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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 11:46

Un résident musulman de Pattani a été poursuivi pour avoir accroché des banderoles avec l'image de la Reine sur un pont piétonnier de la ville.

Il a été accusé d'avoir accroché, le 12 août 2009 (anniversaire de la Reine), deux banderoles contenant des messages sur les incidents violents dans le Sud et d'autres parties de la Thaïlande, avec une photo de Sa Majesté la Reine. Il aurait agit avec des complices non identifiés. Avant d'avoir été arrêté pour cette infraction, l'homme avait été convoqué par le chef du village pour rencontrer des agents de sécurité dans une affaire mettant en cause la sécurité nationale, mais avait été libéré après que les policiers militaires aient recueilli un échantillon de son ADN à l'intérieur de sa bouche. Fin août 2009, il a été convoqué par le chef de village pour rencontrer une fois de plus ces officiers de l'armée. Cette fois-ci, les militaires lui ont dit qu'il avait commis des infractions, mais n'ont pas donnés de détails. Il a été arrêté en vertu des lois de sécurité imposées sur les trois provinces frontalières du sud et une enquête de l'armée a eu lieu. Il a affirmé qu'il avait été torturé pour avouer ses crimes allégués. Les militaires lui ont donné des coups de poing, des coups de pied et l'ont frappé avec des "sacs de glaçons". C'est seulement après avoir finalement avoué sa prétendue culpabilité que les militaires lui ont révélé la nature de ses crimes présumés. Il a été libéré sous caution lors de l'enquête après qu'il eut avoué ses actes car des membres de sa famille ont mis en gage leurs titres fonciers. Le 12 août 2009, plusieurs bannières similaires avaient été accrochées dans les lieux publics et les ponts pour piétons dans toute la ville de Pattani.

Source:

http://www.prachatai3.info/english/node/3444

 

Une analyse sur les problèmes du Sud de la Thaïlande est disponible sur ce lien:

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-les-malheurs-du-sud-de-la-thailande-111914180.html

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 04:28

Le 23 janvier 2013, le verdict du procès de Somyot sera annoncé. Ce n'est pas seulement Somyot qui est emprisonné mais aussi la démocratie en Thaïlande. Tant que la loi de lèse-majesté n'aura pas été abolie, elle sera utilisée contre la liberté et la justice sociale en Thaïlande

Somyot a fermement déclaré que seul son corps physique était emprisonné et qu'il n'avouerait jamais un crime qu'il n'a pas commis. Il a ensuite ajouté "Avouer dans l'espoir d'être acquitté me ferait vivre le reste de ma vie dans la prison de ma propre conscience. Avoir été abusé par le système judiciaire incompétent de Thaïlande me donne de l'amertume et de la douleur. Néanmoins, je lutterai pour la liberté et le droit, même si cela signifie une longue peine d'emprisonnement. il n'y a pas d'autres choix. Donnez-moi la mort ou donnez-moi la liberté."

 

Somyot6

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 13:38

Un article de Pravit Rojanaphruk
Lien de l'article en anglais:

http://www.nationmultimedia.com/politics/Slain-nurses-mother-seeks-action-against-Tarit-30197247.html


Le chef du Département des Enquêtes Spéciales (DSI), Tarit Pengdith, ne peut pas être déchargé de sa responsabilité pour les personnes assassinées lors de la répression de 2010 alors qu'il était membre du Centre pour la Résolution de la Situation d'Urgence (CRES), affirme Payao Akhad. Sa fille Kamolkaed, une volontaire de la Croix-Rouge, a été abattue alors qu'elle s'occupait des blessés au Wat Pathum Wannaram.
Payao a expliqué que si les autres membres du CRES étaient reconnus coupables, il n'y a aucune raison pour que Tarit ne soit pas tenu pour responsable lui-aussi.

"Tarit savait tout sur la répression de 2010. Ils devraient tous être tenus pour responsable", a-t-elle dit.

Jusqu'à présent, la Cour pénale a statué que les balles des soldats avaient tué quatre personnes.

Payao a ajouté qu'un groupe de parents des victimes de la répression de 2010 pousserait le gouvernement de Yingluck Shinawatra à licencier Tarit de la DSI et le soumettre à une enquête.

