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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 05:39

A toute la communauté internationale: Nous appelons à des actions de protestation internationales pour demander la libération de Somyot et de tous les prisonniers politiques en Thaïlande. Nous nous opposons aux peines et jugements politiques!

Nous appelons la communauté internationale à organiser des manifestations et à soumettre notre lettre de protestation aux ambassades de Thaïlande dans les prochaines semaines.

Le 25 janvier 2013, une manifestation organisée par les groupes coréens soutenus par 18 organisations a eu lieu.

Les Chemises rouges des USA ont aussi manifesté.

En Thaïlande, de nombreuses protestations, organisées par des étudiants et amis des prisonniers politiques, ont suivies l'annonce du verdict de Somyot.

Une autre manifestation aura lieu le 29 janvier pour la libération de Somyot et de tous les prisonniers politiques.

Nous demandons des actions de solidarité internationale pour accroître la pression auprès des autorités thaïlandaises.

En Thaïlande, un appel à manifester le 29 janvier 2013, pour la libération des prisonniers politiques thaïlandais, a été lancé par des groupes activistes chemises rouges pro-démocratie dont Street Justice de Suda Rangkupan et le Groupe du 24 Juin pour la Démocratie de Suwanna Tallek.
https://www.facebook.com/photo.php?v=3646431538987

Nous croyons que l'emprisonnement continu de détenus politiques est un acte de crime d'État, de sanction politique et de guerre contre la démocratie et la justice en Thaïlande.
Nous appelons à:
1. la libération de Somyot
2. la libération de tous les prisonniers politiques
3. l'abolition de la loi de lèse-majesté


Dans les 2 derniers mois, un grand nombre de gens ont été condamnés par la loi de lèse-majesté.
Somyot a été condamné à la peine la plus sévère.
Ce verdict démontre une intention de détruire la démocratie et la justice en Thaïlande. La condamnation de Somyot montre au mouvement pour la démocratie et aux masses qu'ils ne peuvent pas exprimer leur révolte et leur mécontentement.

Somyot militait pour l'abolition de la loi de lèse-majesté avant son arrestation. Nous croyons que c'est la vraie raison pour laquelle il a été condamné à une lourde peine.
C'est une répression politique et la condamnation de la démocratie et de la justice en Thaïlande.
Montrons notre solidarité internationale et agissons!

Libérez Somyot! Libérer tous les prisonniers politiques! Abolissez la draconienne loi de lèse-majesté thaïlandaise!

Lien de l'appel en anglais:

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=525146760850501&set=a.121748971190284.14517.120794617952386&type=1&theater

 

Somyot8bis

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 15:37

Un article de Pascal Engelmajer

Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault se rendra en Thaïlande les 4 et 5 février pour rencontrer son homologue Yingluck Shinawatra.
Les deux Premiers ministres se rencontreront le 5 février pour discuter commerce, investissement et bien entendu de coopération dans divers domaines. Dans ce genre d'échanges, malheureusement, les droits de l'homme sont de peu d'importance.

La visite de Jean-Marc Ayrault intervient après celle de Yingluck Shinawatra à Paris en juillet dernier. À cette occasion elle a été interviewée par le Figaro :

- LE FIGARO - En Thaïlande, la loi sur le crime de lèse-majesté est l'une des plus répressives au monde : 33 inculpés en 2005, plus de 400 en 2011. Faut-il l'amender ?
- YINGLUCK SHINAWATRA - Le problème n'est pas la loi, mais son utilisation abusive. Nous devons veiller à ce qu'elle ne serve plus à des fins politiques.


Une réponse qui n'en est pas une. La passivité du Premier ministre thaïlandais, dès lors l'on touche à la royauté ou plutôt à ceux qui agissent en son nom, étant de rigueur.
Au cours d'un entretien du Premier ministre thaïlandais avec François Hollande, ce dernier a salué les engagements de Yingluck Shinawatra en faveur de la démocratie et des libertés. Ni le Chef de l'État, ni son Premier ministre n'ont cru bon d'évoquer la situation insupportable des prisonniers politiques en Thaïlande.

Que compte faire Jean-Marc Ayrault, le défenseur des droits de l'homme, pour défendre les victimes avérées de la violation du droit fondamental de la liberté d'expression en Thaïlande et en particulier Somyot Prueksakasemsuk?

Le Premier ministre français rencontrera également la communauté française de Thaïlande dans la journée du 5 février. Il faut espérer que certains auront le courage de lui rappeler ce point.
Dans un texte publié à l'occasion de la mort de Raymond Aubrac, Jean-Marc Ayrault écrivait :

" La Résistance est un état d’esprit, un ensemble de valeurs. Soyons dignes aujourd’hui de cet engagement, dignes de celles et ceux qui se sont battus, ont donné leur vie pour l’honneur de leur pays et porter haut les valeurs universelles des droits de l’homme. "
Que le représentant de la France se montre digne aujourd'hui de ses paroles, digne de celles et ceux qui se battent pour l’honneur de leur pays et portent haut les valeurs universelles des droits de l’homme, de ceux qui croupissent dans les cachots d'une Thaïlande féodale.

Le Premier ministre français devrait aussi se rendre à l’Université Thammassat, lieu du massacre des étudiants de gauche le 6 octobre 1976, qui compte de nombreux enseignants et étudiants francophones. Rencontrera-t-il quelques-uns des sept universitaires de Thammassat du groupe Nitirat qui ont commencé fin janvier 2012 à collecter des signatures afin de déposer une demande d’assouplissement de la législation protégeant la monarchie ? Rencontrera-t-il des intellectuels comme l’historien Somsak Jeamteerasakul qui s’est vu menacé pour avoir proposé lors d’une conférence en décembre 2010 une évolution du rôle de la monarchie?

Si Jean-Marc Ayrault veut assumer l'image de défenseur des libertés qu'il revendique, alors il ne manquera pas de rappeler la position de l'Union Européenne et de dire que la loi thaïlandaise actuelle porte atteinte au droit à la liberté d’expression reconnue par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, que la Thaïlande a pourtant ratifié en 1996.

