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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 15:39

Déclaration du mouvement Free Somyot

Appel à la solidarité internationale et à la libération de Somyot

 

Top of Form 1

Date limite le 16 janvier 2013
Cher tous, camarades et amis
Chaleureuses salutations de la campagne Free Somyot!
Nous faisons ici de nouveau appel à votre appui solide avant l'annonce du verdict du procès de Somyot le 23 janvier 2013. S'il est reconnu coupable, il risque une peine de 30 ans!
Nous appelons à votre soutien continu et à l'approbation de la lettre ouverte qui sera présentée aux autorités thaïlandaises le 17 janvier 2013 pour appeler à l'abandon du cas de Somyot car il n'a rien fait d'autre que de défendre la liberté d'expression en tant que défenseur des droits humains. Nous restons d'avis que Somyot est innocent et que la loi de lèse-majesté porte atteinte à la liberté d'expression en Thaïlande.
Par conséquent, nous vous appelons à souscrire à cette lettre.
S'il vous plaît veuillez envoyer votre approbation au plus tard le 16 janvier 2013 à 12h à cette adresse: freesomyot@gmail.com
Un grand merci encore une fois
Free Somyot
Le 10 janvier 2013

Lettre ouverte à:
S.E. Yingluck Shinawatra
Premier ministre
Bureau du premier ministre
Government House
Thanon Phitsanulok, Dusit
Bangkok 10300, Thaïlande
Janvier XX, 2013
Objet: Harcèlement judiciaire contre le défenseur thaïlandais des droits humains et rédacteur en chef Somyot Prueksakasemsuk
Votre Excellence,
Nous, soussignés les individus et les organisations de la société civile en Thaïlande et dans le monde, vous écrivons à nouveau pour exhorter la Thaïlande à respecter les normes internationales des droits humains et de protéger la liberté d'expression en mettant fin au harcèlement judiciaire contre Somyot Prueksakasemsuk et en le libérant inconditionnellement en première instance. Père de deux enfants, Somyot est en détention provisoire depuis 21 mois consécutifs, accusé de lèse-majesté pour avoir publié deux articles politiques satiriques dans un magazine qu'il dirigeait.
Le Groupe de Travail des Nations-Unies sur la détention arbitraire considère que la détention Somyot est arbitraire et viole le droit international, et a appelé à sa libération. Des universitaires, des militants thaïlandais, les familles des personnes touchées par la loi de lèse-majesté et les collègues de Somyot, ont demandé à plusieurs reprises la libération de Somyot. Nous tenons aussi à souligner que son droit à la liberté sous caution a été refusé constamment 12 fois à ce jour. C'est incompatible avec le principe de la présomption d'innocence. Le Gouvernement Royal thaïlandais doit respecter les dispositions constitutionnelles donnant droit à la libération sous caution, conformément aux normes internationales d'équité des procès.
L'opposition intérieure à l'abus de la loi de lèse-majesté grandit de jour en jour et le traitement de Somyot est un test décisif crucial du Gouvernement Royal thaïlandais sur son engagement de participant à la règle du droit et aux principes démocratiques.
Le verdict du procès de Somyot devrait être rendu par la Cour pénale le 23 Janvier 2013. Nous pensons qu'il n'aurait pas dû avoir été accusé en premier lieu. Somyot a droit à la liberté d'expression quel que soit son opinion politique. Ce droit est protégé par la Constitution et par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), que la Thaïlande a signé. Que les deux articles qui ont conduit aux accusations portées contre Somyot constituent une infraction criminelle est également très discutable. Plutôt que de faire une chasse aux sorcières contre les opposants politiques, il faudrait assurer un espace libre et ouvert aux discussions politiques et aux autres questions d'intérêt public. Cela réduirait la tension sociale et contribuerait à la réconciliation nationale.
La criminalisation de la parole politique et la persécution d'un éditeur qui n'est même pas l'auteur des articles incriminés, ne reflète pas l'engagement pour les droits humains que la Thaïlande a souvent professé devant la scène internationale, en particulier en tant que pays qui envisage de demander un siège au Conseil de sécurité de l'ONU et qui est membre du Conseil des Droits de l'Homme. Auparavant, la Thaïlande, qui prétend être une démocratie, était considérée comme l'un des pays les plus progressistes au sein de l'ASEAN, mais l'abus de législations restrictives en vue de criminaliser des citoyens comme Somyot a miné depuis sa crédibilité et ses efforts pour se distinguer des régimes autoritaires de la région.
Nous gardons l'espoir que le Gouvernement Royal thaïlandais attache toujours de l'importance aux droits de l'homme et va mettre un terme aux actions injustes contre ses citoyens. Par conséquent, nous demandons respectueusement à votre administration et à tous les organismes du gouvernement de prendre toutes les mesures appropriées pour veiller à ce que la détention arbitraire de Somyot prenne fin immédiatement et qu'il soit en mesure d'exercer pacifiquement ses droits fondamentaux, sans représailles de toute nature, y compris au niveau judiciaire.
Nous vous remercions de votre considération sérieuse vis-à-vis de nos préoccupations et recommandations. Nous attendons avec impatience votre réponse et vos actions en faveur de la liberté d'expression.
Bien à vous,
XXXX (votre signature)

