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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 19:27

Surachai Sa-Darn (Surachai Danwattananusorn), et Giles Ji Ungpakorn, une étrange relation

Quand Surachai a été arrêté, le 22 fevrier 2011, Giles a écrit un étrange article le condamnant et le traitant de bouffon. Surachai est maoïste et Giles est trotskyste. Est-ce la rivalité entre ces deux tendances du communisme qui aurait inspiré cet article... Lisez donc l’artcle de Giles Ji Ungpakorn écrit en Mars 2011 peu apres l’arrestation de Surachai :

L'étrange affaire de Surachai Sa-Darn

Lien de l'article de Giles Ji Ungpakorn: http://redthaisocialist.com/francais/120-letrange-affaire-de-surachai-sa-darn-.html


Surachai Sa-Darn est la dernière victime de la draconienne et ridicule loi de lèse-majesté thaïlandaise. Il ne devrait pas être en prison pour avoir exprimé son point de vue. De même que Da Torpedo ou Red Eagle ne devraient pas l'être et Jiranut, la webmaster de Prachatai, ne devrait pas être jugée pour ne pas avoir supprimé les commentaires d'autres personnes assez rapidement. Il y a des centaines de personnes qui sont en prison ou qui souffrent à cause de la loi de lèse-majesté en Thaïlande et il y a des centaines de Chemises rouges qui sont encore en prison pour avoir exigé la démocratie. En attendant, le Premier ministre thaïlandais, divers ministres du gouvernement et les généraux, qui ont tous ordonné le massacre de 90 chemises rouges pro-démocratique non armés, ne sont pas en prison.
Pourtant le cas de Surachai n'est pas simple. Il semble refuser la liberté sous caution afin de faire un point politique sur la lèse-majesté. Tout le pouvoir à lui. Pourtant, il n'a jamais fait partie de la campagne pour libérer Da Torpedo ou Red Eagle. Ce qui est scandaleux, cependant, c'est l'affirmation par Surachai et Jakrapop, les leaders autoproclamés du mouvement Siam Rouge, comme quoi les dirigeants de l'UDD "auraient conclu un marché" avec la junte pour échanger leurs 8 chefs emprisonnés contre Surachai. Malheureusement Jim Taylor, dans un article publié par New Mandala, semble croire à ces balivernes (http://asiapacific.anu.edu.au/newmandala/2011/02/25/where-to-now-for-the-udd/)