Photo ci-dessous : Jean-Marc Ayrault et Yingluck Shinawatra à Paris en juillet 2012

 

 12135021 visite officielle de mme yingluck shinawatra pm du

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 14:39

DECLARATION DE L'UNION EUROPÉENNE Sur la condamnation de M. SOMYOT PRUKSAKASEMSUK

Bangkok, 23 Janvier 2013 - La Délégation de l'Union Européenne a fait la déclaration suivante en accord avec ses chefs de mission en Thaïlande: La délégation de l'UE en Thaïlande est profondément préoccupée par la décision du tribunal de condamner M. Somyot Pruksakasemsuk à 10 ans de prison pour avoir violé l'article 112 du Code pénal. Le verdict porte gravement atteinte au droit à la liberté d'expression et à la liberté de la presse. Dans le même temps, elle affecte l'image de la Thaïlande en tant que société libre et démocratique. L'UE demande instamment aux autorités thaïlandaises de veiller à ce que toutes les limitations des droits fondamentaux soient appliquées d'une manière proportionnelle compatible avec le respect des droits humains universels.

Liens:

https://www.facebook.com/EUinThailand#!/photo.php?fbid=453239651397788&set=a.160589827329440.42007.160579703997119&type=1&theater

http://www.facebook.com/pages/Free-Somyot/122999694453000?ref=tn_tnmn#!/notes/free-somyot/declaration-de-lunion-europ%C3%A9enne-sur-la-condamnation-de-m-somyot-pruksakasemsuk/408443359241964

 

Somyot6

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 11:57

Déclaration de Free Somyot

Lien :

http://www.facebook.com/notes/free-somyot/r%C3%A9probation-internationale-de-la-condamnation-du-militant-somyot-prueksakasemsuk/408395705913396

 

Le Réseau des familles victimes du 112, la Clean Clothes Campaign, la Campagne Free Somyot et la Thai Labour Campaign déplorent vivement la condamnation du défenseur des droits humains et rédacteur de magazine, Somyot Prueksakasemsuk. Le 23 janvier 2013, la Cour pénale de Bangkok l'a déclaré coupable des 2 chefs d'accusation violant l'article 112 du Code pénal (la loi de lèse-majesté) et l'a condamné à 11 ans de prison.

Somyot est un prisonnier d'opinion. Il a été condamné uniquement pour avoir exercé son droit à la liberté d'expression et d'opinion. Il est emprisonné depuis avril 2011 pour la publication de deux articles jugés insultants envers la monarchie. Le verdict d'aujourd'hui est un coup sérieux à la primauté du droit en Thaïlande et contribuera davantage à la culture de la censure qui est confirmé par l'utilisation de la loi de lèse-majesté.

Ce verdict constitue une violation du droit international envers les droits de l'homme, notamment du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), que la Thaïlande a ratifié. À l'heure actuelle, la Thaïlande cherche à obtenir un siège non permanent au Conseil de sécurité des Nations unies, où sa contribution "au maintien de la paix et la sécurité internationales et aux autres fins de l'Organisation," (article 23.1 des critères d'adhésion de la CSNU), y compris "le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales" (article 1.3 de la Charte des Nations Unies) seront examinés.

Si la Thaïlande souhaite être en conformité avec ses obligations internationales, qui sont de respecter et de protéger les droits fondamentaux, le verdict injuste contre Somyot devrait être rapidement annulé en appel. En outre, alors que l'appel est envisagé, son droit constitutionnel à la liberté provisoire sous caution devrait être maintenu afin qu'il puisse retrouver sa famille, mieux faire face à ses problèmes de santé, et préparer convenablement sa défense.

Un prisonnier politique est un détenu de trop. Nous appelons la Thaïlande à libérer Somyot ainsi que toutes les autres personnes détenues pour des motifs politiques et mettre fin à toutes formes de harcèlement à leur encontre.

La loi de lèse-majesté de Thaïlande interdit toute parole ou tout geste qui "diffame, insulte ou menace le Roi, la Reine, l'Héritier présomptif, ou le Régent".
Cette loi place le pays en violation de ses obligations juridiques internationales qui sont de respecter les normes internationales de la liberté d'expression.

 

Somyot7

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 13:48

Un article de 20minutes.fr (lien: http://www.20minutes.fr/ledirect/1085535/thailande-11-ans-prison-militant-accuse-lese-majeste)

Thaïlande: 11 ans de prison pour un militant accusé de lèse-majesté

23.01.13 

Un journaliste et militant proche du mouvement thaïlandais des «chemises rouges», accusé d'avoir insulté la famille royale, a été condamné mercredi à Bangkok à 11 ans de prison, une condamnation dénoncée par l'Union européenne, alors que la loi réprimant le crime de lèse-majesté est de plus en plus contestée dans le pays.

«Le verdict sape gravement le droit à la liberté d'expression et la liberté de la presse. En même temps, cela affecte l'image de la Thaïlande en tant que société libre et démocratique», a précisé l'UE, se disant «très inquiète» de cette décision. «L'UE appelle les autorités thaïlandaises à s'assurer que toute limitation des droits fondamentaux est appliquée de manière proportionnelle en accord avec les droits de l'Homme universels».

Somyot Prueaksakasemsuk, arrêté en avril 2011, a été reconnu coupable de lèse-majesté après la publication de deux articles en février et mars 2010 dans le magazine «Voice of Thaksin», dont il était rédacteur en chef. Il a écopé de cinq ans de prison par article. Le tribunal l'a en plus condamné à purger une précédente peine d'un an de prison avec sursis pour diffamation. «Nous allons faire appel», a indiqué son avocat Karom Polpornklang. «Je peux confirmer qu'il n'avait pas l'intention de violer l'article 112 (qui réprime le lèse-majesté, ndlr). Il faisait son travail de journaliste», a-t-il ajouté.

Statut de demi-dieu pour le roi

Le roi Bhumibol, âgé de 85 ans, jouit auprès de certains de ses sujets d'un statut de demi-dieu. Et si la famille royale n'a aucun rôle politique officiel, elle est protégée par l'une des lois les plus sévères du monde. La justice a multiplié ces dernières années les lourdes peines et les arrestations pour des propos jugés insultants à son endroit.

