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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 14:11

Aujourd'hui, le 1er mai 2012, près de 1000 travailleurs, des syndicalistes, des ONG, des étudiants, des jeunes et des partis politiques ont défilé à Kuala Lumpur pour la Journée internationale des travailleurs. Ce rassemblement visait à exprimer les revendications des travailleurs de Malaisie. Dans cette manifestation se trouvait une bannière pour la libération de Somyot Pruksakasemsuk et de tous les prisonniers politiques de la loi de lèse-majesté. Les manifestants de Malaisie honoraient ainsi Somyot comme militant syndical engagé qui a travaillé sans relâche pour défendre les droits des travailleurs. Aujourd'hui Somyot est toujours en prison.

 

Somyot-Malaisie-1.jpg

 

Somyot-Malaisie-2.jpg

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 13:53

À 10 heures, le 30 avril 2012, les membres de l'Organisation des Travailleurs pour la Démocratie se sont rassemblés devant la maison d'arrêt de Bangkok pour exiger la libération de Somyot Pruksakasemsuk. Somyot est emprisonné à Bangkok en détention provisoire depuis un an et son droit à la libération sous caution lui a été systématiquement refusé depuis le 30 avril 2011. Ensuite, les manifestants se sont rendus à la Maison du Gouvernement et ont soumis une pétition au Premier ministre. 112 lettres signées par des militants des droits de l'Homme à travers le monde ont aussi été envoyées au gouvernement thaïlandais pour demander la libération de Somyot. Avant de quitter la Maison du Gouvernement, les manifestants ont scandé "Somyot libre" et chanté la chanson et de solidarité des travailleurs pour soutenir Somyot.

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 08:19

Thaïlande : lèse-majesté et censure, un petit goût de chasse aux sorcières

 

 

Lien de l'article:

 

 

http://www.monde-libertaire.fr/international/15484-thailande-lese-majeste-et-censure-un-petit-go%C3%BBt-de-chasse-aux-sorcieres

 

Des débats tels que n’en a jamais connu la Thaïlande, première monarchie constitutionnelle d’Asie du Sud-Est, agitent le « pays du sourire » autour de la loi contre le crime de lèse-majesté en vigueur, qui permet la condamnation de quiconque émet la moindre critique visant la famille royale.
Élément déclencheur de cette agitation : la proposition de Nitirat, groupe d’universitaires de l’université Thammasat – l’une des plus prestigieuses du pays, réputée progressiste –, d’amender la loi, dans le but de mettre fin à l’utilisation de celle-ci à des fins de règlements de comptes politiques, fait fréquent depuis les affrontements politiques de 2010. Il n’en a pas fallu davantage pour provoquer l’ire de divers groupes de droite, comme l’association des anciens étudiants en droit de Thammasat (comptant parmi ses rangs quelques figures du Parti démocrate, d’opposition), ou l’association des étudiants en journalisme. Elles exigent le renvoi pur et simple des pétitionnaires de l’université.
Sondhi Limthongkul, magnat des médias et virulent leader des Chemises jaunes (groupe de pression royaliste et ultranationaliste), accuse même Nitirat d’être financé par des « capitalistes américains » ayant pour but de renverser la monarchie et de s’emparer des ressources naturelles de la Thaïlande. Et en profite pour dénoncer les éléments subversifs que constituent pour son organisation médias indépendants, « gauchistes », ONG, universitaires, etc.

 

