Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 13:28

Voici un exemplaire de lettre de soutien à envoyer :

Votre Excellence,
Je vous écris pour vous parler du procès à venir et du maintien en détention de Somyot Prueksakasemsuk qui est jugé suite à des accusations de lèse-majesté. Son procès se déroule actuellement. Il a commencé le 21 Novembre 2011 et se terminera le 4 mai 2012. Somyot pourrait faire face à une peine maximale de 30 ans d'emprisonnement. Cela fait onze mois qu’il est en détention provisoire depuis son arrestation par des fonctionnaires du ministère des enquêtes spéciales en avril 2011.
La Constitution thaïlandaise reconnaît le droit à un procès rapide et équitable. Nous sommes préoccupés par le fait que Somyot Prueksakasemsuk ne bénéficie pas de ces droits fondamentaux. Nous pensons que le déplacement des audiences à travers la Thaïlande sans raison évidente apporte un risque grave et inutile pour la santé et la sécurité de Somyot. Nous croyons que le refus de la liberté sous caution fait parti d'une campagne de harcèlement et d'intimidation à l’encontre des défenseurs des droits de l'homme en Thaïlande. Nous demandons aux autorités judiciaires thaïlandaises de garantir que les droits de Somyot Prueksakasemsuk soient maintenus pendant sa détention et qu'il lui soit accordé le droit à un procès équitable, y compris le droit à la liberté sous caution ainsi que la tenue des audiences au tribunal de Bangkok.
Nous vous rappelons respectueusement que la Déclaration des Nations Unies sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits humains universellement reconnus et les libertés fondamentales, a été adoptée par consensus par l'Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998 et qu’elle reconnaît la légitimité des activités des défenseurs des droits de l'homme, leur droit à la liberté d'association de même qu’elle invite les États membres à veiller à ce qu'ils puissent mener leurs activités sans crainte de représailles.
Nous vous demandons de veiller à ce que Somyot Prueksakasemsuk soit libéré. A défaut de sa libération immédiate et inconditionnelle, nous demandons que Somyot Prueksakasemsuk puisse bénéficier de son droit à la liberté sous caution, conformément aux normes d'un procès équitable en vertu du droit national et international;
Les audiences suivantes se dérouleront à Bangkok, y compris celle des témoins de l'accusation qui ont déjà été entendu le 13 février dernier.
Les défenseurs des droits de l'homme en Thaïlande, en particulier ceux qui luttent pour la liberté d'expression,  doivent avoir la possibilité de mener à bien leurs actions légitimes en faveur des droits humains sans crainte de représailles. Ils devraient être aussi libres de toutes restrictions, y compris celle du harcèlement judiciaire.
Cordialement

Voici les deux adresse ou envoyer votre lettre :

The President of the Supreme Court of Justice of Thailand
6 Ratchadamnoen Nai Road,
Prabarommaharatchawang, Phranakorn

Thaïlande

HE Ms Yingluck Shinawatra
Prime Minister of the Kingdom of Thailand
Government House
Pitsanulok Road, Dusit District
Bangkok 10300

Thaïlande

Vous pouvez aussi envoyer cette lettre à somyot.righttobail@gmail.com

 

 

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 13:38

Biographie de Somyot Prueksakasemsuk

Un article de Sukanya Prueksakasemsuk

 

Adolescent, Somyot Prueksakasemsuk rejoint le mouvement syndical thaïlandais lorsqu’il commence ses études à l’Université de Ramkhamhang à Bangkok. Dans le cadre du mouvement étudiant, il participe à la lutte pour la démocratie dans les années 1970, prenant part aux manifestations de 1976.

Ci-dessous : photo de Somyot quand il était à l’université et publiait le livre de l'année des étudiants.

. 

Somyot1

 

 

Somyot a alors commencé à travailler au sein du mouvement ouvrier comme militant des

droits humains, travaillant pour des ONG et des organisations de travailleurs qui militaient pour les droits fondamentaux et l'amélioration des salaires et des conditions de travail. Pendant ce temps, il a soutenu les travailleurs de Thai-Belgium, Par Garment et Keder, célèbre victimes d'un incendie industriel, et lancé une campagne nationale pour les droits de maternité en Thaïlande.

 

Ci-dessous : photo de Somyot quand il a été arrêté au cours de la campagne de grève contre les bas salaires des petites usines de Omnoi (zone de la banlieue de Bangkok).

 

Somyot2

 

Ci-dessous : 2 photos de Somyot quand il a rejoint les organisations internationales du travail et offert une formation aux syndicats d'usine.

 

Somyot3Somyot3bis

 

Durant les années 1980 Somyot créé le Centre de Service d'Information du Travail et de la Formation (Centre for Labor Information Service and Training CLIST), mis en place pour assurer la formation nécessaire ainsi que pour donner des conseils aux syndicats locaux qui travaillent dans les zones industrielles de la région de Bangkok dans des secteurs aussi divers que l'automobile, les produits chimiques, l'habillement et les secteurs de l'énergie. Ce travail a été réalisé en collaboration avec un large éventail d’organisations de droits de l'homme et syndicales, tant au niveau national qu’international, bâtissant un réseau bien respecté de militants et d’activistes.

