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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 11:22

Thaïlande : dernière minute

Le député du Parti Pua Thai, Sunai Chulpongsatorn, vient d'annoncer que la Commission électorale a décidé de suspendre l'élection pour une durée indéterminée.

Photo ci-dessous: Sunai Chulpongsatorn avec Thaksin Shinawatra

Sunai.jpg

 

Réaction d'Andrew Mac Gregor Marchall:

Lors de ma carrière de journaliste, j'ai couvert des révolutions et des élections partout dans le monde. J'étais à Jakarta, en 1998, quand les Indonésiens ont renversé le régime dictatorial du président Suharto. J'étais à Dili en 1999, quand les Timorais ont obtenus leur indépendance. J'ai interviewé beaucoup de Birmans qui ont passé des années en prison parce qu'ils se sont battus pour la démocratie. À Bagdad en 2005, j'ai vu les Irakiens braver les attentats-suicides pour aller voter. Mais je n'ai jamais vu auparavant une telle abjecte trahison de la démocratie par ceux qui sont censés la défendre comme nous l'avons vu aujourd'hui, de la part de la Commission électorale de Thaïlande.

Photo ci-dessous: Andrew Mac Gregor Marchall

AndrewMac

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 09:34

Un article de RTBF

Lien de l'article:

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_thailande-la-police-lance-des-gaz-lacrymogenes-sur-les-manifestants?id=8164925

La crise politique en Thaïlande a connu jeudi un regain de violence, avec des dizaines de blessés lors de heurts entre policiers et manifestants tentant d'empêcher le dépôt des candidatures aux législatives et obligeant des membres de la commission électorale à fuir par hélicoptère. Les forces de sécurité thaïlandaises ont lancé des gaz lacrymogènes sur les manifestants anti-gouvernementaux qui sont entrés de force dans un stade de la capitale pour empêcher l'enregistrement des dépôts de candidatures aux élections de février.

Pour la première fois depuis plusieurs jours, les forces de sécurité thaïlandaises ont à nouveau lancé des gaz lacrymogènes sur les manifestants qui tentaient d'entrer de force dans un stade de Bangkok où, malgré leurs protestations, se poursuit depuis lundi le dépôt des candidatures aux élections anticipées de février.

Au total, 32 personnes ont été hospitalisées, dont un manifestant dans un état grave, "vraisemblablement blessé par un tir à balle réelle" à la tête, a déclaré un responsable du ministère de la Santé.

Trois policiers ont également été blessés, dont l'un a reçu une balle dans le bras. "Les manifestants ne sont pas pacifiques et non-armés comme ils le prétendaient", a déclaré dans une adresse télévisée le vice-Premier ministre Surapong Tovichakchaikul, les accusant de tenter d'"intimider" les responsables de la commission électorale. Plusieurs d'entre eux ont dû être évacués par hélicoptère du stade où avaient lieu les inscriptions aux élections, bloqué par les manifestants.

Depuis des semaines, les manifestants réclament le départ de la Première ministre Yingluck Shinawatra, qu'ils accusent d'être la marionnette de son frère, Thaksin Shinawatra, en exil. Ils veulent le remplacement du gouvernement par un "conseil du peuple" non élu, pendant 18 mois, avant de nouvelles élections. Pour mettre fin à la crise, Yingluck a convoqué des élections législatives anticipées pour le 2 février, mais l'opposition, qui n'a pas remporté d'élection depuis 20 ans, a annoncé la semaine dernière qu'elle les boycotterait.

Photo ci-dessous: Yincluck Shinawatra

YL2 

 

Cette semaine, les manifestants ont bloqué l'accès au stade de Bangkok où sont installés les bureaux d'enregistrement des candidatures.

Jeudi, les représentants d'une trentaine de partis s'étaient réunis dans le stadium pour le tirage au sort des numéros inscrits face aux noms des candidats sur les bulletins de vote.

Cette crise est la plus importante depuis celle de 2010, qui s'étaient soldée par plus de 90 morts et une intervention de l'armée.

Pour le moment, l'armée élément essentiel dans cette monarchie constitutionnelle qui a connu 18 coups ou tentatives de coups d'État depuis 1932, refuse de prendre parti.

Mais la situation politique reste volatile, même si la tension est moins intense que début décembre, quand cinq personnes avaient été tuées et plus de 200 blessées lors de violences de rue entre adversaires des deux camps.