1

Organiser la répression sur internet
Fait nouveau, des débats autour de la monarchie sont relayés par les grands médias du pays. Cela étant peut-être lié à la volonté forte du nouveau gouvernement thaïlandais de se doter de l’appareil répressif « nécessaire » pour faire face aux menaces venant d’internet et des réseaux sociaux, et de le faire savoir.
L’État, via son ministère de l’Information et des Technologies de la communication, a inauguré le 1er décembre, à Bangkok, le Csoc (Centre d’opération de cyber-sécurité), conviant des représentants du Conseil national de sécurité, de l’Agence nationale des renseignements, de la police royale thaïlandaise et des forces armées. Son but : lutter contre les contenus virtuels inappropriés, ceux de Facebook et Twitter figurant en ligne de mire. Et il entend bien collaborer directement avec les entreprises concernées.
Twitter, société richissime
2 comptant 300 millions d’utilisateurs, a récemment annoncé qu’elle n’hésiterait pas à participer à la censure de ses contenus en vertu de réglementations nationales spécifiques. Une décision saluée par le président de l’Association des journalistes thaïlandais et par un gouvernement 3 qui travaille déjà avec deux géants du net : Facebook et Google.
Après le blocage de dizaines de milliers de sites internet, le pouvoir ne compte pas s’arrêter là. Il a le projet de faire appel aux fournisseurs d’accès ou aux propriétaires de sites, y compris à l’étranger, pour censurer les contenus estimés dangereux.
1,5 million de baths (environ 38 000 €) seraient, selon le quotidien The Nation
4, dépensés quotidiennement par le gouvernement dans sa lutte anti-cyber-lèse-majesté. C’est que, à défaut de discussions dans les foyers ou en public, les débats se multiplient sur internet, malgré les risques. Et les accusations et condamnations abondent, faisant souvent suite à des campagnes de dénonciations anonymes relayées par courriels, pages Facebook ou de blogs en « captures d’écran » à l’appui, agrémentés de données personnelles sur les coupables présumés.
La dénonciation anonyme est encouragée et, via des sites comme protecttheking.net, toutes les démarches peuvent être réalisées en quelques clics.

Condamnations et affaires en cours
Il n’existe aucun chiffre officiel faisant état du nombre d’affaires de lèse-majesté en cours. Le site Thaï Political Prisoners évoque onze condamnations ces dernières années, et les procédures en attente seraient nombreuses
5.
La dernière sanction en date est celle qui a frappé A. Tangnoppakul, 61 ans, condamné fin novembre 2011 à vingt ans de prison pour des SMS envoyés à Abbhisit Vejjajiva, ex-Premier ministre, jugés insultants pour la monarchie.
Mais rien n’illustre mieux le féroce climat antiliberté d’expression que l’affaire Anthony Chai. Ce citoyen américain d’origine thaïlandaise a été arrêté lors d’un séjour en Thaïlande, sans accusation officielle, pour des messages écrits sur internet. L’arrestation faisait suite à l’obtention par les renseignements d’informations permettant de le localiser. Anthony Chai affirme que les données ont été fournies par Netfirms, hébergeur du site internet d’où provenaient les messages jugés diffamatoires. Le site a plus tard été fermé, sans raison donnée ; sur « conseil » du gouvernement, selon Chai.
Il affirme également avoir été convoqué à plusieurs entretiens avec des officiers des renseignements thaïlandais sur le territoire américain. Ceux-ci lui auraient proposé de devenir un informateur et de faciliter l’arrestation d’internautes antimonarchistes
6.

Quelques données historiques
En Thaïlande, monarchie constitutionnelle depuis 1932, rarissimes sont les voix dissidentes ou critiques de la monarchie. Le roi Bhumibol Adulyadej (Rama IX, neuvième de la dynastie Chakri) est sur le trône depuis 1950. Il est considéré par l’immense majorité des Thaïlandais comme un dieu vivant, culte ayant son origine dans la tradition bouddhiste du « Dieu-Roi » (devaraja), au centre des cultures des royaumes du Sud-Est asiatique depuis des siècles
7. Sur le point de tomber en désuétude à la suite de l’abolition de la monarchie absolue en 1932 8, il fut réactivé, savamment modernisé et entretenu par la monarchie et les pouvoirs successifs (politiques, militaires et religieux) depuis 1950, bien conscients des bénéfices qu’ils pouvaient tirer de l’association avec un souverain d’origine divine.
Les Thaïlandais sont, dès le plus jeune âge, soumis à une propagande infantilisante, les références à la monarchie et à l’autorité venant occuper une partie importante du champ culturel et de l’imaginaire national. La vie au « pays du sourire » est rythmée par les marques de dévotion permanentes de ses sujets à l’égard du monarque ; et par le respect absolu des hiérarchies sociales héritées de la monarchie.
Le roi contrôle directement le clergé (sangha) dont il nomme les dirigeants. Ses liens avec les dictateurs successifs ayant dirigé le pays depuis les années cinquante ne sont plus un secret, malgré le refus des médias internationaux, à de rares exceptions, d’aborder la question avec le sérieux qu’elle mériterait, lui préférant la fable d’un souverain protecteur, bienveillant et politiquement neutre.
Sa fortune, selon Forbes, est évaluée à une trentaine de milliards de dollars (chiffres 2011), soit soixante-dix fois celle de la reine d’Angleterre.
Depuis peu, de timides critiques de la monarchie voient le jour sur internet, dépassant le strict cadre universitaire auquel elles étaient jusque-là confinées. Elles font en partie suite à la sanglante lutte qui a opposé les Chemises rouges au gouvernement du Parti démocrate en 2010 (les premiers accusaient les seconds d’avoir été portés au pouvoir par un coup d’état) et aux débats qu’elle a provoqués dans l’opinion.

