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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 08:23

Environ 3000 manifestants chemises rouges, selon la police, se sont rassemblés ce mercredi 10 avril à Bangkok à l'occasion de l'anniversaire de la répression de leur mouvement en 2010.

Les manifestants se sont rendus au Monument de la Démocratie où une vingtaine de Chemises rouges étaient tombées, il y a trois ans, sous les balles des militaires.

Le massacre qui a suivi s'était prolongé jusqu'au 19 mai 2010 et avait fait plus de 90 morts et 1 900 blessés parmi les Chemises rouges.

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 07:45

Un appel d'International Solidarity for Thailand

 

Appel à la solidarité internationale pour le 1er mai - Libérez Somyot, tous les prisonniers politiques thaïlandais et abolissez la loi de lèse-majesté (article 112)

 

Lien de l'appel en anglais

 

sur Facebook:

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.459007874154765.102307.100001366680656&type=3#!/notes/international-solidarity-for-thailand/call-for-international-solidarity-message-for-1-may-free-somyot-free-all-thai-po/561821113849853

 

sur le site Political Prisoners of Thailand:

http://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2013/04/08/the-urgent-need-to-free-all-political-prisoners/

 

Top of Form 1

Cher tous, camarades et amis
Chaleureuses salutations
Nous faisons appel à tous nos amis et camarades pour affirmer leur soutien à la solidarité internationale des travailleurs vis-à-vis de la lutte pour la démocratie en Thaïlande.
Le verdict et la peine sévère du militant syndical Somyot, le 23 janvier 2013, et l'utilisation continue de la loi de lèse-majesté afin d'emprisonner des militants et des civils thaïlandais est un signe que la situation des droits de l'homme et de la démocratie s'aggrave en Thaïlande. Un pays démocratique ne permet pas de prisonniers politiques ni d'utilisation de lois draconiennes pour réprimer la liberté d'expression.
La loi de lèse-majesté (article 112) est un droit féodal, promulgué en 1958, au nom de la protection de la monarchie et utilisé de façon abusive contre le mouvement progressif, le mouvement ouvrier et paysan ainsi que les étudiants. En réalité, cette loi sert à préserver un système oppressif et est utilisée contre ceux qui affectent les intérêts de classe du pouvoir en place. Tant que la loi de lèse-majesté/article 112 restera en vigueur en Thaïlande, il n'y aura pas de droits réels pour les pauvres ou la classe ouvrière. Il n'y aura pas de démocratie pour tous.
Dans l'esprit de solidarité internationale des personnes et de la démocratie ouvrière, nous devons continuer à faire entendre nos voix jusqu'à ce que tous les prisonniers politiques soient libres en Thaïlande.
Ayons une voix forte surtout en cette importante journée - le 1er Mai est la journée internationale du Travail.
Nous appelons les mouvements syndicaux à diffuser et à lire la déclaration de solidarité pour appeler à la libération de Somyot et celle de tous les prisonniers politiques de Thaïlande ainsi qu'à l'abolition de la loi de lèse-majesté (Article 112) et à réaliser des affiches/bannières qui véhiculent les mêmes messages.
S'il vous plaît diffusez le message de solidarité et brandissez les affiches préparés par nous. N'hésitez pas à le lire lors des manifestations pendant la journée du 1er Mai.

C'est le message du mouvement international du travail de solidarité pour nos camarades et amis thaïlandais, Somyot et tous les autres prisonniers politiques pour lèse-majesté:
Nous sommes toujours avec vous tous et nous continuerons à appeler pour votre liberté et l'abolition de la loi de lèse-majesté/article 112.
En solidarité
Groupe de soutien de Malaisie pour la démocratie en Thaïlande.
Ps: S'il vous plaît envoyer les photos de vos actions et vos déclarations de solidarité sur ces pages Facebook ou envoyez aux pages un message privé.

Lien d’International Solidarity for Thailand:
https://www.facebook.com/pages/International-Solidarity-for-Thailand/120794617952386?ref=hl


Lien de Free Somyot:
https://www.facebook.com/pages/Free-Somyot/122999694453000?ref=hl


PS: Des posters peuvent être sélectionnés sur ce lien:
https://www.facebook.com/media/set/?set=a.558866517478525.1073741825.120794617952386&type=1