La police a jusqu'à présent fait preuve de retenue, sur ordre du gouvernement, qui espère ainsi désamorcer la contestation.

La veille, le pouvoir a prolongé de deux mois l'application d'une "loi de sécurité spéciale", qui renforce le champ d'action de la police: elle peut bloquer des rues, interdire des rassemblements, imposer un couvre-feu ou encore procéder à des fouilles plus aisément.

Thaïlande : dernière minute

Le journaliste Andrew Mac Gregor Marchall annonce qu'un policier aurait été tué et qu'un journaliste japonais blessé.

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 08:34

Samedi dernier, les troupes cambodgiennes et thaïlandaises ont échangées des tirs pendant 20 minutes. Un soldat thaïlandais a été blessé.
Le major Un Manab, commandant militaire adjoint du bataillon 303 de l'infanterie frontalière cambodgienne basé à Thmar Baing dans la province de Koh Kong, a déclaré que l'échange de coups de feu s'est produit après qu'une patrouille de militaires thaïlandais ait pénétrée dans le territoire cambodgien puis a ouvert le feu après avoir refusé de se retirer.
"Nous avons eu un échange de coups de feu pendant environ 20 minutes," explique Un Manab. " Nos soldats se portent très bien, mais un soldat thaïlandais a été blessé à la jambe."
Selon Manab, la situation s'est tendue depuis l'incident et certains postes frontières ont été fermés au commerce. Il a ajouté que les commandants se sont rendus à la province de Trat en Thaïlande afin de négocier.

Photo ci-dessous: le temple de Preah Vihear

Preah Vihear

 

On peut se demander si l'armée thaïlandaise ne chercherait pas à aggraver la situation politique interne de la Thaïlande en rouvrant le conflit avec Cambodge comme ils l'ont fait au Preah Vihear en 2008 à l'époque ou les Chemises jaunes, alliées au Parti Démocrate, occupaient Government House à Bangkok pour chasser le gouvernement pro-Thaksin élu... Les militaires thaïlandais basés dans les provinces frontalières de Chantaburi et Trat, ont la réputation d'être pro-jaunes.

Sources
http://www.phnompenhpost.com/national/cambodian-thai-troops-open-fire-border

et

http://englishnews.thaipbs.or.th/cambodian-thai-troops-clash-border/

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25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 15:41

Un article de Thai Intelligent News
Lien de l'article:

http://thaishortnews.wordpress.com/2013/12/24/fascist-suthep-puts-8-year-old-girl-on-stage-to-bitch-curse-at-red-shirts-yingluck/


Un des dirigeants du groupe de Nitirat (un groupe de juriste éclairé), Somsak Jiamsathirakul, a fait une annonce sur sa page facebook dénonçant le fasciste Suthep, pour avoir mis en scène, sous les encouragements d'un millier d'adultes, une fillette de 8 ou 9 ans. L'enfant a insulté et maudit les Chemises rouges et Yingluck. Selon Somsak, la fillette a insulté les Chemises rouges en les appelants buffles ignorants et a ensuite ajouté que Yingluck était une sale et mauvaise personne, entre autres. Somsak a dit qu'il interrogerait les leaders du mouvement fasciste de Suthep afin de savoir pourquoi ils ont mis une jeune fillette sur ​​scène et poussé l'enfant à la haine envers les autres.

Photo ci-dessous: Suthep et la fillette utilisée pour insulter les Chemises rouges

Suthep3.jpg

 

Somsak a appelé les parents de l'enfant et le dirigeant du mouvement fasciste, Suthep, à cesser d'utiliser des enfants pour leur objectif politique.

Auparavant, le fils de Yingluck Shinawatra, un garçon de 11 ans, a été agressé et intimidé, à son école privée, par les adeptes fascistes de Suthep.

Photo ci-dessous: Yingluck et son fils qui a été menacé par les voyous de Suthep

YLfils.jpg 

 

En outre, tandis que le fasciste Suthep organisait plusieurs marche de protestation à travers Bangkok, dans de nombreuses écoles les enseignants recrutaient de jeunes élèves en leur donnant des sifflet pour montrer leur soutien au fasciste Suthep alors que les manifestants passaient devant les écoles.

