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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 11:17

Un article d'Andrew Spooner

Lien de l'article:

http://asiaprovocateur.blogspot.co.uk/2014/03/the-insidious-and-dangerous-neutrality.html


"Or, quand un journaliste occidental nous interroge, c’est rarement pour nous rendre service. Dans la guerre d’Algérie, par exemple, les reporters français les plus libéraux n’ont pas cessé d’utiliser des épithètes ambiguës pour caractériser notre lutte. Quand on leur en fait le reproche, ils répondent en toute bonne foi qu’ils sont objectifs. Pour le colonisé, l’objectivité est toujours dirigée contre lui". - Frantz Fanon, Les Damnés de la Terre (téléchargeable en PDF sur le lien suivant:

http://sciencepoparis8.hautetfort.com/media/02/01/2897114115.pdf)

 


Il y a quelque chose d'insidieux à propos du Foreign Correspondent Club de Bangkok en Thaïlande. Avec ses fausses allégations de "neutralité/objectivité" et son soutien tacite aux pires excès de l'établissement thaïlandais, il tente de créer un "consensus" autour de ce qui serait "acceptable" et du journalisme "de bonne foi".
En bref, le journalisme de "bonne foi" et "neutre" du FCCT, a accepté l'emprisonnement de journalistes et de militants thaïlandais en vertu du droit de lèse-majesté draconienne de Thaïlande, comme Somyot Prusakasemsuk et Daranee Charnchoengsilpakul, sans même élever la voix. Bien sûr, cette acceptation de l'une des formes les plus brutales de répression dans l'arsenal de l'établissement thaïlandais est très très loin d'être neutre. En fait, il soutient cette répression et se range du côté des forces puissantes qui mettent en œuvre les résultats vicieux de cette loi.
Pourtant, tandis que la neutralité du FCCT est à la fois fausse et éthiquement suspecte, son raisonnement pour la proclamer est dangereux et, en fait, une attaque directe contre la liberté de la presse thaïlandaise et des médias.
La raison pour laquelle Somyot et Daranee ont été abandonnés par le FCCT est parce qu'ils n'étaient pas considérés comme "de bonne foi" ou des journalistes "neutres". Ils ne sont pas considérés comme "neutre" parce qu'ils soutenaient des opinions qui étaient anti-établissement et donc, selon le FCCT, ils ne sont plus considérés comme des journalistes "de bonne foi".
La fausse position neutre du FCCT n'a rien à voir avec le journalisme ou une presse libre.
Une presse libre soutient une gamme diversifiée et pluraliste d'opinions, de positions et de politique.
Une presse libre tient les puissants pour compte et lance des défis à la domination.
Elle ne se cache pas derrière la "neutralité" lorsque les libertés de la presse sont menacées d'une façon draconienne comme elles le sont en Thaïlande. Elle prend une position de principe.
Quant à la "neutralité politique" comme étant une condition nécessaire pour un "journalisme de bonne foi", qu'est-ce que ça veut dire?
Un des plus grands journalistes et écrivains du 20ème siècle, George Orwell, était très loin d'être "politiquement neutre" et a même pris les armes pour combattre les fascistes en Espagne (en 1936).
Si Orwell avait travaillé en Thaïlande aujourd'hui et aurait eu le malheur d'être emprisonné, les journalistes "neutres" du FCCT l'auraient abandonné à son sort et prétendu, sans aucun doute, que M. Orwell n'était pas "de bonne foi" parce qu'il avait osé exprimer ses convictions politiques.
Selon le FCCT, avoir et exprimer un point de vue politique signifie que vous n'êtes plus un journaliste de "bonne foi" et, par conséquent, l'établissement est libre de faire ce qu'il veut avec vous.
Et il y a pire. Ces jours-ci les journalistes et les membres du FCCT passent leur temps à attaquer les blogueurs, écrivains et commentateurs qui suggèrent que l'établissement thaïlandais devrait être tenu de rendre des comptes. Des membres bien connus du FCCT, y compris parmi la direction, ont ouvertement embrassé des expatriés racistes connectés à l'armée thaïlandaise sur les médias sociaux, en refusant à brûle-pourpoint de condamner des activités qui incluaient le harcèlement des membres de la famille de journalistes et commentateurs non-"approuvé" par le FCCT.
La campagne d'intimidation et de harcèlement contre les voix dissidentes engagée par les membres du FCCT dans les médias sociaux et la fermeture du débat à un ensemble restreint de vues "approuvée" et "de bonne foi" montre combien peu les membres et la direction du FCCT comprennent ce la liberté d'expression signifie réellement.
Il n'y a pas de pluralisme ou d'alternative au FCCT. Il y a seulement la "neutralité" ce qui, au regard de certaines des pires lois de censure au monde, ne peut être considéré que comme de la connivence.

