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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 10:09

La "Clean Clothes Campaign" enverra un observateur pour assister au procès au cours de la dernière semaine d'avril. Elle possède plus de 30 ans d'expérience de travail
sur le développement en Asie ainsi que sur les droits humains et se joindra à des observateurs envoyés
par le Comité International des Juristes (CIJ) et la mission de l'UE.
La Fédération syndicale mondiale ICEM (Fédération Internationale des produits chimiques et des travailleurs des mines) a lancé une campagne publique pour demander la libération de Somyot.
S'il vous plaît prenez des mesures aujourd'hui en signant la pétition et en envoyant une lettre de protestation au Premier ministre thaïlandais -
http://www.cleanclothes.org/urgent-actions/somyot-trial#action
Dans une lettre ouverte aux autorités thaïlandaises datant de février dernier, la CCC, ainsi que plusieurs autres groupes importants, dont la FIDH (Fédération Internationale
de Droits de l'Homme) et le Forum Asie de la Protection Internationale, ont réitéré leurs vives inquiétudes quant à l'utilisation continue de la loi de lèse-majesté, en particulier contre les défenseurs des droits de l'Homme, et son
effet négatif sur les libertés fondamentales.
La CCC continue de faire appel aux autorités thaïlandaises pour honorer ses nombreux engagements à respecter les droits de l'Homme et des libertés fondamentales faites en vertu du Pacte International Relatif aux Droits Civils et Politiques et au cours de l'Examen Périodique Universel des Droits Humains en octobre 2011. La CCC demande également aux autorités d'abandonner toutes les accusations portées contre Somyot Prueksakasemsuk et tous les autres défenseurs des droits humains détenus à cause de la loi de lèse-majesté et, plus généralement, de garantir que tous les défenseurs des droits humains en Thaïlande seront en mesure de mener à bien leurs actions légitimes en faveur des droits de l'Homme sans crainte de représailles et sans aucune restriction ni harcèlement judiciaire.
Elle continue également d'exhorter les autorités thaïlandaises à faciliter l'examen de la loi de lèse-majesté par la Commission de Réforme du Droit et du groupe de travail sur la loi de lèse-majesté de la Commission Nationale des Droits de l'Homme selon les obligations internationales de la Thaïlande en matière des droits de l'Homme, tel que recommandé par le Rapporteur Spécial des Nations unies sur la Promotion et la Protection du Droit à la Liberté d'Opinion et d'Expression, et demande au tribunal de s'abstenir de porter de nouvelles accusations contre des individus dans le cadre de la loi sur crime de lèse-majesté en attendant un examen complet de ces lois.

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 08:03

Le 18 avril 2012, lors de la reprise du procès de Somyot Prueksakasemsuk pour lèse-majesté, qui a eu lieu cette fois à Bangkok, ses avocats ont essayés d'expliquer aux juges que les deux articles, rédigés par une personne anonyme sous le nom de plume de Jit Polachan et qui ont conduits à l'inculpation de Somyot, n'étaient pas directement diffamatoires envers SM le Roi. Une telle conclusion, ont-ils ajouté, ne pourrait être faite qu'à travers une interprétation du texte.

En effet, c'est apparemment une interprétation du texte qui a été utilisé comme preuve par un témoin de l'accusation. Le colonel Vijarn Jodtaeng, directeur de la division juridique du Commandement des Opérations de Sécurité Interne (ISOC), a témoigné qu'il n'y avait aucune mention directe du Roi. Il a ensuite ajouté qu'il a interprété lui-même que c'était au sujet du Roi.

Cependant, l'avocat de la défense, Karom Polpornklang, a insisté sur le fait que ce n'était qu'une "interprétation" et que d'autres personnes pourraient l'interpréter différemment.

Les articles mentionnés ont été publiés en février et mars 2010 et se référent à un "cerveau nommé "Luang Naruebarn" qui voulait lancer une répression sanglante contre les manifestants." Il est intéressant de noter que ces articles ont été écrit avant la répression ordonnée par le gouvernement d'Abhisit Vejjajiva en avril/mai 2010.