P. Pellicer


1. Prachatai, 28-01-12: « Sondhi : american capitalists are behind plot to overthrow monarchy ».
https://prachatai3.info/english/node/3020


2. La Tribune, 06-01-11: « Twitter valorisé 7 milliards de dollars ? »
3. Bangkok Post, 30-01-12: « ICT to lay down law on Twitter accounts ».
4. The Nation, 19-12-11: « Cyber surveillance vulnerable to abuse ».
5. Bangkok Post, 14-07-11: « Sqr Ldr’s lese majeste trial begins ».
6. Bangkok Post, 11-09-11: « A question of freedom of speech ».
7. Culte qui date – au moins – de l’avènement des puissants empires khmers sur les territoires actuels de la Thaïlande et du Cambodge. On la fait parfois remonter, sous une forme proche de la tradition actuelle, au IXe siècle (règne du souverain Jayavarman II). Elle est une des caractéristiques du bouddhisme Theravâda (petit véhicule), tendance majoritaire dans la région.
8. Un syndicaliste était même allé jusqu’à menacer de poursuivre le roi en justice pour diffamation. Geste tombé dans l’oubli, d’une portée jamais égalée depuis, sauf peut-être en 2008, quand un certain C. Onsoong refusa de se lever pour l’hymne national précédant les films au cinéma, avant d’être immédiatement dénoncé à la police. L’affaire est toujours en attente de jugement.

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 10:04

Le tribunal de Bangkok a reporté son verdict dans l'affaire Prachatai. Le verdict du procès de Chiranuch Premchaiporn, prévu aujourd'hui, a été repoussé au 30 mai. Chiranuch risque jusqu'à 20 ans de prison et est accusé de ne pas avoir retiré assez rapidement des commentaires de lecteurs qui ont été jugés insultants envers la famille royale.

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 04:30

La Cour pénale de Bangkok devrait rendre son verdict aujourd'hui (30 avril 2012) dans le procès pour lèse-majesté et crime informatique du webmaster du journal en ligne "Prachatai", Chiranuch Premchaiporn.

 

Photo ci-dessous: Chiranuch Premchaiporn

 Chiranuch Prachatai

La décision du tribunal aura des implications importantes pour les fournisseurs de services Internet ainsi que pour les défenseurs des droits de l'Homme.

Le procès, qui s'est terminée en février dernier pose la question de savoir si les webmasters doivent être tenus responsables des commentaires postés sur leurs sites ou non.

''Je ne pense pas que je suis coupable, je pense que j'ai fait la bonne chose. Lutter, c'est la manière de prouver que j'ai raison,'' a déclaré Chiranuch.

Liens en français:

http://www.france24.com/fr/20101214-2010-chiranuch-premchaiporn-journaliste-thai

http://fr.globalvoicesonline.org/2011/09/02/79594/

http://blogs.mediapart.fr/mot-cle/chiranuch-premchaiporn

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 13:06

Joe Gordon, aussi connu sous son nom thaï de Lerpong Wichaikhammat, est un citoyen américain d'origine thaïlandaise condamné à 2 ans et demi de prison pour crime de lèse-majesté.
Il a été arrêté le 26 mai 2011 par le Département des Enquêtes Spéciales pour crime de lèse majesté et crime informatique. Son ordinateur et son téléphone portable ont été saisis.