SVP, envoyez une copie aux personnes et aux organisations suivantes:

H.E. Mr. Pracha Promnok

Minister of Justice

22nd Floor Software Park Building

Chaeng Wattana Road

Pakkred, Nonthaburi 11120, Thailand

Fax: +66 2 650 9340 / 2 502 6734 / 2 502 6884

E-mail: om@moj.go.th , secretary@moij.go.th

H.E. Mr. Surapong Tovichakchaikul

Minister of Foreign Affairs of Thailand

443 Sri Ayudhya Road

Bangkok 10200, Thailand

Fax: +66 2 643 5320 / 2 643 5314 / 2 643 5272

Email: minister@mfa.go.th, thaiinfo@mfa.go.th, permsec@mfa.go.th

Mr. Jullasingha Wasantasingha

Attorney General

Office of the Attorney General

Lukmuang Building, Nahuppei Road

Prabraromrachawang, Pranakorn

Bangkok 10200, Thailand

Fax: +66 2 224 0162 / 1448 / 221 0858

E-mail: ag@ago.go.th oag@ago.go.th

Mr. Pairoj Wayuparp

The President of the Supreme Court of Justice of Thailand

6 Ratchadamnoen Nai Road,

Prabarommaharatchawang, Phranakorn,

Bangkok 10200, Thailand

Fax: 02-1434308; +66 2226-4389

Email: opsc@coj.go.th

Mr. Tavee Prajuablarp

Chief Judge of the Criminal Court of Thailand

Radchada Pisek Road, Jormpon Sub-District, Jatujak District

Bangkok 10900, Thailand

Fax.+66 2541 2141

H.E. Mr. Thani Thongphakdi

Ambassador Extraordinary and Plenipotentiary

Permanent Representative

Permanent Mission of Thailand to the United Nations Office and other international organizations in Geneva

Rue Gustave Moynier 5

1202 Geneva, Switzerland

Fax: +41 22 715 10 00 , +41 22 715 10 02

Email: mission.thailand@ties.itu.int

H.E. Mr. Norachit Sinhaseni

Ambassador Extraordinary and Plenipotentiary

Permanent Representative

Permanent Mission of Thailand to the United Nations in New York

351 East 52nd Street

New York, N.Y. 10022, USA

Fax: +1 212 688 3029

E-mail: thailand@un.int

Dr. Seree Nonthasoot

Thailand’s Representative to the ASEAN Intergovernmental Commission on Human Rights (AICHR)