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25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 13:38

Le chef du parti Rak Prathet Thai (Amour de la Thaïlande), Chuvit Kamolvisit, a accusé le Comité Populaire pour une Réforme Démocratique (PDRC) et le leader du Parti Démocrate d'un complot en vue de bloquer les applications d'enregistrement des partis pour les élections du 2 février prochain.

Photo ci-dessous: Chuvit Kamolvisit

Chuwit.jpg
L'accusation de Chuvit est venue après qu'il ait été empêché d'entrer au Thai Japanese Youth Center stadium à Din Daeng pour faire la demande d'enregistrement de son parti afin de participer aux prochaines élections.
Il a expliqué qu'il n'a pas pu entrer dans la salle d'enregistrement parce que des centaines de manifestants l'assiégeaient.
Si les gens ne peuvent pas aller au bureau de vote, quoi d'autre pourrait être utilisé pour décider de la voix du peuple, a demandé Chuvit.
Ce n'était pas raisonnable de bloquer le lieu d'enregistrement, a-t-il continué et a ajouté qu'il s'agissait d'un complot de Suthep Thaugsuban et Abhisit Vejjajiva.

Photo ci-dessous: Abhisit Vejjajiva

Abe

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25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 09:16

Un article de Pravit Rojanaphruk
Lien de l'article:

http://www.nationmultimedia.com/politics/Anti-govt-forces-have-a-new-bogeyman--the-Western--30222881.html


Plus tôt ce mois-ci, un Thaï instruit, Pathonpong Charoenwut, a écrit ce message largement diffusé en anglais sur sa page facebook.
"Chers expatriés vivant dans le Royaume de Thaïlande:"

"S'il vous plaît réfléchissez avant de poster toutes les plaintes comme quoi vous êtes tellement en colère du fait des embouteillages causés par la foule [des manifestants] ou que vous êtes tellement ennuyé par ce pays. Soyons clair, personne ne vous demande de rester, personne n'a besoin de vous ici. Sans vous, nous serions très bien ou même nous porterions mieux. C'est vous qui fuyez vos problèmes, le chômage et les pertes..."

"S'il vous plaît, soyez respectueux et prudent avant de poster des commentaires qui montrent vos failles et nous rappelle aussi bien qu'à vous-même que vous étiez auparavant des perdants. Et que malheureusement, mais sans surprise, vous l'êtes toujours."

"Supprimez-moi de votre liste d'amis si vous le souhaitez, parce que moi, je n'ai pas besoin de vous!"

La version en thaï postée avec cette délicieux version anglaise était beaucoup plus vulgaire, et appelait les étrangers par un pronom normalement réservé aux animaux, "bang tua". Pathonpong en avait marre.

"Marre des farangs chemises rouges", a-t-il ajouté dans la section des commentaires après un long débat. "Avoir été nourris pendant une longue période de temps. Aller mourir... Je ne menace personne."

Ce n'est pas un incident isolé. Le correspondant de la BBC en Asie du Sud-est, Jonathan Head, a raconté dimanche à l'auteur de cet article que pendant qu'il faisait un reportage sur les manifestants, on lui a crié : "C'est un mensonge total". Certains manifestants ont également raconté "religieusement" à Head que les Chemises rouges pro-gouvernementaux étaient dupées par la propagande.

Ce n'est pas seulement les chemises rouges qui sont accusés d'être crédule. En fait, un éditeur de Voyage a récemment utilisé le mot "naïf" pour décrire les médias étrangers dans son article pour un important journal thaïlandais.

Le guide suprême du PDRC, Suthep Thaugsuban, a également mis en garde les médias étrangers de ne pas juger la situation en fonction de leurs culture et "sentiments" occidentaux.

Ainsi, les Occidentaux ou les farangs comme on les appelle en thaï, sont maintenant considérés soit comme crédules soit achetés par Thaksin et Yingluck Shinawatra, s'ils ne sont pas en faveur du Comité Populaire pour une Réforme Démocratique (People's Democratic Reform Committee, sigle anglais PDRC).

La dernière cible est le correspondant du New York Times à Bangkok, Thomas Fuller, qui est accusé de fausser délibérément la situation en Thaïlande. Aucune preuve n'a jamais été produite pour prouver que des gens comme Head, Fuller ou tout autre correspondant à l'étranger de médias renommés ont été achetés soit par Thaksin, soit par la Première ministre par intérim, Yingluck.