L'idée que ces 8 dirigeants de l'UDD, représentants d'un mouvement de masse qui se chiffre en millions, puissent être "échangé" contre Surachai qui dirige un mouvement de pas plus de quelques milliers de personnes, est ridicule. Mais c'est aussi plus que cela. C'est une désinformation empoisonnée et elle doit être condamnée.
Les dirigeants de l'UDD qui sont maintenant en liberté sous caution affirment qu'ils veulent que tous les prisonniers chemises rouges soient libérés. Ils n'ont pas tourné le dos aux autres détenus politiques. Il est clair qu'ils ont été libérés sous caution dans le but d'ouvrir la voie à des élections plus tard dans l'année. Ces élections seront "organisées" par le Parti Démocrate de diverses manières (voir mon article "Les étapes pour tricher aux élections": http://redthaisocialist.com/english-article/54-thai-political-crisis/79-thailand-steps-to-cheat-in-the-election.html ou les articles similaires du site "Political Prisoners in Thailand").
Malheureusement, Surachai est un charlatan. Il porte une casquette avec une étoile rouge pour lui donner une crédibilité révolutionnaire qui lui viendrait de ses jours passés dans le Parti Communiste. Il a accusé Tida, la dirigeante de l'UDD, de ne pas avoir été une vraie révolutionnaire, lorsqu'elle faisait partie du PCT (Parti Communiste de Thaïlande). En 2008, il a affirmé qu'il avait recruté des combattants pour une insurrection armée. Cette déclaration a maintenant été commodément oublié. Il a refusé de soutenir les manifestations de masse chemises rouges en mai 2010 et a ouvertement critiqué les protestations ainsi que les dirigeants de l'UDD dans la presse destinée au grand public au moment où les militaires tuaient des civils chemise rouge. Il a officiellement déclaré que les Chemises rouges ne devraient pas s'opposer à un futur coup d'Etat militaire. Dans une récente interview à la radio, en janvier 2011, il a expliqué "que le mouvement de masse ne pourrait jamais gagner et qu'il était nécessaire pour les Chemises rouges de faire alliance avec Taksin parce que ce dernier avait de l'argent et que les Chemises rouges ne pourrait pas gagner sans son argent. Il a poursuivi en déclarant que Taksin voulait une "révolution bourgeoise contre le féodalisme thaï", qui selon lui, s'apparenterait à la Révolution anglaise de 1640. Il a affirmé que "le peuple" et Siam Rouge, cependant, voulait une "révolution démocratique et libérale", qui selon lui, serait similaire à la Révolution française de 1789, car elle a abolie la monarchie!
Les dirigeants de l'UDD n'ont jamais prétendu être des révolutionnaires et qu'ils se gardent pour des raisons évidentes, d'appeler à une république. Nous ne devons pas oublier que la junte a tenté de justifier les assassinats de 2010 en prétendant que les Chemises rouges voulaient une république. Mais le fait que les dirigeants de l'UDD ne soient pas des révolutionnaires ne signifie pas qu'ils travaillent pour la junte ou le roi. Les révolutionnaires qui veulent mettre un terme à la dictature en Thaïlande ont besoin de travailler avec les réformateurs et surtout avec le mouvement de masse afin d'essayer de le pousser à des demandes plus radicales.
Aussi bien Surachai que Chupong (qui diffuse via les États-Unis) passent leur temps à répéter maintes et maintes fois que le roi est tout-puissant et il peut tout ordonner à l'armée et à la magistrature. Surachai soutient que la Thaïlande n'est pas une dictature militaire, mais qu'elle est gouvernée par le roi. Chupong vient de la tradition Prasert Sapsuntorn qui s'est séparée du PCT pour coopérer avec l'armée durant la guerre froide. Son groupe utilise des mots de gauche, mais a soutenu la monarchie et a contribué à briser des grèves auparavant. Ni Surachai ni Chupong ne critiquent l'armée de même qu'ils ne la voient pas comme une menace pour la démocratie. Tout ce qu'ils peuvent dire, c'est que l'on espère que le roi reviendra à "la raison" et accordera la démocratie aux Thaïlandais, comme la monarchie l'aurait fait au Bhoutan (!) Ils n'ont rien à dire au sujet de revendications concrètes sur lesquelles les Chemises rouges devraient se mobiliser afin de ne pas être piégé par la prochaine élection. Ces revendications comprennent une réforme en profondeur de l'armée et du pouvoir judiciaire, la libération de tous les prisonniers politiques, l'exigence que ceux qui ont ordonné les massacres soient punis et également la mise en place d'un État-providence qui assurera la justice sociale. En bref, Surachai et Chupong sont des charlatans qui jouent aux révolutionnaires. Mais, néanmoins, les charlatans ne devraient pas être emprisonnés.

 

Photo ci dessous: Surachai Sae Darn, une photo prise par l'auteur de ce blog

 

Surachai

 

Photo ci dessous: Giles Ji Ungpakorn

 