 

 Joe-Gordon.jpg

Son arrestation a été orchestrée par le DSI qui, apparemment, avait besoin d'une équipe de 20 policiers pour arrêter cet homme de 54 ans dans sa maison de Nakorn Ratchasima. Il a ensuite été conduit à Bangkok pour un nouvel interrogatoire par le DSI.
Joe a vécu dans l'État américain du Colorado pendant de nombreuses années. Il est retourné en Thaïlande il y a un an pour un traitement contre l'hypertension artérielle et la goutte.
Le DSI affirme qu'il est le propriétaire d'un blog créé il y a 4 ans (c'est à dire quand il ne résidait pas en Thaïlande) et aurait posté un lien pour le téléchargement du livre de Paul Handley "The King Never Smile", un livre interdit, mais très largement disponible en Thaïlande, en anglais et en thaï. Il est également accusé d'avoir traduit quelques articles ainsi qu'une partie de l'ouvrage de Handley.
Malgré le fait que ses amis aient proposé 1,7 millions de bahts, le tribunal a refusé sa libération sous caution.
L'ambassade des États-Unis a confirmé qu'il est citoyen américain et lui a fourni une assistance consulaire pendant qu'il languissait dans sa prison de Bangkok en détention provisoire.
Durant son séjour à Korat, Joe a enseigné l'anglais aux enfants. Il a affirmé que les autorités avaient envoyé un jeune homme, comme espion, étudier avec lui. Ils n'avaient cependant jamais discuté de politique ensemble.
Joe a demandé de nombreuses fois (10 fois selon le journal en ligne Prachatai) sa libération sous caution après son arrestation, mais elle n'a jamais été accordée.

Après un long retard, le 19 août 2011, le porte-parole de l'Ambassade des États-Unis a exhorté les autorités thaïlandaises à respecter la liberté d'expression et se disait déçu par les accusations portées contre Joe Gordon. Le jour précédent, à la suite de la période de détention provisoire autorisée par la loi, Joe avait été officiellement accusé de lèse-majesté.

Le 7 octobre 2011, frustré par le refus persistant de sa demande de liberté sous caution et face à la perspective d'un long procès, Joe a décidé de plaider coupable. Il est clair qu'il a subi des pressions pour faire cela.
Le 8 décembre 2011, Joe Gordon a été condamné à deux ans et demi de détention.
Joe a patiemment écouté le verdict avec ses chevilles enchaînées dans un uniforme orange de prisonnier.

3 liens en français sur l'affaire Joe Gordon:

http://fr.rsf.org/thailande-un-net-citoyen-americain-condamne-08-12-2011,41525.html

http://freespeechdebate.com/fr/cas/critique-du-roi-de-thailande/

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111208.FAP8801/thailande-un-americain-condamne-a-2-5-ans-de-prison-pour-avoir-insulte-la-monarchie.html

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 09:18

Le 30 Avril 2012, l'Organisation des Travailleurs de la Démocratie (Workers Organisation Of Democracy WOD)ainsi que d'autres organisations vont manifester devant le bureau de l'ONU et le Parlement de Bangkok. Ils vont de nouveau présenter des lettres aux dirigeants de l'ONU et du Parlement appelant à la libération sous caution de Somyot et la levée de son inculpation pour lèse-majesté.
Ils demandent que les groupes internationaux - les syndicats, les ONG et d'autres camarades et sympathisants d'organiser des actions de solidarité similaires le 30 Avril ou lors des rassemblements du premier mai.
Ils demandent également que les camarades et amis soulèvent le cas Somyot aux autorités thaïlandaises en organisant une manifestation et en soumettant une lettre à l'ambassade thaïlandaise dans leur pays.
Tous les détails sue le lien ci-dessous (en anglais):
http://www.facebook.com/notes/free-somyot/urgent-appeal-workers-organisation-of-democracy-wod-from-thailand-call-for-your-/289224871163814
Somyot a déclaré: "Ce n'est pas moi qui suis en procès, c'est la liberté d'expression. Je me bats pour tous les Thaïlandais."