Email: sernon@gmail.com

Professor Amara Pongsapich

Chairperson of the National Human Rights Commission of Thailand

120 Chaengwattana Road, Laksi District

Bangkok 10210, Thailand

Fax. +66 2 141 3900

Email: amara@nhrc.or.th, interhr@nhrc.or.th, help@nhrc.or.th

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 13:31

Alors que nous entrons dans l'année 2013, l'UDD se prépare pour une nouvelle manche dans le combat permanent du mouvement des Chemises rouges pour une véritable démocratie en Thaïlande. Tandis que la bataille pour l'amendement de la Constitution va dominer l'actualité en Thaïlande pendant les prochains mois, un combat pour lequel les chemises rouges se sont battues pendant des années est la libération de tous les prisonniers politiques.
Le récent décès du prisonnier politique Wanchai Raksanguansilp a tragiquement mis en évidence l'importance de l'amnistie pour tous les prisonniers politiques, de toutes les allégeances politiques et de toutes les couleurs, mais à l'exclusion des leaders de mouvements, des hauts responsables militaires et des politiciens. En l'honneur de Wanchai, l'UDD a l'intention de faire de l'amnistie sa priorité numéro un pour la nouvelle année. Dans le même temps, l'UDD va se battre pour de meilleures conditions de vie en prison, en particulier pour les prisonniers politiques et les prisonniers de lèse-majesté a promis la présidente de l'UDD Thida Thavornseth.
Alors que Wanchai est mort de causes naturelles (un caillot de sang), il aurait certainement reçu plus d'attention médicale s'il avait été libre selon Thida.
Thida a également affirmé que le stress de la vie en prison doit sûrement avoir eu un impact sur sa santé déclinante,
Les répercussions psychosomatiques de l'incarcération sont souvent négligés, mais peuvent être extrêmement graves.
Thida et d'autres dirigeants de l'UDD était allés à la prison de Laksi pour visiter les prisonniers chemises rouges quelques heures avant la mort de Wanchai, le 27 décembre. À ce jour, il y a encore 22 détenus dans la prison pour chemises rouges de Laksi et 11 à la maison d'arrêt de détention provisoire de Bangkok. Tous ont été arrêtés et inculpés lorsque le gouvernement d'Abhisit a mis en place un décret d'urgence en avril-mai 2010.
Le vendredi 28 Décembre, des centaines de chemises rouges se sont rassemblés devant la maison d'arrêt de Laksi et ont fait preuve de solidarité avec les prisonniers politiques, ceux pour lèse-majesté inclus. Ces bénévoles ont consacré leur temps et leur énergie à aider leurs frères et sœurs derrière les barreaux. Les Chemises rouges ont préparés des repas pour les prisonniers politiques de Laksi tous les mercredis et ont visités les prisons plusieurs fois par semaine. Cependant, leurs efforts ont des limites. Le temps est venu pour l'amnistie.

Source:
http://thairedshirts.org/2013/01/02/amnesty-for-all-political-prisoners-udd-honours-lost-red-shirt/

 

Photo ci-dessous: Au milieu, Thida Thavornseth, la présidente de l'UDD, à Ubon en 2011 (photo de l'auteur de ce blog)

 

Thida.jpg

 

Photo ci-dessous: La mère de Wanchai montre une photo de son fils lors de ses funérailles le 2 janvier 2013 

 

Wanchai-copie-1.jpg

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 11:46

Un résident musulman de Pattani a été poursuivi pour avoir accroché des banderoles avec l'image de la Reine sur un pont piétonnier de la ville.

Il a été accusé d'avoir accroché, le 12 août 2009 (anniversaire de la Reine), deux banderoles contenant des messages sur les incidents violents dans le Sud et d'autres parties de la Thaïlande, avec une photo de Sa Majesté la Reine. Il aurait agit avec des complices non identifiés. Avant d'avoir été arrêté pour cette infraction, l'homme avait été convoqué par le chef du village pour rencontrer des agents de sécurité dans une affaire mettant en cause la sécurité nationale, mais avait été libéré après que les policiers militaires aient recueilli un échantillon de son ADN à l'intérieur de sa bouche. Fin août 2009, il a été convoqué par le chef de village pour rencontrer une fois de plus ces officiers de l'armée. Cette fois-ci, les militaires lui ont dit qu'il avait commis des infractions, mais n'ont pas donnés de détails. Il a été arrêté en vertu des lois de sécurité imposées sur les trois provinces frontalières du sud et une enquête de l'armée a eu lieu. Il a affirmé qu'il avait été torturé pour avouer ses crimes allégués. Les militaires lui ont donné des coups de poing, des coups de pied et l'ont frappé avec des "sacs de glaçons". C'est seulement après avoir finalement avoué sa prétendue culpabilité que les militaires lui ont révélé la nature de ses crimes présumés. Il a été libéré sous caution lors de l'enquête après qu'il eut avoué ses actes car des membres de sa famille ont mis en gage leurs titres fonciers. Le 12 août 2009, plusieurs bannières similaires avaient été accrochées dans les lieux publics et les ponts pour piétons dans toute la ville de Pattani.