Elle se plaint également que l'ancien Premier ministre Abhisit Vejjajiva et son adjoint Suthep Thaugsuban n'aient pas été arrêtés lorsque la DSI les a accusés d'avoir eu l'intention d'assassiner lors de la répression 2010.

"S'ils avaient été libérés sous caution après une arrestation, alors tout aurait été différent", a-t-elle dit, ajoutant que tous les officiers de l'armée impliqués dans le massacre de manifestants en 2010 devraient également être poursuivis.

Payao a déclaré que si Abhisit a admis à des médias étrangers que les soldats avaient reçu l'ordre d'utiliser des balles réelles en légitime défense, la plupart des près de 100 personnes tuées avaient des blessures par balle au-dessus de leurs genoux et quelques-uns avaient été abattus de balles dans la tête, ce qui ne constitue pas un acte de légitime défense.

"Cela doit être considéré comme une réaction excessive", a déclaré Payao. Elle est sans doute l'un des parents des victimes les plus en vue et est depuis devenue une militante de premier plan appelant à la justice pour les personnes assassinées en 2010.

Payao a expliqué que sa fille avait été abattue de cinq balles, comme le prouve l'autopsie officielle, même si elle portait un tablier de la Croix-Rouge et était dans le temple qui avait été déclaré sanctuaire par le gouvernement le 19 mai 2010.

"Si nous ne poursuivons pas les soldats maintenant, alors ils finiront par se livrer à de telles "opérations" encore et encore", a déclaré Payao.

 

 