Voici le projet de message de solidarité que vous pouvez utiliser pour l'événement de la journée du 1er Mai dans votre pays:
Message de solidarité: 1er Mai 2013
"Libération de Somyot et de tous les prisonniers politiques, abolition de la loi de lèse-majesté en Thaïlande"
Aujourd'hui, nous nous réunissons pour commémorer le 1er Mai, jour des travailleurs. Rappelons-nous les luttes de nos frères et sœurs pour améliorer nos conditions de travail et notre vie. Tous nos droits en tant que travailleurs ont été remportés par de longues et dures batailles. Actuellement dans le monde entier, les militants ouvriers font face, non seulement aux défis des patrons et des propriétaires, mais aussi aux gouvernements qui utilisent des lois injustes ou militaires pour les empêcher de s'organiser. Beaucoup de nos frères et sœurs sont en prison à cause de cette répression.
Dans de nombreux pays en Asie, nous continuons à voir des attaques contre les droits syndicaux et démocratiques. Par exemple, la Thaïlande a subi 26 coups d'Etat militaire lors de son histoire moderne. La situation des défenseurs des droits humains et du travail en Thaïlande est devenue très difficile. Depuis le coup d'État de 2006, l'utilisation généralisée de la loi répressive de lèse-majesté (article 112 du Code pénal de Thaïlande) a conduit à l'emprisonnement de nombreux militants et citoyens thaïlandais ainsi qu'étrangers.
Le 23 janvier 2013, le militant du travail et journaliste, Somyot Prueksakasemsuk, a été condamné à 10 ans de prison (ainsi qu'à une autre année de prison avec sursis) pour avoir prétendument diffamé la famille royale thaïlandaise.
Le cas de Somyot a attiré l'attention internationale sur la situation en Thaïlande.
Il est devenu évident pour tous que l'article 112 est utilisé par le gouvernement thaïlandais et l'élite dirigeante pour étouffer la dissidence et réprimer les militants progressistes ainsi que leurs organisations. L'article 112 empêche les gens de faire valoir leurs droits civils et politiques en exprimant des opinions hostiles au régime au pouvoir.
Dans un tel climat de peur et de répression, l'organisation des lieux de travail et de mener des campagnes par les travailleurs et les syndicats devient très difficile.
Nous appelons tous les syndicats et les organisations progressistes à travers le monde à continuer de défendre et de soutenir nos frères et sœurs en Thaïlande.
Par conséquent, à l'occasion de la Journée du 1er Mai 2013, la journée internationale des travailleurs, nous voulons affirmer notre solidarité à tous les militants emprisonnés, torturés et qui souffrent en Thaïlande et dans le monde entier:
Nous condamnons l'usage par le gouvernement thaïlandais de l'article 112 (loi de lèse-majesté) contre ses opposants et dénonçons son utilisation comme étant une atteinte aux droits humains fondamentaux.
Nous appelons le gouvernement thaïlandais à abandonner les charges contre Somyot Prueksakasemsuk, et à libérer tous les autres prisonniers politiques détenus en vertu de l'article 112.
Nous demandons également la suppression de l'article 112."

 

Ci-dessous: exemples d'affiches à imprimer et à brandir lors des manifestations du 1er Mai

 

FREEPP9Fr 

 

Liberez Somyot2 

 

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 14:54

Les Chemises rouges Pinit Chanarong et Saichon Paebua ont été acquittés la semaine dernière de leur inculpation pour les attaques incendiaires contre le centre commercial Central World, le 19 mai 2010. Au moment de leur libération, ces deux hommes, reconnus innocents par la justice, avaient cependant passés trois ans en détention préventive sans pouvoir bénéficier de la libération sous caution (contrairement aux dirigeants des Chemises jaunes, Sondhi Limtongkul et Chamlong Srimuang, inculpés de terrorisme suite à l'occupation en 2008 des aéroports internationaux de Bangkok et la prise en otage de milliers de touristes étrangers qu'ils ont organisés et qui sont toujours en liberté sous caution sans n'avoir jamais passé ne serait-ce qu'une nuit en prison pour leurs crimes).

Ci-dessous, une interview des deux acquittés par le journal en ligne "Thai Red Shirts" (TRS).

Lien de l'interview en anglais:

http://thairedshirts.org/2013/04/06/free-at-last/

 

