas plus de quelques milliers de personnes, est ridicule. Mais c'est aussi plus que cela. C'est une désinformation empoisonnée et elle doit être condamnée.
Les dirigeants de l'UDD qui sont maintenant en liberté sous caution affirment qu'ils veulent que tous les prisonniers chemises rouges soient libérés. Ils n'ont pas tourné le dos aux autres détenus politiques. Il est clair qu'ils ont été libérés sous caution dans le but d'ouvrir la voie à des élections plus tard dans l'année. Ces élections seront "organisées" par le Parti Démocrate de diverses manières (voir mon article "Les étapes pour tricher aux élections": http://redthaisocialist.com/english-article/54-thai-political-crisis/79-thailand-steps-to-cheat-in-the-election.html ou les articles similaires du site "Political Prisoners in Thailand").
Malheureusement, Surachai est un charlatan. Il porte une casquette avec une étoile rouge pour lui donner une crédibilité révolutionnaire qui lui viendrait de ses jours passés dans le Parti Communiste. Il a accusé Tida, la dirigeante de l'UDD, de ne pas avoir été une vraie révolutionnaire, lorsqu'elle faisait partie du PCT (Parti Communiste de Thaïlande). En 2008, il a affirmé qu'il avait recruté des combattants pour une insurrection armée. Cette déclaration a maintenant été commodément oublié. Il a refusé de soutenir les manifestations de masse chemises rouges en mai 2010 et a ouvertement critiqué les protestations ainsi que les dirigeants de l'UDD dans la presse destinée au grand public au moment où les militaires tuaient des civils chemise rouge. Il a officiellement déclaré que les Chemises rouges ne devraient pas s'opposer à un futur coup d'Etat militaire. Dans une récente interview à la radio, en janvier 2011, il a expliqué "que le mouvement de masse ne pourrait jamais gagner et qu'il était nécessaire pour les Chemises rouges de faire alliance avec Taksin parce que ce dernier avait de l'argent et que les Chemises rouges ne pourrait pas gagner sans son argent. Il a poursuivi en déclarant que Taksin voulait une "révolution bourgeoise contre le féodalisme thaï", qui selon lui, s'apparenterait à la Révolution anglaise de 1640. Il a affirmé que "le peuple" et Siam Rouge, cependant, voulait une "révolution démocratique et libérale", qui selon lui, serait similaire à la Révolution française de 1789, car elle a abolie la monarchie!
Les dirigeants de l'UDD n'ont jamais prétendu être des révolutionnaires et qu'ils se gardent pour des raisons évidentes, d'appeler à une république. Nous ne devons pas oublier que la junte a tenté de justifier les assassinats de 2010 en prétendant que les Chemises rouges voulaient une république. Mais le fait que les dirigeants de l'UDD ne soient pas des révolutionnaires ne signifie pas qu'ils travaillent pour la junte ou le roi. Les révolutionnaires qui veulent mettre un terme à la dictature en Thaïlande ont besoin de travailler avec les réformateurs et surtout avec le mouvement de masse afin d'essayer de le pousser à des demandes plus radicales.
Aussi bien Surachai que Chupong (qui diffuse via les États-Unis) passent leur temps à répéter maintes et maintes fois que le roi est tout-puissant et il peut tout ordonner à l'armée et à la magistrature. Surachai soutient que la Thaïlande n'est pas une dictature militaire, mais qu'elle est gouvernée par le roi. Chupong vient de la tradition Prasert Sapsuntorn qui s'est séparée du PCT pour coopérer avec l'armée durant la guerre froide. Son groupe utilise des mots de gauche, mais a soutenu la monarchie et a contribué à briser des grèves auparavant. Ni Surachai ni Chupong ne critiquent l'armée de même qu'ils ne la voient pas comme une menace pour la démocratie. Tout ce qu'ils peuvent dire, c'est que l'on espère que le roi reviendra à "la raison" et accordera la démocratie aux Thaïlandais, comme la monarchie l'aurait fait au Bhoutan (!) Ils n'ont rien à dire au sujet de revendications concrètes sur lesquelles les Chemises rouges devraient se mobiliser afin de ne pas être piégé par la prochaine élection. Ces revendications comprennent une réforme en profondeur de l'armée et du pouvoir judiciaire, la libération de tous les prisonniers politiques, l'exigence que ceux qui ont ordonné les massacres soient punis et également la mise en place d'un État-providence qui assurera la justice sociale. En bref, Surachai et Chupong sont des charlatans qui jouent aux révolutionnaires. Mais, néanmoins, les charlatans ne devraient pas être emprisonnés.

