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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 04:30

La Cour pénale de Bangkok devrait rendre son verdict aujourd'hui (30 avril 2012) dans le procès pour lèse-majesté et crime informatique du webmaster du journal en ligne "Prachatai", Chiranuch Premchaiporn.

 

Photo ci-dessous: Chiranuch Premchaiporn

 Chiranuch Prachatai

La décision du tribunal aura des implications importantes pour les fournisseurs de services Internet ainsi que pour les défenseurs des droits de l'Homme.

Le procès, qui s'est terminée en février dernier pose la question de savoir si les webmasters doivent être tenus responsables des commentaires postés sur leurs sites ou non.

''Je ne pense pas que je suis coupable, je pense que j'ai fait la bonne chose. Lutter, c'est la manière de prouver que j'ai raison,'' a déclaré Chiranuch.

Liens en français:

http://www.france24.com/fr/20101214-2010-chiranuch-premchaiporn-journaliste-thai

http://fr.globalvoicesonline.org/2011/09/02/79594/

http://blogs.mediapart.fr/mot-cle/chiranuch-premchaiporn

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 13:06

Joe Gordon, aussi connu sous son nom thaï de Lerpong Wichaikhammat, est un citoyen américain d'origine thaïlandaise condamné à 2 ans et demi de prison pour crime de lèse-majesté.
Il a été arrêté le 26 mai 2011 par le Département des Enquêtes Spéciales pour crime de lèse majesté et crime informatique. Son ordinateur et son téléphone portable ont été saisis.

 

 Joe-Gordon.jpg

Son arrestation a été orchestrée par le DSI qui, apparemment, avait besoin d'une équipe de 20 policiers pour arrêter cet homme de 54 ans dans sa maison de Nakorn Ratchasima. Il a ensuite été conduit à Bangkok pour un nouvel interrogatoire par le DSI.
Joe a vécu dans l'État américain du Colorado pendant de nombreuses années. Il est retourné en Thaïlande il y a un an pour un traitement contre l'hypertension artérielle et la goutte.
Le DSI affirme qu'il est le propriétaire d'un blog créé il y a 4 ans (c'est à dire quand il ne résidait pas en Thaïlande) et aurait posté un lien pour le téléchargement du livre de Paul Handley "The King Never Smile", un livre interdit, mais très largement disponible en Thaïlande, en anglais et en thaï. Il est également accusé d'avoir traduit quelques articles ainsi qu'une partie de l'ouvrage de Handley.
Malgré le fait que ses amis aient proposé 1,7 millions de bahts, le tribunal a refusé sa libération sous caution.
L'ambassade des États-Unis a confirmé qu'il est citoyen américain et lui a fourni une assistance consulaire pendant qu'il languissait dans sa prison de Bangkok en détention provisoire.
Durant son séjour à Korat, Joe a enseigné l'anglais aux enfants. Il a affirmé que les autorités avaient envoyé un jeune homme, comme espion, étudier avec lui. Ils n'avaient cependant jamais discuté de politique ensemble.
Joe a demandé de nombreuses fois (10 fois selon le journal en ligne Prachatai) sa libération sous caution après son arrestation, mais elle n'a jamais été accordée.

Après un long retard, le 19 août 2011, le porte-parole de l'Ambassade des États-Unis a exhorté les autorités thaïlandaises à respecter la liberté d'expression et se disait déçu par les accusations portées contre Joe Gordon. Le jour précédent, à la suite de la période de détention provisoire autorisée par la loi, Joe avait été officiellement accusé de lèse-majesté.

Le 7 octobre 2011, frustré par le refus persistant de sa demande de liberté sous caution et face à la perspective d'un long procès, Joe a décidé de plaider coupable. Il est clair qu'il a subi des pressions pour faire cela.
Le 8 décembre 2011, Joe Gordon a été condamné à deux ans et demi de détention.
Joe a patiemment écouté le verdict avec ses chevilles enchaînées dans un uniforme orange de prisonnier.