giles

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 09:23

Déclaration de l'Alliance Socialiste d'Australie

L'Alliance Socialiste d'Australie condamne dans les termes les plus forts la condamnation le 23 janvier 2013 de Somyot Pruksakasemsuk à un total de 11 ans de prison en vertu de la draconienne et anti-démocratique loi de "lèse-majesté" de Thaïlande (article 112 du Code pénal thaïlandais). Somyot et tous les prisonniers politiques de Thaïlande doivent être libérés immédiatement et sans condition.
Somyot a été déclaré "coupable" par la Cour pénale de Bangkok de deux chefs d'accusation de violation de la loi de lèse-majesté et d'une accusation de violation de la loi sur la presse. Il est en détention depuis avril 2011 suite à la publication de deux articles satiriques dans un magazine qu'il dirigeait, qui, selon les autorités thaïlandaises, auraient insultés la monarchie. Ce verdict constitue une violation des normes internationales des droits de l'homme, en particulier du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), que la Thaïlande a ratifié.
En Thaïlande, la loi de lèse-majesté interdit toute parole ou tout geste qui "diffame, insulte ou menace le roi, la reine, le prince héritier ou le régent". Cependant, plutôt que de protéger les sensibilités de la monarchie thaïe, la lèse-majesté est en réalité une arme brandie par l'Etat pour interdire toute critique de l'armée thaïlandaise et des élites, qui possèdent le véritable pouvoir derrière le trône. Elle est utilisée plus particulièrement contre les mouvements démocratiques de Thaïlande (les "chemises rouges") et leurs alliés.
Il y a une opposition croissante à la lèse-majesté en Thaïlande. Beaucoup avaient espéré que le gouvernement de Yingluck Shinawatra, élu en Juillet 2011 grâce au soutien de millions d'électeurs chemises rouges, serait sympathique aux demandes du mouvement démocratique de masse et réduirait l'influence de l'armée thaïlandaise. Cependant, il a refusé d'envisager l'abolition ou la réforme de la loi et l'utilisation de la lèse-majesté a augmentée. Les prisonniers politiques pour lèse-majesté comme Somyot, Surachai Darnwatanatrakun et Daranee Charnchoengsilpakul (Da Torpedo) continuent de croupir en prison.
Les prisonniers chemises rouges qui n'ont pas été accusés de lèse-majesté, mais simplement mis en prison pour avoir participé à des manifestations de rue avant l'élection de Yingluck, sont toujours détenus. Quant à la punition des responsables politiques et des chefs militaires qui ont ordonné le massacre de sang-froid des manifestants non armés en 2010, aucun progrès significatif n'a été fait. Depuis son élection, Yingluck a été vu posant amicalement avec le chef de l'armée, le général Prayut, qui a ordonné aux troupes de massacrer les manifestants.
L'Alliance Socialiste d'Australie exprime sa solidarité avec les mouvements populaires de Thaïlande et demande:
- la libération de Somyot Pruksakasemsuk et de tous les prisonniers politiques en Thaïlande!
- l'abolition de l'anti-démocratique loi de lèse-majesté!
- La démocratie pour la Thaïlande!

 

Somyot8

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 11:32

« Lèse-majesté » : dix ans de prison pour Somyot Pruksakasemsuk, journaliste thaïlandais

Lien de l'article: http://www.lemonde.fr/international/article/2013/01/25/lese-majeste-dix-ans-de-prison-pour-un-journaliste-thailandais_1822486_3210.html

Un lourd verdict condamnant un Thaïlandais pour crime de « lèse-majesté » vient de provoquer une réaction indignée au niveau international : Somyot Pruksakasemsuk, 51 ans, journaliste et ancien leader syndical, a été condamné, mercredi 23 janvier, à dix ans de prison pour avoir « insulté » Bhumibol Adulyadej, monarque constitutionnel de Thaïlande. La cour pénale de Bangkok a ajouté un an à ce verdict dans le cadre d’une autre affaire où le prévenu était accusé de « diffamation » envers un général impliqué dans le dernier coup d’Etat militaire de 2006.

L’accusation de lèse-majesté porte sur deux articles jugés « insultants » à l’égard de Sa Majesté, qui avaient été publiés en 2009 dans un magazine dont l’accusé était à l’époque le rédacteur en chef.

Ce dernier n’a pourtant pas insulté le souverain, les deux articles en question ayant été écrits par un certain Jakrapob Penkair, porte-parole d’un précédent gouvernement. Mais la cour a jugé que Somyot était coupable en tant que responsable de la publication. Les deux articles incriminés ne contenaient pas non plus des passages manquant de respect au monarque mais la cour a estimé qu’ils représentaient symboliquement une attaque envers celui-ci.