Source:

http://www.prachatai3.info/english/node/3444

 

Une analyse sur les problèmes du Sud de la Thaïlande est disponible sur ce lien:

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-les-malheurs-du-sud-de-la-thailande-111914180.html

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 04:28

Le 23 janvier 2013, le verdict du procès de Somyot sera annoncé. Ce n'est pas seulement Somyot qui est emprisonné mais aussi la démocratie en Thaïlande. Tant que la loi de lèse-majesté n'aura pas été abolie, elle sera utilisée contre la liberté et la justice sociale en Thaïlande

Somyot a fermement déclaré que seul son corps physique était emprisonné et qu'il n'avouerait jamais un crime qu'il n'a pas commis. Il a ensuite ajouté "Avouer dans l'espoir d'être acquitté me ferait vivre le reste de ma vie dans la prison de ma propre conscience. Avoir été abusé par le système judiciaire incompétent de Thaïlande me donne de l'amertume et de la douleur. Néanmoins, je lutterai pour la liberté et le droit, même si cela signifie une longue peine d'emprisonnement. il n'y a pas d'autres choix. Donnez-moi la mort ou donnez-moi la liberté."

 

Somyot6

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 13:38

Un article de Pravit Rojanaphruk
Lien de l'article en anglais:

http://www.nationmultimedia.com/politics/Slain-nurses-mother-seeks-action-against-Tarit-30197247.html


Le chef du Département des Enquêtes Spéciales (DSI), Tarit Pengdith, ne peut pas être déchargé de sa responsabilité pour les personnes assassinées lors de la répression de 2010 alors qu'il était membre du Centre pour la Résolution de la Situation d'Urgence (CRES), affirme Payao Akhad. Sa fille Kamolkaed, une volontaire de la Croix-Rouge, a été abattue alors qu'elle s'occupait des blessés au Wat Pathum Wannaram.
Payao a expliqué que si les autres membres du CRES étaient reconnus coupables, il n'y a aucune raison pour que Tarit ne soit pas tenu pour responsable lui-aussi.

"Tarit savait tout sur la répression de 2010. Ils devraient tous être tenus pour responsable", a-t-elle dit.

Jusqu'à présent, la Cour pénale a statué que les balles des soldats avaient tué quatre personnes.

Payao a ajouté qu'un groupe de parents des victimes de la répression de 2010 pousserait le gouvernement de Yingluck Shinawatra à licencier Tarit de la DSI et le soumettre à une enquête.

Elle se plaint également que l'ancien Premier ministre Abhisit Vejjajiva et son adjoint Suthep Thaugsuban n'aient pas été arrêtés lorsque la DSI les a accusés d'avoir eu l'intention d'assassiner lors de la répression 2010.

"S'ils avaient été libérés sous caution après une arrestation, alors tout aurait été différent", a-t-elle dit, ajoutant que tous les officiers de l'armée impliqués dans le massacre de manifestants en 2010 devraient également être poursuivis.

Payao a déclaré que si Abhisit a admis à des médias étrangers que les soldats avaient reçu l'ordre d'utiliser des balles réelles en légitime défense, la plupart des près de 100 personnes tuées avaient des blessures par balle au-dessus de leurs genoux et quelques-uns avaient été abattus de balles dans la tête, ce qui ne constitue pas un acte de légitime défense.

"Cela doit être considéré comme une réaction excessive", a déclaré Payao. Elle est sans doute l'un des parents des victimes les plus en vue et est depuis devenue une militante de premier plan appelant à la justice pour les personnes assassinées en 2010.

Payao a expliqué que sa fille avait été abattue de cinq balles, comme le prouve l'autopsie officielle, même si elle portait un tablier de la Croix-Rouge et était dans le temple qui avait été déclaré sanctuaire par le gouvernement le 19 mai 2010.

"Si nous ne poursuivons pas les soldats maintenant, alors ils finiront par se livrer à de telles "opérations" encore et encore", a déclaré Payao.