Au contraire, ces correspondants étrangers, contrairement à la plupart des médias thaïlandais basé à Bangkok, ont systématiquement été interroger les populations rurales et n'ont jamais pensés que Bangkok représentait l'ensemble de la Thaïlande, peu importe le nombre de "millions" de manifestants qui protestent dans les rues de la capitale.

En clair, les journalistes et les expatriés étrangers qui ne soutiennent pas pleinement le PDRC sont maintenant les nouveaux boucs émissaires!

CNN, la BBC, le New York Times, Al Jazeera, etc, donc vous avez la plupart des médias du monde occidental contre le PDRC et les manifestants ultra-nationalistes qui, avec leurs drapeaux thaïlandais, ont le sentiment qu'ils combattent pour une grande et digne bataille avec toutes les chances contre eux. Cela gonfle leur sentiment de leur propre importance et élève leur lutte vers quelque chose de sacré, la Thaïlande contre le reste du méchant monde capitaliste occidental.

Avec "l'ennemi" imaginé plus grand que la réalité, les manifestants se sentent plus indignés, plus unis et engagés. Mais engagés à quoi?

Je n'ai jamais vu la xénophobie comme une recette pour une véritable démocratie et l'égalité, bien que je préfère laisser cette conclusion au bon mais prétendument "crédule" jugement de mes lecteurs, aussi bien thaïlandais qu'étrangers.

Photo ci-dessous: le statut publié par Pathonpong Charoenwut sur sa page facebook

XenophobieJaune.jpg

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 08:11

Un article de Giles Ji Ungpakorn

Lien de l'article:

http://redthaisocialist.com/francais/486-le-parti-democrate-est-un-parti-de-lancien-qpatronage-des-parrains-locauxq.html