 

 

Photo ci-dessous: George Orwell

GOrwell.jpg

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 10:12

Selon Wirat Kalyasiri, chef de l'équipe juridique du Parti Démocrate, un certain nombre de partisans du Pua Thai auraient plaidé pour que le nord et le nord-est de la Thaïlande devienne un Etat indépendant, séparé de Bangkok et du reste de la Thaïlande.
Une telle action, a déclaré Wirat dans une conférence de presse le 2 mars dernier, viole clairement l'article 1 de la Constitution de 2007, qui proclame que le Royaume de Thaïlande est un état ​​indivisible.
Wirat a annoncé que son équipe juridique allait déposer des plaintes auprès de la Cour constitutionnelle et demander que les juges dissolvent le Parti Pua Thai et bannissent ses dirigeants de la politique.
Source:

http://www.khaosod.co.th/en/view_newsonline.php?newsid=TVRNNU16Z3pOemszTXc9PQ==&sectionid=TURFd01BPT0=

 

Photo ci-dessous: le dirigeant du Parti Démocrate Abhisit Vejjajiva

Abe

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 03:48

Quand les USA sont bienveillants face au renversement de régimes élus démocratiquement...

Un article du journal libanais "L'orient le jour"

Lien de l'article:

http://www.lorientlejour.com/article/856836/quand-les-usa-sont-bienveillants-face-au-renversement-de-regimes-elus-democratiquement.html

Destitutions des présidents égyptien et ukrainien, manifestations antigouvernementales en Thaïlande et au Venezuela: les puissances occidentales, Etats-Unis en tête, semblent bienveillantes face à la contestation ou au renversement de régimes élus démocratiquement, mais jugés illégitimes par des révoltes populaires.

Le secrétaire d'Etat John Kerry a fait écho cette semaine à cette possible évolution en profondeur de la diplomatie américaine, confrontée à une multiplication des crises politiques dans le monde, où des gouvernements désignés par les urnes sont ébranlés -et parfois renversés- par la rue.

Le responsable américain a en effet dressé des parallèles entre les manifestations du printemps 2013 en Egypte ayant entraîné l'arrestation par l'armée du président islamiste élu Mohamed Morsi, celles pro-européennes de Kiev qui ont conduit au départ et à la destitution du président Viktor Ianoukovitch et les mouvements hostiles au président vénézuélien Nicolas Maduro ou à la Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra.

John Kerry y décèle "un incroyable désir de modernité, de changement et d'alternative, un mouvement qui traverse la planète bien plus rapidement que la prise de conscience et la réponse que peuvent y apporter les dirigeants". Et le fait que les chefs d'Etat et de gouvernement égyptien, ukrainien, vénézuélien ou thaïlandais avaient reçu l'onction du suffrage universel n'y change rien: "Une démocratie ne se définit pas seulement par une élection", a-t-il noté. "Dans la plupart des cas, on a des élections, mais sans réforme, avec une forte corruption et du népotisme, et, au final, une énorme distorsion du processus démocratique", a-t-il insisté.

Compassion pour les mouvements populaires

Pour autant, Américains et Européens encouragent-ils, appuient-ils concrètement des révoltes populaires, voire cautionnent-ils le renversement de régimes jugés trop corrompus ou répressifs?