Lorsque les avocats de la défense ont demandé au colonel Vijarn "s'il était au courant que SM le Roi avait dit une fois que lui-même n'était pas au-dessus de la critique, le colonel a refusé de répondre."

Deux autres témoins à charge ont apparemment donné un témoignage semblable en convenant eux-aussi qu'ils avaient interprété que les articles concernaient SM le Roi.

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 03:31

9 heures : 3 témoins, des militaires qui agissaient en vertu de l'état d'urgence ordonné par le vice-premier ministre de l'époque, Suthep Thurksuban, ont été présentés. Ils avaient été formés par le comité chargé de rechercher les gens qui violent l'article 112 de la loi ainsi que celui sur les crimes informatiques et ont été chargés par les autorités d'inculper les personnes soupçonnées d'avoir violé la loi. Ils ont donné leur avis comme quoi davantage de violations auraient été commises après le coup d'Etat de 2006 en Thaïlande et qu'ils savaient aussi que Somyot et Arjarn Surachai avaient été répertoriés dans l'organigramme de personnes qui voulaient se débarrasser du roi. Après que la société thaïlandaise ait reconnu que cette organigramme était invalide et ne pouvait pas identifier les gens et la preuve qu'il s'agissait de la vérité, ils ont interprété les articles publiés dans le magasine “Voices of Thaksin” comme faisant référence au roi sans pouvoir en apporter la preuve ni présenter de documentation universitaire qui expliquerait pourquoi ils croyaient que leurs interprétations refléteraient véritablement les personnes dans ces articles.

13 heures : 2 témoins, des étudiants d'université stagiaires qui étaient présent au bureau du DSI à ce moment-là étaient présents. Ils ont été invités à lire et à interpréter les articles par leur superviseur qui travaillent au DSI. Ils ont donné leur opinion comme quoi la personne visée dans ces articles était le roi de Thaïlande sans pouvoir en apporter la preuve car il n'y a pas de preuves écrites ou de documents historiques dont on pourrait faire référence.

Comme observateurs était présent : l'agent de l'ambassade de Finlande, des représentants de l'UE, des officiels de l'ICJ, des ONG de protection des droits humains, un Maître de conférences

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 08:59

Voici la déclaration de Free Somyot:

S'il vous plait, envoyez une lettre de protestation en ligne dès aujourd'hui et jusqu'à mai 2012

Bonjour à tous

Aujourd'hui, c'est le premier jour de la reprise du procès de Somyot depuis la dernière audience le 13 février 2012. Ce procès se poursuivra jusqu'au 4 mai 2012.

Nous vous invitons à signer et envoyer une lettre aux autorités thaïlandaises pour faire en sorte que Somyot Prueksakasemsuk soit libéré. A défaut de sa libération immédiate et inconditionnelle, nous demandons que Somyot Prueksakasemsuk se voit accordé son droit à la liberté sous caution, conformément aux normes d'un procès équitable en vertu du droit national et international. Les défenseurs des droits de l'Homme en Thaïlande doivent etre en mesure de mener à bien leurs actions légitimes en faveur des droits humains sans crainte de représailles et libre de toutes restrictions, y compris le harcèlement judiciaire

Liens de la lettre à envoyer en ligne :

En anglais :

http://freesomyot.wordpress.com/2012/04/17/send-your-protest-letter-today/

En français :

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-pour-envoyer-une-lettre-de-soutien-a-somyot-102073937.html

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 13:41

La Confédération Coréenne des Syndicats, qui représente 800 000 travailleurs, demande la libération immédiate et inconditionnelle de Somyot

Aujourd'hui, le mouvement syndical démocratique coréen, qui représente 800 000 travailleurs, la Confédération Coréenne des Syndicats (Korean Confederation of Trade Unions, sigle anglais: KCTU), a envoyé une lettre au Premier Ministre de Thaïlande, au Président de la Cour Suprême de Justice de Thaïlande et à l'Ambassadeur de Thaïlande en Corée du Sud.