Pour la majorité de la population thaïlandaise, la raison pour laquelle le Parti Démocrate et les manifestants de la classe moyenne qu'il dirige veulent détruire le système parlementaire actuel, est tout à fait évidente. Ils détestent la démocratie parce que celle-ci leur donne de mauvais résultats aux élections. Les Démocrates n'ont jamais remporté plus d'un tiers des voix au niveau national lors des 20 dernières années et cela avant même que le Thai Rak Thai n'ait commencé à exister. La dépendance des Démocrates vis-à-vis d'ancienne patrons politiques localisés dans le sud du pays peut, d'une certaine façon, expliquer cela.
Pourtant, de nombreux commentateurs extérieurs gobent encore les divers mythes qui leur sont fournis par leurs contacts thaïlandais de la classe moyenne. Ils répètent que la Thaïlande a besoin de réformes politiques "en raison de l'achat de voix par le Thai Rak Thai et le Pua Thai". Ce non-sens sur l'achat de voix existe à plusieurs niveaux.
D'une part, les gens parlent du don d'argent aux électeurs des représentants des partis dans diverses localités. On ne peut pas nier que cela ait lieu. Mais il s'agit plus d'un rituel électoral que d'un réel achat d'allégeance des gens. La recherche de Siripan Nogsuan sur l'élection de 2011 démontre que la grande majorité des gens ont voté pour les partis en raison de leurs programmes. L'achat de voix n'était significatif pour le résultat de l'élection que dans quelques sièges marginaux. Les politiciens qui ont dépensé de grandes quantités d'argent pour cela ont souvent perdus. Dans la plupart des circonscriptions, les deux principaux partis ont remporté une écrasante majorité qui n'avait rien à voir avec l'achat de voix. La recherche d'Andrew Walker sur les villages du Nord, publiée en 2008, confirme également le fait que les gens ont passé du temps à examiner les programmes, quel que soit l'argent qui leur ait été remis.
Maintenant, "compte tenu des programmes du parti" pourrait signifier une variété de choses. Dans la majorité des circonscriptions, les politiques nationales du Thai Rak Thai, tels que les soins de santé universel et la création d'emplois, ont permis à ce parti de remporter une énorme majorité. Le Pua Thai a hérité de ce soutien populaire.
Mais " compte tenu des politiques du parti " pourrait également signifier apprécier le système de patronage dirigé par les parrains politiques locaux. Cela peut amener de réels bénéfices aux personnes vivant dans les zones locales. Ceux qui suivent la politique thaïlandaise connaissent les noms des nombreux dirigeants politiques locaux comme Banharn, Sanoh, Chalerm et Sutep. Certains sont associés au Thai Rak Thai/Pua Thai et d'autres avec le Parti Démocrate. Cependant, la chose importante à savoir à propos de cette politique de mécénat, c'est qu'il s'agit d'un phénomène local et principalement associée à l'absence de vrais programmes politiques. Cela signifie que le rôle de ces chefs politiques locaux du Thai Rak Thai et du Pua Thai a été grandement éclipsé par les politiques nationales de Taksin. On ne peut pas en dire autant du système de patronage de Sutep du Parti démocrate dans la province de Surat Thani.
Sutep Tuaksuban a deux autres frères qui étaient députés du Parti Démocrate pour Surat Thani dans ce parlement sortant. Sa famille a été une famille de patrons locaux durant des générations et en dehors de leurs nombreux et lucratifs intérêts dans des entreprises locales, ils essaient aussi de contrôler les conseils locaux. L'ironie est que ces universitaires et ces journalistes qui parlent d'un "Bangkok contre les villages ruraux" ne parviennent pas à reconnaître qu'une bonne partie des manifestants de Sutep sont des villageois du sud amenés à Bangkok grâce au contrôle exercé sur eux par le système de patronage de la famille de Sutep.
Outre le support de sections de la classe moyenne de Bangkok pour les Démocrates, leur seule autre zone de soutien important se situe dans le sud. La principale explication réside dans le système de patronage local contrôlée par les Démocrates. Historiquement, les communistes ont aidé à construire un soutien pour les Démocrates dans le sud et, plus récemment, Taksin a perdu beaucoup de votes dans cette région après le massacre de Malais musulmans à Takbai, dans la province de Naratiwat, en 2004.
La signification de ceci est que le Parti Démocrate ne peut espérer gagner au niveau national à moins de proposer de vrais programmes qui pourraient bénéficier à la majorité de l'électorat. Mais ce parti s'est constamment opposé au système universel de soins de santé, aux politiques de création d'emploi, au régime de soutien des riziculteurs et aux projets de développement des infrastructures. Il rejette les dépenses de l'Etat pour ​​la population et favorise à la place un patronage local. C'est clairement un parti de la "politique à l'ancienne". Même Abhisit Vejjajiva, malgré son accent chic de l'école publique anglaise, et ses tentatives pour avoir une "image moderne" ne peut pas échapper au fait qu'il a longtemps été dans le même lit que les conservateurs les plus durs et les militaires.
Enfin, il y a ces idiots qui écrivent des articles pour le journal "The Guardian" en Grande-Bretagne ou apparaissent sur la chaine de télévision Al Jazeera, et qui prétendent que le système de soins de santé universel de Taksin était un "achat de votes" ou simplement une "distribution" pour les ruraux pauvres. Ce genre d'attitude montre un mépris total des principes démocratiques. Ce serait considéré comme un outrage en Europe occidentale si des commentateurs étrangers affirmaient que la mise en place du Service national de la santé ou d'un État providence n’était que des tentatives de corruption pour acheter les votes des pauvres ignorants!

 

Photo ci-dessous: Giles Ji Ungpakorn

giles

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 16:21

Un nouveau groupe, formé d'universitaires, l'Assemblée pour la Défense de la Démocratie (Assembly for the Defence of Democracy, sigle anglais: AFDD), qui, après quelques jours du démarrage d'une page de fans sur Facebook, a obtenu près de 200.000 "like", explique que les appels des manifestants pour un conseil du peuple n'est que du pur fascisme. L’AFDD s'est opposée à la proposition du groupe des présidents d'université pour installer un gouvernement intérimaire, car ce mouvement est inconstitutionnel et antidémocratique. Piyabut Saengkanokkul, un membre de l'AFDD et du groupe anti-lèse-majesté Nitirat, dit que l'idée de mettre en place un conseil du peuple comprenant des membres de diverses professions est une idée héritée du corporatisme fasciste qui a été mis en place en Italie au cours de la période de la dictature fasciste de Benito Mussolini. Mussolini. Piyabut explique que le dictateur italien a modifié la loi en 1928 afin que son gouvernement puisse comprendre des personnes non-élues. Ce gouvernement faisait partie d'un mécanisme important qui a finalement conduit l'Italie vers une dictature totalitaire, affirme-t-il. Selon l'AFDD, Suthep Thaugsuban ne ferait que marcher dans les traces du "duce" italien en cherchant à imposer ses propres valeurs et remplacer le gouvernement élu du peuple par un élitiste "conseil du peuple" nommé. Cela ne ferait que préparer le terrain pour une nouvelle effusion de sang conclu l’AFDD.