De nombreux intellectuels et organisations jugent que beaucoup de ces dossiers sont politiques, relevant qu'un grand nombre d'accusés, comme Somyot, ont des liens avec le mouvement des «rouges», proche de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra. Thaksin, renversé par un coup d'Etat militaire en 2006, est considéré comme une menace pour la monarchie par les élites de Bangkok. Ses partisans avaient bloqué Bangkok pendant deux mois en 2010, lors de la plus violente crise politique qu'ait connue la Thaïlande moderne (90 morts, 1.900 blessés).

Le débat autour de la loi de lèse-majesté s'était enflammé l'an dernier après la mort en prison d'un grand-père condamné à 20 ans pour quatre sms jugés insultants envers la monarchie. Un dossier devenu un symbole de la lutte pour la liberté d'expression.

 

Liberez Somyot2

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 12:26

Une déclaration de "Free Somyot"

Lien:

http://www.facebook.com/pages/Free-Somyot/122999694453000?sk=notes#!/notes/free-somyot/381-organisations-et-individus-%C3%A0-travers-le-monde-appellent-%C3%A0-la-lib%C3%A9ration-de-s/407336179352682

Chers camarades, amis et tous les citoyens du monde concernés, nos remerciements les plus sincères à tous de votre solidarité pour appeler à la liberté de Somyot. La lettre a été présentée le 17 janvier 2013 au Premier Ministre de Thaïlande et à d'autres responsables thaïlandais. "Thai Labour Campaign" avait rédigé à la lettre au nom de la Campagne Free Somyot. 381 organisations et individus à travers le monde (des droits de l'homme, des droits du travail, des médias, de protection des droits individuels et des organisations communautaires) à l'intérieur et à l'extérieur en Thaïlande ont approuvé la lettre adressée à Yingluck Shinawatra, Premier ministre de Thaïlande.

Voici la lettre:

Lettre ouverte à:
S.E. Yingluck Shinawatra
Premier ministre
Bureau du premier ministre
Government House
Thanon Phitsanulok, Dusit
Bangkok 10300, Thaïlande
Janvier XX, 2013
Objet: Harcèlement judiciaire contre le défenseur thaïlandais des droits humains et rédacteur en chef Somyot Prueksakasemsuk
Votre Excellence,
Nous, soussignés les individus et les organisations de la société civile en Thaïlande et dans le monde, vous écrivons à nouveau pour exhorter la Thaïlande à respecter les normes internationales des droits humains et de protéger la liberté d'expression en mettant fin au harcèlement judiciaire contre Somyot Prueksakasemsuk et en le libérant inconditionnellement en première instance. Père de deux enfants, Somyot est en détention provisoire depuis 21 mois consécutifs, accusé de lèse-majesté pour avoir publié deux articles politiques satiriques dans un magazine qu'il dirigeait.
Le Groupe de Travail des Nations-Unies sur la détention arbitraire considère que la détention Somyot est arbitraire et viole le droit international, et a appelé à sa libération. Des universitaires, des militants thaïlandais, les familles des personnes touchées par la loi de lèse-majesté et les collègues de Somyot, ont demandé à plusieurs reprises la libération de Somyot. Nous tenons aussi à souligner que son droit à la liberté sous caution a été refusé constamment 12 fois à ce jour. C'est incompatible avec le principe de la présomption d'innocence. Le Gouvernement Royal thaïlandais doit respecter les dispositions constitutionnelles donnant droit à la libération sous caution, conformément aux normes internationales d'équité des procès.
L'opposition intérieure à l'abus de la loi de lèse-majesté grandit de jour en jour et le traitement de Somyot est un test décisif crucial du Gouvernement Royal thaïlandais sur son engagement de participant à la règle du droit et aux principes démocratiques.
Le verdict du procès de Somyot devrait être rendu par la Cour pénale le 23 Janvier 2013. Nous pensons qu'il n'aurait pas dû avoir été accusé en premier lieu. Somyot a droit à la liberté d'expression quel que soit son opinion politique. Ce droit est protégé par la Constitution et par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), que la Thaïlande a signé. Que les deux articles qui ont conduit aux accusations portées contre Somyot constituent une infraction criminelle est également très discutable. Plutôt que de faire une chasse aux sorcières contre les opposants politiques, il faudrait assurer un espace libre et ouvert aux discussions politiques et aux autres questions d'intérêt public. Cela réduirait la tension sociale et contribuerait à la réconciliation nationale.
La criminalisation de la parole politique et la persécution d'un éditeur qui n'est même pas l'auteur des articles incriminés, ne reflète pas l'engagement pour les droits humains que la Thaïlande a souvent professé devant la scène internationale, en particulier en tant que pays qui envisage de demander un siège au Conseil de sécurité de l'ONU et qui est membre du Conseil des Droits de l'Homme. Auparavant, la Thaïlande, qui prétend être une démocratie, était considérée comme l'un des pays les plus progressistes au sein de l'ASEAN, mais l'abus de législations restrictives en vue de criminaliser des citoyens comme Somyot a miné depuis sa crédibilité et ses efforts pour se distinguer des régimes autoritaires de la région.
Nous gardons l'espoir que le Gouvernement Royal thaïlandais attache toujours de l'importance aux droits de l'homme et va mettre un terme aux actions injustes contre ses citoyens. Par conséquent, nous demandons respectueusement à votre administration et à tous les organismes du gouvernement de prendre toutes les mesures appropriées pour veiller à ce que la détention arbitraire de Somyot prenne fin immédiatement et qu'il soit en mesure d'exercer pacifiquement ses droits fondamentaux, sans représailles de toute nature, y compris au niveau judiciaire.
Nous vous remercions de votre considération sérieuse vis-à-vis de nos préoccupations et recommandations. Nous attendons avec impatience votre réponse et vos actions en faveur de la liberté d'expression.
Bien à vous,
XXXX (votre signature)

 