 

Somyot4.pngSomyot4bis





En 2005 Somyot se tourne vers l'édition, un vieux rêve. Il créé une maison d’édition ancrée à gauche et lance le Magazine « Siam Praritat », publie des livres de poche qui expliquent le mouvement ouvrier thaïlandais, et des thèmes politiques nationaux comme la démocratie et la justice sociale. Ces publications fournissent des informations et points de vue sur le système thaïlandais, ce dernier n’étant souvent pas bien compris dans le pays et à l'étranger. Dans le cadre du travail de diffusion de sa société, Somyot organise une série de débats publics et de séminaires et utilise des forums en ligne et des blogs pour engager les gens plus largement sur les questions de la vie politique thaïlandaise, du travail et de la justice sociale.

 

Ci-dessous : 2 photos de Somyot visitant la Corée du Sud ou il a étudié le mouvement du travail coréen

 

Somyot5.pngSomyot5bis

 

Pendant cette période Somyot rejoint l’organisation démocratique thaïlandaise, Nor Por Chor plus connu sous le nom de Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (les Chemises rouges) et devient le porte-parole pour les questions de justice sociale et de démocratie en Thaïlande. Mais les autorités thaïlandaises de l’époque (gouvernement d’Abhisit Vejjajiva) essayent de saboter le travail de Somyot et, en 2010, bloquent le compte bancaire de son magazine. Celui-ci est finalement arrêté et détenu en vertu du décret d’urgence d’Abhisit dans une prison militaire en mai et juin 2010, puis est finalement libéré suite à des pressions internationales ainsi que dans le pays.

Le 30 avril 2011, Somyot est de nouveau arrêté à Aranyaprathet, une ville de Thaïlande située à la frontière avec le Cambodge et inculpé de violation de l'article 112 (Loi de Lèse Majesté). L’accusation s’appuie sur deux articles publiés dans « 
Voice of Thaksin » (la Voix de Thaksin), le magazine publié par Somyot. Ces articles ont été écrits par un autre auteur. Sa demande de libération sous caution est refusée, au motif que le tribunal estime qu'il aurait l'intention de s'échapper de Thaïlande. La peine maximale pour ces faits est de 15 ans, et constitue un crime grave contre la nation et le roi.

 

 

Somyot6.pngSomyot6bis

 

 

Somyot n'a pas écrit ces articles, et pourtant il est détenu depuis 11 mois. 7 demandes de libération sous caution ont été refusées.

 

 

Somyot7.pngSomyot7bis

 

 

Somyot a subi un traitement cruel et inhumain tout au long de sa détention. Celle-ci est conçue pour lui causer un maximum de dégâts physiques et psychologiques en le déplaçant à travers toute la Thaïlande pour participer aux auditions des témoins à charge dans quatre différentes provinces (la prison provinciale de Sakaew en novembre 2011, la prison provinciale de Petchaboon en décembre 2011, la prison provinciale de Nakornsawan en janvier 2012 et, pour finir, la prison provinciale de Songkla en février 2012) en dépit du fait que tous les témoins soient basés à Bangkok. Il a parcouru plus de 4.000 kilomètres transportés dans des fourgons cellulaires, enchaînés par des chaînes métalliques pesant plus de 10kg.

 

Ci-dessous : photos de Somyot prises par des groupes de soutien, « Démocratie 24 Juin » et « Liberté pour Somyot » (Free Somyot)

 

 

Somyot8Somyot8bis

 

 

Le 27 Juin 2011, une action de protestation a été organisée en Thaïlande par l'Organisation des Travailleurs pour la Démocratie (WOD) en face de la maison d’arrêt pour les prisonniers en détention provisoire de Bangkok.

 

 

Somyot9

 

 

Le syndicat coréen des travailleurs des services de santé et de médecine (Korean Health & Medical Wokers' Union - KHMU) a rapporté le 11 Juillet 2011, que des travailleurs syndicalistes faisaient grève pour réclamer la libération de Somyot en face de l’ambassade de Thaïlande à Séoul ou un homme faisait un piquet de grève pendant 2 heures. Le KHMU est membre de la Confédération Coréenne des Syndicats (KCTU). Les piquets de grève d’un homme se sont poursuivis pendant 14 jours consécutifs.

  

 

Somyot10Somyot10bis

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article
21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 13:28