Source:

http://thaiintelligentnews.wordpress.com/2013/12/21/academics-brand-sutheps-peoples-council-fascism/

 

Image ci-dessous: montage d'Albert Z. comparant la marche sur Rome de Mussolini à celle de Suthep sur Bangkok

 

MUSSO_SUTHEP.jpg

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 13:21

L'ambassade des États-Unis vient d'envoyer une liste de 14 membres du Parti Démocrate, y compris le dirigeant des manifestants anti-gouvernementaux Suthep Tuaksuban, demandant au gouvernement américain de leur interdire l’entrée dans le territoire des États-Unis:

Voici le nom de la 14

1- Suthep Tuaksuban

2- Sathit Wongnantoei

3- Chumpon Julasai

4- Putapong Wunnakam

5- Issara Somchai

6- Witthaya Keowpraedai

7- Tawon Sengniam

8- Nattaporn Tepsuwan...

9- Ekkana Prompan

10- Mlle Anchalee Parirak

11- Nittitorn Lamlua

12- Uthai Yodmanee

13- Samdin Leurdbook

14- Le général Preecha Yiemsuphan

L'information a été donnée par la chaine thaïlandaise de télévision Nation Channel. 

NationChannel 

 

Nation Channel est une chaine de télévision thaïlandaise du groupe nationmultimedia qui est aussi propriétaire du journal The Nation. Ce groupe soutient les Chemises jaunes du Parti Démocrate. Mais Kristie Kenney, l’ambassadrice des Etats Unis à Bangkok, vient de démentir sur Twitter cette information.

Kristie.png

 

A-t-elle démentie parce que l’information était fausse ou parce qu’elle était confidentielle ? Info ou intox ?

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 16:13

Thaïlande: Ce n'est pas une façon de traiter une femme
Un article de Tom Plate

Lien de l'article

http://thaiintelligentnews.wordpress.com/2013/12/19/facism-respected-jpurnalist-tom-plate-says-thailand-is-in-danger-of-heading-down-a-fascist-path/