Le premier article raconte l’histoire romancée d’un souverain qui élimine son prédécesseur de manière violente pour s’emparer du pouvoir : la cour a jugé que l’actuel roi était visé. Le second raconte les tribulations d’un fantôme qui hante la Thaïlande et fomente des conspirations tout en se préparant à massacrer ses opposants : la cour a jugé que l’auteur comparait le fantôme au roi...

L’UNION EUROPÉENNE « TRÈS PRÉOCCUPÉE »

Ce verdict particulièrement sévère a provoqué une indignation internationale plus ferme que pour les précédentes condamnations s’appuyant sur le fameux article 112 du code pénal thaïlandais. Ce dernier prévoit des peines de trois à quinze ans de prison pour quiconque « diffame, insulte ou menace le roi, la reine, leurs héritiers ou le régent ».

La délégation de l’Union européenne à Bangkok a publié un communiqué dans lequel elle se dit « très préoccupée » par la punition infligée à Somyot Pruksakasemsuk et estime que « le verdict ébranle sérieusement le droit à la liberté d’expression et à la liberté de la presse ».

Tel est bien le problème : le nombre de condamnations prononcées se référant à l’article 112 a décuplé depuis 2005. Les jugements pour lèse-majesté sont aujourd’hui plus nombreux qu’à l’époque où la Thaïlande était une monarchie absolue, jusqu’en 1932. Les cercles d’intellectuels de Bangkok, journalistes, avocats, juristes, militants des droits de l’homme prônant une révision de cet article, ne cessent d’affirmer que cette disposition juridique n’est qu’un instrument servant à régler des comptes politiques.

INFLUENCE DE L’ARMÉE

L’ironie de l’histoire réside aujourd’hui en ce que Somyot est un partisan de l’ancien premier ministre Thaksin Shinawatra, renversé par le coup d’Etat militaire de 2006 et dont la sœur est le chef du gouvernement depuis l’automne 2011... Mais cette dernière – comme la plupart des députés de son parti à l’Assemblée nationale – n’ose pas se prononcer en faveur d’une révision de cette loi liberticide, car la victoire de sa formation aux élections a été la résultante d’un soutien des partisans de son frère, qui fut la bête noire des militaires et de la royauté. L’actuelle chef du gouvernement veut éviter tout soupçon de collusion avec de soi-disant « diffamateurs », la question monarchique étant ultrasensible dans le royaume. Les cercles monarchiques et militaires continuent en effet d’exercer une influence décisive dans les affaires du royaume.

En l’absence de toute révision constitutionnelle, les tribunaux peuvent continuer à condamner à tour de bras : le 25 décembre 2012, Katha Parariyapong, un agent de change de Bangkok, a écopé d’un verdict de quatre ans de prison pour avoir colporté des rumeurs sur Internet à propos de la santé du roi Bhumibol, âgé de 85 ans.

Le 17 janvier, le militant politique Yossawaris Chuklom a été condamné à deux ans de prison pour avoir placé ses mains devant sa bouche lors d’un meeting il y a deux ans, signifiant par là que sa parole était muselée. La cour a jugé que ce geste visait le roi.

Bruno Philip - Bangkok Correspondant

 

Somyot6bis

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 09:38

IndustriALL conteste la condamnation de Somyot en Thaïlande

Lien: http://www.industriall-union.org/fr/industriall-conteste-la-condamnation-de-somyot-en-thailande

IndustriALL Global Union conteste la condamnation en cour d’assise de Somyot Prueksakasemsuk à 11 ans de prison, le 23 janvier 2013, pour crime de ‘lèse-majesté’ aux termes de l’article 112 du Code pénal.

Par une attaque cinglante contre les droits de la personne et la liberté d’expression, une cour d’assise thaïlandaise a trouvé Somyot Prueksakasemsuk, syndicaliste, militant de la cause sociale et journaliste en Thaïlande, coupable de crime de ‘lèse-majesté’ pour la publication de deux articles critiquant la monarchie dans son magazine ‘Voice of Takshin’. Sa condamnation à 11 ans de prison se répartit en cinq ans pour chaque article et l’annulation d’une peine d’un an de prison infligée il y a trois ans.