3 liens en français sur l'affaire Joe Gordon:

http://fr.rsf.org/thailande-un-net-citoyen-americain-condamne-08-12-2011,41525.html

http://freespeechdebate.com/fr/cas/critique-du-roi-de-thailande/

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111208.FAP8801/thailande-un-americain-condamne-a-2-5-ans-de-prison-pour-avoir-insulte-la-monarchie.html

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 09:18

Le 30 Avril 2012, l'Organisation des Travailleurs de la Démocratie (Workers Organisation Of Democracy WOD)ainsi que d'autres organisations vont manifester devant le bureau de l'ONU et le Parlement de Bangkok. Ils vont de nouveau présenter des lettres aux dirigeants de l'ONU et du Parlement appelant à la libération sous caution de Somyot et la levée de son inculpation pour lèse-majesté.
Ils demandent que les groupes internationaux - les syndicats, les ONG et d'autres camarades et sympathisants d'organiser des actions de solidarité similaires le 30 Avril ou lors des rassemblements du premier mai.
Ils demandent également que les camarades et amis soulèvent le cas Somyot aux autorités thaïlandaises en organisant une manifestation et en soumettant une lettre à l'ambassade thaïlandaise dans leur pays.
Tous les détails sue le lien ci-dessous (en anglais):
http://www.facebook.com/notes/free-somyot/urgent-appeal-workers-organisation-of-democracy-wod-from-thailand-call-for-your-/289224871163814
Somyot a déclaré: "Ce n'est pas moi qui suis en procès, c'est la liberté d'expression. Je me bats pour tous les Thaïlandais."

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 02:04

Le 26 avril 2012, une délégation conduite par le Parti Socialiste Malaisien (PSM) ainsi que des représentants de diverses ONG ont organisé une manifestation en face de devant l'Ambassade Royale de Thaïlande à Kuala Lumpur, pour exprimer leur solidarité avec Somyot Pruksakasemsuk, un militant syndical qui a été détenu en vertu de la loi de lèse-majesté pendant presque un an. Les manifestants demandaient aussi la libération de tous les prisonniers politiques en Thaïlande.
La délégation a remis un mémorandum à Songsak Saichewa, ministre et chef de mission adjoint de l'Ambassade royale de Thaïlande, en Malaisie. Le PSM a insisté sur le fait que le crime de lèse-majesté, qui a été systématiquement utilisée contre les militants sociaux en Thaïlande, est un obstacle majeur à la démocratie dans ce pays.
Parmi ceux qui ont assisté à la manifestation il y avait S. Arutchelvan (Secrétaire général de PSM), Lee Siew Hwa du Groupe de Soutien en Malaisie pour la Démocratie en Thaïlande, Irene Xavier des Amis de la Femme, représentante de SUARAM et du PRM.

 

IMG 0226

 

IMG 0239

 

IMG 0243


La déclaration commune ci-dessous a été faite avec l'aval des groupes de Malaisie ainsi que d'autres pays.

 
Déclaration commune
26 avril 2012


Libérez Somyot et tous les prisonniers politiques en Thaïlande!
Mettez fin à la loi médiévale de lèse-majesté!
Nous, les organisations soussignées, sommes profondément préoccupés par la répression continue contre les militants sociaux en vertu de la loi lèse-majesté en Thaïlande, y compris Somyot Pruksakasemsuk, un militant syndical qui est emprisonné sans possibilité de libération sous caution depuis le 30 avril 2011.
Nous sommes préoccupés par l'emprisonnement continu de Somyot, son transfert dans une autre prison et sa demande de liberté sous caution étant refusé à de nombreuses reprises.
Somyot est connu pour son travail inlassable dans le mouvement ouvrier pour établir un syndicalisme démocratique en Thaïlande. En 2007, il est devenu rédacteur du magazine "Voice of Taksin" (maintenant appelé Red Power), une publication politique opposé au coup d'Etat militaire. Somyot est le président de l'Union de l'Alliance Démocratique du Travail et le leader du groupe 24 Juin pour la Démocratie, qui a été formé à la suite du coup d'Etat militaire de septembre 2006.
Somyot a été arrêté le 30 Avril 2011 par le Département des enquêtes spéciales (DSI). Il a été accusé de violation de l'article 112. L'arrestation de Somyot a eu lieu cinq jours seulement après le lancement d'une pétition pour un examen parlementaire en vue de révoquer l'article 112 du Code Criminel, qui s'oppose aux revendications démocratiques et aux principes des droits de l'Homme. Selon un document produit par le procureur, Somyot est également accusé d'avoir permis que deux articles qui font des références négatives à la monarchie soient publiés dans son magazine.
Nous sommes également préoccupés par le fait que la demande de libération sous caution de Somyot continue d'être rejeté. Les autorités n'ont pas encore fourni toute justification adéquate pour la détention prolongée de Somyot. Nous croyons qu'une telle mesure est une violation grave des droits fondamentaux. Nous exhortons le gouvernement de Thaïlande à traiter d'urgence la question du droit de Somyot à la liberté sous caution.
Somyot n'est pas la seule victime persécutée par la draconienne loi de lèse-majesté. Nous sommes alarmés par l'utilisation abusive de la loi lèse-majesté pour faire taire les militants sociaux et les dissidents politiques depuis les années qui ont suivi le coup d'Etat militaire de 2006. Nous croyons que les abus continus de la loi de lèse-majesté est politiquement motivé et préjudiciable à la reconstruction de la démocratie en Thaïlande. Cette loi doit être examinée conformément aux normes internationales des droits de l'Homme.
Nous appelons les autorités thaïlandaises à:
- Abandonner immédiatement toutes les accusations portées contre Somyot Prueksakasemsuk et à le libérer sans condition;
- Abandonner immédiatement toutes les accusations de lèse-majesté contre les militants politiques, les journalistes et toute autre personne;
- Amnistier tous ceux qui ont été reconnus coupables et condamnés à la prison suite à une inculpation de lèse-majesté;
- Abolir l'article 112 (la loi de lèse-majesté) du Code criminel thaïlandais, afin de rétablir la liberté d'expression et d'opinion en Thaïlande -.
Initié par:
 

