Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 09:23

Déclaration de l'Alliance Socialiste d'Australie

L'Alliance Socialiste d'Australie condamne dans les termes les plus forts la condamnation le 23 janvier 2013 de Somyot Pruksakasemsuk à un total de 11 ans de prison en vertu de la draconienne et anti-démocratique loi de "lèse-majesté" de Thaïlande (article 112 du Code pénal thaïlandais). Somyot et tous les prisonniers politiques de Thaïlande doivent être libérés immédiatement et sans condition.
Somyot a été déclaré "coupable" par la Cour pénale de Bangkok de deux chefs d'accusation de violation de la loi de lèse-majesté et d'une accusation de violation de la loi sur la presse. Il est en détention depuis avril 2011 suite à la publication de deux articles satiriques dans un magazine qu'il dirigeait, qui, selon les autorités thaïlandaises, auraient insultés la monarchie. Ce verdict constitue une violation des normes internationales des droits de l'homme, en particulier du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), que la Thaïlande a ratifié.
En Thaïlande, la loi de lèse-majesté interdit toute parole ou tout geste qui "diffame, insulte ou menace le roi, la reine, le prince héritier ou le régent". Cependant, plutôt que de protéger les sensibilités de la monarchie thaïe, la lèse-majesté est en réalité une arme brandie par l'Etat pour interdire toute critique de l'armée thaïlandaise et des élites, qui possèdent le véritable pouvoir derrière le trône. Elle est utilisée plus particulièrement contre les mouvements démocratiques de Thaïlande (les "chemises rouges") et leurs alliés.
Il y a une opposition croissante à la lèse-majesté en Thaïlande. Beaucoup avaient espéré que le gouvernement de Yingluck Shinawatra, élu en Juillet 2011 grâce au soutien de millions d'électeurs chemises rouges, serait sympathique aux demandes du mouvement démocratique de masse et réduirait l'influence de l'armée thaïlandaise. Cependant, il a refusé d'envisager l'abolition ou la réforme de la loi et l'utilisation de la lèse-majesté a augmentée. Les prisonniers politiques pour lèse-majesté comme Somyot, Surachai Darnwatanatrakun et Daranee Charnchoengsilpakul (Da Torpedo) continuent de croupir en prison.
Les prisonniers chemises rouges qui n'ont pas été accusés de lèse-majesté, mais simplement mis en prison pour avoir participé à des manifestations de rue avant l'élection de Yingluck, sont toujours détenus. Quant à la punition des responsables politiques et des chefs militaires qui ont ordonné le massacre de sang-froid des manifestants non armés en 2010, aucun progrès significatif n'a été fait. Depuis son élection, Yingluck a été vu posant amicalement avec le chef de l'armée, le général Prayut, qui a ordonné aux troupes de massacrer les manifestants.
L'Alliance Socialiste d'Australie exprime sa solidarité avec les mouvements populaires de Thaïlande et demande:
- la libération de Somyot Pruksakasemsuk et de tous les prisonniers politiques en Thaïlande!
- l'abolition de l'anti-démocratique loi de lèse-majesté!
- La démocratie pour la Thaïlande!

 

Somyot8

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 11:32

« Lèse-majesté » : dix ans de prison pour Somyot Pruksakasemsuk, journaliste thaïlandais

Lien de l'article: http://www.lemonde.fr/international/article/2013/01/25/lese-majeste-dix-ans-de-prison-pour-un-journaliste-thailandais_1822486_3210.html

Un lourd verdict condamnant un Thaïlandais pour crime de « lèse-majesté » vient de provoquer une réaction indignée au niveau international : Somyot Pruksakasemsuk, 51 ans, journaliste et ancien leader syndical, a été condamné, mercredi 23 janvier, à dix ans de prison pour avoir « insulté » Bhumibol Adulyadej, monarque constitutionnel de Thaïlande. La cour pénale de Bangkok a ajouté un an à ce verdict dans le cadre d’une autre affaire où le prévenu était accusé de « diffamation » envers un général impliqué dans le dernier coup d’Etat militaire de 2006.