 

Photo ci dessous: Surachai Sae Darn, une photo prise par l'auteur de ce blog

 

Surachai

 

Photo ci dessous: Giles Ji Ungpakorn

 

giles

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 09:23

Déclaration de l'Alliance Socialiste d'Australie

L'Alliance Socialiste d'Australie condamne dans les termes les plus forts la condamnation le 23 janvier 2013 de Somyot Pruksakasemsuk à un total de 11 ans de prison en vertu de la draconienne et anti-démocratique loi de "lèse-majesté" de Thaïlande (article 112 du Code pénal thaïlandais). Somyot et tous les prisonniers politiques de Thaïlande doivent être libérés immédiatement et sans condition.
Somyot a été déclaré "coupable" par la Cour pénale de Bangkok de deux chefs d'accusation de violation de la loi de lèse-majesté et d'une accusation de violation de la loi sur la presse. Il est en détention depuis avril 2011 suite à la publication de deux articles satiriques dans un magazine qu'il dirigeait, qui, selon les autorités thaïlandaises, auraient insultés la monarchie. Ce verdict constitue une violation des normes internationales des droits de l'homme, en particulier du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), que la Thaïlande a ratifié.
En Thaïlande, la loi de lèse-majesté interdit toute parole ou tout geste qui "diffame, insulte ou menace le roi, la reine, le prince héritier ou le régent". Cependant, plutôt que de protéger les sensibilités de la monarchie thaïe, la lèse-majesté est en réalité une arme brandie par l'Etat pour interdire toute critique de l'armée thaïlandaise et des élites, qui possèdent le véritable pouvoir derrière le trône. Elle est utilisée plus particulièrement contre les mouvements démocratiques de Thaïlande (les "chemises rouges") et leurs alliés.
Il y a une opposition croissante à la lèse-majesté en Thaïlande. Beaucoup avaient espéré que le gouvernement de Yingluck Shinawatra, élu en Juillet 2011 grâce au soutien de millions d'électeurs chemises rouges, serait sympathique aux demandes du mouvement démocratique de masse et réduirait l'influence de l'armée thaïlandaise. Cependant, il a refusé d'envisager l'abolition ou la réforme de la loi et l'utilisation de la lèse-majesté a augmentée. Les prisonniers politiques pour lèse-majesté comme Somyot, Surachai Darnwatanatrakun et Daranee Charnchoengsilpakul (Da Torpedo) continuent de croupir en prison.
Les prisonniers chemises rouges qui n'ont pas été accusés de lèse-majesté, mais simplement mis en prison pour avoir participé à des manifestations de rue avant l'élection de Yingluck, sont toujours détenus. Quant à la punition des responsables politiques et des chefs militaires qui ont ordonné le massacre de sang-froid des manifestants non armés en 2010, aucun progrès significatif n'a été fait. Depuis son élection, Yingluck a été vu posant amicalement avec le chef de l'armée, le général Prayut, qui a ordonné aux troupes de massacrer les manifestants.
L'Alliance Socialiste d'Australie exprime sa solidarité avec les mouvements populaires de Thaïlande et demande:
- la libération de Somyot Pruksakasemsuk et de tous les prisonniers politiques en Thaïlande!
- l'abolition de l'anti-démocratique loi de lèse-majesté!
- La démocratie pour la Thaïlande!