Parti Sosialis Malaysia (PSM), Malaisie

Jaringan Rakyat Tertindas (JERIT), Malaisie

Suara Rakyat Malaysia (SUARAM), Malaisie

Malaysia Support Group for Democracy in Thailand (Groupe de Soutien en Malaisie pour la Démocratie en Thaïlande), Malaisie

Community Action Network, Malaisie

Friends of Women, Malaisie

Labour Resource Centre, Malaisie

Approuvé par:

Party of the Labouring Masses (PLM), Philippines

People’s Liberation Party (Parti de Libération du Peuple), Indonésie

Reorganize Committee – Working People Association (KPO-PRP), Indonésie

Confederation of Congress of Indonesian Unions Alliance (KASBI), Indonésie

People’s Democratic Party (Parti Démocratique Populaire PRD), Indonésie

Socialist Alliance (Alliance Socialiste), Australie

Labour Party (Parti Travailliste), Pakistan

Radical Socialist, Inde

Communist Party of Bangladesh (Parti Communiste du Bangladesh), Bangladesh

La Aurora – POR Tendency in Izquierda Unida, Espagne

Pioneer, Hong Kong

Pour obtenir des renseignements supplémentaires, s'il vous plaît contactez Chon Kai au +60-19-5669518, e-mail: int.psm@gmail.com

Lien du blog de la campagne Free Somyot:
http://freesomyot.wordpress.com/

Bureau international
Parti socialiste de Malaisie / Parti Sosialis Malaysia (PSM)

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 15:29

Daranee Charnchoengsilpakul (Da Torpedo) a été condamnée à 18 ans de prison pour "crime de lèse-majesté" le 28 aout 2009, peine ramenée à 15 ans lors d’un procès en appel en 2011.

 

Da.jpg

 

Un article de Giles Ji Ungpakorn sur Da Torpedo écrit en septembre 2009

Lien de l'article:

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article14927

L’affaire Da Torpedo replonge la Thaïlande dans l’Age des Ténèbres.
Le mois dernier Daranee Charnchoengsilpakul (Da Torpedo) a été condamnée à 18 ans de prison pour "crime de lèse-majesté" après un procès tenu en secret à Bangkok. Ceci est juste un autre exemple de la façon dont la Thaïlande en vient rapidement à ressembler à des pays autoritaires comme la Corée du Nord. L’utilisation de la loi sur la sécurité intérieure pour empêcher des manifestations pacifiques des Chemises rouges pro-démocratie et la façon dont le Premier ministre non élu, Abhisit, a exhorté l’armée à tuer des manifestants en avril de cette année sont d’autres exemples. Ce qui est aussi choquant, c’est la manière dont il y a eu un silence complet des soi-disant "militants des droits de l’homme" ou des ONG et des universitaires sur ce qui se passe en Thaïlande. Ceci ne peut être décrit que comme une situation honteuse. La politique à long terme d’Amnesty International de tourner le dos aux détenus de conscience thaïlandais, emprisonnés pour lèse-majesté, est aussi épouvantable. Elle remet en question le rôle de cette organisation.