L’accusation de lèse-majesté porte sur deux articles jugés « insultants » à l’égard de Sa Majesté, qui avaient été publiés en 2009 dans un magazine dont l’accusé était à l’époque le rédacteur en chef.

Ce dernier n’a pourtant pas insulté le souverain, les deux articles en question ayant été écrits par un certain Jakrapob Penkair, porte-parole d’un précédent gouvernement. Mais la cour a jugé que Somyot était coupable en tant que responsable de la publication. Les deux articles incriminés ne contenaient pas non plus des passages manquant de respect au monarque mais la cour a estimé qu’ils représentaient symboliquement une attaque envers celui-ci.

Le premier article raconte l’histoire romancée d’un souverain qui élimine son prédécesseur de manière violente pour s’emparer du pouvoir : la cour a jugé que l’actuel roi était visé. Le second raconte les tribulations d’un fantôme qui hante la Thaïlande et fomente des conspirations tout en se préparant à massacrer ses opposants : la cour a jugé que l’auteur comparait le fantôme au roi...

L’UNION EUROPÉENNE « TRÈS PRÉOCCUPÉE »

Ce verdict particulièrement sévère a provoqué une indignation internationale plus ferme que pour les précédentes condamnations s’appuyant sur le fameux article 112 du code pénal thaïlandais. Ce dernier prévoit des peines de trois à quinze ans de prison pour quiconque « diffame, insulte ou menace le roi, la reine, leurs héritiers ou le régent ».

La délégation de l’Union européenne à Bangkok a publié un communiqué dans lequel elle se dit « très préoccupée » par la punition infligée à Somyot Pruksakasemsuk et estime que « le verdict ébranle sérieusement le droit à la liberté d’expression et à la liberté de la presse ».

Tel est bien le problème : le nombre de condamnations prononcées se référant à l’article 112 a décuplé depuis 2005. Les jugements pour lèse-majesté sont aujourd’hui plus nombreux qu’à l’époque où la Thaïlande était une monarchie absolue, jusqu’en 1932. Les cercles d’intellectuels de Bangkok, journalistes, avocats, juristes, militants des droits de l’homme prônant une révision de cet article, ne cessent d’affirmer que cette disposition juridique n’est qu’un instrument servant à régler des comptes politiques.

INFLUENCE DE L’ARMÉE

L’ironie de l’histoire réside aujourd’hui en ce que Somyot est un partisan de l’ancien premier ministre Thaksin Shinawatra, renversé par le coup d’Etat militaire de 2006 et dont la sœur est le chef du gouvernement depuis l’automne 2011... Mais cette dernière – comme la plupart des députés de son parti à l’Assemblée nationale – n’ose pas se prononcer en faveur d’une révision de cette loi liberticide, car la victoire de sa formation aux élections a été la résultante d’un soutien des partisans de son frère, qui fut la bête noire des militaires et de la royauté. L’actuelle chef du gouvernement veut éviter tout soupçon de collusion avec de soi-disant « diffamateurs », la question monarchique étant ultrasensible dans le royaume. Les cercles monarchiques et militaires continuent en effet d’exercer une influence décisive dans les affaires du royaume.

En l’absence de toute révision constitutionnelle, les tribunaux peuvent continuer à condamner à tour de bras : le 25 décembre 2012, Katha Parariyapong, un agent de change de Bangkok, a écopé d’un verdict de quatre ans de prison pour avoir colporté des rumeurs sur Internet à propos de la santé du roi Bhumibol, âgé de 85 ans.

Le 17 janvier, le militant politique Yossawaris Chuklom a été condamné à deux ans de prison pour avoir placé ses mains devant sa bouche lors d’un meeting il y a deux ans, signifiant par là que sa parole était muselée. La cour a jugé que ce geste visait le roi.