Un pays de la beauté est en danger de se transformer en pays de la bête. Le Royaume de Thaïlande, le pays des gens souriants, à la campagne magnifique et l'histoire riche d’il-était-une-fois le Siam, est maintenant dans un cas grave de laideur politique. Cette démocratie constitutionnelle, ancrée par une monarchie de longue durée, est en danger de virer vers une voie fasciste.
Pour l'Amérique, la bonne question est; quel est notre place, s'il y en a une, et notre rôle dans la tragédie, que pouvons-nous faire de manière appropriée pour aider?
Soyons clair, il serait illégitime de la part du gouvernement des États-Unis de s'immiscer en aucune manière dans la politique de Thaïlande. Washington doit accepter tout gouvernement légitime et constitutionnel.
Mais les milliers de manifestants en colère à Bangkok, la capitale, où le mouvement antigouvernemental est en ébullition, ne luttent pas pour la démocratie, mais pour sa fin. Ils sont haineux contre le gouvernement actuel de Yingluck Shinawatra, la Première ministre représentant le parti élu en 2011. En effet, ils prétendent que la majorité des Thaïlandais (des régions rurales du pays) n'est pas suffisamment instruite pour prendre des décisions concernant la gouvernance du pays et son orientation future. Ils réclament ainsi la fin du système de suffrage universel en place depuis 1933 et son remplacement par un système autoritaire élitiste.
Pour sa part, la Première ministre Yingluck a dissous le Parlement et l'électorat s'est vu offrir une autre chance l'année prochaine de faire connaitre sa volonté nationale. Votez contre nous si vous le désirez, propose-t-elle. Et c'est précisément parce qu'il est probable que son parti gagnera encore un autre mandat qu'un nuage de mauvais augure annonçant de nouvelles violences et un possible coup d'Etat continue à planer. Face à cela, la position des États-Unis doit être claire et ferme. Compte tenu du fait qu'aucune clause ou article de la Constitution thaïlandaise n’autorise la possibilité de coup d'Etat ou d'assassinat politique, l'Amérique doit s'opposer aux changements violents ou inconstitutionnels et soutenir le gouvernement de Yingluck jusqu'à ce que l'électorat thaïlandais se soit exprimé, mais seulement par des moyens constitutionnels.
Les menaces, malsaines, nocives et révoltantes qui pèsent sur Yingluck sont déplorables. Elles menacent de saper la crédibilité de la Thaïlande dans le monde et son rôle clé dans l'Asie du Sud-est, où même le Myanmar a fait des progrès vers un gouvernement plus représentatif. Les violentes menaces et les insultes salaces (qui ne méritent aucun espace dans une discussion ou un débat civilisé) qui ont été lancées contre la Première ministre Yingluck et sa famille ont une tendance vers la malveillance misogyne.
Yingluck est la dirigeante choisie par le parti politique dominant en Thaïlande fondé, entre autres, par son frère aîné Thaksin Shinawatra. Il n'a jamais perdu une élection et Thaksin lui-même a été éjecté de son poste de Premier ministre en 2006 non pas par une élection ni par toute autre méthode civilisée ou constitutionnelle, mais par un coup d'Etat militaire envers lequel, comme n'importe qui a pu le constater, ni le Roi, ni la Reine n'ont levés un royal doigt pour le décourager.
Dans la crise actuelle, le style breveté de Yingluck a été de répondre aux manifestations de rue anti-gouvernementales de Bangkok avec son aplomb tranquille et une patiente volonté d'engager toutes les parties et d'examiner toutes les questions. Mais l'opposition implacable, tournant autour du bizarrement nommé Parti Démocrate, ne veut rien de tout cela, et la Première ministre a exécutée une sortie gracieuse afin de rencontrer et saluer la vaste gamme de partisans et sympathisants du parti dans le populeux nord-est pauvre du pays, où son parti bénéficie d'une écrasante popularité, et où peut-être la moitié de la population vit. C'est une façon honteuse de traiter un Premier ministre, homme ou femme, élu.
Il n'y a pas de mystère sur le vitriol jeté contre son frère Thaksin. C'est peut être le gourou dominant d'un parti et un cerveau politique moderne qui semblait apparemment ne pas pouvoir perdre une élection nationale. Mais il s'est fait de très nombreux ennemis parmi les nombreux initiés thaïlandais qu'il a déçu au fil des années, en partie grâce à un style têtu parfois arrogant qu'il a fini lui-même par reconnaître et beaucoup regretter parce que contre-productif. Mais il a publiquement accepté, dès 2010, lors d'interviews publiques, que ses jours en tant que titulaire d'une charge politique en Thaïlande faisaient partie de l'Histoire et qu'il ne postulerait jamais plus pour un mandat.
Il n'est pas surprenant, cependant, que ce ne soit pas suffisant pour l'opposition anti-Thaksin, qui le considère comme le Premier ministre de l'ombre, alors qu'il refuse de mettre fin à son rôle (mais c'est peut-être compréhensible) de frère ainé et de conseilleur de Yingluck. Ainsi, le vitriol violent est jeté contre Yingluck, dont le style de gouvernement a été tout sauf arrogant et dont le cheminement personnel a été au-dessus de tout reproche.
Tragiquement, cette haine de la part de groupes d'extrême droite semble rappeler un style européen, celui des Chemises noires, les milices fascistes de Mussolini qui, l'écume à la bouche comme eux, lançaient à travers leurs médias des attaques nauséabondes, misogynes, sexistes et même pire. La Thaïlande, aussi beau pays qu'elle soit, doit rejeter cette obscurité et embrasser l'illumination de l'acceptation de l'implication de tous ses citoyens de toutes origines dans le processus permanent et vital de l'élaboration de son avenir.
Le principe de la démocratie une personne une voix peut ou peut ne pas être le meilleur de tous les systèmes possibles, mais il est celui indiqué par la Constitution thaïlandaise ainsi que celui qui mérite le respect et le soutien de tous les Thaïlandais décents. Cela aussi doit être la position du peuple américain et de son gouvernement.
Tom Plate est un journaliste et un universitaire qui a travaillé pour le magazine Time, le Los Angeles Times, Newsday et d'autres
institutions médiatiques.

Photo ci-dessous: Le magazine Red Power avec Yingluck Shinawatra en couverture

Red Power

 

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