Mark Schneider, vice-président de l'International Crisis Group à Washington, ne pense pas que les Occidentaux aillent aussi loin. "Les Etats-Unis et l'Union européenne ressentent beaucoup de sympathie, de compassion -que l'on doit distinguer d'un véritable soutien-" pour ces mouvements de contestation, notamment en Ukraine et en Egypte, dit-il à l'AFP. Bien sûr, pointe l'analyste, "les Etats-Unis, le Royaume-Uni et d'autres jugent de manière négative les régimes qui violent les droits de l'homme ou qui sont corrompus (...) mais il est rare qu'ils aillent jusqu'à soutenir des actions violentes" contre ces gouvernements.

En Egypte, Washington avait accepté en se pinçant le nez la première élection démocratique en 2012 du président issu des Frères musulmans Mohamed Morsi. Les Américains l'avaient même poussé à mener des réformes économiques et politiques. Mais le président Morsi "s'est éloigné de la démocratie en gouvernant par décret", a dénoncé M. Kerry, lequel avait fait grand bruit l'été dernier en jugeant que l'armée était intervenue pour "sauver la démocratie".

L'administration américaine n'a jamais qualifié de coup d'Etat le renversement de M. Morsi. Mais Washington se trouve maintenant dans l'embarras face à un régime intérimaire égyptien installé par les militaires et qui a réprimé les partisans du chef d'Etat déchu.

En Ukraine non plus, "il n'y avait pas de démocratie" sous le régime Ianoukovitch, selon M. Kerry, pour qui cette ex-République soviétique était mise en coupe réglée par "une formidable kleptocratie, qui ne laissait aucun espace à l'opposition".

Washington s'est défendu cette semaine d'avoir "encouragé" les manifestations "spontanées" pro-européennes, bien que la secrétaire d'Etat adjointe pour l'Europe Victoria Nuland fut hyper-active, y compris en venant distribuer en décembre des gâteaux aux manifestants à Kiev.

"Jeunes démocraties"

L'intellectuel français Jacques Attali, qui fut le conseiller du président François Mitterrand, se demande aussi, dans son blog du magazine L'Express, ce "que doit faire le peuple quand la démocratie est ainsi trahie par ceux qu'elle porte au pouvoir". "Le peuple doit agir, manifester, rappeler les dirigeants à leurs promesses. Et, s'il ne parvient pas à les convaincre, les renverser", répond sans ambages l'écrivain. "Les peuples égyptien et ukrainien, comme d'autres avant eux, ont eu raison de le faire. D'autres encore s'engagent, pour de bonnes raisons, dans la même direction, en particulier en Thaïlande et au Venezuela", approuve-t-il.

En Thaïlande, monarchie constitutionnelle depuis 1932 où alternent élections et coups d'Etat, les manifestations antigouvernementales depuis quatre mois sont symptomatiques des carences des "jeunes démocraties", où le principe d'alternance politique n'est pas intégré par les partis, analyse le politologue Paul Chambers.

Les Etats-Unis, alliés militaires de Bangkok, renvoient toutefois les deux camps dos à dos, sans soutenir le parti au pouvoir qui a pourtant gagné toutes les législatives depuis 2001.

Au Venezuela en revanche, Washington est accusé par Caracas d'avoir attisé les protestations des étudiants et de l'opposition, ce que les Américains nient avec force. M. Kerry a appelé le président Maduro à "dialoguer" avec ses opposants.

 

drapeau-usa

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 11:44

Un article de Giles Ji Ungpakorn


Je me suis toujours opposé à la première clause nationaliste de la Constitution thaïlandaise qui affirme que l'État thaïlandais ne peut pas être séparé. Ma raison la plus pressante est de donner au peuple de Patani le droit à l'autodétermination.
Je n'ai donc aucune inquiétude sur la désintégration de l'État de la classe dirigeante thaïlandaise. Si les Chemises rouges souhaitent diviser le pays en deux, cela ne me dérange pas de la même façon que cela dérange l’armée et les réactionnaires. Cette proposition est née de la colère contre l'impunité des antidémocrates et de la façon dont ces derniers et les militaires, ainsi que leurs partisans parmi les universitaires et les ONG, piétinent les droits de la majorité.
Mais la proposition visant à diviser le pays en deux est une proposition absurde.
Tout d'abord, elle est stupide car elle suppose que la crise politique résulte d'une répartition géographique. Ce n'est tout simplement pas le cas car la moitié de la population de Bangkok soutient le gouvernement de Yingluk et plus de la moitié des habitants de la capitale supporte le processus démocratique.