TRS: Comment vous sentez-vous depuis que vous êtes sortis de prison? Vous attendiez-vous à ce résultat?
Pinit: C'est génial. Je tiens à dire que je m'attendais à être acquitté pendant tout ce temps, parce que je ne pouvais pas m'imaginer purgeant une peine pour un crime que je n'ai pas commis. Mais le fait que j'ai malgré tout été en prison pendant trois ans avait imbibé ma confiance. Je suis reconnaissant que le juge ait eu pitié de moi.
Saichon: Je suis tellement heureux! Pour être honnête, je ne m'attendais pas à être acquitté, je m'attendais au pire. Lorsque le juge a lu le verdict je ne pouvais pas retenir mes larmes de joie. Mais je pense aussi à mes amis qui sont toujours en prison, je m'inquiète à leur sujet. Nous avons besoin d'une amnistie pour les prisonniers politiques, et il faut que cela se fasse rapidement.
TRS: Pourquoi avez-vous participé aux manifestations de 2010?
Pinit: Nous marchions pour la démocratie. Je voulais que le gouvernement non élu post-coup d'État soit dissout [NDT: celui d'Abhisit Vejjajiva] et que de nouvelles élections aient lieu.
TRS: Quand et où avez-vous été arrêté?
Pinit: j'ai été arrêté alors que je sortais de Wat Pathum, j'avais entendu dire que c'était une zone sécuritaire, exempt de tir réel, mais les balles volaient tout autour de moi. La police qui m'a arrêté m'a battue et a utilisé un pistolet taser sur moi jusqu'à ce que je perde connaissance. J'ai été accusé d'incendie criminel après avoir été en prison pendant un mois avec d'autres prisonniers chemises rouges.
Saichon: J'ai aussi été frappé par la police quand j'ai été arrêté. Je n'ai été informé des accusations d'incendie criminel que le jour de mon arrestation, et gardé au poste de police de Chana Songhklan pendant plusieurs jours.
TRS: Pensez-vous que vous avez eu un procès équitable?
Pinit: Oui, je le pense. Mais je pense aussi que le système de justice en Thaïlande manque de normes claires. J'ai eu de la chance. D'autres prisonniers politiques n'ont pas reçu un traitement équitable. La procédure judiciaire pendant le gouvernement d'Abhisit était injuste.
TRS: Quelles étaient les conditions à l'intérieur des prisons?
Pinit: Tout d'abord, ça a été horrible de voir mes demandes de liberté sous caution refusées à six reprises. J'ai passé un moment très stressé et déprimé en prison. J'ai passé un an et demi à la maison d'arrêt de Bangkok, qui est gravement surpeuplé. Il était très difficile d'obtenir des visites de mes amis et de ma famille. Ensuite, j'ai été transféré à la prison de Laksi [Note: Laksi est une prison temporaire pour les prisonniers politiques] qui était beaucoup plus confortable. Pour être honnête, mon temps en prison m'a formé à la patience. A Laksi J'ai aussi beaucoup appris sur l'histoire thaïlandaise et sur la politique grâce à d'autres prisonniers, je me sens très bien informé maintenant.
Saichon: J'ai passé plus d'un an en détention provisoire à la maison d'arrêt de Bangkok avant d'être transféré à Laksi, et je suis d'accord, Laksi est beaucoup plus confortable. Il y est possible d'obtenir des visites d'autres chemises rouges, et le soutien qu'ils ont fourni est inestimable.
TRS: Quel type de soutien avez-vous reçu de l'extérieur?
Pinit: J'ai reçu beaucoup d'aide de la part des Chemises rouges, dont de la nourriture et des produits de première nécessité. Surtout, ils nous ont rendu visite, nous ont parlé et nous ont fourni un grand confort. J'ai aussi reçu une aide médicale d'une organisation des droits de l'homme dont je ne peux pas me rappeler le nom.
Saichon: Les Chemises rouges nous apportaient de la nourriture ainsi que des produits de première nécessité et nous ont soutenus tout au long de notre séjour en prison. Je ne pourrais jamais remercier assez suffisamment les bénévoles chemises rouges comme Tui qui ont pris tant de temps de leur vie ordinaire pour prendre soin de nous. Ils sont la raison pour laquelle j'ai survécu aussi longtemps.
TRS: Quels sont vos projets pour l'avenir?
Pinit: Je veux rentrer chez moi en Isaan [NDT: Nord-est de la Thaïlande] et ouvrir une boutique avec l'argent des compensations que j'espère pouvoir recevoir du gouvernement. Mais avant de penser à des plans d'affaires, je veux devenir un moine pendant un petit moment. Je me suis inspiré en prison et j'ai besoin de le faire.
Saichon: J'ai l'intention de se lancer en affaires avec ma mère. Je suis très optimiste quant à l'avenir, je suis libre maintenant. Mais l'amnistie pour mes amis emprisonnés sera toujours dans mon esprit.
TRS: Que pensez-vous à propos de l'avenir de la démocratie thaïlandaise?
Pinit: Je rêve de la démocratie en Thaïlande. Je suis heureux que le gouvernement actuel ait été élu démocratiquement, mais je ne peux pas trop attendre de lui. Je sais que le conflit politique thaïlandais est toujours en cours. La démocratie ne sera pas facile, mais nous sommes sur la bonne voie.