Pour l'envoyer sous votre nom voici l'adresse:

H.E. Yingluck Shinnawatra

Prime Minister

Office of the Prime Minister

Government House

Thanon Phitsanulok, Dusit

Bangkok 10300, Thailand

Liste de quelques-unes des organisations et individus ayant envoyés la lettre:

1. โครงการรณรงค์เพื่อแรงงานไทย Thai Labour Campaign (TLC), Thailand

2. สหพันธ์แรงงานอุตสาหกรรมสิ่งทอ ตัดเย็บเสื้อผ้าและผลิตภัณฑ์เครื่องหนังแห่งประเทศไทย Textile, Garment and Leather Workers' Federation of Thailand (TWF)

3. สหภาพแรงงานกิจการปั่นทอพิพัฒน์สัมพันธ์ Pipat Samphan Workers Union, Thailand

4. องค์การแรงงานเพื่อประชาธิปไตย Workers’ Organization for Democracy

5. นายบรรจง บุญรัตน์ ประธานสภาองค์การลูกจ้างสภาศูนย์กลางแรงงานแห่งประเทศไทย

6. กลุ่มออมทรัพย์พัฒนาชุมชนคนงาน (Workers’ Community Development Saving Group, Thailand)

7 กลุ่มสหภาพแรงงานเคมีภัณฑ์ (Chemical Products Union Group, Thailand)

8 สหภาพแรงงานทิมเครื่องหนัง (Tim’s Leather Labour Union, Thailand)

9 สหภาพแรงงานประชาธิปไตย (Democracy Workers Union, Thailand)

10สหภาพแรงงานเหล็กและโลหะ (Steel and Metal Labour Union, Thailand)

11. สหภาพแรงงาน เอม เอส พี (M.S.P. Labour Union, Thailand)

12. กลุ่มคนงานสตรีสู่เสรีภาพ (Women Workers for Liberation Group, Thailand)

13. กลุ่มออมทรัพย์ชุมชนคนงานกิ่งแก้ว (King Kaewg Workers’ Community Development Saving Group, Thailand)

14. กลุ่มออมทรัพย์ชุมชนคนงานคู่สร้าง (Ku Sang Workers’ Community Development Saving Group, Thailand)

15. สหภาพแรงงานอุตสาหกรรมตัดเย็บเสื้อผ้า (Garment Industry Labour Union, Thailand)

16. สหภาพแรงงานมอลลิเก้เฮลท์แคร์ (Molnlycke Health Care Labour Union, Thailand)

17. กลุ่มสมานฉันท์แรงงาน ประเทศเกาหลีใต้ Workers Solidarity All Together (South Korea)

18. องค์กรเลี้ยวซ้าย ประเทศไทย (Turnleft Organization, Thailand)

19. ศูนย์ทรัพยากรแรงงาน Sedane ประเทศอินโดนีเซีย Sedane Labour Resource Center( LIPS)

20. กลุ่มเพื่อนหญิง ประเทศมาเลเซีย Friends of Women (PSWS)

21. เครือข่ายประชาชนผู้ถูกกดขี่ ประเทศมาเลเซีย Oppressed People Network / Jaringan Rakyat Tertindas (JERIT)

22. พรรคสังคมนิยมแห่งมาเลเซีย Socialist Party of Malaysia (PSM: Parti Sosialis Malaysia)

23. เครือข่ายปฏิบัติการชุมชน ประเทศมาเลเซีย Community Action Network (CAN)

24. กลุ่มชาวมาเลเซียสนับสนุนประชาธิปไตยในประเทศไทย Malaysia Support Group for Democracy in Thailand

25. กลุ่มพันธมิตรรณรงค์ฐานค่าจ้างแห่งเอเชีย สำนักงานประจำภูมิภาคเอเชียตะวันออกเฉียงใต้ ประเทศมาเลเซีย Asia Floor Wage Alliance-SEA office

26. องค์การรณรงค์เพื่อเสื้อผ้าสะอาด Clean Cloths Campaign (CCC)

27. โครงการรณรงค์ปล่อยตัวสมยศ Free Somyot Campaign

28. องค์กรสังคมเพื่อแรงงานและการพัฒนา ประเทศอินเดีย Society for Labour and Development (SLD) ,India

29. สหภาพแรงงานตัดเย็บเสื้อผ้า ประเทศอินเดีย Garment and Allied Workers Union (GAWU) ,India

30. องค์กรสมานฉันท์ประชาชน ประเทศฝรั่งเศส Peuples Solidaires, France

31. Law life, Bangladesh

32. The Resilience Space, United Kingdom

33. Just Solutions Network, United Kingdom

34. กลุ่มพันธมิตรชาวไทยเพื่อสิทธิมนุษยชน ประเทศสหรัฐอเมริกา The Thai Alliance for Human Rights, USA

35. สำนักงานแรงงานระหว่างประเทศ ประเทศญี่ปุ่น Labornet Japan International Division, Japan

36. เครือข่ายพุทธศาสนิกชนระหว่างประเทศ International Network of Engaged Buddhists (INEB)

37. โครงการปฏิบัติการเพื่อประชาธิปไตยในประเทศไทย Action for People's Democracy in Thailand (ACT4DEM)

38. เครือข่ายญาติและผู้ประสบภัยจากมาตรา 112 The Network of Family Member and People Affected by the Article 112., Thailand

39. สมาพันธ์สหภาพแรงงานแห่งประเทศอินโดนีเชีย Confederation of Congress of Indonesian Unions Alliance (KASBI), Indonesia

40. องค์กรประชาชนชาวกัมพูชาสนับสนุนและปกป้องสิทธิมนุษยชน ประเทศกัมพูชา Cambodian League for the Promotion & Defense of Human Rights (LICADHO), Cambodia

41. สมาคมประชาธิปไตยเสรีของเศรษฐกิจไม่เป็นทางการ ประเทศกัมพูชา Independent Democracy of Informal Economy Association (IDEA), Cambodia

42. องค์กรสมานฉันท์ไร้พรมแดนแห่งยุโรป ประเทศฝรั่งเศส Europe solidaire sans frontières (ESSF), France

43. สหภาพแรงงานเฟิร์ส ประเทศนิวซีแลนด์ FIRST Union, New Zealand.