Photo ci-dessous: Payao Akhad 

phayao.jpg

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 13:36

Depuis plus de deux ans, quatre Chemises rouges d'Ubon Ratchathani sont emprisonnés pour leur rôle présumé mais jamais prouvé dans l'incendie de la salle provinciale d'Ubon Ratchathani à la suite de la répression des manifestations anti-gouvernementales par les militaires en avril-mai 2010. Mais les barreaux de leur prison n'ont pas été en mesure de les garder totalement enfermés. Même à l'intérieur de leurs cellules, ils continuent à se battre pour leur liberté et la démocratie en Thaïlande par des lettres.
Les prisonniers ont écrit au "RedFam Fund", une organisation créée en 2011 par un groupe d'universitaires et d'intellectuels d'Ubon Ratchathani, de Chiang Mai et de Bangkok afin d'aider à atténuer les difficultés financières des familles des personnes accusées et détenues suite à l'incendie de la salle provinciale d'Ubon Ratchathani. Le groupe utilise les médias sociaux, comme Facebook, pour publier les lettres des "quatre d'Ubon" afin de faire connaitre leur histoire au public et d'obtenir un soutien pour obtenir leur libération.
Le "RedFam Fund" considère les quatre d'Ubon comme des prisonniers politiques, expliquant qu'ils ont été emprisonnés en raison de leurs convictions politiques et de leur activisme. Cela résonne dans leurs lettres, qui décrivent des sentiments, non seulement de leur lutte pour leur libération, mais aussi sur la nécessité d'un changement dans ce qu'ils estiment être un système de justice à deux vitesses.
"Je constate que des gens comme moi n'ont pas reçu un traitement équitable ni la démocratie", écrit Somsak Prasansab, se référant aux Thaïlandais à faible revenu. "Vais-je avoir une chance de voir la démocratie à l'avenir? Je ne le sais même pas. Les gens comme moi peuvent avoir à souffrir très longtemps. Combien d'entre nous vont mourir?"
Bien que, lors de leur arrestation, les prisonniers aient revendiqué leur innocence, après deux ans de prison, ils demandent une amnistie. Ils restent un peu réticents à choisir cette voie pour la liberté parce qu'ils pensent que cela serait un aveu de culpabilité, explique le Dr Saowanee Alexander, une universitaire de l'Université d'Ubon Ratchathani, qui a contribué à lancer le "RedFam Fund".
Les prisonniers ont commencés à écrire en septembre 2012, dans la foulée du rapport de la "Commission Vérité et Réconciliation" de Thaïlande, qui est sorti plus tôt ce même mois. Le rapport, qui vise à répondre aux préoccupations des deux principaux partis du pays, a été critiquée ces deux partis comme étant trop vague sur les événements d'avril et mai 2010. Les membres du Pua Thai (le parti de Yingluck Shiwanatra) qui critiquent le rapport, y compris le Dr Saowanee Alexander, expliquent que le langage ambigu du rapport n'a pas aidé à clarifier l'incendie de la salle provinciale, mais a plutôt permis aux quatre d'Ubon de rester enfermé sans preuves tangibles contre eux.
"Le rapport n'est pas fidèle à l'esprit de "recherche de la vérité". Il se concentre plutôt sur la "réconciliation" mais il semble difficile que les différentes parties en cause puissent se réconcilier à la suite de ce rapport", a écrit le Dr Saowanee Alexander dans son analyse critique du rapport.
En tant que tel, les quatre d'Ubon qui restent enfermés dans la prison de Laksi, une prison spéciale pour les prisonniers politiques à Bangkok, ont pris leur sort en mains propres et ont fourni certains détails qui manque dans le rapport de la "Commission Vérité et Réconciliation", à savoir les points de vue des personnes présentes lors de l'événement autre que les représentants du gouvernement, les militaires et les policiers.
Les lettres ont un ton à la fois de résistance et de désespoir, mais continuent d'affirmer la lutte des prisonniers pour leur liberté ainsi que celle des autres prisonniers politiques, qu'ils pensent avoir été victimes d'un système injuste qui emprisonne les dissidents.
"Ma famille et ma maison me manquent tellement', écrit Teerawat Satsuwan. "Mais, dans la lutte, il doit toujours y avoir quelqu'un qui se sacrifie. Je ne suis pas triste parce que je me bats pour nos frères et sœurs. Je me bats pour la justice pour tous les Thaïlandais. Je ne veux que personne puisse marcher sur la tête des pauvres et je me bats pour la démocratie afin que les pauvres puissent l'avoir."
Dans le cas de Sanong Ketsuwan, cependant, ses lettres évoquent un désespoir plus profond face à la perte de sa liberté et des 34 prochaines années de sa vie (Les quatre d'Ubon ont été condamnés à 34 ans de prison): "Pour moi et mes amis emprisonnés, nos vies sont les mêmes parce que nous sommes coincés dans l'obscurité de la prison dans laquelle personne ne peut nous aider, dans laquelle on ne peut pas trouver le moyen de voir la lumière. Je ne sais pas quand je vais voir ma liberté. C'est comme si j'étais mort mais que je respirais encore."
Bien que le conflit d'avril/mai 2010 reste une question très controversée, ces lettres mettent en évidence les disparités dans le système de justice à la lumière des accusations de meurtre portées contre l'ancien Premier ministre, Abhisit Vejjajiva, pour son implication dans la répression militaire. Alors qu’Abhisit est toujours libre, en revanche, les quatre d'Ubon restent derrière les barreaux malgré l'absence de preuves à leur encontre.
Avec l'aide du "RedFam Fund", les prisonniers n'ont pas encore abandonné tout espoir, et ils continuent à écrire des lettres dans l'espoir d'être un jour libéré. L'un d'eux, Somsak Prasansab, écrit: "Je me battrai jusqu'à mon dernier souffle."

Source: http://isaanrecord.com/2013/01/02/four-ubon-reds-still-languish-in-jail-continue-their-fight-through-letters/

 

Photo ci-dessous: Le prisonnier politique Sanong Ketsuwan, un des quatre d'Ubon, lors d'une visite de sa famille (photo de l'auteur de ce blog):

Sanong  

  

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 09:45

Un article du journal Libération sur cette affaire:

Un ancien courtier a été condamné à quatre ans de prison en Thaïlande pour avoir posté de faux messages sur la santé du roi Bhumibol qui avaient provoqué la chute de la Bourse en 2009, a-t-on appris de sources officielles.
Katha Pajariyapong, 39 ans, de la société de courtage KT ZMICO, a été jugé coupable mardi de violation de la très controversée loi sur l'informatique dans des messages postés sur le forum Sameskybooks.org.
Ces messages des 14 et 15 octobre 2009, qui intervenaient quelques semaines après l'hospitalisation du roi, avaient entraîné un effondrement jusqu'à 8% de la Bourse de Thaïlande.
La peine initiale de six ans de détention a été réduite d'un tiers parce qu'il avait plaidé coupable lors de son arrestation, il y a trois ans, a indiqué un responsable de la cour, même si l'accusé s'est rétracté à l'audience.
La famille royale n'a officiellement aucune prérogative constitutionnelle mais elle exerce une très forte autorité morale, et certains Thaïlandais considèrent Bhumibol, 85 ans, comme un demi-dieu.
Le sujet est extrêmement sensible et le roi est protégé par une des lois de lèse-majesté les plus sévères du monde.
Des dizaines de milliers de pages internet ont été fermées ces dernières années pour atteinte présumée à l'image de la monarchie. De nombreux experts et organisations de défense des droits de l'Homme estiment que la loi est devenue un outil de répression politique.
Le plus ancien monarque en exercice dans le monde est resté hospitalisé sans discontinuer depuis septembre 2009.