 

 

Photo ci-dessous: Payao Akhad 

phayao.jpg

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 13:36

Depuis plus de deux ans, quatre Chemises rouges d'Ubon Ratchathani sont emprisonnés pour leur rôle présumé mais jamais prouvé dans l'incendie de la salle provinciale d'Ubon Ratchathani à la suite de la répression des manifestations anti-gouvernementales par les militaires en avril-mai 2010. Mais les barreaux de leur prison n'ont pas été en mesure de les garder totalement enfermés. Même à l'intérieur de leurs cellules, ils continuent à se battre pour leur liberté et la démocratie en Thaïlande par des lettres.
Les prisonniers ont écrit au "RedFam Fund", une organisation créée en 2011 par un groupe d'universitaires et d'intellectuels d'Ubon Ratchathani, de Chiang Mai et de Bangkok afin d'aider à atténuer les difficultés financières des familles des personnes accusées et détenues suite à l'incendie de la salle provinciale d'Ubon Ratchathani. Le groupe utilise les médias sociaux, comme Facebook, pour publier les lettres des "quatre d'Ubon" afin de faire connaitre leur histoire au public et d'obtenir un soutien pour obtenir leur libération.
Le "RedFam Fund" considère les quatre d'Ubon comme des prisonniers politiques, expliquant qu'ils ont été emprisonnés en raison de leurs convictions politiques et de leur activisme. Cela résonne dans leurs lettres, qui décrivent des sentiments, non seulement de leur lutte pour leur libération, mais aussi sur la nécessité d'un changement dans ce qu'ils estiment être un système de justice à deux vitesses.
"Je constate que des gens comme moi n'ont pas reçu un traitement équitable ni la démocratie", écrit Somsak Prasansab, se référant aux Thaïlandais à faible revenu. "Vais-je avoir une chance de voir la démocratie à l'avenir? Je ne le sais même pas. Les gens comme moi peuvent avoir à souffrir très longtemps. Combien d'entre nous vont mourir?"
Bien que, lors de leur arrestation, les prisonniers aient revendiqué leur innocence, après deux ans de prison, ils demandent une amnistie. Ils restent un peu réticents à choisir cette voie pour la liberté parce qu'ils pensent que cela serait un aveu de culpabilité, explique le Dr Saowanee Alexander, une universitaire de l'Université d'Ubon Ratchathani, qui a contribué à lancer le "RedFam Fund".
Les prisonniers ont commencés à écrire en septembre 2012, dans la foulée du rapport de la "Commission Vérité et Réconciliation" de Thaïlande, qui est sorti plus tôt ce même mois. Le rapport, qui vise à répondre aux préoccupations des deux principaux partis du pays, a été critiquée ces deux partis comme étant trop vague sur les événements d'avril et mai 2010. Les membres du Pua Thai (le parti de Yingluck Shiwanatra) qui critiquent le rapport, y compris le Dr Saowanee Alexander, expliquent que le langage ambigu du rapport n'a pas aidé à clarifier l'incendie de la salle provinciale, mais a plutôt permis aux quatre d'Ubon de rester enfermé sans preuves tangibles contre eux.
"Le rapport n'est pas fidèle à l'esprit de "recherche de la vérité". Il se concentre plutôt sur la "réconciliation" mais il semble difficile que les différentes parties en cause puissent se réconcilier à la suite de ce rapport", a écrit le Dr Saowanee Alexander dans son analyse critique du rapport.
En tant que tel, les quatre d'Ubon qui restent enfermés dans la prison de Laksi, une prison spéciale pour les prisonniers politiques à Bangkok, ont pris leur sort en mains propres et ont fourni certains détails qui manque dans le rapport de la "Commission Vérité et Réconciliation", à savoir les points de vue des personnes présentes lors de l'événement autre que les représentants du gouvernement, les militaires et les policiers.
Les lettres ont un ton à la fois de résistance et de désespoir, mais continuent d'affirmer la lutte des prisonniers pour leur liberté ainsi que celle des autres prisonniers politiques, qu'ils pensent avoir été victimes d'un système injuste qui emprisonne les dissidents.
"Ma famille et ma maison me manquent tellement', écrit Teerawat Satsuwan. "Mais, dans la lutte, il doit toujours y avoir quelqu'un qui se sacrifie. Je ne suis pas triste parce que je me bats pour nos frères et sœurs. Je me bats pour la justice pour tous les Thaïlandais. Je ne veux que personne puisse marcher sur la tête des pauvres et je me bats pour la démocratie afin que les pauvres puissent l'avoir."
Dans le cas de Sanong Ketsuwan, cependant, ses lettres évoquent un désespoir plus profond face à la perte de sa liberté et des 34 prochaines années de sa vie (Les quatre d'Ubon ont été condamnés à 34 ans de prison): "Pour moi et mes amis emprisonnés, nos vies sont les mêmes parce que nous sommes coincés dans l'obscurité de la prison dans laquelle personne ne peut nous aider, dans laquelle on ne peut pas trouver le moyen de voir la lumière. Je ne sais pas quand je vais voir ma liberté. C'est comme si j'étais mort mais que je respirais encore."
Bien que le conflit d'avril/mai 2010 reste une question très controversée, ces lettres mettent en évidence les disparités dans le système de justice à la lumière des accusations de meurtre portées contre l'ancien Premier ministre, Abhisit Vejjajiva, pour son implication dans la répression militaire. Alors qu’Abhisit est toujours libre, en revanche, les quatre d'Ubon restent derrière les barreaux malgré l'absence de preuves à leur encontre.
Avec l'aide du "RedFam Fund", les prisonniers n'ont pas encore abandonné tout espoir, et ils continuent à écrire des lettres dans l'espoir d'être un jour libéré. L'un d'eux, Somsak Prasansab, écrit: "Je me battrai jusqu'à mon dernier souffle."