44. พรรคแรงงานอะวามี ประเทศปากีสถาน Awami Workers Party, Pakistan

45. ศูนย์ศึกษาแรงงานและสังคม ประเทศเนปาล Center for Labour and Social Studies CLASS-Nepal

46. เครือข่ายปฏิบัติการชาวมุสลิมในเอเชีย ประเทศอินโดนีเซีย Asian Muslim Action Network (AMAN), Indonesia

47. Yayasan Transformasi Lepra Indonesia

48. Yamakindo, Indonesia

49. แนวร่วมองค์กรพัฒนาเอกชนเพื่อส่งเสริมสิทธิมนุษยชนสากล แห่งอินโดนีเซีย Indonesia's NGO Coalition for International Human Rights Advocacy (HRWG)

50. Persatuan Kesedaran Komuniti Selangor (EMPOWER), Malaysia

51. คณะกรรมการเวียดนามเพื่อสิทธิมนุษยชน Vietnam Committee for Human Rights

52. องค์กรปฏิบัติการเพื่อประชาธิปไตย ประเทศเวียดนาม Quê Me: Action for Democracy in Vietnam

53. องค์กรตรวจสอบโลกาภิวัตน์ ฮ่องกง Globalisation Monitor, Hong Kong

54. เครือข่ายแรงงานจีน, ฮ่องกง China Labour Net, Hong Kong

55. เครือข่ายแรงงานออสเตรเลียและเอเชีย ประเทศออสเตรเลีย Australia Asia Worker Links (AAWL), Australia

56. กลุ่มแนวหน้าประชาชนต่อสู้ ประเทศอินโดนีเซีย People Struggle Front (FPR) Indonesia

57. สหพันธ์แรงงานชาวอินโดนีเซีย Indonesian Workers Union Federation (FSBI) , Indonesia

58. สหพันธ์แรงงานอิสระ ประเทศอินโดนีเซีย Federation of Independent Trade Union, Indonesia (GSBI), Indonesia

59. กลุ่มเสรีภาพต่อต้านการเซนเซอร์ ประเทศไทย Freedom Against Censorship Thailand (FACT)

60. สหพันธ์แรงงานเนปาล General Federation of Nepalese Trade Unions (GEFONT), Nepal

61. Labour Behind the Label (CCC UK)

62. Collectif Ethique sur l'étiquette (CCC France).

63. ศูนย์ศึกษาแรงงาน นิวเดลี ประเทศอินเดีย Center for Workers Education, New Delhi

64. เครือข่ายสมานฉันท์แรงงานเอเชียแปซิฟิก Asia Pacific Workers Solidarity Link (APWSL)

65. ศูนย์ทรัพยากรแรงงาน ประเทศมาเลย์เซีย Labor Resource Center (LRC) ,Malaysia

66. กลุ่ม 24 มิถุนายนเพื่อประชาธิปไตย ประเทศไทย 24 June Democracy Group, Thailand

67. องค์กรสังคมนิยมทางเลือก ประเทศออสเตรเลีย Socialist Alternative, Australia

68. MARUAH, Singapore

69. ศูนย์สตรีดาบินดู ประเทศศรีลังกา Dabindu Women Center, Sri Lanka

70. สหภาพแรงงานอิสระแห่งชาติ ประเทศศรีลังกา National Free Trade Union, Sri Lanka

71. องค์กรเกาหลีเพื่อความสมานฉันท์ระหว่างประเทศ Korean House for International Solidarity, Korea

72. สหภาพแรงงานก้าวหน้า ประเทศศรีลังกา Progress Union, Sri Lanka

73. Comité du Forum Social Lémanique, Genève

74. สภาแรงงานแห่งชาติอินเดีย Indian National Trade Union Congress

75. สหพันธ์แรงงานปากีสถาน Pakistan Labour Federation, Pakistan

76. สถาบันนโยบายก้าวหน้า ประเทศเกาหลีใต้ The Progressive Policy Institute, South Korea

77. พรรครวมพลังก้าวหน้า ประเทศเกาหลีใต้ The Unified Progressive Party ,South Korea

78. Schone Kleren Campagne (Dutch CCC)

79. Federación Setem (Spanish CCC)

80. TIE-Netherlands

81. Elmer Labog, Kilusang Mayo Uno, Philippines

82. สมาพันธ์แรงงานเกาหลี ประเทศเกาหลีใต้ Korean Confederation of Trade Union, South Korea

83. องค์กรพันธมิตรประชาชนชาติพันธุ์ ประเทศอินโดนีเซีย Aliansi Masyarakat Adat Nusantara (AMAN)- indigenous Peoples Alliance of the Archipelago, Indonesia

84. ศูนย์ช่วยเหลือแรงงาน ประเทศฟิลิปปินส์ Workers Assistance Center, Inc, Philippines

85. องค์กรสมานฉันท์แรงงานคาไวท์ ประเทศฟิลิปปินส์ Solidarity of Cavite Workers (SCW), Philippines

86. LEADER, Inc., Philippines

87. เครือข่ายการศึกษาและบริการด้านแรงงาน ฮ่องกง Labour Education and Service Network, Hong Kong

88. กลุ่มปฏิบัติการแรงงานจีน, ฮ่องกง Labour China Action, Hong Kong

89. RUMPUN, Indonesia

90. สหภาพแรงงานการบินพลเรือนตุรกี Turkish Civil Aviation Union (Hava-Is), Turkey

91. สมาพันธ์แรงงานแห่งประเทศเนเธอร์แลนด์ FNV ( Netherlands Trade Union Confederation)

92. องค์กรรณรงค์เพื่อเสื้อผ้าสะอาด ประเทศนอร์เวย์ Clean Clothes Campaign- Norway

93. องค์กรรณรงค์เพื่อเสื้อผ้าสะอาด ประเทศสวิตเซอร์แลนด์ Clean Clothes Campaign- Switzerland