Da Torpedo n’a jamais commis un acte de violence. Elle n’a jamais tué personne ni détruit de biens de quiconque. Elle est une militante pro-démocratie qui a fait des discours en public. Elle a été emprisonnée pour 18 ans pour avoir fait ces discours. En Thaïlande, les officiers de l’armée et des fonctionnaires de l’Etat qui commettent des crimes violents contre les gens sont libres de jouir du pouvoir et des privilèges. Le pire des crimes aux yeux des élites thaïlandaises au pouvoir, est de penser pour soi-même et d’exprimer ses pensées. C’est pourquoi Da est en prison. C’est pourquoi Suwicha Takor et d’autres sont en prison pour crime de lèse-majesté.

Les élites thaïlandaises veulent que nous soyons des imbéciles. Ils veulent que nous fassions ce qui nous est dit et que nous soyons fidèles à la Nation, à la Religion et au Roi. Lorsque le leader éternue, nous devons tous éternuer. S’il porte une chemise rose, nous devons tous en porter une aussi. Nous devons tous croire qu’il a inventé tout ce qui est de valeur dans le pays. Les élites veulent nous faire ramper sur le sol devant eux comme si nous n’étions pas humains. Nous devons sourire comme des idiots et chanter à l’unisson que nous "aimons notre roi et la patrie". Le problème dans la société thaïlandaise a toujours été que les dirigeants sont corrompus, brutaux et barbares, tandis que le peuple est généralement bon. Pourtant, "Ils" revendiquent le droit de nous faire la leçon et de nous intimer d’être bon.

La démocratie ne pousse pas sur les arbres ou ni ne nous tombent dans les mains comme un fruit mûr. Nous devons tous nous battre pour elle et ce doit être une lutte collective. Cela signifie que nous ne devons jamais oublier Da Torpedo, Suwicha, ni aucun autre prisonnier d’opinion dans les prisons thaïlandaises. Nous devons faire campagne pour l’abolition de la loi de lèse-majesté.

 

Note: Suwicha Takor a bénéficié d'une grâce royale et a été libéré le 30 juin 2010.

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 09:15

Résumé de l'audition des témoins du Procureur le 24 avril 2012
Lien de la version originale en thaï de ce résumé: http://www.facebook.com/note.php?note_id=288132211273080