Source: http://isaanrecord.com/2013/01/02/four-ubon-reds-still-languish-in-jail-continue-their-fight-through-letters/

 

Photo ci-dessous: Le prisonnier politique Sanong Ketsuwan, un des quatre d'Ubon, lors d'une visite de sa famille (photo de l'auteur de ce blog):

Sanong  

  

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 09:45

Un article du journal Libération sur cette affaire:

Un ancien courtier a été condamné à quatre ans de prison en Thaïlande pour avoir posté de faux messages sur la santé du roi Bhumibol qui avaient provoqué la chute de la Bourse en 2009, a-t-on appris de sources officielles.
Katha Pajariyapong, 39 ans, de la société de courtage KT ZMICO, a été jugé coupable mardi de violation de la très controversée loi sur l'informatique dans des messages postés sur le forum Sameskybooks.org.
Ces messages des 14 et 15 octobre 2009, qui intervenaient quelques semaines après l'hospitalisation du roi, avaient entraîné un effondrement jusqu'à 8% de la Bourse de Thaïlande.
La peine initiale de six ans de détention a été réduite d'un tiers parce qu'il avait plaidé coupable lors de son arrestation, il y a trois ans, a indiqué un responsable de la cour, même si l'accusé s'est rétracté à l'audience.
La famille royale n'a officiellement aucune prérogative constitutionnelle mais elle exerce une très forte autorité morale, et certains Thaïlandais considèrent Bhumibol, 85 ans, comme un demi-dieu.
Le sujet est extrêmement sensible et le roi est protégé par une des lois de lèse-majesté les plus sévères du monde.
Des dizaines de milliers de pages internet ont été fermées ces dernières années pour atteinte présumée à l'image de la monarchie. De nombreux experts et organisations de défense des droits de l'Homme estiment que la loi est devenue un outil de répression politique.
Le plus ancien monarque en exercice dans le monde est resté hospitalisé sans discontinuer depuis septembre 2009.

Lien de l'article:
http://www.liberation.fr/depeches/2012/12/26/thailande-4-ans-de-prison-pour-fausse-rumeur-sur-la-sante-du-roi_870028

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 06:10

"Political Prisoners in Thailand" a nommé les prisonniers politiques thaïlandais "personnes de l'année"

Lien de l'article en anglais:

http://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2012/12/31/persons-of-the-year/

 

Traduction en français:
Tous les médias ont l'habitude de nommer des hommes ou des femmes de l'année. La plupart de ceux qui sont choisis sont des représentants de l'élite ayant souvent peu de liens avec le peuple.
PPT a décidé de choisir ses personnes de l'année dans ce qui était une décision extrêmement facile pour nous. Les personnes PPT de l'année sont chaque prisonnier politique qui reste enfermé dans une prison de Thaïlande.
La plupart de ces prisonniers politiques sont des chemises rouges arrêtés au cours des luttes politiques de 2010, à l'époque où le gouvernement d'Abhisit Vejjajiva avait ordonné une répression militaire contre les manifestants. Un certain nombre d'entre eux sont incarcérés sur des accusations de lèse-majesté ou pour infraction à la loi sur les crimes informatique.
Deux de ces prisonniers politiques - Ampol Tangnopakul et Wanchai Raksanguansilp - sont mort en 2012 pendant leur incarcération. Darunee Charnchoensilpakul est emprisonnée depuis le 22 Juillet 2008.
Naturellement, nous ne pouvons les féliciter. Au contraire, nous leur souhaitons une meilleure année 2013 et nous espérons qu'ils seront bientôt libérés. Ils ne sont pas oubliés.