Dans toutes les provinces, il y a des clivages de classe complexes. Mais il y a une tendance claire parmi les travailleurs et les agriculteurs pauvres ainsi que ceux à revenu intermédiaire, de soutenir le Pua Thai et les Chemises rouges, ceci indépendamment de l'emplacement géographique.
Mais d'autre part, et plus important encore, diviser le pays entre le Nord/Nord-est et le reste, laisserait la majorité des richesses entre les mains des élites antidémocratiques. Le nouveau pays né de la rupture n'aurait ni port ni gaz naturel et des millions de personnes pro-démocratie seraient pris au piège dans un régime répressif. Qui plus est, les élites conservatrices et les militaires ont toujours été ultranationalistes et ils mèneraient une guerre civile sanglante pour empêcher que cela se produise.
Les données économiques de la Commission Nationale du Développement Economique et Social montre que le PIB de Bangkok, la région centrale, la côte est et le sud, s'élevait pour l'ensemble à 7.148.323 millions de baht en 2009. Le chiffre équivalent pour le Nord et le Nord-est était de 1.902.393 millions de bahts pour la même année. Un nouveau pays comprenant le Nord et le Nord-est serait très pauvre, avec peu d'industrie et d'investissements.
Ce qui est encore plus important est que ce PIB vient du travail des ouvriers et des paysans. Il n'a pas été créé par les capitalistes et les divers organismes parasitaires comme l'armée. Donc, c'est une très mauvaise idée que de simplement tout leur remettre.
Ce que nous devrions lutter pour, c'est un "nouvel état" où les riches seraient fortement imposés et la domination militaire de la société prenne fin. Nous avons besoin d'un état providence, de la fin de l'impunité pour les crimes d'État, de l'abolition des organismes qui n'ont jamais été indépendants, d'une totale liberté d'expression et de la démocratie.

En fin de compte, les travailleurs ordinaires devraient posséder et contrôler collectivement la société. Cela pourra se produire lorsque nous aurons détruis le vieil État thaïlandais autoritaire.

Lien:

https://www.facebook.com/notes/giles-ji-ungpakorn/il-ne-sagit-pas-de-prot%C3%A9ger-letat-tha%C3%AFlandais-de-la-d%C3%A9sint%C3%A9gration/10153840655715464

 

thaicut.jpg

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 03:28

Un article de Thai Intelligent News

Lien de l'article:

http://thaishortnews.wordpress.com/2013/09/03/china-to-buy-1-million-tonnes-of-thai-rice-to-quote-foster-thai-china-relationship/

 

Matichon, un journal thaïlandais de tendance progressive, rapporte que la Chine a accepté d'acheter 1 million de tonnes de riz thaï. Selon les mots exacts du Premier ministre chinois, il s'agit "d'aider à favoriser l'amitié sino-thaïlandaise."

La Thaïlande marche sur une corde raide en essayant d'équilibrer ses relations avec la Chine, l'ASEAN et l'Occident. Yingluck est sous la pression de la presse occidentale qui veut qu'elle arrête son régime de subvention du riz. L'achat supérieur au prix du marché a pour résultat un stock de riz invendu, mais les revenus des agriculteurs ont largement augmenté. La presse occidentale, tout en critiquant la politique rizicole de la Thaïlande, ne dit rien sur la politique agricole de l'Ouest (qui bénéficie d'énormes subventions). Le dernier chiffre donné par les fonctionnaires thaïlandais, dit que le total du riz stocké est inférieur à 10 millions de tonnes. Yingluck et les dirigeants de la Chine se sont également entendus sur une série d'autres mesures afin de renforcer l'amitié régionale, y compris le soutien à la notion commune thaï-malaisienne d'une "Rubber City" (Ville du caoutchouc).