Bruno Philip - Bangkok Correspondant

 

Somyot6bis

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 09:38

IndustriALL conteste la condamnation de Somyot en Thaïlande

Lien: http://www.industriall-union.org/fr/industriall-conteste-la-condamnation-de-somyot-en-thailande

IndustriALL Global Union conteste la condamnation en cour d’assise de Somyot Prueksakasemsuk à 11 ans de prison, le 23 janvier 2013, pour crime de ‘lèse-majesté’ aux termes de l’article 112 du Code pénal.

Par une attaque cinglante contre les droits de la personne et la liberté d’expression, une cour d’assise thaïlandaise a trouvé Somyot Prueksakasemsuk, syndicaliste, militant de la cause sociale et journaliste en Thaïlande, coupable de crime de ‘lèse-majesté’ pour la publication de deux articles critiquant la monarchie dans son magazine ‘Voice of Takshin’. Sa condamnation à 11 ans de prison se répartit en cinq ans pour chaque article et l’annulation d’une peine d’un an de prison infligée il y a trois ans.

Somyot a été arrêté en avril 2011 et a subi une détention prolongée dans l’attente du procès du fait que sa demande de mise en liberté sous caution a été refusé 12 fois par les tribunaux. Il a été présenté plusieurs fois au tribunal, entravé par des chaînes, comme s’il était un redoutable criminel. Des syndicalistes, des défenseurs des droits de la personne et de la société civile du monde entier, notamment l’Union européenne, le Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme et Amnesty International ont contesté la condamnation qui punit sévèrement Somyot.

Il est important de noter qu’il a été arrêté un an après la publication de ces deux articles. Mais il est encore plus important de noter que cinq jours après avoir lancé une pétition demandant la révision de l’article 112, il a été arrêté aux termes de la même loi. L’article 112 du Code pénal établit que, “la personne qui diffame, insulte ou menace le roi, la reine, le dauphin ou le régent, sera condamnée à une peine de trois à quinze ans d’emprisonnement”.

Les défenseurs des droits de la personne en Thaïlande croient que le gouvernement s’est servi de l’article 112 de la loi sur le crime de ‘lèse-majesté’ pour réduire au silence ses critiques, et demandent sa suspension immédiate et la révision de la ‘loi sur le crime de lèse-majesté’.

"IndustriALL se joint à l’Union européenne et au Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme pour protester en faveur de la levée d’écrou de Somyot, sur la base de la Charte des Nations unies des droits de l’homme et de la liberté d’expression", a déclaré Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL.

 

Somyot Pechabun

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 10:18

Le 29 janvier 2013, environ 5000 Chemises rouges ont manifestés pour la libération des prisonniers politiques

Les membres du groupe "29 Janvier pour la Libération des Prisonniers Politiques", un groupe dirigé par le professeur Suda Rankupan de l'Université de Chulalongkorn, se sont réunis en fin de matinée pour exhorter le gouvernement à envisager la proposition d'amnistie du groupe Nitirat.

Le Vice-Premier ministre Chalerm Yubamrung s'est adressé aux manifestants qui s'étaient rassemblés sur la Place royale hier pour demander au gouvernement l'amnistie des prisonniers politiques. Il a déclaré que le gouvernement allait tout faire pour obtenir une amnistie des détenus politiques.
Thawat Boonfueng, le secrétaire général adjoint du Premier ministre, s'est rendu à la manifestation pour parler au groupe à 18 heures 30.
Thawat a expliqué que le Premier ministre Yingluck Shinawatra avait décidé de transmettre la proposition Nitirat au Conseil d'État pour examen..
"Nous vous demandons de comprendre que le Conseil d'Etat va prendre un certain temps pour mettre au point le projet de loi. Cela ne peut pas être fait en 24 heures", a-t-il déclaré.
"Je crois que le premier ministre va pousser pour sa mise en œuvre dès que possible. Elle n'abandonne pas ceux qui sont en prison."

Mme Suda a déclaré que le groupe a décidé de donner du temps au gouvernement.
Les manifestants se sont ensuite dispersés vers les 20 heures.