Somyot a été arrêté en avril 2011 et a subi une détention prolongée dans l’attente du procès du fait que sa demande de mise en liberté sous caution a été refusé 12 fois par les tribunaux. Il a été présenté plusieurs fois au tribunal, entravé par des chaînes, comme s’il était un redoutable criminel. Des syndicalistes, des défenseurs des droits de la personne et de la société civile du monde entier, notamment l’Union européenne, le Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme et Amnesty International ont contesté la condamnation qui punit sévèrement Somyot.

Il est important de noter qu’il a été arrêté un an après la publication de ces deux articles. Mais il est encore plus important de noter que cinq jours après avoir lancé une pétition demandant la révision de l’article 112, il a été arrêté aux termes de la même loi. L’article 112 du Code pénal établit que, “la personne qui diffame, insulte ou menace le roi, la reine, le dauphin ou le régent, sera condamnée à une peine de trois à quinze ans d’emprisonnement”.

Les défenseurs des droits de la personne en Thaïlande croient que le gouvernement s’est servi de l’article 112 de la loi sur le crime de ‘lèse-majesté’ pour réduire au silence ses critiques, et demandent sa suspension immédiate et la révision de la ‘loi sur le crime de lèse-majesté’.

"IndustriALL se joint à l’Union européenne et au Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme pour protester en faveur de la levée d’écrou de Somyot, sur la base de la Charte des Nations unies des droits de l’homme et de la liberté d’expression", a déclaré Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL.

 

Somyot Pechabun

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 10:18

Le 29 janvier 2013, environ 5000 Chemises rouges ont manifestés pour la libération des prisonniers politiques

Les membres du groupe "29 Janvier pour la Libération des Prisonniers Politiques", un groupe dirigé par le professeur Suda Rankupan de l'Université de Chulalongkorn, se sont réunis en fin de matinée pour exhorter le gouvernement à envisager la proposition d'amnistie du groupe Nitirat.

Le Vice-Premier ministre Chalerm Yubamrung s'est adressé aux manifestants qui s'étaient rassemblés sur la Place royale hier pour demander au gouvernement l'amnistie des prisonniers politiques. Il a déclaré que le gouvernement allait tout faire pour obtenir une amnistie des détenus politiques.
Thawat Boonfueng, le secrétaire général adjoint du Premier ministre, s'est rendu à la manifestation pour parler au groupe à 18 heures 30.
Thawat a expliqué que le Premier ministre Yingluck Shinawatra avait décidé de transmettre la proposition Nitirat au Conseil d'État pour examen..
"Nous vous demandons de comprendre que le Conseil d'Etat va prendre un certain temps pour mettre au point le projet de loi. Cela ne peut pas être fait en 24 heures", a-t-il déclaré.
"Je crois que le premier ministre va pousser pour sa mise en œuvre dès que possible. Elle n'abandonne pas ceux qui sont en prison."

Mme Suda a déclaré que le groupe a décidé de donner du temps au gouvernement.
Les manifestants se sont ensuite dispersés vers les 20 heures.

Ci-dessous quelques photos de la manifestation:

 

DSC09967

 

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 12:25

Procès de Somyot Prueksakasemsuk : une insulte à la liberté de la presse

Lien de l'article:

http://fr.rsf.org/thailande-proces-de-somyot-prueaksakasemsuk-23-01-2013,43935.html

Reporters sans frontières est indignée par la condamnation à onze ans de prison du rédacteur en chef du magazine bimensuel Voice of Taksin, Somyot Prueksakasemsuk, prononcée par la Cour pénale de Bangkok, le 23 janvier 2013. Le journaliste a été reconnu coupable de “lèse-majesté" pour avoir publié en 2010 deux articles, dont il n’est pas l’auteur, jugés diffamatoires envers le roi et la monarchie.