Le 24 avril 2012 à 8 heures 30: Avant l'audition des témoins, les avocats du leader du Groupe Démocratique du 24 Juin et ancien rédacteur en chef du magasine "Voice of Taksin" (La Voix de Taksin), M. Somyot Pruksakasemsuk, M. Karom Polpornklang et M. Suwit Thongnuan ont soumis une pétition à la Cour Criminelle, à transmettre à la Cour Constitutionnelle, qui demande d'examiner si l'article 112 du code pénal thaïlandais est compatible avec la Constitution Thaïlandaise de 2007 et avec la norme internationale ou non, parce qu'ils pensent que l'article 112 est semblable à la loi sur la diffamation de l'article 326 du code pénal thaïlandais, mais l'article 112 ne prévoit pas de dispense de la règle sur les actes répréhensibles (la règle qui empêche les gens d'être sanctionnés en dépit de commettre l'acte répréhensible). Cela signifie que les accusés ne sont pas autorisés à prouver qu'ils sont innocents et il réduit le principe des droits de l'Homme écrits dans la Constitution thaïlandaise.
9 heures 30: Somyot a été amené de la maison d'arrêt de Bangkok pour assister à l'audition des témoins du procureur de son procès. Dans la matinée, deux témoins ont été interrogés et deux autres témoins ont été interrogés dans l'après-midi. Il y avait environ 20 personnes assistant au procès, des Chemises rouges, les membres de la famille de Somyot, le représentant de la Campagne du Travail Thaïlandais, l'ancien dirigeant de l'UDD et professeur adjoint Jaran Ditapichai, des représentants de la Commission Nationale pour les droits de l'Homme de Thaïlande et des observateurs d'organisations internationales telles que le représentant de l'ambassade de Finlande, un maître de conférences de l'Université Mahidol, un maître de conférences de l'Université de Leeds (Royaume-Uni), des représentants de la Clean Cloth Campaign, le secrétaire général du Parti Travailliste du Pakistan, Faroog Tarig, un représentant de l'Alliance Socialiste d'Australie, Marrilayne Trésor et des représentants d'organisations des droits de l'Homme .
Le premier témoin est un artiste peintre qui possède une boutique temporaire près de Memorial Bridge. Celui-ci témoigne que, en 2010, un étudiant lui a montré les photos du General Prem Tinsulanonda et du Major General Chamlong Srimuang et l'a embauché pour dessiner les caricatures moqueuses de ces derniers. Le témoin a dessiné une caricature du général Prem portant un chapeau et des vêtements d'empereur de Chine. Quelques jours après que son dessin soit terminé, le même étudiant lui a donné une édition du magasine "Voice of Taksin" (La Voix de Taksin) avec sa caricature en première page. Il a accepté le magazine, mais n'a pas lu le contenu - la seule chose qu'il savait était que cette revue publiait des articles politiques. Lors du mois suivant (le témoin ne peut pas se souvenir exactement de quel mois il s’agissait), des officiels de l'autorité sont venus le voir et l'ont informé qu'il devait aller voir des responsables du département gouvernemental situé à Chaengwattana Road (le témoin se rappela plus tard que l'autorité en question était le DSI). Un agent du DSI lui a demandé s'il connaissait le propriétaire de la revue et lui a également demandé de lire les articles publiés dans deux éditions de ce magazine. Ces articles n'étaient pas publiés dans la même édition que celle que lui avait donnée l'étudiant. Il ne comprenait pas le contenu ou ne pouvait pas se rappeler de qui il s'agissait. Tout ce qu'il savait était que les articles parlaient de l'histoire d'avant. Le témoin a déclaré à l'avocat du défendeur que les agents du DSI lui ont également demandé comment il se sentait à propos de ces articles après les avoir lus. Le témoin a dit aux policiers qu'il ne comprenait pas ce que ces articles essayaient de souligner, tout ce qu'il savait, c'est qu'ils parlaient seulement de l'histoire d'avant. Le témoin a également affirmé qu'il n'était pas intéressé du tout par la politique et n'avait pas une grande connaissance de l'histoire, qu'il aimait et vénérait grandement le Roi et que le Roi était l'inspiration pour son travail.
Le deuxième témoin est un ancien travailleur du magasine "Voice of Taksin" (La Voix de Taksin) et gère maintenant des entreprises du tourisme avec sa mère, M. Tanatip Chumkasian. Tanatip a témoigné qu'il avait travaillé pour Somyot en tant que photographe et qu'il était chargé de prendre des photos des manifestations de l'UDD. Il a quitté cet emploi après quatre mois parce qu'il voulait terminer son diplôme de baccalauréat. Le témoin déclare qu'il ne connaissait pas Somyot avant de travailler pour la revue "Voice of Taksin". Il avait obtenu ce poste parce que sa mère qui était partenaire du magazine "Voice of Taksin" lui avait dit que la revue avait besoin d'un photographe. Il a ensuite postulé pour cet emploi et il l'a obtenu. Le témoin répond à la question de l'avocat défendeur qu'il savait que Somyot était l'un des contributeurs de ce magazine, mais qu'il avait l'habitude de signer ses articles de son vrai nom et n'avait jamais utilisé de pseudonyme. Lorsqu'on lui a demandé s'il avait lu ces deux articles ou non, le témoin a répondu oui. Les agents du DSI lui avait apporté ces articles et demandé de les lire, mais qu'il ne comprenait pas en quoi le contenu de ces articles étaient liés au monarque. La seule chose qu'il savait était que Jakrapob Penkae en était l'auteur. Lorsqu'on lui a demandé comment il savait que c'était Jakrapob Penkae, le témoin a répondu qu'il avait appris cette information par son collègue qui travaillait également pour ce magazine.
Le troisième témoin est le secrétaire permanent du Bureau du Premier Ministre, le Professeur Tongthong Chantrangsu. Le Professeur Tongthong a témoigné qu'il pensait que dans l'un des deux articles du magazine "Voice of Taksin", l'auteur voulait parler de l'histoire de la période critique de Thonburi et Rattanakosin et, après avoir comparé sa connaissance existante de l'histoire des chroniques de Thonburi écrits par le Docteur Bradleys, le témoin a estimé que le contenu de l'article était insultant le monarque. Le témoin a déclaré qu'il est incapable de dire clairement qui était la personne dans le deuxième article que l'auteur avait voulu diffamer ou mentionner sous le nom de "Luang Narueban" (Luang était le titre des fonctionnaires avant la révolution de 1932). Interrogés sur la nature de l'article 112 et de la peine à l'heure actuelle, le témoin a dit qu'un emprisonnement de 3 à 15 ans était trop sévère et disproportionné quant à la nature du crime.
Le quatrième témoin est le président du Réseau des Citoyens Volontaires pour Protéger la Monarchie, M. Boworn Yasintorn. Boworn a dit que, après avoir lu les deux articles du magazine "Voice of Taksin", il pensait que leur contenu insultait le monarque et qu'une partie du contenu était également considéré comme un message de menace au monarque. Il a ajouté que l'écrivain avait voulu comparer et relier le personnage appelé "Luang Narueban" avec le roi actuel.