 

Note de Libérez-Somyot: L'article de Thai Intelligent News date de plusieurs mois, cependant nous avons décidé de le publier car une autre source plus récente (28 février 2014) nous informe que la Chine confirme cet achat d'une tonne de riz par an à la Thaïlande. Lien de cette source:

http://thainews.prd.go.th/centerweb/newsen/NewsDetail?NT01_NewsID=WNECO5702280010003

 

Rice.jpg

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 15:42

La nouvelle rubrique de Libérez-Somyot

THAILANDE, pour ne pas mourir idiot.
Pas toi...Ça ne te concerne pas...
Idiot!

Politique fiction.
C'est une fiction, hein...
Au cas où vous ne seriez pas au parfum, il y a quand même des négociations en coulisses.
Taksin aurait d'ailleurs fait un tour dans le proche Manmyar, la Birmanie. Des gens bien "intentionnés" auraient supputé que c'était pour, en fait, consulter un oracle, un cartomancien branché dans le milieu politique en Asie. Taksin aurait d'ailleurs pécho les numéros du prochain loto....
Bon, laissons les ahuris délirer, des envoyés non pas de Suthep, (Qui lui, est la MARIONNETTE!) mais d'au-dessus du Pinnochio siamois seraient de la partie.
Ça chauffe, ça discute sec! Et quand tu négocies, tu fais quoi?
Tu ramènes tes billes! Calmos ou vicelard, tu pérores : Moi, j'ai des agates, moi des calots d'acier, moi la bombe atomique, tu te la pètes quoi.
Et sur le terrain, tu avances tes pions : une bombinette par-ci, une rafale par là.
Oui mais moi, je peux tuer des enfants ( quoi? Des palestiniens? Hors sujet...)!
Ben mézigues. J'peux terroriser des sous-fifres à toi, na! ( Un molotov dans sa maison, une rafale sur ses murs), tu vois ce que je veux dire?
Oui mais moi, j'ai l'armée!
Moi? J'ai dix millions d'armes en circulation, 600 000 citoyens prêts à défendre la démocratie et des back moo ( des soldats pastèques) qui sont en stand by...
Etc, etc, etc.
D'ailleurs, le coup d'poker à l'air de marcher : le renseignement militaire est dans le cirage! Prayuth , leur boss ne sait plus à quels saints se vouer...
Pis allez, merde : on est dans la même galère, y'a du blé à s'faire, on peut s'entendre...
Partager...
Garder nos privilèges et surtout, notre pognon...
On trouve une porte de sortie à Sousou, ( ou tu le sacrifies...) on donne les vrais numéros du loto à Taksin, on sermonne la Ying' par le truc anti corruption, on refait des élections à la con et chacun rentre dans ses pénates, non? T'es pas d'accord?
Bizness is bizness, isn'it?
Tape la, Mec, ils ont l'habitude, les boeufs...
Pis une fois... Il était une fois... Les rouges... Le peuple...Y comprennent... Ils fondent un nouveau parti... Ils se présentent aux élections... Ils gagnent...
OU ILS FONT LA RÉVOLUTION!

SCOOP!
J't'ai déjà causé du panda? Non?
Si!
Il prend des cours d'anglais, sponsorisé par Chantal Goya. Il veut apprendre ce qu'est la démocratie autrement que par la TV, se présenter aux élections, gagner!
Ça aurait d'la gueule:
Pandi Panda 1 er ministre, Chantal en backstage, une armée de Bisounounours pour nous défendre, les 7 Nains pour la police, Zinedine Zimzame à la culture et aux sports, Diogène à la finance, Rocco au secrétariat de la condition féminine, Jean Claude Van Dam à l'éducation et j'en passe...
Et l'hymne!
L'Hymne national!
WHITE RABBIT PAR JEFFERSON AIRPLANE!


Merde! J'ai un retour d'acide... Et un bout d'lézard coincé dans mes dents!

 

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 12:25

L'article ci-dessous est un article du journal thaïlandais "The Nation" qui est un journal de l'élite. Cela pourrait signifier que les Chemises jaunes eux-mêmes ne seraient pas complètement opposés à cette idée.