Photo ci-dessous : Pinit Chanarong (à gauche) et Saichon Paebua (à droite)

PPLaksi.jpg

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 12:56

Ci-dessous, un article de l'AFP (Agence France Presse) sur Akechai (ou Eakachai) Hongkangwan, le dernier condamné pour lèse-majesté en Thaïlande:

Thaïlande: prison pour un homme qui avait vendu un documentaire sur le roi

Un Thaïlandais a été condamné jeudi à Bangkok à trois ans et quatre mois de prison pour avoir vendu des copies d'un documentaire australien controversé sur la famille royale, a indiqué son avocat.
Eakachai Hongkangwan, 37 ans, est le dernier en date d'une longue série de Thaïlandais condamnés pour avoir porté atteinte à la famille royale, protégée par une des lois de lèse-majesté les plus sévères du monde.
"Le tribunal l'a jugé coupable de lèse-majesté et l'a condamné à cinq ans", une peine réduite à trois ans et quatre mois "en raison de son témoignage utile", a précisé Anon Numpa, indiquant que son client ferait appel.
Il devra également payer une amende de 64.000 bahts (1.700 euros) pour avoir vendu des DVD sans autorisation.
Le film avait été diffusé par la chaîne publique Australian Broadcasting Corporation (ABC) en avril 2010, alors que les "chemises rouges" antigouvernementales occupaient Bangkok pour obtenir la démission du gouvernement de l'époque.
Bangkok avait prévenu Canberra que les relations bilatérales en seraient affectées.
La famille royale, qui n'a aucun rôle politique officiel, est un sujet extrêmement sensible en Thaïlande où le roi Bhumibol, âgé de 85 ans, jouit auprès de certains de ses sujets d'un statut de demi-dieu.
La justice a multiplié ces dernières années les lourdes peines et les arrestations pour des propos jugés insultants à son endroit, entraînant des critiques de la communauté internationale et des défenseurs des droits de l'Homme.
Le débat autour de cette loi est également devenu brûlant, voire agressif, au sein de la société thaïlandaise, après la mort en prison l'an dernier d'un grand-père, condamné à 20 ans pour quatre SMS jugés insultants envers la monarchie. Le dossier est devenu un symbole de la lutte pour la liberté d'expression.
AFP

Photo ci-dessous: Akechai (ou Eakachai) Hongkangwan

Akachai-Hongkangwan-010

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 09:22

Déclaration de la Fédération Internationale des Droits de l'Homme

 

Lien:

http://www.fidh.org/Press-Release-THAILAND-Thai-human-rights-defender-and-editor-Somyot-files-13123

 

Communiqué de presse: THAÏLANDE: L'éditeur défenseur thaïlandais des droits humains Somyot dépose un recours

Paris-Genève, le 4 Avril 2013

La Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) et l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT), dans le cadre de l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'homme, demandent à la Cour d'appel de réexaminer dès que possible la condamnation du défenseur thaïlandais des droits humains et militant syndical M. Somyot Prueksakasemsuk en conformité avec les normes internationales relatives aux droits de l'Homme.
Le 1er Avril 2013, M. Somyot Prueksakasemsuk a fait appel de sa condamnation et a déposé une demande de libération sous caution. Le tribunal doit d'urgence examiner la demande de libération sous caution et l'appel. Le 30 avril 2013 marquera le deuxième anniversaire de la détention de Somyot. Somyot été arrêté le 30 Avril 2011, cinq jours après avoir lancé une campagne de pétition pour recueillir 10.000 signatures nécessaires à un examen parlementaire de la loi de lèse-majesté.

L'Observatoire rappelle que le 23 Janvier 2013, Somyot a été condamné par la Cour pénale de Bangkok, en vertu de l'article 112 du Code pénal thaïlandais (la loi de lèse-majesté), à 10 ans de prison pour deux chefs d'accusation de violation de la loi de lèse-majesté ainsi qu'à un an avec sursis pour une infraction à la loi sur la presse en 2009.

Somyot a été condamné car il avait autorisé, en tant que rédacteur en chef, la publication de deux articles satiriques écrits par quelqu'un d'autre, dans le magazine "Voice of Taksin" (Voix des Opprimés) qui ont été considérées comme "insultant" envers la monarchie. La loi de lèse-majesté en Thaïlande interdit toute parole ou tout geste qui "diffame, insulte ou menace le roi, la reine, l'héritier présomptif ou le régent". Cette loi place le pays en violation de ses obligations juridiques internationales à respecter les normes internationales de la liberté d'expression.

"Cette affaire est un test pour la démocratie en Thaïlande. Le lancement d'une pétition pour réviser la loi lèse-majesté et la publication d'articles qui ont été par la suite jugés critique envers la monarchie se situent dans les limites d'opinions et d'expression protégée par l'article 19 de la DUDH (Déclaration universelle des droits de l'homme) et du PIDCP (Pacte international relatif aux droits civils et politiques)", a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH . "En outre, un éditeur ne doit pas être tenu pénalement responsable pour des articles postés par des tierces personnes".