 

Photo 1: M. Karom Polpornklang et M. Suwit Thongnuan, les avocats de Somyot

Trial 1

 

Photo 2: Le Professeur Jaran Ditapichai, conseiller de la Commission des Affaires Etrangères et M. Faroog Tarig du Parti Travailliste du Pakistan

 

Trial 2 

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 14:21

Si vous vous trouvez à Bangkok le 29 avril 2012, venez vous joindre à la manifestation de solidarité pour la libération de Somyot. Cette protestation aura lieu à l'occasion de l'anniversaire des 365 jours (1 an) d'emprisonnement de Somyot.

Date: 29 avril 2012

Heure: de 13 heures jusqu'à 21 heures

Lieu: Mémorial du 14 Octobre 1973 à la jonction de Central Ratchadamnoen Avenue et de Tanao Road, à deux pas du Monument de la Démocratie et de Khao San Road.

Ce sera un festival d'arts, de poésie et de musique. Il y aura un séminaire l'après-midi qui aura pour titre: 365 jours d'emprisonnement de Somyot Phruksakasemsuk.

Intervenants: Phiamgkam Pradapkwam, Alocha Wiengpong, Pansuk Srithep, Rangchang Manomai, Waddao, Thiti Meetam, Kittidej Buasri, Harmer Salvala, Boat Bangna, Faiyen, Jorjet Pimred, June 24 Democratic group, etc..

Venez nombreux !