Lien de l'article:

http://www.nationmultimedia.com/politics/We-favour-a-democratic-Lanna-republic-Chiang-Mai-g-30228154.html

Nous privilégions une république démocratique Lanna, affirme un groupe de Chiang Mai

L'idée de mettre en place une République Démocratique Populaire du Lanna (RDPL) est en discussion depuis six mois, selon un chef de file du groupe "Nous aimons Chiang Mai".
Petchawat Wattanapongsirikul explique que le principe de la RDPL serait tout simplement de mettre en place un système politique séparé pour le Nord, différent de celui de Bangkok, et non pas un Etat indépendant. Il affirme que près de quatre à six millions d'habitants du Nord soutiennent l'idée. Petchawat propose que les gens qui préfèrent vivre sous une dictature aient la possibilité de déménager de la région du Nord vers d'autres régions de Thaïlande et a précisé que les gens de Chiang Mai n'accueilleront pas les acteurs et chanteurs soutenant le Comité pour la Réforme Démocratique Populaire (PDRC).
Il a expliqué qu'il y avait trois facteurs à l'origine de l'idée de mettre en place une "République du Lanna". Tout d’abord, les gens du Nord ont été méprisés par les autres thaïlandais, le PDRC se référant souvent aux Chemises rouges comme "des buffles rouges". Deuxièmement, le groupe adverse n'a pas respecté la loi et il y a deux poids deux mesures dans le système judiciaire. La troisième raison est l’aspiration antidémocratique du PDRC.
Mépriser les Chemises rouges comme des "buffles rouges" est une forme grave de discrimination à l'encontre de la dignité humaine, a noté Petchawat.
Le modèle "un pays, deux systèmes" existe entre la Chine et Hong-Kong, a-t-il cité à titre d'exemple.
Toute tentative de coup d'État ou de fermeture de la Thaïlande se traduirait par une lutte pour créer une république indépendante Lanna, qui, a-t-il insisté, continuerait à respecter SM le Roi comme Tête de l'Etat. Il affirme avoir le soutien de 80 pour cent de la population du Nord, y compris ceux qui ne sont pas des Chemises rouges.
"Ceux qui pensent différemment et admirent la dictature peuvent aller ailleurs. Je ne veux pas les chasser, mais les gens devraient vivre dans un système politique qui leur plait. Si vous êtes pour la démocratie, venez vivre avec nous dans la RDPL."
Un groupe d'universitaires, d'étudiants et d'anciens étudiants de l'Université Rajabhat de Surat Thani a publié une déclaration condamnant les gens qui nourrissent des idées de sécession.
Pendant ce temps, au Nord-est, le mouvement des Chemises rouges a commencé son premier jour d'enregistrement des "volontaires de la défense de la démocratie".

Carte ci-dessous: en vert clair, l'ancien état du Lanna à son apogé (début du XIV siècle après Jesus Christ)

Lanna.jpg

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 03:53

Un article de David Pilling

Lien de l'article:

http://www.ft.com/intl/cms/s/0/de3cde60-9e4f-11e3-b429-00144feab7de.html?siteedition=intl#axzz2uTF9PfmF


Quelque chose de potentiellement méchant se prépare en Thaïlande. Au cours des dernières semaines l'attention du monde s'est naturellement portée sur l'Ukraine. Mais l'impasse politique dans la deuxième plus grande économie de l'Asie du Sud-est est tout aussi intraitable. Les chances d'une violence plus grave se déversant dans les rues sont réelles. Pour la première fois depuis des décennies, il y a même eu des murmures au sujet de la possibilité d'une scission du pays en deux avec le Nord-est plus pauvre se séparant du Sud généralement plus riche et de Bangkok.