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 02:04

Le 26 avril 2012, une délégation conduite par le Parti Socialiste Malaisien (PSM) ainsi que des représentants de diverses ONG ont organisé une manifestation en face de devant l'Ambassade Royale de Thaïlande à Kuala Lumpur, pour exprimer leur solidarité avec Somyot Pruksakasemsuk, un militant syndical qui a été détenu en vertu de la loi de lèse-majesté pendant presque un an. Les manifestants demandaient aussi la libération de tous les prisonniers politiques en Thaïlande.
La délégation a remis un mémorandum à Songsak Saichewa, ministre et chef de mission adjoint de l'Ambassade royale de Thaïlande, en Malaisie. Le PSM a insisté sur le fait que le crime de lèse-majesté, qui a été systématiquement utilisée contre les militants sociaux en Thaïlande, est un obstacle majeur à la démocratie dans ce pays.
Parmi ceux qui ont assisté à la manifestation il y avait S. Arutchelvan (Secrétaire général de PSM), Lee Siew Hwa du Groupe de Soutien en Malaisie pour la Démocratie en Thaïlande, Irene Xavier des Amis de la Femme, représentante de SUARAM et du PRM.

 

IMG 0226

 

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La déclaration commune ci-dessous a été faite avec l'aval des groupes de Malaisie ainsi que d'autres pays.

 
Déclaration commune
26 avril 2012


Libérez Somyot et tous les prisonniers politiques en Thaïlande!
Mettez fin à la loi médiévale de lèse-majesté!
Nous, les organisations soussignées, sommes profondément préoccupés par la répression continue contre les militants sociaux en vertu de la loi lèse-majesté en Thaïlande, y compris Somyot Pruksakasemsuk, un militant syndical qui est emprisonné sans possibilité de libération sous caution depuis le 30 avril 2011.
Nous sommes préoccupés par l'emprisonnement continu de Somyot, son transfert dans une autre prison et sa demande de liberté sous caution étant refusé à de nombreuses reprises.
Somyot est connu pour son travail inlassable dans le mouvement ouvrier pour établir un syndicalisme démocratique en Thaïlande. En 2007, il est devenu rédacteur du magazine "Voice of Taksin" (maintenant appelé Red Power), une publication politique opposé au coup d'Etat militaire. Somyot est le président de l'Union de l'Alliance Démocratique du Travail et le leader du groupe 24 Juin pour la Démocratie, qui a été formé à la suite du coup d'Etat militaire de septembre 2006.
Somyot a été arrêté le 30 Avril 2011 par le Département des enquêtes spéciales (DSI). Il a été accusé de violation de l'article 112. L'arrestation de Somyot a eu lieu cinq jours seulement après le lancement d'une pétition pour un examen parlementaire en vue de révoquer l'article 112 du Code Criminel, qui s'oppose aux revendications démocratiques et aux principes des droits de l'Homme. Selon un document produit par le procureur, Somyot est également accusé d'avoir permis que deux articles qui font des références négatives à la monarchie soient publiés dans son magazine.
Nous sommes également préoccupés par le fait que la demande de libération sous caution de Somyot continue d'être rejeté. Les autorités n'ont pas encore fourni toute justification adéquate pour la détention prolongée de Somyot. Nous croyons qu'une telle mesure est une violation grave des droits fondamentaux. Nous exhortons le gouvernement de Thaïlande à traiter d'urgence la question du droit de Somyot à la liberté sous caution.
Somyot n'est pas la seule victime persécutée par la draconienne loi de lèse-majesté. Nous sommes alarmés par l'utilisation abusive de la loi lèse-majesté pour faire taire les militants sociaux et les dissidents politiques depuis les années qui ont suivi le coup d'Etat militaire de 2006. Nous croyons que les abus continus de la loi de lèse-majesté est politiquement motivé et préjudiciable à la reconstruction de la démocratie en Thaïlande. Cette loi doit être examinée conformément aux normes internationales des droits de l'Homme.
Nous appelons les autorités thaïlandaises à:
- Abandonner immédiatement toutes les accusations portées contre Somyot Prueksakasemsuk et à le libérer sans condition;
- Abandonner immédiatement toutes les accusations de lèse-majesté contre les militants politiques, les journalistes et toute autre personne;
- Amnistier tous ceux qui ont été reconnus coupables et condamnés à la prison suite à une inculpation de lèse-majesté;
- Abolir l'article 112 (la loi de lèse-majesté) du Code criminel thaïlandais, afin de rétablir la liberté d'expression et d'opinion en Thaïlande -.
Initié par:
 