Ci-dessous quelques photos de la manifestation:

 

DSC09967

 

DSC09951

 

DSC09954.JPG

 

DSC09952.JPG

 

DSC09963.JPG

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 12:25

Procès de Somyot Prueksakasemsuk : une insulte à la liberté de la presse

Lien de l'article:

http://fr.rsf.org/thailande-proces-de-somyot-prueaksakasemsuk-23-01-2013,43935.html

Reporters sans frontières est indignée par la condamnation à onze ans de prison du rédacteur en chef du magazine bimensuel Voice of Taksin, Somyot Prueksakasemsuk, prononcée par la Cour pénale de Bangkok, le 23 janvier 2013. Le journaliste a été reconnu coupable de “lèse-majesté" pour avoir publié en 2010 deux articles, dont il n’est pas l’auteur, jugés diffamatoires envers le roi et la monarchie.

"Cette condamnation n’est ni plus ni moins qu’une manœuvre politique pour faire taire une voix critique à l’encontre du gouvernement. Le fait que la plainte concernant les articles ’diffamatoires’ n’ait été déposée que plusieurs mois après l’arrestation de Somyot Prueksakasemsuk, est la preuve même que le pouvoir voulait sa tête et qu’il lui manquait juste un prétexte pour l’emprisonner", a déclaré Reporters sans frontières.

"Nous exigeons l’annulation de cette condamnation et la remise en liberté immédiate de Somyot Prueksakasemsuk. Nous appelons l’ensemble de la communauté internationale à réagir face à ce jugement qui constitue une attaque directe contre la liberté de la presse en Thaïlande. La loi sur la lèse-majesté et son article 112 du code pénal doivent être abrogées", a ajouté l’organisation.

La cour a condamné le journaliste à cinq ans de prison par article publié, ajoutant un an de prison pour une précédente condamnation, jusqu’alors suspendue par la justice. Son avocat, Karom Polpornklang, a immédiatement indiqué que son client ferait appel de la décision.

Militant du Front uni pour la démocratie contre la dictature (UDD), Somyot Prueksakasemsuk avait été arrêté dans la province de Sa Kaeo (est), le 30 avril 2011, deux jours après avoir participé au lancement d’une campagne de collecte de 10 000 signatures pour appeler au retrait de la lèse-majesté du code pénal thaï. Il lui a plus tard été reproché de refuser de révéler la véritable identité de Jitra Polchan, auteur des deux articles parus dans Voice of Taksin et considérés comme diffamatoires à l’égard du roi. En mai 2010, il avait été détenu pendant vingt-et-un jours suite à l’assaut final contre les manifestants rouges à Bangkok. Il avait par la suite répondu aux questions de Reporters sans frontières. Son bimensuel, censuré depuis 2010, a été remplacé par Red Power.

 

Red Power

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 05:39

A toute la communauté internationale: Nous appelons à des actions de protestation internationales pour demander la libération de Somyot et de tous les prisonniers politiques en Thaïlande. Nous nous opposons aux peines et jugements politiques!

Nous appelons la communauté internationale à organiser des manifestations et à soumettre notre lettre de protestation aux ambassades de Thaïlande dans les prochaines semaines.

Le 25 janvier 2013, une manifestation organisée par les groupes coréens soutenus par 18 organisations a eu lieu.

Les Chemises rouges des USA ont aussi manifesté.

En Thaïlande, de nombreuses protestations, organisées par des étudiants et amis des prisonniers politiques, ont suivies l'annonce du verdict de Somyot.

Une autre manifestation aura lieu le 29 janvier pour la libération de Somyot et de tous les prisonniers politiques.

Nous demandons des actions de solidarité internationale pour accroître la pression auprès des autorités thaïlandaises.