94. สหพันธ์แรงงานอุตสาหกรรมแสง ประเทศบัลแกเรีย Light Industry Workers Federation PODKREPA, Bulgaria, Europe

95. องค์กรรณรงค์เพื่อเสื้อผ้าสะอาด ประเทศเดนมาร์ก Clean Clothes Campaign- Denmark

96. องค์กรพันธมิตรนักสังคมนิยม ประเทศออสเตรเลีย Socialist Alliance,Australia

97. สมาคมการศึกษาและข้อมูลด้านแรงงานไต้หวัน Taiwan Labor Information & Education Association (TLIEA), Taiwan

98. Korean Federation of Public Services and Transportation Workers' Unions (KPTU)

99. International Catholic movement for Intellectual and Cultural Affairs (Pax Romana),Geneva

100 People's Communication Centre (Pusat Komas), Malaysia

101 Community Residents Association for Selangor and Federal Territories (PERMAS), Malaysia

102 Center for Independent Journalism (CIJ), Malaysia

103 achACT – Actions Consommateurs Travailleurs (Belgium CCC)

104 Cardijn Community International

105 สมาพันธ์แรงงานฮ่องกง Hong Kong Confederation of Trade Union

106 International Federation of Workers' Education Association (IFWEA), South Africa

107 PROJEK DIALOG ( DIALOGUE PROJEC), Malaysia

108 องค์กรเสียงของประชาชนชาวมาเลย์เซีย Voices of Malaysian People ( SUARAM), Malaysia

109 Front Line Defenders

110 Islamic Renaissance Front

111 นายพรมมา ภูมิพันธ์ หัวหน้าฝ่ายประชาสัมพันธ์ สหพันธ์แรงงานอุตสาหกรรมสิ่งทอ ตัดเย็บเสื้อผ้าและผลิตภัณฑ์เครื่องหนังแห่งประเทศไทย

112 นางสาวสุธิลา ลืนคำ

113 นางสาวศรีไพร นนท์ทรี

114 นายบุณมี วันดี

115 นางสาวพนม บาลี

116 นางสาวคำผอง คำพิทูรย์

117 นางสาวณัฐปภัทร แก้วทอง

118 นางสาวลักษมี สุวรรรภักดี

119 นางสาวเยาวภา ดอนเส

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 12:54

Lien de l’article:

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2013/01/11/en-thailande-sa-majeste-ne-se-laisse-pas-leser_1815235_3216.html

 

En Thaïlande, sa majesté ne se laisse pas léser 

 

Les accusations de lèse-majesté en Thaïlande pleuvent à un rythme inquiétant : depuis 2005, le nombre de condamnations a décuplé. L'article 112 du code pénal stipule que "toute personne diffamant, insultant ou menaçant le roi, la reine, leurs héritiers ou le régent, sera punie d'une peine de prison d'une durée de trois à quinze ans". Cet article est perçu par les partisans d'une réforme de la loi comme d'autant plus excessif que la Thaïlande est, depuis 1932, une monarchie constitutionnelle. Paradoxe : durant les années de monarchie absolue, les lois de lèse-majesté étaient moins appliquées qu'elles ne le sont aujourd'hui. Les deux dernières affaires en cours n'incitent pas à l'optimisme les adeptes d'un amendement de l'article 112 - intellectuels, professeurs, journalistes - qui soutiennent, à juste titre, que cette disposition juridique, instrumentalisée, autorise des abus et sert d'arme efficace dans un contexte de règlement de comptes politique.

Le 25 décembre 2012, un agent de change de Bangkok, Katha Pajariyapong, 37 ans, a été condamné à quatre ans de prison après avoir été accusé de diffuser sur Internet des rumeurs sur la santé du roi Bhumibol Adulyadej. Ce dernier a eu 85 ans le même mois et sa santé est effectivement fragile. Mais toute information concernant ce souverain, qui détient le record mondial des années de règne, est ultrasensible car l'avenir de la monarchie est incertain dans ce pays politiquement instable et divisé. M. Pajariyapong a également été condamné au titre d'un article de loi réprimant les crimes informatiques et qui permet de punir les propagateurs de "fausses informations" diffusant sur Internet des rumeurs « nuisant à la sécurité nationale". L'autre affaire a mis en cause un journaliste, Somyot Pruksakasemsuk, ancien rédacteur en chef du bimensuel La Voix des opprimés, qui avait publié en 2009 sur son site Web une histoire de la Thaïlande des deux derniers siècles. Une saga considérée par la justice comme antimonarchiste. Cet ancien syndicaliste, qui a bataillé dans les années 1980 et 1990 pour la défense des droits des travailleurs thaïlandais, a reçu le soutien de nombreuses organisations internationales. Le 19 décembre 2012, l'accusé a comparu devant les juges d'un tribunal de Bangkok qui doit rendre son verdict le 23 janvier.

Le passé politique de Somyot Pruksakasemsuk peut expliquer la raison de l'acharnement de la justice à son encontre. Les juges ont refusé à douze reprises sa mise en liberté provisoire depuis son incarcération en avril 2011. Après le coup d'Etat militaire de 2006, à l'issue duquel le premier ministre Thaksin Shinawatra avait été renversé, le journaliste s'était engagé dans le mouvement des "chemises rouges" qui paralysa le centre des affaires de Bangkok, il y a deux ans et demi. Les manifestants demandaient le retour de leur "idole" Thaksin, un chef de gouvernement populiste et corrompu, mais qui avait centré une partie de sa politique sur l'élévation du niveau de vie des paysans les plus démunis. Au printemps 2010, l'armée avait réprimé dans le sang ces semaines de désordres.L'ironie de l'histoire est que, depuis, le gouvernement a changé et c'est la propre soeur de Thaksin, Yingluck Shinawatra, qui est devenue premier ministre après la victoire de son parti aux élections de 2011. La dame et son gouvernement ont adopté la plus grande prudence à l'égard des questions touchant à la monarchie. Parce que les "chemises rouges" constituent son soutien le plus évident - certains militants sont devenus ministres -, il s'agit pour elle de ne pas prêter le flanc à des critiques d'"apostasie" monarchique. Le résultat est que les velléités de réforme de l'article sur les crimes de lèse-majesté ont été mises sous le boisseau.