 

Da

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 16:09

Le 27 décembre dernier, Wanchai Raksanguansilp, un prisonnier politique chemise rouge, accusé de "terrorisme" suite à l'incendie de la mairie d'Udon Thani le 19 mai 2010, est mort alors qu'il était incarcéré à la prison politique temporaire de Laksi.

Wanchai, âgé de 30 ans avait été condamné par le tribunal d'Udon Thani à 20 ans et six mois de prison. Une cinquantaine de manifestants lui ont rendu hommage et ont scandés des slogans contre la Cour et les juges par l'intermédiaire de haut-parleurs.

Le commandant Sorasit Chongcharoen de la maison d'arrêt de Bangkok a expliqué que l'autopsie avait révélée que Wanchai était décédé d'une maladie respiratoire. La mère du détenu avait dit aux autorités de la prison que son fils avait l'habitude de se plaindre d'une oppression thoracique. Elle lui avait conseillé de le dire aux fonctionnaires de la prison, mais il ne l'aurait pas fait, a affirmé Sorasit.

Il y a 21 autres détenus politiques chemises rouges dans cette prison. Tous ont été arrêtés à la suite du massacre des manifestants chemises rouges commis en avril/mai 2010 par le gouvernement d'Abhisit Vejjajiva.

Le 8 mai 2012, Ampol Tangnopakul, un prisonnier politique condamné à 20 ans de détention pour lèse-majesté, est mort en prison d'un cancer.

 

 

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 18:12

Turn Left est un groupe marxiste petit mais important pour les idées qu'il diffuse

Ce groupe est affilié à la section pabliste de la IV Internationale. Son parti frère en France est le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) dont Philippe Poutou était le candidat pour la dernière élection présidentielle française en avril 2012.


Ce groupe marxiste thaïlandais, peu connu du grand public, dont les membres doivent respecter des règles qui incluent: "Chaque membre doit lire le bulletin d'information et aider à le vendre au public. Les membres doivent également participer à des "études de groupe" au moins une fois par mois" s'intitule Liew Sai, ou Turn Left (Virage à Gauche).

Il ne compte qu'une cinquantaine de membres actifs, mais ces derniers sont confiants de participer aux débats de la société, même si la plupart des membres du grand public n'ont jamais entendu parler d'eux auparavant.

En ce qui concerne les règles, Patchanee Kumnak, une femme de 35 ans, dirigeante du groupe en Thaïlande, a déclaré que certains membres pourraient ne pas avoir lu tous les articles dans chaque numéro de la lettre d'information qui est vendu par les membres lors de divers colloques et de rencontres politiques au prix de 20 baths par numéro, mais que ce n'était pas grave. Trois cents exemplaires sont publiés par édition. Un autre dirigeant clé du groupe, Giles Ji Ungpakorn, a dû s'exiler à Oxford afin d'échapper à une condamnation pour lèse-majesté à cause d'un livre qu'il a écrit, "Un Coup d'état Pour les Riches". La traduction en français de son livre est disponible sur internet en version PDF sur ce lien: http://redthaisocialist.com/attachments/article/119/Un%20coup%20d'etat%20pour%20les%20riches+.pdf.

"Chaque membre doit être en mesure d'analyser la politique et nous encourageons tous les membres à présenter des sujets au cours de l'étude en groupe", a déclaré Patchanee, originaire d'un milieu modeste, mais qui a réussi à terminer ses études de troisième cycle en sciences politiques à l'Université de Chulalongkorn.

Patchanee affirme que le véritable combat politique doit être fondée sur la lutte organisée, et non pas sur un seul dirigeant charismatique. Le système capitaliste thaïlandais, explique-t-elle, a aveuglé le public en affirmant que le communisme était mort alors que l'exploitation des classes les plus pauvres par les classes les plus riches continue d'exister.

"En tant que groupe, nous sommes peut-être petit, mais nous avons de l'influence et apportons de nouvelles idées", a expliqué Patchanee au journal The Nation.

Le groupe "Turn Left" fait parti de la mouvance progressiste du mouvement chemise rouge.

 

Photo ci-dessous: Patchanee Kumnak

Prachanee-Kumnak.jpg

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