La lettre demande:
1. La suppression de toutes les accusations portées contre Somyot
2. Sa libération immédiate et sans condition
3. L'examen de la loi de lèse-majesté pour assurer et restaurer la liberté d'expression et la démocratie en Thaïlande.

Lettre envoyée à
SE Mme Yingluck Shinawatra
Premier ministre du Royaume de Thaïlande
Government House
Pitsanulok Road, Dusit district
Bangkok 10300, Thaïlande
Cc. M. Chaiyong Satjipanon, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire
Ambassade royale de Thaïlande

Corée du Sud
653-7, Hannam-dong, Yongsan-gu, Seoul 140-210

 

Voici la lettre:


Votre Excellence
Au nom des 800.000 membres de la Confédération coréenne des syndicats, je vous écris à propos du
procès à venir et du maintien en détention de Somyot Prueksakasemsuk qui fait face à des accusations de lèse-majesté.
Somyot est bien connu dans le mouvement syndical coréen pour son travail inlassable dans l'établissement d'un mouvement syndical démocratique et le renforcement de la solidarité entre les travailleurs d'Asie. Nous sommes profondément préoccupés par l'utilisation abusive de la loi de lèse-majesté pour réprimer les voix du mouvement social et des travailleurs.
Nous vous rappelons respectueusement que la Déclaration des Nations Unies sur le droit et la responsabilité des individus, des groupes et des organismes de la société, qui supporte et protège les droits de l'homme et des libertés fondamentales, a été adoptée par consensus par l'Assemblée Générale des Nations Unies le 9 Décembre 1998, et qu'elle reconnaît la légitimité des activités des défenseurs des droits humains, leur droit à la liberté d'association ainsi qu'elle invite les États à veiller à ce qu'ils puissent effectuer leur activités sans crainte de représailles. Nous croyons que l'abus continu de la loi lèse-majesté est politiquement motivée et préjudiciable à la reconstruction de la démocratie en Thaïlande. Cette loi doit être examinée conformément aux normes internationales des droits humains.
À ce sujet, nous appelons les autorités de Thaïlande à abandonner toutes les charges contre Somyot Prueksakasemsuk et le libérer immédiatement et sans condition. Nous pensons qu'il s'agit d'une étape de base pour restaurer et améliorer la liberté d'expression et la démocratie en Thaïlande.
Cordialement,
Kim Young-hoon
Président de la Confédération Coréenne des Syndicats

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 16:44

Un article de Giles Ji Ungpakorn de Turn Left Thailand

Lien de l’article :

http://redthaisocialist.com/francais/330-birmanie-les-deux-faces-des-elections.html