"La demande de libération sous caution de Somyot devrait être examinée sur la base de critères objectifs. La détention provisoire doit être légale, raisonnable et nécessaire dans toutes les circonstances. Les autorités n'ont pas encore fournies une justification suffisante pour son maintien en détention ou une explication juridiquement valable pour expliquer pourquoi des mesures moins restrictives et non privatives de liberté ne seraient pas suffisantes pour empêcher la fuite et la non-altération des preuves ", a déclaré Gerald Staberock, secrétaire général de l'OMCT.

La répétition du concept mal défini de "sécurité nationale" comme motif pour rejeter les demandes de mise en liberté des accusés en vertu de la loi de lèse-majesté renforce la perception que la criminalisation de la parole est de plus en plus un outil pour légaliser l'oppression en Thaïlande, y compris contre ceux qui documentent les violations des droits de l'homme.

L'Observatoire rappelle qu'en Août 2012, le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire (UNWGAD) a constaté que la détention provisoire du défenseur des droits humains M. Somyot était en violation des lois et des normes internationales des droits humains et a appelé à sa libération. Il a ajouté que la loi de lèse-majesté en Thaïlande "supprime d'importants débats sur des questions d'intérêt public, mettant ainsi en péril le droit à la liberté d'opinion et d'expression", qui est protégé par l'article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et par la Déclaration universelle des droits de l'homme (DUDH). L'UNWGAD appelle non seulement à sa libération, mais aussi au versement d'une indemnisation à Somyot.

En conséquence, l'Observatoire réitère son appel à la libération immédiate de Somyot et à la fin du harcèlement judiciaire contre lui.

Contact Presse:
· FIDH: Audrey Couprie / Arthur Manet: + 33 1 43 55 25 18
· OMCT: Delphine Reculeau: + 41 22 809 49 39

S'il vous plaît joignez vous à la campagne Facebook pour la libération de Somyot:

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.377638448989122.94336.122999694453000&type=3

 

Liberez Somyot2

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 02:50

Un article de Giles Ji Ungpakorn, exilé politique thaïlandais

Lien de l’article:

http://redthaisocialist.com/francais/405-birmanie-un-racisme-anti-musulman-organise-par-letat.html

Lien pour en savoir plus sur Giles Ji Ungpakorn:

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-un-refugie-politique-pour-lese-majeste-giles-ji-ungpakorn-107494514.html

 

Qu'est-ce qui se cache derrière les attaques sanglantes contre la minorité Rohingya musulmane de Birmanie?


Plus de 650 personnes ont été tuées et 80.000 déplacées dans l'État de Rakhine en Juin dernier. D'autres violences ont eu lieu en Octobre, et maintenant une troisième vague d'émeutes anti-musulmane est en train de se produire dans la ville de Meiktila à Mandalay.
Ce n'est pas un résultat d'un antagonisme "naturel" entre les communautés. Les dirigeants birmans ont parrainés le racisme depuis le temps de l'Empire britannique.
Les différents groupes ethniques coexistaient paisiblement dans ce qui est aujourd'hui la Birmanie depuis des siècles. Mais les Britanniques ont mis au point la tactique de diviser pour mieux régner dans leurs colonies.
Ils avaient des universitaires pour les soutenir comme JS Furnivall. Ce dernier a fait valoir que dans le sud est de l'Asie il y avait une "société plurielle", où les ethnies ne se mélangeaient jamais et se rencontraient seulement dans les marchés. Il prétendait que les différents groupes ethniques avaient différentes fonctions dans la société et que les Européens étaient nés pour gouverner.
En fait, rien de tout cela n'était "naturel". Les puissances coloniales avaient limitées les différentes professions des divers groupes ethniques et les ont forcés à vivre dans des parties distinctes des principales villes.
La peur d'une révolte interculturelle de la population locale était celle qui était la plus élevée dans leur esprit.
Lorsque la main-d'œuvre principalement composée d'Indiens a fait la grève sur les quais en 1930, les Britanniques ont alors fait venir des jaunes birmans ce qui a conduit à des scènes de violence contre les Indiens.
Environ 200 personnes ont été tuées.
Le mouvement nationaliste birman Dobama Asiayone a été créée la même année que les émeutes contre les Indiens, les musulmans et les Chinois.
Son idéologie prônait un bouddhisme extrémiste et la suprématie des Birmans. Son dirigeant Aung San a fait valoir que, parmi les groupes ethniques de Birmanie, "seul les Birmans et les Shans pourrait vraiment être considéré comme ayant une nation".