En Thaïlande, un appel à manifester le 29 janvier 2013, pour la libération des prisonniers politiques thaïlandais, a été lancé par des groupes activistes chemises rouges pro-démocratie dont Street Justice de Suda Rangkupan et le Groupe du 24 Juin pour la Démocratie de Suwanna Tallek.
https://www.facebook.com/photo.php?v=3646431538987

Nous croyons que l'emprisonnement continu de détenus politiques est un acte de crime d'État, de sanction politique et de guerre contre la démocratie et la justice en Thaïlande.
Nous appelons à:
1. la libération de Somyot
2. la libération de tous les prisonniers politiques
3. l'abolition de la loi de lèse-majesté


Dans les 2 derniers mois, un grand nombre de gens ont été condamnés par la loi de lèse-majesté.
Somyot a été condamné à la peine la plus sévère.
Ce verdict démontre une intention de détruire la démocratie et la justice en Thaïlande. La condamnation de Somyot montre au mouvement pour la démocratie et aux masses qu'ils ne peuvent pas exprimer leur révolte et leur mécontentement.

Somyot militait pour l'abolition de la loi de lèse-majesté avant son arrestation. Nous croyons que c'est la vraie raison pour laquelle il a été condamné à une lourde peine.
C'est une répression politique et la condamnation de la démocratie et de la justice en Thaïlande.
Montrons notre solidarité internationale et agissons!

Libérez Somyot! Libérer tous les prisonniers politiques! Abolissez la draconienne loi de lèse-majesté thaïlandaise!

Lien de l'appel en anglais:

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=525146760850501&set=a.121748971190284.14517.120794617952386&type=1&theater

 

Somyot8bis

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 15:37

Un article de Pascal Engelmajer

Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault se rendra en Thaïlande les 4 et 5 février pour rencontrer son homologue Yingluck Shinawatra.
Les deux Premiers ministres se rencontreront le 5 février pour discuter commerce, investissement et bien entendu de coopération dans divers domaines. Dans ce genre d'échanges, malheureusement, les droits de l'homme sont de peu d'importance.

La visite de Jean-Marc Ayrault intervient après celle de Yingluck Shinawatra à Paris en juillet dernier. À cette occasion elle a été interviewée par le Figaro :

- LE FIGARO - En Thaïlande, la loi sur le crime de lèse-majesté est l'une des plus répressives au monde : 33 inculpés en 2005, plus de 400 en 2011. Faut-il l'amender ?
- YINGLUCK SHINAWATRA - Le problème n'est pas la loi, mais son utilisation abusive. Nous devons veiller à ce qu'elle ne serve plus à des fins politiques.


Une réponse qui n'en est pas une. La passivité du Premier ministre thaïlandais, dès lors l'on touche à la royauté ou plutôt à ceux qui agissent en son nom, étant de rigueur.
Au cours d'un entretien du Premier ministre thaïlandais avec François Hollande, ce dernier a salué les engagements de Yingluck Shinawatra en faveur de la démocratie et des libertés. Ni le Chef de l'État, ni son Premier ministre n'ont cru bon d'évoquer la situation insupportable des prisonniers politiques en Thaïlande.

Que compte faire Jean-Marc Ayrault, le défenseur des droits de l'homme, pour défendre les victimes avérées de la violation du droit fondamental de la liberté d'expression en Thaïlande et en particulier Somyot Prueksakasemsuk?

Le Premier ministre français rencontrera également la communauté française de Thaïlande dans la journée du 5 février. Il faut espérer que certains auront le courage de lui rappeler ce point.
Dans un texte publié à l'occasion de la mort de Raymond Aubrac, Jean-Marc Ayrault écrivait :

" La Résistance est un état d’esprit, un ensemble de valeurs. Soyons dignes aujourd’hui de cet engagement, dignes de celles et ceux qui se sont battus, ont donné leur vie pour l’honneur de leur pays et porter haut les valeurs universelles des droits de l’homme. "
Que le représentant de la France se montre digne aujourd'hui de ses paroles, digne de celles et ceux qui se battent pour l’honneur de leur pays et portent haut les valeurs universelles des droits de l’homme, de ceux qui croupissent dans les cachots d'une Thaïlande féodale.