Les élections dans une démocratie capitaliste ne conduisent jamais à un réel changement du pouvoir car de nombreux éléments importants de l'État capitaliste ne sont pas soumis à celle-ci et ne doivent même pas rendre des comptes sur leurs agissements. Par exemple, on n'élit pas les capitalistes prenant des décisions d'investissement importantes qui affectent des millions de gens. En plus de cela, les juges, les commandants de l'armée et de la police, les hauts fonctionnaires et ceux qui contrôlent les médias ne sont jamais élus. Mais cela ne signifie pas que nous devrions ignorer les élections.
Les élections sont des événements importants qui peuvent être utilisés pour la publicité des programmes politiques, donnent souvent des encouragements et peuvent aussi mobiliser les militants en dehors du parlement. Pour ces raisons, les élections d'avril en Birmanie ont été extrêmement importantes pour le mouvement démocratique. Elles ont été l'occasion pour des milliers de Birmans, et d'autres nationalités dans le pays, de montrer leur mécontentement et leur opposition à la dictature militaire en votant pour la Ligue Nationale pour la Démocratie d'Aung San Suu Kyi ainsi que d'autres mouvements de l'opposition et des partis ethniques.
Cependant, nous ne devons pas tomber dans le piège de penser que ces élections sont une "première étape" d'une soi-disant "feuille de route" vers la démocratie. Au contraire, elles sont une tentative désespérée de la junte birmane en vue de trouver une légitimité pour la poursuite de la dictature. Il n'y a aucun doute que les généraux étaient bien au courant des soulèvements dans le Moyen-Orient et ont estimé qu'il était nécessaire de consolider leur propre règle autoritaire.
La constitution actuelle, qui a été écrit par l'armée, en 2008, afin de protéger son pouvoir dans la société, prévoit que 25% des 664 sièges dans les chambres haute et basse du Parlement soient réservés à des officiers de l'armée nommés. C'était avant même que des élections aient lieu. Les militaires ont organisé des élections sales en 2010 et  veillé à ce que leur parti, l'Union Solidarity and Development Party (USDP), occupe la plupart des sièges. Les élections de cette année n'étaient que pour pourvoir 45 sièges de député.
En plus de cela, le gouvernement n'a pas le pouvoir de contrôler l'armée birmane (Tatmadaw). Les militaires ont le droit, conformément à la Constitution, de nommer les ministres  de l'Intérieur et de la Défense et aussi de limoger le gouvernement et prendre en charge l'État s'il se présente des "menaces à la stabilité". De nombreuses clauses de la constitution visent à exclure Aung San Suu Kyi et ses alliés d'occuper un poste élevé et la militarisation des zones frontalières ethniques est garantie. Il n'y a pas de place pour l'autodétermination des groupes ethniques qui composent une proportion importante de la population.
Donc, ces élections ont été conçus par la junte birmane comme un pseudo "festival de la démocratie" en vue de renforcer le régime militaire permanent et dans le but d'ouvrir la voie aux gouvernements occidentaux pour trouver une excuse afin de mettre fin à l'isolement international de la Birmanie. Malheureusement Aung San Suu Kyi supporte cette mascarade en soulignant la nécessité de la "réconciliation" avec l'armée. Dans la Thaïlande voisine, le gouvernement Peua Thai, élu par des millions de Chemises rouges pro-démocratie l'an dernier, parle également de la "réconciliation avec l'armée". Cela signifie que les généraux thaïlandais ne seront pas poursuivi pour le massacre de manifestants non armés en 2010, que les prisonniers politiques resteront en prison et que le gouvernement augmentera le recours à la draconienne loi de lèse-majesté afin de persécuter les militants.
Des analystes de droite affirment toujours que la transition démocratique vient de l'action des élites dirigeantes et de la "conception" des gouvernements occidentaux vis-à-vis des mesures progressives vers la démocratie. Nous pouvons voir ce que cela signifie dans le cas de l'Irak ou  de l'Afghanistan. Les dirigeants occidentaux se moquent de la démocratie et des droits de l'homme. Ce qu'ils veulent, et des gouvernements autoritaires, comme la Chine, le désirent aussi, c'est la "stabilité" pour faire des affaires avec un mince vernis de légitimité pour faire bonne mesure.
Les socialistes estiment que la démocratie ne pourra être gagné que par des mouvements de masse venus de la base, comme dans le cas des soulèvements égyptiens et tunisiens. La victoire électorale d'Aung San Suu Kyi doit être saluée. Mais cela ne se traduira en une véritable victoire pour la démocratie que si Aung San Suu Kyi et la LND profite de cette occasion en or pour commencer à mobiliser les militants pro-démocratie en dehors du parlement, afin de renverser la dictature militaire. Malheureusement Aung San Suu Kyi a une histoire, qui remonte à la grande révolte du 08/08/88 et sa démobilisation des mouvements de masse, afin de canaliser l'activité politique au parlement. La tâche d'organiser une lutte réelle contre l'armée devra être effectuée par des militants indépendamment de la LND.