Bruno Philip

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 21:28

Le Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (UDD) organisera un rassemblement de masse des Chemises rouges en face de la prison temporaire de Laksi le 15 janvier a déclaré le co-leader de l'UDD Jatuporn Prompan.
Jatuporn a insisté sur le fait que l'amnistie ne devrait pas couvrir les leaders de l'UDD ni du PAD qui font face à des accusations de terrorisme ni l'ancien premier ministre et dirigeant du Parti démocrate Abhisit Vejjajiva ainsi que l'ex-vice-Premier ministre Suthep Thuagsuban qui font face à des accusations d'assassinat suite au massacre des Chemises rouges commis par eux lors de la répression des manifestations de 2010.
La manifestation débutera à 10 heures du matin et se terminera à 15 heures de l'après-midi.

Photo ci-dessous: Au milieu le vrai Jatuporn Prompan et à gauche, un faux Abhisit (photo prise par l'auteur de ce blog)

Jatuporn.jpg

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 15:39

Déclaration du mouvement Free Somyot

Appel à la solidarité internationale et à la libération de Somyot

 

Top of Form 1

Date limite le 16 janvier 2013
Cher tous, camarades et amis
Chaleureuses salutations de la campagne Free Somyot!
Nous faisons ici de nouveau appel à votre appui solide avant l'annonce du verdict du procès de Somyot le 23 janvier 2013. S'il est reconnu coupable, il risque une peine de 30 ans!
Nous appelons à votre soutien continu et à l'approbation de la lettre ouverte qui sera présentée aux autorités thaïlandaises le 17 janvier 2013 pour appeler à l'abandon du cas de Somyot car il n'a rien fait d'autre que de défendre la liberté d'expression en tant que défenseur des droits humains. Nous restons d'avis que Somyot est innocent et que la loi de lèse-majesté porte atteinte à la liberté d'expression en Thaïlande.
Par conséquent, nous vous appelons à souscrire à cette lettre.
S'il vous plaît veuillez envoyer votre approbation au plus tard le 16 janvier 2013 à 12h à cette adresse: freesomyot@gmail.com
Un grand merci encore une fois
Free Somyot
Le 10 janvier 2013

Lettre ouverte à:
S.E. Yingluck Shinawatra
Premier ministre
Bureau du premier ministre
Government House
Thanon Phitsanulok, Dusit
Bangkok 10300, Thaïlande
Janvier XX, 2013
Objet: Harcèlement judiciaire contre le défenseur thaïlandais des droits humains et rédacteur en chef Somyot Prueksakasemsuk
Votre Excellence,
Nous, soussignés les individus et les organisations de la société civile en Thaïlande et dans le monde, vous écrivons à nouveau pour exhorter la Thaïlande à respecter les normes internationales des droits humains et de protéger la liberté d'expression en mettant fin au harcèlement judiciaire contre Somyot Prueksakasemsuk et en le libérant inconditionnellement en première instance. Père de deux enfants, Somyot est en détention provisoire depuis 21 mois consécutifs, accusé de lèse-majesté pour avoir publié deux articles politiques satiriques dans un magazine qu'il dirigeait.
Le Groupe de Travail des Nations-Unies sur la détention arbitraire considère que la détention Somyot est arbitraire et viole le droit international, et a appelé à sa libération. Des universitaires, des militants thaïlandais, les familles des personnes touchées par la loi de lèse-majesté et les collègues de Somyot, ont demandé à plusieurs reprises la libération de Somyot. Nous tenons aussi à souligner que son droit à la liberté sous caution a été refusé constamment 12 fois à ce jour. C'est incompatible avec le principe de la présomption d'innocence. Le Gouvernement Royal thaïlandais doit respecter les dispositions constitutionnelles donnant droit à la libération sous caution, conformément aux normes internationales d'équité des procès.
L'opposition intérieure à l'abus de la loi de lèse-majesté grandit de jour en jour et le traitement de Somyot est un test décisif crucial du Gouvernement Royal thaïlandais sur son engagement de participant à la règle du droit et aux principes démocratiques.
Le verdict du procès de Somyot devrait être rendu par la Cour pénale le 23 Janvier 2013. Nous pensons qu'il n'aurait pas dû avoir été accusé en premier lieu. Somyot a droit à la liberté d'expression quel que soit son opinion politique. Ce droit est protégé par la Constitution et par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), que la Thaïlande a signé. Que les deux articles qui ont conduit aux accusations portées contre Somyot constituent une infraction criminelle est également très discutable. Plutôt que de faire une chasse aux sorcières contre les opposants politiques, il faudrait assurer un espace libre et ouvert aux discussions politiques et aux autres questions d'intérêt public. Cela réduirait la tension sociale et contribuerait à la réconciliation nationale.
La criminalisation de la parole politique et la persécution d'un éditeur qui n'est même pas l'auteur des articles incriminés, ne reflète pas l'engagement pour les droits humains que la Thaïlande a souvent professé devant la scène internationale, en particulier en tant que pays qui envisage de demander un siège au Conseil de sécurité de l'ONU et qui est membre du Conseil des Droits de l'Homme. Auparavant, la Thaïlande, qui prétend être une démocratie, était considérée comme l'un des pays les plus progressistes au sein de l'ASEAN, mais l'abus de législations restrictives en vue de criminaliser des citoyens comme Somyot a miné depuis sa crédibilité et ses efforts pour se distinguer des régimes autoritaires de la région.
Nous gardons l'espoir que le Gouvernement Royal thaïlandais attache toujours de l'importance aux droits de l'homme et va mettre un terme aux actions injustes contre ses citoyens. Par conséquent, nous demandons respectueusement à votre administration et à tous les organismes du gouvernement de prendre toutes les mesures appropriées pour veiller à ce que la détention arbitraire de Somyot prenne fin immédiatement et qu'il soit en mesure d'exercer pacifiquement ses droits fondamentaux, sans représailles de toute nature, y compris au niveau judiciaire.
Nous vous remercions de votre considération sérieuse vis-à-vis de nos préoccupations et recommandations. Nous attendons avec impatience votre réponse et vos actions en faveur de la liberté d'expression.
Bien à vous,
XXXX (votre signature)