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 13:15

Le 24 avril, l'équipe de défense juridique de Somyot Prueksakasemsuk demandera à la Cour constitutionnelle d'examiner si la peine prévue pour l'article 112 du Code criminel (la loi lèse-majesté), est trop sévère, et si l'association de la loi à la sécurité nationale est contre la constitution, a expliqué Sukanya, la femme de Somyot, au journal en ligne Prachatai.
Le 20 avril, quatre témoins de l'accusation ont témoignés à l'audience du procès de Somyot auprès de la Cour Pénale de Bangkok.
Krissada Jaisuwan, qui avait travaillé pour le magazine "Voice of Taksin" (La Voix de Taksin) pendant 4 mois, et dont le travail consistait à relire les articles et sélectionner les images pour les accompagner, a témoigné qu'il avait lu l'article intitulé "Plan sanglant" écrit sous le pseudonyme de Jit Pollachan, et qu'il ne pensait pas qu'il y avait un passage qui faisait directement référence au roi, mais il a estimé que l'écrivain avait une mauvaise attitude envers la monarchie.
D'après ce qu'il a compris, l'article faisait allusion à la monarchie deux fois, la première étant une comparaison de l'assassinat du roi Taksin, il y a plus de deux cents ans, avec la persécution de l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, et la deuxième fois l’article parlait "d'un plan organisé depuis un bâtiment élevé d'un certain hôpital". L'avocat de la défense a fait valoir que ces passages ne constituent pas de la lèse-majesté, parce que l'histoire du roi Taksin était une histoire très médiatisé, et la mention d'un certain hôpital ne faisait pas référence au roi, mais aux conseillers privés.
Krissada a affirmé que normalement tous les articles devaient être soumis à Somyot pour qu'il les vérifie et les relise, et qu'il faisait ensuite une seconde relecture. Toutefois, la production de l'édition citée dans l'accusation était sur le point de paraitre lorsque les articles ont été ajoutés, de sorte qu'il ne savait pas si Somyot avait eu le temps de les vérifier ou non.
Harirak Suksathu, un distributeur des magazines de Somyot "Voice of Taksin" et "Red Power", a témoigné qu'il avait distribué le magazine "Voice of Taksin" pendant 6 ou 7 mois avant que le Département des Enquêtes Spéciales (DSI) vienne le chercher à son bureau. Il a dit qu'il n'était pas sûr si, oui ou non, Somyot était le titulaire du permis autorisé à publier le magazine. Il savait juste que Somyot était journaliste et écrivain. Et que c'était Somyot qui lui avait demandé de distribuer le magasine.
Au cours du contre-interrogatoire, l'avocat de la défense a déclaré que le magazine était supervisé par plusieurs personnes, et que Somyot était juste l'une d'elle.
Charinrat Ingphongphan a témoigné qu'il avait travaillé avec Somyot à la fin de 2009 en tant que vendeur du magasine. Il n'a reçu aucune rémunération, mais il y avait une commission de 40% sur ses ventes. Il a travaillé de 4 à 5 mois et a dû arrêter en raison de problèmes de santé et parce qu'il était inquiet pour sa propre sécurité car il devait vendre le magasine lors de manifestations des Chemises rouges (en avril-mai 2010 à Bangkok lors de la répression).
Il a reçu une citation à comparaître au DSI à deux reprises, mais la première fois, il ne l'a pas su immédiatement et, après consultation d'un avocat, on lui a conseillé de ne pas y aller. Le DSI a menacé dans la seconde convocation que s'il ne se présentait pas, il serait l'objet de poursuites.
Au bureau du DSI, on lui a demandé de lire les articles. Quand il a dit aux enquêteurs, après avoir lu les articles une première fois, qu'il ne comprenait pas, un enquêteur a jeté les magazines sur la table et dit: "Essayez de nouveau. Vous avez terminé une maîtrise. Vous n'avez aucune idée de ce qu'est que cette petite chose?" On lui a également dit que, s'il ne disait pas la vérité, il aurait lui-même des problèmes, et que s'il n'était pas d'accord pour être un témoin de l'accusation, il serait poursuivi pour vente illégale d'imprimés. Donc, il a lu les deux articles de nouveau, et fait remarquer que l'un d'eux constituait de la lèse-majesté, mais qu'il ne comprenait pas le sens de l'autre.
Somchai Sangrattanamanidet, le directeur du Bureau des Avocats du Ministère des Revenus, a témoigné sur la question juridique des paiements d'impôts de la Direction générale des biens de la Couronne. Il a expliqué que la propriété privée des gens normaux ou des membres de la famille royale n'était pas exonéré de l'impôt, de sorte que toutes les propriétés, y compris celles sous la supervision du Bureau de Gestion des Avoirs Personnels de Sa Majesté, étaient assujetties à l'impôt. Toutefois, le Bureau de la Propriété de la Couronne est exonéré d'impôt, même s'il gagne un revenu grâce au placement de ses biens, a-t-il spécifié.
Environ 15 personnes ont assisté à l'audience, y compris Yamina Guerfi ​​de la section de l'Union européenne qui s’occupe de la politique, de la presse et de l'information.
Les audiences des témoins à charge se poursuivront, à partir de 9 heures, les 24 et 26 Avril, et celles de témoins de la défense les 1er et 4 mai à la Cour Pénale, située Ratchadapisek Road à Bangkok. Somyot témoignera devant la cour le 1er mai.

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 17:02

Le Front pour la Lutte du Peuple Indonésien (Front Perjuangan Rakyat), dont les membres sont issus de l'alliance de plusieurs ONG, et d'étudiants, a manifesté devant l'ambassade de Thaïlande pour la libération de Somyot.

Indonesia-Somyot.jpg

 

Le Front pour la Lutte du Peuple Indonésien exige des autorités thaïlandaises (le roi et le gouvernement de Thaïlande) la libération de Somyot Pruksakasemsuk et la protection de la démocratie et des droits de l'Homme en Thaïlande.

Indonesia Somyot2

Une lettre a été délivrée au représentant de l'ambassade de Thaïlande à Jakarta le 20 avril 2012. Le Front pour la Lutte du Peuple Indonésien est également membres de la Campagne Clean Clothes (CCC) qui, avec d'autres organisations dans d'autres continents, appelle à la libération de Somyot et à la restauration de la démocratie en Thaïlande.