Parti Sosialis Malaysia (PSM), Malaisie

Jaringan Rakyat Tertindas (JERIT), Malaisie

Suara Rakyat Malaysia (SUARAM), Malaisie

Malaysia Support Group for Democracy in Thailand (Groupe de Soutien en Malaisie pour la Démocratie en Thaïlande), Malaisie

Community Action Network, Malaisie

Friends of Women, Malaisie

Labour Resource Centre, Malaisie

Approuvé par:

Party of the Labouring Masses (PLM), Philippines

People’s Liberation Party (Parti de Libération du Peuple), Indonésie

Reorganize Committee – Working People Association (KPO-PRP), Indonésie

Confederation of Congress of Indonesian Unions Alliance (KASBI), Indonésie

People’s Democratic Party (Parti Démocratique Populaire PRD), Indonésie

Socialist Alliance (Alliance Socialiste), Australie

Labour Party (Parti Travailliste), Pakistan

Radical Socialist, Inde

Communist Party of Bangladesh (Parti Communiste du Bangladesh), Bangladesh

La Aurora – POR Tendency in Izquierda Unida, Espagne

Pioneer, Hong Kong

Pour obtenir des renseignements supplémentaires, s'il vous plaît contactez Chon Kai au +60-19-5669518, e-mail: int.psm@gmail.com

Lien du blog de la campagne Free Somyot:
http://freesomyot.wordpress.com/

Bureau international
Parti socialiste de Malaisie / Parti Sosialis Malaysia (PSM)

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 15:29

Daranee Charnchoengsilpakul (Da Torpedo) a été condamnée à 18 ans de prison pour "crime de lèse-majesté" le 28 aout 2009, peine ramenée à 15 ans lors d’un procès en appel en 2011.

 

Da.jpg

 

Un article de Giles Ji Ungpakorn sur Da Torpedo écrit en septembre 2009

Lien de l'article:

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article14927

L’affaire Da Torpedo replonge la Thaïlande dans l’Age des Ténèbres.
Le mois dernier Daranee Charnchoengsilpakul (Da Torpedo) a été condamnée à 18 ans de prison pour "crime de lèse-majesté" après un procès tenu en secret à Bangkok. Ceci est juste un autre exemple de la façon dont la Thaïlande en vient rapidement à ressembler à des pays autoritaires comme la Corée du Nord. L’utilisation de la loi sur la sécurité intérieure pour empêcher des manifestations pacifiques des Chemises rouges pro-démocratie et la façon dont le Premier ministre non élu, Abhisit, a exhorté l’armée à tuer des manifestants en avril de cette année sont d’autres exemples. Ce qui est aussi choquant, c’est la manière dont il y a eu un silence complet des soi-disant "militants des droits de l’homme" ou des ONG et des universitaires sur ce qui se passe en Thaïlande. Ceci ne peut être décrit que comme une situation honteuse. La politique à long terme d’Amnesty International de tourner le dos aux détenus de conscience thaïlandais, emprisonnés pour lèse-majesté, est aussi épouvantable. Elle remet en question le rôle de cette organisation.

Da Torpedo n’a jamais commis un acte de violence. Elle n’a jamais tué personne ni détruit de biens de quiconque. Elle est une militante pro-démocratie qui a fait des discours en public. Elle a été emprisonnée pour 18 ans pour avoir fait ces discours. En Thaïlande, les officiers de l’armée et des fonctionnaires de l’Etat qui commettent des crimes violents contre les gens sont libres de jouir du pouvoir et des privilèges. Le pire des crimes aux yeux des élites thaïlandaises au pouvoir, est de penser pour soi-même et d’exprimer ses pensées. C’est pourquoi Da est en prison. C’est pourquoi Suwicha Takor et d’autres sont en prison pour crime de lèse-majesté.

Les élites thaïlandaises veulent que nous soyons des imbéciles. Ils veulent que nous fassions ce qui nous est dit et que nous soyons fidèles à la Nation, à la Religion et au Roi. Lorsque le leader éternue, nous devons tous éternuer. S’il porte une chemise rose, nous devons tous en porter une aussi. Nous devons tous croire qu’il a inventé tout ce qui est de valeur dans le pays. Les élites veulent nous faire ramper sur le sol devant eux comme si nous n’étions pas humains. Nous devons sourire comme des idiots et chanter à l’unisson que nous "aimons notre roi et la patrie". Le problème dans la société thaïlandaise a toujours été que les dirigeants sont corrompus, brutaux et barbares, tandis que le peuple est généralement bon. Pourtant, "Ils" revendiquent le droit de nous faire la leçon et de nous intimer d’être bon.