SVP, envoyez une copie aux personnes et aux organisations suivantes:

H.E. Mr. Pracha Promnok

Minister of Justice

22nd Floor Software Park Building

Chaeng Wattana Road

Pakkred, Nonthaburi 11120, Thailand

Fax: +66 2 650 9340 / 2 502 6734 / 2 502 6884

E-mail: om@moj.go.th , secretary@moij.go.th

H.E. Mr. Surapong Tovichakchaikul

Minister of Foreign Affairs of Thailand

443 Sri Ayudhya Road

Bangkok 10200, Thailand

Fax: +66 2 643 5320 / 2 643 5314 / 2 643 5272

Email: minister@mfa.go.th, thaiinfo@mfa.go.th, permsec@mfa.go.th

Mr. Jullasingha Wasantasingha

Attorney General

Office of the Attorney General

Lukmuang Building, Nahuppei Road

Prabraromrachawang, Pranakorn

Bangkok 10200, Thailand

Fax: +66 2 224 0162 / 1448 / 221 0858

E-mail: ag@ago.go.th oag@ago.go.th

Mr. Pairoj Wayuparp

The President of the Supreme Court of Justice of Thailand

6 Ratchadamnoen Nai Road,

Prabarommaharatchawang, Phranakorn,

Bangkok 10200, Thailand

Fax: 02-1434308; +66 2226-4389

Email: opsc@coj.go.th

Mr. Tavee Prajuablarp

Chief Judge of the Criminal Court of Thailand

Radchada Pisek Road, Jormpon Sub-District, Jatujak District

Bangkok 10900, Thailand

Fax.+66 2541 2141

H.E. Mr. Thani Thongphakdi

Ambassador Extraordinary and Plenipotentiary

Permanent Representative

Permanent Mission of Thailand to the United Nations Office and other international organizations in Geneva

Rue Gustave Moynier 5

1202 Geneva, Switzerland

Fax: +41 22 715 10 00 , +41 22 715 10 02

Email: mission.thailand@ties.itu.int

H.E. Mr. Norachit Sinhaseni

Ambassador Extraordinary and Plenipotentiary

Permanent Representative

Permanent Mission of Thailand to the United Nations in New York

351 East 52nd Street

New York, N.Y. 10022, USA

Fax: +1 212 688 3029

E-mail: thailand@un.int

Dr. Seree Nonthasoot

Thailand’s Representative to the ASEAN Intergovernmental Commission on Human Rights (AICHR)

Email: sernon@gmail.com

Professor Amara Pongsapich

Chairperson of the National Human Rights Commission of Thailand

120 Chaengwattana Road, Laksi District

Bangkok 10210, Thailand

Fax. +66 2 141 3900

Email: amara@nhrc.or.th, interhr@nhrc.or.th, help@nhrc.or.th

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 13:31

Alors que nous entrons dans l'année 2013, l'UDD se prépare pour une nouvelle manche dans le combat permanent du mouvement des Chemises rouges pour une véritable démocratie en Thaïlande. Tandis que la bataille pour l'amendement de la Constitution va dominer l'actualité en Thaïlande pendant les prochains mois, un combat pour lequel les chemises rouges se sont battues pendant des années est la libération de tous les prisonniers politiques.
Le récent décès du prisonnier politique Wanchai Raksanguansilp a tragiquement mis en évidence l'importance de l'amnistie pour tous les prisonniers politiques, de toutes les allégeances politiques et de toutes les couleurs, mais à l'exclusion des leaders de mouvements, des hauts responsables militaires et des politiciens. En l'honneur de Wanchai, l'UDD a l'intention de faire de l'amnistie sa priorité numéro un pour la nouvelle année. Dans le même temps, l'UDD va se battre pour de meilleures conditions de vie en prison, en particulier pour les prisonniers politiques et les prisonniers de lèse-majesté a promis la présidente de l'UDD Thida Thavornseth.
Alors que Wanchai est mort de causes naturelles (un caillot de sang), il aurait certainement reçu plus d'attention médicale s'il avait été libre selon Thida.
Thida a également affirmé que le stress de la vie en prison doit sûrement avoir eu un impact sur sa santé déclinante,
Les répercussions psychosomatiques de l'incarcération sont souvent négligés, mais peuvent être extrêmement graves.
Thida et d'autres dirigeants de l'UDD était allés à la prison de Laksi pour visiter les prisonniers chemises rouges quelques heures avant la mort de Wanchai, le 27 décembre. À ce jour, il y a encore 22 détenus dans la prison pour chemises rouges de Laksi et 11 à la maison d'arrêt de détention provisoire de Bangkok. Tous ont été arrêtés et inculpés lorsque le gouvernement d'Abhisit a mis en place un décret d'urgence en avril-mai 2010.
Le vendredi 28 Décembre, des centaines de chemises rouges se sont rassemblés devant la maison d'arrêt de Laksi et ont fait preuve de solidarité avec les prisonniers politiques, ceux pour lèse-majesté inclus. Ces bénévoles ont consacré leur temps et leur énergie à aider leurs frères et sœurs derrière les barreaux. Les Chemises rouges ont préparés des repas pour les prisonniers politiques de Laksi tous les mercredis et ont visités les prisons plusieurs fois par semaine. Cependant, leurs efforts ont des limites. Le temps est venu pour l'amnistie.

Source:
http://thairedshirts.org/2013/01/02/amnesty-for-all-political-prisoners-udd-honours-lost-red-shirt/

 

Photo ci-dessous: Au milieu, Thida Thavornseth, la présidente de l'UDD, à Ubon en 2011 (photo de l'auteur de ce blog)

 

Thida.jpg

 

Photo ci-dessous: La mère de Wanchai montre une photo de son fils lors de ses funérailles le 2 janvier 2013 

 

Wanchai-copie-1.jpg

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