Les prêteurs


Les nationalistes accusaient les travailleurs indiens de voler les emplois des Birmans. Ils ont accusés les prêteurs indiens d'être responsables de la pauvreté des paysans birmans. Mais dans la plupart des villages, les prêteurs locaux étaient eux-mêmes des Birmans.
L'armée d'Aung San a également été accusée d'atrocités contre le peuple Karen lors de la Seconde Guerre mondiale.
Aujourd'hui, la classe au pouvoir en Birmanie utilise le racisme pour détourner l'attention de l'absence de démocratie et de l'écart grandissant entre les riches et les pauvres.
En 1991, la police avait organisée une répression massive contre les Rohingyas musulmans de l'Arakan. En 1997, les militaires ont mobilisés des moines bouddhistes extrémistes pour attaquer les musulmans à Bago.
Comme la Birmanie est ouvert aux investissements étrangers et au néolibéralisme, les musulmans sont blâmés pour la pauvreté et parce qu'ils "contrôleraient" les entreprises.
Les moines bouddhistes progressifs ont joué un rôle de premier plan dans les mobilisations de masse contre le régime militaire en 1988 et 2007.
Mais les militaires soutiennent les groupes bouddhistes d'extrême droite tels que l'organisation "969" qui cible les musulmans. Cette dernière est gérée par un moine connu sous le nom de Wirathu, proche de l'ancien général Khin Nyunt qui dirigeait le renseignement militaire de Birmanie.
La fille d’Aung San, Aung San Suu Kyi, s'est rangée du côté de l'armée sur la question de la violence contre les musulmans.
Elle a même affirmé que les Rohingyas n'étaient pas citoyens du pays.
Suu Kyi est la figure de proue pour donner une légitimité aux fausses "réformes" démocratiques qui ont lieu en Birmanie.
Elle est une fervente partisante du néolibéralisme et des entreprises multinationales. Elle a récemment été chahutée par les villageois qui font face à la perte de leurs terres suite à un grand projet minier.
Loin d'être neutre, l'État birman est une arme de la classe dirigeante et un obstacle à la paix et à la démocratie.

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 10:47

Le nombre total de prisonniers politiques pour lèse-majesté (Loi 112) qui sont encore en prison est de 7 personnes
1. Mme Darunee Charnchoensilpakul, incarcérée à la prison de Laksi, souffre considérablement d'un abcès molaire.
Sa peine de prison est de 15 ans.
2. M. Somyot Prueksakasemsuk, détenu à la maison d'arrêt de Bangkok, souffre de maladies sous-jacentes, à savoir de l'hypertension et la goutte, sans accès régulier aux soins ni check-up médical adéquat ou test sanguin depuis plus de 15 mois. Ces maladies sous-jacentes pourraient se détériorer sans symptômes.
Sa peine de prison est de 10 ans plus 1 an avec sursis.
3. M. Surachai Danwattananusorn, emprisonné à la maison d'arrêt de Bangkok, a subi un check-up médical et attend maintenant une opération pour l'élargissement de la prostate.
Sa peine de prison est de 10 ans et demi
4. M. Thantawut Thaweewarodomkul, détenu à la maison d'arrêt de Bangkok, est condamné à 13 ans de prison et a un fils âgé de 11 ans qui est pris en charge par son ami.
Sa peine de prison est de 13 ans
5. M. Wanchai Saetan, incarcéré à la maison d'arrêt de Bangkok, est un Thaï-Singapourien et est condamné à 15 ans de prison. Sa femme ne peut lui rendre visite qu'une fois par mois en raison de contraintes financières.
Sa peine de prison est de 15 ans
6. M. Yuttapoom Martnork possède sa propre entreprise. Il est actuellement en procès et emprisonné depuis septembre 2012. Il a été arrêté parce que son frère a signalé à la police que Yuttapoom avait écris un message inapproprié sur un CD.
Sa peine de prison: Actuellement en procès et emprisonné depuis septembre 2012
7. Akechai Hongkangwan: Jeudi 28 mars 2013, le tribunal pénal de Bangkok a condamné Akechai à trois ans et quatre mois de prison pour avoir vendu des CD vidéo d'un documentaire de nouvelles de télévision australienne jugé offensant pour la famille royale.

Sa peine de prison est de 3 ans et quatre mois.