La démocratie ne pousse pas sur les arbres ou ni ne nous tombent dans les mains comme un fruit mûr. Nous devons tous nous battre pour elle et ce doit être une lutte collective. Cela signifie que nous ne devons jamais oublier Da Torpedo, Suwicha, ni aucun autre prisonnier d’opinion dans les prisons thaïlandaises. Nous devons faire campagne pour l’abolition de la loi de lèse-majesté.

 

Note: Suwicha Takor a bénéficié d'une grâce royale et a été libéré le 30 juin 2010.

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 09:15

Résumé de l'audition des témoins du Procureur le 24 avril 2012
Lien de la version originale en thaï de ce résumé: http://www.facebook.com/note.php?note_id=288132211273080

Le 24 avril 2012 à 8 heures 30: Avant l'audition des témoins, les avocats du leader du Groupe Démocratique du 24 Juin et ancien rédacteur en chef du magasine "Voice of Taksin" (La Voix de Taksin), M. Somyot Pruksakasemsuk, M. Karom Polpornklang et M. Suwit Thongnuan ont soumis une pétition à la Cour Criminelle, à transmettre à la Cour Constitutionnelle, qui demande d'examiner si l'article 112 du code pénal thaïlandais est compatible avec la Constitution Thaïlandaise de 2007 et avec la norme internationale ou non, parce qu'ils pensent que l'article 112 est semblable à la loi sur la diffamation de l'article 326 du code pénal thaïlandais, mais l'article 112 ne prévoit pas de dispense de la règle sur les actes répréhensibles (la règle qui empêche les gens d'être sanctionnés en dépit de commettre l'acte répréhensible). Cela signifie que les accusés ne sont pas autorisés à prouver qu'ils sont innocents et il réduit le principe des droits de l'Homme écrits dans la Constitution thaïlandaise.
9 heures 30: Somyot a été amené de la maison d'arrêt de Bangkok pour assister à l'audition des témoins du procureur de son procès. Dans la matinée, deux témoins ont été interrogés et deux autres témoins ont été interrogés dans l'après-midi. Il y avait environ 20 personnes assistant au procès, des Chemises rouges, les membres de la famille de Somyot, le représentant de la Campagne du Travail Thaïlandais, l'ancien dirigeant de l'UDD et professeur adjoint Jaran Ditapichai, des représentants de la Commission Nationale pour les droits de l'Homme de Thaïlande et des observateurs d'organisations internationales telles que le représentant de l'ambassade de Finlande, un maître de conférences de l'Université Mahidol, un maître de conférences de l'Université de Leeds (Royaume-Uni), des représentants de la Clean Cloth Campaign, le secrétaire général du Parti Travailliste du Pakistan, Faroog Tarig, un représentant de l'Alliance Socialiste d'Australie, Marrilayne Trésor et des représentants d'organisations des droits de l'Homme .
Le premier témoin est un artiste peintre qui possède une boutique temporaire près de Memorial Bridge. Celui-ci témoigne que, en 2010, un étudiant lui a montré les photos du General Prem Tinsulanonda et du Major General Chamlong Srimuang et l'a embauché pour dessiner les caricatures moqueuses de ces derniers. Le témoin a dessiné une caricature du général Prem portant un chapeau et des vêtements d'empereur de Chine. Quelques jours après que son dessin soit terminé, le même étudiant lui a donné une édition du magasine "Voice of Taksin" (La Voix de Taksin) avec sa caricature en première page. Il a accepté le magazine, mais n'a pas lu le contenu - la seule chose qu'il savait était que cette revue publiait des articles politiques. Lors du mois suivant (le témoin ne peut pas se souvenir exactement de quel mois il s’agissait), des officiels de l'autorité sont venus le voir et l'ont informé qu'il devait aller voir des responsables du département gouvernemental situé à Chaengwattana Road (le témoin se rappela plus tard que l'autorité en question était le DSI). Un agent du DSI lui a demandé s'il connaissait le propriétaire de la revue et lui a également demandé de lire les articles publiés dans deux éditions de ce magazine. Ces articles n'étaient pas publiés dans la même édition que celle que lui avait