Le Premier ministre français devrait aussi se rendre à l’Université Thammassat, lieu du massacre des étudiants de gauche le 6 octobre 1976, qui compte de nombreux enseignants et étudiants francophones. Rencontrera-t-il quelques-uns des sept universitaires de Thammassat du groupe Nitirat qui ont commencé fin janvier 2012 à collecter des signatures afin de déposer une demande d’assouplissement de la législation protégeant la monarchie ? Rencontrera-t-il des intellectuels comme l’historien Somsak Jeamteerasakul qui s’est vu menacé pour avoir proposé lors d’une conférence en décembre 2010 une évolution du rôle de la monarchie?

Si Jean-Marc Ayrault veut assumer l'image de défenseur des libertés qu'il revendique, alors il ne manquera pas de rappeler la position de l'Union Européenne et de dire que la loi thaïlandaise actuelle porte atteinte au droit à la liberté d’expression reconnue par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, que la Thaïlande a pourtant ratifié en 1996.

Photo ci-dessous : Jean-Marc Ayrault et Yingluck Shinawatra à Paris en juillet 2012

 

 12135021 visite officielle de mme yingluck shinawatra pm du

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 14:39

DECLARATION DE L'UNION EUROPÉENNE Sur la condamnation de M. SOMYOT PRUKSAKASEMSUK

Bangkok, 23 Janvier 2013 - La Délégation de l'Union Européenne a fait la déclaration suivante en accord avec ses chefs de mission en Thaïlande: La délégation de l'UE en Thaïlande est profondément préoccupée par la décision du tribunal de condamner M. Somyot Pruksakasemsuk à 10 ans de prison pour avoir violé l'article 112 du Code pénal. Le verdict porte gravement atteinte au droit à la liberté d'expression et à la liberté de la presse. Dans le même temps, elle affecte l'image de la Thaïlande en tant que société libre et démocratique. L'UE demande instamment aux autorités thaïlandaises de veiller à ce que toutes les limitations des droits fondamentaux soient appliquées d'une manière proportionnelle compatible avec le respect des droits humains universels.

Liens:

https://www.facebook.com/EUinThailand#!/photo.php?fbid=453239651397788&set=a.160589827329440.42007.160579703997119&type=1&theater

http://www.facebook.com/pages/Free-Somyot/122999694453000?ref=tn_tnmn#!/notes/free-somyot/declaration-de-lunion-europ%C3%A9enne-sur-la-condamnation-de-m-somyot-pruksakasemsuk/408443359241964

 

Somyot6

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 11:57

Déclaration de Free Somyot

Lien :

http://www.facebook.com/notes/free-somyot/r%C3%A9probation-internationale-de-la-condamnation-du-militant-somyot-prueksakasemsuk/408395705913396

 

Le Réseau des familles victimes du 112, la Clean Clothes Campaign, la Campagne Free Somyot et la Thai Labour Campaign déplorent vivement la condamnation du défenseur des droits humains et rédacteur de magazine, Somyot Prueksakasemsuk. Le 23 janvier 2013, la Cour pénale de Bangkok l'a déclaré coupable des 2 chefs d'accusation violant l'article 112 du Code pénal (la loi de lèse-majesté) et l'a condamné à 11 ans de prison.

Somyot est un prisonnier d'opinion. Il a été condamné uniquement pour avoir exercé son droit à la liberté d'expression et d'opinion. Il est emprisonné depuis avril 2011 pour la publication de deux articles jugés insultants envers la monarchie. Le verdict d'aujourd'hui est un coup sérieux à la primauté du droit en Thaïlande et contribuera davantage à la culture de la censure qui est confirmé par l'utilisation de la loi de lèse-majesté.

Ce verdict constitue une violation du droit international envers les droits de l'homme, notamment du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), que la Thaïlande a ratifié. À l'heure actuelle, la Thaïlande cherche à obtenir un siège non permanent au Conseil de sécurité des Nations unies, où sa contribution "au maintien de la paix et la sécurité internationales et aux autres fins de l'Organisation," (article 23.1 des critères d'adhésion de la CSNU), y compris "le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales" (article 1.3 de la Charte des Nations Unies) seront examinés.