Bien sûr, il n'est pas nécessaire d'en arriver là. Cette crise politique en Thaïlande couvait, après tout, depuis des années. D'une certaine manière, ce pays a réussi à continuer d'attirer des investissements étrangers et un grand nombre de touristes, en dépit de coups d'Etat militaires, d'annulation des élections et d'effusions de sang occasionnelles.
Pourtant, les deux principaux camps sont maintenant davantage divisés comme jamais ils ne l'ont été auparavant. Le seul et unique moyen d'éviter que cette violence en ébullition se transforme en une guerre civile qui mette le pays à feu et à sang, avec des conséquences vraiment effrayantes, est que l'un des deux camps ou les deux fassent marche arrière.

Pendant des mois, il y a eu des manifestations dans les rues contre le gouvernement de Yingluck Shinawatra, la sœur de l'ancien premier ministre auto-exilé Thaksin Shinawatra. Les manifestants prétendent que le gouvernement est un simple jouet de Thaksin, qui a été renversé par un coup de 2006 et par la suite condamné pour abus de pouvoir de l'Etat pour corruption (Les avocats de Thaksin ont expliqué que le procès avait été politiquement motivé). Les protestations ont été déclenchées par une tentative de passer un projet de loi d'amnistie qui aurait permis à Thaksin de rentrer au pays.
Yingluck a cherché à parer la crise en organisant des élections anticipées en février. Cela n'a pas fonctionné. L'opposition, qui n'a pas remporté de victoire électorale en 20 ans, a boycotté le scrutin et organisé un blocus devant les bureaux de vote. La participation a été inégale. Bien que le parti de Yingluck ait gagné, c'est une victoire à la Pyrrhus. Elle doit attendre que les élections aient lieu dans les circonscriptions où elles ont été bloquées avant de pouvoir former un gouvernement légal. Pendant ce temps, elle dirige une administration intérimaire dépourvue de pouvoir. Ses ministres se rencontrent furtivement ou communiquent par e-mail.
Les manifestants ont littéralement cloisonné le bureau de Yingluck. Un étau judiciaire se resserre autour de son cou. Elle risque la destitution après qu'un organisme anti-corruption ait prétendu qu'elle aurait mal géré un régime de subvention du riz.
Les jours de Yingluck comme premier ministre sont sans doute comptés. Pourtant, les propositions de l'opposition pour ce qui vient ensuite sont à peine croyables. Cette dernière propose d'installer au pouvoir un conseil non élu et de faire des "réformes" non spécifiées avant de gérer la transition vers de nouvelles élections. Cependant, si le suffrage universel est maintenu, il semble probable que les partisans de Thaksin gagneront à nouveau, comme ils l'ont fait lors de toutes les élections depuis 2001. Il y a peu de terrain d'entente. Suthep Thaugsuban, ancien vice-premier ministre et leader de la protestation, a déclaré que son mouvement gagnera ou perdra, mais ne fera jamais de compromis.
Le manque de confiance dans les institutions nationales paralyse le pays. L'armée a organisé 11 coups d'Etat depuis la fin de la monarchie absolue en 1932. Le gouvernement installé après celui de 2006 a été une farce. Heureusement, cette fois les militaires sont restés sur le banc de touche. Les "coups judiciaires" ont été presque aussi constants. Les tribunaux ont dissous plusieurs des gouvernements pro-Thaksin. Les Thaïs ne font plus confiance.
La monarchie est une institution qui commande toujours le respect. Mais le roi Bhumibol Adulyadej, 86 ans et de santé fragile, s'est retiré de la scène et réside en dehors de la capitale. Quand il disparaitra, il y a toutes les chances qu'il se produise une crise de succession. Certains affirment même que les derniers combats de rue seraient en fait une sorte de lutte monarchique entre les partisans du prince héritier et ceux de la princesse héritière.
La vérité est plus complexe. Toutefois, il est plausible, que lorsque le roi sera parti, des antagonismes longtemps réprimées éclatent à la surface avec des résultats imprévisibles.
Même si le roi était en pleine possession de ses pouvoirs, on ne voit pas comment il pourrait résoudre ce qui est essentiellement une lutte pour le pouvoir. Globalement, celle-ci oppose l'établissement de la Thaïlande contre les masses déjà privés de leurs droits. L'établissement pense que les masses ont été dupées par Thaksin. Il ne croit pas que la majorité soit capable de choisir judicieusement lors d’élections. C'est là que réside l'impasse.
La lutte est récemment devenue plus violente. De nombreuses personnes ont été tuées, dont une fillette de cinq ans. Le son des attaques à la grenade et des échanges de tirs a retenti dans les villes. Le public est révolté par la tournure des événements.
Cela pourrait, affirme Chris Baker, un expert sur ​​la Thaïlande, persuader les deux parties de reculer. Si Suthep et Yingluck reculent tous les deux, il est tout à fait possible, explique-t-il, qu'une sorte de compromis soit trouvé. Une plus grande autonomie politique pour le Nord-est pourrait faire partie de la solution.
Les choses, cependant, pourraient tout aussi bien aller dans l'autre sens. Si Yingluck est forcé de se retirer, ses partisans peuvent conclure que, peu importe comment ils votent, l'établissement n'acceptera jamais le résultat. Si tel est leur verdict, de grandes difficultés nous attendent.