donnée l'étudiant. Il ne comprenait pas le contenu ou ne pouvait pas se rappeler de qui il s'agissait. Tout ce qu'il savait était que les articles parlaient de l'histoire d'avant. Le témoin a déclaré à l'avocat du défendeur que les agents du DSI lui ont également demandé comment il se sentait à propos de ces articles après les avoir lus. Le témoin a dit aux policiers qu'il ne comprenait pas ce que ces articles essayaient de souligner, tout ce qu'il savait, c'est qu'ils parlaient seulement de l'histoire d'avant. Le témoin a également affirmé qu'il n'était pas intéressé du tout par la politique et n'avait pas une grande connaissance de l'histoire, qu'il aimait et vénérait grandement le Roi et que le Roi était l'inspiration pour son travail.
Le deuxième témoin est un ancien travailleur du magasine "Voice of Taksin" (La Voix de Taksin) et gère maintenant des entreprises du tourisme avec sa mère, M. Tanatip Chumkasian. Tanatip a témoigné qu'il avait travaillé pour Somyot en tant que photographe et qu'il était chargé de prendre des photos des manifestations de l'UDD. Il a quitté cet emploi après quatre mois parce qu'il voulait terminer son diplôme de baccalauréat. Le témoin déclare qu'il ne connaissait pas Somyot avant de travailler pour la revue "Voice of Taksin". Il avait obtenu ce poste parce que sa mère qui était partenaire du magazine "Voice of Taksin" lui avait dit que la revue avait besoin d'un photographe. Il a ensuite postulé pour cet emploi et il l'a obtenu. Le témoin répond à la question de l'avocat défendeur qu'il savait que Somyot était l'un des contributeurs de ce magazine, mais qu'il avait l'habitude de signer ses articles de son vrai nom et n'avait jamais utilisé de pseudonyme. Lorsqu'on lui a demandé s'il avait lu ces deux articles ou non, le témoin a répondu oui. Les agents du DSI lui avait apporté ces articles et demandé de les lire, mais qu'il ne comprenait pas en quoi le contenu de ces articles étaient liés au monarque. La seule chose qu'il savait était que Jakrapob Penkae en était l'auteur. Lorsqu'on lui a demandé comment il savait que c'était Jakrapob Penkae, le témoin a répondu qu'il avait appris cette information par son collègue qui travaillait également pour ce magazine.
Le troisième témoin est le secrétaire permanent du Bureau du Premier Ministre, le Professeur Tongthong Chantrangsu. Le Professeur Tongthong a témoigné qu'il pensait que dans l'un des deux articles du magazine "Voice of Taksin", l'auteur voulait parler de l'histoire de la période critique de Thonburi et Rattanakosin et, après avoir comparé sa connaissance existante de l'histoire des chroniques de Thonburi écrits par le Docteur Bradleys, le témoin a estimé que le contenu de l'article était insultant le monarque. Le témoin a déclaré qu'il est incapable de dire clairement qui était la personne dans le deuxième article que l'auteur avait voulu diffamer ou mentionner sous le nom de "Luang Narueban" (Luang était le titre des fonctionnaires avant la révolution de 1932). Interrogés sur la nature de l'article 112 et de la peine à l'heure actuelle, le témoin a dit qu'un emprisonnement de 3 à 15 ans était trop sévère et disproportionné quant à la nature du crime.
Le quatrième témoin est le président du Réseau des Citoyens Volontaires pour Protéger la Monarchie, M. Boworn Yasintorn. Boworn a dit que, après avoir lu les deux articles du magazine "Voice of Taksin", il pensait que leur contenu insultait le monarque et qu'une partie du contenu était également considéré comme un message de menace au monarque. Il a ajouté que l'écrivain avait voulu comparer et relier le personnage appelé "Luang Narueban" avec le roi actuel.

 

Photo 1: M. Karom Polpornklang et M. Suwit Thongnuan, les avocats de Somyot

Trial 1

 

Photo 2: Le Professeur Jaran Ditapichai, conseiller de la Commission des Affaires Etrangères et M. Faroog Tarig du Parti Travailliste du Pakistan

 

Trial 2 

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Published by liberez-somyot
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