Si la Thaïlande souhaite être en conformité avec ses obligations internationales, qui sont de respecter et de protéger les droits fondamentaux, le verdict injuste contre Somyot devrait être rapidement annulé en appel. En outre, alors que l'appel est envisagé, son droit constitutionnel à la liberté provisoire sous caution devrait être maintenu afin qu'il puisse retrouver sa famille, mieux faire face à ses problèmes de santé, et préparer convenablement sa défense.

Un prisonnier politique est un détenu de trop. Nous appelons la Thaïlande à libérer Somyot ainsi que toutes les autres personnes détenues pour des motifs politiques et mettre fin à toutes formes de harcèlement à leur encontre.

La loi de lèse-majesté de Thaïlande interdit toute parole ou tout geste qui "diffame, insulte ou menace le Roi, la Reine, l'Héritier présomptif, ou le Régent".
Cette loi place le pays en violation de ses obligations juridiques internationales qui sont de respecter les normes internationales de la liberté d'expression.

 

Somyot7

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 13:48

Un article de 20minutes.fr (lien: http://www.20minutes.fr/ledirect/1085535/thailande-11-ans-prison-militant-accuse-lese-majeste)

Thaïlande: 11 ans de prison pour un militant accusé de lèse-majesté

23.01.13 

Un journaliste et militant proche du mouvement thaïlandais des «chemises rouges», accusé d'avoir insulté la famille royale, a été condamné mercredi à Bangkok à 11 ans de prison, une condamnation dénoncée par l'Union européenne, alors que la loi réprimant le crime de lèse-majesté est de plus en plus contestée dans le pays.

«Le verdict sape gravement le droit à la liberté d'expression et la liberté de la presse. En même temps, cela affecte l'image de la Thaïlande en tant que société libre et démocratique», a précisé l'UE, se disant «très inquiète» de cette décision. «L'UE appelle les autorités thaïlandaises à s'assurer que toute limitation des droits fondamentaux est appliquée de manière proportionnelle en accord avec les droits de l'Homme universels».

Somyot Prueaksakasemsuk, arrêté en avril 2011, a été reconnu coupable de lèse-majesté après la publication de deux articles en février et mars 2010 dans le magazine «Voice of Thaksin», dont il était rédacteur en chef. Il a écopé de cinq ans de prison par article. Le tribunal l'a en plus condamné à purger une précédente peine d'un an de prison avec sursis pour diffamation. «Nous allons faire appel», a indiqué son avocat Karom Polpornklang. «Je peux confirmer qu'il n'avait pas l'intention de violer l'article 112 (qui réprime le lèse-majesté, ndlr). Il faisait son travail de journaliste», a-t-il ajouté.

Statut de demi-dieu pour le roi

Le roi Bhumibol, âgé de 85 ans, jouit auprès de certains de ses sujets d'un statut de demi-dieu. Et si la famille royale n'a aucun rôle politique officiel, elle est protégée par l'une des lois les plus sévères du monde. La justice a multiplié ces dernières années les lourdes peines et les arrestations pour des propos jugés insultants à son endroit.

De nombreux intellectuels et organisations jugent que beaucoup de ces dossiers sont politiques, relevant qu'un grand nombre d'accusés, comme Somyot, ont des liens avec le mouvement des «rouges», proche de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra. Thaksin, renversé par un coup d'Etat militaire en 2006, est considéré comme une menace pour la monarchie par les élites de Bangkok. Ses partisans avaient bloqué Bangkok pendant deux mois en 2010, lors de la plus violente crise politique qu'ait connue la Thaïlande moderne (90 morts, 1.900 blessés).

Le débat autour de la loi de lèse-majesté s'était enflammé l'an dernier après la mort en prison d'un grand-père condamné à 20 ans pour quatre sms jugés insultants envers la monarchie. Un dossier devenu un symbole de la lutte pour la liberté d'expression.

 

Liberez Somyot2

 

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article