"Cette condamnation n’est ni plus ni moins qu’une manœuvre politique pour faire taire une voix critique à l’encontre du gouvernement. Le fait que la plainte concernant les articles ’diffamatoires’ n’ait été déposée que plusieurs mois après l’arrestation de Somyot Prueksakasemsuk, est la preuve même que le pouvoir voulait sa tête et qu’il lui manquait juste un prétexte pour l’emprisonner", a déclaré Reporters sans frontières.

"Nous exigeons l’annulation de cette condamnation et la remise en liberté immédiate de Somyot Prueksakasemsuk. Nous appelons l’ensemble de la communauté internationale à réagir face à ce jugement qui constitue une attaque directe contre la liberté de la presse en Thaïlande. La loi sur la lèse-majesté et son article 112 du code pénal doivent être abrogées", a ajouté l’organisation.

La cour a condamné le journaliste à cinq ans de prison par article publié, ajoutant un an de prison pour une précédente condamnation, jusqu’alors suspendue par la justice. Son avocat, Karom Polpornklang, a immédiatement indiqué que son client ferait appel de la décision.

Militant du Front uni pour la démocratie contre la dictature (UDD), Somyot Prueksakasemsuk avait été arrêté dans la province de Sa Kaeo (est), le 30 avril 2011, deux jours après avoir participé au lancement d’une campagne de collecte de 10 000 signatures pour appeler au retrait de la lèse-majesté du code pénal thaï. Il lui a plus tard été reproché de refuser de révéler la véritable identité de Jitra Polchan, auteur des deux articles parus dans Voice of Taksin et considérés comme diffamatoires à l’égard du roi. En mai 2010, il avait été détenu pendant vingt-et-un jours suite à l’assaut final contre les manifestants rouges à Bangkok. Il avait par la suite répondu aux questions de Reporters sans frontières. Son bimensuel, censuré depuis 2010, a été remplacé par Red Power.

 

Red Power

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 05:39

A toute la communauté internationale: Nous appelons à des actions de protestation internationales pour demander la libération de Somyot et de tous les prisonniers politiques en Thaïlande. Nous nous opposons aux peines et jugements politiques!

Nous appelons la communauté internationale à organiser des manifestations et à soumettre notre lettre de protestation aux ambassades de Thaïlande dans les prochaines semaines.

Le 25 janvier 2013, une manifestation organisée par les groupes coréens soutenus par 18 organisations a eu lieu.

Les Chemises rouges des USA ont aussi manifesté.

En Thaïlande, de nombreuses protestations, organisées par des étudiants et amis des prisonniers politiques, ont suivies l'annonce du verdict de Somyot.

Une autre manifestation aura lieu le 29 janvier pour la libération de Somyot et de tous les prisonniers politiques.

Nous demandons des actions de solidarité internationale pour accroître la pression auprès des autorités thaïlandaises.

En Thaïlande, un appel à manifester le 29 janvier 2013, pour la libération des prisonniers politiques thaïlandais, a été lancé par des groupes activistes chemises rouges pro-démocratie dont Street Justice de Suda Rangkupan et le Groupe du 24 Juin pour la Démocratie de Suwanna Tallek.
https://www.facebook.com/photo.php?v=3646431538987

Nous croyons que l'emprisonnement continu de détenus politiques est un acte de crime d'État, de sanction politique et de guerre contre la démocratie et la justice en Thaïlande.
Nous appelons à:
1. la libération de Somyot
2. la libération de tous les prisonniers politiques
3. l'abolition de la loi de lèse-majesté


Dans les 2 derniers mois, un grand nombre de gens ont été condamnés par la loi de lèse-majesté.
Somyot a été condamné à la peine la plus sévère.
Ce verdict démontre une intention de détruire la démocratie et la justice en Thaïlande. La condamnation de Somyot montre au mouvement pour la démocratie et aux masses qu'ils ne peuvent pas exprimer leur révolte et leur mécontentement.

Somyot militait pour l'abolition de la loi de lèse-majesté avant son arrestation. Nous croyons que c'est la vraie raison pour laquelle il a été condamné à une lourde peine.
C'est une répression politique et la condamnation de la démocratie et de la justice en Thaïlande.
Montrons notre solidarité internationale et agissons!