 

Somyot8

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 11:32

« Lèse-majesté » : dix ans de prison pour Somyot Pruksakasemsuk, journaliste thaïlandais

Lien de l'article: http://www.lemonde.fr/international/article/2013/01/25/lese-majeste-dix-ans-de-prison-pour-un-journaliste-thailandais_1822486_3210.html

Un lourd verdict condamnant un Thaïlandais pour crime de « lèse-majesté » vient de provoquer une réaction indignée au niveau international : Somyot Pruksakasemsuk, 51 ans, journaliste et ancien leader syndical, a été condamné, mercredi 23 janvier, à dix ans de prison pour avoir « insulté » Bhumibol Adulyadej, monarque constitutionnel de Thaïlande. La cour pénale de Bangkok a ajouté un an à ce verdict dans le cadre d’une autre affaire où le prévenu était accusé de « diffamation » envers un général impliqué dans le dernier coup d’Etat militaire de 2006.

L’accusation de lèse-majesté porte sur deux articles jugés « insultants » à l’égard de Sa Majesté, qui avaient été publiés en 2009 dans un magazine dont l’accusé était à l’époque le rédacteur en chef.

Ce dernier n’a pourtant pas insulté le souverain, les deux articles en question ayant été écrits par un certain Jakrapob Penkair, porte-parole d’un précédent gouvernement. Mais la cour a jugé que Somyot était coupable en tant que responsable de la publication. Les deux articles incriminés ne contenaient pas non plus des passages manquant de respect au monarque mais la cour a estimé qu’ils représentaient symboliquement une attaque envers celui-ci.

Le premier article raconte l’histoire romancée d’un souverain qui élimine son prédécesseur de manière violente pour s’emparer du pouvoir : la cour a jugé que l’actuel roi était visé. Le second raconte les tribulations d’un fantôme qui hante la Thaïlande et fomente des conspirations tout en se préparant à massacrer ses opposants : la cour a jugé que l’auteur comparait le fantôme au roi...

L’UNION EUROPÉENNE « TRÈS PRÉOCCUPÉE »

Ce verdict particulièrement sévère a provoqué une indignation internationale plus ferme que pour les précédentes condamnations s’appuyant sur le fameux article 112 du code pénal thaïlandais. Ce dernier prévoit des peines de trois à quinze ans de prison pour quiconque « diffame, insulte ou menace le roi, la reine, leurs héritiers ou le régent ».

La délégation de l’Union européenne à Bangkok a publié un communiqué dans lequel elle se dit « très préoccupée » par la punition infligée à Somyot Pruksakasemsuk et estime que « le verdict ébranle sérieusement le droit à la liberté d’expression et à la liberté de la presse ».

Tel est bien le problème : le nombre de condamnations prononcées se référant à l’article 112 a décuplé depuis 2005. Les jugements pour lèse-majesté sont aujourd’hui plus nombreux qu’à l’époque où la Thaïlande était une monarchie absolue, jusqu’en 1932. Les cercles d’intellectuels de Bangkok, journalistes, avocats, juristes, militants des droits de l’homme prônant une révision de cet article, ne cessent d’affirmer que cette disposition juridique n’est qu’un instrument servant à régler des comptes politiques.

INFLUENCE DE L’ARMÉE

L’ironie de l’histoire réside aujourd’hui en ce que Somyot est un partisan de l’ancien premier ministre Thaksin Shinawatra, renversé par le coup d’Etat militaire de 2006 et dont la sœur est le chef du gouvernement depuis l’automne 2011... Mais cette dernière – comme la plupart des députés de son parti à l’Assemblée nationale – n’ose pas se prononcer en faveur d’une révision de cette loi liberticide, car la victoire de sa formation aux élections a été la résultante d’un soutien des partisans de son frère, qui fut la bête noire des militaires et de la royauté. L’actuelle chef du gouvernement veut éviter tout soupçon de collusion avec de soi-disant « diffamateurs », la question monarchique étant ultrasensible dans le royaume. Les cercles monarchiques et militaires continuent en effet d’exercer une influence décisive dans les affaires du royaume.

En l’absence de toute révision constitutionnelle, les tribunaux peuvent continuer à condamner à tour de bras : le 25 décembre 2012, Katha Parariyapong, un agent de change de Bangkok, a écopé d’un verdict de quatre ans de prison pour avoir colporté des rumeurs sur Internet à propos de la santé du roi Bhumibol, âgé de 85 ans.

Le 17 janvier, le militant politique Yossawaris Chuklom a été condamné à deux ans de prison pour avoir placé ses mains devant sa bouche lors d’un meeting il y a deux ans, signifiant par là que sa parole était muselée. La cour a jugé que ce geste visait le roi.