Lien de l'article:
http://www.liberation.fr/depeches/2012/12/26/thailande-4-ans-de-prison-pour-fausse-rumeur-sur-la-sante-du-roi_870028

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 06:10

"Political Prisoners in Thailand" a nommé les prisonniers politiques thaïlandais "personnes de l'année"

Lien de l'article en anglais:

http://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2012/12/31/persons-of-the-year/

 

Traduction en français:
Tous les médias ont l'habitude de nommer des hommes ou des femmes de l'année. La plupart de ceux qui sont choisis sont des représentants de l'élite ayant souvent peu de liens avec le peuple.
PPT a décidé de choisir ses personnes de l'année dans ce qui était une décision extrêmement facile pour nous. Les personnes PPT de l'année sont chaque prisonnier politique qui reste enfermé dans une prison de Thaïlande.
La plupart de ces prisonniers politiques sont des chemises rouges arrêtés au cours des luttes politiques de 2010, à l'époque où le gouvernement d'Abhisit Vejjajiva avait ordonné une répression militaire contre les manifestants. Un certain nombre d'entre eux sont incarcérés sur des accusations de lèse-majesté ou pour infraction à la loi sur les crimes informatique.
Deux de ces prisonniers politiques - Ampol Tangnopakul et Wanchai Raksanguansilp - sont mort en 2012 pendant leur incarcération. Darunee Charnchoensilpakul est emprisonnée depuis le 22 Juillet 2008.
Naturellement, nous ne pouvons les féliciter. Au contraire, nous leur souhaitons une meilleure année 2013 et nous espérons qu'ils seront bientôt libérés. Ils ne sont pas oubliés.

 

Da

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 16:09

Le 27 décembre dernier, Wanchai Raksanguansilp, un prisonnier politique chemise rouge, accusé de "terrorisme" suite à l'incendie de la mairie d'Udon Thani le 19 mai 2010, est mort alors qu'il était incarcéré à la prison politique temporaire de Laksi.

Wanchai, âgé de 30 ans avait été condamné par le tribunal d'Udon Thani à 20 ans et six mois de prison. Une cinquantaine de manifestants lui ont rendu hommage et ont scandés des slogans contre la Cour et les juges par l'intermédiaire de haut-parleurs.

Le commandant Sorasit Chongcharoen de la maison d'arrêt de Bangkok a expliqué que l'autopsie avait révélée que Wanchai était décédé d'une maladie respiratoire. La mère du détenu avait dit aux autorités de la prison que son fils avait l'habitude de se plaindre d'une oppression thoracique. Elle lui avait conseillé de le dire aux fonctionnaires de la prison, mais il ne l'aurait pas fait, a affirmé Sorasit.

Il y a 21 autres détenus politiques chemises rouges dans cette prison. Tous ont été arrêtés à la suite du massacre des manifestants chemises rouges commis en avril/mai 2010 par le gouvernement d'Abhisit Vejjajiva.

Le 8 mai 2012, Ampol Tangnopakul, un prisonnier politique condamné à 20 ans de détention pour lèse-majesté, est mort en prison d'un cancer.

 

 

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 18:12

Turn Left est un groupe marxiste petit mais important pour les idées qu'il diffuse

Ce groupe est affilié à la section pabliste de la IV Internationale. Son parti frère en France est le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) dont Philippe Poutou était le candidat pour la dernière élection présidentielle française en avril 2012.


Ce groupe marxiste thaïlandais, peu connu du grand public, dont les membres doivent respecter des règles qui incluent: "Chaque membre doit lire le bulletin d'information et aider à le vendre au public. Les membres doivent également participer à des "études de groupe" au moins une fois par mois" s'intitule Liew Sai, ou Turn Left (Virage à Gauche).