Liens:
Mme Darunee Charnchoensilpakul

Lien en anglais:
http://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/decidedcases/darunee-charnchoensilpakul/


Lien en français:

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-da-torpedo-104172773.html


M. Somyot Prueksakasemsuk

Liens en anglais:
http://freedom.ilaw.or.th/case/61

http://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/decidedcases/somyos-pruksakasemsuk/

 

Liens en français:

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-biographie-de-somyot-prueksakasemsuk-102010533.html

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-somyot-condamne-a-11-ans-de-prison-pour-lese-majeste-114662327.html


M. Surachai Danwattananusorn

Lien en anglais:
http://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/decidedcases/surachai-sae-dan/

 

Lien en français:

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-un-autre-detenu-pour-lese-majeste-surachai-sa-darn-102992199.html


M. Thantawut Thaweewarodomkul
http://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/decidedcases/tanthawut-taweewarodomkul/

 

Lien en français:

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-un-prisonnier-politique-thailandais-tanthawut-taweewarodomkul-107949923.html


M. Wanchai Saetan

Lien en anglais:
http://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/decidedcases/wanchai-saetan/

 

Lien en français:

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-un-autre-prisonnier-pour-lese-majeste-wanchai-saetan-103861506.html


M. Yuttapoom Martnork

Lien en anglais:
http://freedom.ilaw.or.th/case/439#summary

 

Akechai Hongkangwan

Liens en anglais:
http://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/?s=Akechai+Hongkangwarn

http://prachatai.com/journal/2013/03/45995

http://www.bigstory.ap.org/article/thailand-sentences-man-3-years-royal-insult-0

http://freedom.ilaw.or.th/th/case/68#detail

 

Liens en français:

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-thailande-un-homme-a-ete-condamne-a-5-ans-de-prison-pour-avoir-vendu-des-dvd-d-une-emission-de-la-t-116692910.html

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-declaration-du-reseau-des-familles-des-victimes-de-la-loi-112-sur-la-condamnation-d-akechai-hongkanw-116704751.html


Lien en anglais de la liste complète des personnes reconnues coupables et condamnées y compris celles mentionnées ci-dessus (Total 20 personnes):
http://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/decidedcases/


Lien en anglais des cas en procès:
http://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/pendingcases/

 

 

Somyot Malaisie 1

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 09:30

Chers Messieurs / Mesdames,
Le jeudi 28 mars 2013, Akechai Hongkanwan, un membre du Réseau des Familles des victimes de la loi 112 connu en tant que vendeur de CD, a été condamné à cinq ans de prison pour avoir violé l'article 112 du Code Criminel et à une amende de 100.000 baths pour violation de la loi sur les droits d'auteur.
Le 10 Mars 2012, Akechai a été arrêté pour avoir vendu des DVD d'un documentaire politique de la chaine de télévision australienne "Australian Broadcasting Corporation" dont le contenu aurait diffamé la monarchie thaïlandaise lors de la manifestation anti-gouvernementale en 2010. Le tribunal a cependant réduit la peine initiale à trois ans et quatre mois, ainsi que l'amende à 66.666 baths car Akachai avait donné des informations utiles pendant le procès.
Le Réseau des Familles 112 tiens à soulever ses préoccupations sur le verdict d'Akechai mentionnant le statut inviolable de la monarchie qui a fourni le devoir à l'Etat et aux citoyens thaïlandais de maintenir la monarchie, non seulement par la loi mais aussi par la conscience.
Le père d'Akechai a soumis une demande de libération sous caution à la cour et le Réseau des Familles 112 tient à exprimer son plein soutien à ses droits à la liberté sous caution.
Pour les reportages des médias sur l'affaire, s'il vous plaît lire:

En français:

http://liberez-somyot.over-blog.com/article-thailande-un-homme-a-ete-condamne-a-5-ans-de-prison-pour-avoir-vendu-des-dvd-d-une-emission-de-la-t-116692910.html


En anglais:
http://www.bigstory.ap.org/article/thailand-sentences-man-3-years-royal-insult-0


En thaï:
http://prachatai.com/journal/2013/03/45995


Cordialement,
Le Réseau des Familles des victimes de la loi 112

 

 

Familles 112

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 18:47

Le Thaïlandais Akechai Hongkanwan a été condamné à cinq ans de prison et à une amende de 100.000 baht pour avoir vendu des DVD d'un documentaire de la chaine de télévision australienne "Australian Broadcasting Corporation" sur la monarchie thaïlandaise.

Le tribunal a cependant réduit la peine initiale à trois ans et quatre mois, ainsi que l'amende à 66.666 baths car Akachai avait donné des informations utiles pendant le procès.