Bruno Philip - Bangkok Correspondant

 

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 09:38

IndustriALL conteste la condamnation de Somyot en Thaïlande

Lien: http://www.industriall-union.org/fr/industriall-conteste-la-condamnation-de-somyot-en-thailande

IndustriALL Global Union conteste la condamnation en cour d’assise de Somyot Prueksakasemsuk à 11 ans de prison, le 23 janvier 2013, pour crime de ‘lèse-majesté’ aux termes de l’article 112 du Code pénal.

Par une attaque cinglante contre les droits de la personne et la liberté d’expression, une cour d’assise thaïlandaise a trouvé Somyot Prueksakasemsuk, syndicaliste, militant de la cause sociale et journaliste en Thaïlande, coupable de crime de ‘lèse-majesté’ pour la publication de deux articles critiquant la monarchie dans son magazine ‘Voice of Takshin’. Sa condamnation à 11 ans de prison se répartit en cinq ans pour chaque article et l’annulation d’une peine d’un an de prison infligée il y a trois ans.

Somyot a été arrêté en avril 2011 et a subi une détention prolongée dans l’attente du procès du fait que sa demande de mise en liberté sous caution a été refusé 12 fois par les tribunaux. Il a été présenté plusieurs fois au tribunal, entravé par des chaînes, comme s’il était un redoutable criminel. Des syndicalistes, des défenseurs des droits de la personne et de la société civile du monde entier, notamment l’Union européenne, le Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme et Amnesty International ont contesté la condamnation qui punit sévèrement Somyot.

Il est important de noter qu’il a été arrêté un an après la publication de ces deux articles. Mais il est encore plus important de noter que cinq jours après avoir lancé une pétition demandant la révision de l’article 112, il a été arrêté aux termes de la même loi. L’article 112 du Code pénal établit que, “la personne qui diffame, insulte ou menace le roi, la reine, le dauphin ou le régent, sera condamnée à une peine de trois à quinze ans d’emprisonnement”.

Les défenseurs des droits de la personne en Thaïlande croient que le gouvernement s’est servi de l’article 112 de la loi sur le crime de ‘lèse-majesté’ pour réduire au silence ses critiques, et demandent sa suspension immédiate et la révision de la ‘loi sur le crime de lèse-majesté’.

"IndustriALL se joint à l’Union européenne et au Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme pour protester en faveur de la levée d’écrou de Somyot, sur la base de la Charte des Nations unies des droits de l’homme et de la liberté d’expression", a déclaré Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL.

 

Somyot Pechabun

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 10:18

Le 29 janvier 2013, environ 5000 Chemises rouges ont manifestés pour la libération des prisonniers politiques

Les membres du groupe "29 Janvier pour la Libération des Prisonniers Politiques", un groupe dirigé par le professeur Suda Rankupan de l'Université de Chulalongkorn, se sont réunis en fin de matinée pour exhorter le gouvernement à envisager la proposition d'amnistie du groupe Nitirat.

Le Vice-Premier ministre Chalerm Yubamrung s'est adressé aux manifestants qui s'étaient rassemblés sur la Place royale hier pour demander au gouvernement l'amnistie des prisonniers politiques. Il a déclaré que le gouvernement allait tout faire pour obtenir une amnistie des détenus politiques.
Thawat Boonfueng, le secrétaire général adjoint du Premier ministre, s'est rendu à la manifestation pour parler au groupe à 18 heures 30.
Thawat a expliqué que le Premier ministre Yingluck Shinawatra avait décidé de transmettre la proposition Nitirat au Conseil d'État pour examen..
"Nous vous demandons de comprendre que le Conseil d'Etat va prendre un certain temps pour mettre au point le projet de loi. Cela ne peut pas être fait en 24 heures", a-t-il déclaré.
"Je crois que le premier ministre va pousser pour sa mise en œuvre dès que possible. Elle n'abandonne pas ceux qui sont en prison."

Mme Suda a déclaré que le groupe a décidé de donner du temps au gouvernement.
Les manifestants se sont ensuite dispersés vers les 20 heures.

Ci-dessous quelques photos de la manifestation:

 

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