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 16:58

En Octobre 2011, le journal en ligne Prachatai a révélé le sort de Wanchai Saetan, âgé d'environ 60 ans, qui a été reconnu coupable de lèse-majesté en 2009 et condamné à 15 ans de prison pour avoir diffusé des tracts jugés offensants pour la monarchie.
Le rapport indique que le 6 avril 2009, ce Singapourien, qui a vécu en Thaïlande depuis plus de 30 ans et parle couramment le thaï, a été arrêté près de Government House lors d'un rassemblement de protestation du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature. Il était en train de distribuer des tracts de 6 pages très critiques envers le coup d'État de 2006. Le rapport se poursuit comme suit:
Stimulé par la saisie de l'aéroport de Suvarnabhumi par l'Alliance du Peuple pour la Démocratie (le PAD, un mouvement fasciste thaïlandais) à la fin 2008, de rage il a écrit un article car il avait travaillé comme guide touristique tout au long de son séjour dans le pays. La version originale contenait plus de 50 pages. Plus tard, il l'a réédité en version courte après avoir constaté que personne n'était prêt à lire son article de longue haleine. Il a distribué des tracts à plus de 10 écoles et universités.
Il a vécu pendant 15 ans avec son épouse thaïlandaise, une vendeuse de vêtements, mais n'a pas eu d'enfants avec elle. Il était intéressé par la politique et en particulier l'histoire, car c'était un guide. Plus tard, il a lu les livres d'histoire politique, et il a affirmé qu'il avait lu de nombreux livres d'histoire et avait un grand respect pour le roi Taksin.
Selon ce qu'il a dit à ses amis proches, il n'était affilié à aucun groupe politique, et il avait été à quelques manifestations de l'UDD. Le jour de son arrestation, il voulait aller à l'université de Thammasat pour distribuer ses tracts, mais comme l'université était fermée pour des vacances, il est allé à la manifestation de l'UDD. Là, il a été saisi par des gardes de l’UDD qui l'ont conduit à la police.
Il se sent triste et en colère contre l'UDD. Il a insisté que bien qu'il ait utilisé un langage fort dans les tracts, il était rationnel.
Il a insisté sur ce point à la cour, mais le tribunal ne lui a pas permis d'élaborer. Son procès a eu lieu dans le secret, même sa femme a dû rester à l'extérieur. La liberté sous caution lui a été refusée jusqu'à ce que le tribunal ait rendu son verdict le 26 février 2010.
Selon l'accusation, l'accusé aurait "insulté, diffamé et menacé" le roi en distribuant un document dont la première phrase commençait par le discours du roi: "Je régnera avec justice pour le bénéfice et le bonheur du peuple siamois" et a continué avec des commentaires "insultants" dans l'intention de faire perdre la foi au Roi du peuple thaïlandais.
Le tribunal l'a reconnu coupable en vertu de l'article 112 du Code criminel, en disant que son acte constituait une infraction grave contre le roi comme chef de l'Etat qui a longtemps été tenu le plus grand respect par tout le monde, et aussi sérieusement affecté les sentiments du peuple thaïlandais.
La cour a déclaré que l'accusé méritait une sanction sévère, et lui a donné une peine d'emprisonnement de 15 ans. Toutefois, comme il l'avait avoué pendant l'enquête et que son témoignage avait été considéré comme un peu bénéfique pour les procédures judiciaires, la peine d'emprisonnement a été réduite à 10 ans.
Environ une semaine plus tard, le 5 mars 2010, le ministère public a démarré un autre procès contre lui, cette fois pour avoir distribué des tracts à l'université Kasetsart le 16 février 2009.
Le 28 février 2011, il a été condamné à une peine d'emprisonnement de 10 ans, qui a été réduite à 5 ans parce qu'il avait plaidé coupable.
Avant la décision du tribunal, peut-être en raison des pressions croissantes des affaires judiciaires et les conditions de vie en prison où il a dit qu'il pouvait à peine manger et dormir, il a exprimé sa colère et de vives critiques vis à vis de la cour, et a ensuite été envoyé au Galyarajanagarindra Institute, un centre de traitement psychiatrique, et y est resté pendant près de deux mois.
Wanchai est toujours emprisonné.


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Published by liberez-somyot
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