L’injuste et liberticide loi de lèse-majesté a encore frappé…

 

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 16:23

La chaine de télévision thaïlandaise Thai TV PBS avait programmé un programme en plusieurs épisodes sur l'avenir de la monarchie en Thaïlande. Après la diffusion du premier épisode, une cinquantaine de Chemises jaunes ont manifesté devant les bureaux de la chaine de télévision en demandant l'arrêt des programmes. Suite à cela, la diffusion des épisodes suivants a été annulée. Voici l'article de Giles Ji Ungpakorn suite à cette annulation:

Le gouvernement de Yingluk menace la liberté des médias afin de défendre la monarchie
Le vice-Premier ministre Chalerm Yubamrung a ordonné à la Police nationale thaïlandaise d'enquêter sur les participants et les producteurs d'un récent programme de la chaine de télévision Thai TV PBS qui a discuté de l'avenir de la monarchie. Chalerm, un politicien gangster bien connu, et l'un des membres du cabinet de Yingluk les plus importants, a déclaré à la presse qu'il était "mal" de diffuser un tel programme. Le gouvernement a le devoir de protéger la monarchie selon Chalerm. Évidemment, il ne voit aucune nécessité de protéger la démocratie, la liberté de la presse ni la liberté d'expression. Un porte-parole de la police nationale a déclaré à la presse que la police avait mis en place une équipe d'enquêteurs et que les personnes impliquées dans le programme pourraient bien "aller en prison". Auparavant, le chef de l'armée et grande gueule, le général Prayut Junocha, avait condamné le programme de télévision et dit que ceux qui étaient mécontents du rôle actuel de la monarchie "devraient quitter la Thaïlande". En 2010 Prayut était l'un des responsables du massacre de près de 90 manifestants chemises rouges pro-démocratie désarmés.
Qu'est-ce que les participants à l'émission de télévision "Résolution du Problème" (Torp Jode) disaient? Dans la 5ème et dernière partie, le Dr Somsak Jeamteerasakul de l'Université Thammasart discutait du rôle futur de la monarchie thaïlandaise avec Sulak Siwarak. Somsak suggérait que la monarchie soit réformée pour en faire une véritable "monarchie constitutionnelle", comme en Grande-Bretagne. Il a suggéré de se débarrasser de la lèse-majesté afin que l'institution puisse faire face à l'examen du public et faire en sorte que la monarchie soit séparée de la politique. Somsak a ajouté que le gouvernement élu devrait être le conseiller du monarque à la place du Conseil privé. Bien que Sulak semblait d'accord avec Somsak, il a affirmé que le "temps n'était pas venu" et que les thaïlandais étaient faibles et enfantins et devait donc s'appuyer sur la monarchie. Sulak prétend être un monarchiste extrême, mais sa principale caractéristique est d'être un extrême égoïste.
Le gouvernement du Parti Pua Thai de Yingluk chante sur le même air que les chefs militaires et les royalistes. Ils pensent tous bien évidemment qu'il ne peut y avoir aucune place pour le débat public sur les réformes du rôle de la monarchie et que toute personne qui prend part à ces discussions devrait être enfermée en prison. Certains partisans occidentaux du gouvernement Yingluk, en particulier ceux du blog "Political Prisoners in Thailand" et ceux associés à l'avocat Robert Amsterdam ont, dans le passé, essayés de prétendre que le gouvernement actuel avait cessé d'utiliser lèse-majesté. Ils affirment également que Yingluk subit une forte pression de l'armée. Cela va à l'encontre de ce qui s'est réellement passé par rapport aux prisonniers pour crime de lèse-majesté depuis l'élection de 2011, ainsi qu'aux fonds publics alloués au blocage et à la poursuivre des sites Web et des utilisateurs d'Internet accusés de lèse-majesté. Cette dernière attaque du gouvernement sur les personnes impliquées dans le programme PBS TV prouve que Yingluk et le Parti Pua Thai ont choisis le camp des militaires contre la liberté d'expression et les véritables réformes démocratiques. Toutes les autres excuses vis-à-vis de ce gouvernement, que ce soit celles des commentateurs occidentaux ou des Thaïlandais chemises rouges, ne sont pas viables.
Même si, à la fin, il n'y a pas de poursuites réelles contre les participants à l'émission de télévision, les actions de Chalerm et de la police font planer une menace inacceptable et grave pour la liberté des médias.
À la fin de 2008, j'ai été tenu de me présenter à la police suite à des accusations de lèse-majesté pour avoir écrit un livre critiquant le coup d'Etat militaire de 2006. La police a estimé que c'était une grave offense d'avoir posé la question suivante dans mon livre: "Le monarque constitutionnel doit-il protéger la constitution d'un coup d'Etat militaire?" Le coup d'Etat militaire de 2006 était justifié par l'armée comme étant "nécessaire" pour protéger la monarchie.

Pour lire la suite de l'article, cliquez sur le lien suivant: http://redthaisocialist.com/francais/402-le-gouvernement-de-yingluk-menace-la-liberte-des-medias-afin-de-defendre-la-monarchie.html

 

Photo ci-dessous: Giles Ji Ungpakorn

 

giles

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