 

 

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 16:25

Le Conseil des Métiers de Victoria appelle à la libération sans condition de Somyot

Le mouvement syndical d'Australie envoie une lettre pour la libération de Somyot

Voici ses trois demandes :
- Abandonnez immédiatement toutes les accusations portées contre Somyot Prueksakasemsuk et libérez le sans condition
- Abandonnez immédiatement toutes les accusations portées contre des militants politiques, des journalistes et des particuliers sur la base de la loi de lèse-majesté
- Restaurez la liberté d'expression et d'opinion et renforcez la démocratie en Thaïlande

Source: Pojana Walai

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 10:18

Voici la déclaration de Free Somyot (les partisans de Somyot):


Cher amis et camarades.
Chaleureuses salutations!
Nous tenons à attirer votre attention sur les prochaines audiences du procès de Somyot Pruksakasemsuk
La première date de procès va commencer à partir du 18 Avril 2012.
Nous avons besoin de votre soutien pour intensifier la campagne Free Somyot pendant le procès du 18 avril au 4 mai 2012

Les dates du procès:
http://www.facebook.com/notes/free-somyot/somyots-new-trial-dates-april-may-2012/245980165488285%3E


Le 12 mars 2012 à 17 heures, le tribunal a rejeté la demande de libération sous caution de Somyot. C'est le huitième refus depuis la première fois en mai 2011. Les raisons invoquées par le tribunal sont les mêmes que celles fournies précédemment.
Par conséquent, nous invitons de nouveau la communauté internationale à apporter son soutien à partir de maintenant, avant la fin du procès:
CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE MAINTENANT POUR SOUTENIR LA LIBERATION DE SOMYOT:
1. Vous pouvez envoyer une lettre de soutien aux autorités thaïlandaise:
http://liberez-somyot.over-blog.com/article-pour-envoyer-une-lettre-de-soutien-a-somyot-102073937.html
2. Ou vous pouvez envoyer une lettre personnelle à Somyot:
http://liberez-somyot.over-blog.com/article-pour-envoyer-une-lettre-de-soutien-a-somyot-102073937.html
Si vous prévoyez d'organiser une action publique ou de présenter une lettre à l'ambassade de Thaïlande dans votre pays respectif, faites nous le faire savoir en envoyant un mail en anglais à freesomyot@gmail.com , afin que nous puissions relier cette action à d'autres actions en cours qui sont planifiés pour les prochains mois.
Lien de la dernière déclaration de Somyot de prison:
http://liberez-somyot.over-blog.com/article-somyot-ne-plaidera-pas-coupable-103224554.html


Un article de Giles Ji Ungpakorn sur les prisons de Thaïlande:
http://liberez-somyot.over-blog.com/article-certains-faits-que-tout-le-monde-devrait-savoir-sur-les-tribunaux-et-les-prisons-de-thailande-102889241.html

Voici le lien du communiqué de presse publié le 12 mars 2012:
http://liberez-somyot.over-blog.com/article-liberte-pour-somyot-pruksakasemsuk-102010291.html


Lien des sites internet des campagnes:

En anglais
www.freesomyot.wordpress.com
Lien de la page Facebook:
http://www.facebook.com/pages/Free-Somyot/122999694453000

Lien Twitter:

http://twitter.com/#!/freesomyottrial
Pour tout renseignement
Email: freesomyot@gmail.com
Merci beaucoup pour votre aimable attention et solidarité

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 13:09

Alors que les autres accusés et condamnés pour lèse-majesté vont plaider coupable afin de solliciter une grâce royale, Somyot Prueksakasemsuk a affirmé, le 5 avril dernier, qu'il ne plaiderait pas coupable lors de son procès parce qu'il est innocent et que s'il le faisait, il se sentirait mal à l'aise. "J'ai été amené à me battre lors du procès pour prouver mon innocence, donc je veux continuer de me défendre. Ceux qui ont plaidé coupable l’ont fait parce qu'ils n'ont pas confiance ou d'espoir dans le processus judiciaire. Le droit à la liberté sous caution est inexistant. Les parties lésées n'ont jamais eu à comparaître devant le tribunal, même une fois. Je me bats parce que je veux constater par moi-même si il y a une justice ou pas en cas de lèse-majesté, affirme-t-il, ajoutant que son combat, au moins, serait historique. Pour lui, pour gagner ou perdre dans ce cas ne fait aucune différence, parce que, libéré de prison, il devrait toujours faire face à "une cage plus grande". Jusqu'à présent, il a exercé ses fonctions en tant que bon citoyen du pays en participant à la politique et à l'exercice du droit à la liberté d'expression, a-t-il continué. "Le problème, c'est que des gens innocents doivent plaider coupable pour trouver un moyen de sortir. Qu'est-ce que cela signifie? C'est profondément injuste. J'ai donc pensé que je ferais mieux de me battre.