Libérez Somyot! Libérer tous les prisonniers politiques! Abolissez la draconienne loi de lèse-majesté thaïlandaise!

Lien de l'appel en anglais:

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=525146760850501&set=a.121748971190284.14517.120794617952386&type=1&theater

 

Somyot8bis

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 15:37

Un article de Pascal Engelmajer

Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault se rendra en Thaïlande les 4 et 5 février pour rencontrer son homologue Yingluck Shinawatra.
Les deux Premiers ministres se rencontreront le 5 février pour discuter commerce, investissement et bien entendu de coopération dans divers domaines. Dans ce genre d'échanges, malheureusement, les droits de l'homme sont de peu d'importance.

La visite de Jean-Marc Ayrault intervient après celle de Yingluck Shinawatra à Paris en juillet dernier. À cette occasion elle a été interviewée par le Figaro :

- LE FIGARO - En Thaïlande, la loi sur le crime de lèse-majesté est l'une des plus répressives au monde : 33 inculpés en 2005, plus de 400 en 2011. Faut-il l'amender ?
- YINGLUCK SHINAWATRA - Le problème n'est pas la loi, mais son utilisation abusive. Nous devons veiller à ce qu'elle ne serve plus à des fins politiques.


Une réponse qui n'en est pas une. La passivité du Premier ministre thaïlandais, dès lors l'on touche à la royauté ou plutôt à ceux qui agissent en son nom, étant de rigueur.
Au cours d'un entretien du Premier ministre thaïlandais avec François Hollande, ce dernier a salué les engagements de Yingluck Shinawatra en faveur de la démocratie et des libertés. Ni le Chef de l'État, ni son Premier ministre n'ont cru bon d'évoquer la situation insupportable des prisonniers politiques en Thaïlande.

Que compte faire Jean-Marc Ayrault, le défenseur des droits de l'homme, pour défendre les victimes avérées de la violation du droit fondamental de la liberté d'expression en Thaïlande et en particulier Somyot Prueksakasemsuk?

Le Premier ministre français rencontrera également la communauté française de Thaïlande dans la journée du 5 février. Il faut espérer que certains auront le courage de lui rappeler ce point.
Dans un texte publié à l'occasion de la mort de Raymond Aubrac, Jean-Marc Ayrault écrivait :

" La Résistance est un état d’esprit, un ensemble de valeurs. Soyons dignes aujourd’hui de cet engagement, dignes de celles et ceux qui se sont battus, ont donné leur vie pour l’honneur de leur pays et porter haut les valeurs universelles des droits de l’homme. "
Que le représentant de la France se montre digne aujourd'hui de ses paroles, digne de celles et ceux qui se battent pour l’honneur de leur pays et portent haut les valeurs universelles des droits de l’homme, de ceux qui croupissent dans les cachots d'une Thaïlande féodale.

Le Premier ministre français devrait aussi se rendre à l’Université Thammassat, lieu du massacre des étudiants de gauche le 6 octobre 1976, qui compte de nombreux enseignants et étudiants francophones. Rencontrera-t-il quelques-uns des sept universitaires de Thammassat du groupe Nitirat qui ont commencé fin janvier 2012 à collecter des signatures afin de déposer une demande d’assouplissement de la législation protégeant la monarchie ? Rencontrera-t-il des intellectuels comme l’historien Somsak Jeamteerasakul qui s’est vu menacé pour avoir proposé lors d’une conférence en décembre 2010 une évolution du rôle de la monarchie?

Si Jean-Marc Ayrault veut assumer l'image de défenseur des libertés qu'il revendique, alors il ne manquera pas de rappeler la position de l'Union Européenne et de dire que la loi thaïlandaise actuelle porte atteinte au droit à la liberté d’expression reconnue par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, que la Thaïlande a pourtant ratifié en 1996.