David Pilling

Photos ci-dessous: Yingluck et Suthep

Yingluck-et-Suthep.jpg

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 17:25

Des milliers de Chemises rouges vont commencer leur longue marche pour soutenir le gouvernement demain (dimanche 2 mars).
Les membres du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (UDD) de huit provinces du haut nord-est se sont réunis aujourd'hui à Udon Thani, qui sera le point de départ.
En dehors d’Udon Thani, les gens venaient de Nong Khai, Loei, Nong Bua Lam Phu, Bung Kan, Nakhon Phanom, Mukdahan et Sakon Nakhon.
De Udon Thani, ils marcheront vers Kalasin, Maha Sarakham puis Khon Kaen.
"Udon a été choisi en l'honneur du groupe Rak Udorn de la province de Udon Thani et de son président Kwanchai Praipana, qui est en convalescence (il a été blessé par balles lors d'un attentat)," a expliqué la présidente de l'UDD, Thida Thawornseth.
Au moins 20 000 commenceront le voyage demain et des gens qui partagent la même idéologie se joindront à eux tout le long du chemin.
La semaine suivante, la longue marche de l'UDD se rendra à Chiang Mai et y restera deux nuits.
"Nous allons expliquer aux gens du Nord et du Nord-est qu'il est nécessaire de faire quelque chose avant que plus mal ne soit fait au pays.
"Il n'y a pas que le Comité pour la Réforme Démocratique Populaire en Thaïlande. Il y a un autre groupe beaucoup plus nombreux prêt à faire quelque chose pour que le pays aille de l'avant," a-t-elle continué.
Vorachai Hema, un dirigeant de l'UDD, a affirmé que la longue marche ferait 20 km de long.
"Une marche à Bangkok est possible si le gouvernement élu est renversé et pas seulement par un coup d'Etat. Si des organismes indépendants, les tribunaux ou toute autre puissance invisible tentent de renverser le gouvernement, nous leur tiendrons tête," a-t-il déclaré.

Source:

http://www.bangkokpost.com/breakingnews/397706/red-shirts-begin-two-day-march

 

Photo ci-dessous: le rassemblement des volontaires chemises rouges pour la longue marche aujourd'hui à Udon Thani

UdonRed.jpg

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 12:18

Bouddha Issara, qui dirige la manifestation antidémocratique du PDRC à Chaeng Watthana, a exprimé sa déception face à la décision de Suthep Thuagsuban de rassembler tous les protestataires de Bangkok au parc Lumpini.
Luang Pu Bouddha Issara a refusé de démanteler son campement situé devant le complexe gouvernemental de Chaeng Watthana après que Suthep ait annoncé la fin de la fermeture de Bangkok.
"Je respecte la décision de Suthep et vais discuter avec lui à propos de la prochaine stratégie. Mais j'affirme que le campement de Chaeng Watthana ne sera pas démantelé ni déplacé ailleurs parce que je suis convaincu de notre victoire ce mois-ci," a-t-il affirmé à ses manifestants.
Source:

http://www.bangkokpost.com/breakingnews/397687/disappointed-luang-pu-stands-ground

 

Photo ci-dessous: Bouddha Issara

bonzeIssara

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