Somyot a été arrêté le 30 avril 2011 au poste de contrôle d'immigration à Sa Kaew, alors qu'il conduisait un groupe de touristes chemises rouges au Cambodge. Il a été accusé de lèse-majesté pour deux articles publiés dans le magazine "Voice of Taksin" dont il était le rédacteur en chef. Il est détenu sans droits à la liberté sous caution. De novembre 2011 à février 2012, il a été conduit dans quatre provinces, Sa Kaew, Phetchabun, Nakhon Sawan et Songkhla pour les audiences de témoins à charge. Les prochaines dates d'audience sont prévues les 18-20, 24-26 avril et 1-4 mai à la Cour pénale de Bangkok.

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 12:43

Il y a 2 ans, la répression des chemises rouges en Thaïlande

Un article de Jaran Ditapichai

Le 10 Avril 2012 marque le deuxième anniversaire de la répression sanglante des Chemises rouges qui aspiraient à la démocratie et qui s'étaient rassemblés pacifiquement, sans armes, sous la direction du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (UDD); demandant au gouvernement illégitime de dissoudre le parlement et de rendre le pouvoir au peuple par le biais d'une nouvelle élection. La répression a laissé 25 morts et plus de 800 personnes blessées ce jour là.
Cette répression, qui est venu suite à la décision du gouvernement de M. Abhisit Vejjajiva dont l'intention était d'utiliser les forces militaires pour régler le conflit, a commencé avec l'utilisation de l'Internal Security Act déclarant l'état d'urgence, suivi par l'utilisation de la force. Plus de 40.000 militaires et policiers ont été déployés pour entourer le site de protestation. L'armée a mobilisé des équipes de tireurs d'élite pour tirer sur les manifestants. Des gaz lacrymogènes ont été lâchés par des hélicoptères. La répression, qui a continué jusqu'au 19 mai 2010, a entraîné 94 décès de plus ainsi que plus de 2000 blessés, et plus de 400 personnes ont été arrêtées. Le couvre-feu a été imposé dans des dizaines de provinces.
Durant ces 2 dernières années, en dépit de quelques changements fondamentaux de la situation politique, comme la dissolution du parlement, une élection générale le 3 Juillet 2011, où le Parti Phua Thai a remporté la majorité absolue et Mme Yingluck Shinawatra est devenu la première femme de Thaïlande à devenir premier ministre, la situation politique est encore fluide. Le nouveau gouvernement n'a pas encore poursuivi les responsables de ces crimes. A travers la politique de réconciliation nationale il cherche à offrir des compensations aux victimes et à supprimer tous les rassemblements politiques.
Cependant, l'UDD ou le mouvement des Chemises rouges, a poursuivi sa lutte pour une véritable démocratie et la justice. Mais le Parti Démocrate, les sénateurs nommés, les Chemises jaune, et les principaux médias ont encore pour but de faire tomber le gouvernement d’ici 6 mois à un an. Ils ont utilisé tous les moyens en leur pouvoir pour attaquer les politiques gouvernementales et ont aussi lancé des attaques personnelles contre le Premier ministre. Ils ont utilisé les tribunaux, la Cour constitutionnelle. Ils ont déposé accusations sur accusations et plaintes sur plaintes auprès du Médiateur et devant le Conseil d'Administration de la Commission Nationale Anti-corruption. Ils se sont opposés à la modification de la constitution. Ils ont refusé de participer au processus de réconciliation et, le plus important, c’est la manière dont ils ont utilisés la loi lèse-majesté, l'article 112, comme un outil politique. Actuellement, plus de 400 personnes ont été arrêtées et inculpés de violation de l’article 112. Ils ont même demandé aux militaires de faire un coup d’Etat.

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