Il ne compte qu'une cinquantaine de membres actifs, mais ces derniers sont confiants de participer aux débats de la société, même si la plupart des membres du grand public n'ont jamais entendu parler d'eux auparavant.

En ce qui concerne les règles, Patchanee Kumnak, une femme de 35 ans, dirigeante du groupe en Thaïlande, a déclaré que certains membres pourraient ne pas avoir lu tous les articles dans chaque numéro de la lettre d'information qui est vendu par les membres lors de divers colloques et de rencontres politiques au prix de 20 baths par numéro, mais que ce n'était pas grave. Trois cents exemplaires sont publiés par édition. Un autre dirigeant clé du groupe, Giles Ji Ungpakorn, a dû s'exiler à Oxford afin d'échapper à une condamnation pour lèse-majesté à cause d'un livre qu'il a écrit, "Un Coup d'état Pour les Riches". La traduction en français de son livre est disponible sur internet en version PDF sur ce lien: http://redthaisocialist.com/attachments/article/119/Un%20coup%20d'etat%20pour%20les%20riches+.pdf.

"Chaque membre doit être en mesure d'analyser la politique et nous encourageons tous les membres à présenter des sujets au cours de l'étude en groupe", a déclaré Patchanee, originaire d'un milieu modeste, mais qui a réussi à terminer ses études de troisième cycle en sciences politiques à l'Université de Chulalongkorn.

Patchanee affirme que le véritable combat politique doit être fondée sur la lutte organisée, et non pas sur un seul dirigeant charismatique. Le système capitaliste thaïlandais, explique-t-elle, a aveuglé le public en affirmant que le communisme était mort alors que l'exploitation des classes les plus pauvres par les classes les plus riches continue d'exister.

"En tant que groupe, nous sommes peut-être petit, mais nous avons de l'influence et apportons de nouvelles idées", a expliqué Patchanee au journal The Nation.

Le groupe "Turn Left" fait parti de la mouvance progressiste du mouvement chemise rouge.

 

Photo ci-dessous: Patchanee Kumnak

Prachanee-Kumnak.jpg

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 11:18

80eme semaine de la détention prolongée
23 Décembre 2012


Cher P'Yot,

La folle semaine est passée et j'étais tellement fatigué et manquais d'endurance pour la campagne à long terme de Free Somyot (NDT: Free Somyot représente les nombreuses organisations qui luttent pour la libération de Somyot Prueksakasemsuk et des autres prisonniers politiques pour lèse-majesté en Thaïlande). Nos camarades de Thaïlande et de nombreux pays de la communauté internationale ont apporté leur soutien et ont prié pour que le verdict soit rendu et que se termine la détention prolongée qui dure depuis déjà 20 mois. Le verdict n'a toujours pas être rendu en raison d'un changement de juges et que ceux ci doivent examiner de nombreux documents et témoignages. Le jugement est donc reporté au 23 janvier 2013 à 9h00. Néanmoins, la date a été fixée désormais, ce qui est mieux que par le passé quand nous ne pouvions prévoir quoi que ce soit. Je dois l'accepter quoiqu’il puisse se passer. Je pense que tous ont fait de l'excellent travail, tout ce qu'ils pouvaient faire. Je regrette que tu ne puisses pas visiter notre grand-mère et grand-père avec nous lors de cette fête du Nouvel An à venir. Grand-mère m'a demandé de tes nouvelles à chaque fois que je suis allé les voir, mais grand-père ne se souvenait de rien. Elle m'a demandé de ne pas t'abandonner et de prendre soin de toi.


Tu as dû voir que, le 19 décembre 2012, beaucoup de gens s'étaient rassemblés et nous ont rejoints pour observer et témoigner à la cour. C'est un grand succès qu'un homme ordinaire comme toi, qui n'a pas de position importante ni d'autorité ait obtenu un grand soutien de personnes à travers le monde. Chaque volontaire est venu à la cour de lui-même, sans y avoir été forcé. Je pense qu'ils voulaient une preuve de l'existence de la justice en Thaïlande et être témoin du verdict qui ne s'est pas produit car reporté comme je l'ai dit auparavant. Quoi qu'il en soit, j'ai vu des signes encourageants qui pourraient conduire à un procès équitable, mais je ne voulais pas m'attendre à un résultat trop élevé et j'ai essayé de rester calme. Je n'abandonnerai certainement pas. Beaucoup de gens sont venus te parler et te serrer la main pour exprimer leurs préoccupations, ce qui prouve que ce que tu as fait était juste.