Cher tous, amis et camarades.
S'il vous plaît aidez à faire circuler ce communiqué de presse aux médias de votre pays ainsi qu'à vos amis et associés
Nous avons besoin de votre soutien lors des prochains mois pour intensifier la campagne Free Somyot (liberté pour Somyot) et pendant les procès d'avril/mai 2012
http://freesomyot.wordpress.com/2012/03/12/press-release-free-somyot-pruksakasemsuk/~~V
Communiqué de presse! Free Somyot Pruksakasemsuk
LIBERTÉ POUR SOMYOT PRUKSAKASEMSUK
L'éditeur thaïlandais est toujours emprisonné pour des accusations de lèse-majesté
Dans le monde entier, des partisans intensifient leur action pour libérer le Thaïlandais Somyot Pruksakasemsuk. Le militant vétéran de la démocratie et des droits des travailleurs est en prison depuis avril 2011 pour lèse-majesté. Il est emprisonné uniquement sous le régime de la détention provisoire. À ce jour, les accusations portées contre lui n'ont pas été prouvées. Dans tous les cas, il n'est pas accusé d'avoir lui-même écrit les articles en question. Il est uniquement inculpé de "publication et de diffusion" de deux articles dans le journal "Voice of Thaksin", dont il était le rédacteur en chef, mais pas l'éditeur. L'acte d'accusation allègue que ce faisant, il a "osé diffamer, insulter et menacer Sa Majesté le Roi Bhumipol Adulyadej du Royaume de Thaïlande". Les textes complets de ces deux articles sont inclus dans l'acte d'accusation. Les témoins experts ont témoigné qu'ils ne se réfèrent pas au roi ou à d'autres membres de la famille royale thaïlandaise.
Le procès a mis Somyot, âgé de 50 ans, sous une grande pression physique et psychologique. Le tribunal a insisté pour le déplacer d'une province à une autre lors de l'audition des témoins à charge, même si tous les témoins sont en fait basés à Bangkok. En tout, il a été transporté plus de 4000 kilomètres dans des fourgons cellulaires. Il est obligé de porter des chaînes de métal pesant plus de 10kg.
La libération sous caution de Somyot est donc devenue une priorité pour ses partisans. Mais la liberté sous caution a été refusée à sept reprises - la dernière fois en février 2012, juste après la grève de la faim du fils de Somyot, Tai, pendant 112 heures pour exiger la libération de son père. La longueur du jeûne était une référence à l'article 112 du Code criminel de Thaïlande, qui prescrit des peines sévères pour les actes de lèse-majesté. S'il est reconnu coupable, Somyot pourrait faire face à 15 ans d'emprisonnement pour chacun des deux articles publiés.
La loi lèse-majesté de Thaïlande a été critiquée localement et à l'étranger. En décembre 2011, par exemple, le Haut Commissariat pour les droits de l'homme a exprimé son inquiétude sur "les procès en cours et les peines sévères de personnes reconnues coupables de lèse-majesté en Thaïlande et l'effet paralysant que cela peut avoir sur la liberté d'expression dans le pays". Des journalistes thaïlandais et étrangers sont tombés sous le coup de cette loi. En décembre dernier, le blogueur américain Joe Gordon a été condamné à deux ans et demi de prison sous l'inculpation d'utilisation de l'Internet pour diffuser des informations qui insultaient la monarchie thaïlandaise. En 2009, des correspondants étrangers basés à Bangkok ont été parmi les personnes interrogées par la police après qu'une plainte pour lèse-majesté ait été déposée contre l'ensemble du conseil du Club des Correspondants Étrangers de Thaïlande.
Somyot Pruksakasemsuk est bien connu dans le mouvement syndical international pour son travail novateur sur l'organisation des syndicats en Thaïlande et dans d'autres pays nouvellement industrialisés. Son emprisonnement a suscité des protestations de travailleurs à la fois en Thaïlande et à l'étranger. En novembre 2011, les organisations, y compris la "Clean Clothes Campaign" et l'Alliance de Presse du Sud-est Asiatique ont écrit une lettre conjointe au Premier ministre thaïlandais Yingluck Shinawatra, appelant à la suppression des accusations portées contre Somyot ou à sa liberté provisoire. Ils ont également demandé que la loi thaïlandaise de lèse-majesté soit revue, afin de "s'assurer de sa conformité avec les obligations internationales en matière des droits de l'homme de Thaïlande.
Pour informations:
• Des mises à jour régulières du procès sont disponibles sur le site de la campagne, ainsi que des articles ou vidéo des entrevues avec Somyot, son fils Tai, ses avocats et partisans, et des documents biographiques. Lien:
http://freesomyot.wordpress.com/
• Il y a une page spéciale sur Facebook: Lien: http://www.facebook.com/pages/Free-Somyot/122999694453000?ref=ts
• La campagne peut fournir des copies de l'acte d'accusation contre Somyot dans la version officielle thaïlandaise ainsi qu'une traduction en anglais.
• Des photos non copyright de Somyot en prison et au tribunal sont disponibles sur demande, ainsi que des photos de ses campagnes et de sa carrière dans l'organisation.
• Depuis le 15 novembre 2011 une lettre de la "Clean Clothes Campaign" et d'autres organisations au Premier ministre thaïlandais est en ligne. Lien:
http://www.cleanclothes.org/component/docman/doc_download/46-ua-thailand-somyot-15-11 -2011
• La note du Point de Presse de l'ONU du 9 décembre 2011 est aussi en ligne. Lien:
http://www.ohchr.org/EN/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=11704
&;LangID=E
Contacts de personnes:
Anglophone: Sukanya Pruksakasemsuk, tél. + 66 81 847 5132
Thaïophone: Jitra Kotchadej, tél. + 66 87 020 6672

 

 

Repost 0
Published by liberez-somyot
commenter cet article