Photo ci-dessous : Jean-Marc Ayrault et Yingluck Shinawatra à Paris en juillet 2012

 

 12135021 visite officielle de mme yingluck shinawatra pm du

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 14:39

DECLARATION DE L'UNION EUROPÉENNE Sur la condamnation de M. SOMYOT PRUKSAKASEMSUK

Bangkok, 23 Janvier 2013 - La Délégation de l'Union Européenne a fait la déclaration suivante en accord avec ses chefs de mission en Thaïlande: La délégation de l'UE en Thaïlande est profondément préoccupée par la décision du tribunal de condamner M. Somyot Pruksakasemsuk à 10 ans de prison pour avoir violé l'article 112 du Code pénal. Le verdict porte gravement atteinte au droit à la liberté d'expression et à la liberté de la presse. Dans le même temps, elle affecte l'image de la Thaïlande en tant que société libre et démocratique. L'UE demande instamment aux autorités thaïlandaises de veiller à ce que toutes les limitations des droits fondamentaux soient appliquées d'une manière proportionnelle compatible avec le respect des droits humains universels.

Liens:

https://www.facebook.com/EUinThailand#!/photo.php?fbid=453239651397788&set=a.160589827329440.42007.160579703997119&type=1&theater

http://www.facebook.com/pages/Free-Somyot/122999694453000?ref=tn_tnmn#!/notes/free-somyot/declaration-de-lunion-europ%C3%A9enne-sur-la-condamnation-de-m-somyot-pruksakasemsuk/408443359241964

 

Somyot6

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 11:57

Déclaration de Free Somyot

Lien :

http://www.facebook.com/notes/free-somyot/r%C3%A9probation-internationale-de-la-condamnation-du-militant-somyot-prueksakasemsuk/408395705913396

 

Le Réseau des familles victimes du 112, la Clean Clothes Campaign, la Campagne Free Somyot et la Thai Labour Campaign déplorent vivement la condamnation du défenseur des droits humains et rédacteur de magazine, Somyot Prueksakasemsuk. Le 23 janvier 2013, la Cour pénale de Bangkok l'a déclaré coupable des 2 chefs d'accusation violant l'article 112 du Code pénal (la loi de lèse-majesté) et l'a condamné à 11 ans de prison.

Somyot est un prisonnier d'opinion. Il a été condamné uniquement pour avoir exercé son droit à la liberté d'expression et d'opinion. Il est emprisonné depuis avril 2011 pour la publication de deux articles jugés insultants envers la monarchie. Le verdict d'aujourd'hui est un coup sérieux à la primauté du droit en Thaïlande et contribuera davantage à la culture de la censure qui est confirmé par l'utilisation de la loi de lèse-majesté.

Ce verdict constitue une violation du droit international envers les droits de l'homme, notamment du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), que la Thaïlande a ratifié. À l'heure actuelle, la Thaïlande cherche à obtenir un siège non permanent au Conseil de sécurité des Nations unies, où sa contribution "au maintien de la paix et la sécurité internationales et aux autres fins de l'Organisation," (article 23.1 des critères d'adhésion de la CSNU), y compris "le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales" (article 1.3 de la Charte des Nations Unies) seront examinés.

Si la Thaïlande souhaite être en conformité avec ses obligations internationales, qui sont de respecter et de protéger les droits fondamentaux, le verdict injuste contre Somyot devrait être rapidement annulé en appel. En outre, alors que l'appel est envisagé, son droit constitutionnel à la liberté provisoire sous caution devrait être maintenu afin qu'il puisse retrouver sa famille, mieux faire face à ses problèmes de santé, et préparer convenablement sa défense.

Un prisonnier politique est un détenu de trop. Nous appelons la Thaïlande à libérer Somyot ainsi que toutes les autres personnes détenues pour des motifs politiques et mettre fin à toutes formes de harcèlement à leur encontre.

La loi de lèse-majesté de Thaïlande interdit toute parole ou tout geste qui "diffame, insulte ou menace le Roi, la Reine, l'Héritier présomptif, ou le Régent".
Cette loi place le pays en violation de ses obligations juridiques internationales qui sont de respecter les normes internationales de la liberté d'expression.

 

Somyot7

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Published by liberez-somyot
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