Là où nous devons nous concentrer maintenant de manière urgente, est de finaliser la défense finale et la soumettre au tribunal. J'ai appelé Khun Suwit [NDT: l’avocat de Somyot] qui s'est engagé à la modifier selon tes désirs, certains points faibles doivent être éliminés et quelques points forts doivent être ajoutés. A mon avis, je pense que nous devrions gagner ce procès, en particulier car il y a eu certains verdicts précédents ou les éditeurs n'ont pas été jugés responsables pour des articles qu'ils n'avaient pas écrit eux-mêmes et où les procès se sont conclus par un acquittement. Les juges pourraient utiliser cette base pour considérer ton procès aussi.

Je suis juste allé au théâtre avec nos enfants et nous avons regardé "Life of Pi", qui Tai m'avait recommandé. C'était l'histoire d'un jeune homme indien nommé Pi qui était le fils d'un propriétaire de Zoo. La famille était sur le point de déménager au Canada et s'y rendait en bateau, mais il y a eu un accident qui a tué ses parents et son frère aîné et l'a laissé seul avec les animaux, enfin seul le Tigre du Bengale et Pi étaient ensemble. Pi faisait face à la bête qui pourrait le détruire à tout moment, mais le tigre était dans la même situation difficile que lui. Tous les deux étaient seuls sur le même bateau. Si PI n'avait pas vu le monde à partir du côté lumineux avec une attitude positive sans perdre la foi, il aurait pu être victime du tigre ou de la mer déchainée. Pi n'a jamais abandonné, il s'est dit à plusieurs reprises à lui-même de ne pas désespérer et de garder l'espoir de survivre et finalement, il s'en est sorti vivant.

Jusqu'à présent, j'ai pensé que, parce que tu n'as jamais cédé ni perdu la foi, ce qui est une bonne chose, la fin du procès n'est pas loin, et j'espère que tu ne désespéreras jamais, comme Pi.

 
Je t'aime comme toujours.
Joop
23 décembre 2012: 18 heures 53.

 

Liberez Somyot2

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 03:41

Après l'annonce par la Cour de Bangkok que le jugement de Somyot Prueksakasemsuk ne serait pas rendu tout de suite mais retardé jusqu'au 23 janvier 2013, Somyot a répondu en faisant observer que la "loi de lèse-majesté est demeurée un problème qui touche l'ensemble du système judiciaire, et porte atteinte à l'intégrité de la vénérable institution de la monarchie." Il a ensuite attaqué le gouvernement thaïlandais actuel:

"Ce qui me désole, c'est que le parlement et l'administration Yingluck sont un peu lâches. L'initiative du Comité de campagne pour l'amendement et la modification de l'article 112 est une mesure importante et la façon dont cet effort a été rabaissé et s'est arrêté est une perte pour notre société.

"Il est incommensurablement regrettable que la justice sociale et la protection de l'institution de la monarchie par l'amendement proposé ne puissent pas être atteintes", a déclaré Somyot.

"Il est dommage que le Premier ministre Yingluck Shinawatra n'ose pas prendre les devants dans ce cas. Sa lâcheté et son indécision font que son gouvernement n'est guère différent de celui d'autres dictateurs", a-t-il continué.

Dans le même temps, Somyot a dit qu'il croyait qu'il ne serait pas reconnu coupable et a ajouté que "la loi pour laquelle il a été accusé est injuste."

Il est à noter que les retards dans cette affaire ont fait que Somyot est emprisonné depuis le 30 Avril 2011, ce qui signifie que son verdict viendra après 21 mois d'incarcération qui ont vus son cas retardé à plusieurs reprises et Somyot enchaîné et traîné à travers le pays pour des audiences provinciales dans différentes villes de Thaïlande

 

Photo ci-dessous: manifestation demandant la libération de Somyot devant l’ambassade de Thaïlande à Séoul en Corée :

Coree 2

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